Atelier de stimulations critiques pour l'hacienda supertemporel

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mercredi 7 janvier 2026

La dame de Saïgon (Jocelyne Saab, 1996)

 

                                               

 Lien film:  https://m.ok.ru/video/3984853174810

- janvier 07, 2026
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Libellés : culture rouge, film documentaire, film politique, impérialisme, industrie de la tuerie de masse, Jocelyne Saab, USA, Vietnam

lundi 5 janvier 2026

Le jour où Bush a ri… et révélé la vérité sur l’OTAN (été 2001)


En 2001, Vladimir Poutine présente à Bush un document soviétique de 1954 où l’URSS demandait à rejoindre l’OTAN.
Bush esquisse un rire nerveux, surpris par cette archive qui contredit totalement le récit occidental.
Poutine poursuit : la Russie moderne, elle aussi, est prête à intégrer l’Alliance.
Madeleine Albright enterre immédiatement l’idée.
Depuis, les faits sont têtus :
• la Russie tend la main → refus
• l’OTAN, elle, avance → jusqu’au seuil de Moscou
Ce n’était pas une alliance défensive.
C’était un projet d’encerclement de la Russie — Bush le savait, d’où ce rire mal à l’aise.
 

Et puis BOUM les twin towers.

- janvier 05, 2026
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Libellés : 2001, Eurasie, George W. Bush, Hégémon, impérialisme, industrie de la tuerie de masse, La Société du spectacle, OTAN, Poutine, Russie, URSS, USA

vendredi 12 décembre 2025

EE. UU. en shock: Rusia acaba de ganar a lo grande en Asia


 

- décembre 12, 2025
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Libellés : Brics, Chine, Hégémon, Inde, Modi, Pakistan, Putin, Russie, USA

samedi 29 novembre 2025

S'armer pour sauver le capitalisme financier (Maurizio Lazzarato, 2025)

 

Puede ser una imagen de dirigible y texto que dice "GOOD/FYEAR GOOD lundimatin S'ARMER POUR SAUVER LE CAPITALISME FINANCIER! Maurizio Lazzarato" 

