Les nostalgiques:
L'original :
Les nostalgiques:
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Chose rare, la véritable fin de la mitrailleuse Manchouk Mametova (1922-1943) fut probablement plus glorieuse que sa représentation succincte dans le film. Née dans une région rurale du Kazakhstan, la jeune femme suivit d’abord des cours de médecine à Alma-Ata avant de s’enrôler dans l’Armée rouge après l’invasion de l’URSS par l’armée allemande. Affectée dans une unité d’infanterie, elle développa de solides capacités dans le maniement des mitrailleuses et força le respect des autres fusiliers par son courage au combat. Si l’on en croit les quelques sources éparses trouvées sur internet, le 15 octobre 1943, la jeune femme de 20 ans soutint de violents tirs de mortiers ennemis, fut blessée à la tête par un éclat d’obus mais trouva la force de se relever, de continuer la défense de ses camarades, jusqu’à la mort, refusant de battre en retraite avec le reste de sa division.
La légende imprimée dans les mémoires en fait une héroïne de l’Union soviétique, un modèle de courage et une tueuse redoutable (elle aurait tué jusqu’à 70 ennemis le jour de sa mort), au même titre qu’Aliya Moldagulova, autre femme combattante d’origine kazakhe morte sur le front. Aujourd’hui, Manchouk Mametova reste une figure historique importante au Kazakhstan, des rues, des statues, des livres et un musée perpétuent son souvenir.
En 1968, lorsqu’il est chargé d’écrire le scénario de ce film, Andreï Kontchalovski est un jeune cinéaste qui n’a réalisé que deux longs métrages, relativement mal reçus par la Censure soviétique (Le premier maître en 1965 et Le bonheur d’Assia, en 1966). De son propre aveu, écrire des scénarii pour les Républiques soviétiques d’Asie centrale représentait un moyen d’apprendre son métier et de gagner de l’argent très facilement, loin de Moscou ; il en écrivit beaucoup, dont trois au Kazakhstan. Pour mieux connaître la personnalité de Manchouk Mametova, il rencontra sa tante à plusieurs reprises : elle lui confia les lettres de sa nièce pendant la guerre (celles dont on entend des extraits romancés dans le film), des anecdotes sur son enfance, ses jeunes années, sa détermination précoce et sur l’exécution de son oncle, considéré comme un ennemi du peuple. Kontchalovski apprit aussi que la jeune mitrailleuse avait écrit plusieurs fois à Staline depuis le front, sans succès, pour clamer l’innocence de cet oncle si important dans sa vie.
C’est probablement cet ensemble de souvenirs précieux, alliés aux obsessions thématiques de Kontchalovski, qui expliquent le parti pris si singulier de ce film de guerre aux accents nostalgiques : la séquence où Manchouk reçoit des pommes et les offre à ses camarades est véridique, tout comme les nombreuses dérives oniriques, inspirées de ses écrits, qui placent la jeune femme au milieu des steppes ou de sa famille défunte. À la différence de nombreux films de l’époque consacrés au destin d’un héros ou d’une héroïne de la Grande Guerre patriotique, Le chant de Manchouk constitue davantage une introspection qu’une hagiographie. Le portrait de cette femme au milieu des combats appelle à la glorification symbolique du collectif, jamais à la légende individuelle ; du reste, le personnage de Manchouk semble toujours en retrait, comme le miroir sur lequel se reflètent les tempéraments, bien plus intéressants, de ses camarades.
Le film est surtout l’évocation en clair-obscur d’un mystère, irrésolu : comment et pourquoi la fille adoptive d’un ennemi du peuple s’engage ainsi, jusqu’au sacrifice, pour sauver sa patrie ? Que recherche-t-elle ? Pragmatique quand elle évoque les combats, Manchouk devient mystique au milieu de la nature, des grands arbres : elle revoit les cavaliers kazakhs de son enfance, s’imagine retrouver un amour perdu, ses parents. Elle ne succombe jamais aux envoûtements balourds d’un bel officier mais pourrait entrer en transe aux premiers rayons du soleil, nichés aux confins de la canopée.
Devant de tels attraits scénaristiques, on comprend le plaisir d’Andreï Kontchalovski à composer un hymne à l’innocence sacrifiée – chant d’autant plus attrayant qu’il est incarné par la belle Natalia Arinbassarova, sa compagne d’alors, rencontrée sur son premier film au Kirghizistan. Toutefois, il serait très injuste pour l’actrice d’imaginer, avec le recul, une forme de favoritisme dans ce choix. Le réalisateur du film, Majyt Begaline, avait fait la guerre dans la même division que Manchouk et l’avait même rencontrée sur le front, lorsqu’elle travaillait au quartier général. Il fut le premier à reconnaître une forte ressemblance physique entre l’actrice et son personnage.
Natalia Arinbassarova impose, dès les premières minutes du film, une large palette de nuances dans son interprétation : tour à tour souriante et mutine, petite fille fragile derrière cette lourde mitrailleuse porteuse de mort, elle se révèle immédiatement hardie, prête à tout pour anéantir l’adversaire, avant que ses yeux ne s’égarent doucement dans une longue fuite mélancolique, spirituelle et onirique ; ange de pureté dans un champ de sépulcres, soldat de plomb sous les frondaisons ensanglantées. À l’exception des scènes de combats, Majyt Begaline filme son actrice presque toujours de près, en gros plan, comme s’il cherchait à pénétrer l’intériorité de ses pensées cadenassées.
