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mercredi 11 février 2026

Trump et israel face à l'influence russe au proche Orient

 

Voici une hypothèse, qui déplace l'axe de l'influence étrangère sur Donald Trump. Elle s'appuie sur les faits récents de ce début d'année 2026 (notamment l'expiration du traité New START ce 5 février) pour démontrer que les intérêts servis ne sont pas ceux de Moscou, mais ceux d'un complexe sécuritaire et économique israélien.
 
Hypothèse : Le "Kompromat" comme outil de pivot géopolitique
 
L'idée d'un kompromat russe sur Donald Trump (via l'affaire Epstein) est de plus en plus perçue comme un écran de fumée. Les faits suggèrent que si une forme de pression ou d'influence majeure existe, elle émane de réseaux liés à la sécurité d'Israël. L'objectif est double : maintenir une tension perpétuelle entre les puissances nucléaires et sécuriser la survie économique d'Israël par l'exportation technologique.
1. Le sabotage du traité New START (5 février 2026)
L'expiration du traité aujourd'hui même est une victoire stratégique pour Tel-Aviv, plus que pour Washington ou Moscou.
L'intérêt israélien : Une relation stabilisée entre Trump et Poutine pourrait conduire à un "Grand Deal" incluant le Moyen-Orient. Israël redoute par-dessus tout une reconnaissance américaine de l'influence russe en Syrie et en Iran.
Le mécanisme : En poussant Trump vers une posture de "poker" intransigeante sur le nucléaire (en exigeant l'inclusion impossible de la Chine), les conseillers proches des intérêts israéliens garantissent la rupture. Cette rupture empêche tout rapprochement diplomatique qui pourrait se faire au détriment de la liberté d'action militaire d'Israël dans la région.
2. La "Guerre Perpétuelle" comme modèle économique
L'économie israélienne, fragilisée en 2025 par des mois de conflit, ne survit désormais que grâce à son secteur de pointe.
Le marché de la peur : Pour que l'Europe continue d'acheter massivement des systèmes de défense (comme le contrat Arrow 3 de 6,5 milliards de dollars avec l'Allemagne finalisé fin 2025), il faut que la menace russe reste crédible et terrifiante.
Le label "Battle-Tested" : Les technologies de surveillance et d'intelligence artificielle testées à Gaza et au Liban sont les nouveaux fleurons de l'exportation israélienne. Si Trump signait une paix durable avec Poutine, l'OTAN réduirait ses budgets, et Israël perdrait ses débouchés vitaux en Europe.
3. L'éviction de la Russie du Moyen-Orient
Maintenir Trump en porte-à-faux avec Poutine sert un but géopolitique précis : isoler l'Iran.
Le bouclier russe : La Russie est historiquement le seul acteur capable de freiner les ambitions israéliennes contre l'Iran en fournissant des systèmes de défense (S-400) ou un appui diplomatique à Téhéran.
La manœuvre : En utilisant des leviers d'influence (qu'ils soient financiers ou liés aux dossiers Epstein déclassifiés en 2025 mentionnant des liens avec le Mossad), Israël s'assure que Trump voie Poutine non comme un partenaire, mais comme un adversaire à affaiblir. Un Poutine occupé en Ukraine et sous pression nucléaire est un Poutine qui ne peut plus protéger ses alliés moyen-orientaux.
4. Le dossier Epstein : Un levier de redirection
La déclassification des "Epstein Files" fin 2025 a révélé des connexions suspectes avec des services de renseignement bien au-delà de la Russie.
La thèse du pivot : Si ces dossiers servent de kompromat, ils ne servent pas à forcer Trump à aimer Poutine, mais à lui interdire toute concession envers la Russie qui nuirait à la suprématie régionale d'Israël.
Conclusion
Dans ce scénario, Donald Trump n'est pas le "complice" de Poutine, mais le captif d'une architecture sécuritaire où l'intérêt national américain (America First) est détourné au profit d'une économie de guerre israélienne. Le "poker" sur New START n'est pas une preuve de force de Trump, mais le signe qu'il est contraint de maintenir un état de tension mondiale pour satisfaire les impératifs de son allié le plus influent.

lundi 9 février 2026

Le dieu de la guerre / Белый всадник (Efim Dzigan, 1925)

 


Omis Rmerti (Le Dieu de la guerre)

1925 - 1h07

URSS-Géorgie

Réalisation : Efim Dzigan

Scénario : Efim Dzigan, Lev Goldenveizer

Photographie : Sergei Zabozlaev, Aleksandr Galperin

Décors : Robert Fedor

Avec : A. Skaldov, Raisa Esipova, M. Kojevnikov, Aleksandre Gougouchvili, Vladimir Ouralski

Première Guerre mondiale. Des religieux de différentes confessions, notamment orthodoxes, catholiques, musulmans et juifs, appellent les soldats à défendre leur patrie. Ils soutiennent les intentions impérialistes de l'Angleterre, de la France, de la Russie, de l'Allemagne et de la Turquie. Cependant, la brutalité de la guerre ouvre les yeux des plus démunis. Le soldat russe Giorgi, ancien ouvrier, était un croyant humble avant de partir au front. Dans les tranchées, il est témoin de l'absence totale de droits des soldats et de l'absurdité de la guerre impérialiste.



lundi 5 janvier 2026

Le jour où Bush a ri… et révélé la vérité sur l’OTAN (été 2001)


En 2001, Vladimir Poutine présente à Bush un document soviétique de 1954 où l’URSS demandait à rejoindre l’OTAN.
Bush esquisse un rire nerveux, surpris par cette archive qui contredit totalement le récit occidental.
Poutine poursuit : la Russie moderne, elle aussi, est prête à intégrer l’Alliance.
Madeleine Albright enterre immédiatement l’idée.
Depuis, les faits sont têtus :
• la Russie tend la main → refus
• l’OTAN, elle, avance → jusqu’au seuil de Moscou
Ce n’était pas une alliance défensive.
C’était un projet d’encerclement de la Russie — Bush le savait, d’où ce rire mal à l’aise.
 

