Article épinglé
jeudi 25 décembre 2025
dimanche 21 décembre 2025
Exposition "Les gens de Paris, 1926-1936" (Musée Carnavalet)
Depuis le début du 19e siècle, Paris connaît une croissance démographique continue, avec un pic de population identifié en 1921 (2,89 millions d’habitants), jamais égalé depuis. Pour connaître le chiffre et la composition de la population, Paris, comme chaque commune française, procède tous les cinq ans à un recensement donnant lieu à la publication de statistiques. Mais, à la différence des autres communes, la capitale n’a jamais dressé de liste nominative des personnes avant 1926, ce qui rend ces trois recensements de 1926, 1931 et 1936, conservés aux Archives de Paris, sans précédent.
Souvent consultés lors de recherches généalogiques, ces registres invitent à se lancer dans une enquête inédite sur la population parisienne d’il y a cent ans. Partant de la structure générale bien spécifique de la population parisienne, le portrait des Parisiennes et des Parisiens est dressé en quatre étapes, des lieux de naissance et nationalités aux professions exercées, en passant par les situations familiales et la répartition au sein de chaque quartier et immeuble de la ville.
Kessel et Giacometti à propos du Montparnasse des années 1920
Un homme qui dort (Perec, 1973)
"Tu
n'as rien appris, sinon que la solitude n'apprend rien, que
l'indifférence n'apprend rien: c'était un leurre, une illusion
fascinante et piégée. Tu étais seul et voilà que tu voulais te protéger:
qu'entre le monde et toi les ponts soient à jamais coupés. Mais tu es
si peu de chose et le monde est un si grand mot: tu n'as jamais fait
qu'errer dans une grande ville, que longer sur quelques kilomètres de
façades, des devantures, des parcs et des quais."
Ce film est sorti dans les salles de cinéma le 24 avril 1974, mais fut "visiblement" tourné pendant l'été 1973.
El mito obrero del fascismo

Conclusiones
Algunas conclusiones que se extraen del presente artículo es que la retórica obrerista utilizada por los fascismos de la primera mitad del siglo XX, por una parte obedecía a una estrategia puramente propagandística, que tenía el fin de atraer a las masas de obreros y campesinos a sus filas y desvincularlas así de la influencia de los partidos y sindicatos marxistas y anarquistas. Si bien en los momentos iniciales podía haber una cierta predisposición a defender los intereses de los trabajadores, esta se aplacó o limitó con el transcurso de los años. Por otra parte, la estrategia también tenía como fin “acoger al obrero” en el seno de una sociedad fuertemente verticalizada y clasista. Pero acogerlo como subalterno y explotable que, a pesar de los pesares, formaría parte del “gran proyecto nacional” fascista. Esto enlazaría con otra de las características que atraviesan al fascismo, como es la defensa del darwinismo social como elemento vertebrador, tanto en el conjunto de la sociedad como en el seno de las empresas. Estos buscaban dejar a la clase obrera en una situación de subyugación respecto a la burguesía. En este sentido, al igual que el rey o el caudillo ejercía de líder absoluto de las masas, el fascismo defendía la idea de las empresas como el seno de una familia tradicional, donde el patrón debía cumplir con el papel autoritario de pater familias, desplegando así un poder absoluto sobre los trabajadores. En consecuencia, el corpus teórico del fascismo descansa sobre la negación absoluta de la lucha de clases y en favor de la armonización de las mismas. Bajo el pretexto de la búsqueda de objetivos superiores, abogaban por un gran pacto de capital/trabajo, con el fin de “elevar a los intereses de la nación por encima de las luchas internas”. Es decir, frente a la idea de “clases en pugna”, se impone una idea de “sociedad armónica” compuesta por sectores distintos, unos más dignos que otros, pero que encajan a la perfección si no se trata de alterar el statu quo y el “orden natural” ─español, italiano, alemán─ de las cosas.
Esta última idea explicaría perfectamente la batalla encarnizada que llevaron a cabo los diferentes movimientos fascistas contra las organizaciones obreras que en ese momento, y en sus respectivos países, tenían una gran influencia sobre los trabajadores, tanto a nivel sindical como de partidos políticos. El fascismo se convirtió en el brazo armado de la alta burguesía, buscando socavar las conquistas sociales que el conjunto de los trabajadores había conseguido durante años de luchas.
En ese sentido, cabe destacar que los tres fascismos se alinearon en todo momento con los intereses de industriales y terratenientes, abandonando por completo las pretensiones emancipadoras del conjunto de los trabajadores. No es de extrañar, por tanto, que sendas corrientes fascistas recibieran ingentes sumas de dinero de las altas burguesías de sus respectivos países. Dinero que utilizaron para financiar campañas electorales así como sufragar las acciones violentas que los propios fascistas llevaban a cabo contra los trabajadores organizados.
Finalizado el análisis del fascismo de la primera mitad del siglo XX, hay que señalar que actualmente nos encontramos en una contraofensiva reaccionaria que, aunque a nivel estético y simbólico se encuentra muy alejado de este, las estrategias discursivas utilizadas con el fin de atraer al conjunto de los trabajadores a sus filas son muy similares. Esto cobra mayor importancia si se tienen en cuenta las consecuencias de las políticas neoliberales impulsadas a partir de los años 70 y 80 en gran parte del mundo. Recetas económicas que han socavado la capacidad organizativa y de lucha del conjunto de la clase obrera. Desprovista esta de certezas y despojada de cualquier alternativa al capitalismo depredador imperante, es fundamental que las organizaciones obreras dispongan de un acervo de herramientas que nos permitan abordar la lucha contra el ─neo─fascismo con las máximas garantías de poder lograr su derrota definitiva.
vendredi 12 décembre 2025
Israël. « Pas de gay pride sous génocide » (30 mai 2025)
En 2017, Mirage gay à Tel Aviv démontait le pinkwashing, une stratégie de la propagande israélienne pour camoufler la guerre, l’occupation, le conservatisme religieux et l’homophobie derrière le paravent sea, sex and fun de Tel-Aviv. Dans cette nouvelle édition reprise dans la collection Orient XXI chez Libertalia, Jean Stern ajoute aux éclairages et reportages précédents des mises à jour, notamment sur l’extrême droite et les gays en 2025. « J’y raconte un succès planétaire et les racines d’une défaite », conclut-il dans sa préface que nous reproduisons ici. Même si la « parade gay » se déroule ce vendredi 13 juin 2025, alors que la guerre se poursuit à Gaza, le rouleau compresseur du « mirage rose » a fait long feu, à l’heure où Israël tente de faire disparaître les Palestiniens, hétéros comme homos, de Gaza et de la Cisjordanie.