Face à elle, un jeune loup sorti de sa cage dorée : Nikita Mikhalkov, frère cadet du scénariste et acteur remarqué dans Je m’balade dans Moscou (Danielia, 1964), étudiant en cinéma au VGIK prêt à conquérir les écrans du monde entier. Avec un peu de morgue (bienveillante), on peut affirmer que le jeune homme est dans un rôle taillé sur mesure. Dragueur rustaud, toujours un sourire en coin et l’œil plein de malice, Mikhalkov semble s’amuser à composer ce personnage tragi-comique, vantard comme pas deux, beau gosse moscovite un peu outrecuidant avec les kazakhs mais pudique quand il s’agit de dévoiler ses sentiments réels. Comme toujours, on aime ou l’on s’agace de cette nonchalance, parfaitement improbable dans ce contexte. Pourtant, l’acteur aussi, à sa façon, participe à rendre le film un peu plus éloigné des canons traditionnels du cinéma soviétique – et cette fin, si touchante, où le grand gaillard pleure comme un enfant devant le corps sans vie de la belle Manchouk, au milieu des ruines ! N’est-ce pas pour toutes ces émotions contradictoires que nous aimons le cinéma, après tout ?
Majyt Begaline filme admirablement ses acteurs, avec la bienveillance d’un père qui retrouve des émotions vécues (le réalisateur fut blessé pendant la guerre) et les territoires de sa jeunesse au service de la patrie. La caméra ne virevolte pas dans tous les sens, au contraire, elle se faufile entre les hommes, comme un camarade silencieux qui cherche à transmettre la vérité. Seule, la dernière partie du film ressemble davantage à un documentaire, ce qui contraste étonnamment avec la première heure, comme si cet épisode guerrier (l’assaut final) était un exercice formel obligatoire, pour satisfaire les aristarques. Par bonheur, sitôt la mort survenue, un dernier rêve nous rappelle à l’enfance de Manchouk, petite fille du Kazakhstan entourée de ses parents, intacts moments de bonheur qui ne devraient pas conduire au sacrifice.
Le film, à plusieurs niveaux de lecture, peut être vu comme un plaidoyer antimilitariste, une ode au dévouement absolu ou l’allégorie mystique d’une jeunesse en quête d’absolution. La finesse du scénario, la mise en scène empathique, le montage, les décors austères, les sourires tristes des personnages principaux, rien ne permet de trancher véritablement. Toujours est-il que le film fut très bien accueilli par les autorités, au moment de sa sortie.
VOIR LE FILM
Des montagnes vierges et des steppes arides, où ne poussent que des superstitions ; une écurie abandonnée sur un promontoire ; une longue route qui disparaît dans un paysage lunaire, loin de toute civilisation ; et un soleil irradiant, brûlant les pierres des quelques maisons du village, planté au milieu de ce désert. Quatre plans fixes, contemplatifs, ponctués des seuls murmures timides de la nature hostile : voici la « Kirghizie aux premières années du pouvoir soviétique », filmée par la caméra d’Andreï Kontchalovski. Aux bruits et au sang de la Révolution, des émeutes et de la guerre civile qui viennent de s’achever, le réalisateur oppose la sécularité du silence des confins, avec un respect documentaire qui inonde tout le film. Depuis les temps les plus reculés, rien n’a changé sur ces terres ingrates, peuplées de tribus incultes, primitives. Le jeune pouvoir soviétique envoie un instituteur, ancien soldat de l’Armée rouge, dévoué à l’idéologie qu’il doit enseigner aux enfants du village. Seul au milieu du cercle des habitants qui l’écoutent, incrédules, il délivre ses ambitions : « Je m’appelle Duichène. Je vais faire la classe à vos enfants. Nous construirons ici une école. Je viens de la ville. Je suis l’instituteur. Tout le monde étudie maintenant. » La caméra remonte doucement sur les visages de ses ouailles, qui rigolent et se moquent de ses vêtements. Le pauvre instituteur évoque les palais du tsar, Moscou et le téléphone, sans comprendre qu’il est le seul à connaître tout cela, que les « trésors » de la Russie des villes ne concerne pas les paysans d’Asie centrale. En trois minutes d’une scène épurée, sans artifices, parfaitement dialoguée, le jeune cinéaste jette les bases de ses ambitions : rechercher la vérité au fond de l’âme humaine, ses éclats, ses contradictions, ses lumières.
Dans ce Premier maître, tout ce que filme Kontchalovski est authentique : le village, ses habitants (employés comme figurants), les rudesses d’une nature prête à écraser de chaleur un matin et interdire l’accès à une rivière glacée l’après-midi. La caméra ethnologue, proche du Cinéma-vérité de Dziga Vertov, observe sans jugement les traditions immémoriales de ces éleveurs musulmans soudainement confrontés aux remous de l’Histoire en marche ; la religion, le mariage, le respect d’un chef de tribu nomade, la fête, les combats pour l’honneur, la mort d’un enfant … autant de vérités propres à mettre en lumière les difficultés de l’assimilation, de l’incorporation.