Et puis BOUM les twin towers.

dimanche 23 novembre 2025

Syrie : HTC annule les accords portuaires avec la Russie et cède Tartous aux Émirats et Lattaquié à la France

 

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Vue aérienne de porte-conteneurs ancrés au large de Tartous, 
ville portuaire de l'ouest de la Syrie.

La Syrie a officiellement cédé l'exploitation du port de Tartous, le deuxième plus grand port du pays, à la société de logistique DP World des Émirats arabes unis, dans le cadre d'une concession de 30 ans d'une valeur de 800 millions de dollars.

DP World a officiellement commencé ses opérations quelques mois après la signature de cet accord avec l'Autorité générale syrienne des ports terrestres et maritimes.

« Nous sommes déterminés à mettre à profit l'expertise mondiale de DP World pour construire un port moderne et numérique, qui stimulera le commerce, créera des opportunités et positionnera réellement Tartous comme une plaque tournante du commerce en Méditerranée orientale », a déclaré Fahad al-Banna, le nouveau directeur général de DP World Tartous.

Le chef de HTC, Abou Mohammad al-Jolani, reçu par Macron à Paris

Selon les termes de l'accord, DP World modernisera l'infrastructure portuaire, augmentera les capacités de manutention et de stockage, et investira dans des systèmes de manutention en vrac.

Cette décision intervient alors que le régime syrien, dirigé par Hayat Tahrir al-Cham (HTC), a décidé en juin d’annuler un accord de 2019 entre le gouvernement de l'ancien président Bachar Assad et la société russe Stroytransgaz, affirmant que cette dernière avait violé son contrat en ne dépensant pas les 500 millions de dollars promis pour moderniser Tartous.

Outre Tartous, un contrat de concession de 30 ans a également été signé avec la compagnie maritime française CMA CGM pour gérer le port de Lattaquié, la plus grande ville portuaire de Syrie.

Cette évolution survient après l'annonce en mai par le président américain Donald Trump de la levée de toutes les sanctions américaines contre la Syrie.

Trump a fait cette annonce à Riyad, lors de sa visite en Arabie saoudite, où il a rencontré Abou Mohammed al-Jolani, chef du régime dirigé par HTC, qui s’est dit prêt à normaliser les relations entre Damas et le régime de Tel-Aviv.

Des responsables syriens et israéliens comptent se rencontrer à Bakou

Autrefois affilié à Al-Qaïda et Daech, al-Jolani a pris le pouvoir en Syrie après une offensive rapide de son groupe armé, HTC, qui a renversé le gouvernement du président Bachar al-Assad en décembre 2024.

dimanche 2 novembre 2025

Triade de la nouvelle ère : matière, énergie, pensée

 






Ce que pense l’Occident à ce sujet
 
Nous (l’Occident) avons manqué le moment où le monde a cessé d’être tel que nous le connaissions. Convaincus que « la fin de l’histoire » était arrivée, que notre modèle avait triomphé, nous pensions que le reste du monde dériverait lentement mais sûrement vers la démocratie libérale et l’économie de marché. Nous imaginions que les grands combats de notre époque se joueraient sur le terrain des esprits, des « likes » et des parts de marché d’applications mobiles.
 
Pendant que nous dormions, un nouveau monde se construisait. Pas seulement en Chine ou en Russie. Tout un bloc de pays, aujourd’hui regroupé sous l’appellation BRICS+, qui représente désormais plus de la moitié de la population mondiale — près de 5 milliards d’habitants sur 8 —, a commencé à façonner sa propre réalité. Il ne s’agit pas simplement d’une alliance économique. C’est un projet civilisationnel en train de s’émanciper de l’Occident, en créant ses propres instruments financiers, ses propres corridors commerciaux et, surtout, sa propre vision de l’avenir — une vision qui ne repose pas sur nos règles.
 
Alors que nous nous mesurions à coups de diagonales d’iPhone et de valorisations de start-up, de l’autre côté de la planète, on bâtissait ce monde nouveau. Un monde fondé non pas sur des idées abstraites, mais sur la physique. Un monde qu’on peut toucher, peser, dont on peut mesurer la masse et le potentiel énergétique.
 
Pour comprendre ce qui s’est produit, il faut décomposer la réalité en trois niveaux fondamentaux, comme dans un jeu vidéo : Matière, Énergie et Pensée. Et sur chacun de ces plans, nous avons perdu l’initiative stratégique.

Le prix des biens bon marché : comment nous avons cédé le fondement du monde

Commençons par le fondement. Par ce dont est fait notre monde : acier, béton, plastique, cuivre, lithium, terres rares. Nous, en Occident, avons volontairement abandonné ce niveau. Nous l’avons appelé « optimisation des chaînes de production » et « délocalisation vers des pays à main-d’œuvre bon marché ». Nous nous réjouissions des produits à bas coût et de l’essor du secteur des services, tandis que la Chine devenait l’usine du monde. Mais ce n’était que la première phase.

Aujourd’hui, la Chine ne contrôle pas seulement la fabrication. Elle maîtrise toute la chaîne de la Matière.

1. Ressources : La Chine détient une position quasi monopolistique sur le marché des terres rares, indispensables à toute l’électronique moderne — des smartphones aux systèmes de guidage de missiles. Elle ne se contente pas de les extraire ; elle contrôle aussi les technologies de leur transformation.

2. Production : Des jouets et des vêtements aux drones de haute technologie et aux serveurs informatiques, tout est fabriqué en Chine. Ce ne sont pas seulement des usines que nous avons perdues, mais des compétences entières. Nous avons désappris à produire concrètement, à l’échelle industrielle.

Les nouvelles artères de la planète : de la Route de la soie au cosmódrome volant

3. Logistique : L’initiative « Une ceinture, une route » ne se limite pas à des routes et des ports. Elle consiste à créer un nouveau système circulatoire planétaire, dont toutes les artères convergent vers Pékin. La Chine construit un réseau physique qui la placera au cœur du commerce mondial, reléguant les anciennes voies maritimes, contrôlées par les États-Unis, à la périphérie.

