Alors que
l’hégémonie américaine vacille sous les coups de boutoir de l’axe
Iran-Chine-Russie au Levant, Washington opère une manœuvre de la
dernière chance : le transfert du chaos moyen-oriental vers l’Afrique du
Nord. En mettant la main sur le Maroc pour en faire son ultime verrou
atlantique, l’empire américain tente d’endiguer l’expansion économique
chinoise sur le continent. Mais cette stratégie du pire, portée par un
unilatéralisme radical, pourrait bien être le chant du cygne d’une
doctrine Trumpiste à bout de souffle, marquant la fin d’une ère de
diktats géopolitiques.
Introduction
Alors que les regards sont braqués sur les décombres des stratégies
occidentales au Proche-Orient, une manœuvre de grande envergure se
dessine : le transfert de la conflictualité vers l’Afrique du Nord. Face
à l’émergence d’un axe Iran-Chine-Russie désormais indéboulonnable, les
États-Unis tentent une "revanche stratégique" au Maghreb, au risque de
transformer la région en un brasier géopolitique.
I. Le Syndrome du Levant : L’Aveu d’Impuissance
L’histoire retiendra que les États-Unis et leur allié israélien ont
échoué à briser la résilience de l’Iran. Téhéran, loin d’être isolé, est
devenu le pivot d’une intégration eurasiatique profonde. En bénéficiant
du parapluie technologique de la Russie et du poumon financier de la
Chine, l’Iran a neutralisé les velléités de changement de régime et
imposé une nouvelle réalité sur le terrain.
Cet échec humiliant au Moyen-Orient crée un vide que Washington tente
désespérément de combler ailleurs. L’Afrique du Nord est l’élue : c’est
ici que l’empire blessé cherche son "lot de consolation" et son nouveau
verrou.
II. Le Maroc : De l’Alliance à la "Mainmise" Stratégique
Dans cette logique de repli, le Maroc n’est plus traité comme un
simple partenaire, mais comme un bastion captif. En échange d’une
reconnaissance diplomatique sur le Sahara, Washington a verrouillé le
Royaume dans une architecture sécuritaire totale.
• L’Endiguement de l’Est : En armant massivement le Maroc (HIMARS,
drones, renseignement), les États-Unis ne visent pas seulement la
stabilité locale. Ils créent une barrière physique contre l’influence de
l’Algérie, partenaire historique de Moscou, et bloquent l’accès de la
Chine aux ports de l’Atlantique.
• La Guerre Froide des Phosphates : Le contrôle indirect des ressources
marocaines est une réponse directe à la domination sino-russe sur les
intrants agricoles mondiaux. C’est une guerre pour la sécurité
alimentaire mondiale qui se joue sur le sol maghrébin.
III. La Stratégie du Chaos par Contagion
Le point le plus critique de cette analyse est la "contagion
provoquée". Puisque la Chine consolide méthodiquement ses partenariats
économiques (infrastructures, 5G, Route de la Soie) en Afrique du Nord,
la seule carte qui reste à Washington est celle du désordre.
Si les États-Unis ne peuvent plus garantir la prospérité, ils peuvent
exporter l’instabilité. En laissant le chaos moyen-oriental déborder
sur le Maghreb et le Sahel, ils créent un environnement de "haut risque"
qui rend les investissements chinois à long terme intenables. C’est la
politique de la terre brûlée géopolitique : saboter le terrain pour que
l’adversaire ne puisse pas s’y installer.
IV. Une Faute Stratégique Majeure ?
Vouloir transformer l’Afrique du Nord en un nouveau front de guerre
froide est un pari extrêmement dangereux. En forçant des pays comme le
Maroc à une alliance exclusive et en pressurisant les autres pour qu’ils
tournent le dos à Pékin et Moscou, Washington prend le risque de
fracturer définitivement l’unité régionale.
Cette tentative de freiner l’histoire pourrait produire l’effet
inverse : accélérer la solidarité des pays du "Sud Global" autour de
l’axe Iran-Chine-Russie, laissant l’Occident isolé dans sa forteresse
maghrébine.
La fin de la "dictature" stratégique et l’éveil du Sud Global
L’acharnement américain en Afrique du Nord, symbolisé par une
alliance quasi-organique avec le Maroc, ne doit pas être lu comme un
signe de puissance, mais comme une réaction de survie. En tentant de
transformer le Maghreb en zone de collision pour freiner la Chine et
punir les alliés de la Russie, Washington joue sa dernière carte.
Cependant, cette politique de la pression maximale et du "chaos exporté"
se heurte aujourd’hui à une réalité multipolaire irréversible.
Cette dynamique porte en elle les germes de sa propre chute. La
"dictature stratégique" de l’ère Trump — caractérisée par le mépris des
équilibres régionaux, les transactions transactionnelles (Accords
d’Abraham) et l’intimidation économique — arrive à son point de rupture.
L’échec cuisant face à l’Iran a prouvé que la force brute et les
sanctions ne suffisent plus à plier l’échine des puissances émergentes
soutenues par Pékin et Moscou.
