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mardi 26 mai 2026

Quid de la « défense atlantique » menacée ? Les explications d’Annie Lacroix-Riz

SOURCE https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/quid-de-la-defense-atlantique-menacee-les-explications-dannie-lacroix-riz/

Depuis plusieurs mois, un chœur déchirant de dirigeants « européens » (Royaume-Uni inclus) déplore l’atteinte irréversible portée à la défense « européenne » par un Président américain grossier menaçant de ruiner les excellentes relations européo-américaines et de les exposer à l’agression des Russes, après près de 80 ans d’alliance de défense fidèle et sûre. Le succès de cette campagne repose sur l’ignorance dans laquelle ont été tenues les populations sur la réalité de cette « Alliance » : à l’exception, partielle, du deuxième mandat présidentiel de De Gaulle, où celui-ci ordonna le retrait de la France de l’organisation militaire du Pacte atlantique. En fait, il a ainsi contesté aux États-Unis l’unique substance dudit Pacte : leurs bases aéronavales. Cette décision importante, mais incomplète ‑‑ de Gaulle ne dénonça pas le Pacte atlantique ‑‑, fut mise en cause dans les présidences suivantes, et Nicolas Sarkozy lui porta un coup fatal, l’effort étant poursuivi par ses successeurs[1]. Nucléaire en moins, nous explique-t-on. Voire…

La « stratégie périphérique » des États-Unis

Le « Pacte » signé le 4 avril 1949 consacrait le triomphe de la « stratégie périphérique » mise en œuvre par les États-Unis depuis la Première Guerre mondiale. Elle consistait à obtenir la maîtrise totale du continent européen, sans participation à l’essentiel des combats (tâche structurellement impossible à l’armée d’un pays qui n’avait jamais été soumis à attaque extérieure). Elle serait remplacée par une participation financière à « l’effort de guerre », via les crédits d’armements octroyés à un groupe de belligérants (qui passeraient l’près-guerre à les rembourser, soumis aux pressions y afférentes) pour vaincre l’autre groupe et lui imposer, via la défaite, un nouveau « compromis », plus favorable aux États-Unis. Dans les deux premières guerres mondiales, ce fut l’Allemagne, partenaire d’affaires majeur, mais rival trop gourmand. Les États-Unis rognèrent ses prétentions par soldats européens interposés avant de la « reconstruire » avec un flot de crédits américains ‑‑ largement et notoirement voués à son réarmement de « revanche ». Cette stratégie supposait absence militaire jusqu’à fixation définitive de l’issue du conflit, printemps-été 1918, été 1944, puis intervention militaire finale, avant fixation définitive des gains de l’« Allié » vainqueur financier, et total, des deux conflits.

Est explicite le bilan officiel des pertes des deux guerres mondiales, très faibles pour les États-Unis : Première Guerre mondiale, 117 000 dont 53 000 « morts au combat », surtout en France ; Deuxième Guerre mondiale : moins de 300 000 morts sur les fronts asiatique et européen, là encore, surtout en France (et Belgique). Dans les deux guerres, pertes civiles nulles. Les deux pays les plus touchés dans la Première, la Russie (1914-1917), plus d’1,8 million de morts militaires, 1,5 million de morts civils (record battu pour les deux catégories), environ 7 millions supplémentaires pour la guerre non déclarée de l’« Occident », dont le Japon, 1918-1920 ; la France, 1914-novembre 1918, respectivement 1,4 million et 300 000. 1941-1945, l’URSS, selon l’historien militaire américain David Glantz, 35 millions de morts, dont 20 millions de civils[2]. Ces chiffres dispensent de débats sur l’identité des vainqueurs militaires.

Et ses périls mortels pour les « Alliés »

La « stratégie périphérique », fondée, depuis la Deuxième Guerre mondiale, sur une supériorité aérienne écrasante, via les « bombardements stratégiques », fut au cœur des préparatifs de la suivante, dès 1942-1943. Il s’agissait d’arracher la maîtrise militaire du monde, contre l’ennemi, l’URSS, objectif présenté (évidemment sans désignation) par le général Henry Arnold, chef d’état-major de l’Air, en novembre 1943 : il est exclu de « tolérer des restrictions à notre capacité à faire stationner et opérer l’aviation militaire dans et au-dessus de certains territoires sous souveraineté étrangère »; la prochaine guerre aura « pour épine dorsale les bombardiers stratégiques américains »; « une armée internationale, instrument de la politique américaine », sera chargée des tâches subalternes – terrestres – ce qui « internationalisera et légitimera la puissance américaine ». La prochaine grande guerre se mènerait, du côté américain, plus radicalement que la précédente, pas contre l’Allemagne, mais contre le rival soviétique (22,4 millions de km2 depuis 1940-1941 puis 1945, et des ressources naturelles si tentantes).

Chaque « allié » des États-Unis leur fournirait donc des bases aériennes et navales d’attaque, comme celles qu’avaient dû leur lâcher les Anglais, de l’été 1940 à 1941, pression aux « crédits » aidant (de Terre-Neuve, Caraïbes, 1940, Groenland, Islande, 1941, etc.). L’ouvrage incontournable de Michael Sherry sur ces plans doit être traduit[3]. La moisson, gigantesque, de la Deuxième Guerre mondiale (« Empire » français inclus, depuis l’invasion de l’Afrique du Nord de novembre 1942), grossit encore après mai 1945. La liste, confirmée ou allongée après la guerre par tous les cédants, dont la France, fut codifiée quand Washington imposa à ses « alliés » son Pacte, conclu pour 50 ans, et renouvelable (il l’a été en 1999). Ces dirigeants de pays essorillés par les règles américaines de Bretton Woods sur le règne sans partage du dollar étaient d’autant plus dociles que l’emprunteur et « protecteur » les protégeait de leur peuple radicalisé par la Crise puis la guerre : 1947-1948 le démontra en France (mai 1947) puis en Italie (mai 1947 et avril 1948). Aucun risque de changement intérieur ne résisterait à la « protection » américaine. Le Pacte atlantique était surtout « une Sainte-Alliance », comme l’écrivit, en mars 1948 (un an avant la signature), le secrétaire général du Quai d’Orsay, Jean Chauvel. Il le demeure.

