En 1962 una oleada de
huelgas recorrió España, partiendo de la minería asturiana y
extendiéndose a 28 provincias. Los efectos de estos conflictos
alcanzaron al gobierno, que intentó sofocarlos por todos los medios. Se
generó una enorme solidaridad internacional, además del apoyo de la
oposición clandestina y exiliada, el movimiento estudiantil y la
intelectualidad española.
Entre
ellos, los artistas de Estampa Popular, que mostraron su apoyo a los
huelguistas a través de sus obras y con la firma de cartas, que en
algunos casos supusieron el encarcelamiento de sus miembros. Este
movimiento representó un hito fundamental en la oposición al franquismo y
el renacer del movimiento obrero.
FICHA TÉCNICA
TÍTULO: 'Hay una luz en Asturias... Testigos de las huelgas de 1962'
DURACIÓN: 58 minutos
GUION: Octavio Monserrat, Rubén Vega y Juan Carlos de la Madrid
DIRECCIÓN: Octavio Monserrat, Rubén Vega y Francisco G. Orejas
PRODUCCIÓN: Fundación Juan Muñiz Zapico y Productora RTV Asturias
AÑO: 2003
Entrevistados y entrevistadas por orden
de intervención: Francisco González “el Cordobés”, Santiago Carrillo,
Nicolás Redondo, Avelino Pérez, Nicolás Sartorius, Vicente Gutiérrez
Solís, José Antonio Gª Casal “Piti”, Noel Zapico, José López Muñiz,
Albero Muñiz “Berto Loredo”, Eleuterio Bayon, Manuel Rodríguez “Lito
Casucu”, Luis Nora, Manuel García “Otones”, Laudelino Valdés, Eduardo
Prieto, Celestina Marrón, Rosario Pérez, Anita Sirgo, Manuel Gª Valle
“José el Gallegu”, Ramón Chao, José Arguelles, Víctor Díaz Cardiel,
Atanasio Gª Suarez, Jesús F. Naves, Armando López Salinas, Andrés
Vázquez de Sola, Severino Arias, Constantino Alonso “Tinin” y Martin
Fraga.
SINOPSIS
En la primavera de 1962 una oleada de huelgas recorre España. Partiendo de la minería asturiana, los paros se extienden hasta afectar, en desigual medida, a 28 provincias y cerca de 300.000 trabajadores. Los efectos de estos conflictos alcanzan al gobierno, que pone en tensión todos los medios a su alcance para sofocarlos, a la Iglesia católica, a la oposición clandestina y al exilio, al movimiento estudiantil y a un sector de la intelectualidad, generando además una amplia solidaridad internacional. El movimiento huelguístico asturiano de 1962 representó un hito fundamental en la oposición al franquismo y el renacer del movimiento obrero. Este documental cuenta como punto de partida con los resultados de una investigación llevada a cabo por un extenso equipo de investigadores en el 2002, pero su hilo argumental descansa sobre la voz de más de treinta testigos que participaron en los acontecimientos.
Solidaridad internacional: la Internacional situacionista
Solidaridad internacional : España hoy (Ruedo ibérico)
España hoy,
París: Ruedo Ibérico, 1963. Ilustración de cubierta, Antonio Saura.
Fondos del Centro de Documentación del Museo Nacional Centro de Arte
Reina Sofía (RESERVA 4746)
Artículo sobre la Huelga de Asturias recogido en una de las publicaciones de la editorial Ruedo Ibérico, París.
Obras relacionadas
María Dapena (María Francisca Dapena Rico),
Estampa Popular de Vizcaya, Minero, 1962 / Edición de 1996
Francisco Álvarez, Estampa Popular de Madrid, Manifestación, 1962 (ca.)
C'est le quotidien des mineurs du bassin cévenol raconté en voix off par
l'un d'entre eux, René. Il y a le travail à la mine et puis les
distractions comme la baignade ou l'apéritif au pastis. René aime
Jeannette, la belle bergère du village, et ils se retrouvent dans les
collines ou au bord de l'eau. Mais un jour l'un des collègues de René,
Vincent, a un accident grave. Tous les mineurs compatissent et
manifestent leur solidarité. Amputé d'une jambe, Vincent guérit et
réembauche à la mine ; malgré son infirmité, il réussira à plonger de
nouveau dans la rivière. La vie continue...Le film s'achève sur la fête
du 14 juillet joyeusement célébrée à Pont de Rastel ; c'est l'occasion
d'un grand banquet avec tous les villageois. Après la liesse et le feu
d'artifice, c'est cependant déjà l'heure de retourner travailler pour
les mineurs...
