À l’occasion du 85e anniversaire de la victoire de la bataille de
Stalingrad, la Maison russe des sciences et de la culture à Paris a
accueilli, le 5 février 2025, une conférence exceptionnelle de
l’historienne Annie Lacroix-Riz. Dans un esprit de paix et de
compréhension entre les peuples franco-russes, cette rencontre propose
une analyse approfondie de ce tournant majeur de la Seconde Guerre
mondiale. Après une introduction immersive retraçant l’enfer urbain de
1942, Annie Lacroix-Riz revient sur les enjeux historiques de la
bataille, interroge certaines interprétations dominantes de
l’historiographie occidentale et met en lumière la résilience, souvent
sous-estimée à l’époque, du peuple et de l’armée soviétiques face à la
machine de guerre nazie.
El 14 de febrero de 1986 se estrenaba en las salas de cine soviéticas el drama bélico "Снайперы" (Francotiradoras), largometraje dirigido por Bolotbek Shamshiev para los estudios Kazajfilm.
Protagonizada por Ayturgan Temirova, Marina Yakovleva, Vera Glagoleva, Elena Melnikova y Nikolai Skorobogatov, en los papeles principales, la cinta atrajo a las salas de cine soviéticas a cerca de 7 millones de espectadores.
Sinopsis - Gran Guerra Patria. La francotiradora Aliya Maldagulova no solo luchó con valentía en el frente, sino que también realizó una invaluable contribución a la lucha contra los invasores nazis. Sus acciones y heroísmo se convirtieron en un ejemplo de fortaleza y coraje, participando en una de las batallas más difíciles y decisivas de la Segunda Guerra Mundial: el asedio de Leningrado. Su valor le valdría la condecoración posmortem como Héroe de la Unión Soviética.
00:00 – Cold Open (témoignage authentique)
01:46 – Stalingrad : la tempête de feu
06:20 – L'entrée dans la ville
01:10 – Les usines : un champ de ruines
13:54 – Guerre de lutteur
18:22 – Les femmes de Stalingrad
20:37 – Les civils, en dessous de la ville
21:55 – Le froid approche
24:06 – 19 novembre 1942 : Uranus
26:57 – À suivre… 00:00 – Cold Open
01:39 – Opération Uranus
03:23 – Les conditions de vie
10:43 – Le Kessel, la prison blanche
14:32 – La faim, le froid, la désintégration
16:43 – Wintergewitter
20:56 – Koltso, l'anneau se referme
23:55 – La reddition de Paulus
25:45 – Epilogue
L'on tente aujourd'hui de
concrétiser les expériences des théoriciens et architectes soviétiques
en Arabie saoudite, où débute la construction d’une nouvelle ville de
170 km de long pour la bagatelle de 200 milliards de dollars.
Il
semblerait que parmi les nombreux projets architecturaux et théories
utopiques, l'idée d'une ville linéaire, que formeraient de grandes rues
étendues, occupe une place particulière. En effet, ce concept est apparu
dès le XIXe siècle, mais il a suscité un intérêt bien plus
important chez les architectes soviétiques des années 1920-1930. De ce
fait, l’un d’entre eux, Nikolaï Ladovski, a par exemple proposé de
relier Leningrad (aujourd’hui Saint-Pétersbourg) à Moscou, et ce, en
changeant le réseau urbain de cette dernière. Ainsi, la rue Tverskaïa,
le principal axe radial de la ville qui a porté de 1932 et jusqu’au
crépuscule de l’ère soviétique le nom de Gorki, devait devenir le vecteur essentiel du développement de la ville et la voie de liaison des deux capitales.
L'architecte et théoricien de l'urbanisme Nikolaï Milioutine dans son célèbre livre Sotsgorod (1930)
a présenté son propre concept d'une ville linéaire. Cet ouvrage était
basé sur l'idée de décentraliser l'industrie et de placer les quartiers
résidentiels en face des zones industrielles. Grâce à cette structure,
la ville pourrait se développer indéfiniment, évitant la formation de
zones à trop forte densité. Cependant, toutes ces conceptions théoriques
sont restées sur le papier, bien qu'à différents moments elles aient eu
beaucoup d'adeptes.
L’expérience de Volgograd
Tsaritsyne (aujourd'hui Volgograd) en 1915 Sputnik
L’idée d’une ville linéaire n’a été concrétisée qu’une seule fois en
Russie. C’est Volgograd qui est devenue le lieu de cette expérience
d’urbanisme à grande échelle. Elle a obtenu sa forme allongée dès le
XVIe siècle en raison de son emplacement historique le long des rives de
la Volga.
Cette structure était due à la nécessité de transporter le long du
fleuve des marchandises produites par des usines locales et des ateliers
artisanaux. Autour de ces centres industriels, des quartiers
résidentiels se sont également formés, tous ensemble « enfilés » sur
l’axe unique que représentait la rivière. C’est un schéma similaire de
développement du territoire urbain qui a persisté après la révolution.
Ainsi, de nouvelles zones sont apparues, comme les cités ouvrières qui
se sont étendues le long de la rive sur une distance allant jusqu'à 30
km.
Prisonnier de guerre allemand après la bataille de Stalingrad, 1943
Durant la Seconde Guerre mondiale, plus de la moitié des bâtiments de
Volgograd (qui fut nommée Stalingrad de 1925 à 1961) ont été détruits.
En effet, lors de la célèbre bataille de Stalingrad,
des quartiers résidentiels entiers ont été rayés de la surface de la
Terre. Cependant, au cours de l'après-guerre, la ville a continué à se
développer linéairement, puisque selon le plan général de 1945, la rive a
été libérée des usines, des entrepôts, et des constructions militaires
qui séparaient les quartiers résidentiels de la Volga.
Un gros chantier
Le plus grand chantier d'après-guerre s'est déroulé ici sur le mont
du kourgane Mamaïev au bord des rives de la Volga, où la statue de
l’appel de la Mère-Patrie a été inaugurée le 15 octobre 1967. Le
sculpteur Evgueni Voutchetitch, l'architecte Iakov Bielopolski, ainsi
que l'ingénieur-concepteur Nikolaï Nikitine (l'un des créateurs de la
tour de radio-télédiffusion Ostankino à Moscou) ont travaillé sur cette
statue. Puisque l'édification du mémorial a été engagée par
Stalingradgidrostroï, société à l'origine du barrage de Volgograd, ont
été utilisés les mêmes matériaux : béton, métal et granit.
