À l’occasion du 85e anniversaire de la victoire de la bataille de
Stalingrad, la Maison russe des sciences et de la culture à Paris a
accueilli, le 5 février 2025, une conférence exceptionnelle de
l’historienne Annie Lacroix-Riz. Dans un esprit de paix et de
compréhension entre les peuples franco-russes, cette rencontre propose
une analyse approfondie de ce tournant majeur de la Seconde Guerre
mondiale. Après une introduction immersive retraçant l’enfer urbain de
1942, Annie Lacroix-Riz revient sur les enjeux historiques de la
bataille, interroge certaines interprétations dominantes de
l’historiographie occidentale et met en lumière la résilience, souvent
sous-estimée à l’époque, du peuple et de l’armée soviétiques face à la
machine de guerre nazie.
El 14 de febrero de 1986 se estrenaba en las salas de cine soviéticas el drama bélico "Снайперы" (Francotiradoras), largometraje dirigido por Bolotbek Shamshiev para los estudios Kazajfilm.
Protagonizada por Ayturgan Temirova, Marina Yakovleva, Vera Glagoleva, Elena Melnikova y Nikolai Skorobogatov, en los papeles principales, la cinta atrajo a las salas de cine soviéticas a cerca de 7 millones de espectadores.
Sinopsis - Gran Guerra Patria. La francotiradora Aliya Maldagulova no solo luchó con valentía en el frente, sino que también realizó una invaluable contribución a la lucha contra los invasores nazis. Sus acciones y heroísmo se convirtieron en un ejemplo de fortaleza y coraje, participando en una de las batallas más difíciles y decisivas de la Segunda Guerra Mundial: el asedio de Leningrado. Su valor le valdría la condecoración posmortem como Héroe de la Unión Soviética.
00:00 – Cold Open (témoignage authentique)
01:46 – Stalingrad : la tempête de feu
06:20 – L'entrée dans la ville
01:10 – Les usines : un champ de ruines
13:54 – Guerre de lutteur
18:22 – Les femmes de Stalingrad
20:37 – Les civils, en dessous de la ville
21:55 – Le froid approche
24:06 – 19 novembre 1942 : Uranus
26:57 – À suivre… 00:00 – Cold Open
01:39 – Opération Uranus
03:23 – Les conditions de vie
10:43 – Le Kessel, la prison blanche
14:32 – La faim, le froid, la désintégration
16:43 – Wintergewitter
20:56 – Koltso, l'anneau se referme
23:55 – La reddition de Paulus
25:45 – Epilogue
L'on tente aujourd'hui de
concrétiser les expériences des théoriciens et architectes soviétiques
en Arabie saoudite, où débute la construction d’une nouvelle ville de
170 km de long pour la bagatelle de 200 milliards de dollars.
Il
semblerait que parmi les nombreux projets architecturaux et théories
utopiques, l'idée d'une ville linéaire, que formeraient de grandes rues
étendues, occupe une place particulière. En effet, ce concept est apparu
dès le XIXe siècle, mais il a suscité un intérêt bien plus
important chez les architectes soviétiques des années 1920-1930. De ce
fait, l’un d’entre eux, Nikolaï Ladovski, a par exemple proposé de
relier Leningrad (aujourd’hui Saint-Pétersbourg) à Moscou, et ce, en
changeant le réseau urbain de cette dernière. Ainsi, la rue Tverskaïa,
le principal axe radial de la ville qui a porté de 1932 et jusqu’au
crépuscule de l’ère soviétique le nom de Gorki, devait devenir le vecteur essentiel du développement de la ville et la voie de liaison des deux capitales.
L'architecte et théoricien de l'urbanisme Nikolaï Milioutine dans son célèbre livre Sotsgorod (1930)
a présenté son propre concept d'une ville linéaire. Cet ouvrage était
basé sur l'idée de décentraliser l'industrie et de placer les quartiers
résidentiels en face des zones industrielles. Grâce à cette structure,
la ville pourrait se développer indéfiniment, évitant la formation de
zones à trop forte densité. Cependant, toutes ces conceptions théoriques
sont restées sur le papier, bien qu'à différents moments elles aient eu
beaucoup d'adeptes.