Il n’y a presque pas d’histoire dans ce scénario, écrit en collaboration avec Friedrich Gorenstein et Andreï Tarkovski (l’ami rencontré au VGIK). La nouvelle originale de Tchinguiz Aïtmatov mettait l’accent sur l’histoire d’amour entre l’instituteur et sa jeune élève, mais Kontchalovski trouvait cette intrigue trop mélodramatique, trop sentimentale. Inspiré par la Nouvelle Vague française, les cinémas italien et asiatique, le cinéaste préfère composer une tragédie grecque où le chœur serait la nature environnante et les acteurs les différents personnages du drame. Ponctué d’ellipses et d’événements hors-champ (l’incendie, la mort de l’enfant), le film n’offre jamais toutes les clefs de compréhension au spectateur. Cette volonté, lyrique, reflète aussi les errements esthétiques du jeune réalisateur, partagé entre le néoréalisme italien (Rossellini, Fellini) et la volonté formelle d’envisager le temps qui passe comme un personnage – ce qui marquera l’oeuvre à venir de Tarkovski.
Pour autant, Kontchalovski et Gorenstein ajoutent une dose d’humour à cette tragédie. Presque toutes les scènes peuvent être envisagées sous l’angle de la dérision : ainsi du discours d’arrivée dans le village, de l’enfant qui demande si Lénine est mortel et se fait sévèrement corriger par le maître, des difficultés à construire un pont avec des pierres, des moutons qui envahissent l’école, etc. Cette alchimie constante entre la farce et le brutal participe de l’efficacité du film et lui confère sa force cinématographique, au-delà des cadres et du travail sur la lumière.
À sa sortie, le film a suscité des réactions différentes. Jean de Baroncelli, par exemple, évoque un « joli film provincial » et constate que le jeune réalisateur « n’a pas été tenté par les libertés nouvelles que le régime offre à ses cinéastes », préférant un « retour aux sources » du réalisme socialiste des années 1930 et 1940. Il est vrai que l’histoire peut se prêter à une telle critique, naïve : on y suit le parcours chaotique, mais obstiné, d’un communiste plein de certitudes quant à sa mission d’instruction et ses fondements politiques ; les habitants kirghizes sont montrés comme des arriérés et la séquence finale, dans laquelle l’instituteur est rejoint dans son sacrifice par d’autres habitants, permet de conclure sur une première victoire des soviets contre l’archaïsme. Jamais l’instituteur ne doute, si ce n’est sur ses capacités de pédagogue. Il vénère une photo de Lénine, accrochée sur un mur de l’école – seul élément rescapé de l’incendie – et pleure sincèrement en apprenant sa mort. Le film montre aussi l’irruption de la loi écrite, donc de la civilisation. Elle constitue l’émanation du pouvoir du peuple, stricte mais juste ; la loi est la protectrice des opprimés (séquence de l’arrestation du baï, violeur par tradition) et la libératrice des consciences (l’école est obligatoire pour devenir un lettré, capable de penser, de raisonner).
Cinquante ans après la Révolution d’Octobre, Le Premier maître semble dépeindre sans impertinence les premiers temps de la révolution mondiale, tout au moins dans les limites des territoires sous domination soviétique.
Andreï Kontchalovski, dont c’est le premier film, assume d’ailleurs une partie de ce réalisme socialiste cinématographique. Le scénario est truffé de slogans communistes que l’instituteur apprend aux enfants ou répète aux habitants, comme source d’autorité légale. Mais cette logorrhée, parfois grotesque (la scène où les enfants répètent so-ci-a-lisme, so-ci-a-lisme), traduit aussi les failles d’un pouvoir difficile à exercer en dehors des grandes villes. C’est aussi un questionnement profond : qui est le plus ridicule dans ce village : un instituteur borné qui croit dans la parole d’un homme ou des paysans sans éducation qui prient leur dieu ? Le film n’apporte aucune réponse, heureusement.
Une autre lecture du film, plus acerbe, montre l’instituteur (donc le pouvoir soviétique) comme celui par qui le malheur arrive. Dans ce village où rien n’a changé depuis le Moyen Âge, porté par des traditions, l’entraide de la communauté et un lien fort avec la nature, le jeune militant bouleverse l’ordre établi, apportant avec lui la violence, la milice, le sang et la mort, au nom de l’idéologie. Certaines scènes, magnifiques, illustrent ce contraste, particulièrement symbolique quand l’instituteur déclenche un feu au milieu du village pour pleurer la mort de Lénine. La caméra se rapproche doucement de son visage, ahuri, qui figure un être habité par le diable, hurlant devant les flammes de l’enfer.
De la même façon, c’est lui seul qui décide de s’emparer d’une hache à la fin du film pour couper le peuplier, le seul arbre du village, le seul arbre à des kilomètres. Un homme vient l’aider ; ensemble, ils vont construire une école. La symbolique de l’école est suffisamment forte pour semer le trouble chez le spectateur : de quoi parle-t-on vraiment ? D’une école qui libère les êtres ou d’une prison qui embrigade, enrégimente ? Chacun se fera son opinion, là aussi. L’arbre qui va tomber est-il le terreau de la nouvelle liberté, née de la révolution populaire ou est-il la représentation d’un monde lointain que l’on cherche à détruire, sans respecter son âme ? Le film s’achève sur le bruit de la hache, tombant et retombant sur le tronc solide. Nous n’en saurons pas davantage.