La Volga
Statue de la Mère-Patrie
Avant le début de la construction, le kourgane Mamaïev a été nettoyé
pendant plusieurs mois des mines, des obus et des bombes aériennes. En
outre, des fosses communes ont été ouvertes et transférées sur un site
voisin. Ensuite, sur le terrain dégagé, des collines artificielles et
des pentes ont été créées, puis ont été posés les supports et les
fondations du monument principal. Plusieurs édifices ont été érigés sur
le kourgane Mamaïev : la sculpture Résister jusqu’à la mort, des murs
mémoriels en ruines, mais aussi la Salle de la Gloire militaire et le
monument de l’appel de la Mère-Patrie. Ce dernier est inscrit dans le
livre Guinness des Records et est devenu à son époque la plus haute
sculpture du monde. Sa hauteur totale est de 85m (des pieds à la pointe
de l’épée), tandis que celle du personnage en lui-même est de 52m (de la
tête aux pieds). Initialement, le monument avait été conçu deux fois
plus petit. Toutefois, à la demande du secrétaire général Nikita Khrouchtchev, Voutchetitch a « agrandi » la statue, de sorte qu'elle soit plus grande que la statue de la Liberté, aux États-Unis.
En 2010, 28 localités, y compris l'île de Sarpinski, ont été incluses
dans la composition de Volgograd, ce qui a changé la configuration de
la ville sur la carte. Néanmoins, le principe de la construction
linéaire persiste encore. En effet, aujourd’hui, son aire urbaine
s'étend sur 70km le long des rives de la Volga, tandis qu’en son point
le plus large, elle ne dépasse pas les 10 kilomètres. Grâce à cette
disposition, l’on trouve ici la rue Prodolnaïa (Longitudinale) qui, de
par ses 50 km, s’impose comme la plus longue de Russie.
El 21 de enero de 1950 se estrenaba en las pantallas soviéticas la cinta bélica "Падение Берлина" (La caída de Berlín), largometraje dirigido por Mijail Chiaureli para los estudios Mosfilm.
Protagonizada por Mijail Gelovani, en el papel de Stalin, Boris Andreev, Yuri Timoshenko y Marina Kovalyova, entre otros, la película fue la tercera más vista en 1950 en la Unión Soviética, con una asistencia de más de 38 millones de espectadores.
Sinopsis - El obrero siderúrgico Aleksei Ivanov, como muestra de reconocimiento a su labor, es recibido por Stalin y, en una conversación privada, le habla de una chica que le gusta. La relación entre los jóvenes no está destinada a continuar: estalla la guerra. Aleksei se presenta voluntario para el frente, y su prometida, Natasha, es hecha prisionera por los alemanes. La película retrata los acontecimientos más importantes de la guerra a través de la participación personal de Aleksei.
Des images de l'invasion
de l'Ukraine par les Nazis jusqu'au retour triomphal de l'Armée rouge.
En alliant rigueur du montage et souffle épique, Dovjenko hisse la
chronique de guerre au rang d'œuvre d'art, dans laquelle résonne la voix
vibrante des témoins.
Mauro Dlugovitzky es
Licenciado en Ciencia Política por la facultad de Ciencia Política y
Relaciones Internacionales de la Universidad Nacional de Rosario.
Actualmente es Doctorando en Filosofía mención Estética y Teoría del
Arte, por la Facultad de Artes de la Universidad de Chile.
Ciudad: Buenos Aires
Productor:
Los Trovadores (Eduardo H. Gómez, Carlos José Pino, Héctor E. Anzorena,
Francisco Romero y Sergio Ferrer), Armando Tejada Gómez y el Movimiento
Nuevo Cancionero.
Personas Vinculadas:
Los Trovadores (Eduardo H. Gómez, Carlos José Pino, Héctor E. Anzorena,
Francisco Romero y Sergio Ferrer), Armando Tejada Gómez y el Movimiento
Nuevo Cancionero.
Esta guitarra que toco no olvida su entraña de árbol, su raíz de Chaco y de luna florece cuando yo canto. Yo soy nacido en Baranda un lugar muy olvidado. Se llevaron el tanino y el pueblo se fue secando.
— Los Trovadores y Armando Tejada Gómez, 1967
Los oficios de Pedro Changa es una obra integral creada en el círculo
de artistas comprometidos, críticos y vanguardistas del Movimiento
Nuevo Cancionero (MNC). Esta agrupación, de trascendencia regional,
cercanía ideológica al Partido Comunista y formada en Mendoza, sintetizó
su postura de lo que debía ser la música popular argentina y
latinoamericana a través del lanzamiento de un manifiesto en 1963. Un
panfleto que dio cuenta de la necesidad como músicos de ser
protagonistas en una época de radicalización estética y política.
Las canciones que comenzaron a brotar de este y otros movimientos a
lo largo del país, se forjaron al calor de poesías alusivas a una
revolución que parecía estar a la vuelta de la esquina y una
reivindicación de los paisajes que hasta este momento eran retratados
sin una perspectiva crítica por el folklore tradicional. De la primacía
de la canción paisajista y romántica, producto de la ficción pacífica de
la unión entre el peón y el patrón, a la canción que mostraba el sujeto
de ese paisaje, sus miserias y a los responsables de estas.
Los autores del disco son un reflejo de este aire de época enmarcado
en el boom de un folklore popular y politizado. El poeta mendocino
Armando Tejada Gómez, escritor de las letras de las canciones del disco,
nunca cursó la escuela primaria. A lo largo de su vida tuvo distintos
oficios. Fue lustrabotas, canillita y peón albañil. Los Trovadores,
quienes compusieron la música del LP, llegaron a este proyecto con una
formación muy reciente y en construcción, luego de una ruptura grupal
por motivos estético-políticos. Su estilo de grupo vocal, de arreglos
complejos y refinados, algo característico del período, sumado a su
afinidad con las luchas sociales y el canto comprometido, los hizo tener
mucha cercanía a los autores del Movimiento Nuevo Cancionero.