À terme, cette faute stratégique majeure en Afrique du Nord
précipitera la fin du logiciel trumpiste. En aliénant les nations qui
refusent de choisir un camp et en s’enfermant dans un tête-à-tête
exclusif avec des partenaires satellites, les États-Unis s’isolent du
"Sud Global". La fin de cette "dictature" diplomatique semble
inéluctable : elle laissera place à un monde où l’Afrique du Nord ne
sera plus l’arrière-cour d’un empire en déclin, mais un carrefour
souverain au sein d’un bloc eurasiatique et africain intégré. Le rideau
tombe sur l’unilatéralisme ; l’avenir du Maghreb s’écrira désormais loin
des diktats de Washington.
L’Impératif de la Raison : Un Appel au Dialogue Maghrébin
Face à ce scénario de "terre brûlée" orchestré par des puissances
lointaines, une responsabilité historique pèse aujourd’hui sur les
épaules du Roi Mohammed VI et du Président Abdelmadjid Tebboune. Au-delà
des calculs tactiques et des alliances de circonstance, le Maroc et
l’Algérie partagent un destin commun que ni la géographie ni l’histoire
ne peuvent effacer.
Laisser l’Afrique du Nord devenir le terrain de jeu d’une
confrontation entre Washington, Pékin et Moscou serait une faute
tragique dont les peuples de la région paieraient le prix fort pour des
générations. Il est impératif que les deux dirigeants transcendent leurs
différends bilatéraux pour bâtir un front de stabilité souverain. En
refusant d’être les instruments d’une guerre par procuration ("proxy
war") et en privilégiant une résolution diplomatique de leurs
contentieux, ils peuvent transformer le Maghreb de "poudrière" en un
pôle de puissance autonome, capable de traiter d’égal à égal avec l’Est
comme avec l’Ouest. La paix au Maghreb n’est pas seulement une nécessité
régionale, c’est l’unique rempart contre l’effondrement programmé par
ceux qui ne voient dans cette terre qu’un pion sur un échiquier mondial.
Los
documentos históricos desclasificados apuntalan la teoría de que el
exmonarca se aseguró el apoyo de EEUU para suceder a Franco a cambio de
la entrega de los territorios ocupados al pueblo saharaui.
Juan Carlos de Borbón, en su coronación el 22 de noviembre de 1975 en el Congreso de los Diputados.
Siempre que se
acerca el aniversario de la muerte de Franco se aproxima también a
la memoria colectiva la imagen de la Marcha Verde, aquella marabunta humana y política que Marruecos
envió al Sáhara Occidental en noviembre de 1975 y que condicionó
el relato de la salida del franquismo, el mapa de la descolonización
del norte de África y el derecho del pueblo saharaui a su
autodeterminación.
Hace 50 años,
el 6 de noviembre de 1975, con Franco agonizando y el futuro de
España pendiente del hecho biológico de su previsible
fallecimiento, más de 350.000 civiles marroquíes alentados por el
Gobierno de Hassan II cruzaron a pie la frontera entre su país y el
Sáhara Occidental, en lo que Rabat defendía cono un gesto simbólico
de "retorno" a un territorio desértico colonizado por España
desde hacía siglos, oficialmente ocupado durante la segunda mitad
del siglo XIX y poblado por nómadas saharauis que se negaban a
someterse a la autoridad del tirano de Marruecos.
Para ellos, la Marcha Verde acabó suponiendo el fin de sus sueños de libertad y el inicio de
una nueva ocupación de hecho sustentada, según se desprende de los
archivos secretos de la CIA desclasificados en 2019, en maniobras
diplomáticas entre bambalinas destinadas a consolidar la figura Juan
Carlos de Borbón, por entonces príncipe regente y Jefe de Estado en
funciones por la enfermedad del dictador, a quien se atribuye un
acuerdo oculto con Hassan II con la mediación el entonces secretario de Estado
de Estados Unidos, Henry Kissinger, para permitir la retirada
española y la transferencia de control del Sáhara a Rabat.
Autodeterminación del Sáhara
En 1973, a través de su ministros de Exteriores, Laureano López
Rodó, Franco había manifestado su compromiso con la
autodeterminación del Sáhara, en la que no se había avanzado por
las reiteradas amenazas de Marruecos de que invadiría el territorio
si España lo abandonaba otorgándole la independencia al pueblo
saharaui y el poder al Frente Polisario, su movimiento armado de
liberación. En el otoño de 1975, sin embargo, días antes de que
Franco fuera ingresado en el hospital en el que acabaría muriendo,
Hassan II ya estaba decidido a hacerse por la fuerza con el Sáhara,
según los cables que los agentes de la CIA en Rabat enviaban a
Washington.
El viernes 3 de octubre de ese año, el entonces director de la
Agencia, William Elgan Colby, informó al secretario de Estado de
EEUU en estos términos: "El rey Hassan ha decidido invadir el
Sáhara Español en las próximas tres semanas. Dicho ataque podría
producirse el próximo martes. Con el ejército español aún en el
Sáhara, podría desencadenarse un grave conflicto [...] Los combates
prolongados y las numerosas bajas españolas podrían provocar una
crisis política en Madrid”", señala el memorando enviado a
Kissinger.