La solidarité gay, renaissante dans le monde après des années de douces illusions, s’est mobilisée de façon extraordinaire dans le soutien aux Palestiniens depuis plus d’un an et demi. C’est réconfortant pour Libertalia et moi-même, car cela mesure le chemin parcouru depuis la sortie de Mirage gay à Tel-Aviv en 2017. Vous étiez quelques-un·es au début, lecteur·trices chéri·es, pas très nombreux·ses, nos rencontres avaient la chaleur de celles des grottes, on se serrait les coudes, homos, hétéros, trans ou non binaires. Le pinkwashing israélien écrasait alors tout, la Mairie de Paris d’Anne Hidalgo (socialistes, communistes, verts) venait d’accueillir « Tel-Aviv sur Seine » sur les quais, avec force drapeaux arc-en-ciel frappés de l’étoile de David. Tout le monde ou presque se laissait berner, puisque c’était (supposément) cool. Depuis, Hidalgo est constante dans son aveuglement et soutient la guerre livrée par Israël à Gaza, sans les communistes et les Verts (avec des nuances). Et surtout une partie de la communauté LGBT se retrouve, de diverses façons, du côté des Palestiniens. Cette solidarité d’évidence avec des opprimés, cette dénonciation de la lessiveuse rose, je les ai d’abord croisées chez des gays, lesbiennes et trans israéliens et palestiniens de l’intérieur, qui le disent avec force : « Pas de fierté sous génocide ».
Il fallait remonter aux racines de ce slogan, né « pas de fierté sous occupation ». Les Palestinien·nes LGBT ne sont pas une masse informe de victimes sans paroles, d’individus sans ressorts, de fantoches apeurés. Ce sont des hommes, des femmes et des trans, avec une âme, un corps, une identité sexuelle et des désirs. Dans la lignée des radicaux LGBT israéliens et palestiniens, de plus en plus de gays, lesbiennes et trans occidentaux commencent à trouver écœurants ces pèlerinages sea, sex & fun, en pause depuis le 7-Octobre, avec les horribles massacres autour de Gaza et puis la guerre génocidaire qu’Israël livre depuis. Le recours cynique au « Ce soir, j’oublie tout » ne fait plus recette. La gueule de bois et le retour au réel menacent le pinkwashing : de part et d’autre du mur, les mirages made by Israël ne doivent plus faire illusion. Ils se résument en quatre mots : « Pas en notre nom ».
Yoav Atzmoni, aucun doute, se bat en son nom. Il manifeste ET fait la guerre. Sur les photos qui précèdent, il a l’air un peu idiot, ni plus ni moins que des tas d’autres garçons. Pas mon style, en tout cas, et pourtant sa photo me fascine, tant elle paraît incroyable. C’était la toute première d’une longue série, et j’ai d’abord cru à un montage, mais non. Le soldat Atzmoni pose vraiment, devant son char d’assaut, devant les ruines d’un quartier de Gaza, en brandissant son drapeau arc-en-ciel sur lequel il a écrit au feutre « Au nom de l’amour » en hébreu, en arabe et en anglais, pour l’universalité du message. Avec son allure passe-partout, le bidasse Atzmoni incarne, tragiquement, la banalité du mal, comme le disait Hannah Arendt. Atzmoni fait son boulot, il y croit, ce qui est le cas de la plupart des gens, même s’il s’agit de tuer. Arendt l’a bien compris avec Eichmann, l’homme clé de la solution finale croyait à son boulot. J’aime de plus en plus Arendt par parenthèse. Installée à Paris dans les années 1930, elle se battait comme une diablesse contre les bureaucrates de la préfecture de police de Paris qui traquait les réfugiés allemands juifs, dont elle-même, son amour, ses amis qui surnageaient dans la misère et l’humiliation. Lâchés par les bourgeois juifs de Paris, tiens donc1. Elle le faisait avec une générosité, une force, un sens de l’universalisme qui se fondaient sur ses combats contre les oppresseurs, les flics obtus, les staliniens serviles et les agents nazis qui pullulaient à Paris. Arendt voyait avec désespoir le monde rétrécir, ses amis se battaient et perdaient en Espagne. Les hommes s’emparaient de la guerre et s’en réjouissaient, tout comme le soldat Atzmoni.
Ce réserviste de Tel-Aviv a été mobilisé dans les jours qui ont suivi l’attaque sanglante du Hamas le 7 octobre 2023 et est aussitôt parti à la guerre sans rechigner. Six mois plus tôt, il se préparait à défiler pour la gay pride sur le front de mer de Tel-Aviv. Du sommet des buildings dominant la Méditerranée, par temps clair, on voit Gaza. Atzmoni et son petit ami seront ce soir de juin de toutes les fêtes, qui débordent de techno et de produits pour chemsex. C’est une partie de leur fierté, aux gays de Tel-Aviv, de se défoncer à fond deux jours par semaine et de pratiquer sous drogue ce sexe unlimited qui marque les esprits et les corps. Comme partout, les dégâts du chemsex sont intenses, et les plaintes pour viols et violences sexuelles de plus en plus nombreuses dans la communauté homosexuelle israélienne.
ARTICLE COMPLET: https://orientxxi.info/israel-pas-de-gay-pride-sous-genocide,8249
Eurovisión nunca fue un inocente concurso de canciones
FUENTE: https://nuevarevolucion.es/eurovision-nunca-fue-un-inocente-concurso-de-canciones/?