En 1967 apareció este álbum conceptual que tiene forma de poema
cantado. El disco realiza una conexión entre los géneros populares y
tradicionales de cada región argentina por la que va pasando el peón
golondrina, y los oficios característicos de estos lugares. Así,
aparecen el Estilo, la Huella, la Polca Misionera, el Chamamé, la
Milonga, la Zamba, la Cueca, la Baguala, la Galopa y el Tango, y muchos
de estos entremezclados en una misma canción, elaborando aires, es
decir, variaciones del estilo base de cada uno de los géneros. Se trata
de de una combinación entre sujeto, paisaje y expresiones simbólicas
sintetizadas en la aventura de un personaje trágico. Así, el canto
aparece alrededor del trabajador del tanino devastado de La Forestal,
de la juntada de maíces, de la vendimia mendocina; del trigo en el
pehuajó, de la caña de azúcar tucumana; del yerbatal litoraleño. Tiene
un protagonismo exclusivamente subalterno, en cada una de sus variantes
regionales, aunque autor (poeta y cantor) y personaje van pasando
rápidamente al segundo plano con el objetivo de dejar en el primero a
quien oye. Éste es el interpelado y al que se pretende hacer transitar
el camino iniciático de la transformación vía emoción y conocimiento.
Revolución, fraternidad, denuncia, igualdad, y libertad aparecen
tratados a lo largo de este conjunto diverso de canciones.
Los oficios de Pedro Changa, no muestra una ficción romántica de los
oficios, mas bien los pone en discusión por el sacrificio que implican
en la vida cotidiana del subalterno, y a su vez, denuncia la falta de
ellos en el presente. Sin embargo no trata de inculcar un desamparo
derrotista, sino que muestra una posible toma de conciencia, necesaria
para la llegada del tiempo justo. Se está ante un disco cuyo
posicionamiento indica una insatisfacción frente a las soluciones
parciales.
La obra se encuentra, como punto de llegada y de nueva partida, entre
dos momentos musicales del folklore argentino: el que busca amenizar la
espera de la revolución que estará llegando (y más vale esperar
cantando) y otro que pretende participar como estética de acción directa
en el proceso revolucionario.
En la contratapa del disco, Tejada Gómez se despacha con un testimonio único, que termina de esta manera:
“Él sabe que lo olvidan. Sabe que sólo habita los sitios del trabajo.
Sin embargo, allá en su corazón de ternura y colmena, el Pedro Changa
afirma su destino en la tierra, en esta tierra suya que aún es
horizonte, cielo, donde madruga la semilla de América. Seguramente
ignora que ha entrado a la leyenda y que ahora es canción a lo largo del
viento”.
Los oficios y la changa son temas que nunca van a poder dejar de ser
pensados y que pueden ser resignificados en cada momento. En tiempos en
que la música aparece como un arte que no debe ser ideologizado, es
bueno recordar que no existe algo así como una estética neutral: hay
artes que visibilizan y artes que esconden, artes que se muestran
trascendentales y artes que se saben materiales, hay algunos que ocultan
y desdibujan mecanismos de poder y otros que los ponen en cuestión.
Esta obra es un claro ejemplo del segundo de estos, compuesta alrededor
de autores revolucionarios, artistas comprometidos, grupos solidarios y
pensamientos emancipatorios.
Referencias
Libros y publicaciones asociadas:
Chamosa, O. (2012). Breve historia del folclore argentino. Buenos Aires: Edhasa.
Gilbert, A., & Liut, M. (Eds.). (2019). Las mil y una vidas de las canciones. Gourmet Musical Ediciones.
Molinero, C. D. (2011). Militancia de la canción: política en el canto folklórico de la Argentina, 1944–1975. Editorial Ross.
Portada LP — Los trovadores y Armando Tejada Gómez — Los oficios del Pedro Changa (1967). Colección personal
Interior LP — Los trovadores y Armando Tejada Gómez — Los oficios del Pedro Changa (1967). Colección personal
Interior LP — Los trovadores y Armando Tejada Gómez — Los oficios del Pedro Changa (1967). Colección personal
Etiqueta LP, lado 1 — Los trovadores y Armando Tejada Gómez — Los oficios del Pedro Changa (1967). Colección personal
Contraportada LP — Los trovadores y Armando Tejada Gómez — Los oficios del Pedro Changa (1967). Colección personal
Mauro Dlugovitzky es
Licenciado en Ciencia Política por la facultad de Ciencia Política y
Relaciones Internacionales de la Universidad Nacional de Rosario.
Actualmente es Doctorando en Filosofía mención Estética y Teoría del
Arte, por la Facultad de Artes de la Universidad de Chile.
Ciudad: Buenos Aires
Productor:
Los Trovadores (Eduardo H. Gómez, Carlos José Pino, Héctor E. Anzorena,
Francisco Romero y Sergio Ferrer), Armando Tejada Gómez y el Movimiento
Nuevo Cancionero.
Personas Vinculadas:
Los Trovadores (Eduardo H. Gómez, Carlos José Pino, Héctor E. Anzorena,
Francisco Romero y Sergio Ferrer), Armando Tejada Gómez y el Movimiento
Nuevo Cancionero.
Esta guitarra que toco no olvida su entraña de árbol, su raíz de Chaco y de luna florece cuando yo canto. Yo soy nacido en Baranda un lugar muy olvidado. Se llevaron el tanino y el pueblo se fue secando.
— Los Trovadores y Armando Tejada Gómez, 1967
Los oficios de Pedro Changa es una obra integral creada en el círculo
de artistas comprometidos, críticos y vanguardistas del Movimiento
Nuevo Cancionero (MNC). Esta agrupación, de trascendencia regional,
cercanía ideológica al Partido Comunista y formada en Mendoza, sintetizó
su postura de lo que debía ser la música popular argentina y
latinoamericana a través del lanzamiento de un manifiesto en 1963. Un
panfleto que dio cuenta de la necesidad como músicos de ser
protagonistas en una época de radicalización estética y política.
Las canciones que comenzaron a brotar de este y otros movimientos a
lo largo del país, se forjaron al calor de poesías alusivas a una
revolución que parecía estar a la vuelta de la esquina y una
reivindicación de los paisajes que hasta este momento eran retratados
sin una perspectiva crítica por el folklore tradicional. De la primacía
de la canción paisajista y romántica, producto de la ficción pacífica de
la unión entre el peón y el patrón, a la canción que mostraba el sujeto
de ese paisaje, sus miserias y a los responsables de estas.
