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vendredi 12 décembre 2025

Israël. « Pas de gay pride sous génocide » (30 mai 2025)

 En 2017, Mirage gay à Tel Aviv démontait le pinkwashing, une stratégie de la propagande israélienne pour camoufler la guerre, l’occupation, le conservatisme religieux et l’homophobie derrière le paravent sea, sex and fun de Tel-Aviv. Dans cette nouvelle édition reprise dans la collection Orient XXI chez Libertalia, Jean Stern ajoute aux éclairages et reportages précédents des mises à jour, notamment sur l’extrême droite et les gays en 2025. « J’y raconte un succès planétaire et les racines d’une défaite », conclut-il dans sa préface que nous reproduisons ici. Même si la « parade gay » se déroule ce vendredi 13 juin 2025, alors que la guerre se poursuit à Gaza, le rouleau compresseur du « mirage rose » a fait long feu, à l’heure où Israël tente de faire disparaître les Palestiniens, hétéros comme homos, de Gaza et de la Cisjordanie. 

La solidarité gay, renaissante dans le monde après des années de douces illusions, s’est mobilisée de façon extraordinaire dans le soutien aux Palestiniens depuis plus d’un an et demi. C’est réconfortant pour Libertalia et moi-même, car cela mesure le chemin parcouru depuis la sortie de Mirage gay à Tel-Aviv en 2017. Vous étiez quelques-unes au début, lecteurtrices chéries, pas très nombreuxses, nos rencontres avaient la chaleur de celles des grottes, on se serrait les coudes, homos, hétéros, trans ou non binaires. Le pinkwashing israélien écrasait alors tout, la Mairie de Paris d’Anne Hidalgo (socialistes, communistes, verts) venait d’accueillir « Tel-Aviv sur Seine » sur les quais, avec force drapeaux arc-en-ciel frappés de l’étoile de David. Tout le monde ou presque se laissait berner, puisque c’était (supposément) cool. Depuis, Hidalgo est constante dans son aveuglement et soutient la guerre livrée par Israël à Gaza, sans les communistes et les Verts (avec des nuances). Et surtout une partie de la communauté LGBT se retrouve, de diverses façons, du côté des Palestiniens. Cette solidarité d’évidence avec des opprimés, cette dénonciation de la lessiveuse rose, je les ai d’abord croisées chez des gays, lesbiennes et trans israéliens et palestiniens de l’intérieur, qui le disent avec force : « Pas de fierté sous génocide ».

Il fallait remonter aux racines de ce slogan, né « pas de fierté sous occupation ». Les Palestiniennes LGBT ne sont pas une masse informe de victimes sans paroles, d’individus sans ressorts, de fantoches apeurés. Ce sont des hommes, des femmes et des trans, avec une âme, un corps, une identité sexuelle et des désirs. Dans la lignée des radicaux LGBT israéliens et palestiniens, de plus en plus de gays, lesbiennes et trans occidentaux commencent à trouver écœurants ces pèlerinages sea, sex & fun, en pause depuis le 7-Octobre, avec les horribles massacres autour de Gaza et puis la guerre génocidaire qu’Israël livre depuis. Le recours cynique au « Ce soir, j’oublie tout » ne fait plus recette. La gueule de bois et le retour au réel menacent le pinkwashing : de part et d’autre du mur, les mirages made by Israël ne doivent plus faire illusion. Ils se résument en quatre mots : « Pas en notre nom ».

Un soldat tient un drapeau arc-en-ciel dans un paysage dévasté.
Yoav Atzmoni, réserviste de l’armée, est le premier soldat israélien à brandir un drapeau arc-en-ciel sur les ruines de Gaza, le 17 novembre 2023,sur lequel est écrit : «  Au nom de l’amour  » en anglais, arabe et hébreu.