Sur le plan militaire, c’est autre chose. Contrairement à la légende, les signataires n’avaient pas « peur » des intentions belliqueuses de l’URSS : mise à genoux par la guerre, ruinée, privée de « réparations » (comme les vainqueurs de la Première Guerre mondiale, dont elle-même), elle ne les avait jamais menacés du moindre conflit et ne risquait pas d’y prendre goût[4]. Chacun savait, en haut lieu, que cet après-guerre reproduirait à tous égards les précédents, guerres suivantes comprises. Le combat contre l’URSS impliquait prompt réarmement de l’Allemagne, entamé dès mars 1945 : sur les 27 divisions de la Wehrmacht encore à l’Ouest, 26 s’affairaient à évacuer par les ports du Nord troupes et matériel vers les « bons » ennemis ; les « 170 divisions sur le front de l’Est » combattirent jusqu’au 9 mai inclus (libération de Prague), révélation de 1969 de Gabriel Kolko (non traduit[5]). Pourquoi donc les « Alliés » occidentaux conservèrent-ils ces excellents combattants?

C’était clair avant la constitution de la RFA confiée au vieux pangermaniste Adenauer entouré de pairs ex-nazis. On ne parlait plus, dès 1948, que du réarmement imminent : comment se passer du « potentiel militaire que représentent en Allemagne de nombreuses générations bien aguerries » contre les « armées russes », écrivit l’ambassadeur de France à Washington, Henri Bonnet, en mars 1949. Le « potentiel » fut dirigé par les chefs de la Wehrmacht nazifiée jusqu’à l’os, qui formèrent l’armature « européenne » des exécutants de l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique-Nord, fondée en 1950). Tout fut mis en place quand Washington eut arraché, via la capitulation française, sous Mendès France puis Edgar Faure, le principe officiel du « réarmement allemand » (octobre 1954-mai 1955). Y compris les crédits en dollars « liés » aux achats gigantesques d’armements américains « intégrés », de complète actualité « européenne ».

Au débat de ratification américain de mai 1949, Clarence Cannon, président démocrate de la commission des crédits de la Chambre des Représentants, avait brutalement décrit les périls de l’adhésion, réduisant à néant le fameux « article 5 » du Pacte, celui aujourd’hui brandi sans répit, de « défense », États-Unis en tête, de tout « allié » attaqué : « concertation » des alliés à ce sujet ne vaudrait pas « engagement » américain contre « l’agresseur ». Quand Washington attaquerait « l’ennemi », les Européens devraient juste fournir ce que les adversaires du Pacte atlantique qualifiaient de « chair à canon » et laisser à disposition des États-Unis leurs bases permanentes.

Cannon leur assignait deux missions : 1° « apporter leur contribution en envoyant les jeunes gens nécessaires pour occuper le territoire ennemi après que nous l’aurons démoralisé et anéanti par nos attaques aériennes », sans préjudice, pour les nations maritimes, de leur contribution navale ; 2° offrir à l’Amérique la libre disposition, « sur leur territoire, des bases aériennes pour des bombardements stratégiques. Grâce au Pacte de l’Atlantique, nous aurons des Alliés qui ont des troupes et des navires et qui devraient aussi avoir l’occasion de remplir leurs obligations de puissances contractantes. » La grande presse (New York Times et Washington Post en tête) tenta aussitôt d’éteindre l’incendie, en qualifiant ces propos d’« intrusion inepte et stupide, d’élucubration, de délire irresponsable », etc. – qu’exploiterait « la presse communiste du monde entier ».

Les bombardements américains sur la France (1942-1944) avaient causé 75 000 morts civils. Le souvenir en restait vif et une (petite) partie des Français, était informée par L’Humanité de ce qui attendait la population en cas de conflit (le Quai d’Orsay, inquiet, avait dès 1947 organisé un service spécialisé de réponse aux « mensonges et exagérations » du journal). Même les lecteurs du Monde de Beuve-Méry glanèrent des informations, de 1948 à 1951. Le catholique Étienne Gilson, fâché contre la très longue « neutralité américaine » (pro-allemande) de l’avant-guerre et des premières années de la Deuxième, y traita des périls liés à la perte de souveraineté sur les bases américaines. Le tandem serait surpris du ton actuel du Monde. Le silence retomba vite, Humanité exceptée pendant plusieurs décennies.

L’actualité de la chose éclate et s’impose… Le Pacte atlantique consiste surtout, depuis sa signature, en bases cédées par les signataires, violant la souveraineté des cédants, point de départ d’agression contre d’autres puissances les exposant à des représailles du pays attaqué. Sans engagement aucun du cessionnaire à « protection ». La guerre contre l’Iran, conduite à partir de bases américaines d’Europe et du Golfe vient de le démontrer.

Annie Lacroix-Riz – historienne


Aux origines du carcan européen (1900-1960) Annie Lacroix-Riz

[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9int%C3%A9gration_de_la_France_dans_le_commandement_int%C3%A9gr%C3%A9_

de_l%27OTAN, « source » souvent contestable, fournit ici des citations utiles.

[2] La Guerre germano-soviétique 1941-1945, mythes et réalités, Paris, Delga, 2022

[3] Preparing for the next war, American Plans for postwar defense, 1941-1945, New Haven, Yale University Press, 1977.