Andreï Kontchalovski filme une autre scène, admirable : après l’avoir libérée de l’antique joug moral et physique du chef de la tribu, l’instituteur ramène la jeune Altynaï au village, sur un cheval. Devant toute la foule des habitants réunis, honteux, déshonorés par un tel acte, le communiste harangue : « Regardez-là ! C’est la première femme libre de l’Orient ! Elle est seule mais bientôt elles seront nombreuses ! » – exploration subtile de l’idée de liberté et du progrès à marche forcée : doivent-ils s’imposer par la force et le déshonneur ? Les paysans ne sont pas hostiles à la Révolution, ni aux soviets, ni à personne. Ils veulent juste vivre sans être dérangés, avec leur dieu et leurs coutumes. En cela, l’instituteur représente aussi la bureaucratie à venir, froide, insensible ; une machine à broyer l’humain, au nom de belles idées. La force du film est de rester dans la nuance, loin de tout manichéisme.
Est-ce pour toutes ces raisons sous-jacentes que le film a été interdit de diffusion pendant six mois ? Niet ! La raison est pudibonde, comme souvent. Ce qui a gêné les responsables locaux des Partis Communistes, ce sont les images de la baignade, lorsque la jolie Natalia Arinbassarova se jette toute nue dans la rivière, sous une pluie poétique et sensuelle. La séquence ne dure que quelques secondes, assez tout de même pour voir les fesses et les seins de la jeune femme, enfant de surcroît. Cette séquence a participé à la réputation du film en Europe, probablement davantage que ses aspects critiques du régime soviétique.
Rétrospectivement, Andreï Kontchalovski voit ce film comme un « eastern » de jeunesse, tourné sous l’entière influence d’Akira Kurosawa, le grand cinéaste que Tarkovski et lui admiraient plus que tout, au point de revoir ses films plusieurs fois de suite. Les beautés de la photographie en noir et blanc (Gueorgui Rerberg), certaines séquences de foule au village, le lien à la nature ou la représentation de personnages aux idées plus fortes que leur propre vie font penser, en effet, au style du réalisateur japonais. Dans Le Premier maître, comme dans Les sept samouraïs (1954), un individu courageux (ils sont plusieurs chez Kurosawa), pétri de valeurs, tente de « sauver » un village peuplé d’individus égoïstes et ingrats. La foule du petit peuple, les masses opprimées ne sont plus le moteur de l’action mais c’est un « héros » éduqué qui vient à eux pour les détourner de leurs faiblesses. Ce n’était pas si courant dans le cinéma soviétique. De ce point de vue, Kontchalovski s’éloigne également des pionniers de l’avant-garde des années 1920 et 1930, qui privilégiaient le collectif à l’individuel.
Le film n’est pas édité en DVD en France, malheureusement. On peut le trouver dans une qualité médiocre sur des sites russes, avec des sous-titres anglais. Pour l’obtenir avec des sous-titres français, une flânerie sur les meilleurs forums francophones permet de dénicher une vieille version VHS, qui ne fait pas honneur à la beauté formelle du film.
Inicios
del siglo XX. En la aldea siberiana de Elan viven dos familias: los humildes
Ustyuzhanin y los Solomin, que viven holgadamente. Afanasi, el patriarca de los
Ustyuzhanin, era antiguamente el mejor cazador de la taiga. Ahora trabaja
cortando leña. Su hijo Kolya se decide a robar comida de un almacén
perteneciente a los Solomin. Natya Solomina, de su misma edad, lo descubre in
fraganti durante el hurto, pero accede a darle pelmeni, a cambio de que Kolya
corra desnudo por la nieve, momento en que la joven arroja la ropa de Kolya a
un perro encadenado. Más tarde, Kolya acompaña a casa a Rodion, un terrorista
fugitivo que le habla sobre la idea de la Ciudad del Sol, y que causa una
fuerte impresión al joven. Los miembros de esta generación conocen al “abuelo
eterno”, un misterioso habitante del bosque que, invariablemente conocerán
también los miembros de las siguientes generaciones a lo largo de sesenta años.
Años
20.
Nikolai y Nastya se han enamorado, pero Nikolai conoce el estallido de la
Revolución de Octubre, que es recibida con júbilo por los Ustyuzhanin. Pero los
dos jóvenes discuten. Nastya se siente ofendida, y toma la decisión de casarse
con un familiar lejano, Filipp Solomin. Éste es consciente de que Nastya actúa
así por despecho y de que no le ama. Nikolai le pide disculpas a Nastya, pero
ésta no le perdona, y los Solomin le pegan una paliza, y lo arrojan dentro de
una barca que dejan libre en la corriente del río. Ese mismo día, Afanasi, el
padre de Nikolai, que ha sido capturado por el Ejército Blanco, muere de un
ataque al corazón. Mientras tanto, Nastya reflexiona sobre lo ocurrido y se
marcha de casa, alcanzando la barca en la que han arrojado a Nikolai y huyendo con
él de la aldea. Ambos partirán con la idea de unirse al movimiento
revolucionario que se extiende por el imperio ruso.
Años
30.