Los autores del disco son un reflejo de este aire de época enmarcado
en el boom de un folklore popular y politizado. El poeta mendocino
Armando Tejada Gómez, escritor de las letras de las canciones del disco,
nunca cursó la escuela primaria. A lo largo de su vida tuvo distintos
oficios. Fue lustrabotas, canillita y peón albañil. Los Trovadores,
quienes compusieron la música del LP, llegaron a este proyecto con una
formación muy reciente y en construcción, luego de una ruptura grupal
por motivos estético-políticos. Su estilo de grupo vocal, de arreglos
complejos y refinados, algo característico del período, sumado a su
afinidad con las luchas sociales y el canto comprometido, los hizo tener
mucha cercanía a los autores del Movimiento Nuevo Cancionero.
En 1967 apareció este álbum conceptual que tiene forma de poema
cantado. El disco realiza una conexión entre los géneros populares y
tradicionales de cada región argentina por la que va pasando el peón
golondrina, y los oficios característicos de estos lugares. Así,
aparecen el Estilo, la Huella, la Polca Misionera, el Chamamé, la
Milonga, la Zamba, la Cueca, la Baguala, la Galopa y el Tango, y muchos
de estos entremezclados en una misma canción, elaborando aires, es
decir, variaciones del estilo base de cada uno de los géneros. Se trata
de de una combinación entre sujeto, paisaje y expresiones simbólicas
sintetizadas en la aventura de un personaje trágico. Así, el canto
aparece alrededor del trabajador del tanino devastado de La Forestal,
de la juntada de maíces, de la vendimia mendocina; del trigo en el
pehuajó, de la caña de azúcar tucumana; del yerbatal litoraleño. Tiene
un protagonismo exclusivamente subalterno, en cada una de sus variantes
regionales, aunque autor (poeta y cantor) y personaje van pasando
rápidamente al segundo plano con el objetivo de dejar en el primero a
quien oye. Éste es el interpelado y al que se pretende hacer transitar
el camino iniciático de la transformación vía emoción y conocimiento.
Revolución, fraternidad, denuncia, igualdad, y libertad aparecen
tratados a lo largo de este conjunto diverso de canciones.
Los oficios de Pedro Changa, no muestra una ficción romántica de los
oficios, mas bien los pone en discusión por el sacrificio que implican
en la vida cotidiana del subalterno, y a su vez, denuncia la falta de
ellos en el presente. Sin embargo no trata de inculcar un desamparo
derrotista, sino que muestra una posible toma de conciencia, necesaria
para la llegada del tiempo justo. Se está ante un disco cuyo
posicionamiento indica una insatisfacción frente a las soluciones
parciales.
La obra se encuentra, como punto de llegada y de nueva partida, entre
dos momentos musicales del folklore argentino: el que busca amenizar la
espera de la revolución que estará llegando (y más vale esperar
cantando) y otro que pretende participar como estética de acción directa
en el proceso revolucionario.
En la contratapa del disco, Tejada Gómez se despacha con un testimonio único, que termina de esta manera:
“Él sabe que lo olvidan. Sabe que sólo habita los sitios del trabajo.
Sin embargo, allá en su corazón de ternura y colmena, el Pedro Changa
afirma su destino en la tierra, en esta tierra suya que aún es
horizonte, cielo, donde madruga la semilla de América. Seguramente
ignora que ha entrado a la leyenda y que ahora es canción a lo largo del
viento”.
Los oficios y la changa son temas que nunca van a poder dejar de ser
pensados y que pueden ser resignificados en cada momento. En tiempos en
que la música aparece como un arte que no debe ser ideologizado, es
bueno recordar que no existe algo así como una estética neutral: hay
artes que visibilizan y artes que esconden, artes que se muestran
trascendentales y artes que se saben materiales, hay algunos que ocultan
y desdibujan mecanismos de poder y otros que los ponen en cuestión.
Esta obra es un claro ejemplo del segundo de estos, compuesta alrededor
de autores revolucionarios, artistas comprometidos, grupos solidarios y
pensamientos emancipatorios.
Referencias
Libros y publicaciones asociadas:
Chamosa, O. (2012). Breve historia del folclore argentino. Buenos Aires: Edhasa.
Gilbert, A., & Liut, M. (Eds.). (2019). Las mil y una vidas de las canciones. Gourmet Musical Ediciones.
Molinero, C. D. (2011). Militancia de la canción: política en el canto folklórico de la Argentina, 1944–1975. Editorial Ross.
Portada LP — Los trovadores y Armando Tejada Gómez — Los oficios del Pedro Changa (1967). Colección personal
Interior LP — Los trovadores y Armando Tejada Gómez — Los oficios del Pedro Changa (1967). Colección personal
Interior LP — Los trovadores y Armando Tejada Gómez — Los oficios del Pedro Changa (1967). Colección personal
Etiqueta LP, lado 1 — Los trovadores y Armando Tejada Gómez — Los oficios del Pedro Changa (1967). Colección personal
Contraportada LP — Los trovadores y Armando Tejada Gómez — Los oficios del Pedro Changa (1967). Colección personal
Mauro Dlugovitzky es
Licenciado en Ciencia Política por la facultad de Ciencia Política y
Relaciones Internacionales de la Universidad Nacional de Rosario.
Actualmente es Doctorando en Filosofía mención Estética y Teoría del
Arte, por la Facultad de Artes de la Universidad de Chile.
Ciudad: Buenos Aires
Productor:
Los Trovadores (Eduardo H. Gómez, Carlos José Pino, Héctor E. Anzorena,
Francisco Romero y Sergio Ferrer), Armando Tejada Gómez y el Movimiento
Nuevo Cancionero.
Personas Vinculadas:
Los Trovadores (Eduardo H. Gómez, Carlos José Pino, Héctor E. Anzorena,
Francisco Romero y Sergio Ferrer), Armando Tejada Gómez y el Movimiento
Nuevo Cancionero.
Esta guitarra que toco no olvida su entraña de árbol, su raíz de Chaco y de luna florece cuando yo canto. Yo soy nacido en Baranda un lugar muy olvidado. Se llevaron el tanino y el pueblo se fue secando.
— Los Trovadores y Armando Tejada Gómez, 1967
Los oficios de Pedro Changa es una obra integral creada en el círculo
de artistas comprometidos, críticos y vanguardistas del Movimiento
Nuevo Cancionero (MNC). Esta agrupación, de trascendencia regional,
cercanía ideológica al Partido Comunista y formada en Mendoza, sintetizó
su postura de lo que debía ser la música popular argentina y
latinoamericana a través del lanzamiento de un manifiesto en 1963. Un
panfleto que dio cuenta de la necesidad como músicos de ser
protagonistas en una época de radicalización estética y política.