[4] Lacroix-Riz, « L’entrée de la Scandinavie dans le Pacte atlantique (1943-1949) : une indispensable “révision déchirante” », guerres mondiales et conflits contemporains, cinq articles (au lieu de deux contigus), étirés de 1988 à 1994 par Jean-Claude Allain (liste, https://historiographie.info/cv0420252025.pdf).

[5] The Politics of War. The World and the United States Foreign Policy, 1943-1945, New York, Random House, 1969.

vendredi 24 avril 2026

LAS RUINAS DE UN IMPERIO / DÉBRIS DE L'EMPIRE / Oblomok imperii (Fridrikh Ermler, 1929)

 

Lors de la Première Guerre mondiale, le sous-officier Filimonov est victime d'une grave commotion qui le laisse amnésique. Une dizaine d'années plus tard, un événement lui permet de retrouver peu à peu la mémoire. Il rentre chez lui mais rien ne ressemble à ses souvenirs.

lundi 9 février 2026

Le dieu de la guerre / Белый всадник (Efim Dzigan, 1925)

 


Omis Rmerti (Le Dieu de la guerre)

1925 - 1h07

URSS-Géorgie

Réalisation : Efim Dzigan

Scénario : Efim Dzigan, Lev Goldenveizer

Photographie : Sergei Zabozlaev, Aleksandr Galperin

Décors : Robert Fedor

Avec : A. Skaldov, Raisa Esipova, M. Kojevnikov, Aleksandre Gougouchvili, Vladimir Ouralski

Première Guerre mondiale. Des religieux de différentes confessions, notamment orthodoxes, catholiques, musulmans et juifs, appellent les soldats à défendre leur patrie. Ils soutiennent les intentions impérialistes de l'Angleterre, de la France, de la Russie, de l'Allemagne et de la Turquie. Cependant, la brutalité de la guerre ouvre les yeux des plus démunis. Le soldat russe Giorgi, ancien ouvrier, était un croyant humble avant de partir au front. Dans les tranchées, il est témoin de l'absence totale de droits des soldats et de l'absurdité de la guerre impérialiste.



mercredi 4 février 2026

L' Allemagne est sous contrôle étatsunien depuis plus d'un siècle



 Chapitres :  

00:00:00 Prêts de la Première Guerre mondiale et plan Dawes 

 00:10:46 La Banque des règlements internationaux et la Seconde Guerre mondiale  

00:21:27 Le plan Marshall et l’OTAN 

 00:25:55 L’occupation d’après-guerre et la création du BND  

00:31:00 La réunification et l’élargissement de l’OTAN  

00:35:22 BlackRock, Merz et l’intégration moderne  

00:39:11 Complot stratégique ou nature capitaliste ?  

00:42:04 Conclusion

 


Una amistad condenada: La conquista de Europa por los Estados Unidos. Primera Etapa: De la Primera a la Segunda Guerra Mundial (Spanish Edition)    Paperback – November 12, 2024


El ascenso del capitalismo estadounidense se presentó al mundo bajo la bandera de la libertad, la democracia y la prosperidad. No obstante, las prácticas del América first, que incluían genocidios, explotación laboral y saqueo bélico de bienes ajenos, no desaparecieron, sino que fueron modernizadas. La Primera Guerra Mundial se convirtió en el primer gran negocio global, en torno al cual los aliados fueron sometidos. Después de la guerra, las corporaciones estadounidenses invirtieron en Europa Occidental. Mussolini fue inundado de créditos. Empresas estadounidenses suministraron armamento a Franco y equiparon a la Wehrmacht alemana para una guerra contra Rusia. El nuevo banco central liderado por EE. UU. en Suiza blanqueó oro saqueado por los nazis. Se ignoró la persecución de los judíos. Con el lanzamiento de dos bombas atómicas sobre la población civil, comenzaron nuevas guerras contra nuevos enemigos, en sistemática violación del derecho internacional. Werner Rügemer (1941), Dr. en Filosofía, publicista e intervencionista político.Desde los años 1980, ha publicado sobre la decadencia político-moral de la sociedad estadounidense, el extremo contraste entre ricos y pobres, la interconexión entre el ejército, los servicios de inteligencia y la alta tecnología, así como la destrucción ambiental y los daños a la salud de los trabajadores migrantes en los sectores de salarios más bajos.

 

dimanche 6 avril 2025

Les artistes DEVANT les guerres mondiales (en dérivant dans ma bibliothèque et ailleurs)

 
 
Dès la veille de la Première Guerre mondiale, les premiers conflits dans les Balkans avaient laissé entrevoir l'apocalypse qui s'annonçait. Parmi d'autres, les "prophètes" du Blaue Reiter avaient anticipé le chaos et promis une destinée messianique aux artistes. Partagés entre l'attente de "l'homme nouveau" et la peur de la destruction, ils s'étaient résolus à prendre part au grand bouleversement. Beaucoup d'artistes ont alors partagé la volonté de s'emparer des armes nouvellement forgées par la politique, avec l'espoir de prendre part au combat et de regagner par là la légitimité sociale dont l'art pour l'art les avait privés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce n'est toutefois qu'après la guerre que le combat symbolique, devenu réel et éprouvé pour certains dans les tranchées, prit la forme organisée de groupes constitués sur le principe des formations politiques radicales. A Berlin, Dada s'était emparé des armes, et promettait dès ses débuts par les voix de Richard Huelsenbeck, Raoul Hausmann, Jefim Golyscheff, la formation d'une "union internationale et révolutionnaire de tous les hommes et femmes créateurs et intellectuels fondée sur un communisme radical".  