Dans ce nouvel article, Maurizio Lazzarato soutient que le réarmement des Etats-Unis (et de l’Europe) doit se comprendre comme réponse à la crise du capitalisme financier et des bulles spéculatives au bord de l’implosion. Soit que la guerre n’est pas un accident de parcours au milieu de la paix perpétuelle promue par l’économie mais son coeur même ou au moins sa roue de secours. Il vient compléter la série d’articles publiés les semaines dernières : Pourquoi la guerre ?, Les conditions politiques d’un nouvel ordre mondial, Les impasses de la pensée critique occidentale et Les États-Unis et le « capitalisme fasciste ».
« Si grande que soit une nation, si elle aime la guerre, elle périra ; si pacifique que soit le monde, s’il oublie la guerre, il sera en danger »
Wu Zi, ancien traité militaire chinois
« Quand nous parlons de système de guerre, nous entendons un système tel que celui qui est en vigueur et qui suppose que la guerre, même si elle n’est que planifiée et non combattue, est le fondement et le sommet de l’ordre politique, c’est-à-dire des relations entre les peuples et entre les hommes. Un système où la guerre n’est pas un événement mais une institution, pas une crise mais une fonction, pas une rupture mais une pierre angulaire du système, une guerre toujours décriée et exorcisée, mais jamais abandonnée comme une possibilité réelle »
Claudio Napoleoni, 1986
L’avènement de Trump est apocalyptique, au sens premier de ce terme, celui de dévoilement. Son agitation convulsive a le grand mérite de montrer la nature du capitalisme, le rapport entre la guerre, la politique et le profit, entre le capital et l’État habituellement voilé par la démocratie, les droits humains, les valeurs et la mission de la civilisation occidentale.
La même hypocrisie est au cœur du récit construit pour légitimer les 840 milliards d’euros de réarmement que l’UE impose aux États membres par le recours à l’état d’exception. S’armer ne signifie pas, comme le dit Draghi, défendre « les valeurs qui ont fondé notre société européenne » et qui ont « garanti pendant des décennies à ses citoyens la paix, la solidarité et, avec notre allié américain, la sécurité, la souveraineté et l’indépendance », mais cela signifie sauver le capitalisme financier.
Il n’y a même pas besoin de grands discours et d’analyses documentées pour masquer l’indigence de ces récits, il a suffi d’un nouveau massacre de 400 civils palestiniens pour mettre en évidence la vérité du bavardage indécent sur l’unicité et la suprématie morale et culturelle de l’Occident.
Trump n’est pas un pacifiste, il ne fait que reconnaître la défaite stratégique de l’OTAN dans la guerre d’Ukraine, alors que les élites européennes refusent l’évidence. Pour elles, la paix signifierait le retour à l’état catastrophique auquel elles ont réduit leurs nations. La guerre doit continuer car pour elles, comme pour les démocrates et l’État profond usaméricain, c’est le moyen de sortir de la crise qui a commencé en 2008, comme ce fut le cas pour la grande crise de 1929. Trump pense pouvoir la résoudre en donnant la priorité à l’économie sans renier la violence, le chantage, l’intimidation, la guerre. Il est très probable que ni l’un ni les autres ne réussiront car ils ont un énorme problème : le capitalisme, dans sa forme financière, est en crise profonde et c’est précisément de son centre, les USA, qu’arrivent les signaux “dramatiques” pour les élites qui nous gouvernent. Au lieu de converger vers les USA, les capitaux fuient vers l’Europe. Une grande nouveauté, symptôme de grandes ruptures imprévisibles qui risquent d’être catastrophiques.
Le capital financier ne produit pas de biens, mais des bulles qui gonflent toutes aux USA et éclatent au détriment du reste du monde, se révélant être des armes de destruction massive. La finance usaméricaine aspire de la valeur (les capitaux) du monde entier, l’investit dans une bulle qui tôt ou tard éclatera, obligeant les peuples de la planète à l’austérité, au sacrifice pour payer ses échecs : d’abord la bulle internet, puis la bulle des subprimes qui a provoqué l’une des plus grandes crises financières de l’histoire du capitalisme, ouvrant la porte à la guerre. Ils ont aussi tenté la bulle du capitalisme vert qui n’a jamais décollé et enfin celle, incomparablement plus grosse, des entreprises de haute technologie. Pour colmater les brèches des désastres de la dette privée déchargée sur les dettes publiques, la Réserve fédérale et la Banque européenne ont inondé les marchés de liquidités qui, au lieu de “ruisseler” dans l’économie réelle, ont servi à alimenter la bulle des hautes technologies et le développement des fonds d’investissement, connus sous le nom de “Big Three” : Vanguard, BlackRock et State Street (le plus grand monopole de l’histoire du capitalisme, gérant 50 000 milliards de dollars, actionnaire principal de toutes les plus importantes sociétés cotées en bourse). Aujourd’hui, même cette bulle est en train de se dégonfler.
Si l’on divise par deux la capitalisation totale de la bourse de Wall Street, on est encore loin de la valeur réelle des entreprises de haute technologie, dont les actions ont été gonflées par ces mêmes fonds pour maintenir des dividendes élevés pour leurs “épargnants” (les Démocrates comptaient aussi remplacer le welfare par la finance pour tous, comme ils avaient déliré auparavant sur la maison pour tous les USAméricains).
Aujourd’hui, le festin touche à sa fin. La bulle a atteint sa limite et les valeurs chutent avec un risque réel d’effondrement. Si l’on ajoute à cela l’incertitude que la politique de Trump, représentant d’une finance qui n’est pas celle des fonds d’investissement, introduit dans un système que ces derniers avaient réussi à stabiliser avec l’aide des Démocrates, on comprend les craintes des “marchés”. Le capitalisme occidental a besoin d’une nouvelle bulle car il ne connaît rien d’autre que la reproduction de l’identique (la tentative trumpienne de reconstruire l’industrie manufacturière aux USA est vouée à un échec certain).
//L’identité parfaite de la “production” et de la destruction//
L’Europe, qui dépense déjà de plus de 60 % les dépenses d’armement de la Russie (l’OTAN représente 55 % des dépenses d’armement dans le monde, la Russie 5 %), a décidé d’un grand plan d’investissement de 800 milliards d’euros pour augmenter encore les dépenses militaires.
La guerre et l’Europe où sont encore actifs des réseaux politiques et économiques, des centres de pouvoir qui se réfèrent à la stratégie représentée par Biden, battue à la dernière élection présidentielle, sont l’occasion de construire une bulle basée sur l’armement pour compenser les difficultés croissantes des “marchés” usaméricains. Depuis décembre, les actions des entreprises d’armement ont déjà fait l’objet de spéculations, allant de hausse en hausse et jouant le rôle de valeur refuge pour les capitaux qui jugent la situation usaméricaine trop risquée. Au cœur de l’opération, les fonds d’investissement, qui sont aussi parmi les plus gros actionnaires des grandes entreprises d’armement. Ils détiennent des participations importantes dans Boeing, Lockheed Martin et RTX, dont ils influencent la gestion et les stratégies. En Europe, ils sont également présents dans le complexe militaro-industriel : Rheinmetall, une entreprise allemande qui produit les chars Leopard et dont le cours de l’action a augmenté de 100 % au cours des derniers mois, compte parmi ses principaux actionnaires Blackrock, la Société Générale, Vanguard, etc.. Plus grand fabricant de munitions d’Europe, Rheinmetall a dépassé le plus grand constructeur automobile du continent, Volkswagen, en termes de capitalisation, dernier signe en date de l’appétit croissant des investisseurs pour les valeurs liées à la défense.
L’Union européenne veut collecter et canaliser l’épargne continentale vers l’armement, avec des conséquences catastrophiques pour le prolétariat et une nouvelle division de l’Union. La course aux armements ne pourra pas fonctionner comme un « keynésianisme de guerre » parce que l’investissement dans les armes intervient dans une économie financiarisée et non plus industrielle. Construite avec de l’argent public, elle profitera à une petite minorité de particuliers, tout en aggravant les conditions de vie de la grande majorité de la population.
La bulle de l’armement ne pourra que produire les mêmes effets que la bulle de la haute technologie usaméricaine. Après 2008, les sommes d’argent capturées pour être investies dans la bulle high-tech n’ont jamais “ruisselé” vers le prolétariat usaméricain. Au contraire, elles ont produit une désindustrialisation croissante, des emplois déqualifiés et précaires, des bas salaires, une pauvreté endémique, la destruction du peu de welfare hérité du New Deal et la privatisation de tous les services qui s’en est suivie. C’est ce que la bulle financière européenne ne manquera pas de produire en Europe. La financiarisation conduira non seulement à la destruction complète de l’État-providence et à la privatisation définitive des services, mais aussi à la poursuite de la fragmentation politique de ce qui reste de l’Union européenne. Les dettes, contractées par chaque État séparément, devront être remboursées et il y aura d’énormes différences entre les États européens quant à leur capacité à honorer leurs dettes.
Le vrai danger, ce ne sont pas les Russes, mais les Allemands avec leurs 500 milliards de réarmement et 500 autres milliards pour les infrastructures, des financements décisifs dans la construction de la bulle. La dernière fois qu’ils se sont réarmés, ils ont combiné des catastrophes mondiales (25 millions de morts dans la seule Russie soviétique, la solution finale, etc.), d’où la célèbre phrase de Maruriac : « J’aime tellement l’Allemagne que je suis ravi qu’il y en ait deux ». En attendant les développements ultérieurs du nationalisme et de l’extrême droite déjà à 21 % que le « Deutschland ist zurück » [L’Allemagne est retour] ne manquera pas de produire, l’Allemagne imposera aux autres pays européens son hégémonie impérialiste habituelle. Les Allemands ont rapidement abandonné le credo ordo-libéral qui n’avait pas de base économique, mais seulement politique, pour embrasser à pleine bouche la financiarisation anglo-usaméricaine, mais avec le même objectif, dominer et exploiter l’Europe. Le Financial Times parle d’une décision prise par Merz, l’homme de Blackrock, et Kukies, le ministre du Trésor venu de Goldman Sachs, avec l’aval des partis de “gauche” SPD et Die Linke, qui, comme leurs prédécesseurs en 1914, assument une fois de plus la responsabilité des carnages à venir.
De tout ceci, qui pour l’instant reste un projet, seul le financement allemand semble crédible, quant aux autres états, nous verrons qui aura le courage de réduire encore plus radicalement les pensions, la santé, l’éducation, etc. pour une menace fantasmée.
Si le précédent impérialisme intérieur allemand était fondé sur l’austérité, le mercantilisme des exportations, le gel des salaires et la destruction de l’Etat-providence, celui-ci sera fondé sur la gestion d’une économie de guerre européenne hiérarchisée selon les différentiels de taux d’intérêt à payer pour rembourser la dette contractée.
Les pays déjà lourdement endettés (Italie, France, etc.) devront trouver qui achètera leurs obligations émises pour rembourser leur dette, dans un “marché” européen de plus en plus concurrentiel. Les investisseurs auront intérêt à acheter des obligations allemandes, des obligations émises par des entreprises d’armement sur lesquelles la spéculation à la hausse jouera, et des titres de la dette publique européenne, certainement plus sûrs et plus rentables que les obligations des pays surendettés. Le fameux “spread” jouera encore son rôle comme en 2011. Les milliards nécessaires pour payer les marchés ne seront pas disponibles pour l’État-providence. L’objectif stratégique de tous les gouvernements et oligarchies depuis cinquante ans, la destruction des dépenses sociales pour la reproduction du prolétariat et leur privatisation, sera atteint.
27 égoïsmes nationaux s’affronteront sans enjeu, parce que l’histoire, dont « nous sommes les seuls à savoir ce que c’est », nous a mis au pied du mur, devenus inutiles et insignifiants après des siècles de colonialisme, de guerres et de génocides.
La course aux armements s’accompagne d’une justification martelée – « nous sommes en guerre » contre tous (Russie, Chine, Corée du Nord, Iran, BRICS) - qui ne peut être abandonnée et qui risque de se concrétiser parce que cette quantité délirante d’armes doit de toute façon « être consommée ».
//La leçon de Rosa Luxemburg, Kalecki, Baran et Sweezy//
Seuls les non-informés peuvent s’étonner de ce qui se passe. Tout est en fait en train de se répéter, mais dans le cadre d’un capitalisme financier et non plus industriel comme au XXe siècle.
La guerre et l’armement sont au cœur de l’économie et de la politique depuis que le capitalisme est devenu impérialiste. Ils sont aussi au cœur du processus de reproduction du capital et du prolétariat, en concurrence féroce l’un avec l’autre. Reconstituons rapidement le cadre théorique fourni par Rosa Luxemburg, Kalecki, Baran et Sweezy, solidement ancré, contrairement aux inutiles théories critiques contemporaines, sur les catégories d’impérialisme, de monopole et de guerre, qui nous offre un miroir de la situation contemporaine.
Commençons par la crise de 1929, qui trouve son origine dans la Première Guerre mondiale et la tentative d’en sortir en activant les dépenses publiques par l’intervention de l’État. Selon Baran et Sweezy (ci-après B&S), l’inconvénient des dépenses publiques dans les années 1930 était leur volume, incapable de contrer les forces dépressives de l’économie privée.
« Considéré comme une opération de sauvetage de l’économie américaine dans son ensemble, le New Deal a donc été un échec flagrant. Même Galbraith, le prophète de la prospérité sans engagements guerriers, a reconnu qu’au cours de la décennie 1930-1940, la “grande crise” n’a jamais pris fin ».
Ce n’est qu’avec la Seconde Guerre mondiale qu’elle a pris fin : « Puis vint la guerre, et avec la guerre vint le salut (...) les dépenses militaires ont fait ce que les dépenses sociales n’avaient pas réussi à faire », car les dépenses publiques sont passées de 17,5 milliards de dollars à 103,1 milliards de dollars.
B&S montrent que les dépenses publiques n’ont pas donné les mêmes résultats que les dépenses militaires parce qu’elles étaient limitées par un problème politique qui est toujours d’actualité. Pourquoi le New Deal et ses dépenses n’ont-ils pas atteint un objectif qui « était à portée de main, comme la guerre l’a prouvé par la suite » ? Parce que sur la nature et la composition des dépenses publiques, c’est-à-dire la reproduction du système et du prolétariat, la lutte des classes se déchaîne.
« Compte tenu de la structure du pouvoir du capitalisme monopoliste usaméricain, l’augmentation des dépenses civiles avait presque atteint ses limites extrêmes. Les forces qui s’opposaient à une nouvelle expansion étaient trop puissantes pour être vaincues ».
Les dépenses sociales ont concurrencé ou nui aux entreprises et aux oligarchies, les privant de leur pouvoir économique et politique. « Comme les intérêts privés contrôlent le pouvoir politique, les limites des dépenses publiques sont fixées de manière rigide, sans se soucier des besoins sociaux, aussi flagrants soient-ils ». Et ces limites s’appliquaient également aux dépenses, à la santé et à l’éducation, qui à l’époque, contrairement à aujourd’hui, n’étaient pas directement en concurrence avec les intérêts privés des oligarchies.
La course aux armements permet d’augmenter les dépenses publiques de l’État, sans que cela se traduise par une augmentation des salaires et de la consommation du prolétariat. Comment l’argent public peut-il être dépensé pour éviter la dépression économique qu’entraîne le monopole, tout en évitant le renforcement du prolétariat ? « Par des armements, par plus d’armements, par de plus en plus d’armements ».
Michael Kalecki, travaillant sur la même période mais sur l’Allemagne nazie, parvient à élucider d’autres aspects du problème. Contre tout économisme, qui menace toujours la compréhension du capitalisme par des théories critiques même marxistes, il souligne la nature politique du cycle du capital : « La discipline dans les usines et la stabilité politique sont plus importantes pour les capitalistes que les profits courants ».
Le cycle politique du capital, qui ne peut plus être garanti que par l’intervention de l’État, doit recourir aux dépenses d’armement et au fascisme. Pour Kalecki, le problème politique se manifeste également dans « l’orientation et les objectifs des dépenses publiques ». L’aversion pour la « subvention de la consommation de masse » est motivée par la destruction « du fondement de l’éthique capitaliste “tu gagneras ton pain à la sueur de ton front” (à moins que tu ne vives des revenus du capital) ».
Comment s’assurer que les dépenses de l’État ne se transforment pas en augmentation de l’emploi, de la consommation et des salaires, et donc en force politique du prolétariat ? L’inconvénient pour les oligarchies est surmonté avec le fascisme, car la machine d’État est alors sous le contrôle du grand capital et de la direction fasciste, avec « la concentration des dépenses de l’État sur l’armement », tandis que « la discipline d’usine et la stabilité politique sont assurées par la dissolution des syndicats et les camps de concentration. La pression politique remplace ici la pression économique du chômage ».
D’où l’immense succès des nazis auprès de la majorité des libéraux tant britanniques qu’usaméricains.
La guerre et les dépenses d’armement sont au cœur de la politique usaméricaine même après la fin de la Seconde Guerre mondiale, car une structure politique sans force armée, c’est-à-dire sans le monopole de son exercice, est inconcevable. Le volume de l’appareil militaire d’une nation dépend de sa position dans la hiérarchie mondiale de l’exploitation. « Les nations les plus importantes auront toujours les besoins les plus importants, et l’ampleur de leurs besoins (en forces armées) variera selon qu’une lutte acharnée pour la première place se déroulera ou non entre elles ».
Les dépenses militaires ont donc continué à croître dans le centre de l’impérialisme : « Bien entendu, la majeure partie de l’expansion des dépenses publiques a eu lieu dans le secteur militaire, qui est passé de moins de 1 % à plus de 10 % du PNB et qui a représenté environ deux tiers de l’augmentation totale des dépenses publiques depuis 1920. Cette absorption massive de l’excédent dans des préparatifs limités a été le fait central de l’histoire usaméricaine d’après-guerre »
Kalecki souligne qu’en 1966, « plus de la moitié de la croissance du revenu national provient de la croissance des dépenses militaires ».
Or, après la guerre, le capitalisme ne pouvait plus compter sur le fascisme pour contrôler les dépenses sociales. L’économiste polonais, “élève” de Rosa Luxemburg, souligne : « L’une des fonctions fondamentales de l’hitlérisme a été de surmonter l’aversion du grand capital pour une politique anticonjonturelle à grande échelle. La grande bourgeoisie avait donné son accord à l’abandon du laisser-faire et à l’accroissement radical du rôle de l’État dans l’économie nationale, à condition que l’appareil d’État soit sous le contrôle direct de son alliance avec la direction fasciste » et que la destination et le contenu des dépenses publiques soient déterminés par l’armement. Dans les Trente Glorieuses, sans que le fascisme n’assure l’orientation des dépenses publiques, les États et les capitalistes sont contraints au compromis politique. Les rapports de force déterminés par le siècle des révolutions obligent l’État et les capitalistes à faire des concessions qui sont de toute façon compatibles avec des profits atteignant des taux de croissance inconnus jusqu’alors. Mais même ce compromis est de trop car, malgré les profits importants, « les travailleurs deviennent alors “récalcitrants” et les “capitaines d’industrie” sont soucieux de leur “donner une leçon” ».
La contre-révolution, qui s’est développée à partir de la fin des années 1960, avait pour centre la destruction des dépenses sociales et la volonté farouche d’orienter les dépenses publiques vers les seuls et uniques intérêts des oligarchies. Le problème, depuis la République de Weimar, n’a jamais été une intervention générique de l’État dans l’économie, mais le fait que l’État avait été investi par la lutte des classes et avait été contraint de céder aux exigences des luttes ouvrières et prolétariennes.
Dans les temps “paisibles” de la guerre froide, sans l’aide du fascisme, l’explosion des dépenses militaires a besoin d’une légitimation, assurée par une propagande capable d’évoquer continuellement la menace d’une guerre imminente, d’un ennemi aux portes prêt à détruire les valeurs occidentales : « Les créateurs officieux et officiels de l’opinion publique ont la réponse toute prête : les USA doivent défendre le monde libre contre la menace d’une agression soviétique (ou chinoise)3.
Kalecki, pour la même période, précise : « Les journaux, le cinéma, les stations de radio et de télévision travaillant sous l’égide de la classe dirigeante créent une atmosphère qui favorise la militarisation de l’économie ».
Les dépenses d’armement n’ont pas seulement une fonction économique, mais aussi une fonction de production de subjectivités assujetties. En exaltant la subordination et le commandement, la guerre « contribue à la création d’une mentalité conservatrice ».
« Alors que les dépenses publiques massives en faveur de l’éducation et de la protection sociale tendent à saper la position privilégiée de l’oligarchie, les dépenses militaires font le contraire. La militarisation favorise toutes les forces réactionnaires, (...) un respect aveugle de l’autorité est déterminé ; une conduite de conformité et de soumission est enseignée et imposée ; et l’opinion contraire est considérée comme antipatriotique, voire comme une trahison ».
Le capitalisme produit un capitaliste qui, précisément en raison de la forme politique de son cycle, est un semeur de mort et de destruction, plutôt qu’un promoteur de progrès. Richard B. Russell, sénateur conservateur du Sud des USA dans les années 1960, cité par B&S, nous le dit : « Il y a quelque chose dans les préparatifs de destruction qui incite les hommes à dépenser l’argent plus inconsidérément que s’il était destiné à des fins constructives. Je ne sais pas pourquoi cela se produit, mais depuis une trentaine d’années que je siège au Sénat, je me suis rendu compte qu’en achetant des armes pour tuer, détruire, rayer des villes de la surface de la terre et éliminer de grands systèmes de transport, il y a quelque chose qui fait que les hommes ne calculent pas les dépenses aussi soigneusement qu’ils le font lorsqu’il s’agit de penser à un logement décent et à des soins de santé pour les êtres humains ».
La reproduction du capital et du prolétariat s’est politisée à travers les révolutions du XXe siècle. La lutte des classes a également engendré une opposition radicale entre la reproduction de la vie et la reproduction de sa destruction, qui n’a fait que s’approfondir depuis les années 1930.
//Comment fonctionne le capitalisme//
La guerre et l’armement, pratiquement exclus de toutes les théories critiques du capitalisme, fonctionnent comme des discriminants dans l’analyse du capital et de l’État.
Il est très difficile de définir le capitalisme comme un “mode de production”, comme l’a fait Marx, parce que l’économie, la guerre, la politique, l’État, la technologie sont des éléments étroitement liés et inséparables. La “critique de l’économie” ne suffit pas à produire une théorie révolutionnaire. Dès l’avènement de l’impérialisme, un changement radical dans le fonctionnement du capitalisme et de l’Etat s’est produit, mis en évidence par Rosa Luxemburg pour qui l’accumulation a deux aspects. Le premier « concerne la production de la plus-value - dans l’usine, dans la mine, dans l’exploitation agricole - et la circulation des marchandises sur le marché. Vue sous cet angle, l’accumulation est un processus économique dont la phase la plus importante est une transaction entre le capitaliste et le salarié ». Le second aspect a pour théâtre le monde entier, une dimension mondiale irréductible au concept de “marché” et à ses lois économiques. « Ici, les méthodes employées sont la politique coloniale, le système des prêts internationaux, la politique des sphères d’intérêt, la guerre. La violence, la tromperie, l’oppression, la prédation se développent ouvertement, sans masque, et il est difficile de reconnaître les lois strictes du processus économique dans l’enchevêtrement de la violence économique et de la brutalité politique ».
La guerre n’est pas une continuation de la politique mais a toujours coexisté avec elle, comme le montre le fonctionnement du marché mondial. Ici, où la guerre, la fraude et la prédation coexistent avec l’économie, la loi de la valeur n’a jamais vraiment fonctionné. Le marché mondial est très différent de celui esquissé par Marx. Ses considérations semblent ne plus s’appliquer, ou plutôt doivent être précisées : ce n’est que dans le marché mondial que l’argent et le travail deviendraient adéquats à leur concept, faisant fructifier leur abstraction et leur universalité. Au contraire, on constate que la monnaie, forme la plus abstraite et la plus universelle du capital, est toujours la monnaie d’un État. Le dollar est la monnaie des USA et ne règne qu’en tant que tel. L’abstraction de la monnaie et son universalité (et ses automatismes) sont appropriées par une “force subjective” et sont gérées selon une stratégie qui n’est pas contenue dans la monnaie.
Même la finance, comme la technologie, semble être l’objet d’une appropriation par des forces subjectives “nationales”, très peu universelles. Sur le marché mondial, même le travail abstrait ne triomphe pas en tant que tel, mais rencontre d’autres formes radicalement différentes de travail (travail servile, travail d’esclave, etc.) et fait l’objet de stratégies.
L’action de Trump, ayant fait tomber le voile hypocrite du capitalisme démocratique, nous révèle le secret de l’économie : elle ne peut fonctionner qu’à partir d’une division internationale de la production et de la reproduction définie et imposée politiquement, c’est-à-dire par l’usage de la force, ce qui implique aussi la guerre.
La volonté d’exploiter et de dominer, en gérant simultanément les relations politiques, économiques et militaires, construit une totalité qui ne peut jamais se refermer sur elle-même, mais qui reste toujours ouverte, scindée par les conflits, les guerres, les prédations. Dans cette totalité éclatée, tous les rapports de force convergent et se gouvernent eux-mêmes. Trump intervient sur l’usage des mots, mais aussi sur les théories du genre, en même temps qu’il voudrait imposer un nouveau positionnement mondial, à la fois politique et économique, des USA. Du micro au macro, une action politique à laquelle les mouvements contemporains sont loin de ne serait-ce que de penser.
La construction de la bulle financière, processus que l’on peut suivre pas à pas, se déroule de la même manière. Les acteurs impliqués dans sa production sont nombreux : l’Union européenne, les États qui doivent s’endetter, la Banque européenne d’investissement, les partis politiques, les médias et l’opinion publique, les grands fonds d’investissement (tous usaméricains) qui organisent le transport des capitaux d’une bourse à l’autre, les grandes entreprises. Ce n’est qu’après le verdict de l’affrontement/coopération entre ces centres de pouvoir que la bulle économique et ses automatismes pourront fonctionner. Il y a toute une idéologie de l’automatisme à déboulonner. Le “pilote automatique”, surtout au niveau financier, n’existe et ne fonctionne qu’après avoir été politiquement mis en place. Il n’a pas existé dans les années 1930 parce qu’il a été décidé politiquement, il fonctionne depuis la fin des années 1970, par une volonté politique explicite.
Cette multiplicité d’acteurs qui s’agitent depuis des mois est soudée par une stratégie. Il y a donc un élément subjectif qui intervient de manière fondamentale. En fait, il y en a deux. Du point de vue capitaliste, il y a une lutte féroce entre le “facteur subjectif” Trump et le “facteur subjectif” des élites qui ont été battues à l’élection présidentielle, mais qui ont encore de fortes présences dans les centres de pouvoir aux USA et en Europe.
Mais pour que le capitalisme fonctionne, il faut aussi tenir compte d’un facteur prolétarien subjectif. Il joue un rôle décisif car soit il deviendra le porteur passif du nouveau processus de production/reproduction du capital, soit il tendra à le rejeter et à le détruire. Compte tenu de l’incapacité du prolétariat contemporain, le plus faible, le plus désorienté, le moins autonome et indépendant de l’histoire du capitalisme, la première option semble la plus probable. Mais s’il ne parvient pas à opposer sa propre stratégie aux innovations stratégiques permanentes de l’ennemi, capables de se renouveler sans cesse, nous tomberons dans une asymétrie des rapports de force qui nous ramènera au temps d’avant la Révolution française, dans un “ancien régime” nouveau/ déjà vu.
 