A Estados Unidos le preocupaba la crisis política en España,
pero también que Hassan II, uno de sus mejores aliados en la África
francófona, pudiera perder una hipotética guerra contra España o contra el Frente Polisario y, con ella, el poder. Washington también temía
que Argelia y Mauritania, con reclamaciones territoriales sobre el
Sáhara, pudieran involucrarse en el conflicto, provocando una guerra
multilateral de imprevisibles consecuencias.
En cuanto a España,
debilitada por la certeza de la muerte próxima de Franco y por la
presión interna, no podía sostener una guerra colonial ni una larga
ocupación, pero sí necesitaba garantías de que Estados Unidos
apoyaría la restauración de la monarquía en la figura de Juan Carlos y de que frenaría
cualquier intento de Marruecos de plantear nuevas demandas
territoriales, o de que esbozara actitudes demasiado agresivas que
pudieran soliviantar a las élites militares españolas y complicar
el traspaso de poderes y auctoritas hacia el futuro monarca.
La narrativa del pacto secreto entre Juan Carlos de Borbón,
Hassan II y Kissinger sostiene que Marruecos y Estados Unidos
facilitaron a España con la Marcha Verde que pudiera simular el
abandono del territorio saharaui sin someter a referéndum la
independencia, a cambio de permitir la consolidación de Juan Carlos
de Borbón como heredero y sucesor de Franco.
El 23 de octubre, otro cable enviado a Kissinger desde la embajada
de Estados Unidos en Marruecos lo desvela así, cuando el redactor
asegura al responsable del Departamento de Estado que "tres cuartas
partes del problema [del Sáhara] quedaron resueltas tras el acuerdo
alcanzado [por Hassan II] con Solís". Se trata de José Solís,
una de las personalidades que más poder acumuló durante el
franquismo y por entonces ministro-secretario general del Movimiento,
a quien Juan Carlos, como Jefe de Estado en funciones, había enviado
a Rabat dos días antes.
Invasión civil
A finales de ese mes, las tropas españolas se retiraron de sus
actuartelamientos en Mahbès, Jdiriya y Haoussa, ubicadas en el oeste
de Smara, cerca de la frontera con Marruecos. El 6 de noviembre a
las 10:30 de la mañana, centenares de miles de manifestantes
marroquíes escoltados por unos 25.000 soldados de la guardia real de
Hassan II cortaron las alambradas que delimitaban los pasos
fronterizos y se adentraron varios kilómetros en el Sáhara,
instalando campamentos en ellos. Al día siguiente, la ONU reprobó
el acto, pero sin el apoyo explícito de Estados Unidos y Francia. El
día 9, tras la visita del ministro español de la Presidencia,
Antonio Carro, a Agadir, Hassan II ordenó la vuelta de los
ocupantes.
El 14 de noviembre, España, Marruecos y Mauritania firmaron el Acuerdo de Madrid, por el que el Estado español cedía la
administración del territorio a esos dos países, dándose de
plazo hasta febrero del año siguiente para que sus tropas
abandonaran el Sáhara, cuya soberanía quedaría pendiente de un
referéndum que jamás llegó a celebrarse. En marzo de 2022, el
presidente del Gobierno español, Pedro Sánchez, mudó la posición
española sobre el Sáhara y respaldó la demanda de soberanía de
Marruecos al aceptar su plan de autonomía para la zona como el único
posible para resolver el conflicto. El pasado viernes, el Consejo de
Seguridad de Naciones Unidas aprobó una resolución de Estados Unidos
sustentando la misma reclamación.
En cuanto a Marruecos, la prensa del país celebró en agosto
pasado el anuncio del Gobierno español de que desclasificaría miles
de documentos reservados sobre el Sáhara. Según Morocco World News,
esa decisión representa "una una oportunidad crucial para revelar
verdades históricas. Los documentos confirmarán sin duda lo que
España negó públicamente durante décadas hasta su cambio de
postura: la innegable soberanía marroquí sobre sus territorios
saharianos".
Periodista
licenciado en Ciencias Políticas por la Universidad Complutense de
Madrid y máster en Medios de Comunicación por la Universidade de A
Coruña. Ha trabajado también en El Mundo (1995-2000) y en La Voz de
Galicia (2000-2013), diario para el que fue corresponsal en Bruselas
entre 2005 y 2010. También ha colaborado en El Periódico de Catalunya y
colabora habitualmente en la revista Luzes.
Xornalista licenciado en Ciencias Políticas pola Universidad Complutense
de Madrid e máster en Medios de Comunicación pola Universidade da
Coruña. Traballou tamén en El Mundo (1995-2000) e en La Voz de Galicia
(2000-2013), diario para o que foi correspondente en Bruxelas entre 2005
e 2010. Tamén colaborou en El Periódico de Catalunya e colaboro
habitualmente na revista Luzes.
Tras la pérdida de las colonias en Cuba, Filipinas y Puerto Rico en 1898, el ejército español quedó humillado y sin horizonte. La aventura colonial en Marruecos fue la vía elegida por las élites para contentar a una oficialidad ansiosa de prestigio y botín, y para garantizar los intereses mineros de élites españolas y francesas en el Rif.
Fueron los hijos de campesinos y trabajadores los que serían enviados a morir en África, mientras los ricos pagaban la redención en metálico para librarse del servicio militar.