 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
À COMPARER AVEC AUJOURD'HUI,
notamment après la visite à la foire d'art contemporain Art Paris au Grand Palais. Il semblerait que tous les artistes se sont donnés pour mot d'ordre d'éviter le réel. C'est de l'art qui ressemble aux acheteurs, de l'art macronien. Le bâtiment est beau avec ce soleil, mais l'esprit l'a d'autant plus déserté. Un temps maussade, parigot, m'aurait rendu mélancolique, mais là c'est ce vide qui frappe: une serre à rien.
 



Brigitte Macron y a fait son petit tour samedi 5, elle est dans la ligne de ses ouailles: le savoir-vivre bidon, bidonné. Je retiens le travail de Marcos Carrasquer, peintre d'histoire contemporaine. Il le voit le réel, et celui de 2020 ressemble beaucoup à celui qu'annonce 2025. Ça sent la guerre, toujours plus vrai et spectaculaire, avec ses personnages qui s'entretuent pour trois rouleaux de papier-cul: c'est le struggle for life du ventre mou vraiment totalitaire, celui de l'occident terminal croqué et recroqué dans chacune de ses peintures. Les critiques de la foire et d'ailleurs disent de sa peinture qu'elle est grotesque, ironique, sarcastique, etc. Que l'humour soit une singularité, parmi le concours permanent des subjectivités spectacularisées, en dit suffisamment sur le nouveau désert, car l'humour a toujours été capture du réel (le "spectacle" est une socialisation et notamment par l'image: les séries de Netflix et d'autres plateformes similaires ont plus de poids dans la socialisation des nouvelles générations aux quatre coins du monde que d'autres, plus régionales, comme l'école - une socialisation globale devenue le règne de la séparation achevée).
 
On pouvait acheter dans la foire du vieux Bretécher, du vieux Wolinski, de l'humour de gôche, cette gauche qui voulut "changer la vie" avec le cagoulard Mitterrand mais surtout pas les rapports de production. De l'humour bien mort donc, mais toujours revendable à un autre mort-vivant à écharpe colorée (il faisait 24º). Et effectivement, c'est le réel qui s'amenuise quand toutes les stratégies l'évite. 

                   Marcos Carrasquer, The 2020 toilet paper rush, 2021

 

samedi 26 octobre 2024

Bruno Taut, precursor del Urbanisme Unitario


 FUENTE : http://www.mindeguia.com/dibex/Taut_Alpine.htm



        Bruno Taut, Arquitectura en los Alpes, vista desde el Monte Generoso, 1919

El dibujo aparece en Alpine Architektur, un libro de Bruno Taut en el que expone su proyecto utópico para construir una ciudad en los Alpes. Ésta es la vista desde el Monte Generoso (lámina 17). Arquitectura alpina era un proyecto libre, resuelto sin restricciones aparentes, sin limitaciones por cuestiones de lugar, material o economía. Eran casas de cristal en lo alto de las montañas, diseñadas sólo para la contemplación silenciosa, junto a lagos que reflejaban los edificios y el brillo centelleante del Sol. Son edificios que han de ser construidos por la comunidad de sus habitantes, tal como se entendía que habían sido construidas las catedrales de la Edad Media. Una visión fantástica de construcción de templos de cristal en los Alpes. En su exposición incorpora ideas de transparencia, transformación, movimiento, nociones de cambio constante y de disolución. El proyecto no tiene una justificación utilitaria, es claramente una reacción contra la industria. Su única utilidad era construir y dar paz. En una parte del libro se dice,

¡PUEBLOS DE EUROPA!
¡CREAD PARA VOSOTROS POSESIONES SAGRADAS - CONSTRUID!
.   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .
El Monte Rosa y sus estribaciones hasta las verdes llanuras han de ser reconstruidos.
   ¡Sí, ineficaz y sin utilidad! ¿Pero hemos llegado a ser felices con la utilidad?
¡Siempre utilidad y utilidad, comodidad, conveniencia -
buena comida, cultura - cuchillo, tenedor, trenes, lavabos e incluso también-
cañones, bombas, instrumentos de asesinato!
Querer solamente lo utilitario y confortable sin ideales más altos es aburrimiento.
El aburrimiento trae pelea, lucha y guerra...
Predica la idea social...
Ocupa a las masas en una gran tarea, que satisfaga a todo el mundo,
del más humilde al principal ... Cada uno ve en la gran comunidad
claramente el trabajo de sus propias manos: cada uno construye -
en el verdadero sentido
...

(Taut, Alpine Architektur, lámina 16);

El proyecto hay que entenderlo como una reacción a los procesos que habían conducido a la Primera Guerra Mundial y a la situación que había quedado tras ella. Parte del convencimiento de que las grandes aglomeraciones industriales perpetúan el viejo orden social y tienen que reemplazarse por una forma descentralizada de comunidad, siguiendo las ideas que, antes de la guerra, habían tenido aceptación en círculos socialistas. Los Alpes era un lugar suficientemente lejano como para construir una nueva sociedad. Aquí el cristal, la transparencia y la flexibilidad significan una sociedad purificada y cambiada. Una reacción contra los efectos devastadores de la guerra. El proyecto era una utopía y Taut nunca creyó que se fuera que ejecutar.

Años antes, en 1912, Taut había conocido a Paul Scheerbart, un escritor visionario de novelas e historias cortas que describía una arquitectura de cristal, de casas móviles, que rotan, y edificios que pueden subir y bajar, estructuras que flotan y se transportan por el aire, e incluso de ciudades sobre ruedas. En 1914 publicó el libro Glasarchitektur (Arquitectura de cristal), que dedicó a Taut. La Alpine Architektur de Taut era también un homenaje a Scheerbart, que había muerto en 1915.