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La España franquista, el Portugal salazarista o la Grecia de los coroneles, encontraron en Eurovisión un instrumento de soft power doméstico.
Eurovisión nunca fue un inocente concurso de canciones. Nació en 1956 como un instrumento de Soft Power en plena Guerra Fría. Maurice Ollivier, primer director del programa, lo expresó claramente en el memorando interno de la UER de octubre de 1955: «Il faut créer un lien émotionnel entre les peuples européens par-delà les rideaux de fer et les frontières nationales». Es decir, un lazo emocional que soslaya el entonces llamado Telón de Acero, y buscaba cerrar las heridas abiertas por la IIGM en Europa. La que entonces se empezaba a llamar “música ligera” -aparentemente apolítica- era el vehículo perfecto para ocultar esta intención propagandística. Por su apariencia apolítica, su tono alegre y accesible, la musica ligera funcionaba como una herramienta de seducción ideológica, además, servía para extender a través de la televisión -el medio más emblemático de progreso- la imagen de una Europa occidental tecnológicamente avanzada.
Durante las primeras décadas, la ficción de neutralidad apolítica se mantuvo con cierta facilidad: la música de melodías simples y repetitivas, las coreografías coloristas y los presentadores impecables, contribuían a proyectar una imagen de convivencia y modernidad que esquivaba cualquier motivación ideológica. La inclusión de países del Este, como Yugoslavia desde 1961 -una especie puente simbólico entre bloques- reforzaba la ilusión de apertura pan-europea. Incluso Rumanía tanteó su entrada en 1967.
Simultáneamente, la España franquista, el Portugal salazarista o la Grecia de los coroneles, encontraron en Eurovisión un instrumento de soft power doméstico: un recurso de legitimación internacional, una manera de exhibir modernización, consumo juvenil y “normalidad europea”, que hiciese olvidar la represión política interna. Pero ya en 1969, cuando Franco manipuló descaradamente la votación para que Salomé ganara con «Vivo cantando» (empatada con tres países más, pero aun así celebrada como si fuese una victoria española), quedó claro que el festival era un recurso propagandístico usado por el desarrollismo franquista para lavar la cara de la dictadura en Europa. Eurovisión -alineada con el discurso aperturista del ministro Fraga y la estética del mal llamado “ milagro económico español”- servía para proyectar una imagen de país abierto, industrializado, en sintonía con la sociedad de consumo europea. La victoria de Salomé con “Vivo cantando” formaba parte de esta narrativa de éxito franquista, de la España moderna que el régimen quería mostrar al mundo. Pero las denuncias de manipulación en la votación llevadas a cabo por los países nórdicos, evidenciaron por primera vez que Eurovision había dejado de ser un escaparate cultural neutro para convertirse en una operación propagandística del franquismo anticomunista.
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En adelante, la tensión entre la apariencia de neutralidad y el uso político explícito se convirtió en el principal rasgo del Concurso. Cada país aprendió que Eurovisión podía servir tanto para redefinir identidades nacionales como para proyectar afinidades ideológicas. El punto de inflexión definitivo llegó con la caída del Muro de Berlín. Durante las décadas anteriores, el certamen había ofrecido una imagen armoniosa de Europa, había sido un escaparate de «reconciliación» occidental: un instrumento propagandístico de unidad cultural frente al bloque comunista. Sin embargo, al desaparecer el enemigo externo -el comunismo soviético- se disolvió también la necesidad de esa fachada integradora. El escenario del festival se transformó, entonces, en una pugna por convertir la representación musical en un campo donde los Estados competían por visibilidad política, prestigio internacional y en ocasiones hasta reivindicación geopolítica. La supuesta y antigua hermandad europea dio paso a estrategias de propaganda nacionalista: uso de símbolos patrios, narrativas históricas palingenesicas y votaciones marcadas por afinidades geopolíticas ajenas a criterios musicales. Durante los años noventa esta deriva se acentuó con la aparición de nuevos Estados procedentes del desmembramiento de la URSS y Yugoslavia.
Veremos este nuevo marco situándolo en tres momentos históricos y tres casos distintos:
El primero en 2008-2009: cuando los efectos de guerra ruso-georgiana se trasladan al festival. Rusia envía a Dima Bilán (2008) y luego, tras la invasión de Osetia del Sur, Georgia responde en 2009 con «We Don’t Wanna Put In», un tema cuyo estribillo era un juego de palabras velado contra Putin. La UER obligó a retirarlo por «contenido político». Fue la primera vez que se admitió oficialmente que existía «contenido político» en Eurovisión.
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El segundo momento se produce en 2014-2016, durante la anexión de Crimea y la guerra del Donbás. Ucrania envía en 2016 a la cantante Jamala con «1944», una canción sobre la deportación de los tártaros crimeos por Stalin. El contenido emocional del mensaje y la identidad de Jamala -elegida por ser descendiente de tártaros crimeos- se empleaban para intentar ocultar el mensaje anti ruso. Rusia lógicamente protesta, la UER declara que la canción no violaba las normas del concurso: “no es política», se afirmaba, porque habla de 1944, no de 2014. Las votaciones se prepararon para que ganase Ucrania como finalmente sucedió. Y La reacción rusa fue inmediata. Consideró la votación una maniobra política disfrazada de resultado artístico. Los medios rusos calificaron la victoria ucraniana de “acto de rusofobia cultural” y de manipulación del voto. Consecuentemente Rusia, para evidenciar su protesta, dejó de participar durante años.