Le film s'intéresse à l'une des figures les plus prisées (et représentées) du PCF, celle du mineur. Le Point du jour de Louis Daquin, ainsi que La Grande lutte des mineurs
(également sous la direction de Daquin) tournés tous deux en 1948, en
donnent précédemment une vision cinématographique et « communiste ».
Mises en vis à vis, ces œuvres ont des discours bien différents,
complètement liés à leurs contextes historiques de production et aux
orientations politiques du PCF du moment. Le Point du jour (long métrage
de fiction) reste tributaire de l'immédiat Après-guerre et de l'appel à
la Reconstruction nationale lancé par le PCF lorsqu'il est un parti de
gouvernement ; les mineurs sont érigés en héros de la Bataille de la
Production. En revanche, La Grande lutte des mineurs
(court-métrage documentaire dans le style des « contre actualités »),
réalisé peu de temps après, est un « film de Guerre Froide » ; le PCF
est de nouveau un parti d'opposition au plan national et international.
Les mineurs, qui sont alors en pleine grève en 1948, deviennent les
portes paroles d'une lutte contre la politique pro-américaine du
gouvernement. Dans Ma Jeannette et mes copains, le contenu est tout
autre. Atemporel, fictionnel, le film donne une image beaucoup moins
combattante des mineurs, plus poétique. L'arrière plan n'est plus le
même puisqu'en 1953 Staline meurt, ce qui entraîne le passage dans la
phase dite de « coexistence pacifique ». Par ailleurs les modalités de
production du film restent « classiques » avec une volonté de le faire
circuler dans le réseau commercial, ce qui explique aussi sans doute sa
tonalité moins militante.
Tourné dans les Cévennes, Ma Jeannette et mes copains
a été écrit par un enfant du pays, Jean-Pierre Chabrol. Devenu par la
suite un écrivain reconnu, il travaille pour la seconde fois comme
scénariste pour Procinex, après Mon ami Pierre. Il raconte une
réalité qu'il a observé dans sa jeunesse, celle des mineurs du bassin
d'Alès. La vision qui en est donnée est celle d'un labeur éminemment
difficile et risqué ; elle est néanmoins contrebalancée par une certaine
joie de vivre qui s'exprime dans l'histoire d'amour de René et
Jeannette ou encore dans les festivités du 14 juillet. Les acteurs du
film sont tous non-professionnels ; ce sont les habitants et les mineurs
de la région qui jouent leur propre rôle. Pour l'anecdote, Vincent (le
blessé de la mine) est joué par deux frères, dont l'un avait perdu une
jambe pendant la Seconde Guerre Mondiale. À noter une belle réalisation
de Robert Menegoz ; quelques très beaux plans, notamment ceux des
mineurs dans les wagons du train destiné à transporter le charbon ou un
travelling sur les visages des mineurs après l'accident.
En août
1953, le film a obtenu un visa d'exploitation commerciale et non
commerciale. Il semble qu'il ait été souvent diffusé dans les Cévennes
où l'on conserve une mémoire très forte et encore vivante du tournage.
Production : Procinex Réalisation : Robert Menegoz Directeur de production : Antoine Maestrati Scénario, commentaires et chanson : Jean-Pierre Chabrol Commentaire dit par : Roger Pigaut Image : André Dumaître Assistant image : Philippe Brun Montage : Marguerite Renoir et Suzanne Sandeberg Musique : Joseph Kosma Chanson interprétée par : Mouloudji Marcel Ingénieur du son : P. Boistelle Lieux : Gard, Cévennes, Pont de Rastel, mine de la Vernarède, mine de la Jasse Visa d'exploitation : 14 527 Carton
final : « le film que vous venez de voir a été réalisé par grâce au
concours de tous les habitants du village de Pont de Rastel, et des
mineurs de la Vernarède et la Jasse dans le Gard ».
MOTS CLE : France, Gard, Cévennes, Pont de Rastel Bassin minier, mine, mineur Travail, vie quotidienne, loisir Accident du travail Fête, 14 juillet, banquet Jean-Pierre Chabrol, Robert Menegoz
«
La vie paraît toute simple et tranquille dans ce petit village de
mineurs du Gard. Mais la mine frappe. Vincent, victime d'un grave
accident, est amputé d'une jambe. Le reprendra-t-on à la mine ? Mais
oui, car ses copains sont là, qui le soutiennent, l'accompagnent à la
direction. Le film se termine par le repas du 14 juillet, servi à tous
les habitants sur une table commune, dans l'unique rue du village. C'est
un film humain, optimiste, un film qu'il faut voir. » (Extrait d'un
article paru dans L'Humanité Dimanche, daté du 11 juillet 1954).