Es una arquitectura de cristal pero también de luz, a la vista de la luz que emana de esta arquitectura. Esta imagen luminosa aparece también en otros dibujos de Taut.

Éste es un cuadro de Giacomo Balla, Interpenetración iridiscente radial (Vibraciones prismáticas), de 1913-14.

Estos proyectos hay que inscribirlos en las actividades del Arbeitsrat für Kunst (Consejo de Trabajo para el Arte), que Taut había fundado en 1918, como un vehículo político con el que esperaba alcanzar su visión de una nueva armonía social, ordenada e inspirada por una nueva arquitectura, una nueva obra de arte total, creada con la participación activa del pueblo. En el Consejo estaba formado por arquitectos, artistas y críticos radicales del ámbito berlinés. Entre los arquitectos estaban Otto Bartning, Walter Gropius, Ludwig Hilberseimer, Hans y Wassili Luckhardt, Erich Mendelsohn, Adolf Meyer, Hans Poelzig y Max Taut. Entre los pintores, Lyonel Feininger, Hermann Finsterlin, Erich Heckel, Käthe Kollwitz, Emil Nolde, Max Pechstein y Karl Schmidt-Rotluff. Entre los escultores, Rudolph Belling, Georg Kolbe y Gerhard Marcks. A principios de 1919, Taut dimitió y asumió la dirección Gropius.

Después de esta fecha, 14 de los miembros del Arbeitsrat für Kunst iniciaron una especie de correspondencia utópica sobre la que Taut hizo una sugerencia: "todos y cada uno de nosotros dibujaremos o anotaremos, con breves intervalos de tiempo, de manera informal y a medida que el espíritu nos impulse... las ideas que nos gustaría compartir con nuestro círculo". Las cartas se conocieron como Die gläserne Kette (La cadena de cristal), estaban firmadas con apodos y duraron hasta diciembre de 1920. Muchas de ellas se publicaron en Frühlicht, la revista que dirigía Taut.

La iluminación de las montañas era una idea que estaba también en los escritos de Paul Scheerbart, pero tiene implicaciones muy anteriores en el tiempo. En la historia del arte, la luz siempre tuvo un claro significado religioso que tiene su origen en la Biblia. Su contenido expresivo fue aprovechado ampliamente durante el barroco, en la pintura, la arquitectura y la literatura. En el siglo XVII, la luz se relacionó con el poder, durante el reinado de Luis XV (el Rey Sol) y, en el siglo XVIII con el conocimiento (el Siglo de las Luces). La luz de estos dibujos es más la luz del nacimiento, del deslumbramiento, de la aparición de una nueva sociedad,... de lo sublime.

Antes de la Primera Guerra Mundial, los futuristas italianos ya habían adoptado el valor expresivo-simbólico de la luz.

 

Este dibujo es una xilografía de Lyonel Feininger, de 1919, que aparecía en el manifiesto de la Bauhaus de Weimar. Representa una catedral, de cuyas torres, que representan la pintura, la escultura y la arquitectura, surge la luz que se irradia por todas partes. La imagen de la catedral proviene del libro de Wilhelm Worringer, Problemas formales del gótico, de 1912, y simboliza la obra común, de la unión social.
 

Después de la guerra, la luz fue adoptada por la mayoría de los artistas expresionistas. A la experiencia de Taut se sumaron después Hans Scharoun, los hermanos Luckhardt y otros.


En su Arquitectura de Cristal, y en su defensa de la arquitectura de cristal, Paúl Scheerbat ya insistía en el efecto que su interior iluminado daría al edificio por la noche. El mismo año Bruno Taut expuso su Glass House, en la Cologne Werkbund Exhibition, y decía, en el catálogo de la exposición, que después del atardecer los edificios de vidrio se convertían en antorchas incandescentes sólo con la luz que procedía de su interior. 

(Ver la iluminación artificial en el exterior de los edificios en Georgia O'Keeffe, Iluminación nocturna)
 

Bibliografía recomendada:
- Dennis Sharp, Modern architecture and expressionism, Londres, Longmans, 1966.
- Franco Borsi, Architettura dell'espressionismo, Génova y París, Vitali e Ghianda y Vincent Fréal, 1967.
- Oswald Mathias Ungers, "Tres opiniones sobre el fenómeno expresionista", Nueva Forma, nº 68 (Sep. 1971), p. 2-5.
- Wolfgang Pehnt, Architecture expressionniste, París, Hazan, 1998 (original 1973)
- Rosemarie Haag Bletter, "Paul Scheerbart's Architectural Fantasies", The Journal of the Society of Architectural Historians, vol. 34, nº 2, 1975, pp. 83-97.
- Tim Benton, Las Raíces del Expresionismo, Madrid, ADIR, 1983 (original 1977).
- Rosemarie Haag Bletter, "The Interpretation of the Glass Dream-Expressionist Architecture and the History of the Crystal Metaphor", The Journal of the Society of Architectural Historians, vol. 40, nº 1, 1981, pp. 20-43.
- Ignasi de Solà-Morales i Rubió, La Arquitectura del expresionismo, Barcelona, ETSAV, 1982
- Rosemarie Haag Bletter, "Expressionism and the New Objectivity", Art Journal, vol. 43, nº 2, 1983, pp. 108-120.
- Wolfgang Pehnt, Expressionist architecture in drawings, Londres, Thames and Hudson, 1985
- Ada Francesca Marcianò, Hans Scharoun 1893-1972, Roma, Officina Edizioni, 1992.
- Winfried Nerdinguer et alt., Bruno Taut 1880-1938, Milán, Electa, 2001.