Et le point culminant de cette domination matérielle réside dans ses projets d’ingénierie, dignes de la science-fiction. Pendant que nous débattons de toilettes neutres en genre, elle édifie les plus grands ponts du monde, met en service les trains les plus rapides et se prépare à l’exploitation industrielle de la Lune.

Elle ne raisonne pas en trimestres comptables, mais en termes de terraformation. Elle transforme littéralement le paysage terrestre.

Son nouveau projet, qui passe encore inaperçu, est l’avion de transport « Atlant » : ce n’est pas simplement un gros porteur. C’est une plateforme aérienne mobile, une sorte de cosmódrome volant capable d’acheminer entre 300 et 400 tonnes de fret sur des distances intercontinentales et de se poser sur n’importe quelle surface plane — que ce soit la banquise arctique ou un désert. C’est la fin de l’ère des porte-avions. À quoi bon une base flottante quand on peut déployer, en huit heures, un groupe tactique de bataillon complet — chars et artillerie compris — n’importe où sur la planète ?

La Chine s’approprie le monde physique. La matière. C’est sur ce socle qu’elle érige l’étage suivant.
 
Niveau 2 : ÉNERGIE ET PUISSANCE
 
️La station-service qui s’est souvenue de tout : le paradoxe des sanctions

Le deuxième niveau est ce qui met la matière en mouvement : l’énergie. Ici, l’acteur principal est la Russie. On a pris l’habitude de la considérer comme une simple « station-service » — un pays qui vend du pétrole brut et du gaz en vivant sur l’héritage soviétique. C’est là notre deuxième erreur catastrophique. Nous n’avons pas vu que nos propres sanctions, censées l’affaiblir, ont produit l’effet inverse : elles ont déclenché un processus de souveraineté forcée. 

Au lieu de s’effondrer, la Russie a entrepris, à un rythme accéléré, de reconstruire tout ce qui avait été démantelé ou laissé à l’abandon depuis les années 1990 : la construction de machines-outils, l’industrie lourde et l’aéronautique civile. Les sanctions sont devenues non pas un poison, mais un remède, l’obligeant à relancer son secteur productif et à réactiver ses compétences scientifiques.

Ce renouveau est visible à l’œil nu dans la renaissance de l’aviation russe. Toute la gamme est en cours de restauration et de modernisation : des bombardiers stratégiques à long rayon d’action comme le Tu-160M « Cygne blanc » et l’intemporel Tu-95MS, jusqu’aux avions de ligne moyen-courriers de nouvelle génération MC-21, destinés à remplacer Boeing et Airbus sur le marché intérieur, ainsi qu’aux biréacteurs régionaux Superjet 100, désormais disponibles en version entièrement dépourvue de composants importés. C’est là l’incarnation matérielle d’une souveraineté retrouvée.

Prométhée russe : l’énergie infinie du cycle fermé

Alors que l’on investissait dans les énergies « vertes », encore aujourd’hui fortement tributaires des conditions météorologiques et des batteries chinoises, la Russie a opéré en silence une révolution dans le seul domaine énergétique véritablement souverain et inépuisable : le nucléaire.

Elle ne se contente pas de construire des centrales nucléaires partout dans le monde. Elle a mis au point ce que nul autre pays ne possède à ce jour — et qu’aucun n’aura probablement avant les vingt ou trente prochaines années : la technologie du cycle nucléaire fermé à neutrons rapides.

1. Énergie infinie : cette technologie permet d’utiliser comme combustible les matières issues du combustible nucléaire usé ainsi que l’uranium appauvri, dont des centaines de milliers de tonnes sont déjà stockées. En pratique, elle offre une source d’énergie pour des milliers d’années.

2. Sécurité : les réacteurs à neutrons rapides sont fondamentalement plus sûrs que les anciens modèles. Ils peuvent « brûler » les déchets radioactifs les plus dangereux en les transformant en éléments moins nocifs, résolvant ainsi le problème des dépôts géologiques de déchets nucléaires.

3. Indépendance : il n’est plus nécessaire d’importer de grandes quantités d’uranium naturel. Le pays ne dépend plus des livraisons en provenance du Kazakhstan ou du Nigeria. Sa base combustible est déjà sur son propre territoire.

Il ne s’agit pas seulement d’une avancée technologique. C’est un changement de paradigme. La Russie cesse d’être une simple « station-service » pour devenir la seule puissance mondiale dotée d’une source d’énergie stable, propre et pratiquement inépuisable.

La physique de la nouvelle guerre : l’arme hypersonique et le « Poséidon » comme remise à zéro des règles

Mais leur révolution énergétique ne se limite pas au nucléaire. Elle se diversifie dans les domaines les plus avancés. Dès 2025, la Russie teste sur ses voies fluviales un bateau de promenade, l’« Écobalt », propulsé par des piles à combustible à hydrogène. Ce projet, qui peut sembler modeste, constitue en réalité un marqueur clair : ils mettent au point les technologies de demain non pas en laboratoire, mais sur des objets réels. Et de ces petits bateaux fluviaux, ils passent à l’échelle supérieure, en concevant de véritables géants arctiques conçus dès l’origine pour fonctionner à l’hydrogène. C’est ainsi qu’ils bâtissent une flotte entière de haute technologie destinée à assurer leur contrôle sur le passage du Nord-Est.

Leurs nouveaux systèmes d’armes — les complexes hypersoniques « Avangard » et « Tsirkon », le tout nouveau système « Oreshnik », ainsi que le drone sous-marin nucléaire « Poséidon » — ne sont pas de simples missiles supplémentaires. Ce sont des armes fondées sur de nouveaux principes physiques. L’arme hypersonique rend obsolète l’ensemble de nos systèmes de défense antimissile. Quant au « Poséidon » — un drone sous-marin équipé d’une propulsion nucléaire et d’une ogive mégatonique, capable de générer un tsunami radioactif —, il change les règles mêmes du jeu. La question n’est plus de savoir si ces torpilles sont déjà au large des côtes américaines. La question est qu’elles pourraient s’y trouver à tout moment, invisibles, créant ainsi une menace constante et inéluctable.