Yoav Atzmoni, aucun doute, se bat en son nom. Il manifeste ET fait la guerre. Sur les photos qui précèdent, il a l’air un peu idiot, ni plus ni moins que des tas d’autres garçons. Pas mon style, en tout cas, et pourtant sa photo me fascine, tant elle paraît incroyable. C’était la toute première d’une longue série, et j’ai d’abord cru à un montage, mais non. Le soldat Atzmoni pose vraiment, devant son char d’assaut, devant les ruines d’un quartier de Gaza, en brandissant son drapeau arc-en-ciel sur lequel il a écrit au feutre « Au nom de l’amour » en hébreu, en arabe et en anglais, pour l’universalité du message. Avec son allure passe-partout, le bidasse Atzmoni incarne, tragiquement, la banalité du mal, comme le disait Hannah Arendt. Atzmoni fait son boulot, il y croit, ce qui est le cas de la plupart des gens, même s’il s’agit de tuer. Arendt l’a bien compris avec Eichmann, l’homme clé de la solution finale croyait à son boulot. J’aime de plus en plus Arendt par parenthèse. Installée à Paris dans les années 1930, elle se battait comme une diablesse contre les bureaucrates de la préfecture de police de Paris qui traquait les réfugiés allemands juifs, dont elle-même, son amour, ses amis qui surnageaient dans la misère et l’humiliation. Lâchés par les bourgeois juifs de Paris, tiens donc1. Elle le faisait avec une générosité, une force, un sens de l’universalisme qui se fondaient sur ses combats contre les oppresseurs, les flics obtus, les staliniens serviles et les agents nazis qui pullulaient à Paris. Arendt voyait avec désespoir le monde rétrécir, ses amis se battaient et perdaient en Espagne. Les hommes s’emparaient de la guerre et s’en réjouissaient, tout comme le soldat Atzmoni.

Ce réserviste de Tel-Aviv a été mobilisé dans les jours qui ont suivi l’attaque sanglante du Hamas le 7 octobre 2023 et est aussitôt parti à la guerre sans rechigner. Six mois plus tôt, il se préparait à défiler pour la gay pride sur le front de mer de Tel-Aviv. Du sommet des buildings dominant la Méditerranée, par temps clair, on voit Gaza. Atzmoni et son petit ami seront ce soir de juin de toutes les fêtes, qui débordent de techno et de produits pour chemsex. C’est une partie de leur fierté, aux gays de Tel-Aviv, de se défoncer à fond deux jours par semaine et de pratiquer sous drogue ce sexe unlimited qui marque les esprits et les corps. Comme partout, les dégâts du chemsex sont intenses, et les plaintes pour viols et violences sexuelles de plus en plus nombreuses dans la communauté homosexuelle israélienne.

 ARTICLE COMPLET: https://orientxxi.info/israel-pas-de-gay-pride-sous-genocide,8249

lundi 27 octobre 2025

144 detenidos de Gaza han desaparecido de las cárceles israelíes sin explicación (junio 2025)

 FUENTE : https://kaosenlared.net/144-detenidos-de-gaza-han-desaparecido-de-las-carceles-israelies-sin-explicacion/

Las autoridades de ocupacion israelíes informaron a organizaciones de derechos humanos que mantienen detenidos a 2.790 personas de la Franja de Gaza. Sin embargo, se ha descubierto que otros 144 detenidos no aparecen en los datos israelíes y se desconoce su paradero. Las autoridades no han explicado su omisión, según un comunicado emitido el miércoles por el Comité contra la Tortura.