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El último momento se sitúa entre 2019 y 2024. Es el punto de inflexión definitiva en la historia política del Festival de Eurovisión. En 2019, durante la edición celebrada en Tel Aviv coincidente con la campaña electoral de Netanyahu, que buscaba su reelección en un contexto de desgaste político y acusaciones de corrupción, Netta canta «Toy». Madonna -invitada externa para reactivar el prestigio perdido del certamen- decide actuar con bailarines que llevan banderas palestinas e israelíes en la espalda. El gesto, abiertamente político fue un instante fugaz, inmediatamente censurado por la realización televisiva oficial, que intentó cortar la imagen antes de que cobrara visibilidad. Cinco años después, en 2024, con la genocidio de Gaza en su momento más intenso y ante la avalancha de peticiones para excluir a Israel del certamen —idénticas a las que en 2022 llevaron a la expulsión de Rusia tras la invasión de Ucrania- la UER decidió mantener la participación israelí. La decisión reveló una grave contradicción que ya está definitivamente instalada en la opinion pública europea : cuando se trataba de un país con respaldo occidental, la institución apelaba al “carácter no político” del concurso; cuando el agresor- pese a ser europeo- era percibido como enemigo geopolítico de Europa, se aplicaba la exclusión inmediata.
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jeudi 11 décembre 2025
Juan Carlos Borbón pactó con USA la entrega del Sáhara a cambio de la corona
FUENTE: https://barcelona.indymedia.org/newswire/display/537276
| La Casa Real española pactó en secreto con Kissinger la entrega del Sáhara a Marruecos a cambio de la Corona. | |
El Sáhara Occidental es un tema de descolonización que no sólo
afecta a la región del Maghreb. Hay muchos países pendientes de cuanto
sucede en este conflicto por los daños colaterales que puede suponer. | |
Nouvelle stratégie US : Empire que tout
SOURCE: https://www.librairie-tropiques.fr/2025/12/empire-que-tout.html?
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Les instances dirigeantes de l'Europe occidentale ont bradé
les intérêts des citoyens européens aux États-Unis et en subissent aujourd'hui les conséquences.
Par Tarik Cyril Amar,
historien allemand travaillant à l'université Koç d'Istanbul,
spécialiste de la Russie, de l'Ukraine et de l'Europe de l'Est,
de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, de la guerre froide culturelle
et des politiques de la mémoire.
@tarikcyrilamar
tarikcyrilamar.substack.com
tarikcyrilamar.com
Les États-Unis, qui demeurent la première puissance militaire mondiale, ont publié une nouvelle stratégie de sécurité nationale . Or, comme il s'agit des États-Unis, ce qui rassure Washington contribue à l'insécurité de nombreux gouvernements à travers le monde.
Jusqu'ici, rien de bien surprenant : si vous êtes en Amérique latine, la codification de ce qu'on appelle officieusement à Washington une « doctrine Donroe », promettant encore plus d'agression et de domination de la part de la grande puissance du Nord, ne vous étonnera pas, mais elle ne vous réjouira certainement pas non plus. Si vous êtes à Taïwan, vous devriez même être soulagé, car un recul face à la politique du bord du gouffre menée par Biden contre la Chine pourrait vous épargner le sort de l'Ukraine.
Mais comme il s'agit de l'Amérique de Trump 2.0, ironiquement, nombre de ces gouvernements très inquiets appartiennent à des alliés ou des proches des États-Unis, autrement dit, à leurs clients et vassaux de facto. Et cela – pour rendre les choses encore plus curieuses – est une bonne chose. Car nombre de gouvernements et d'élites alarmés par cette nouvelle vision trumpiste de la sécurité nationale américaine ont besoin d'un retour à la réalité, et plus il sera brutal, mieux ce sera. Pour ceux qui s'agitent sous l'effet d'une russophobie auto-infligée et d'une hystérie guerrière, le moindre électrochoc ne peut être que bénéfique.
Parallèlement, certains gouvernements de premier plan, notamment la Russie et la Chine, habitués à l'hostilité irrationnelle et à l'agression constante de Washington – que ce soit par le biais de guerres par procuration, d'opérations secrètes, de tentatives de subversion idéologique ou de guerre économique – pourraient entrevoir des raisons d'un optimisme prudent. Habitués à être traités non seulement comme des rivaux géopolitiques et économiques, mais aussi comme des ennemis et des criminels à réduire à l'insignifiance par un changement de régime, Pékin et Moscou ne manqueront pas de percevoir un ton nouveau et radicalement différent.
L'authenticité
et la pérennité de ce nouveau ton américain restent à prouver,
notamment au vu de l'instabilité passée de Trump et de la longue
tradition américaine de manœuvres douteuses et de tromperies flagrantes.
Seul l'avenir dira si cette stratégie de sécurité nationale pour 2025
marque une véritable remise en question des pires traditions et des
impasses actuelles de la politique étrangère américaine. Miser dessus
serait naïf, mais négliger la possibilité d'une détente et d'une
coopération mutuellement avantageuse, tant sur le plan politique
qu'économique, serait une erreur.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a réagi à la nouvelle Stratégie de sécurité nationale en reconnaissant que l'administration Trump est « fondamentalement » en matière de politique étrangère différente de ses prédécesseurs, que ses « réorientations » correspondent « à bien des égards à nos vues [russes] », et que ce fait offre la possibilité de « poursuivre un travail constructif en vue d'un règlement pacifique du conflit ukrainien, à minima ». M. Peskov s'est également félicité de l'aversion de la Stratégie de sécurité nationale pour l'élargissement de l'OTAN et les conflits en général, ainsi que de l'accent mis sur la recherche du dialogue et de bonnes relations. Parallèlement, a ajouté le porte-parole de Moscou, ce qui paraît positif sur le papier ne saurait empêcher l' « État profond » américain d'agir tout autrement, c'est-à-dire, de toute évidence, bien pire.
En termes diplomatiques, cela est bien moindre que l'enthousiasme démesuré et tragiquement déplacé avec lequel les dirigeants et diplomates de la fin de l'Union soviétique, tels que Mikhaïl Gorbatchev et Edouard Chevardnadze, se laissaient séduire par les belles paroles de Washington. Moscou a depuis longtemps tiré les leçons amères de la mauvaise foi américaine : la confiance naïve n'est plus de mise et ne reviendra pas. Pourtant, la Russie est également en mesure – grâce à sa renaissance et à sa résilience, et notamment à sa victoire de facto sur la guerre par procuration menée par l'Occident en Ukraine – d'explorer avec vigilance les opportunités qui s'offrent à elle.