Maurizio Lazzarato
SOURCE: Lundimatin

 

- novembre 29, 2025
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Libellés : 2025, Hégémon, industrie de la tuerie de masse, Occident terminal, Ukraine, Union Européenne, USA

vendredi 28 novembre 2025

HITLER Y EL GRAN CAPITAL | EL MITO DE LA GUERRA BUENA. EE.UU EN LA SEGUNDA GUERRA por Jacques R. Pauwels

 FUENTE: https://elsudamericano.wordpress.com/2025/11/24/hitler-y-el-gran-capital-el-mito-de-la-guerra-buena-ee-uu-en-la-segunda-guerra-por-jacques-r-pauwels/

DESCARGAR EL LIBRO AQUÍ

HITLER Y EL GRAN CAPITAL

Prólogo

PRIMERA PARTE: LAS GRANDES EMPRESAS ALEMANAS Y HITLER

1. IMPERIO, GUERRA Y REVOLUCIÓN
2. INDUSTRIA, DEMOCRACIA Y DICTADURA
3. CRISIS ECONÓMICA Y POLÍTICA
4. CONTRATACIÓN DE ADOLF H.
5. ELIMINACIÓN DE LA IZQUIERDA
6. LA DICTADURA NAZI: ¿CUI BONO?
7. EL TERCER REICH: ¿UN ESTADO DEL BIENESTAR?
8. 1939-1945: ¿LA GUERRA DE HITLER?
9. JUNTOS HASTA EL FINAL
10. UN BENEFICIARIO INSATISFECHO
INTERLUDIO: ¿Y EN OTROS LUGARES?