El rechazo popular hacia la aventura colonial africana estalló ya en la Semana Trágica de Barcelona (1909), cuando las protestas contra los embarques de tropas se convirtieron en una insurrección obrera y anticlerical.
En ese contexto emergió Abd el-Krim, que en 1921 infligió a España la gran derrota de Annual y fundó la República del Rif, un proyecto anticolonial que resistió durante cinco años frente a dos imperios. Ni la represión ni el uso de armas químicas lograron borrar la admiración que despertó en los pueblos colonizados.
En España, voces socialistas como Indalecio Prieto denunciaron la barbarie colonial, mientras anarquistas y comunistas pedían el fin de la guerra. La impopularidad del conflicto marcó a una generación: la gente sabía que era una guerra de rapiña.
Exiliado primero en la isla de Reunión y luego en Egipto, Abd el-Krim se convirtió en referente internacional: Ho Chi Minh lo reconoció como precursor de la liberación en Asia; Fidel Castro lo reivindicó como inspiración de la guerrilla; y Mariátegui lo señaló como ejemplo del despertar de los pueblos coloniales. En El Cairo, mantuvo además vínculos estrechos con Gamal Abdel Nasser, símbolo de la soberanía árabe.
Hoy, el régimen marroquí lo mantiene en la proscripción, negándose a reconocerlo ni a repatriar sus restos. Pero su nombre sigue vivo: Abd el-Krim es parte de la memoria rebelde que une al Rif con Cuba, Vietnam, Palestina y todos los pueblos que se niegan a ser colonizados.
Pero algunos, tan teóricamente obsesionados con la historia, prefieren obviar el punto de vista de los pueblos (incluido el español, aunque sean más "españoles" que nadie) y te andan reivincando el Desembarco de Alhucemas.
Un
detalle que no suelo ver comentado es que si Abd el-Krim pudo
convertirse en ese famoso lider anticolonial, que infligió el llamado
Desastre de Annual, fue porque dispuso de armamento que le posibilitó
tender una trampa al general Silvestre, al ejercito africanista español,
acostumbrado al tiro al pichon con los rifeños.
Para
ahorrar la muy cara municion los rifeños de Abd el-Krim asesinaron a
los soldados regulares españoles capturados utilizando arma blanca:
cuchillo y balloneta.
El
armamento que llego a manos de Abd el-Krim lo proporcionó el amigo de
negocios del rey Alfonso XIII, el bandido mercantil fundador de la Banca
March quien disfrutaba por otorgamiento del monarca el monopolio del
trafico maritimo entre Africa y la Peninsula y que sin embargo no fue
capaz de proporcionar barcos para cruzar el Estrecho a las tropas
mercenarias de Franco y fue Mussolini quien lo hizo, induciendo con ello
la participacion de Hitler.
Con
todo ... el trafico de armas suele ser un asunto coral, no la mera
iniciativa de un bandido comercial como el tal March. Pudo estar
implicada tambien la mano britanica, la misma que luego ayudó a Franco,
bajo el tipico modelo de hacer "amigos endeudados" creandoles problemas y
logrando su amistad "regalandoles" ayuda.
Tiré de "l'affaire Ben Barka", quand un homme d'état et opposant marocain est embarqué par la police française, remis au général Oufkir, interrogé et liquidé sur le territoire français. La justice française condamnera ce dernier par contumace aux travaux forcés à perpétuité.
Le piège pour l'attirer à Paris fut une fausse émission de télé consacrée au tiers-monde, dont il était l'une des figures principales.
Disparu le 29 octobre 1965, il croyait profiter de l'émission en vue de la Conférence tricontinentale devant se tenir en janvier 1966 à La Havane
à propos de laquelle il affirmait dans une conférence de presse, « les
deux courants de la révolution mondiale y seront représentés : le
courant surgi avec la révolution d'Octobre et celui de la révolution nationale libératrice ».
El rey de Marruecos, Mohamed VI, en una ceremonia religiosa, en una imagen de archivo.
MAP vía Europa Press (MAP vía Europa Press)
Por Ahmed Omar
La reciente incautación de tres toneladas de resina de cannabis en el puerto de Casablanca, destinadas a Bélgica a través de empresas pantalla como Unimer Group, revela una verdad incómoda: Marruecos el mayor productor de hachís del mundo, continúa siendo un actor clave en la exportación masiva de droga a Europa.
Este no es un caso aislado; es la punta de un iceberg que ha infiltrado
las instituciones políticas del continente y amenaza su independencia.
Marruecos y el narcotráfico: un problema sistémico
Según informes de la ONU, Marruecos produce cerca del 70% de la resina de cannabis mundial, con rutas de tráfico que atraviesan España y Bélgica como principales puertas de entrada al mercado europeo. El puerto de Amberes, en Bruselas,
se ha convertido en un epicentro del contrabando, donde cada año
toneladas de droga cruzan las fronteras ocultas en contenedores de
supuestos productos legales, como conservas o harina de pescado.
La red marroquí no es solo una maquinaria delictiva; su objetivo es
mucho más ambicioso. A través de los beneficios del narcotráfico, Marruecos ha
construido un sistema paralelo que financia operaciones de presión
diplomática, sobornos y chantajes a figuras políticas europeas.