White House - National Security Strategy 2025: https://www.whitehouse.gov/wp-content...
NYT - U.S. STRATEGY PLAN CALLS FOR INSURING NO RIVALS DEVELOP (1992): https://www.nytimes.com/1992/03/08/wo...
NYT - The Partnership: The Secret History of the War in Ukraine (Mar. 2025): https://www.nytimes.com/interactive/2...
Reuters - US intelligence helps Ukraine target Russian energy infrastructure, FT reports (Oct. 2025): https://www.reuters.com/world/europe/...
NYT - The Spy War: How the C.I.A. Secretly Helps Ukraine Fight Putin (Feb. 2024): https://www.nytimes.com/2024/02/25/wo...
CSIS - How Much Trade Transits the South China Sea?: https://chinapower.csis.org/much-trad...
US Naval War College Review - A Maritime Oil Blockade Against China—Tactically Tempting but Strategically Flawed (2018): https://digital-commons.usnwc.edu/cgi...
Where to Find My Work: Website: https://landdestroyer.blogspot.com/ Telegram: https://t.me/brianlovethailand Twitter: / brianjberletic Rumble (YouTube alternative): https://rumble.com/c/c-1459863 How to Support my Work (and thank you!): Buy Me A Coffee: https://www.buymeacoffee.com/TheNewAtlas Patreon:
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Prenons un peu de recul pour bien comprendre le contexte historique. Washington – ou plus précisément le pouvoir exécutif du gouvernement américain, dirigé par la présidence – produit ce type de stratégie nationale officielle depuis près de quarante ans.
Elles ont deux objectifs principaux : communiquer les priorités du président américain aux publics nationaux et internationaux, y compris aux autres composantes et agences du gouvernement américain. Dans les faits, l’impact des Stratégies de sécurité nationale a été variable. Mais, utilisées à bon escient, elles peuvent constituer ce qu’un commentateur de Fox News vient de qualifier de « document de référence » pour définir la politique de défense et, par conséquent, la politique étrangère.
Initialement prévues pour une publication annuelle, les Stratégies de sécurité nationale ont en réalité paru avec des retards et des lacunes. À ce jour, nous en examinons vingt. La première, publiée à la toute fin de la première Guerre froide en 1986, reflète des contextes internationaux et des priorités américaines très différents.
Nombre
de stratégies de sécurité nationale antérieures sont tombées dans
l'oubli, à juste titre : elles n'étaient ni particulièrement novatrices
ni – selon les critères américains – véritablement effrayantes pour le
reste du monde. Certaines, cependant, ont marqué les esprits, comme
celle de 2002, qui a codifié la doctrine Bush, un mélange
néoconservateur toxique d'unilatéralisme, de changement de régime, de
guerre préventive et d'obsession américano-israélienne, qui a coûté des
millions de vies.
En savoir plus : Le Kremlin réagit au nouveau plan de politique étrangère américain
En 2010, l'administration Obama a prétendu, à tort, innover en mettant l'accent sur la « promotion de la démocratie » (autrement dit, un changement de régime, une fois de plus) et la contre-insurrection, en appliquant une nouvelle stratégie de conquête des cœurs et des esprits visant à moderniser les populations occupées et à les soumettre. La Stratégie de sécurité nationale de 2017, déjà mise en œuvre sous la présidence de Trump, alors nouveau président des États-Unis, proposait un mélange d'éléments véritablement novateurs (dans le bon sens du terme), en reconnaissant la réalité des rivalités géopolitiques omniprésentes, et d'éléments d'un conservatisme convenu (dans le mauvais sens du terme), en désignant la Russie et la Chine comme les principales menaces.
Ce qui s'est passé à présent est toutefois différent. Les réactions choquées des faucons occidentaux, notamment au sein de l'OTAN et de l'UE en Europe, attestent que la seconde stratégie de sécurité nationale de Trump n'est pas – du moins sur le papier – un compromis incohérent, mais bien une affirmation claire de nouvelles priorités et d'une approche fondamentalement différente.
Face aux gémissements de malaise, voire aux cris de douleur, des faucons et bellicistes occidentaux, quelques exemples suffisent à saisir le ton général : « La stratégie de politique étrangère sombre et incohérente de Donald Trump. Les alliés risquent de paniquer ; les despotes, de se réjouir » (The Economist) ; une stratégie américaine « qui se retourne contre les démocraties européennes » et constitue une situation d’urgence ( « Ernstfall » ) pour l’Europe (malheureusement, Norbert Rottgen, figure de proue de la droite conservatrice allemande) ; et Agnieszka Brugger, politicienne écologiste tout aussi belliqueuse, ne voit qu’une seule solution à la crise : s’emparer au plus vite des avoirs russes gelés. En quoi cela est censé aider reste un mystère, mais Brugger « sait » tout simplement que c’est soit le pillage massif maintenant, soit une « chute impitoyable » pour l’OTAN et l’Europe. On pourrait multiplier les exemples, mais vous comprenez l’idée : l’hystérie habituelle et absurde d’une guerre imminente, sans la moindre rationalité, toujours la même rengaine. Autrement dit, les élites de l'OTAN et de l'UE dans ce qu'elles ont de pire.
De leur point de vue égocentrique et obsessionnel, leur panique est, il faut bien le dire, presque compréhensible. L'Europe officielle, membre de l'OTAN et de l'UE, s'emploie depuis au moins une décennie – depuis qu'elle a instrumentalisé les accords de Minsk II – à se priver des derniers vestiges d'options, de levier et de crédibilité dans sa non-relation actuelle avec Moscou. À présent, après de nombreux signes manifestes de désapprobation de Washington sous l'administration Trump, le couperet semble tomber d'outre-Atlantique.
Regardez la situation avec le regard somnolent, prétentieux et idéologiquement illuminé de Bruxelles, Paris, Londres et Berlin. Voilà les « amis » et protecteurs américains qui, non seulement envoient une nouvelle salve de signaux de détente à la Russie et à la Chine, mais déclarent aussi leur ferme intention de restaurer « la confiance civilisationnelle de l'Europe et son identité occidentale ». Cela peut paraître inoffensif, voire protecteur. Du moins, tant qu'on ne le traduit pas clairement : les États-Unis soutiendront la nouvelle droite européenne en pleine ascension, et non ses fragiles institutions centristes.
