Los primeros quince jesuitas
llegaron de España a la Ciudad de México, el 28 de septiembre de 1572,
con Pedro Sánchez como Provincial.
La Compañía de Jesús, apenas nacida en la
Iglesia en 1540, ofreció a la Nueva España un gran aporte en la
educación y formación humanística de la juventud.
La Provincia Jesuítica de México llegó a
contar con 122 haciendas, cuyos productos se destinaban al sostenimiento
de sus colegios, misiones y obras pías.
Las haciendas todavía conservan secciones
de la casa grande, despacho, tienda de raya, bodegas, macheros para
animales y su templo o capilla y son parte importante del patrimonio
cultural y arquitectónico de México.
Sobre datos de los años de construcción de algunas Haciendas, consultar el Diccionario de la Compañía de Jesús, abarca la historia
en varios tomos y en orden alfabético.
Hay dos tomos sobre las Haciendas de México, texto de Ricardo Rendón
Garcini, son dos grandes volúmenes. El primer tomo tiene todas las
haciendas clasificadas por el producto que producen, allí se puede
buscar. El segundo es sobre la Vida cotidiana.
Como referentes, la Universidad Iberoamaericana, el ITESO en Guadalajara
y en Puebla la Biblioteca Lafragua son entidades que estudian los
origenes de la Compañía con seriedad.
(Lectures pour tous - 25.09.1957 - 05:17) Max Pol FOUCHET rend hommage à l'écrivain Malcolm LOWRY en proposant la chronique de son livre "Au dessous du volcan", sorti il y a dix ans aux Etats Unis et il y a sept ans en France. Ce récit conte le dernier jour d'un consul anglais, en poste à Quahnahuac, au Mexique, souffrant du même mal que son auteur, l'alcoolisme. Plus que sa vie, ce sont les méandres éthyliques de son esprit et la profondeur de ses blessures que le diplomate nous invite à venir toucher. Max Pol FOUCHET voit dans ce livre un chef d'oeuvre, qui sans cesse invente son langage, et qui est nourri d'une érudition prodigieuse. Il avertit le lecteur que sa lecteur n'est pas facile, au même titre que les livres de William FAULKNER ou "L'Ulysse" de James JOYCE.
28 février 1969, le "sirop de la rue" est bu une dernière fois. À l'aube les fenwicks sont les derniers à partir, ils remontent l'avenue des Gobelins, prennent la place de l'Italie et partent certainement vers leur nouvelle demeure : le MIN (marché international) de Rungis.
Retour en
images sur une expérience architecturale très particulière, où
s’affrontent deux architectures, deux époques et au final deux façons de
voir le monde.
Skopje est une ville que je connais peu. Je ne suis pas resté assez
longtemps pour en découvrir l’ambiance profonde ou ses habitants. En
revanche, j’ai pu apprécier l’architecture, et mon impression est
partagée, c’est le moins que l’on puisse dire.
Au cours de son histoire récente, la ville va connaître deux
transformations très brutales. Une en 1963 avec un tremblement de terre,
et une autre au début des années 2010, avec un projet architectural
mégalomaniaque.
En 1963 donc, la terre tremble,
et les destructions sont gigantesques. La ville est détruite à 80 %, on
compte plus de 1000 morts, 120 000 sans-abri. Les images sont
impressionnantes, et font le tour du monde. La position politique non
alignée de la Yougoslavie va lui permettre de recevoir de l’aide des
deux grands blocs, créant même une compétition entre eux. Les dons
affluent de partout, on envoie de l’argent, des médecins, des
ingénieurs, des soldats, des architectes, des ouvriers. Et heureusement,
car le coût des destructions s’élève à 1 milliard de dollars US (à peu
de choses près le budget annuel de la Yougoslavie). Il sera pris en
charge par 77 pays en tout.
Cette mobilisation pour Skopje permettra, et c’est un symbole fort,
aux soldats américains et soviétiques de se retrouver dans la même ville
et de se serrer la main. Ce n’était pas arrivé depuis 1945, à Berlin.
Mais le souvenir de la Seconde Guerre mondiale plane aussi sur la
reconstruction. Les deux architectes choisis pour rebâtir la ville sont
le polonais Adolf Ciborowski, qui dirigea la reconstruction de Varsovie,
et le japonais Kenzo Tange, qui dirigea celle d’Hiroshima. Eux et leurs
équipes vont faire un formidable travail pour repenser l’organisation
de Skopje, et pour lui donner une apparence moderne, notamment dans un
style brutaliste (alors très en vogue).
Le second choc architectural commence à l’aube des années 2010.
Pas de tremblement de terre cette fois-ci, mais une volonté politique
de faire de Skopje une ville qui porte les attributs du pouvoir (ou
plutôt ce que les instigateurs du projet croient être les attributs du
pouvoir). On assiste à de gigantesques travaux qui transforment la face
de la ville, et la change en espèce de Disneyland nationaliste bidon.