SEGUNDA PARTE: LAS GRANDES EMPRESAS ESTADOUNIDENSES Y LA ALEMANIA NAZI

11. OFENSIVA DEL DÓLAR EN ALEMANIA
12. AFICIONADOS Y SOCIOS ESTADOUNIDENSES DE HITLER
13. MEJOR HITLER QUE “ROSENFELD”
14. GUERRA RELÁMPAGO “MADE IN USA”
15. DESPUÉS DE PEARL HARBOR: “TODO SIGUE IGUAL”
16. GUERRA = BENEFICIOS
17. BANQUEROS ÚTILES Y AGENTES SECRETOS
18. BOMBAS, DAÑOS E INDEMNIZACIONES
19. ENTRE MORGENTHAU Y MOSCÚ
20. PASADO NAZI, FUTURO AMERICANO

CONCLUSIONES: FASCISMO Y GUERRA DESPUÉS DE 1945

EPÍLOGO: ¿ES LA HISTORIA “BASURA”?

Bibliografía

*

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EL MITO DE LA GUERRA BUENA. EE.UU EN LA SEGUNDA GUERRA

Reconocimientos

Prólogo: OBJETIVOS Y METODOLOGÍA

1. INTRODUCCIÓN: AMÉRICA Y EL MITO DE LA “GRAN CRUZADA”
2. AMÉRICA Y EL FASCISMO
3. AMÉRICA Y EL PELIGRO ROJO
4. LA GUERRA EN EUROPA Y LOS INTERESES ECONÓMICOS DE AMÉRICA
5. EE.UU. EN GUERRA CON JAPÓN Y ALEMANIA
6. LUCHA DE CLASES EN EL FRENTE INTERNO AMERICANO
7. ¿UN SEGUNDO FRENTE PARA STALIN, O UN TERCER FRENTE EN EL AIRE?
8. LA UNIÓN SOVIÉTICA DE STALIN: UN ALIADO NO QUERIDO, PERO ÚTIL
9. LA LIBERACIÓN DE ITALIA: UN FATAL “HECHO CONSUMADO”
10. EL LARGO VERANO DE 1944
11. LOS ÉXITOS DEL EJÉRCITO ROJO Y LOS ACUERDOS DE YALTA
12. DRESDE: UN AVISO PARA “TIO JOE”
13. ROOSEVELT Y LA “LÍNEA BLANDA” HACIA STALIN
14. ¿UNA CRUZADA ANTISOVIÉTICA JUNTO CON LOS ALEMANES?
15. EL TORTUOSO CAMINO HACIA LA(S) RENDICIÓN(ES) ALEMANA(S)
16. AMÉRICA ENTRE LA CONFIANZA Y LA PREOCUPACIÓN
17. DE LA DIPLOMACIA NUCLEAR A LA GUERRA FRÍA
18. UN NUEVO ENEMIGO ÚTIL
19. LA COLABORACIÓN CORPORATIVA Y LA LLAMADA “DESNAZIFICACIÓN” DE ALEMANIA (I)
20. LA COLABORACIÓN CORPORATIVA Y LA LLAMADA “DESNAZIFICACIÓN” DE ALEMANIA (II)
21. EE.UU., LOS SOVIÉTICOS Y EL DESTINO DE ALEMANIA EN LA POSGUERRA
22. LOS OBJETIVOS DE LA ELITE DEL PODER DE LOS EE.UU. EN LA GUERRA Y AMÉRICA EN EL MUNDO DE LA POSGUERRA
Epílogo: LA GUERRA “BUENA”, LA GUERRA “PERFECTA” Y EL “FIN DE LA HISTORIA”

Fuentes de información
Bibliografía
Notas

 

- novembre 28, 2025
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Libellés : Allemagne nazie, Allen Dulles, Hégémon, industrie de la tuerie de masse, Jacques Pauwels, LES GUERRES DE L'HISTOIRE, USA, utopie capitaliste, WWII

mercredi 26 novembre 2025

Acerca de la revolución venezolana

 FUENTE: https://observatoriocrisis.com/2025/11/20/acerca-de-la-revolucion-venezolana/

Hay un peligro notorio que el ejército imperial sienta la tentación de repetir en América la violencia israelí contra los palestinos. Sin embargo, las diferencias son notables. En primer lugar, porque Venezuela tiene recursos suficientes para sostenerse. En segundo lugar, porque la movilización popular ha demostrado la solidez de la revolución bolivariana

Miguel Manzanera Salavert, profesor de filosofía

El movimiento obrero, en su lucha por el poder político contra la burguesía, tiene dos tácticas reconocidas desde el siglo XIX: la ocupación pacífica del estado, mediante victorias electorales conseguidas a partir de la mayoría social, es la primera y predomina entre los trabajadores socialistas de todo el mundo. La segunda es la destrucción del estado burgués y la construcción de una organización social completamente nueva, que siguen los anarquistas y algunos grupos comunistas. 

Marx y Engels cuando escribieron El manifiesto comunista estaban pensando en la primera táctica; pero se encontraron con la posibilidad de una organización diferente del estado, cuando en 1871 se produjo la Comuna de París basada en la democracia obrera. En el Prólogo de 1872 al Manifiesto, Marx se refiere a ese descubrimiento.

A comienzos del siglo XX, cuando estalló la revolución de Octubre en Rusia, Rosa Luxemburgo criticó a los bolcheviques por su abolición del Parlamento burgués; sin embargo, admiraba su acción política de tomar el poder para los trabajadores y señalaba que el éxito de los bolcheviques se debía a que habían sabido combinar las dos tácticas en la lucha de clases. Ella clasificaba la primera como socialista o reformista y la segunda como anarquista o revolucionaria. 

Siguiendo ese hilo, Manuel Sacristán Luzón -cuyo centenario celebramos este año- reflexionaba sobre esta cuestión en la segunda mitad del siglo pasado, hablando de la contaminación anarquista de los leninistas -con la que se identificaba-, entendiendo esta como la táctica abolicionista de la democracia formal burguesa. No obstante, siguiendo a Togliatti, secretario general del PCI (Partido Comunista Italiano) en aquellos años de mediados de siglo XX, señalaba como Stalin había asignado a los partidos comunistas la tarea de recuperar la democracia formal asediada por los movimientos fascistas europeos.

La recuperación de la táctica del movimiento obrero que Luxemburgo llamaba reformista se hace, pues, con la construcción de los Frentes Populares en la guerra contra el fascismo. Sin embargo, Sacristán ponía dos condiciones para que la democracia formal burguesa fuera un instrumento para la construcción del socialismo: primera, los revolucionarios necesitan controlar los aparatos de violencia institucional del estado burgués para sostener el crecimiento político de la clase obrera. En caso contrario, como ha sucedido tantas veces, el ejército instigado por la burguesía acaba violentamente con las instituciones proletarias a través del golpe de estado. 

La segunda condición que puso nuestro filósofo marxista es que ambas tácticas obreras son complementarias, y la ocupación del estado burgués debe dar paso a la construcción del estado obrero en los momentos de crisis política. Si no se hace así, la confianza ciega en las instituciones formales de la burguesía puede acabar en la masacre del pueblo trabajador. 

Si observamos ahora el proceso bolivariano desde esta perspectiva, comprendemos por qué está triunfando su revolución. Su acción política nos recuerda la crítica de Luxemburgo a los bolcheviques. Pues, en primer lugar, los bolivarianos han respetado la democracia formal ocupando el poder sobre la base de su fuerza electoral, y a veces con riesgo de perder la mayoría. Sin embargo, los cuerpos armados del estado estaban controlados por los revolucionarios, como lo demuestra el fallido golpe de estado contra Hugo Chávez en abril del 2002. Ese control ha permitido el crecimiento político del movimiento obrero en Venezuela durante tres décadas, cumpliendo la primera condición que señalaba Sacristán.

Y, en segundo lugar, en el momento de crisis que atraviesa Venezuela por las amenazas del imperialismo y el peligro de invasión, el estado bolivariano no se ha echado atrás: se han creado las milicias populares armando al pueblo, de forma organizada para evitar el caos. 

La experiencia cubana debe servir de guía para que esa autoorganización popular sea realizada con éxito. ¿Es posible que ese giro en los acontecimientos nos esté indicando el comienzo de una nueva fase en el proceso político venezolano que sustituya paulatinamente la democracia formal por la democracia obrera? ¿Es el pueblo en armas la expresión de un cambio radical en el poder político que está pasando ahora a manos de la clase trabajadora? ¿Se está cumpliendo la predicción sacristaniana del proceso revolucionario? ¿Qué tienen que enseñarnos el pueblo venezolano y sus dirigentes?

Los EE.UU. no han declarado la guerra a Venezuela; formalmente, sus ataques están dirigidos contra el narcotráfico. Pero cualquier observador de los acontecimientos sabe que su objetivo es presionar al estado venezolano y liquidar el proceso revolucionario en el Caribe. Su ejército EE.UU. está probando nuevas tácticas militares apoyándose en la Inteligencia Artificial. Dicho sea de paso es terriblemente peligrosa esa experimentación bélica, que enseña el arte del genocidio a una tecnología todavía insuficientemente conocida. Esas tácticas ya han sido probadas en Gaza, mostrándonos un nuevo tipo de guerra que no existe formalmente -tampoco Israel declaró la guerra contra Hamas-. Pero en los hechos es genocida. 

Hay un peligro notorio de que el ejército imperial sienta la tentación de repetir en América la violencia israelí contra los palestinos. Sin embargo, las diferencias son notables. En primer lugar, porque Venezuela tiene recursos suficientes para sostenerse. En segundo lugar, porque la movilización popular ha sido grandiosa demostrando la solidez de los avances políticos de la clase obrera; la oposición no tiene audiencia entre los ciudadanos del país -a pesar del Premio Nobel para la opositora Machado-. Finalmente, por las alianzas tejidas por el Estado venezolano con la oposición antiimperialista en el mundo: la reacción internacional fundada en las alianzas latinoamericanas y asiáticas, ha sido rotunda: el imperialismo está confrontando una guerra híbrida con su periferia y se ha abierto un nuevo frente. 

La decidida acción de los venezolanos en defensa de la patria, más el unánime apoyo internacional rechazando la intervención norteamericana, puede detener la ofensiva imperialista, añadiendo una victoria más en la actual confrontación entre bloques. 