© de los textos Francisco Martínez Mindeguía 


 







 

   





  









 






























vendredi 25 octobre 2024

¿Por qué Europa se sacrifica en favor de Estados Unidos? 3 Procesos diseñaron su destino. Análisis

 FUENTE: https://tarcoteca.blogspot.com/2023/09/preguntas-fundamentales-sobre-europa.html

Vamos a analizar 2 preguntas cruciales e incómodas:

¿Porqué Europa parece sacrificarse en favor de EEUU y en contra de Rusia?
¿Cuánto daño puede soportar Europa antes de corregir su política de confrontación por una cooperativa?

Intro

Desde el inicio del nuevo ciclo geopolítico, iniciado a partir de la Operación Militar Especial de Rusia en Ucrania, lo que más puede resaltar sobre el comportamiento de las naciones europeas es su repliegue a las exigencias estadounidenses, que les ha llevado a una profunda crisis y desconexión del mundo. 

Una pregunta salta constantemente a la mente de cualquier persona: ¿Cómo puede ser que la sociedad, empresas y políticos europeos, Europa como conjunto, permitan y apoyen los esfuerzos estadounidenses por desestabilizar Rusia, frente a los beneficios mutuos de estabilidad, seguridad y comercio para la región mediante la cooperación con Rusia?

Internacionalmente se ve a Europa como un bloque que hará cualquier cosa con tal de dañar a Rusia, incluso autodestruirse. Ya sucedión. Mantiene una política dirigida por EEUU bajo el mandato impuesto de la 'Rule of Law'.

Se ve a EEUU que orquesta al resto de países entorno a sus propios intereses, y a su vez como un país capaz de atentar contra sus propios intereses geoestratégicos con tal de favorecer a unas oligarquías, las de Wall Street y el Pentágono. Una subordinación perjudicial tanto para países individuales como para el bloque. 

Por lo que resulta otra pregunta: ¿Cuánto daño puede asumir Europa antes de ceder en sus actuales políticas? 

Si Europa está dirigida por sus élites, esta connivencia de las élites europeas con las estadounidenses a muchos les puede parecer extraña, e incluso contraproducente. Para entenderla hay que conocer su origen y motivos. Si no se entiende el germen de estas oligarquías no se entenderá el comportamiento de los países ni del bloque. Una vez los entendamos podremos comprender el devenir que nos espera para los próximos lustros.

Origen de la subordinación Europea: Guerra


Primera Guerra Mundial 1GM

-Fin del Viejo imperialismo
Tras la 1ª Guerra Mundial en 1914-1918, cuatro imperios son destruidos: Ruso, Alemán, Austro-Húngaro y Otomano. China sigue fragmentada, Japón se alza al este. El Imperio Británico se mantiene como gran potencia colonizadora, y se postula como uno de los grandes ganadores. Junto con Estado Unidos EEUU, que abandona su supuesta neutralidad y comienza a expandirse como potencia colonial global. Ambos establecen una fuerte influencia sobre la parte continental.

Periodo Entreguerras

-Estrangulamiento a Rusia/URSS
EEUU y Reino Unido siguieron con sus planes hegemónicos dentro del Gran Juego, del cuál habían sacado a numerosos competidores de su camino, sobre todo en Europa. Su fin siempre ha sido y será dominar el Heartland, donde se sitúa la actual Federación Rusa. 

A partir de 1917 promueven la Guerra civil rusa, infinitas guerras en el Cáucaso, Urales, Altay, Siberia,  y en definitiva, en todo el entorno ruso, incluida Finlandia, Polonia, Ucrania y bálticos. Un acoso y derribo con el fin de debilitar y dividir Rusia

-Fascismo: Unión Colonialista
Es en ese preciso momento; donde las ideas coloniales, económicas, supremacistas ultraconservador y reaccionario a los movimientos revolucionarios obreristas mundiales iniciados en el SXIX; cuando las oligarquías occidentales se articulan como movimiento ideológico tomando la forma de fascismo.  Un verdadero pensamiento común compartido por todas las élites planetarias. A partir 1922 Mussolini lo define perfectamente como doctrina.

-Preparación de la 2GM
Con la caída de la República de Weimar y el Putsch de Munich de 1923 las oligarquías occidentales declaran la preparación de a Alemania para la nueva invasión de Rusia

Para los 1930 los partidos y tendencias fascistas recorren el globo y se enquistan en la mayoría de parlamentos. 

En 1936 se forma la alianza del 'El Eje' a partir de 3 países declaradamente fascistas: Alemania, Italia y Japón.

En 1938 Reino Unido y EEUU promueven la expansión continental de Alemania. A Hitler se le promete el Lebensraum, básicamente el dominio de la Europa continental hasta Cáucaso y Urales; un antiguo sueño del 2º Reich de Otto von Bismarck. Es así como las burguesías alemanas, en connivencia con las estadounidenses, apoyan a Hitler como Führer del 3º Reich.

Este esfuerzo genocida colectivo no hubiese podido realizarse si no hubiera sido planeado y ejecutado desde los distintos países por actores designados, es este caso los distintos partidos fascistas

Segunda Guerra Mundial 2GM

En 1938 Reino Unido y EEUU propician la expansión continental de Alemania con la adhesión de Chequia y Austria. 

En 1939 la guerra asolarán el mundo. Alemania finalmente  invade Polonia sin permiso de las potencias, iniciando la Guerra contra Francia e Inglaterra, y marcando el inicio de la 2GM. Francia es derrotada sin mucha resistencia, y se establece un protectorado alemán al norte y el Estado de Francia al sur, fascista y colaboracionista. Entonces, ni si quiera la invasión de Polonia desencadena la guerra con la URSS, esta solo avanza sobre la parte oriental de Polonia. El apoyo de EEUU a Reino Unido le sirve para no ser invadida, pero le cuesta lo que le quedaba de imperio. Este será absorbido en su mayoría por EEUU. 