Film
disponible en DVD dans le coffret <a
href="https://www.cinearchives.org/Edition-DVD-Grands-Soirs-et-Beaux-Lendemains.-1945-1956_-le-cinema-militant-de-la-Liberation-et-de-la-Guerre-froide-827-6-0-0.html"><b>Grands
soirs et beaux lendemains, 1945-1956 - Le cinéma militant de la
Libération et de la Guerre froide</b></a>
La longue et âpre grève des mineurs français de novembre et décembre
1948. Après une évocation de la dureté de la profession, ce film
d'agitation décrit le déclenchement de la grève, son déroulement, et
s'achève par un appel à la solidarité.
Un discours véhément, une
bande son extrêmement travaillée, des images d'affrontements et un
montage remarquable stigmatisent les agissements des C.R.S. (« CRS=SS
»), la présence de l'armée dans les corons et les responsabilités du
gouvernement soumis aux intérêts américains.
À rebours, ce film
collectif exalte l'héroïsme des mineurs, la solidarité et
l'internationalisme prolétariens. Le nom du ministre socialiste Jules
Moch est prononcé "moche", (sans doute pour la rime avec le mot "boche"
également utilisé). Séquence montrant les bus des municipalités
communistes de la région parisienne venant chercher les enfants de
mineurs (bus de Bezons, Villejuif, Stains, Dugny, Gentilly,
Issy-Les-Moulineaux, Villeneuve-Saint-Georges). Le commentaire
précise que l'on propose aux mineurs étrangers « un dilemme
machiavélique » : « le travail de briseur de grève, ou la reconduite à
la frontière » (« Pour les espagnols, c'est la mort »). Un des plans
finaux, symbolique, plusieurs fois repris dans d'autres films
militants, montre une vieille femme blanche et un travailleur noir en
train de manifester côte à côte, au son de L'Internationale.
La
grande lutte des mineurs, marqué par la guerre froide, fut conçu pour
susciter une solidarité active en faveur des mineurs en lutte (dons en
nature et en argent, accueil des enfant de grévistes). Il fut interdit
par la censure, suite à l'arrêté du 6 décembre 1948 qui soumettait les
films non-commerciaux à une censure préalable, ce qui permettait
l'interdiction de la plupart des films militants alors produits par le
P.C.F. et la C.G.T.. Si cet arrêté visait en priorité "La grande lutte
des mineurs", il fut ensuite utilisé couramment utilisé pour interdire
les films militants produits durant la guerre froide. Pour éviter (en
vain) la censure du film, Louis Daquin assuma la paternité de sa
réalisation et Roger Vailland celle de son commentaire. René Vautier,
alors assistant-stagiaire, ne put réellement participer au tournage du
film puisqu'il fut appréhendé par les C.R.S. sur le port de Dunkerque.
Générique
: La fédération des Travailleurs du sous-sol présente / La grande lutte
des mineurs/ Réalisé bénévolement par les techniciens et les
travailleurs de l'industrie du film (C.G.T.). RPC N° 56757 Réalisation attribué à Louis Daquin Images : André Dumaître, Louis Félix Montage et commentaire : Paula Neurisse, Fabienne Tzanck Assistant stagiaire : René Vautier Musique : ?, Internationale (son direct) Commentaire : Roger Vaillant Personnalités : Jules Moch Lieux et monuments : Nord, Firminy Lieux,
évènements et personnes cités : Courrières, Petite Recelle, Liévin,
Puits Renard ; Grèves de 1941, combats de 1944, Bataille du charbon,
Résistance ; Daniel Meyer, Schumann, Lacoste, Jouhaux, Jean Jamsek
(mineur tué le 7 octobre à Merlebach), Jules Moch.
NOTE : A six
mois de distance Daquin tourne Le Point du jour, où la documentation est
l'aspect préliminaire et La Grande lutte des mineurs, sur les grèves de
l'automne 1948 et leur violente répression. «Ce n'était pas le metteur
en scène qui y allait, c'était le militant. C'est par militantisme que
je suis allé au documentaire» écrivait Daquin.
Extrait du
commentaire : «La mine, paysages durs et sombres où la poussière noire
recouvre tout. La mine, décor de roman, prétexte à belles images, source
inépuisable d'effets faciles. Mais la mine qu'est-ce encore ? Surtout
et avant tout des hommes.
Ces hommes descendant sous terre quand
le soleil se lève,et ne remontant à la surface qu'avec l'ombre. Ces
hommes meurent jeunes parce qu'ils sont imprégnés de cette poussière de
charbon qui de mois en mois pénètre dans les poumons. Ces hommes, ce
sont les mineurs à qui on a tout demandé et qui ont tout donné: les
grèves héroïques de 41 qui entravèrent la guerre des nazis, les combats
de 44 qui firent plus proche la victoire, et enfin l'extraordinaire
période qui suivi la libération, la bataille du charbon. Alors qu'en
1919, il a fallu cinq années pour compenser la perte causée par la
guerre, en 1945, moins de deux années suffirent à combler le retard. Les
mineurs relèvent la France avec leurs piques, avec leurs bras, avec
leur cœur.