C’est là le « voyage dans le passé » en action : pendant que vous perfectionnez arcs et flèches, nous introduisons la poudre à canon dans votre monde. La Russie s’approprie l’Énergie.

Niveau 3 : LA PENSÉE  
 
Un camp de concentration numérique avec du Wi-Fi gratuit : nous avons créé une arme contre nous-mêmes

Voici maintenant l’essentiel. Ce domaine où nous nous croyions leaders absolus et éternels : l’information, la pensée, la conscience. Nous avons inventé Internet, les réseaux sociaux, la toile informationnelle mondiale. Nous étions convaincus que c’était là l’instrument ultime de notre victoire — que grâce aux jeans, au Coca-Cola et à Facebook, nous convertirions le monde entier à notre cause. Nous nous sommes trompés. Nous avons forgé une arme parfaite… qui s’est retournée contre nous.

Nous avons bâti un camp de concentration numérique doté d’un Wi-Fi gratuit. Un camp dont les murs sont invisibles, car tissés de confort, de divertissements et d’un flux incessant de contenus personnalisés. Nous avons remis les clés de notre propre conscience à des algorithmes dont l’unique objectif est de retenir notre attention une seconde de plus. Et pendant que nous faisons défiler nos fils d’actualité, absorbant ce « fast-food mental », nos adversaires, eux, ont tiré les leçons nécessaires.

Le Grand Mur et le brouillard cognitif : deux réponses au chaos numérique
 
La Chine a observé notre modèle et l’a poussé jusqu’à son absolu logique. Elle a repris notre idée de collecte totale de données, mais en en changeant l’objectif. Là où nous visons à « vous vendre une nouvelle paire de baskets », elle vise à « construire une société harmonieuse et maîtrisable ». Le Grand Pare-feu chinois, le système de crédit social, la surveillance vidéo omniprésente — ce ne sont pas, à leurs yeux, des répressions au sens où nous l’entendons. Il s’agit plutôt de la création d’un espace numérique souverain. La Chine s’est isolée du chaos informationnel occidental et façonne, à l’intérieur de son périmètre, un citoyen numérique prévisible, loyal et efficace.
 
La Russie, quant à elle, a choisi une voie différente, asymétrique. Elle a compris qu’elle ne pourrait pas — et ne voudrait pas — construire son propre « Facebook ». À quoi bon, puisqu’il est plus simple de pirater le système d’exploitation même sur lequel repose la conscience occidentale ? Sa stratégie consiste à déployer un brouillard cognitif de guerre. Elle ne cherche pas à nous convaincre de sa « vérité ». Elle démontre, au contraire, qu’aucune vérité n’existe. Elle ne s’attaque pas à nos arguments, mais à notre capacité même à faire confiance — que ce soit à nos gouvernements, aux médias, à la science, ou même à nos propres yeux. Elle transforme notre liberté d’expression en notre principale vulnérabilité.
 
C’est là la suite directe de sa philosophie « popadanets » (« transpercé dans le temps »). Le héros « popadanets » ne discute pas avec les prêtres locaux sur la nature des dieux. Il arrive et, en appliquant les lois de la physique, produit un éclair avec une bobine de Tesla, sapant ainsi les fondements mêmes de leur « néo-croyance antichrétienne ». De la même manière, la Russie d’aujourd’hui ne débat pas avec nous des « fausses valeurs » de la « néo-démocratie ». Elle n’entre pas dans des discussions sur le fait de savoir si l’homosexualité est une norme ou combien de genres on peut inventer en une semaine. À quoi bon ? Elle se contente de démontrer que tout notre système de valeurs n’est qu’une construction fragile, qu’un ou deux coups d’information bien placés suffisent à faire s’effondrer.

Synthèse finale : la naissance de la Matière pensante

Leur objectif ultime n’est pas la victoire sur le champ informationnel. Il est bien plus profond : créer une Matière pensante. C’est la fusion des trois niveaux. Lorsque l’intelligence artificielle ne gère plus seulement des flux publicitaires, mais les flux d’énergie dans un cycle nucléaire fermé. Lorsqu’un réseau neuronal trace en temps réel l’itinéraire d’un camion « Atlant », transportant 300 tonnes de marchandises, en contournant un cyclone au-dessus de la Sibérie. Lorsque les technologies atomiques et de déformation ne sont plus pilotées par l’homme, mais par un système auto-apprenant capable de concevoir de nouveaux matériaux aux propriétés définies.

Ils construisent une civilisation où la Pensée (l’IA) commande directement l’Énergie (atome, hydrogène) afin de transformer la Matière (ressources, routes arctiques) — sans intermédiaires superflus tels que politiciens, courtiers en bourse ou influenceurs Instagram.

Conclusion : le plafond

La question « qui dominera le ciel ? » ne se pose plus. Elle est tranchée. Mais ce maître des cieux n’est pas simplement le fruit de la synthèse entre le « Corps » chinois et l’Énergie russe. Ce n’est là qu’une avant-garde.

Les fondations et les murs porteurs de ce nouveau monde sont érigés par cinq milliards d’êtres humains. L’Inde, avec son potentiel intellectuel et démographique. Le Brésil, grâce à sa base de ressources naturelles. L’Afrique du Sud, l’Iran, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite — chacun apporte ses propres briques à ce chantier du siècle. Ensemble, ils bâtissent une civilisation où la Pensée (l’IA) dirige l’Énergie (l’atome) pour transformer la Matière (les ressources), au service des intérêts de leurs peuples — et non plus de ces « valeurs universelles » abstraites que nous avons tenté de leur imposer.