Car
c'est dans la Nouvelle Droite que le Washington de Trump perçoit cette «
confiance en soi » et cette « identité ». Comme le craint le faucon
allemand Rottgen, les États-Unis pourraient commencer à s'ingérer
sérieusement dans la politique intérieure européenne. Réveille-toi,
Norbert : ils l'ont toujours fait. Ce qui est nouveau pour toi, c'est
que tu n'es plus parmi leurs complices et leurs favoris, mais parmi
leurs cibles. Dis-toi : « Ah, c'est donc ça ! » et profite du spectacle.
En savoir plus : L'UE réfute l'accusation d'« effacement civilisationnel »
L'enthousiasme démesuré de la nouvelle Stratégie de sécurité nationale, qui situe tout ce qu'il y a de plus beau et de meilleur aux États-Unis, et uniquement là-bas, est on ne peut plus américain. Trump l'affiche avec une franchise déconcertante. Le fait de placer explicitement « l'Amérique d'abord » n'a rien de surprenant non plus. C'est simplement plus honnête, une fois de plus, que les pieuses déclarations centristes d'antan.
Pourtant, lorsqu'on fait partie de l'élite européenne qui vient d'être soumise et piétinée par une guerre commerciale, contrainte de débourser des sommes considérables pour une OTAN où la fiabilité américaine est bien moindre, et qui voit sa base industrielle détruite, entre autres, par une dépendance excessive à l'égard d'une Amérique brutalement égoïste, même ces arguments prennent une signification nouvelle et sinistre : il ne s'agit pas seulement de « l'Amérique d'abord », mais aussi de « l'Europe en dernier ». Et, en tant que collaboratrices zélées de tout ce que les États-Unis ont imposé, ces mêmes élites européennes n'ont qu'elles-mêmes à blâmer.
« Que ressentirait-on , se demandent peut-être aujourd’hui ces dirigeants européens de l’OTAN et de l’UE, si l’on pouvait s’appuyer sur le soutien russe pour contrebalancer la pression américaine ? » Mais la question est devenue purement hypothétique, car, par une politique – si l’on peut dire – de soumission autodestructrice aux États-Unis et de confrontation tout aussi autodestructrice avec la Russie, ils ont rendu cette option impossible.
Enfin, et surtout, la nouvelle stratégie de sécurité nationale promet de « rechercher de bonnes relations et des relations commerciales pacifiques avec les nations du monde sans leur imposer de changements démocratiques ou autres changements sociaux qui diffèrent sensiblement de leurs traditions et de leur histoire » et de maintenir « de bonnes relations avec les pays dont les systèmes de gouvernement et les sociétés diffèrent des nôtres ».
Autrement
dit : l’Amérique ne fera même plus semblant de faire la guerre –
directement ou par procuration – au nom de « valeurs » . Mais – et c’est
là une autre ironie amère pour ses clients et vassaux occidentaux –
Washington « incitera ses alliés partageant les mêmes idées à défendre
nos normes communes, servant ainsi nos intérêts ».
En savoir plus : Les États-Unis placent la normalisation des relations avec la Russie parmi leurs « intérêts fondamentaux .
En d'autres termes : si vous nous avez résisté et avez conservé votre souveraineté, tant mieux pour vous. Nous sommes enfin prêts à vous respecter. En revanche, si vous vous êtes soumis et avez renoncé à votre souveraineté, tant pis pour vous : nous exigeons de vous une obéissance continue. Et voilà ! Seuls les trumpistes qui traitent avec les Européens sont capables d'un tel double coup de maître, alliant rétrogradation et humiliation.
Si les instances européennes de l'OTAN et de l'UE étaient un tant soit peu rationnelles, elles opéreraient sans tarder un revirement complet de leur politique étrangère et tenteraient de se réconcilier avec Moscou. (La question de savoir si la Russie pourrait être intéressée, et à quelles conditions, reste évidemment ouverte.) Mais, d'un autre côté, si elles étaient rationnelles, elles ne se trouveraient pas dans cette situation catastrophique : en pleine confrontation avec la Russie, qui vient de révéler son potentiel, et abandonnées par l'Amérique, qui n'a probablement pas fini de montrer ce qu'elle peut faire à ses plus fidèles alliés.
L'establishment de l'Europe occidentale a bradé les intérêts des citoyens européens ordinaires aux États-Unis. À présent, les États-Unis semblent prêts à livrer l'Europe à un nouvel alignement sur les grandes puissances que Washington a enfin appris à respecter : la Russie et la Chine. Le prix de cette folie et de cette lâcheté sera lourd.
Hojas rojas/Красные листья (Vladimir Korsh-Sablin, 1958)
Judíos Árabes
FUENTE: https://www.publico.es/opinion/columnas/judios-arabes.html?

Judío y árabe no son dos categorías antagónicas porque el primero es una fe, una religión, y el segundo una lengua y una cultura. Existen árabes judíos, cristianos, sabeos mandeos, yazidíes y musulmanes. Las tres religiones monoteístas proceden de Oriente Medio: judaísmo y cristianismo de Palestina, e islam de la Península Arábiga. Cuando surge el islam en el siglo VII d.C. la población árabe profesaba distintas religiones, particularmente zoroastrismo, judaísmo y cristianismo. Los seguidores de Moisés se encontraban principalmente en Medina y en Yemen. Algunos ciudadanos que practicaban estas religiones abrazaron el islam y otros mantuvieron su fe y siguieron practicándola hasta nuestros días. La convivencia entre los diferentes grupos religiosos en esta zona no ha sido modélica pero sí bastante aceptable. Un ejemplo de ello es lo que sucedió con los judíos expulsados de España por los Reyes Católicos en el siglo XV, que acabaron encontrando refugio en países árabes y musulmanes como Marruecos, Argelia, Túnez o Turquía porque allí se sentían más protegidos.