Même les joyaux brutalistes de Kenzo Tange sont « baroquisés », dans un
gâchis sans précédent. On construit des statues par centaines (certaines
font la taille d’un immeuble de 6 étages), on singe le style antique
avec du stuc, on repeint la ville avec des dorures bon marché. Le final
fait penser à un mix entre l’architecture stalinienne et le « Caesar
Palace » de Las Vegas.
Quelques chiffres : Le coût annoncé du projet : 80 millions d’euros.
Le coût officiel au final : 207 millions. Mais après enquête du journal
d’investigation BIRN, on approcherait plutôt des 600 millions d’euros.
Le journal dénonce aussi de nombreux scandales de marchés truqués et de
pots de vin. Enfin pour finir, un sondage révèle que les transformations
sont appréciées par moins de 7 % des habitants.
Voilà tout cela pour introduire la série de photos qui suit, où
l’architecture moderne de Ciborowski et Tange est présentée en noir et
blanc, et celle du « nouveau Skopje » en couleur. La comparaison entre
les deux architectures fait mal, autant que la comparaison entre les
deux époques. D’un côté on essayait alors de coopérer, d’aller chercher
le futur, le fonctionnel et l’innovation. De l’autre, on se réfugie dans
un passé fantasmé et grotesque, à coût de millions et de mauvais goût…
Triste époque !
Mais bon, on peut toujours se consoler en se disant que Skopje offre
une expérience unique en termes d’architecture, qu’elle soit bonne ou
mauvaise !
Si c’est un tremblement de terre, c’est-à-dire une tabula
rasa naturelle, qui est à l’origine du projet de reconstruction de la
ville de Skopje dans la période 1965-85, c’est une destruction d’une
tout autre nature qui s’y déroule depuis une dizaine d’années. «Skopje
2014», l’ambitieux projet d’« antiquisation » du centre-ville, semble
déterminé à en finir une fois pour toutes avec l’héritage architectural
moderniste de la ville.
Le
tremblement de terre de 1963, qui détruisit 65 % de la capitale de la
République yougoslave de Macédoine, donna lieu à une mobilisation
internationale, comme celle que l’on a pu observer plus récemment au
sujet d’Haïti. L’ONU lança un concours pour la reconstruction de la
ville meurtrie. C’est le bureau athénien d’Apostolos Doxiadis qui fut
choisi pour rédiger le plan directeur pour le développement de la région
de Skopje, tandis que le cœur de ville fut confié au japonais Kenzo
Tange, adepte du métabolisme, la variante japonaise du brutalisme.
Malgré le recours à certains attributs identifiables du métabolisme
(nœuds de transport multimodaux, mégastructures, esthétique futuriste),
Tange propose un plan très attentif au relief et surtout à l’histoire de
la ville. Il laisse intacte la colline Kale et les édifices anciens que
le séisme a épargnés. Son intervention se concentre en lisière des
portions préservées de la ville ancienne. Le nouveau Skopje se déploie
de l’autre côté du fleuve Vardar, autour de deux ensembles distincts,
mais reliés : la «porte», un pôle de transport multimodal censé
matérialiser l’entrée dans Skopje, et la «muraille», une mégastructure
qui accueille les principaux édifices administratifs et délimite le
périmètre du centre-ville.
La proposition de Tange témoigne d’une volonté d’introduire une
dimension symbolique dans la façon d’aménager le nouveau centre. Le
travail sur la densité, la mixité d’usages et la volonté affirmée de
reconstituer des centralités est tout à l’opposé de la doctrine
fonctionnaliste dont Doxiadis est un fervent adepte. A certains égards,
la proposition de Tange préfigure l’avènement de l’urbanisme
postmoderne. Si sa proposition tient compte de l’histoire de la ville,
et notamment de son passé de cité ottomane fortifiée, son projet reste
éminemment moderne et progressiste. Tange voit dans le contexte de la
société collectiviste yougoslave l’opportunité d’aller au-delà d’un
simple plan directeur qui esquisserait les grandes lignes d’un
hypothétique aménagement. L’urgence d’une reconstruction rend possible
la réalisation effective de la ville d’après son plan.
Dans ce contexte de mise en œuvre immédiate, l’intervention de Tange
devient autant un travail d’urbanisme que d’architecture. Pendant les 20
années qui suivent sa proposition, son plan sera respecté par les
différents architectes qui contribueront à la reconstruction de la
ville.
Aujourd’hui, la gare surélevée, disproportionnée par rapport au
trafic ferroviaire atrophié depuis la dissolution de la fédération
yougoslave, est un rappel persistant de ce projet, comme le sont les
nombreux ensembles brutalistes qui se déploient de part et d’autre du
fleuve Vardar. Skopje reste aujourd’hui, malgré le désastre de la
campagne d’«antiquisation» des dix dernières années, une ville dont
l’urbanité découle du plan de 1965.