Nikolai, convertido en soldado bolchevique y combate a los cosacos blancos,
pero Nastya muere durante una revuelta. Nikolai vuelve a Elan acompañado de
Aleksei, el hijo que ha tenido con Nastya, con objeto de explotar los ricos
recursos naturales de Siberia. Spiridon Solomin, hermano de Nastya, no perdona
a Nikolai la muerte de su hermana. Nikolai arresta a Spiridon por su antibolchevismo,
pero éste logra evadirse y mata a Nikolai. El pequeño Aleksei huye entonces de
la aldea. Años 40. Aleksei, ahora
adolescente, regresa a Elan tras huir del orfanato donde ha pasado estos años,
para ajustar cuentas con Spiridon por el asesinato de su padre. Allí conoce a
Taya Solomin, de la que se enamora. La Gran Guerra Patria ha estallado, y
Aleksei se alista como voluntario cuando a Elan llega un comisario militar.
Mientras tanto, prosiguen las perforaciones petrolíferas que el padre de Aleksei
promoviera.
Años
60.
Durante la guerra, Aleksei, sin saberlo, salva de la muerte a Filipp Solomin,
por aquel entonces teniente coronel del Ejército Rojo. Tras acabar la guerra,
Aleksei se convierte en maestro perforador, y cuando se reencuentra con Spiridon
le perdona, y le dice que junto con su equipo llegado de Moscú van a construirá
una torre de perforación que convertirá a Elan en la “Ciudad del Sol”. Aleksei
se reencuentra con Taya, a la que hace tantos años que no ve. Sin embargo, los
planes petrolíferos de Aleksei chocan con la pretensión que el poder moscovita
tiene de construir en la aldea una central hidroeléctrica. La intervención de
Filipp Solomin, convertido ahora en primer secretario del comité provincial del
partido, permite a Aleksei proseguir sus planes. Pero Aleksei muere cuando
trata de salvar a un compañero durante una avería en una torre de perforación.
Filipp, ahora en Moscú, recibe un telegrama de Taya donde le
informa de que las perforaciones en Elan han tenido éxito, y han encontrado gas
y petróleo. Asimismo, se entera de que Aleksei ha fallecido en el accidente. En
ese momento Filipp recuerda que la persona que le salvó de la muerte durante la
guerra fue Aleksei, y pide a todos los presentes que guarden un minuto de
silencio en su memoria. Mientras tanto, Taya confiesa a Spiridon que la saga de
los Ustyuzhanin no ha acabado con Aleksei, ya que está esperando un hijo de
éste. Filipp viaja a Elan para supervisar las operaciones, y comprende que el
cementerio de la aldea debe ser arrasado para salvar la ciudad. Mientras
contempla la destrucción del cementerio, Filipp contempla como aparecen ante él
los espíritus de los Solomin y los Ustyuzhanin expresándole gratitud.
Andrei Konchalovski nació en 1937 en Moscú. Es hijo de los
escritores Sergei Mijalkov y Natalya Konchalovskaya, y hermano mayor del
también director Nikita Mijalkov. En 1980 fue distinguido como Artista del
Pueblo de la RSFSR. En 1952 acaba sus estudios en la Escuela Musical Central, y
en 1957 en la Escuela Musical del Conservatorio de Moscú. En 1964 se gradúa en
la facultad de dirección de la Universidad Estatal Rusa de Cinematografía. Al
año siguiente dirige su primer largometraje Первый
учитель (El primer maestro),
adaptación de la obra homónima del kirguiz Chingiz Aitmatov sobre un antiguo
combatiente del Ejército Rojo que llega a una aldea en Kirguizstán para
trabajar como profesor. La película está protagonizada por Natalya
Arinbasarova, que luego sería la primera esposa de Konchalovski. En 1967
realiza История Аси Клячиной, которая любила, да не вышла замуж (La
historia de Asya Klyachina, que amó, pero no se casó), melodrama sobre una
joven de un pequeño koljós que decide dar a luz a su hijo pese a que el padre
no está dispuesto a casarse con élla. En 1969 adapta la obra de Ivan Turgenev Дворянское
гнездо (Nido de hidalgos).
Al año siguiente dirige una nueva adaptación, en este caso de la obra de Anton
Chejov Дядя Ваня (El tío Vanya), historia de un
intelectual ruso que se siente atraído por una dama, esposa de un escritor para
el que Vanya ha trabajado indirectamente toda su vida. En 1978 Konchalovski se
embarca en uno de sus proyectos más ambiciosos, el melodrama Siberiada, que logrará el Gran Premio del
Jurado en el Festival de Cannes, y que narra la historia de dos familias
siberianas desde los años anteriores a la Revolución de Octubre hasta 60 años
más tarde. En 1984 inicia su carrera en los Estados Unidos, donde rueda media
docena de películas, en general bastante olvidables, con la excepción de Maria’s Lovers (Los amantes de María), adaptación de
un relato de Andrei Platonov sobre un joven que tras ser prisionero durante la
Gran Guerra Patria, vuelve a casa dispuesto a reencontrarse con su antiguo
amor, una mujer deseada por todos; y la cinta de acción Runaway Train, historia de dos
convictos fugados y una trabajadora ferroviaria que quedan atrapados en un tren
sin frenos que rueda a través de Alaska, cinta rodada en 1986. En 2002 dirige Дом дураков (Casa de locos), historia sobre un
hospital psiquiátrico situado en la república de Ingushetia en los años del
conflicto checheno, y una joven esquizofrénica que cree ser la novia del músico
Bryan Adams, y que se enamora de un soldado checheno. En 2007 dirige la comedia
dramática Глянец (Brillo), sobre una joven obrera de
una fábrica que sueña con convertirse en modelo, cinta como la anterior
protagonizada por su actual esposa Yuliya Vysotskaya.