Antes de la creación del Estado de Israel, vivían en los países árabes y musulmanes importantes comunidades judías en calidad de ciudadanos de pleno derecho participando sin distinción en las actividades comerciales, políticas, sociales y culturales. Destacan entre ellas por su gran número la comunidad judía iraquí y la marroquí.
La emigración de los judíos árabes a Israel no fue para salvarlos de la persecución o de un exterminio como pretendió Ben Gurión, porque ellos no corrían el mismo peligro que sufrieron los judíos europeos durante la Segunda Guerra Mundial a manos de los nazis. Los fundadores del Estado de Israel exageraron los posibles peligros que podían enfrentar los judíos orientales para empujarlos a emigrar al recién creado Estado con un objetivo nacional y militar.
En las primeras oleadas de emigrantes llegados a Israel apenas había judíos árabes porque éstos emigraron durante los cuatro años siguientes a la creación de la nueva nación. El grupo yemení fue el más numeroso en comparación con otras comunidades judías en Iraq o en el Norte de África. Pero pese al interés de los fundadores de Israel en recibir a personas de fe judía, su preferencia eran los judíos askenazíes occidentales en detrimento de los sefardíes orientales poco fiables para los judíos europeos. Decía Ben Gurión: "No queremos que la población israelí se convierta en árabe porque nuestra obligación es luchar contra el espíritu oriental que corrompe a las personas y las sociedades y debemos conservar los verdaderos valores judíos tal y como se forjaron en la diáspora". Además, comparó a los judíos árabes con la población africana llevada a Estados Unidos como esclava.
Los judíos árabes iraquíes, sirios, libaneses y egipcios que emigraron a Israel gozaban en sus países de origen de buen nivel económico y cultural, lo que les facilitó adaptarse a la vida del nuevo destino, a diferencia de los procedentes de Yemen o del Norte de África, que no disfrutaban de las mismas condiciones materiales de vida. Unos y otros suscitaban desprecio en las estancias oficiales a pesar de ser necesarios para aumentar la población judía en el país. Por esto surgieron en Israel voces que llamaban a la prohibición de la llegada de determinados judíos árabes para mantener un nivel social y cultural representados por los judíos askenazíes. Los judíos árabes y orientales en general se consideraban personas atrasadas, vagas, irracionales y primitivas. Los líderes e instituciones políticos tenían desde el principio una idea clara: borrar la cultura y la memoria de los judíos árabes para facilitar su adaptación en la nueva sociedad. De esta realidad nace un problema étnico entre dos clases sociales: judíos occidentales askenazíes que poseen el poder, la fuerza y la riqueza, y judíos orientales pobres y desposeídos del poder político. Dominados por esta visión supremacista los dirigentes israelíes colocaron a los judíos orientales en las afueras de las grandes ciudades como Galilea, en asentamientos a lo largo de las fronteras orientales, utilizándolos como mano de obra barata. En 1981 Shlomo Swiski publicó un estudio sobre el mercado de trabajo calificando a los askenazíes de clase burguesa y a los judíos orientales como el proletariado. En los años setenta nació en Israel un movimiento con el nombre de Las Panteras Negras en protesta contra el histórico racismo interno de la sociedad israelí, donde la población judía askenazi coloniza los espacios del poder en detrimento de los judíos orientales.
Volviendo a las circunstancias de la emigración de los judíos árabes a Israel entre 1948 y 1956, encontramos que la narrativa sionista insiste en la controvertida idea del "antisemitismo" y el supuesto maltrato y la represión que estaban sufriendo aquellos judíos en sus países de origen, y que su emigración masiva a Israel era un acto de salvación por razones humanitarias. Sabemos que la realidad es contraria a este argumento porque los judíos árabes se encontraban alejados de la ideología sionista procedente de Europa que pretendía reunir a todos los judíos del mundo en la tierra de Israel. Los judíos árabes, especialmente los de Oriente Medio, tenían una buena posición económica y social a comienzos del siglo XX, gozaban de estabilidad y no tenían la más mínima intención de abandonar sus países.
Si nos centramos en los judíos iraquíes descubrimos que esta era una de las comunidades más importantes dentro de los países árabes, y podemos afirmar que sus circunstancias de vida eran excelentes. No faltan ejemplos: Sassoon Eskell (1860-1932) fue el primer ministro de finanzas del gobierno iraquí entre 1921 y 1925 y diputado del Parlamento de 1925 a 1932. Violet Chammas, una judía iraquí nacida en 1912 en Bagdad escribió en inglés un libro titulado Mis recuerdos del paraíso: un recorrido por la vida de los judíos de Bagdad, que fue publicado primero en Inglaterra en 2010, luego en EEUU en 2012 y por último en Beirut en lengua árabe en 2020. Dice Chammas en su libro que "de todas las comunidades judías del Oriente Medio, la de Iraq era la más cohesionada, asimilada y próspera". Al ver por televisión la caída de la estatua de Sadam en 2003 escribió: "ocurrió todo esto en Bagdad, mi ciudad en la que viví feliz y afortunada en medio de mi sociedad judía que vivía en armonía con sus vecinos musulmanes. Bagdad era hermosa, exhalaba el aroma de los queridos recuerdos. Hoy la veo totalmente cambiada, sus rasgos han desaparecido como si una goma borrara los trazos de tiza en la pizarra para escribir una nueva historia". Otros testimonios de judíos iraquíes como los de algunos escritores y poetas como Issac Bar-Moshe (1927- 2003), Salman Darwish (1910-1982) o Anwar Shaul (1904- 1984) expresaban sentimientos de pertenencia y lealtad a Iraq, su país de origen, y a la cultura árabe. Todos ellos afirmaban ser primero árabes, y en segundo lugar judíos.