Et cette période d'enthousiasme et de courage, c'est
celle que choisit Daniel Mayer pour traiter les mineurs de «Rouffians»,
c'est celle que choisit Schumann pour leur reprocher de travailler le
dimanche ! Quel respect brusquement pour les droits syndicaux !"
Les victoires prolétaires sont rares au cinéma et globalement dans les médias. C'est l'imaginaire de la victime qui prévaut plus que celui de guerrières ou guerriers épiques (à la manière de Bertolt Brecht par exemple). Ainsi, il est presque impossible de trouver un film mettant en scène la grève et encore moins une qui réussit, "qui paye" à la fin. Dans les films politiques italiens des années 1970, le grand public peut voir ce type de scènes alors qu'en France cette possibilité se cantonne au cinéma documentaire et militant (du genre Cinélutte).
Je ne pensais pas retrouver une victoire prolétaire dans un film (documentaire) des années 1990 et d'autant plus dans la Grande-Bretagne façonnée par Margaret Thatcher: elle avait détruit les mobilisations des mineurs dans les années 1980. Comme le dit un mineur dans Charbons ardents les mines ne furent pas fermées parce qu'elles n'étaient pas rentables mais pour en finir avec les mineurs: c'est-à-dire les mieux payés et organisés des prolétaires, ceux qui tiennent haut la bannière rouge.
L'accent du Pays de Galles je l'avais presque oublié depuis que j'y étais allé dans années 1980 justement, je n'y comprenais rien alors et c'est toujours aussi particulier, loin de la langue anglaise ampoulée-chic ou étriquée-globish, et la marque culturelle d'un Nous prolétarien puissant comme on le voit dans la vie sociale totalement imbriquée au travail des mineurs.
Dans Charbons ardents la victoire ne consiste pas en une simple amélioration des conditions salariales mais commence à ressembler à du socialisme. Le film est réalisé par Jean-Michel Carré (trotskyste?), il est difficilement trouvable (l'acheter?) mais permet de sortir du fatalisme que la lutte ne paie pas ou ne paie plus.
Après on voit bien que cette seule action ou victoire n'était pas en mesure de faire dévier le Labour party, le New Labour de Tony Blair, dans sa stratégie libéral-impérialiste et notamment en détruisant l'Irak. Ce fut une même logique d'asservissement opérant évidemment "inside" et "outside" et elle est passée par l'anéantissement culturel.
Dans le film de Carré, on voit bien la place de la culture ouvrière comme ferment du Nous prolétarien, son danger donc, et de même on pense à l'Irak non seulement pour les massacres perpétrés comme les 500.000 gosses morts de famine et pour la "bonne cause" selon Madeleine Albright, mais pour la destruction du patrimoine du berceau des civilisations (le 9 avril 2003, Bagdad tombait. Robert Fisk, le légendaire correspondant au Proche-Orient du quotidien londonien The Independent, écrivait sur les jours suivants: "Si le 9 avril fut le 'Jour de la Libération', le 10 avril fut le 'Jour du Pillage'. Une semaine après plus de 170.000 objets d'origine sumérienne, acadienne, assyrienne et babylonienne avaient déjà disparu du Musée national de Bagdad". Après 40 jours de pillage, il conclut: "Bagdad, année zéro").
"En avril 1994, épuisés par une lutte acharnée contre le
gouvernement conservateur de Margareth Thatcher, les mineurs de "Tower
Colliery", propriété nationale de la British Coal (au pays de Galles),
votent la fermeture de leur mine comme beaucoup d'autres. Mais leurs
dirigeants syndicaux refusent d'accepter cette défaite et réussissent à
convaincre les mineurs de racheter "leur mine" en réinvestissant leurs
indemnités de licenciement.
Depuis maintenant quatre ans, ces
travailleurs sont actionnaires, employés et dirigeants de leur
entreprise organisée en coopérative. Résultat : la mine n'a jamais été
aussi rentable, l'absentéisme aussi faible et la sécurité si importante.
En
tentant de réaliser leur rêve de socialisme et de démocratie, ces
patrons d'un autre genre sont confrontés à des contradictions politiques
et surtout idéologiques. Une telle réussite peut-elle rester compatible
avec leur idéal?
Ce film, plein d'espoir, retrace cette aventure exemplaire, menée par des hommes et des femmes ordinaires."