Moroccogate: Europa comprada con dinero de droga
El escándalo ‘Moroccogate’, que sacudió al Parlamento Europeo,
expuso las conexiones peligrosas entre el régimen marroquí y políticos
europeos. Sobornos y maletas de dinero circulaban entre bastidores para
ganar apoyos en cuestiones claves como la ocupación ilegal del Sáhara Occidental
o los acuerdos comerciales. Marruecos no solo compra influencia;
utiliza el dinero del narcotráfico para corromper y chantajear a
políticos, debilitando así las decisiones soberanas de Europa.
El Parlamento Europeo, mientras declara luchar contra la corrupción, ha visto cómo sus cimientos tiemblan. Bélgica, que acoge las instituciones europeas, paradójicamente se ha convertido en una víctima y cómplice a la vez: víctima porque su puerto es una puerta de entrada, cómplice porque la corrupción sistémica facilita estas operaciones ilícitas.
Un silencio cómplice
¿Por qué Bruselas, epicentro de las decisiones europeas, permite que Marruecos exporte droga y corrupción con tanta impunidad? La respuesta es doble: miedo e intereses económicos. Los
países europeos, dependientes de Marruecos en temas como migración o
comercio, prefieren mirar hacia otro lado mientras toneladas de droga
destruyen a generaciones enteras.
Mientras tanto, las empresas fachada, como las mencionadas en este último caso (Unimer Group),
continúan operando con total normalidad, enmascarando cargamentos de
hachís como harina de pescado o productos agroindustriales.
Europa: entre la seguridad y la decadencia
Europa enfrenta una disyuntiva crítica. Permitir que Marruecos continúe
utilizando el narcotráfico para financiar su agenda política no solo
destruye su credibilidad, sino que pone en peligro la seguridad de
millones de ciudadanos europeos. Bruselas, el símbolo de la libertad y la democracia, está bajo asedio: asedio del narcotráfico, de la corrupción y de un régimen que usa la droga como moneda de presión diplomática.
El silencio cómplice de las instituciones europeas y la tolerancia hacia Marruecos son una traición a los principios de libertad e independencia política. Europa debe actuar con firmeza, revisar sus acuerdos con Marruecos, sancionar las empresas involucradas y exigir transparencia absoluta en el comercio.
No es solo una cuestión de drogas; es una cuestión de soberanía, dignidad y justicia. Si Europa no
despierta, pronto el dinero del narcotráfico controlará más que sus
puertos: controlará sus políticas, sus instituciones y, en última
instancia, su futuro.
La impunidad de Marruecos no solo está manchada de droga, sino también de corrupción y chantaje. Europa debe decidir si enfrentará este problema con valentía o si seguirá siendo rehén de un narcoestado diplomático.
La mayoría de la gente sabe que una de
las razones por las que los fascistas ganaron la Guerra Civil española
de 1936-39 fue la enorme cantidad de ayuda directa que su líder, el
general Francisco Franco, recibió de sus hermanos de armas, los
dictadores fascistas Hitler y Mussolini. La obra maestra de Picasso,
“Guernica”, inmortalizó la destrucción alemana de la ciudad vasca, sede
de su parlamento. Mussolini envió unos 100.000 soldados que desempeñaron
un papel clave en las victorias fascistas.
En su libro de ensayos, Pérfida Albión,
Paul Preston comienza analizando hasta qué punto estaba extendido el
apoyo a Franco entre la clase dirigente británica, y el papel que
desempeñó el gobierno británico en la ayuda directa a la victoria de
Franco. Al comienzo de la Guerra Civil, el Primer Ministro Stanley
Baldwin fijó su posición de la siguiente manera: “Los ingleses odiamos
el fascismo, pero también detestamos el bolchevismo. Así que, si éste es
un país en el que fascistas y bolcheviques pueden matarse unos a otros,
ello redundará en beneficio de la humanidad” (p.17).
En realidad, eso no era del todo cierto.
Ese mismo mes, julio de 1936, el gobernador de Gibraltar advirtió a sus
señores de las nefastas consecuencias si el gobierno “prácticamente
comunista” del Frente Popular en Madrid vencía la sublevación militar,
añadiendo: “todo el mundo espera ansiosamente el resultado del golpe del
general Franco” (p.17).
Cuando comenzó la Guerra Civil en
España, el gobierno de centro-izquierda de Leon Blum en Francia acordó
proporcionar armas y aviones al gobierno legítimo y elegido de Madrid,
pero el gobierno tory de Gran Bretaña presionó a Blum para que
retirara esa ayuda. En su lugar, Gran Bretaña y Francia decidieron una
política de “no injerencia”, por la que ellos, Alemania, Italia y
Portugal, una dictadura semifascista, acordaron no suministrar armas ni
intervenir militarmente en España. Las dictaduras simplemente mintieron.
Se encargó a buques de guerra alemanes e italianos que patrullaran la
costa mediterránea de España para impedir la entrada de armas, sin hacer
nada, por supuesto, para impedir que buques con sus banderas trajeran
armamento y “voluntarios”.