Et pour nous, l’Occident, la conséquence est aussi simple qu’effroyable :  
le ciel n’est plus cet espace infini de liberté et de possibilités. Il est devenu un territoire où les postes sont déjà établis et les frontières tracées.  

Sans nous.


dimanche 12 octobre 2025

L’intervention de la Russie en Ukraine : une révolution ? Joti Brar répond

 


Les russes sont partis (Aleksandr Gutman, 1990)


 

Gorbatchev, pizzaiolo du Monde libre

 


1998. Dans l'annonce, Mikhail Gorbatchev, l'ancien président soviétique apparaît aux côtés de sa petite-fille d'alors âgée de 10 ans, Anastasia, tandis que les clients débattent farouchement de son héritage. Selon CNN, "la publicité utilise leur présence dans un restaurant Pizza Hut pour suggérer que le capitalisme est meilleur que le communisme parce qu'il rend disponible des luxes comme Pizza Hut".
 
Le porte-parole de Gorbatchev, Karen Karagezian, a déclaré que Gorbatchev avait accepté de faire la publicité afin de gagner de l'argent pour sa fondation de recherche.

"Je suis en train de créer une bibliothèque et une archive de perestroïka, et ce projet nécessite certains fonds", a déclaré Gorbatchev à CNN. " La Perestroïka a donné un élan à la Russie et au monde entier. Il est très important que tout ce qui s'est passé soit préservé dans ces deux centres."

Gorbatchev a déclaré qu'il avait refusé d'approuver d'autres produits, mais a fait une exception seulement pour Pizza Hut parce que la pizza "rassemble les gens".

"C'est une partie importante de la vie", a-t-il déclaré. "Ce n'est pas seulement la consommation, c'est aussi socialiser. Si je n'avais pas vu que c'était bénéfique pour les gens, je n'aurais pas accepté."

Au moment où la publicité a été faite, Sergueï Tatosyan, le directeur de la Pizza Hut, basée à Moscou, où la publicité a été filmée, a déclaré que la publicité ne sera pas montrée en Russie en raison de l'impopularité de Gorbatchev.

lundi 21 juillet 2025

La Tercera Guerra Mundial ya ha comenzado, pero no todos lo entienden

FUENTE: https://observatoriocrisis.com/2025/07/20/la-tercera-guerra-mundial-ya-ha-comenzado-pero-no-todos-lo-entienden/

DMITRI TRENIN, Miembro del Consejo Ruso de Asuntos Internacionales

La guerra «caliente» en Ucrania se está convirtiendo en una guerra directa de Europa contra Rusia . De hecho, los europeos llevan mucho tiempo involucrados en el conflicto.

Mucha gente habla ahora de la deriva de la humanidad hacia una «tercera guerra mundial», insinuando que nos espera algo similar a los acontecimientos del siglo XX. Sin embargo, la guerra cambia constantemente de aspecto. No nos llegará como en junio de 1941 (una invasión militar a gran escala), ni como se temía en octubre de 1962, durante la Crisis de los Misiles de Cuba (en forma de un ataque nuclear masivo). De hecho, la guerra mundial ya está aquí, aunque no todos lo hayan notado ni comprendido. 

El período de preguerra terminó para Rusia en 2014, para China en 2017 y para Irán en 2023. Desde entonces, la escala de la guerra en su forma moderna y su intensidad han aumentado constantemente. No se trata de una «segunda guerra fría». Desde 2022, la guerra de Occidente contra Rusia ha adquirido un carácter decisivo, y la transición de un conflicto candente pero indirecto en Ucrania a un choque nuclear frontal con los países de la OTAN es cada vez más probable. 

El regreso de Donald Trump a la Casa Blanca abrió la posibilidad de evitar tal enfrentamiento, pero a mediados de año, gracias a los esfuerzos de los países europeos y los «halcones» estadounidenses, la perspectiva de una gran guerra se había vuelto peligrosamente cercana. La actual guerra mundial es una combinación de varios conflictos que involucran a las principales potencias: Estados Unidos y sus aliados, China y Rusia.

A pesar de las formas cambiantes, la causa de esta guerra mundial es tradicional: un cambio en el equilibrio de poder mundial. Sintiendo que el auge de nuevos centros de poder (principalmente China) y la restauración de Rusia como gran potencia amenazan su dominio, Occidente ha lanzado una contraofensiva. Para Estados Unidos y Europa, esta no es la última batalla, pero sin duda será decisiva.

Occidente es incapaz de aceptar la pérdida de la hegemonía mundial. No se trata solo de geopolítica. La ideología occidental (globalismo político y económico, y posthumanismo sociocultural) rechaza orgánicamente la diversidad, la identidad nacional o civilizacional y la tradición. Para el Occidente moderno, el rechazo del universalismo significa una catástrofe: no está preparado para un estatus regional. Por lo tanto, Occidente, habiendo reunido sus considerables recursos y contando con su superioridad tecnológica, frágil pero aún vigente, busca destruir a quienes ha registrado como rivales.

Destruir no es una exageración. Cuando el anterior presidente estadounidense, Joe Biden, usó la palabra en una conversación con el presidente brasileño Lula da Silva, fue más franco que cuando su secretario de Defensa, Lloyd Austin, habló de “infligir una derrota estratégica a Rusia”. 

Lo que es una guerra de aniquilación ha sido demostrado por Israel, respaldado por Occidente, primero en Gaza, luego en Líbano y finalmente en Irán. No es coincidencia que se usara el mismo esquema para destruir objetivos en la República Islámica que en el ataque a los aeródromos militares rusos el 1 de junio. También es natural que, aparentemente, Estados Unidos y Gran Bretaña estén involucrados en ambas operaciones de sabotaje: Rusia, como Irán, China y Corea del Norte, son considerados en Washington y Londres enemigos irreconciliables de Occidente. Esto significa que los compromisos en la guerra en curso son imposibles; solo puede haber calmas temporales .