Le turbo historicisme du président Gruevski
La dissolution de la Yougoslavie, la menace de la propagation du
conflit et l’hostilité des voisins grecs, ont conditionné tant
l’évolution du pays vers l’indépendance qu’une nouvelle stratégie de
développement pour Skopje. La ville va renier son héritage moderniste au
profit d’un désastreux projet d’embellissement, teinté de nationalisme
et de grandiloquence.
Le nouveau pays en quête de reconnaissance, menacé par l’isolement
économique et les clivages ethniques qui ravagent ses voisins, va devoir
affronter une réaction supplémentaire, pour le moins inhabituelle. Les
Grecs leur contestent l’usage du nom et des symboles issus de l’héritage
de la Macédoine antique. Ils considèrent que cet héritage leur
appartient et se montrent peu disposés à le partager avec leurs voisins
slaves arrivés dans les Balkans au 6e siècle apr. J.-C. En
1992, les Grecs se lancent dans une campagne internationale de
contestation de la légitimité du nouvel Etat et bloquent la
reconnaissance internationale de l’ancienne province yougoslave de
Macédoine. Aujourd’hui encore, la dénomination officielle du pays à
l’ONU, FYROM (pour Former Yougoslav Republic of Macedonia), est
provisoire.
Cette polémique, née dans les milieux de la frange droitière du
principal parti conservateur grec, pourrait être à l’origine de
l’évolution de Skopje ces dix dernières années. Les Macédoniens vont
répliquer à cette campagne de dénigrement par une gesticulation en
marbre : une surenchère historiciste faite de statuaire géante et de
nationalisme exacerbé.
En 2010, est lancé un vaste projet d’antiquisation visant à
« rétablir la splendeur perdue » de la capitale macédonienne. On
construit à tour de bras sculptures monumentales, arcs de triomphe et
ponts, le tout dans un style néo-baroque très gratiné. Les Macédoniens
n’ont pas le monopole de cette turbo architecture générique faite de
dorures et de bardage en faux marbre, mais ils peuvent se targuer d’en
avoir fait beaucoup en peu de temps. Le décor de la grandeur
classicisante est moins monumental qu’à Astana, au Kazakhstan, faute de
moyens. Il est pourtant très efficace dans sa façon de défigurer les
berges du Vardar.
L’édifice le plus représentatif de cette architecture d’apparatn’est
autre que le musée archéologique, où les Macédoniens vont répondre aux
accusations grecques par une hallucination de leur propre histoire.
Hybride entre un musée archéologique et un cabinet de figures de cire,
le projet historiographique cumule les contresens, les omissions et le
mauvais goût. Les Macédoniens ne pouvaient pas faire pire pour
décrédibiliser leur cause nationale.
La forme du musée, celle d’un écran arqué, en dit long sur le projet
muséographique qu’il recèle. Derrière une façade grandiloquente, le
musée ne fait que quelques mètres de profondeur. Il s’agit d’un édifice
en trompe l’œil.
Le musée fait face à un pont en marbre, à deux pas d’un arc de
triomphe et d’un gigantesque Alexandre à cheval. Juste derrière, une
tout aussi gigantesque Olympie (la maman du héros), donne le sein à
celui qui va devenir le plus mythique des conquérants d’Orient et
d’Occident. Le tout baigne dans l’eau, bruissante de jets d’eau colorés.
Les nouvelles constructions sont complétées par un vaste projet
« d’embellissement » d’édifices existants. Certaines grandes structures
brutalistes, plutôt réfractaires à ce genre d’habillage, sont
recouvertes de faux marbre. Les colonnes carrées en béton brut sont
arrondies, les surfaces grises habillées d’une blancheur de palais
factice.
L’identité urbaine de Skopje mêlait assez pertinemment le passé
ottoman multiconfessionnel à l’humanisme collectiviste yougoslave. La
transition des ruelles de la vieille ville aux rues couvertes ou
surélevées du centre commercial GTO avait fait l’objet d’une attention
particulière. Tange avait articulé la ville moderne dense et
fonctionnelle à la ville ancienne, en prenant soin de reconduire les
mêmes densités.
La dernière couche apposée à la hâte semble nier ce travail
d’ajustement qui incarne pourtant la véritable identité historique de la
ville. Elle lui substitue un décor dont l’artificialité ne cesse de
rappeler le caractère fallacieux. En cherchant à inscrire une vision de
l’histoire dans la forme de la ville, les stratèges du président
Gruevski ont donné un argument inespéré aux détracteurs du projet
national macédonien. L’artificialité du décor générique installé enlève
toute légitimité aux aspirations macédoniennes de disposer de leur
histoire.
A ce faux pas s’ajoute la destruction de ce que la ville avait de
plus précieux en matière d’urbanisme et d’architecture : un excellent
plan par un architecte de renom et des réalisations de qualité
effectuées sur plusieurs décennies. Aujourd’hui, c’est l’édifice le plus
à même d’incarner l’esprit du plan de Tange qui serait menacé par cette
désastreuse campagne d’«antiquisation». La mobilisation du milieu des
architectes en faveur du GTO serait en train de freiner l’ardeur des
embellisseurs, mais rien n’est gagné.