Los buques de guerra británicos y
franceses no hicieron nada cuando los submarinos italianos hundieron
barcos que se dirigían a Barcelona y Valencia o cuando los buques de
guerra fascistas bombardearon columnas de refugiados aterrorizados que
huían de Málaga. Con las fuerzas fascistas acorralando la principal
ciudad vasca de Bilbao, los británicos aceptaron a pies juntillas las
afirmaciones fascistas de que habían minado su entrada y que sus buques
de guerra hundirían cualquier barco que se dirigiera allí y que
estuviera dentro de las aguas territoriales españolas. El gobierno
británico aceptó esta amenaza ilegal. Un capitán galés demostró la
falsedad de las amenazas de Franco llevando su barco, que transportaba
alimentos que se necesitaban desesperadamente, a Bilbao.
17
de marzo de 1937: un grupo de observadores británicos encabezados por
el capitán A.H. Smyth (con bufanda blanca) a punto de partir de la
estación de Waterloo para desempeñar funciones de supervisión en España,
siguiendo el mandato del Comité de No Intervención (foto: Media
Storehouse).
Dependencia de Stalin
La no intervención jugó en contra del
Gobierno legal de la República Española, que no podía comprar armas a
las democracias occidentales. Se vieron obligados a recurrir a Rusia. Su
dictador, Stalin, dudaba porque deseaba una alianza con Gran Bretaña y
Francia contra Hitler, y no quería que nada alterara esa situación. Sin
embargo, consciente de que una victoria fascista dañaría la credibilidad
de Rusia, accedió a enviar armas y asesores. Había que pagarlos -las
reservas de oro de España se embarcaron rumbo a Rusia- y nunca llegaron a
la escala de lo que Hitler y Mussolini proporcionaron a Franco.
La dependencia de la República respecto a
Rusia tuvo un precio político. El ala derecha del Partido Socialista
Español y el Partido Comunista estaban de acuerdo en que había que
estrangular la revolución que había estallado en respuesta al golpe
fascista de julio de 1936 (sobre todo en Cataluña). Finalmente, en mayo
de 1937, se formó un “Gobierno de la Victoria” bajo el socialista de
derechas Juan Negrín, con el apoyo entusiasta de los comunistas.
Una de las colegas cercanas de Preston,
Helen Graham (a quien admiro mucho, como a él), ha escrito que la
política de Negrín era “consolidar una economía liberal de mercado y un
sistema de gobierno parlamentario en la España republicana”[1].
El propio Paul escribe:
“Dirigentes
socialistas como Indalecio Prieto [Ministro de la Guerra 1937-1938] y
Juan Negrín [Primer Ministro 1937-1939] vieron que un estado
convencional, con control central de la economía y los instrumentos
institucionales de movilización de masas, era la base crucial de un
esfuerzo de guerra eficaz. Los comunistas y los asesores soviéticos
estaban de acuerdo. Esto no sólo era de sentido común, sino que la
minimización de las actividades revolucionarias de los anarquistas y del
antiestalinista Partido Obrero de Unificación Marxista [POUM] era
necesaria para tranquilizar a las democracias burguesas con las que la
Unión Soviética (y el gobierno republicano español) buscaban entenderse”
(p. 207).
Lo que Negrín y los comunistas querían
era un ejército convencional para librar una guerra convencional. El
problema era que Franco tenía ventaja en cuanto a efectivos y potencia
de fuego. El ejército republicano lanzó una serie de ofensivas bien
concebidas que al principio fueron bien, pero luego Franco envió hombres
y artillería, además de bombarderos, y no sólo hizo retroceder a los
republicanos, sino que en Teruel separó Cataluña del resto de la España
republicana y luego la batalla del Ebro fue testigo de una derrota final
que dejó a Cataluña desprovista de los medios militares para impedir su
conquista.
La preocupación por no enemistarse con
británicos y franceses hizo que el gobierno republicano rechazara las
ofertas de los nacionalistas marroquíes de rebelarse allí, una
importante base nacionalista, si se les prometía la independencia. Como
la mayor parte de Marruecos era colonia francesa, la respuesta fue
negativa.
Entrevista entre Leon Blum y Anthony Eden en Ginebra, 1936 (foto: agencia Meurisse/BNF)
La alternativa revolucionaria
En el país que inventó la guerra de
guerrillas cuando Napoleón ocupó España no hubo ningún intento serio de
lanzar una guerra de este tipo en las zonas controladas por los
nacionalistas, porque se temía que las cosas se descontrolaran y
alteraran las relaciones de propiedad burguesas. Por ello, no hubo
ningún decreto que diera la tierra a los jornaleros sin tierra en las
grandes fincas del sur de España.
Preston pinta un cuadro de cómo las
milicias populares formadas en el verano de 1936 fueron ineficaces,
pero, en primer lugar, derrotaron la sublevación militar en Barcelona,
Madrid y Valencia, y en segundo lugar, el avance anarcosindicalista en
Aragón obtuvo la mayor ganancia de la guerra, en gran parte porque
colectivizó la tierra. La contraposición de guerra y revolución pasa por
alto la posibilidad de una guerra revolucionaria, como demostró
Cromwell en la Guerra Civil Inglesa, y como hicieron los jacobinos en
las Guerras Revolucionarias Francesas, Toussaint L’Ouverture en Haití,
Abraham Lincoln (finalmente) en la Guerra Civil Americana, y por
supuesto León Trotsky y el Ejército Rojo en la Guerra Civil Rusa que
siguió a la Revolución Bolchevique.