Es un síntoma más del cambio sustancial en la correlación de fuerzas a nivel internacional, mostrando una vez más la pérdida de hegemonía militar por la OTAN, como está sucediendo también en el terreno económico. Pero esa decadencia puede volverse criminal en los próximos tiempos. Venezuela es un ejemplo para el movimiento comunista internacional, al que debemos prestar atención para interpretar correctamente las vías de la transformación social hacia el socialismo, y al mismo tiempo una sociedad amenazada por el creciente fascismo internacional en una coyuntura histórica en la que todavía no se ha decidido el futuro.

 

- novembre 26, 2025
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Libellés : anti-impérialisme, impérialisme, ingérence, Nuestra América, Sud Global, USA, Venezuela

Un effroyable carnage : l’héritage politique de Dick Cheney

 SOURCE: https://www.les-crises.fr/un-effroyable-carnage-l-heritage-politique-de-dick-cheney/

De la censure d’un rapport sur la surveillance intérieure par la CIA à la couverture de la guerre des Contras, en passant par son rôle dans le lancement de la guerre contre le terrorisme, Dick Cheney a consacré sa vie à faire en sorte que l’État américain puisse tuer, espionner et torturer en toute impunité.

Source : Jacobin, Chip Gibbons
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

 
Lorsque l’on réfléchit à l’héritage de Dick Cheney, on ne peut que reconnaître les millions de vies qu’il a fauchées, comme celles des femmes et des enfants irakiens qui ont été ligotés et exécutés en 2005. (David Hume Kennerly / Getty Images)

Le 15 mars 2006, les États-Unis étaient engagés depuis près de trois ans dans leur deuxième guerre en Irak. Après plus d’une décennie de sanctions brutales et de bombardements continus, les États-Unis avaient lancé au printemps 2003 une invasion à grande échelle de ce pays du Moyen-Orient riche en pétrole. Cette invasion constituait une violation flagrante du droit international. Après avoir renversé le gouvernement baasiste irakien, ancien allié intermittent de Washington, les États-Unis et leurs alliés ont entamé une occupation militaire prolongée de l’Irak. Cette affaire néocoloniale s’est avérée particulièrement brutale. Telle est la nature même de la volonté d’imposer sa présence par la force militaire à un peuple qui ne le souhaite pas et qui est prêt à recourir à la force pour s’y opposer.

Ce jour-là, le 15 mars, des soldats se sont approchgués de la maison de Faiz Harrat Al-Majma’ee, un agriculteur irakien. Ils auraient recherché un individu soupçonné d’être responsable de la mort de deux soldats américains et d’avoir facilité le recrutement d’Al-Qaïda en Irak. Selon la version des troupes américaines, quelqu’un dans la maison aurait tiré sur les soldats qui s’approchaient, déclenchant une confrontation de vingt-cinq minutes. Les soldats ont finalement pénétré dans la maison et tué tous ses occupants.

Parmi eux se trouvaient non seulement Al-Majma’ee, mais aussi sa femme, ses trois enfants, Hawra’a, Aisha et Husam, âgés de cinq mois à cinq ans, sa mère de 74 ans, Turkiya Majeed Ali, et ses deux nièces, Asma’a Yousif Ma’arouf et Usama Yousif Ma’arouf, âgées de cinq et trois ans. L’autopsie pratiquée sur les défunts « a révélé que tous les cadavres avaient reçu une balle dans la tête et étaient menottés ». Après avoir massacré la famille, les soldats américains ont demandé une frappe aérienne qui a détruit la maison. La raison présumée de ce bombardement était de dissimuler les preuves des exécutions extrajudiciaires.

Parmi les architectes de la guerre contre le terrorisme, un nom se détache particulièrement : Dick Cheney.

Les dix vies perdues ce jour-là, y compris celles des enfants menottés et abattus d’une balle dans la tête à bout portant, font partie des 4,5 à 4,7 millions d’êtres humains qui ont perdu la vie dans les zones de guerre après le 11 Septembre. Cela inclut non seulement l’Irak, mais aussi l’Afghanistan, la Syrie, le Yémen et le Pakistan. Il est impossible de réduire la « guerre contre le terrorisme » et son bilan humain colossal à une seule personne. Mais lorsqu’il s’agit des architectes de la guerre contre le terrorisme, un nom ressort plus que les autres : Dick Cheney.

Le lundi 3 novembre, Cheney est décédé à l’âge de 84 ans des suites d’une pneumonie et de maladies cardiaques et vasculaires. Je ne souhaite la mort à aucun être humain, pas plus que je ne souhaite voir souffrir aucun être vivant. Mais lorsque l’on réfléchit à l’héritage de Cheney, on se doit de reconnaître les millions de vies qu’il a fauchées, comme celles des femmes et des enfants irakiens qui ont été ligotés et exécutés en 2005. Ils font partie de l’héritage de Cheney, un héritage qui comprend une vie passée à défendre les pires crimes de l’État américain au nom de la sécurité nationale.

Une vie au service de l’État sécuritaire

La plupart des comptes rendus sur la politique de Cheney se concentrent sur sa croyance en des pouvoirs étendus pour le pouvoir exécutif, avec un rôle réduit pour le Congrès. Si cela est certainement vrai, la fidélité ultime de Cheney allait à la bureaucratie de la sécurité nationale qui s’était métastasée au sein du pouvoir exécutif. Les interventions de Cheney visaient à défendre le pouvoir de l’exécutif de lancer des guerres à l’étranger et d’exercer une surveillance à l’intérieur du pays.

Au début de sa carrière, Cheney a été témoin de tentatives visant à les restreindre. Les révélations selon lesquelles Richard Nixon avait mis en place une unité d’espionnage secrète appelée les « plombiers de la Maison Blanche » pour cibler d’abord le lanceur d’alerte Daniel Ellsberg, puis cambrioler les bureaux du Comité national démocrate à l’hôtel Watergate, ont contraint Nixon à démissionner dans le déshonneur. Cela a également entraîné un revers temporaire pour l’État sécuritaire.

Le programme d’espionnage personnel de Nixon était composé d’anciens combattants de l’État sécuritaire et imitait ses tactiques. Le scandale du Watergate a éclaté en même temps que les scandales concernant la surveillance par le FBI et la CIA des mouvements anti-guerre et des droits civiques. Des millions d’Américains ont participé à ces deux mouvements, pour découvrir que leur gouvernement considérait leur comportement comme digne d’être espionné. Cela a considérablement diminué la confiance dans le Léviathan de la sécurité nationale.

Et si la répression de la Guerre froide avait autrefois placé la politique de sécurité nationale américaine hors de portée de toute critique, la désillusion généralisée face à la guerre du Vietnam, meurtrière, immorale et désastreuse, signifiait que son avenir était très incertain. Si l’État sécuritaire a survécu, les retombées du Watergate et du Vietnam ont réduit son pouvoir à son plus bas niveau, du moins temporairement.

 
Dick Cheney en 1976, alors qu’il était chef de cabinet de Gerald Ford. (David Hume Kennerly / Bibliothèque présidentielle Gerald R. Ford)

Cheney a cherché à lutter contre ces restrictions. En tant que chef de cabinet du président Gerald Ford à la Maison Blanche, Cheney a apporté des modifications manuscrites à un rapport sur les activités de la CIA. La principale modification apportée par Cheney consistait à remplacer la description de la surveillance intérieure de la CIA comme « illégale » par « inappropriée. » Bien que Cheney n’ait pas réussi à empêcher les contrôles imposés à l’État en matière de sécurité nationale, il a refusé d’abandonner son combat.

En 1978, Cheney a été élu député républicain du Wyoming. Au Congrès, Cheney a voté contre les sanctions contre l’apartheid en Afrique du Sud et contre une résolution non contraignante demandant la libération de Nelson Mandela. Ces votes ont conduit John Nichols, du magazine The Nation, à surnommer Cheney « le député de l’apartheid. » Lors des élections de 2000, les votes de Cheney sur Mandela ont fait l’objet d’une controverse. Loin d’admettre son erreur, Cheney a défendu son vote, expliquant que l’African National Congress était alors considéré comme une organisation « terroriste. »

Les interventions de Cheney visaient à défendre le pouvoir de l’exécutif de lancer des guerres à l’étranger et d’exercer une surveillance sur le territoire national.

Au Congrès, Cheney était le membre républicain le plus haut placé dans une enquête de la Chambre sur le scandale Iran-Contra. Au début des années 1980, l’administration Reagan a été prise en flagrant délit de minage des ports du Nicaragua. Cet acte de guerre manifeste a été perpétré par la CIA, que Ronald Reagan avait promis de « libérer » pendant sa campagne présidentielle.

Dans le cadre de ses efforts visant à renverser le gouvernement socialiste sandiniste du Nicaragua, la CIA collaborait avec les « Contras. » Qualifiés de combattants de la liberté par l’administration Reagan, les Contras étaient en réalité une force terroriste avérée. Ils prenaient délibérément pour cible des infrastructures civiles telles que des centres d’alphabétisation et des cliniques afin de saper les efforts des Sandinistes pour améliorer la vie des Nicaraguayens ordinaires. Craignant que la guerre secrète de Reagan ne devienne un nouveau Vietnam, le Congrès a adopté une série d’amendements budgétaires connus sous le nom d’amendement Boland. Ceux-ci empêchaient l’envoi d’armes létales aux Contras dans le but de renverser le régime au Nicaragua. Plusieurs efforts ont été déployés pour continuer à fournir des armes aux Contras, notamment par le biais de réseaux de financement privés, ainsi que pour (au minimum) fermer les yeux sur le trafic de drogue des Contras.

Mais l’administration Reagan a failli imploser lorsque des responsables clés ont été surpris en train de vendre des armes à l’Iran et d’utiliser les recettes pour financer les Contras, en violation de l’amendement Boland. Dans le rapport minoritaire de Cheney, les hors-la-loi n’étaient pas ceux qui avaient armé la campagne terroriste des Contras, mais le Congrès qui avait tenté de limiter la guerre secrète de l’administration Reagan.

Cheney a quitté le Congrès pour occuper le poste de secrétaire à la Défense du président George H. W. Bush. À ce titre, Cheney a supervisé l’invasion américaine du Panama. Cette invasion, totalement illégale, a violé à la fois le droit international et la Constitution américaine. Elle a causé la mort de 3 500 Panaméens. Le prétexte officiel était que les États-Unis avaient inculpé le dirigeant panaméen Manuel Noriega pour trafic de drogue et envahi le pays afin de l’enlever et de le livrer à un tribunal de Miami. Noriega était un ancien agent de la CIA. Et il n’était pas le seul ancien allié des États-Unis avec lequel Cheney allait devoir se battre en tant que secrétaire à la Défense.