Según un comunicado de las autoridades israelíes, al 31 de mayo, 660 de los 2.790 detenidos de la Franja de Gaza se encontraban recluidos en centros de detención militares israelíes.
Las autoridades de la ocupacion israelíes respondieron afirmando que el centro de detención militar de Anatot, conocido por sus duras condiciones de detención y la tortura de los detenidos, había sido cerrado, y que el centro de detención de la base de Amiad, designado para retener a combatientes de Hezbolá, también había sido cerrado.
Según las autoridades israelíes, desde finales del año pasado, 1.244 detenidos gazatíes han sido liberados, la mayoría como parte del intercambio de prisioneros de enero, pero 455 gazatíes han sido arrestados. El Comité contra la Tortura señaló que, a pesar de la disminución del número de detenidos, las autoridades israelíes siguen negándose a derogar la Ley de Combatientes Ilegales.
«Instamos a las autoridades a que ofrezcan explicaciones completas sobre el destino de los 144 detenidos no mencionados en los datos y a que modifiquen de inmediato la legislación que viola los derechos fundamentales de los detenidos», declaró Tal Steiner, director general del Comité contra la Tortura.
Añadió: «Los inquietantes informes sobre tortura en centros de detención y duras condiciones de vida, que incluso han provocado la muerte de muchos detenidos, exigen una investigación inmediata y un cambio radical en la atención a los detenidos. La Ley de Combatientes Ilegales permite graves violaciones de derechos y es incompatible con los valores democráticos y el derecho internacional».
En febrero de 2024, aproximadamente cuatro meses después de la guerra en Gaza, organizaciones de derechos humanos —el Comité Contra la Tortura, Médicos por los Derechos Humanos, Gisha, Adalah y el Centro para la Protección del Individuo— presentaron una petición para exigir la derogación de las enmiendas aprobadas por la Knéset en virtud de la Ley de Encarcelamiento de Combatientes Ilegales, que permiten la extensión de la detención temporal y la continua negación del acceso de los detenidos a abogados. Esta petición se presentó debido a la grave violación de los derechos a la libertad, la vida, la integridad física y un proceso judicial justo, de una manera incompatible con los valores democráticos, sin un propósito legítimo y desproporcionada con respecto a los derechos de los detenidos.

 

 

mardi 21 octobre 2025

VIDAS ROBADAS: CADA PALESTINO LIBERADO LLEVA EL PESO DE LA LUCHA DE SU PUEBLO por Soumaya Ghannoushi

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samedi 8 février 2025

Centenares de mujeres violadas y quemadas en los combates en República Democrática del Congo

 Fuente: https://www.eldiario.es/internacional/theguardian/centenares-mujeres-violadas-quemadas-combates-republica-democratica-congo_1_12027740.html

“Las violaron a todas y luego prendieron fuego al ala de mujeres de la prisión. Después murieron todas”, ha señalado la jefa adjunta de la misión de paz de la ONU en República Democrática del Congo 

Cientos de mujeres fueron violadas y quemadas vivas durante el caos desatado tras la entrada de un grupo rebelde apoyado por Ruanda en la ciudad congoleña de Goma la semana pasada.

Las reclusas fueron atacadas en su ala dentro de la prisión Munzenze de Goma durante una fuga masiva, según un alto funcionario de la ONU. 

La jefa adjunta de la fuerza de mantenimiento de la paz de la ONU con base en Goma, Vivian van de Perre, declaró que mientras varios miles de hombres consiguieron escapar de la prisión, la zona reservada a las mujeres fue incendiada.

Las imágenes tomadas poco después de que los rebeldes del M23, apoyados por Ruanda, alcanzaran el centro de Goma mostraban enormes columnas de humo negro que se elevaban desde la prisión en la mañana del 27 de enero.

Aunque los detalles del incidente son escasos, la atrocidad parece ser la peor del reciente conflicto liderado por el M23 en el este de la República Democrática del Congo (RDC). Sin embargo, las fuerzas de paz de la ONU no han podido visitar la prisión para investigar más a fondo debido a las restricciones impuestas por los rebeldes del M23, lo que significa que la identidad de los autores sigue sin estar clara.

El martes se supo que unos 2.000 cadáveres seguían a la espera de ser enterrados en Goma después de que los combatientes del M23 tomaran la ciudad, capital de la provincia de Kivu Norte, el 27 de enero.