L’expérience de Volgograd
Tsaritsyne (aujourd'hui Volgograd) en 1915 Sputnik
L’idée d’une ville linéaire n’a été concrétisée qu’une seule fois en
Russie. C’est Volgograd qui est devenue le lieu de cette expérience
d’urbanisme à grande échelle. Elle a obtenu sa forme allongée dès le
XVIe siècle en raison de son emplacement historique le long des rives de
la Volga.
Cette structure était due à la nécessité de transporter le long du
fleuve des marchandises produites par des usines locales et des ateliers
artisanaux. Autour de ces centres industriels, des quartiers
résidentiels se sont également formés, tous ensemble « enfilés » sur
l’axe unique que représentait la rivière. C’est un schéma similaire de
développement du territoire urbain qui a persisté après la révolution.
Ainsi, de nouvelles zones sont apparues, comme les cités ouvrières qui
se sont étendues le long de la rive sur une distance allant jusqu'à 30
km.
Prisonnier de guerre allemand après la bataille de Stalingrad, 1943
Durant la Seconde Guerre mondiale, plus de la moitié des bâtiments de
Volgograd (qui fut nommée Stalingrad de 1925 à 1961) ont été détruits.
En effet, lors de la célèbre bataille de Stalingrad,
des quartiers résidentiels entiers ont été rayés de la surface de la
Terre. Cependant, au cours de l'après-guerre, la ville a continué à se
développer linéairement, puisque selon le plan général de 1945, la rive a
été libérée des usines, des entrepôts, et des constructions militaires
qui séparaient les quartiers résidentiels de la Volga.
Un gros chantier
Le plus grand chantier d'après-guerre s'est déroulé ici sur le mont
du kourgane Mamaïev au bord des rives de la Volga, où la statue de
l’appel de la Mère-Patrie a été inaugurée le 15 octobre 1967. Le
sculpteur Evgueni Voutchetitch, l'architecte Iakov Bielopolski, ainsi
que l'ingénieur-concepteur Nikolaï Nikitine (l'un des créateurs de la
tour de radio-télédiffusion Ostankino à Moscou) ont travaillé sur cette
statue. Puisque l'édification du mémorial a été engagée par
Stalingradgidrostroï, société à l'origine du barrage de Volgograd, ont
été utilisés les mêmes matériaux : béton, métal et granit.
La Volga
Statue de la Mère-Patrie
Avant le début de la construction, le kourgane Mamaïev a été nettoyé
pendant plusieurs mois des mines, des obus et des bombes aériennes. En
outre, des fosses communes ont été ouvertes et transférées sur un site
voisin. Ensuite, sur le terrain dégagé, des collines artificielles et
des pentes ont été créées, puis ont été posés les supports et les
fondations du monument principal. Plusieurs édifices ont été érigés sur
le kourgane Mamaïev : la sculpture Résister jusqu’à la mort, des murs
mémoriels en ruines, mais aussi la Salle de la Gloire militaire et le
monument de l’appel de la Mère-Patrie. Ce dernier est inscrit dans le
livre Guinness des Records et est devenu à son époque la plus haute
sculpture du monde. Sa hauteur totale est de 85m (des pieds à la pointe
de l’épée), tandis que celle du personnage en lui-même est de 52m (de la
tête aux pieds). Initialement, le monument avait été conçu deux fois
plus petit. Toutefois, à la demande du secrétaire général Nikita Khrouchtchev, Voutchetitch a « agrandi » la statue, de sorte qu'elle soit plus grande que la statue de la Liberté, aux États-Unis.
En 2010, 28 localités, y compris l'île de Sarpinski, ont été incluses
dans la composition de Volgograd, ce qui a changé la configuration de
la ville sur la carte. Néanmoins, le principe de la construction
linéaire persiste encore. En effet, aujourd’hui, son aire urbaine
s'étend sur 70km le long des rives de la Volga, tandis qu’en son point
le plus large, elle ne dépasse pas les 10 kilomètres. Grâce à cette
disposition, l’on trouve ici la rue Prodolnaïa (Longitudinale) qui, de
par ses 50 km, s’impose comme la plus longue de Russie.