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mercredi 31 décembre 2025

Le duchampisme, une opération CIA

 Le "duchampisme" tire ses racines de son oeuvre La fontaine, durant la WWI, mais ne devient un "isme" que dans le cadre de la Guerre froide culturelle durant les années 1950.

James Johnson Sweeney, l'un des artificiers de cette "mise en valeur", interviewe Marcel Duchamp en 1956


C'est sûr que le discours de Duchamp est raccord avec celui de la réalisation de soi dans la libre-entreprise (MOMA): discours insignifiant socialement et absolument boursouflé au niveau "individual". De quoi satisfaire et faire mariner durant des décennies les égos de la petite bourgeoisie intellectuelle, alors en plein essor et fidèle supportrice de l'Otan culturelle contre les totalitarismes (évidemment celle-ci n'avait pas prévue d'être euthanasiée par la suite...c'est ça aussi la "libre entreprise"). Duchamp s'est prêté au jeu, c'est ainsi plus facile qu'une usurpation ou détournement comme avec le "nouveau réalisme" en France: le lieu de la grande bataille culturelle (missile duchampien, infanterie des Nouveaux réalistes).

 

 


lundi 20 octobre 2025

jeudi 17 avril 2025

1965: la Nouvelle figuration contre l'Otan culturelle en peinture (Art conceptuel: Duchamp; Pop art: Warhol; Nouveau réalisme: Restany)

 

Vivre et laisser mourir ou la Fin tragique de Marcel Duchamp est un ensemble de huit tableaux signés collectivement par les peintres Gilles Aillaud, Eduardo Arroyo et Antonio Recalcati, réalisé en 1965, dans le cadre de l'exposition « Figuration narrative dans l'art contemporain » à la galerie Creuze à Paris et aujourd'hui conservé au Musée Reina Sofia à Madrid.


Vivre et laisser mourir ou la Fin tragique de Marcel Duchamp
Vivre et laisser mourir ou la Fin tragique de Marcel Duchamp 
 
La série de huit tableaux s'attaque à l'art conceptuel et à cette figure emblématique de l'avant-garde, symbole des falsifications intellectuelles de la culture bourgeoise promue par l'Otan culturelle, qui « anesthésie les énergies vitales et fait vivre dans l'illusion de l'autonomie de l'art et de la liberté de création », ainsi qu'aux formes d'art subventionnées qui s'en réclamaient alors, le Pop art et le Nouveau réalisme. Ainsi, dans la 8e et dernière toile, on voit leurs défenseurs américain comme européen, Andy Warhol et Pierre Restany, soutenir de part et d'autre l'arrière du cercueil de Duchamp, recouvert du drapeau américain et conduit par Robert Rauschenberg, suivi d'Arman, Claes Oldenburg et Martial Raysse.
Vivre et laisser mourir ou la Fin tragique de Marcel Duchamp 
 
L'acte de naissance retenu pour la Figuration narrative est l'exposition "Mythologies quotidiennes" organisée de juillet à octobre 1964 au Musée d'art moderne de la ville de Paris (MNAM), avec les peintres Rancillac, Télémaque, Klasen, Arroyo, Recalcati, Jacques Monory, Leonardo Cremoni, Jan Voss et Öyyind Fahlström. 
 
Cependant, au mois de juin de cette même année, la nouvelle école américaine venait d'être consacrée à la Biennale de Venise par l'octroi du grand prix à Robert Rauschenberg, soit quelques jours seulement avant l'ouverture de cette exposition, ce qui en amoindrit l'impact médiatique. Il est vrai que les états-uniens avaient mis les petits plats dans les grands et pas n'importe lesquelles puisque les tableaux de l'invasion yankee, de très grandes tailles, étaient arrivés dans les soutes de l'US Navy avec le reste de l''équipement militaire pour les bases US installées en Italie.