Van de Perre, que ahora se encuentra en Goma con miles de tropas de mantenimiento de la paz de la ONU desplegadas para proteger a los ciudadanos, declaró: “Hubo una gran fuga de 4.000 presos. También había unos cientos de mujeres en esa prisión”.

“Las violaron a todas y luego prendieron fuego al ala de mujeres. Después murieron todas”, añadió.

Esta semana, la Oficina del Alto Comisionado de las Naciones Unidas para los Derechos Humanos (ACNUDH) advirtió de que los grupos armados rivales estaban utilizando la violencia sexual como arma de guerra en Goma.

La ciudad, donde viven más de un millón de personas, está bajo el control total de las fuerzas del M23. Pero en un acontecimiento imprevisto a última hora del lunes, la milicia anunció un “alto el fuego” unilateral.

Hasta entonces, se temía que Ruanda estuviera decidida a arrebatar más territorio a su vasto vecino, ya que las fuerzas del M23 se dirigían constantemente hacia el sur, en dirección a Bukavu, capital de la provincia de Kivu del Sur, a 190 kilómetros de Goma.

La coalición político-militar Alianza del Río Congo, de la que forma parte el M23, anunció en un comunicado que “no tiene intención de tomar el control de Bukavu ni de otras localidades”.

En respuesta a la noticia del inesperado alto el fuego. Van de Perre declaró: “Espero que siga así, porque ellos [el M23] ya se estaban moviendo en dirección a Bukavu con refuerzos y armamento pesado, que se puede ver pasar [por] las calles de Goma.

“Si se retiran, es una buena noticia. De lo contrario, tendremos un nuevo enfrentamiento con la posibilidad de miles de muertos más”.

Dijo que el M23 podría haber recapacitado repentinamente tras la llegada de refuerzos de Burundi a Bukavu y la utilización de un aeropuerto cercano por parte de la fuerza aérea congoleña.

“Los burundeses han enviado 2.000 soldados más a Bukavu y son muy buenos combatientes. Creo que el M23 se está replanteando sus próximos pasos”, explica la jefa adjunta de la misión de la ONU.

A pesar de las pruebas, Ruanda niega estar respaldando al M23 o que sus fuerzas hayan cruzado al este de R.D. Congo.

Sin embargo, Van de Perre, que forma parte de la fuerza de mantenimiento de la paz de la ONU conocida como Monusco, afirmó que sus colegas habían visto a soldados ruandeses durante las patrullas, un comportamiento tan descarado que sugiere que no les preocupan las repercusiones internacionales.

Van de Perre instó al Consejo de Seguridad de la ONU a aumentar la presión sobre Ruanda. “Realmente necesitamos volver a la mesa de negociaciones. Y eso sólo es posible si los miembros del Consejo de Seguridad y otros países importantes ejercen suficiente presión sobre Ruanda y R.D. Congo”, afirmó.

Anteriormente, otro alto funcionario de la ONU había especulado con que el vecino de la RDC quería anexionarse un trozo de RDC mayor que la propia Ruanda. “Se trata de una política a largo plazo para conseguir que la zona más amplia de Kivu pase a la esfera de influencia ruandesa y, más adelante, quede bajo control administrativo total”, afirmaron.

Antes de que se anunciara el alto el fuego a última hora del lunes, Van de Perre dijo que estaba preocupada por los informes de que los grupos se estaban preparando para un contraataque. “Ya tenemos noticias de que en algunos lugares la gente se está reuniendo y organizando”, declaró.

Van de Perre afirmó que mantiene un “diálogo constante” con los oficiales del M23 a cargo de Goma y que las condiciones humanitarias en la ciudad eran terribles. 

Dijo que era difícil cruzar la ciudad. “Ellos [el M23] nos permiten llevar comida y agua a nuestras bases, pero aparte de eso apenas podemos movernos”.