Reuven Snir, en un estudio publicado por la Universidad de Haifa con el título de Si te olvido, oh Bagdad: la desaparición de la identidad y la cultura árabe-judía, cita las palabras de Mar-Morestein, que era director de la escuela judía Chammas en Bagdad: "Estamos unidos a nuestra patria, nuestras tradiciones, nuestros mausoleos y profetas. No los dejaremos para comenzar una nueva vida como emigrantes viviendo en campamentos en Israel donde nadie aprecia a los judíos orientales". Cuenta también cómo el administrador británico en el Mandato de Mesopotamia después de la Primera Guerra Mundial entrevistó a los líderes judíos iraquíes y a continuación envió un informe a Londres diciendo que "Abandonar Iraq para incorporarse a los kibutz israelíes es lo último que se le pasa por la cabeza a los judíos. Dicen que Palestina es un país pobre en comparación con Iraq, que es el Edén. De los británicos solo queremos que nos instalen un buen gobierno aquí".
Por otro lado, el líder espiritual de los judíos iraquíes, el rabino Sasson Khadouri (1880-1971) luchó duramente contra el sionismo durante años y se puso en contra de sus actividades y sus intenciones en Iraq. Pretendía tener alejada a su comunidad de este movimiento racista y colonialista y del daño que estaba causando en Palestina. Khadouri pudo resistir durante largo tiempo los intentos del sionismo de someter a los judíos iraquíes gracias en parte a la tendencia comunista dentro de la comunidad judía de Iraq. Muchos de sus miembros eran jóvenes y con buena formación cultural. No eran los únicos que rechazaban el sionismo, lo mismo hacían los hombres de religión. El citado rabino llegó incluso a solicitar a los pocos judíos iraquíes próximos a la ideología sionista y miembros de organizaciones sionistas secretas que cesaran sus actividades, entregaran sus armas a las autoridades y abandonaran Iraq. Incluso cuando la ONU dividió el territorio palestino en 1947, publicó un manifiesto en el que rechazaba la idea de la partición de Palestina apoyando la postura árabe respecto a este tema. Animaba también a los judíos a participar con el resto de los iraquíes en las manifestaciones en contra dicha división. En 1949, en medio del caos de las revueltas y la búsqueda de elementos sionistas por la policía iraquí, Khadouri fue agredido físicamente y acusado de ser traidor de su comunidad. Se vio obligado a dimitir y le sucedió un nuevo rabino que fue manipulado por los sionistas.
Pero no todo fue de color rosa. En febrero del año 1941 varios oficiales del ejército iraquí ideológicamente próximos a la Alemania nazi y liderados por Rashid Ali al-Gilani dieron un golpe de Estado, lo cual hizo que tanto Abdelilah, Regente y tío del rey Faysal II, como el primer ministro, Nuri Said, máximas autoridades del gobierno de Iraq protegido por Gran Bretaña, escaparan a Transjordania. Churchill, primer ministro británico, decidió en el mes de mayo del mismo año invadir Iraq para restablecer al gobierno amigo. Muchos judíos iraquíes, preocupados por lo que estaba sucediendo en Alemania a manos de Hitler con sus feligreses, salieron manifestándose a favor de la vuelta de los amigos del gobierno británico. Sectores de la sociedad iraquí consideraron a aquellos judíos como cómplices y agentes de Gran Bretaña y así algunos grupos espontáneos comenzaron a atacar y saquear las viviendas y los bienes de familias judías de Bagdad. Este hecho, que duró dos días, fue bautizado con el nombre de Farhud (saqueo) dejando también un centenar de víctimas entre la comunidad judía de la ciudad. Fueron hechos lamentables fruto del vacío de poder que el sionismo aún utiliza y califica como campaña sistemática y antisemita contra los judíos de Iraq. Es cierto también que aquellos acontecimientos provocaron la desconfianza y el miedo de la comunidad judía y el temor por su futuro en este país. A raíz de estos actos se fundó la Organización Sionista Secreta para trabajar en Iraq. Era una organización armada y muchos de sus miembros se camuflaban vistiéndose como soldados británicos cuyo cometido era convencer u obligar a los judíos iraquíes a abandonar el país y emigrar a Palestina.
La Nakba palestina, los crímenes del sionismo y la ocupación sistemática de los territorios con el apoyo de Gran Bretaña provocaron el rechazo y los sentimientos contrarios al sionismo y a la postura británica entre los iraquíes. Todo esto tuvo su repercusión sobre la comunidad judía iraquí, que se convirtió en sospechosa a pesar de no comulgar con el sionismo. Entre marzo de 1950 y enero de 1951 tuvieron lugar en Bagdad unos ataques anónimos y sospechosos contra objetivos judíos. Según muchos testimonios, fueron obras del Mosad. Bombas en los cafés que frecuentaban los judíos y octavillas amenazantes contra ellos. A finales de 1951 dos judíos -Yusuf Basri y Shlomo Saleh-, pertenecientes a la Organización Sionista Secreta, fueron detenidos y acusados de cometer actos violentos contra la comunidad judía. Fueron juzgados y ejecutados. Ante esta difícil situación, el Parlamento iraquí promulgó la ley de la "renuncia a la nacionalidad", que permitía a los judíos iraquíes abandonar definitivamente Iraq y de forma legal a cambio de firmar un documento de renuncia a su nacionalidad iraquí. Aquella ley concedía el plazo de un año a los interesados para pensarlo y decidir. La ley no tenía razón de ser si no fuera porque Gran Bretaña, que dominaba y manejaba al gobierno iraquí, pretendía que los judíos fueran a Israel para satisfacer los deseos del sionismo.
Los judíos de origen iraquí y los judíos árabes en general, como el conjunto de los ciudadanos de Israel, fueron sometidos a lo largo de la historia de este país a un lavado de cerebro. En cuanto a su postura de la ocupación de Palestina, muchos están a favor de la mano dura y la expulsión de los palestinos de sus casas rechazando cualquier acuerdo de paz con ellos. Uno de sus representantes podría ser el actual ministro de seguridad Itamar Ben-Gvir, judío de origen iraquí y uno de los halcones del gobierno de Netanyahu. ¿Podemos entender acaso esta actitud, la de los judíos orientales hacia Palestina, como una reacción al rechazo que sufren en la sociedad israelí y para sentirse realizados social y políticamente? No es descartable.