Es solo a partir de que en Europa se establece una economía de guerra que trabaja para Alemania, y los distintos países acoplan sus economías al 'Eje', que Alemania inicia la invasión de la antigua Rusia en 1941 con la Operación Barbarroja. Es entonces y no antes cuando se establece un acuerdo multinacional denominado 'Los Aliados'

Alemania es el nuevo Reich, y será pertrechada con combustible, suministros y víveres por EEUU mientras cumpla su función y luche con la URSS hasta el último alemán. LA URSS también sería pertrechada por EEUU, y estaría pagando deudas de guerra bajo los acuerdos 'Lean and Lease' hasta 2006.

En 1944, ante la inminencia de la capitulación de Berlín, los Aliados lanzan la Operación Overlord de invasión de la Europa occidental.

En 1945 a la vez que EEUU monta los Juicios de Nuremberg para juzgar a los responsables de la 2GM, ejecuta la Operación Paperclip, con el fin de reclutar y proteger antiguas personalidades Nazis, no solo alemanes y colaboracionistas. 

Guerra Fría

-Pacto de Varsovia vs OTAN
Para EEUU la 2GM nunca terminó. Tras la capitulación de Alemania y Japón en 1945, la URSS y EEUU quedan como las potencias dominantes. 

Reino Unido queda tocado de muerte, y poco a poco retiraría su dominio de sus antiguas colonias.  

Europa queda dividida en dos regiones.  
-Una Oriental controlada por EEUU. EEUU inicia un proceso de reorganización del bloque sobre 3 procesos integradores que describiremos más adelante: OTAN, UE y Democracias. 
-Otra oriental, controlada por la URSS y formada por países socialistas que acabarían formando parte del Pacto de Varsovia.
Destacar que la OTAN fue fundada en 1954 y que la URSS solicitó su adhesión. Su denegación fue interpretada como una declaración de intenciones de guerra. Al año siguiente los países eslavos que habían sufrido el grueso de daños en la 2GM fundaron como reacción el Pacto de Varsovia.

Pax americana

-PNAC
Tras 46 años de conflicto, la derrota de la URSS en 1991 y su disgregación debe ser entendida como un triunfo de las políticas estadounidenses. 

Ese mismo año1991, el Departamento de estado de EEUU establece el Proyecto para el Nuevo Siglo Americano PNAC. En un movimiento expansivo, cuyo objetivo para con la Federación es avanzar sobre sus fronteras, y estrangular para Debilitarla y Disolverla, comienza a integrar a a los antiguos miembros del disuelto Pacto de Varsovia en la OTAN. El mismo objetivo que con la URSS o la Rusia Imperial.

-3SI
Tras la Gran Recesión de 2008, EEUU promueve una nueva reordenación europea. Comienza por la reorganización militar en 2014 con la Iniciativa de los 3 Mares 3SI, en la que propone claramente la formación de una barrera de países que impidan físicamente la unión entre Berlín de Moscú. Así pues, Alemania queda relegada como punta de lanza, y los países que se rearman son los nuevos incorporados países del antiguo Pacto de Varsovia. Sigue la reordenación económica en 2015, con la promoción de la Agende 2030 y los planes de desindustrialización europeos. En 2019 la UE propone el plan FF55, de reducción de emisiones de carbono hasta de un 55%.

3 procesos sobre Europa

En los territorios ocupados por los Aliados de Europa se dan 3 procesos:

1º Diseño Militar: Coalición OTAN

EEUU  establece un protectorado militar de facto con epicentro en las bases militares y fuerza estratégica en el paraguas nuclear.
-1949 se establece la OTAN como ente rector de los ejércitos europeos. 
-Establece una red de control entorno a las bases militares. Desde entonces en Alemania 235 bases militares, Bélgica 8, Dinamarca 2, Grecia 7, Italia 83, Holanda 9,  Noruega 3, Reino Unido 47, Turquía 19. A demás se alía con los fascismo de Portugal con 21 y España con 5 bases, pero donde establece más de 15 instalaciones y 8 plantas nucleares. Aunque solo fuesen la mitad, son muchas.

En lo militar, doctrinalmente, predican que la derrota de Rusia en el combate directo es necesaria para:
-que esta no conquiste occidente ni otros territorios.
-que se retire y elimine su influencia de las distintas regiones.
-poder despojarla de sus riquezas.

La derrota rusa y la incursión sobre las riquezas de la estepa son los mismos objetivos que los de los países del Eje. Sus métodos similares. Su ostentación del fascismo es evidente en todos y cada uno de los países. Un fanatismo que les lleva a sacrificar, como en el caso de Ucrania, a su propia población en post de 'Un Bien Mayor'. Están dispuestos a hacer cualquier sacrificio. El mismo pensamiento que tuvo entonces Hitler, genera los mismos efectos.

2º Diseñó Económico: Unión Neoliberal

EEUU establece en 1946 un Plan Marshall de reconstrucción de Europa, lo cual significa un vasallaje por deudas. Muchas de las industrias participadas por capital norteamericano son rescatadas, reconstruidas y relanzadas. 

-Se crea un Mercado Común. En 1950 permite la creación de la CECA, embrión de la Comunidad Económica Europea. Posteriormente esta constituiría la Unión Europea.

-Se establece doctrinalmente el neoliberalismo como credo mágico-político-económico común. Según 'El  Credo', según su visión economicista y predatora de la vida:
-Al mundo lo mueve el dinero. 
-Los fondos de inversión y grandes empresas, son las que con su dinero dirigen la inversión y configuran el mundo; y en definitiva pagan las carreras políticas.