Dos focos de guerra mundial ya están en auge : Europa del Este y Oriente Medio. Un tercero se vislumbra desde hace tiempo: Asia Oriental (Taiwán, la península de Corea, los mares de China Meridional y Oriental). Rusia participa directamente en la guerra en Europa; sus intereses se ven afectados en Irán; y podría estar involucrada de una u otra forma en el Lejano Oriente. 

Tres focos no son todos. Podrían surgir nuevos, desde el Ártico hasta Afganistán, y no solo a lo largo del perímetro de las fronteras del país, sino también dentro de él. En lugar de las estrategias de guerra anteriores, que contemplaban, además de quebrantar la voluntad del enemigo y privarlo de su capacidad de resistencia, el control de su territorio, las estrategias modernas no se orientan a ocupar un estado enemigo, sino a provocar la desestabilización y el caos internos.

La estrategia de Occidente hacia Rusia , tras el fallido intento de «infligir una derrota estratégica», consiste en debilitarla económica y psicológicamente mediante la guerra, desestabilizar nuestra sociedad, socavar la confianza en el liderazgo del país y sus políticas, y provocar nuevos disturbios. El enemigo asume que sus esfuerzos deben culminar en el período de transferencia del poder supremo.

En cuanto a los métodos para lograr este objetivo , Occidente no se limita (ni a sus aliados) a prácticamente nada. Absolutamente todo es permisible. La guerra se ha vuelto voluminosa. Gracias al uso generalizado de drones cada vez más sofisticados, todo el territorio de cualquier país, cualquiera de sus instalaciones y todos sus ciudadanos se han vuelto vulnerables a ataques precisos. 

Estos ataques se llevan a cabo contra infraestructuras y fuerzas nucleares estratégicas; instalaciones de complejos nucleares y centrales nucleares; políticos, científicos, figuras públicas, diplomáticos (incluidos negociadores oficiales), periodistas y, cabe añadir, sus familiares son asesinados. Se organizan ataques terroristas masivos; zonas residenciales, escuelas y hospitales son objeto de bombardeos selectivos, ¡no aleatorios! Esto es una guerra total en el pleno sentido de la palabra.

La guerra total se basa en deshumanizar al enemigo . No se tienen en cuenta las víctimas extranjeras (ni siquiera entre los propios aliados, ni hablar de los representantes). La mano de obra y la población del enemigo son biomasa. Solo importan las propias pérdidas, ya que pueden afectar el nivel de apoyo electoral al gobierno. 

El enemigo es el mal absoluto que debe ser aplastado y destruido. La actitud hacia el mal no es una cuestión de política, sino de moralidad. Por lo tanto, no hay respeto externo por el enemigo, como fue el caso durante la Guerra Fría. En cambio, se aviva el odio. El liderazgo enemigo es criminal por definición, y la población de los países enemigos tiene responsabilidad colectiva por los líderes que tolera. Las estructuras internacionales (organizaciones, agencias, tribunales) capturadas por Occidente se han transformado en parte de un aparato represivo destinado a perseguir y castigar a los oponentes.

La deshumanización se basa en el control total de la información y en un lavado de cerebro metódico y de alta tecnología. Reescribir la historia, incluyendo la Segunda Guerra Mundial y la Guerra Fría. Se miente descaradamente sobre la situación actual, se prohíbe cualquier información proveniente del enemigo, se persigue a los ciudadanos que dudan de la veracidad de la narrativa única y los califican de agentes enemigos, convirtiendo a las sociedades occidentales en objetos para la manipulación de las élites gobernantes.

 Al mismo tiempo, Occidente y sus aliados, a menudo utilizando un régimen más blando, en el bando enemigo reclutan allí agentes para provocar conflictos internos —sociales, políticos, ideológicos, étnicos, religiosos, etc.—.

La fuerza del enemigo reside en la cohesión de la élite globalista (ya posnacional) mundial y en el exitoso procesamiento ideológico de la población . No debe exagerarse la división entre Estados Unidos y el resto de Occidente bajo el gobierno de Trump. Ha habido una división dentro del propio «grupo Trump», mientras que Trump se acerca a sus críticos recientes. 

La experiencia de los últimos años demuestra que muchas de las medidas más importantes las está tomando el «estado profundo» eludiendo al actual presidente. Este es un grave factor de riesgo. Occidente aún posee un impresionante poder militar y los medios para proyectarlo globalmente. Mantiene un liderazgo tecnológico, una hegemonía financiera y domina el campo de la información. 

Su escenario de guerra abarca desde las sanciones hasta el ciberespacio, desde la biotecnología hasta el ámbito del pensamiento humano. Su estrategia consiste en atacar a los enemigos uno por uno. Occidente practicó con Yugoslavia, Irak y Libia, ante quienes nadie se opuso. Ahora se encuentra en una guerra indirecta con Rusia. Mientras Israel, con el apoyo de Occidente, ataca a Irán. La RPDC y China están en la lista de espera.

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La guerra «caliente» en Ucrania se está convirtiendo en una guerra directa de Europa contra Rusia . De hecho, los europeos llevan mucho tiempo involucrados en el conflicto. Misiles británicos y franceses alcanzan objetivos rusos, la inteligencia de los países de la OTAN se transfiere a Kiev, los europeos participan en el entrenamiento de combate de las Fuerzas Armadas ucranianas y en la planificación conjunta de operaciones militares, de sabotaje y terroristas. 

Muchos países de la UE suministran armas y municiones a Kiev. Ucrania es una herramienta, un consumible para Europa; la guerra no se limita a Ucrania ni terminará allí. A medida que disminuyen los recursos humanos ucranianos, la OTAN y la UE involucrarán los recursos de otros países de Europa del Este, en particular los Balcanes. Esto debería dar tiempo a Europa para prepararse para una guerra con Rusia a medio plazo.

Una pregunta razonable: ¿se trata de una preparación para la defensa o el ataque? Quizás una parte de las élites europeas haya sido víctima de su propia propaganda sobre la «amenaza rusa», pero para la mayoría se trata del deseo de conservar el poder en las condiciones de histeria prebélica. Sin embargo, los peligros provenientes de Occidente deben tomarse en serio. 