En todos estos casos se trataba de
ejércitos centralizados, pero motivados por objetivos revolucionarios,
lo que significaba que superaban al enemigo. Por supuesto, Negrin y
Stalin no querían saber nada de eso. Preston conoce estos argumentos
pero no los aborda.
El principal objetivo de dos de los seis
ensayos es el escritor inglés George Orwell y su relato del servicio
militar en la milicia de POUM, Homenaje a Cataluña. Para
Preston, esto ofrece una visión “a ojo de gusano” de lo que ocurrió en
Cataluña en mayo de 1937, cuando las fuerzas de seguridad comunistas
provocaron y luego aplastaron un levantamiento anarcosindicalista en
Barcelona. El control obrero de las fábricas, las milicias populares y
el comité de barrio fueron entonces liquidados. Esta debacle se conoció
como los “días de mayo”.
Dudo en cruzarme con Preston, que me cae
bien y es el mejor historiador contemporáneo de la España moderna, pero
su acusación es que Orwell ignoró por qué perdió la República: por el
apoyo alemán e italiano. Según Preston, la estrategia del Frente Popular
de la Internacional Comunista de construir alianzas antifascistas con
liberales y demás, y dejar de hablar de revolución, por si les asustaba,
era la única opción posible.
Sin embargo, antes de ir a España,
Orwell fue muy crítico con la estrategia del Frente Popular de la
Internacional Comunista: “… que… no tendrá un carácter genuinamente
socialista, sino que será simplemente una maniobra contra el Fascismo
alemán e italiano (no contra el inglés), por lo que hay que ahuyentar a
los Liberales melindrosos que quieren destruir el fascismo extranjero
para poder seguir cobrando sus dividendos pacíficamente, el tipo de
patán que aprueba resoluciones ‘contra el fascismo y el comunismo’, es
decir, contra las ratas y el veneno para ratas”.
Continuó argumentando: “En los próximos
años, o conseguimos ese partido socialista eficaz que necesitamos, o no
lo conseguiremos. Si no lo conseguimos, entonces el fascismo llegará…”[2].
En lugar del Frente Popular, Orwell buscaba un frente obrero
antifascista; la derrota del fascismo mediante la revolución y un nuevo
partido socialista. Este punto de vista permaneció con él al menos hasta
principios de la década de 1940.
Brigadistas
internacionales británicos hechos prisioneros en la batalla del Jarama
(1937). (Foto: Movietone News con identificación en richardbaxell.info)
Orwell y el legado de España
Su estancia en España fue la experiencia
más importante de la vida de Orwell. Allí vio “cosas maravillosas y por
fin creí realmente en el socialismo, cosa que nunca antes había
creído”. En Barcelona vio que “la clase obrera estaba en la silla de
montar” y que “las clases adineradas prácticamente habían dejado de
existir”. Era “una situación por la que valía la pena luchar”.
La conclusión que sacó de España fue que
los partidos comunistas eran agentes de la política exterior de Stalin
más que agentes de la revolución socialista. En 1946, escribió que
fueron sus experiencias en España las que “dieron la vuelta a la balanza
y a partir de entonces supe a qué atenerme. Cada línea de trabajo serio
que he escrito desde 1936 ha sido escrita directa o indirectamente
contra el totalitarismo y a favor del socialismo democrático”.
Las Jornadas de Mayo fueron importantes.
Una de las razones por las que Barcelona acabó cayendo sin luchar fue
la desmoralización que crearon. Al hablar contra lo que habían hecho los
comunistas, Orwell nadaba contra corriente. Pero decía la verdad.
El lider del POUM, Andreu Nin, como
afirma Preston, fue asesinado por agentes del NKVD, vestidos con
uniformes franquistas para intentar crear la mentira de que habia sido
atrapado por los fascistas y llevado a su capital en Salamanca. Los
restantes dirigentes del POUM fueron juzgados en lo que los comunistas
esperaban que fuera una reedición española de los Juicios de Moscú. No
fue así.
La acusación presentó pruebas falsas
para demostrar que el POUM estaba aliado con los fascistas. La defensa
pudo presentar testigos para desacreditar estas falsificaciones,
incluido el líder socialista, Largo Caballero, que ocupaba el cargo en
la época de las Jornadas de Mayo. Los poumistas fueron absueltos de
estar aliados con los fascistas, pero declarados culpables de
insurrección, con cuatro de los acusados condenados a quince años, uno a
once años y dos declarados inocentes. El proceso no fue un juicio
espectáculo, pero el gobierno de Negrín quería un veredicto de
culpabilidad porque ayudaría a su labor de reconstrucción del Estado
burgués.
Negrín aceptó la prohibición del POUM y
la detención de cientos de sus miembros, incluidos los combatientes de
su milicia. Tampoco hizo nada contra las acciones de la policía secreta
dirigida por los comunistas, que torturaron a Nin antes de su ejecución.