Las canciones que comenzaron a brotar de este y otros movimientos a
lo largo del país, se forjaron al calor de poesías alusivas a una
revolución que parecía estar a la vuelta de la esquina y una
reivindicación de los paisajes que hasta este momento eran retratados
sin una perspectiva crítica por el folklore tradicional. De la primacía
de la canción paisajista y romántica, producto de la ficción pacífica de
la unión entre el peón y el patrón, a la canción que mostraba el sujeto
de ese paisaje, sus miserias y a los responsables de estas.
Los autores del disco son un reflejo de este aire de época enmarcado
en el boom de un folklore popular y politizado. El poeta mendocino
Armando Tejada Gómez, escritor de las letras de las canciones del disco,
nunca cursó la escuela primaria. A lo largo de su vida tuvo distintos
oficios. Fue lustrabotas, canillita y peón albañil. Los Trovadores,
quienes compusieron la música del LP, llegaron a este proyecto con una
formación muy reciente y en construcción, luego de una ruptura grupal
por motivos estético-políticos. Su estilo de grupo vocal, de arreglos
complejos y refinados, algo característico del período, sumado a su
afinidad con las luchas sociales y el canto comprometido, los hizo tener
mucha cercanía a los autores del Movimiento Nuevo Cancionero.
En 1967 apareció este álbum conceptual que tiene forma de poema
cantado. El disco realiza una conexión entre los géneros populares y
tradicionales de cada región argentina por la que va pasando el peón
golondrina, y los oficios característicos de estos lugares. Así,
aparecen el Estilo, la Huella, la Polca Misionera, el Chamamé, la
Milonga, la Zamba, la Cueca, la Baguala, la Galopa y el Tango, y muchos
de estos entremezclados en una misma canción, elaborando aires, es
decir, variaciones del estilo base de cada uno de los géneros. Se trata
de de una combinación entre sujeto, paisaje y expresiones simbólicas
sintetizadas en la aventura de un personaje trágico. Así, el canto
aparece alrededor del trabajador del tanino devastado de La Forestal,
de la juntada de maíces, de la vendimia mendocina; del trigo en el
pehuajó, de la caña de azúcar tucumana; del yerbatal litoraleño. Tiene
un protagonismo exclusivamente subalterno, en cada una de sus variantes
regionales, aunque autor (poeta y cantor) y personaje van pasando
rápidamente al segundo plano con el objetivo de dejar en el primero a
quien oye. Éste es el interpelado y al que se pretende hacer transitar
el camino iniciático de la transformación vía emoción y conocimiento.
Revolución, fraternidad, denuncia, igualdad, y libertad aparecen
tratados a lo largo de este conjunto diverso de canciones.
Los oficios de Pedro Changa, no muestra una ficción romántica de los
oficios, mas bien los pone en discusión por el sacrificio que implican
en la vida cotidiana del subalterno, y a su vez, denuncia la falta de
ellos en el presente. Sin embargo no trata de inculcar un desamparo
derrotista, sino que muestra una posible toma de conciencia, necesaria
para la llegada del tiempo justo. Se está ante un disco cuyo
posicionamiento indica una insatisfacción frente a las soluciones
parciales.
La obra se encuentra, como punto de llegada y de nueva partida, entre
dos momentos musicales del folklore argentino: el que busca amenizar la
espera de la revolución que estará llegando (y más vale esperar
cantando) y otro que pretende participar como estética de acción directa
en el proceso revolucionario.
En la contratapa del disco, Tejada Gómez se despacha con un testimonio único, que termina de esta manera:
“Él sabe que lo olvidan. Sabe que sólo habita los sitios del trabajo.
Sin embargo, allá en su corazón de ternura y colmena, el Pedro Changa
afirma su destino en la tierra, en esta tierra suya que aún es
horizonte, cielo, donde madruga la semilla de América. Seguramente
ignora que ha entrado a la leyenda y que ahora es canción a lo largo del
viento”.
Los oficios y la changa son temas que nunca van a poder dejar de ser
pensados y que pueden ser resignificados en cada momento. En tiempos en
que la música aparece como un arte que no debe ser ideologizado, es
bueno recordar que no existe algo así como una estética neutral: hay
artes que visibilizan y artes que esconden, artes que se muestran
trascendentales y artes que se saben materiales, hay algunos que ocultan
y desdibujan mecanismos de poder y otros que los ponen en cuestión.
Esta obra es un claro ejemplo del segundo de estos, compuesta alrededor
de autores revolucionarios, artistas comprometidos, grupos solidarios y
pensamientos emancipatorios.
Referencias
Libros y publicaciones asociadas:
Chamosa, O. (2012). Breve historia del folclore argentino. Buenos Aires: Edhasa.
Gilbert, A., & Liut, M. (Eds.). (2019). Las mil y una vidas de las canciones. Gourmet Musical Ediciones.
Molinero, C. D. (2011). Militancia de la canción: política en el canto folklórico de la Argentina, 1944–1975. Editorial Ross.
Portada LP — Los trovadores y Armando Tejada Gómez — Los oficios del Pedro Changa (1967). Colección personal
Interior LP — Los trovadores y Armando Tejada Gómez — Los oficios del Pedro Changa (1967). Colección personal
Interior LP — Los trovadores y Armando Tejada Gómez — Los oficios del Pedro Changa (1967). Colección personal
Etiqueta LP, lado 1 — Los trovadores y Armando Tejada Gómez — Los oficios del Pedro Changa (1967). Colección personal
Contraportada LP — Los trovadores y Armando Tejada Gómez — Los oficios del Pedro Changa (1967). Colección personal
Mauro Dlugovitzky es
Licenciado en Ciencia Política por la facultad de Ciencia Política y
Relaciones Internacionales de la Universidad Nacional de Rosario.
Actualmente es Doctorando en Filosofía mención Estética y Teoría del
Arte, por la Facultad de Artes de la Universidad de Chile.
Ciudad: Buenos Aires
Productor:
Los Trovadores (Eduardo H. Gómez, Carlos José Pino, Héctor E. Anzorena,
Francisco Romero y Sergio Ferrer), Armando Tejada Gómez y el Movimiento
Nuevo Cancionero.
Personas Vinculadas:
Los Trovadores (Eduardo H. Gómez, Carlos José Pino, Héctor E. Anzorena,
Francisco Romero y Sergio Ferrer), Armando Tejada Gómez y el Movimiento
Nuevo Cancionero.