Por supuesto, no debemos esperar una repetición literal del 24 de junio de 1812 o el 22 de junio de 1941. Puede haber (y sin duda habrá) provocaciones desde el Báltico hasta el Mar Negro; es probable que se intente abrir un «segundo frente» en Transnistria, Transcaucasia u otros lugares. Particularmente peligrosos pueden ser: la transferencia de armas poderosas por parte de europeos a Kiev, que se afirmará que fueron fabricadas por la propia Ucrania; los intentos de bloquear la salida del Golfo de Finlandia o Kaliningrado; nuevos sabotajes contra las instalaciones estratégicas de Rusia. Lo principal es que las élites europeas han recuperado un objetivo: resolver de alguna manera la «cuestión rusa » .

En ningún caso debemos tratar a los europeos a la ligera o con condescendencia . Debido a que Europa ha fracasado en muchas áreas, su élite está nerviosa y se moviliza. La pérdida de Europa de la capacidad de pensar estratégicamente, y la pérdida de prudencia e incluso de sentido común de sus gobernantes, la hace más peligrosa. 

La hostilidad de los círculos gobernantes de Europa hacia Rusia no es una cuestión de oportunismo que pronto será reemplazado por un «espíritu empresarial». No se trata solo de que Rusia, en la imagen de un enemigo, ayude a las élites a unir la Unión Europea y luchar contra los competidores internos. Y no se trata solo de fobias y agravios de larga data. 

Más importante aún, Rusia no es solo un «otro significativo»; obstaculiza la restauración de la hegemonía occidental (incluida la europea), representa una alternativa de civilización que confunde a los europeos comunes y limita la capacidad de las élites europeas para explotar al resto del mundo. Por lo tanto, una Europa unida apunta seriamente a aplastar a Rusia.

Por lo tanto, nos espera una larga guerra . No habrá una victoria en Ucrania como la de 1945. La confrontación continuará de otras formas, posiblemente también en el ámbito militar. No habrá una confrontación estable (es decir, una coexistencia pacífica), como durante la Guerra Fría. Al contrario, las próximas décadas prometen ser muy dinámicas. Tendremos que continuar la lucha por el lugar que merece Rusia en el nuevo orden emergente.

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¿Qué hacer? No hay vuelta atrás y no se vislumbra paz. Ha llegado el momento de tomar decisiones, de actuar. No es momento de medias tintas; las medias tintas conducen al desastre.

Para nosotros, lo principal es fortalecer la retaguardia sin debilitar el frente. Necesitamos movilizar fuerzas, pero no según las instrucciones de hace 50 años, sino con inteligencia. Si luchamos a medias, perderemos sin duda. 

Nuestra ventaja estratégica —un liderazgo político seguro— debe mantenerse y, sobre todo, reproducirse sin fisuras. Debemos tener claro hacia dónde y qué camino tomamos. Nuestras políticas económicas, financieras y tecnológicas deben corresponder plenamente a las duras realidades de una confrontación a largo plazo, y la política demográfica (desde la natalidad hasta la migración) debe frenar y revertir las tendencias que nos resultan peligrosas. La unidad patriótica de la población, la solidaridad práctica de todos sus grupos sociales y el fortalecimiento del sentido de justicia deben convertirse en la principal preocupación de las autoridades y la sociedad.

Necesitamos fortalecer las alianzas y asociaciones externas. Las alianzas militares en Occidente (Bielorrusia) y Oriente (Corea del Norte) han demostrado su eficacia. Sin embargo, carecemos de un aliado similar en el sur. Necesitamos trabajar para fortalecer la dimensión sur de nuestra geopolítica. Debemos analizar con seriedad y cuidado los resultados y las consecuencias de la guerra entre Israel, por un lado, e Irán y sus aliados regionales, por el otro. 

El enemigo, actuando como un solo bloque, apuesta por destruir a sus enemigos uno a uno. De esto, nosotros y nuestros socios debemos extraer una conclusión obvia: no copiar los formatos occidentales, sino lograr una coordinación más estrecha y una interacción eficaz.

Es posible y necesario jugar tácticamente con la administración Trump; afortunadamente, ya ha obtenido algunos resultados tácticos (por ejemplo, ayudó a reducir la participación estadounidense en el conflicto ucraniano). Al mismo tiempo, es importante recordar: la táctica no es estrategia. La disposición a dialogar es complaciente para muchos, inspirando sueños de un rápido retorno al pasado brillante. La élite política estadounidense, por el contrario, sigue siendo, en general, hostil hacia Rusia. 

No habrá una nueva distensión con Estados Unidos, y la anterior terminó mal. Sí, el proceso de reformular la estrategia de política exterior estadounidense, de «imperial» a «gran potencia», probablemente continuará después que Trump deje el cargo. Debemos tener esto presente y aplicarlo en la práctica política.

Es necesario hacer comprender (no solo con palabras) a los cabecillas europeos de la lucha contra Rusia —Inglaterra, Francia, Alemania— que son vulnerables y que no podrán salir indemnes ante una nueva escalada del conflicto ucraniano. El mismo mensaje debe dirigirse a los «activistas de primera hora» de la guerra antirrusa: finlandeses, polacos y bálticos. Sus provocaciones deben ser contrarrestadas de inmediato y con contundencia. Nuestro objetivo es infundir miedo en el enemigo, acallarlo, hacerle reflexionar y detenerse.

En general, se debe actuar según la propia decisión y lógica. Actuar con audacia, no necesariamente como un espejo. Y no necesariamente como respuesta. Si un enfrentamiento es inevitable, habrá que atacar preventivamente. Al principio, con medios convencionales. Si es necesario, tras una cuidadosa consideración, con medios especiales, es decir, nucleares. 