Vladimir Samoilov (Afanasi Ustyuzhanin) nació en 1924 en Odessa (RSS
de Ucrania) y falleció en 1999 en Moscú. Entre otros galardones en 1984 fue
distinguido como Artista del Pueblo de la URSS. Habiendo acabado la educación
secundaria en 1941, combate durante la Gran Guerra Patria. En 1945 ingresa en
la Escuela Estatal Teatral de Odessa y, antes ya de graduarse, empieza a
trabajar como actor en teatros de Odessa, Kemerovo o Gorki. No será hasta 1959
cuando debute delante de las cámaras, con un pequeño papel en Неоплаченный долг (La deuda), drama
dirigido por Vladimir Shredel. Su primer gran papel, y posiblemente el más
recordado de su carrera le llegará de la mano del director Andrei Tutyshkin en Свадьба в Малиновке (Boda en Malinovka),
comedia musical ambientada en la Guerra Civil donde interpreta a un comandante
de caballería del Ejército Rojo. En 1973 interviene en Мачеха (La madrastra), melodrama dirigido por Oleg Bondarev sobre
un matrimonio que inesperadamente tiene que acoger a una niña, fruto de una
anterior relación del esposo que su mujer no conocía. En 1978 hace el papel de
Afanasi Ustyuzhanin en Siberiada. Al año siguiente protagoniza Белый снег России (La blanca nieve de
Rusia), cinta biográfica sobre el ajedrecista Alexander Alekhin dirigida por
Yuri Vyshinski. En 1990 protagoniza la comedia Сэнит зон (Zona sanitaria), cinta dirigida por Efim Galperin
ambientada en una ciudad de provincias en la que van a implantar una fábrica de
armas. Al año siguiente protagoniza Цена
головы (El precio de la cabeza), cinta de detectives dirigida por Nikolai
Ilinski que adapta una novela de Georges Simenon, en la que da vida al
inspector Maigret.
Natalya Andreichenko (Nastya Solomina) nació en 1956 en Moscú. En 1977
se gradúa en la facultad de interpretación de la Universidad Estatal Rusa de
Cinematografía (VGIK) donde estudia en el taller de Sergei Bondarchuk. Durante
su etapa como estudiante debuta como figurante en От зари до зари (De sol a sol), drama dirigido por Gavriil
Egiazarov. En 1976 participa en Колыбельная
для мужчин (Canción de cuna para hombres), melodrama dirigido por Ivan
Lukinski sobre una madre que, como tantas otras, ha criado sola a su hijo
después de perder a su esposo en la guerra. En 1978 hace el papel de Nastya Solomina
en el drama Siberiada.
En 1983 protagoniza Военно-полевой роман
(Romance bélico-campestre), melodrama dirigido por Pyotr Todorovski sobre un
joven soldado y una enfermera que se enamoran durante la guerra, a los que ésta
separa, y su reencuentro años después cuando él está casado y ella tiene a una
hija. Ese mismo año protagoniza Мэри
Поппинс, до свидания! (¡Hasta la vista, Mary Poppins!), comedia musical
dirigida por Leonid Kvinijidze donde da vida a la heroína de las novelas de la
escritora británica Pamela Travers, y papel por el que será especialmente
recordada. En 1989 protagoniza Леди
Макбет Мценского уезда (Lady Macbeth de Mtsenk), adaptación del relato
homónimo de Nikolai Leskov dirigido por Roman Balayan, papel por el que sería
nominada al premio Nika. En 2001 protagoniza Подари мне лунный свет (Regálame la luz de la luna), comedia
dramática dirigida por Dmitri Astrajan sobre un popular presentador televisivo
que mantiene una relación adúltera, durante los viajes periódicos de su esposa
a San Petersburgo.