Esta guitarra que toco no olvida su entraña de árbol, su raíz de Chaco y de luna florece cuando yo canto. Yo soy nacido en Baranda un lugar muy olvidado. Se llevaron el tanino y el pueblo se fue secando.
— Los Trovadores y Armando Tejada Gómez, 1967
Los oficios de Pedro Changa es una obra integral creada en el círculo
de artistas comprometidos, críticos y vanguardistas del Movimiento
Nuevo Cancionero (MNC). Esta agrupación, de trascendencia regional,
cercanía ideológica al Partido Comunista y formada en Mendoza, sintetizó
su postura de lo que debía ser la música popular argentina y
latinoamericana a través del lanzamiento de un manifiesto en 1963. Un
panfleto que dio cuenta de la necesidad como músicos de ser
protagonistas en una época de radicalización estética y política.
Las canciones que comenzaron a brotar de este y otros movimientos a
lo largo del país, se forjaron al calor de poesías alusivas a una
revolución que parecía estar a la vuelta de la esquina y una
reivindicación de los paisajes que hasta este momento eran retratados
sin una perspectiva crítica por el folklore tradicional. De la primacía
de la canción paisajista y romántica, producto de la ficción pacífica de
la unión entre el peón y el patrón, a la canción que mostraba el sujeto
de ese paisaje, sus miserias y a los responsables de estas.
Los autores del disco son un reflejo de este aire de época enmarcado
en el boom de un folklore popular y politizado. El poeta mendocino
Armando Tejada Gómez, escritor de las letras de las canciones del disco,
nunca cursó la escuela primaria. A lo largo de su vida tuvo distintos
oficios. Fue lustrabotas, canillita y peón albañil. Los Trovadores,
quienes compusieron la música del LP, llegaron a este proyecto con una
formación muy reciente y en construcción, luego de una ruptura grupal
por motivos estético-políticos. Su estilo de grupo vocal, de arreglos
complejos y refinados, algo característico del período, sumado a su
afinidad con las luchas sociales y el canto comprometido, los hizo tener
mucha cercanía a los autores del Movimiento Nuevo Cancionero.
En 1967 apareció este álbum conceptual que tiene forma de poema
cantado. El disco realiza una conexión entre los géneros populares y
tradicionales de cada región argentina por la que va pasando el peón
golondrina, y los oficios característicos de estos lugares. Así,
aparecen el Estilo, la Huella, la Polca Misionera, el Chamamé, la
Milonga, la Zamba, la Cueca, la Baguala, la Galopa y el Tango, y muchos
de estos entremezclados en una misma canción, elaborando aires, es
decir, variaciones del estilo base de cada uno de los géneros. Se trata
de de una combinación entre sujeto, paisaje y expresiones simbólicas
sintetizadas en la aventura de un personaje trágico. Así, el canto
aparece alrededor del trabajador del tanino devastado de La Forestal,
de la juntada de maíces, de la vendimia mendocina; del trigo en el
pehuajó, de la caña de azúcar tucumana; del yerbatal litoraleño. Tiene
un protagonismo exclusivamente subalterno, en cada una de sus variantes
regionales, aunque autor (poeta y cantor) y personaje van pasando
rápidamente al segundo plano con el objetivo de dejar en el primero a
quien oye. Éste es el interpelado y al que se pretende hacer transitar
el camino iniciático de la transformación vía emoción y conocimiento.
Revolución, fraternidad, denuncia, igualdad, y libertad aparecen
tratados a lo largo de este conjunto diverso de canciones.
Los oficios de Pedro Changa, no muestra una ficción romántica de los
oficios, mas bien los pone en discusión por el sacrificio que implican
en la vida cotidiana del subalterno, y a su vez, denuncia la falta de
ellos en el presente. Sin embargo no trata de inculcar un desamparo
derrotista, sino que muestra una posible toma de conciencia, necesaria
para la llegada del tiempo justo. Se está ante un disco cuyo
posicionamiento indica una insatisfacción frente a las soluciones
parciales.
La obra se encuentra, como punto de llegada y de nueva partida, entre
dos momentos musicales del folklore argentino: el que busca amenizar la
espera de la revolución que estará llegando (y más vale esperar
cantando) y otro que pretende participar como estética de acción directa
en el proceso revolucionario.
En la contratapa del disco, Tejada Gómez se despacha con un testimonio único, que termina de esta manera:
“Él sabe que lo olvidan. Sabe que sólo habita los sitios del trabajo.
Sin embargo, allá en su corazón de ternura y colmena, el Pedro Changa
afirma su destino en la tierra, en esta tierra suya que aún es
horizonte, cielo, donde madruga la semilla de América. Seguramente
ignora que ha entrado a la leyenda y que ahora es canción a lo largo del
viento”.
Los oficios y la changa son temas que nunca van a poder dejar de ser
pensados y que pueden ser resignificados en cada momento. En tiempos en
que la música aparece como un arte que no debe ser ideologizado, es
bueno recordar que no existe algo así como una estética neutral: hay
artes que visibilizan y artes que esconden, artes que se muestran
trascendentales y artes que se saben materiales, hay algunos que ocultan
y desdibujan mecanismos de poder y otros que los ponen en cuestión.
Esta obra es un claro ejemplo del segundo de estos, compuesta alrededor
de autores revolucionarios, artistas comprometidos, grupos solidarios y
pensamientos emancipatorios.
Referencias
Libros y publicaciones asociadas:
Chamosa, O. (2012). Breve historia del folclore argentino. Buenos Aires: Edhasa.
Gilbert, A., & Liut, M. (Eds.). (2019). Las mil y una vidas de las canciones. Gourmet Musical Ediciones.
Molinero, C. D. (2011). Militancia de la canción: política en el canto folklórico de la Argentina, 1944–1975. Editorial Ross.
Portada LP — Los trovadores y Armando Tejada Gómez — Los oficios del Pedro Changa (1967). Colección personal
Interior LP — Los trovadores y Armando Tejada Gómez — Los oficios del Pedro Changa (1967). Colección personal
Interior LP — Los trovadores y Armando Tejada Gómez — Los oficios del Pedro Changa (1967). Colección personal
Etiqueta LP, lado 1 — Los trovadores y Armando Tejada Gómez — Los oficios del Pedro Changa (1967). Colección personal
Contraportada LP — Los trovadores y Armando Tejada Gómez — Los oficios del Pedro Changa (1967). Colección personal
Mauro Dlugovitzky es
Licenciado en Ciencia Política por la facultad de Ciencia Política y
Relaciones Internacionales de la Universidad Nacional de Rosario.