La disuasión nuclear puede ser no solo pasiva, sino también activa, incluyendo el uso limitado de armas nucleares. La experiencia de la guerra en Ucrania demuestra que los centros de decisión no deben gozar de inmunidad. Allí, estábamos muy retrasados en los ataques, lo que produjo en el enemigo una falsa impresión sobre nuestra determinación. En la lucha que se nos impuso, debemos centrarnos en la victoria, es decir, en la completa destrucción de los planes del enemigo.

No solo necesitamos penetrar la defensa aérea enemiga en Ucrania (y, de ser necesario, en otros lugares), sino también romper la cúpula de información tras la que se ha refugiado Occidente. La Rusia postsoviética se ha negado a interferir en los asuntos internos de otros países. En tiempos de guerra, esto es un lujo inasequible. No debemos contar con que la derecha tradicional o la izquierda «normal» lleguen al poder en algún lugar y todo se resolverá solo. 

Necesitamos socavar el frente unido de nuestros oponentes desde dentro, explotar las contradicciones de intereses y ambiciones de diferentes estados, fuerzas e individuos. Europa no es homogénea. Junto a la célula dirigente (Inglaterra, Francia, Alemania) y un grupo de activistas provocadores (Finlandia, Polonia, los países bálticos), hay disidentes (Hungría, Eslovaquia, mientras los gobiernos actuales estén en el poder allí), cuyo número puede aumentar (por ejemplo, hasta el tamaño de la antigua Austria-Hungría), así como un grupo «pasivo» bastante numeroso de países del sur de Europa (Italia, España, Grecia, Chipre). 

En general, el campo de trabajo informativo y político es amplio. La OTAN y la UE son organizaciones hostiles para nosotros, la OSCE es prácticamente inútil, pero necesitamos ofrecer un diálogo activo a todas las fuerzas sensatas de Europa y crear coaliciones por la vida, por la paz y por la humanidad. Rusia no va a «secuestrar» a Europa, pero tendremos que pacificarla.

samedi 21 juin 2025

Complete Chaos! (Tropiques)

 SOURCE: https://www.librairie-tropiques.fr/2025/06/complete-chaos.html

 

Les chefs du Pentagone et du renseignement américain
écartés des discussions Iran-Israël 

Les chefs du Pentagone et du renseignement américain écartés des discussions Iran-Israël – médias
Tulsi Gabbard, directrice du renseignement national américain. 

      Le président américain Donald Trump a exclu le secrétaire à la Défense Pete Hegseth et la directrice du renseignement national Tulsi Gabbard des discussions de haut niveau sur le conflit en cours entre l'Iran et Israël, ont rapporté NBC News et le Washington Post, citant de hauts responsables de l'administration. Selon NBC , la mise à l'écart de Gabbard découlerait de sa résistance publique et interne au discours officiel américain et israélien selon lequel Téhéran est sur le point d'acquérir des armes nucléaires. Hegseth a également été écarté des discussions opérationnelles, le Washington Post rapportant que deux généraux quatre étoiles supervisant le déploiement de moyens militaires américains supplémentaires au Moyen-Orient ont pris la tête des discussions. Ancienne députée démocrate et vétéran de la guerre en Irak, Gabbard critique depuis longtemps les services de renseignement américains, qu'elle supervise désormais, et était connue pour son soutien au lanceur d'alerte de la NSA, Edward Snowden. La diffusion d'une vidéo mettant en garde contre les horreurs d'une guerre nucléaire après une visite à Hiroshima aurait irrité les conseillers de Trump. Son absence à une réunion clé du 8 juin à Camp David sur la politique iranienne a alimenté les spéculations sur son influence réduite, plusieurs sources ayant déclaré à NBC qu'elle n'avait pas participé aux récentes discussions stratégiques.

      Trump s'appuierait désormais sur un groupe consultatif plus restreint et plus "expérimenté" - composé du vice-président JD Vance, du secrétaire d'État Marco Rubio, du directeur de la CIA John Ratcliffe et du vice-président des chefs d'état-major interarmées, le général Dan Caine - qui façonnerait désormais la politique américaine sur l'Iran, plutôt que sur les dirigeants traditionnels de la défense civile et du renseignement. Le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, a démenti ces informations, affirmant que Hegseth « s'entretient avec le président plusieurs fois par jour et qu'il était avec lui dans la salle de crise cette semaine ». Gabbard a également déclaré aux journalistes qu'elle et le président étaient « sur la même longueur d'onde ».

En savoir PLUS : « Je me fiche de ce qu'elle a dit » – Trump rejette les accusations de Tulsi Gabbard concernant l'Iran

      Tandis qu'Israël lançait la semaine dernière une vaste campagne de bombardements contre l'Iran, affirmant que Téhéran était sur le point de produire l'arme nucléaire, Trump à déclaré qu'il déciderait s'il rejoindrait ou non la campagne israélienne « dans les deux prochaines semaines ».Cependant, les services de renseignement américains estiment toujours que l'Iran, bien qu'il ait stocké de l'uranium enrichi, n'a pas pris de mesures concrètes pour développer des armes nucléaires, selon le sénateur Mark Warner, principal démocrate de la commission sénatoriale du renseignement. Ce point de vue est inchangé depuis mars, lorsque Gabbard a déclaré au Congrès que les services de renseignement américains « ne croient pas que l'Iran fabrique une arme nucléaire ». Les services de renseignements américains n'ont aucune preuve que l'Iran fabrique une arme nucléaire, selon un haut responsable démocrate.

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      Trump a contredit cette évaluation mardi, affirmant que l'Iran était « à quelques semaines » d'obtenir des armes nucléaires et rejetant les remarques de Gabbard en disant : « Je me fiche de ce qu'elle a dit. ». Il a précisé qu'il faisait plutôt confiance à ce que lui racontait son ami Bibi Netanyahou ( depuis des années ) ...

Meanwhile, back at the ranch ...
"la Chine sort de l'ombre"

Résumé des opérations en cours :


Et, finalement ...
Ce qu'on peut raisonnablement penser de tout ça :