Lyudmila Gurchenko (Taya Solomina) nació en Jarkov (RSS de Ucrania) en
1935 y falleció en 2011 en Moscú. Entre sus numerosos galardones, en 1983 fue
distinguida como Artista del Pueblo de la URSS. Tras la liberación de Jarkov en
1943, Lyudmila empieza sus estudios y en 1953, tras acabar la escuela
secundaria se marcha a Moscú para estudiar en la Universidad Estatal Rusa de
Cinematografía (VGIK). Su primer gran éxito le llega con su papel de Lena en la
comedia musical Карнавальная ночь
(Noche de carnaval), cinta dirigida por Eldar Ryazanov sobre la fiesta de Nochevieja
que organizan anualmente los trabajadores de una casa de cultura. En 1958
protagoniza Девушка с гитарой (La
chica de la guitarra), comedia musical dirigida por Alexander Faintsimmer sobre
una joven dependienta de una tienda de música que sueña con convertirse en
actriz. En 1971 participa en Тень
(La sombra), cuento dirigido por Nadezhda Kosheverova sobre un científico que
llega a un pueblo donde los cuentos se convierten en realidad. En 1974
participa en Соломенная шляпка (El
sombrero de paja), comedia dirigida por Leonid Kvinijidze sobre el vodevil de
Eugène Labiche y Marc-Michel. En 1976 protagoniza Двадцать дней без войны (Veinte días sin guerra), drama dirigido
por Aleksei German sobre un escritor y periodista de guerra que acude a
Tashkent a dar el pésame a la familia de un compañero caído en el frente. En
1978 hace el papel de Taya Solomina en el drama Siberiada. En 1978 protagoniza
el melodrama Пять вечеров (Cinco tardes),
cinta dirigida por Nikta Mijalkov sobre el reencuentro, dieciocho años después,
de un escritor que regresa de París a Moscú y una antigua amiga. En 1982
protagoniza Вокзал для двоих (Una
estación de tren para dos), melodrama dirigido por Eldar Ryazanov sobre un
pianista y la camarera de una bar que se enamoran en una estación. En 1984
interviene en Любовь и голуби (El
amor y las palomas), comedia dirigida por Vladimir Menshov, una irónica
revisión del Amanecer de F. W.
Murnau.
Igor Ojlupin (Filipp Solomin) nació en 1938. En 1988 fue
distinguido como Artista del Pueblo de la RSFSR. En 1960 finaliza su formación
en la Escuela Teatral Schukin, y seguidamente entra a formar parte de la
compañía del Teatro Mayakovski de Moscú. Su carrera estará ligada a este teatro
desde ese momento y hasta la actualidad, siendo una de las principales
estrellas del mismo. Su breve colaboración en el mundo del cine se inicia en
1960, con un pequeño papel en Алёшкина
любовь (El amor de Alyoshka), comedia lírica dirigida por Semyon Tumanov
sobre un joven geólogo apocado que, al enamorarse de una joven ferroviaria, se
llena de valor para enfrentarse a las bromas de sus compañeros. En 1976 hace
uno de los papeles principales en Обелиск
(Obelisco), drama dirigido por Richard Viktorov sobre una profesor de una aldea
bielorrusa ocupada por los alemanes durante la Gran Guerra Patria, que se une a
los partisanos. En 1978 hace el papel de Filipp Solomin en la epopeya Siberiada.
En 1981 participa en Ночь коротка
(La noche es breve), drama realizado por Mijail Belikov ambientado en los días
posteriores al final de la guerra, sobre un huérfano que vive con su tía y que,
pese a los cuidados de ésta, a menudo comete errores irreparables.
Vitali Solomin (Nikolai Ustyuzhanin) nació en 1941 en Chitá y
falleció en 2002 en Moscú. Entre otros galardones en 1992 fue distinguido como
Artista del Pueblo de la URSS. Nacido en el seno de una familia de músicos
profesionales, en 1959 ingresa en la Escuela Teatral Shchepkin. Durante sus
estudios empieza a interpretar algunos papeles en espectáculos del Teatro Maly.
Debuta en el mundo del cine en 1963, con un papel secundario en Улица
Ньютона, дом 1 (Calle Newton, 1), melodrama sobre un estudiante de
física, dirigido por Teodor Vulfovich. En 1966 interviene en el melodrama Женщины (Mujeres), sobre una de las
consecuencias de la guerra, la mortalidad masculina y el difícil destino de las
mujeres, cinta dirigida por Pavel Lyubimov. En 1971 hace el papel del cosaco
Roman Ulibin en el eastern Даурия (Dauriya),
cinta de Viktor Tregubovich ambientada en un poblado cosaco durante la Guerra
Civil. En 1978 hace el papel de Nikolai Ustyzhanin en la epopeya Siberiada.
En 1979 interpreta uno de los papeles que lo hará más popular, el del doctor
Watson en Шерлок Холмс и доктор Ватсон (Sherlock Holmes y el Dr. Watson),
primer episodio de un serial televisivo sobre los personajes de Arthur Conan
Doyle realizado por Igor Maslennikov. Hasta en cinco ocasiones más volvió a
interpretar el papel de Watson, como por ejemplo en 1981 en Приключения
Шерлока Холмса и доктора Ватсона: Собака Баскервилей (Las aventuras de Sherlock
Holmes y el doctor Watson: El perro de los Baskerville), igualmente a las
órdenes de Igor Maslennikov. En 1985 protagoniza Искренне
Ваш... (Atentamente...),
tragicomedia dirigida por Alla Surikova. En 1992 participa en el thriller Чёрный
квадрат (El
cuadrado negro), sobre la investigación de un asesinato por parte de un fiscal
novato, con dirección de Yuri Moroz. En 2003 cierra su carrera cinematográfica
con un papel en Казус Белли (Casus Belli), comedia dirigida por
Igor Ugolnikov.