Mercados, dinero, gobierno e inversiones son controlados desde los distintos reductos económicos: Bancos centrales, City de Londres, Wall Street, BPI, OMC, BM, FMI.

Tanto en EEUU, como en Europa, y en general occidente, no ven a Europa aislada, retrasada o en crisis, como lo haría cualquier persona que no profesase 'el credo'. Ellos ven a Europa incapacitada para competir en el mercado mundial cada vez más concentrado. Los planes de desindustrialización para el Occidente Colectivo se establecieron en 2015 a través de la Agenda 2030 de la ONU, cuyas reducciones de carbono conllevaban la disminución de las actividades industriales. Si Europa no es capaz de competir, porque no tiene energía, ni recursos, se convierte en un activo depreciado. ¿Y qué es lo que se hace con los artículos depreciados y sin perspectiva de mejora? Liquidarlos; y liquidarlos pronto, antes de que se sigan devaluando. 'El Mercado lo quiere'.

3º Diseño Político: Democracias dirigidas

EEUU preserva las estructuras fascistas [1] [2] establecidas desde los años 1920, destacando el reclutamiento y protección de antiguos colaboradores nazis como en la Operación Paperclip. Se alía con distintas dictaduras anticomunistas (coma la España de Franco o portuguesa de Salazar). En definitiva, se alía con todo aquél declaradamente antirruso, que en la época toma la forma de antisoviético.

Establece en sus protectorados la democracia como forma preferente de gobierno. Poco a poco, país por país, EEUU diseña el bipartidismo local según bloques políticos. Siendo el bloque conservador una extensión del credo neoliberal y oligarquías, se centra en  orquestar a los partidos socialdemócrata (LP-en, PS-fr, PS-pt, SPD, PSOE), y literalmente destruir a los partidos comunistas que no se dejasen controlar, como sucedió con la red Stay Behind/Gladio. Es tal la presión que en Europa surge el Eurocomunismo, el cuál, en su mayoría, acepta la democracia, acepta la Dictadura del Propietariado, y desiste de sus intentos revolucionarios de establecer la Dictadura del Proletariado. En definitiva reniegan de la URSS.

EEUU, por sus distintos medios, escoge a líderes, empresarios y políticos europeos en fondo y forma igual que las élites estadounidense son elegidas. Es decir, se establece un sistema de Esponsorización en el que los políticos son agentes de las grandes empresas e instituciones, y se mueven entre éstas y el estado a través de un incesante intercambio de cargos

Pauta Operativa

La manera angloamericana de expansión y promoción de la guerra es realmente simple: 
-Se prepara a la población para la guerra por medio de una avalancha de propaganda en base al odio, que toma múltiples formas (ultranazionalismo, nazis, fascismo, shalafismo, ultraortodoxia, yihadismo, integrismo...).
-Se financia y posicionan agentes políticos en gobierno favorables a la guerra, generalmente por promoción de sus carreras y eliminación de rivales. Se elimina a los rivales.
-Finalmente se financia la compra de armas, que es vendida al país como modernización y avance.

¿Por qué las Élites Europeas sacrifican su continente para beneficiar a las élites estadounidenses?

Ahora podemos responder a la pregunta . 

Las élites occidentales comparten objetivos, no hay diferencias, son las mismas, que las que iniciaron la 2GM. Demostraron ser capaces de sacrificar a sus propios pueblos para lograr sus fines. No deben lealtad a sus pueblos, sino a sus causas:  colonialismo, fascismo, neoliberalismo y empresas.

Si las grandes empresas han decretado que el desmantelamiento de Europa es positivo, si la ONU lo declara deseable y le pone plazos a la desindustrialización europea (Agenda 2030), y el ejército tiene como doctrina que Europa debe luchar contra Rusia, los Políticos solo pueden defender esa tesis, independientemente de su tendencia política.

La cosmovisión de las élites europeas se engloba dentro del pensamiento que podríamos llamar Imperialismo Occidental, a falta de un nombre más preciso, heredero de los grandes imperios colonizadores destruidos durante la 1GM, doctrinalmente fascista desde el periodo de entre guerras y económicamente neoliberal desde al menos la 2GM. 

Doctrinalmente, la soberanía nacional se supedita a las necesidades de su bloque geopolítico. Y este bloque cae bajo el dominio de las oligarquías estadounidenses, Wall Street y el Pentágono

No es que EEUU no sea capaz de llegar a acuerdos con Rusia, ha demostrado que es capaz de hacerlo. No es que Occidente no puede cooperar con China, también lo ha hecho. Lo que sucede de fondo es que los Países Emergentes están despuntando y las Oligarquías occidentales no quieren repartir la riqueza, no quieren liberar las colonias, ni rutas marítimas, ni mercados; y sufrirán y lucharán hasta el último ser para mantener sus privilegios y desposeer de los suyos al resto. Si no, destruirán los preciados tesoros para que nadie más los tenga; o, como ellos dicen, para que no adquieran ventajas competitivas. 

Esta es la fase civilizatoria que nos ha tocado vivir, la lucha a muerte entre las oligarquías mundiales por unos recursos cada vez más escaso.

¿Cuánto daño puede asumirá la UE?

Solo queda una pregunta más por responder: ¿Cuánto están dispuestas a sacrificar las élites europeas con el fin de debilitar y dividir Rusia? ¿Cuánto daño están dispuestos a asumir? ¿Cuánto pueden aguantar sus pueblos? Los estrategas de Moscú, Pekín y Washington ya lo están estimando.

Borrell, representante de la UE para exteriores, da pistas sobre la respuesta en sus múltiples declaraciones:

La última vez que se respondió a la pregunta costó 40 millones de vidas humanas.

Salud! PHkl/tctca