Tout au long des années 1980, les États-Unis avaient armé le dictateur irakien Saddam Hussein contre l’Iran, alors même que Hussein utilisait des armes chimiques. En 1990, Hussein est de nouveau entré en guerre avec l’un de ses voisins, cette fois-ci le Koweït. Certains éléments suggèrent que le dirigeant irakien croyait sincèrement, mais à tort, que les États-Unis fermeraient les yeux sur cette agression. Mais contrairement à l’Iran, le Koweït était un allié des États-Unis. Et les États-Unis, par l’intermédiaire du Conseil de sécurité des Nations unies, ont lancé une guerre contre l’Irak.

Les États-Unis sont allés bien au-delà de l’expulsion de l’Irak du Koweït. Ils se sont livrés à un bombardement massif de l’Irak, visant clairement les infrastructures civiles. Les Nations unies ont qualifié ces bombardements « d’apocalyptiques. » L’Irak étant désormais incapable de purifier l’eau, de traiter les eaux usées ou d’irriguer les cultures, l’ONU a estimé que ces bombardements avaient ramené le pays à « l’âge préindustriel. » Pendant la guerre, les États-Unis ont largué deux bombes « de précision » de 900 kg sur l’abri d’Amiriyah. Cette attaque contre un abri anti-aérien civil sans utilité militaire a causé la mort de 408 civils qui avaient cherché refuge pour échapper aux bombardements apocalyptiques de leur pays. Et lorsque les soldats irakiens se sont retirés du Koweït, les États-Unis les ont bombardés sur ce qui est devenu connu sous le nom « d’autoroute de la mort. » Les images d’êtres humains carbonisés sont devenues parmi les plus choquantes de la guerre. En tant que secrétaire à la Défense, Cheney porte la responsabilité de ces crimes.

 
Une photo de Dick Cheney prise en 1984, alors qu’il était représentant du Montana au Congrès. (Bibliothèque et musée présidentiels Ronald Reagan)

Avec une carrière aussi ignominieuse que celle de Cheney, il est impossible de ne pas passer sous silence certaines atrocités. Mais il convient de mentionner un dernier épisode de son mandat de secrétaire à la Défense qui est trop souvent omis. Les États-Unis ont longtemps été accusés d’avoir formé les militaires et les escadrons de la mort d’Amérique latine à la torture et à d’autres violations des droits humains. Ces allégations ont donné lieu à une enquête officielle. Un rapport classifié, intitulé de manière remarquablement bureaucratique « Improper Material in Spanish-Language Intelligence Training Manuals » (Contenu inapproprié dans les manuels de formation au renseignement en langue espagnole), a confirmé que le matériel de formation américain enseignait clairement des violations de la loi.

Le rapport a été remis au secrétaire à la Défense Cheney. Une copie obtenue par les Archives nationales de sécurité porte le cachet « SECDEF HAS SEEN » (Le secrétaire à la Défense a pris connaissance). Ce ne sera pas le dernier scandale de torture dans lequel il sera impliqué.

L’homme qui menait la danse

Après son mandat de secrétaire à la Défense, Cheney a passé le reste des années 1990 loin de la scène politique. Mais deux aspects de sa carrière pendant cette période étaient de mauvais augure. Il est devenu PDG de Halliburton, une société de services pétroliers qui allait plus tard obtenir plusieurs contrats liés à la guerre en Irak lorsque Cheney était vice-président. Cheney allait également être l’un des premiers partisans du Project for a New American Century (Projet pour un nouveau siècle américain). Ce groupe de réflexion néoconservateur prônait la promotion agressive de l’hégémonie américaine et le renforcement de la puissance militaire américaine. Dans un document particulièrement inquiétant, le projet déplorait que bon nombre de ses objectifs prendraient beaucoup de temps à être atteints « en l’absence d’un événement catastrophique et catalyseur, tel un nouveau Pearl Harbor. » Si le Project for a New American Century prônait une vision agressive et belliciste de la politique étrangère américaine en général, il concentrait son attention sur un pays en particulier : l’Irak.

L’Irak allait devenir la priorité de l’administration George W. Bush. En effet, moins d’un mois après que des manifestants scandant « Hail to the Thief » (Salut au voleur) aient bombardé la limousine de Bush d’œufs le jour de son investiture, celui-ci a considérablement intensifié les bombardements américains sur l’Irak. Cette escalade de la plus longue guerre aérienne menée par les États-Unis depuis la guerre du Vietnam a eu lieu deux ans avant le début officiel de la guerre en Irak et sept mois avant les terribles attentats du 11 Septembre.

Si l’Irak était clairement dans le collimateur de l’administration Bush quoi qu’il arrive, c’est le tragique assassinat de près de trois mille Américains le 11 septembre 2001 qui allait ouvrir la voie à la grande guerre tant attendue. Et Cheney allait jouer un rôle important. Cheney avait été sollicité par Bush pour l’aider à choisir un colistier. Fidèle à lui-même, il finit par devenir le candidat à la vice-présidence. Après une élection qui fut presque certainement truquée, Bush et Cheney arrivèrent à la Maison Blanche, rejetés par la majorité des Américains dans les urnes.

Cheney allait devenir le vice-président le plus puissant de l’histoire.

Le jour de l’attaque, Bush se trouvait en Floride pour une séance photo. Après qu’un deuxième avion eut percuté le World Trade Center, Bush fut évacué à bord d’Air Force One. Avec le commandant en chef effectif survolant l’espace aérien américain, Cheney a donné l’ordre d’abattre le vol 93 de United Airlines, l’un des avions détournés restant en vol. Au moment où l’ordre a été donné, les passagers s’étaient déjà révoltés, tentant de reprendre le contrôle de l’avion aux pirates de l’air qui avaient l’intention de l’utiliser comme une arme. À la suite de cet acte héroïque, l’avion s’est écrasé, tuant tous ses occupants, avant qu’il ne puisse être utilisé pour frapper une autre cible.

Même si l’ordre de tir donné par Cheney s’est finalement avéré inutile, il est révélateur du rôle inhabituel qu’il a joué dans la guerre contre le terrorisme. En règle générale, le vice-président ne prend pas ce genre de décisions militaires. Mais au lendemain des attentats, Cheney est devenu le vice-président le plus puissant de l’histoire.

 
Portrait officiel de Dick Cheney pendant son mandat de secrétaire à la Défense, de 1989 à 1993. (Département américain de la Défense)

Cheney a utilisé ce pouvoir pour pousser à la guerre en Irak. Cette guerre reposait sur deux mensonges majeurs, tous deux promus par Cheney : premièrement, que l’Irak possédait des armes de destruction massive ; deuxièmement, que l’Irak était impliqué dans les attentats du 11 Septembre. Le deuxième mensonge était particulièrement absurde. Le gouvernement baasiste nationaliste laïc de Saddam Hussein, bien que brutal, n’avait rien en commun avec le groupe djihadiste salafiste Al-Qaïda, responsable des attentats meurtriers. Si un gouvernement avait aidé Al-Qaïda, c’était bien l’Arabie saoudite.

Pourtant, l’Arabie saoudite était un allié majeur des États-Unis et un partenaire commercial de la famille Bush. Alors qu’elle fabriquait des preuves contre l’Irak, l’administration Bush bloquait toute enquête sur le rôle éventuel de l’Arabie saoudite.

La guerre en Irak a été lancée par une campagne de bombardements aériens effroyables, connue sous le nom de « Shock and Awe » (choc et effroi), et s’est poursuivie par une occupation sanglante et prolongée. Mais l’Irak n’était pas le seul crime de Cheney après le 11 Septembre. Cheney défendait depuis longtemps une théorie expansive des pouvoirs exécutifs. Et après le 11 Septembre, il a exploité la tragédie pour tenter de mettre en œuvre les théories qu’il défendait depuis longtemps. Cheney a joué un rôle déterminant dans la promotion de l’idée que, en tant que commandant en chef, le président américain pouvait détenir n’importe qui, y compris des citoyens américains, sans aucun contrôle judiciaire. Il a soutenu un programme de la CIA prévoyant des disparitions forcées et des tortures qui rappelaient la terreur d’État des dictatures fascistes ou militaires.

En plus d’avoir le pouvoir, en temps de guerre, d’enlever et de détenir n’importe qui, Cheney estimait également que l’autorité du commandant en chef de l’exécutif lui donnait le pouvoir d’espionner n’importe qui. Au lendemain du Watergate et des révélations sur l’espionnage de Martin Luther King et d’autres militants, une tentative sérieuse a été faite pour limiter la surveillance nationale en matière de sécurité intérieure. À cette fin, le Congrès a adopté la loi sur la surveillance des renseignements étrangers (FISA). Cette loi était loin d’être libérale sur le plan civil. Elle autorisait un tribunal secret à autoriser la mise sur écoute électronique des Américains. Mais pour Cheney et d’autres faucons de la sécurité nationale, il était intolérable de limiter le pouvoir du président en matière de surveillance électronique au nom de la sécurité nationale.

L’opposition de Cheney à Trump a permis à certains de tenter de le réhabiliter de manière écœurante en le présentant comme un champion de la démocratie. Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité.

Au moment même où l’administration Bush obtenait du Congrès qu’il modifie la FISA pour permettre une surveillance accrue, elle créait secrètement un programme d’espionnage totalement indépendant de la FISA. Il convient de noter que la FISA n’était pas une simple suggestion. Elle créait des dispositions pénales concernant les écoutes téléphoniques sans mandat. Ce régime de surveillance pénale a été baptisé « programme de surveillance du président », mais il aurait tout aussi bien pu s’agir du « programme de surveillance du vice-président. »

Ce programme était une idée originale de Cheney, de son chef de cabinet David Addington et du directeur de l’Agence nationale de sécurité (NSA) Michael Hayden. La version signée par Bush avait été en grande partie rédigée par Addington. Bien que ce programme fût tristement célèbre pour permettre à la NSA d’intercepter sans mandat les communications des Américains à l’étranger, tel que conçu par Addington, il autorisait à l’origine l’interception des appels purement nationaux. Même Hayden, fervent partisan de la surveillance, a estimé que cela allait trop loin et a refusé de mettre en œuvre cette partie du programme. Elle a été supprimée des réautorisations ultérieures.