Esto se debió a que los oficiales comunistas eran fundamentales en el
nuevo ejército republicano y a que tanto él como ellos estaban de
acuerdo en que había que liquidar los logros revolucionarios del verano
de 1936.
¿Estuvo Orwell en peligro tras las
Jornadas de Mayo? Su amigo y comandante, Georges Kopp, fue detenido, le
interrogaron 27 veces y, en una ocasión, le mantuvieron aislado en la
oscuridad sin comida durante doce días. Bob Smillie, nieto del líder de
los mineros escoceses, murió en prisión por lo que Orwell y muchos otros
creyeron que era una negligencia médica deliberada. Orwell, que se
estaba recuperando de una operación en el cuello y ya sufría de mala
salud, probablemente no habría sobrevivido a tal tratamiento.
Centuria
de voluntarios del POUM en el Cuartel Lenin de Barcelona, antiguo
cuartel de caballería Montesa (c/ Tarragona). El miliciano más alto de
la formación ha sido identificado como George Orwell.
Orwell y el socialismo
Orwell nunca se consideró marxista. En
el verano de 1940 confiaba en una versión del frente obrero antifascista
para derrotar una invasión nazi, y creía que la revolución era
inminente. En otoño de 1942, en su Looking Back on the Spanish War,
seguía buscando inspiración en su estancia en España, recordando “al
miliciano italiano que me estrechó la mano en el cuarto de guardia el
día que me alisté en la milicia”.
Continuó, comentando la cara del
miliciano: “… que sólo vi durante un minuto o dos, permanece conmigo
como una especie de recordatorio visual de lo que fue realmente la
guerra. Simboliza para mí la flor y nata de la clase obrera europea,
acosada por la policía de todos los países, la gente que llena las fosas
comunes de los campos de batalla españoles y que ahora, por varios
millones, se pudre en campos de trabajos forzados… La cuestión es muy
simple. ¿Deberá permitirse a personas como ese soldado italiano vivir la
vida decente y plenamente humana que ahora es técnicamente alcanzable, o
no? ¿Se debe empujar al hombre común de nuevo al fango, o no? Yo mismo
creo, tal vez por motivos insuficientes, que el hombre común ganará su
lucha tarde o temprano, pero quiero que sea pronto y no tarde: en algún
momento dentro de los próximos cien años, digamos, y no en algún momento
dentro de los próximos diez mil. Esa fue la verdadera cuestión de la
guerra española, y de la guerra actual, y tal vez de otras guerras aún
por venir”. Sus esperanzas aumentaron con la aplastante victoria de los
laboristas en las elecciones de agosto de 1945, pero luego llegó la
desilusión.
Preston acusa a Orwell de ser un
guerrero de la Guerra Fría. Desde su huida de Cataluña, había sido muy
hostil al estalinismo y a su influencia en la izquierda. Con el inicio
de la Guerra Fría, a pesar de sus agudas críticas a los Estados Unidos,
veía a la URSS como el mal mayor. Eso le llevó a colaborar con el
Departamento de Investigación Informativa de los servicios secretos
británicos. Fue un grave error. Hay que tener en cuenta que Orwell era
ya un hombre muy enfermo, y la tuberculosis le llevaría a una muerte
prematura. Sin embargo, sería un error pensar que Homenaje a Cataluña,
escrito en 1937-8, cuando Orwell estaba claramente en la izquierda
antiestalinista (una corriente muy minoritaria) era de alguna manera un
libro de la Guerra Fría, cuando ésta sólo comenzó una década más tarde.
En 1947, escribió en la revista
americana de izquierdas Partisan Review: “El socialismo no existe en
ninguna parte, pero incluso como idea sólo es válido actualmente en
Europa. Por supuesto, no puede decirse propiamente que el socialismo
esté establecido hasta que sea mundial, pero el proceso debe comenzar en
alguna parte, y no puedo imaginar que comience excepto a través de la
federación de los estados europeos occidentales, transformados en
repúblicas socialistas sin dependencias coloniales. Por lo tanto, unos
Estados Unidos Socialistas de Europa me parecen el único objetivo
político que merece la pena hoy en día”.
Se esté de acuerdo o no, Orwell buscaba
una alternativa a la simple elección entre Washington y Moscú. Preston
está escribiendo aquí una polémica en dos capítulos, uno sobre Orwell
directamente, el otro sobre él y otros testigos antiestalinistas, ¡y le
encanta la polémica! Como con todo lo que escribe Preston, yo
recomendaría Pérfida Albión. Hay un capítulo brillante sobre
los miembros de los Servicios Médicos de las Brigadas Internacionales, y
a lo largo de todo el libro se centra en la complicidad británica con
el fascismo español.
Notas
[1] Helen Graham, The Spanish Republic at War 1936-1939, (Cambridge University Press, 2002), p.338.
[2] George Orwell, The Road to Wigan Pier, (Penguin, 2001), pp. 194-5 y p. 203.
*Chris Bambery es autor, activista político y
comentarista, y simpatizante de RISE, la coalición de izquierda radical
de Escocia. Entre sus libros figuran A People’s History of Scotland y The Second World War: A Marxist Analysis.
Reseña del libro de Paul Preston, Perfidious Albion: Brttain and the Spanish Civil War (Clapton Press, 2024)