Actualmente es Doctorando en Filosofía mención Estética y Teoría del
Arte, por la Facultad de Artes de la Universidad de Chile.
Ciudad: Buenos Aires
Productor:
Los Trovadores (Eduardo H. Gómez, Carlos José Pino, Héctor E. Anzorena,
Francisco Romero y Sergio Ferrer), Armando Tejada Gómez y el Movimiento
Nuevo Cancionero.
Personas Vinculadas:
Los Trovadores (Eduardo H. Gómez, Carlos José Pino, Héctor E. Anzorena,
Francisco Romero y Sergio Ferrer), Armando Tejada Gómez y el Movimiento
Nuevo Cancionero.
Esta guitarra que toco no olvida su entraña de árbol, su raíz de Chaco y de luna florece cuando yo canto. Yo soy nacido en Baranda un lugar muy olvidado. Se llevaron el tanino y el pueblo se fue secando.
— Los Trovadores y Armando Tejada Gómez, 1967
Los oficios de Pedro Changa es una obra integral creada en el círculo
de artistas comprometidos, críticos y vanguardistas del Movimiento
Nuevo Cancionero (MNC). Esta agrupación, de trascendencia regional,
cercanía ideológica al Partido Comunista y formada en Mendoza, sintetizó
su postura de lo que debía ser la música popular argentina y
latinoamericana a través del lanzamiento de un manifiesto en 1963. Un
panfleto que dio cuenta de la necesidad como músicos de ser
protagonistas en una época de radicalización estética y política.
Las canciones que comenzaron a brotar de este y otros movimientos a
lo largo del país, se forjaron al calor de poesías alusivas a una
revolución que parecía estar a la vuelta de la esquina y una
reivindicación de los paisajes que hasta este momento eran retratados
sin una perspectiva crítica por el folklore tradicional. De la primacía
de la canción paisajista y romántica, producto de la ficción pacífica de
la unión entre el peón y el patrón, a la canción que mostraba el sujeto
de ese paisaje, sus miserias y a los responsables de estas.
Los autores del disco son un reflejo de este aire de época enmarcado
en el boom de un folklore popular y politizado. El poeta mendocino
Armando Tejada Gómez, escritor de las letras de las canciones del disco,
nunca cursó la escuela primaria. A lo largo de su vida tuvo distintos
oficios. Fue lustrabotas, canillita y peón albañil. Los Trovadores,
quienes compusieron la música del LP, llegaron a este proyecto con una
formación muy reciente y en construcción, luego de una ruptura grupal
por motivos estético-políticos. Su estilo de grupo vocal, de arreglos
complejos y refinados, algo característico del período, sumado a su
afinidad con las luchas sociales y el canto comprometido, los hizo tener
mucha cercanía a los autores del Movimiento Nuevo Cancionero.
En 1967 apareció este álbum conceptual que tiene forma de poema
cantado. El disco realiza una conexión entre los géneros populares y
tradicionales de cada región argentina por la que va pasando el peón
golondrina, y los oficios característicos de estos lugares. Así,
aparecen el Estilo, la Huella, la Polca Misionera, el Chamamé, la
Milonga, la Zamba, la Cueca, la Baguala, la Galopa y el Tango, y muchos
de estos entremezclados en una misma canción, elaborando aires, es
decir, variaciones del estilo base de cada uno de los géneros. Se trata
de de una combinación entre sujeto, paisaje y expresiones simbólicas
sintetizadas en la aventura de un personaje trágico. Así, el canto
aparece alrededor del trabajador del tanino devastado de La Forestal,
de la juntada de maíces, de la vendimia mendocina; del trigo en el
pehuajó, de la caña de azúcar tucumana; del yerbatal litoraleño. Tiene
un protagonismo exclusivamente subalterno, en cada una de sus variantes
regionales, aunque autor (poeta y cantor) y personaje van pasando
rápidamente al segundo plano con el objetivo de dejar en el primero a
quien oye. Éste es el interpelado y al que se pretende hacer transitar
el camino iniciático de la transformación vía emoción y conocimiento.
Revolución, fraternidad, denuncia, igualdad, y libertad aparecen
tratados a lo largo de este conjunto diverso de canciones.
Los oficios de Pedro Changa, no muestra una ficción romántica de los
oficios, mas bien los pone en discusión por el sacrificio que implican
en la vida cotidiana del subalterno, y a su vez, denuncia la falta de
ellos en el presente. Sin embargo no trata de inculcar un desamparo
derrotista, sino que muestra una posible toma de conciencia, necesaria
para la llegada del tiempo justo. Se está ante un disco cuyo
posicionamiento indica una insatisfacción frente a las soluciones
parciales.
La obra se encuentra, como punto de llegada y de nueva partida, entre
dos momentos musicales del folklore argentino: el que busca amenizar la
espera de la revolución que estará llegando (y más vale esperar
cantando) y otro que pretende participar como estética de acción directa
en el proceso revolucionario.
En la contratapa del disco, Tejada Gómez se despacha con un testimonio único, que termina de esta manera:
“Él sabe que lo olvidan. Sabe que sólo habita los sitios del trabajo.
Sin embargo, allá en su corazón de ternura y colmena, el Pedro Changa
afirma su destino en la tierra, en esta tierra suya que aún es
horizonte, cielo, donde madruga la semilla de América. Seguramente
ignora que ha entrado a la leyenda y que ahora es canción a lo largo del
viento”.
Los oficios y la changa son temas que nunca van a poder dejar de ser
pensados y que pueden ser resignificados en cada momento. En tiempos en
que la música aparece como un arte que no debe ser ideologizado, es
bueno recordar que no existe algo así como una estética neutral: hay
artes que visibilizan y artes que esconden, artes que se muestran
trascendentales y artes que se saben materiales, hay algunos que ocultan
y desdibujan mecanismos de poder y otros que los ponen en cuestión.
Esta obra es un claro ejemplo del segundo de estos, compuesta alrededor
de autores revolucionarios, artistas comprometidos, grupos solidarios y
pensamientos emancipatorios.
Referencias
Libros y publicaciones asociadas:
Chamosa, O. (2012). Breve historia del folclore argentino. Buenos Aires: Edhasa.