Au fil des ans, le programme a fait l’objet de nombreuses justifications juridiques, mais la justification initiale et la plus radicale provenait directement du projet de Cheney. Les écoutes téléphoniques étaient justifiées par le pouvoir du président en tant que commandant en chef. Le fait que la FISA les ait criminalisées n’avait pas d’importance : la véritable violation de la loi était la tentative de la FISA de contrôler le président. Cela reflétait la logique avancée par Cheney lors de l’affaire Iran-Contra en tant que membre du Congrès.

Outre les guerres d’agression, les détentions illimitées et la torture, la guerre contre le terrorisme a également normalisé le recours aux assassinats. Techniquement, les assassinats sont interdits par décret. Mais ce décret ne définit pas les assassinats et, grâce à un raisonnement juridique tordu et à des jeux de mots, il est devenu superflu dans les faits, même s’il reste en vigueur sur le papier. Cette mesure reflète le programme d’assassinats mené par Israël, qui étaient pudiquement qualifiés « d’assassinats ciblés », en partie pour contourner les interdictions internationales relatives aux exécutions extrajudiciaires.

Il est difficile de l’imaginer aujourd’hui, mais avant le 11 Septembre, l’administration Bush était initialement opposée aux assassinats de dirigeants palestiniens par Israël. Il y avait un dissident. Cheney a publiquement rompu avec la ligne officielle de l’administration, approuvant les assassinats israéliens. Et pendant la guerre contre le terrorisme, l’administration Bush, aidée par les connaissances techniques et les arguments juridiques israéliens, a officiellement adopté les assassinats ciblés. Que ce soit par les forces spéciales ou par des drones mécanisés, les assassinats allaient devenir la marque de fabrique de la guerre contre le terrorisme menée par les États-Unis.

 
Le vice-président Dick Cheney s’adresse à la presse en compagnie du leader de la minorité au Sénat Mitch McConnell et du sénateur Trent Lott au Capitole américain, le 24 avril 2007. (Archives vice-présidentielles du bureau de la photographie, administration George W. Bush)

Vivre dans le monde de Cheney

La dernière apparition publique de Cheney est peut-être la plus étrange. Cet archiconservateur, républicain de longue date, s’est présenté comme un opposant à Donald Trump. Cheney est allé jusqu’à soutenir la candidature présidentielle infructueuse de Kamala Harris [Démocrate, NdT]. Dans l’une des initiatives les plus maladroites de toute l’histoire des campagnes électorales, la campagne de Harris a ouvertement vanté le soutien de Cheney ainsi que celui d’autres faucons républicains. Alors que la campagne de Harris peinait à convaincre les électeurs clés en raison de son refus de rompre avec le soutien criminel de Joe Biden au génocide israélien, elle a cherché à surpasser Trump en matière de bellicisme.

L’opposition de Cheney à Trump a permis à certains de tenter de le réhabiliter de manière écœurante en tant que champion de la démocratie. Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité. Cheney est devenu vice-président à la suite d’une élection volée. Une fois au pouvoir, ses attaques contre la démocratie n’ont fait qu’empirer. Exploitant la tragédie du 11 Septembre, il a enfreint presque toutes les normes démocratiques pour mettre en place un régime autoritaire et meurtrier. Non seulement il a été peut-être la figure la plus destructrice pour la démocratie américaine au XXIe siècle, mais il a également laissé derrière lui un carnage humain et la mort dans le monde entier.

Quelqu’un peut-il sérieusement affirmer que les actions de Trump ne sont pas le prolongement logique de la guerre contre le terrorisme menée par Cheney ?

Non seulement Cheney est responsable de ses propres attaques contre la démocratie, mais il existe également des liens solides entre lui et Trump. La première campagne de Trump a été marquée par des appels à la surveillance des mosquées, au soutien à la torture, à l’escalade des guerres aériennes au Moyen-Orient et aux représailles meurtrières contre les familles des « terroristes. » Peut-on sérieusement affirmer que ce ne sont pas là les prolongements logiques de la guerre contre le terrorisme menée par Cheney ?

Et au cours de son deuxième mandat, Trump a revendiqué le droit de bombarder des pays sans l’autorisation du Congrès, qualifié ses opposants nationaux de terroristes afin de pouvoir exploiter le vaste appareil de surveillance antiterroriste du pays, procédé à l’assassinat de trafiquants de drogue présumés et cherché clairement à renverser le gouvernement de gauche au Venezuela. Ce sont là les politiques que Cheney a défendues toute sa vie. Trump a même réalisé le rêve de longue date de Cheney en bombardant l’Iran.

Le plus grand danger que Trump représente pour notre démocratie en tant qu’autoritaire provient du pouvoir exécutif illimité accumulé dans l’État sécuritaire que Cheney a passé sa vie à construire. Selon Cheney, le gouvernement américain pouvait non seulement mettre sur écoute un citoyen américain sans mandat, mais aussi le détenir sans aucun recours devant les tribunaux ni intervention possible du Congrès. Comme Cheney, Trump salive presque certainement à l’idée de mettre en œuvre de telles politiques.

Si l’on peut débattre du rôle que les fausses positions anti-guerre de Trump ou sa manipulation cynique du soutien de Cheney à Harris ont joué dans sa victoire électorale de 2024, il ne fait aucun doute que la victoire électorale de Barack Obama en 2008 était en grande partie un rejet des politiques de guerre contre le terrorisme de Cheney. Pourtant, malgré le fait qu’il ait surfé sur cette indignation populaire pour accéder à la Maison Blanche, Obama a consolidé et élargi bon nombre de ces politiques, notamment la surveillance sans mandat de la NSA et les assassinats à l’échelle mondiale.

Le fait que les présidents de tous bords politiques poursuivent les politiques les plus sombres de Cheney témoigne peut-être de son héritage le plus troublant : c’est en grande partie dans le monde créé par Dick Cheney que nous continuons à vivre.

*

Chip Gibbons est directeur des politiques chez Defending Rights & Dissent. Il est l’auteur du livre à paraître The Imperial Bureau: The FBI, Political Surveillance, and the Rise of the US National Security State [Le Bureau impérial : le FBI, la politique de surveillance et l’ascension de l’Etat américain de sécurité nationale, NdT].

Source : Jacobin, Chip Gibbons,05-11-2025

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

- novembre 26, 2025
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vendredi 21 novembre 2025

El rol de Cuba en Angola cambió el curso de la historia africana

 FUENTE: https://jacobinlat.com/2025/11/el-rol-de-cuba-en-angola-cambio-el-curso-de-la-historia-africana/

 Cuando Angola conquistó su independencia en 1975, el ejército cubano acudió en defensa del nuevo gobierno. La misión tuvo repercusiones a escala mundial: aceleró la caída del apartheid sudafricano y remodeló la propia identidad y visión del mundo de los cubanos.

La experiencia angoleña repercutió en Cuba de múltiples maneras: reforzó muchas de las creencias y compromisos del país, le valió numerosos aliados e inspiró un hondo sentimiento de orgullo. (Pascal Guyot / AFP vía Getty Images)

El fin del dominio colonial portugués en Angola hace cincuenta años también supuso el inicio de una misión militar cubana que tuvo un gran impacto en la historia del país, al repeler una invasión sudafricana y negar a Pretoria la oportunidad de llevar al poder a sus aliados locales. También dejó su huella en toda la región: Nelson Mandela atribuyó a la victoria cubana sobre el ejército sudafricano en 1988 el haber acelerado la caída del apartheid.

Cuando las fuerzas armadas cubanas se involucraron abiertamente en Angola en noviembre de 1975, se extendió la creencia de que Cuba era un «proxy» soviético. Quienes conocían bien a Cuba argumentaban que no era tan sencillo. Cuestionaban si realmente se podía describir como un Estado cliente y si Moscú estaba realmente interesado en verse envuelto (indirectamente) en los conflictos internos del sur de África.

Con el tiempo, nuevas investigaciones desviaron la atención de una interpretación que se basaba en gran medida en la perspectiva hegemónica de la Guerra Fría. Poco a poco quedó claro que la participación de Cuba se había producido a petición del nuevo gobierno del Movimiento Popular para la Liberación de Angola (MPLA), al que Portugal había cedido apresuradamente el control del país.

El MPLA se veía ahora amenazado por fuerzas rivales que contaban con el respaldo de Sudáfrica y Estados Unidos. El MPLA solicitó ayuda a La Habana basándose en sus estrechos vínculos con Cuba y en el historial de apoyo cubano a la lucha anticolonial.

Solidaridad internacional

Desde 1961, Cuba siguió una estrategia de apoyo activo a las revoluciones armadas y las luchas anticolonialistas en América Latina, África y Asia. La trascendental Conferencia Tricontinental de La Habana de 1966 expresó esta línea de solidaridad ideológica con los radicales del Tercer Mundo.

Esa política también incluía el apoyo a los Estados poscoloniales frente a amenazas externas, por ejemplo, mediante ayuda militar para defender a Siria frente a Israel en 1973. La solicitud del MPLA en 1975 fue, por lo tanto, un paso natural, al igual que la respuesta positiva de Cuba. Desde agosto, ya había un pequeño contingente cubano en Luanda asesorando sobre las defensas de la ciudad.

La rápida respuesta de Cuba a la solicitud de ayuda tomó por sorpresa a Moscú, y los líderes soviéticos se vieron obligados a ofrecer apoyo logístico a pesar de sus reservas, que se hacían eco de su anterior oposición a la estrategia insurreccional de Cuba. Lejos de obedecer los dictados de su aliado soviético, La Habana estaba influyendo en las interpretaciones soviéticas de los acontecimientos en el Sur Global, un patrón que se repitió más tarde con Nicaragua y Granada.

Había otro contexto más interno para la participación de Cuba en Angola, arraigado en la cultura política del país. La solidaridad con las fuerzas antiimperialistas en el extranjero era en parte una manifestación externa de patrones bien establecidos en el país, como se ha visto en muchas de las movilizaciones y campañas participativas exitosas desde 1959.

Todo esto sucedía en un Tercer Mundo que estaba experimentando transformaciones dramáticas. Estaban surgiendo nuevos gobiernos poscoloniales, y muchos de ellos buscaban el asesoramiento o la ayuda de Cuba sobre la base de vínculos pasados. En América Latina, el patrón de regímenes militares proestadounidenses durante los años sesenta y principios de los setenta había comenzado a cambiar, con gobiernos más nacionalistas en muchos países dispuestos a reconocer a Cuba y comerciar con ella.