Nikita Mijalkov (Aleksei
Ustyuzhanin) nació en 1945 en Moscú. Entre sus muchos
galardones fue distinguido como Artista del Pueblo de la RSFSR en
1984. Es presidente de la Unión de Cineastas de Rusia. Mijalkov nace en el seno
de una familia de artistas. Su padre, Sergei Mijalkov, era autor de literatura
infantil y escribió la letra del Himno de la Unión Soviética. Su madre, Natalya
Konchalovskaya, era poetisa y nieta del pintor Vasili Surikov. Es además
hermano del también cineasta Andrei Konchalovski. Cursó estudios de piano en la
Escuela Central de Música de Moscú, y con 18 años ingresó en la Escuela Teatral
Schukin. En 1971 se graduó en la Escuela de Cinematografía Gerasimov. Debuta
muy temprano como actor de cine, y en 1963 salta a la fama con su
interpretación en la comedia de Georgi Daneliya Я шагаю по Москве (Yo paseo
por Moscú), cinta dirigida por Eldar Ryazanov sobre un joven escritor siberiano
que viaja a Moscú para mantener un encuentro con un famoso autor.
Continúa su carrera como intérprete, y dirige varios cortometrajes hasta que en
1974 rueda su primer largo, el eastern Свой среди чужих, чужой среди своих (Amigo
entre mis enemigos, enemigo entre mis amigos). Al año siguiente rueda el
melodrama Раба любви (Esclava del amor),
ambientado en la guerra civil rusa, y en la que participa como actor en el
papel del bolchevique Ivan. En 1977 dirige el drama inspirado en varias obras
de Anton Chejov Неоконченная
пьеса для механического пианино (Pieza inconclusa para
piano mecánico). En 1979 interpreta el papel de Aleksei Ustyuzhanin en la
epopeya Siberiada.
Ese mismo año dirige Несколько
дней из жизни И. И. Обломова (Algunos días en la vida de
Oblomov) a partir de la novela de Ivan Goncharov. En 1982 intervien en el
melodrama de Eldar Ryazanov Вокзал
для двоих (Una estación de tres para dos). En 1987 dirige
la que, posiblemente, es su obra maestra Очи чёрные (Ojos negros), inspirada en el
relato La dama del perrito de
Anton Chejov. En 1991 realiza el drama Урга — территория любви (Urga, el territorio
del amor), nominada al Oscar a la mejor película extranjera, premio que
conseguiría en 1994 al dirigir el drama histórico Утомлённые солнцем (Quemado
por el sol). En 1998 dirige y participa como actor en el drama histórico Сибирский цирюльник (El
barbero de Siberia). En 2005 interviene en la comedia negra de Alexei
Balabanov Жмурки (La
gallinita ciega). Sus últimos trabajos como director son las dos secuelas de
Quemado por el sol: en 2010 Утомлённые
солнцем 2: Предстояние (Quemado por el sol 2: Inminencia) y en 2011 Утомлённые солнцем 2: Цитадель (Quemado
por el sol 2: Ciudadela).
Sergei Shakurov (Spiridon Solomin) nació en 1942 en Moscú. Entre
otros galardones fue distinguido como Artista Popular de la RSFSR en 1991. Como
actor de teatro trabajó en varias compañías, entre ellas en el Teatro Central
del Ejército Rojo. Su debut en el cine se produce en 1966 en Я
солдат, мама (Soy
soldado, mamá), dirigida por Manos Zajarias. En 1970 participa en el film
bélico Был месяц май (Era el mes de mayo), dirigida por
Marlen Jutsiev. En 1972 interviene en el drama ambientado en la Segunda Guerra
Mundial Четвёртый (El cuarto), dirigido por
Alexander Stoller. Su siguiente papel es el de Andrei Zabelin en Свой среди чужих, чужой среди своих (Amigo
entre mis enemigos, enemigo entre mis amigos), Eastern dirigido por Nikita
Mijalkov. En 1978 hace el papel de Spiridon Solomin en la epopeya Siberiada. En 1981 interviene en el
melodrama de Alexander Pankratov Портрет жены художника (Retrato
de la mujer de un pintor). En 1983 participa en el biopic dirigido por Emil
Loteanu Анна Павлова (Anna Pavlova), sobre la célebre
bailarina rua. En 1984 colabora con el director Vadim Abradshitov en el drama Парад
планет (El
desfile de los planetas). En 1988 protagoniza la tragicomedia Француз (Francés), dirigida por Galina
Yurkova. En 1990 hace el papel del Iosif Stalin en el drama político Враг
народа — Бухарин (El
enemigo del pueblo: Bujarin), dirigido por Leonid Maryagin. En 1991 protagoniza
el drama Божья тварь (La criatura de Dios), en una nueva
colaboración con la directora Galina Yurkova. En el año 2000 participa en Пан
Тадеуш (Pan Tadeusz), melodrama histórico dirigido por el
polaco Andrzej Wajda. En 2005
interpreta de nuevo a un presidente de la URSS en Брежнев (Brezhnev), serial televisivo dirigido
por Sergei Snezhkin.
La
película está inspirada en la figura de Farman Salmanov, un buscador de
petróleo que durante los años 50 buscó petróleo en la provincia de
Tyumen.
Mención especial merece el tema musical principal que compuso Artemev, el maestro de la música electrónica. Поход (Campaña
/ Expedición) es, sin duda, uno de los temas más destacables del
compositor. En 2001 el grupo ruso de música electrónica PPK, hizo una
lamentable versión del tema que, sin embargo, alcanzó el top 3 en la
lista de singles del Reino Unido.
La cinta obtuvo el Gran Premio del Jurado en el Festival de Cannes de 1979.
FUENTE: https://cinerusia.blogspot.com/2015/07/siberiada.html?m=1