Esto pone en tela de juicio la visión tradicional de que Cuba puso fin a su apoyo activo a la lucha armada en América después de 1970 debido a su dependencia económica de la URSS. De hecho, al haberse relajado en cierta medida el asedio de Estados Unidos y del continente a la isla, Cuba podía ahora buscar aliados a través de la diplomacia en lugar de apoyar a los movimientos guerrilleros.

La estrategia insurreccional regional de Cuba no se basaba únicamente en una interpretación radical y poco ortodoxa del marxismo y en un compromiso ideológico con el antiimperialismo. También reflejaba la realidad de que Cuba tenía poco que perder al responder de esa manera al asedio y al aislamiento, en el contexto del compromiso secreto de Estados Unidos, tras la crisis de los misiles cubanos de 1962, de no invadir la isla. Ahora que el aislamiento se estaba suavizando, La Habana podía explorar nuevas formas de promover la solidaridad del Tercer Mundo.

Una vez que el MPLA y sus aliados cubanos detuvieron la amenaza militar inmediata a Angola, la ayuda cubana se extendió a las áreas civiles para la construcción de infraestructura poscolonial. Cientos de técnicos, personal médico, maestros, agrónomos e incluso trabajadores culturales se ofrecieron como voluntarios por períodos prolongados. La práctica cubana del internacionalismo se expresaría a partir de entonces principalmente en campos no militares, extendiéndose a más de cuarenta países.

Punto de inflexión

¿Qué significó todo esto para la propia Cuba? En retrospectiva, está claro que la participación del país en Angola representó un punto de inflexión en varios sentidos. El voluntariado desempeñó un papel importante desde el principio. Los dirigentes de La Habana dejaron claro que toda la empresa se basaría en ese principio y pidieron a los soldados cubanos que respondieran.

La magnitud de su respuesta fue notable. De hecho, a muchos extranjeros les pareció increíble, ya que asumieron que la voluntad de servir era el resultado de la coacción o de la promesa de beneficios materiales. Sin embargo, cuando académicos de fuera de Cuba investigaron el fenómeno, tendieron a coincidir en que el voluntariado era genuino, al menos en las primeras etapas.

Para comprenderlo debemos situarlo en el contexto de la participación popular en Cuba desde 1959. En 1975, la solidaridad práctica e ideológica se había movilizado a través de la participación masiva en diversas organizaciones —sobre todo en los Comités de Defensa de la Revolución (CDR) de los barrios— y una serie de campañas para alcanzar objetivos definidos, desde la promoción de la alfabetización y la salud hasta la defensa de Cuba contra la amenaza de invasión.

A través de esas experiencias colectivas constantes, las nociones de solidaridad y voluntariado se habían convertido en partes familiares del tejido social y la cultura política cubanos. De hecho, gran parte del proyecto de construcción nacional de los años sesenta y principios de los setenta se había logrado gracias a esos mecanismos.

También había otros atractivos. Por ejemplo, muchas personas veían el trabajo en el extranjero como una forma de romper con sus hábitos impuestos de mirar hacia dentro bajo el asedio de Estados Unidos, lo que les ofrecía nuevas experiencias. También les daba acceso a bienes y divisas que de otro modo serían escasos. Además, existía cierta presión social en el lugar de trabajo, ya que el ejemplo de los voluntarios persuadía a otros a seguir sus pasos.

Sin embargo, con el tiempo, la estrategia de enviar personas al extranjero para prestar ayuda se convirtió en un elemento natural y destacado de la política exterior de Cuba y de la vida de los cubanos de a pie. Muchas personas trabajaban en el extranjero o tenían un amigo o familiar que lo hacía.

Cuba y África

En cuanto al esfuerzo militar real en Angola, una de las primeras reacciones del público fue un alto grado de orgullo nacional. Ahora se consideraba que Cuba estaba actuando en apoyo de un Estado poscolonial hermano, contra los impopulares Estados Unidos y el régimen paria del apartheid de Sudáfrica. Esto impulsó la confianza colectiva en el potencial de Cuba para desempeñar un papel global que era claramente honorable, pero que antes parecía imposible.

La campaña de Angola también tuvo un efecto imprevisto pero significativo. Trajo consigo un nuevo enfoque, tanto popular como oficial, sobre la composición étnica de Cuba. A partir de noviembre de 1975, los dirigentes cubanos se refirieron al proyecto como «el regreso de los esclavos», recordando el gran número de africanos que los colonialistas españoles habían traído a la fuerza desde Angola para impulsar la producción de azúcar. El nombre oficial de la campaña fue Operación Carlota, en honor a una famosa esclava rebelde angoleña de la época.

Angola recordó así a los cubanos el impacto cultural de África en su sociedad y su contribución vital a los patrones económicos del país, así como a su radicalismo político (en las tres rebeliones independentistas del siglo XIX). Esto reconfiguró el proceso de definición de la identidad cubana como base de la revolución y como forma de encontrar un lugar en el mundo.

Esto era necesario porque los cubanos habían pasado por una experiencia bastante típica en la que el colonialismo y el neocolonialismo habían moldeado su identidad, llevándolos a aceptar su propia inferioridad y la superioridad de sus colonizadores, y a mirar hacia el norte en busca de aspiraciones colectivas para una futura «Cuba Libre». Ese patrón se había mantenido durante el periodo de independencia cuestionable de Cuba entre 1902 y 1958, reforzado por una importante inmigración española hasta la década de 1930.

Después de 1959, las nuevas políticas y la hostilidad de Estados Unidos hacia la Revolución Cubana obligaron a desarrollar una nueva afinidad radical con América Latina. Esto se expresó a través del apoyo activo a la rebelión armada en la región, pero también a través del protagonismo cultural continental seminal de la Casa de las Américas. Sin embargo, a principios de la década de 1970, la adhesión de Cuba al Comecon, la red comercial del bloque liderado por la Unión Soviética, puso fin a la austeridad de la década anterior. Las mejoras materiales generaron una tendencia entre los cubanos a considerarse potencialmente parte del «Segundo Mundo».

La participación cubana en Angola, junto con nuevas formas de colaboración con un Caribe anglófono cada vez más radicalizado y un visible giro hacia la izquierda en Centroamérica, sirvió como un poderoso recordatorio de que África siempre había contribuido de manera sustancial a la formación de la identidad nacional cubana. Esa contribución había sido objeto de cuestionamientos y controversias durante mucho tiempo, a pesar de las reformas sociales y las declaraciones oficiales tras la victoria rebelde.

De repente, el color dejó de ser un tema tabú (en una sociedad supuestamente ciega al color) y pasó a representar un elemento básico de una identidad de la que los cubanos podían sentirse orgullosos. La nueva ola de austeridad que azotó a Cuba tras el colapso de la Unión Soviética y la pérdida de esperanza que lo acompañó socavaría en cierta medida esta conciencia del color. Aun así, dicha conciencia tenía ahora raíces más profundas que antes y seguía siendo una parte fundamental de toda la ecuación cubana.

Legados

En vista de todo esto, ¿cómo siguieron percibiendo los cubanos el papel de su país en Angola? En la década de 1980 se produjo un ligero descenso del entusiasmo inicial, con un número estimado de víctimas mortales de alrededor de seis mil, de los más de doscientos mil que prestaban servicio allí. También hubo una tendencia en algunos sectores a considerar la presión de los compañeros como una forma de presión estatal, y el voluntariado como un medio para que las personas se saltaran las colas para obtener viviendas u otros beneficios.

Tras una epidemia de dengue en 1980, se extendió el rumor de que su origen se encontraba en el voluntariado internacionalista. Al año siguiente, la huida masiva de más de 120 000 cubanos en el puerto de Mariel, que conmocionó tanto al pueblo cubano como a sus dirigentes, hizo que las quejas sobre Angola se hicieran más audibles.

Sin embargo, el entusiasmo y el orgullo volvieron tras los acontecimientos de marzo de 1988, cuando una fuerza de más de cincuenta mil soldados cubanos infligió una importante derrota al ejército sudafricano en Cuito Cuanavale, en una batalla campal que levantó la moral.

El orgullo creció a medida que se hicieron evidentes los efectos de la victoria cubana: las tropas sudafricanas se retiraron de Angola y Namibia poco después, y el Estado del apartheid pronto comenzó a desmoronarse con la liberación de Mandela en 1990, seguida de su elección como presidente del país. Ese sentimiento de orgullo incluso sobrevivió (y puede que ayudara a consolar a la gente) durante la crisis de principios de la década de 1990.

Sin embargo, esa misma crisis también acabó con la capacidad de Cuba para continuar con su política de internacionalismo a la escala anterior. La prestación de ayuda se limitó entonces, en general, a la asistencia tras desastres naturales o, como en el caso de Palestina, a la educación y formación gratuitas para estudiantes del Sur Global.

La paciencia de los cubanos se vio a menudo puesta a prueba durante los años de crisis, ya que algunos contrastaban sus dificultades diarias para sobrevivir con suministros limitados y racionados con lo que consideraban la generosidad de Cuba en el extranjero. Sin embargo, en general, el compromiso con la idea de la solidaridad internacional pareció perdurar entre muchos cubanos, lo que sugiere (en las situaciones más desesperadas) que la creencia popular en la solidaridad todavía tenía cierta influencia.

También pudo haber ayudado el hecho de que el historial de Cuba en la prestación de ayuda a otros países, incluso durante la crisis, suscitara una importante simpatía mundial hacia el país. Esto se puso de manifiesto cada año a partir de 1992 en las abrumadoras votaciones de la Asamblea General de las Naciones Unidas contra el embargo estadounidense (al que solo se oponían ritualmente Estados Unidos e Israel), lo que reforzó la sensación de que Cuba no estaba sola. Con Donald Trump endureciendo aún más el embargo, esa simpatía podría parecer una pequeña bendición, pero no obstante lo era (y quizás lo siga siendo).

La experiencia angoleña afectó así a Cuba de varias maneras, en su mayoría para mejor. Reforzó muchas de las creencias y compromisos del país, le granjeó muchos aliados e inspiró sentimientos de orgullo (así como quejas y resentimientos). Cuba después de 1975 era diferente, y probablemente aún estemos descubriendo el alcance y el carácter de esas diferencias.

Antoni Kapcia

Profesor de historia latinoamericana en el Centro de Investigación sobre Cuba de la Universidad de Nottingham. Entre sus obras destacan Leadership in the Cuban Revolution: The Unseen Story, A Short History of Revolutionary Cuba: Revolution, Power, Authority and the State from 1959 to the Present Day y Cuba in Revolution: A History Since the Fifties.

- novembre 21, 2025
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