Gilbert, A., & Liut, M. (Eds.). (2019). Las mil y una vidas de las canciones. Gourmet Musical Ediciones.
Molinero, C. D. (2011). Militancia de la canción: política en el canto folklórico de la Argentina, 1944–1975. Editorial Ross.
Portada LP — Los trovadores y Armando Tejada Gómez — Los oficios del Pedro Changa (1967). Colección personal
Interior LP — Los trovadores y Armando Tejada Gómez — Los oficios del Pedro Changa (1967). Colección personal
Interior LP — Los trovadores y Armando Tejada Gómez — Los oficios del Pedro Changa (1967). Colección personal
Etiqueta LP, lado 1 — Los trovadores y Armando Tejada Gómez — Los oficios del Pedro Changa (1967). Colección personal
Contraportada LP — Los trovadores y Armando Tejada Gómez — Los oficios del Pedro Changa (1967). Colección personal
Mauro Dlugovitzky es
Licenciado en Ciencia Política por la facultad de Ciencia Política y
Relaciones Internacionales de la Universidad Nacional de Rosario.
Actualmente es Doctorando en Filosofía mención Estética y Teoría del
Arte, por la Facultad de Artes de la Universidad de Chile.
Ciudad: Buenos Aires
Productor:
Los Trovadores (Eduardo H. Gómez, Carlos José Pino, Héctor E. Anzorena,
Francisco Romero y Sergio Ferrer), Armando Tejada Gómez y el Movimiento
Nuevo Cancionero.
Personas Vinculadas:
Los Trovadores (Eduardo H. Gómez, Carlos José Pino, Héctor E. Anzorena,
Francisco Romero y Sergio Ferrer), Armando Tejada Gómez y el Movimiento
Nuevo Cancionero.
Esta guitarra que toco no olvida su entraña de árbol, su raíz de Chaco y de luna florece cuando yo canto. Yo soy nacido en Baranda un lugar muy olvidado. Se llevaron el tanino y el pueblo se fue secando.
— Los Trovadores y Armando Tejada Gómez, 1967
Los oficios de Pedro Changa es una obra integral creada en el círculo
de artistas comprometidos, críticos y vanguardistas del Movimiento
Nuevo Cancionero (MNC). Esta agrupación, de trascendencia regional,
cercanía ideológica al Partido Comunista y formada en Mendoza, sintetizó
su postura de lo que debía ser la música popular argentina y
latinoamericana a través del lanzamiento de un manifiesto en 1963. Un
panfleto que dio cuenta de la necesidad como músicos de ser
protagonistas en una época de radicalización estética y política.
Las canciones que comenzaron a brotar de este y otros movimientos a
lo largo del país, se forjaron al calor de poesías alusivas a una
revolución que parecía estar a la vuelta de la esquina y una
reivindicación de los paisajes que hasta este momento eran retratados
sin una perspectiva crítica por el folklore tradicional. De la primacía
de la canción paisajista y romántica, producto de la ficción pacífica de
la unión entre el peón y el patrón, a la canción que mostraba el sujeto
de ese paisaje, sus miserias y a los responsables de estas.
Los autores del disco son un reflejo de este aire de época enmarcado
en el boom de un folklore popular y politizado. El poeta mendocino
Armando Tejada Gómez, escritor de las letras de las canciones del disco,
nunca cursó la escuela primaria. A lo largo de su vida tuvo distintos
oficios. Fue lustrabotas, canillita y peón albañil. Los Trovadores,
quienes compusieron la música del LP, llegaron a este proyecto con una
formación muy reciente y en construcción, luego de una ruptura grupal
por motivos estético-políticos. Su estilo de grupo vocal, de arreglos
complejos y refinados, algo característico del período, sumado a su
afinidad con las luchas sociales y el canto comprometido, los hizo tener
mucha cercanía a los autores del Movimiento Nuevo Cancionero.
En 1967 apareció este álbum conceptual que tiene forma de poema
cantado. El disco realiza una conexión entre los géneros populares y
tradicionales de cada región argentina por la que va pasando el peón
golondrina, y los oficios característicos de estos lugares. Así,
aparecen el Estilo, la Huella, la Polca Misionera, el Chamamé, la
Milonga, la Zamba, la Cueca, la Baguala, la Galopa y el Tango, y muchos
de estos entremezclados en una misma canción, elaborando aires, es
decir, variaciones del estilo base de cada uno de los géneros. Se trata
de de una combinación entre sujeto, paisaje y expresiones simbólicas
sintetizadas en la aventura de un personaje trágico. Así, el canto
aparece alrededor del trabajador del tanino devastado de La Forestal,
de la juntada de maíces, de la vendimia mendocina; del trigo en el
pehuajó, de la caña de azúcar tucumana; del yerbatal litoraleño. Tiene
un protagonismo exclusivamente subalterno, en cada una de sus variantes
regionales, aunque autor (poeta y cantor) y personaje van pasando
rápidamente al segundo plano con el objetivo de dejar en el primero a
quien oye. Éste es el interpelado y al que se pretende hacer transitar
el camino iniciático de la transformación vía emoción y conocimiento.
Revolución, fraternidad, denuncia, igualdad, y libertad aparecen
tratados a lo largo de este conjunto diverso de canciones.
Los oficios de Pedro Changa, no muestra una ficción romántica de los
oficios, mas bien los pone en discusión por el sacrificio que implican
en la vida cotidiana del subalterno, y a su vez, denuncia la falta de
ellos en el presente. Sin embargo no trata de inculcar un desamparo
derrotista, sino que muestra una posible toma de conciencia, necesaria
para la llegada del tiempo justo. Se está ante un disco cuyo
posicionamiento indica una insatisfacción frente a las soluciones
parciales.
La obra se encuentra, como punto de llegada y de nueva partida, entre
dos momentos musicales del folklore argentino: el que busca amenizar la
espera de la revolución que estará llegando (y más vale esperar
cantando) y otro que pretende participar como estética de acción directa
en el proceso revolucionario.
En la contratapa del disco, Tejada Gómez se despacha con un testimonio único, que termina de esta manera:
“Él sabe que lo olvidan. Sabe que sólo habita los sitios del trabajo.
Sin embargo, allá en su corazón de ternura y colmena, el Pedro Changa
afirma su destino en la tierra, en esta tierra suya que aún es
horizonte, cielo, donde madruga la semilla de América. Seguramente
ignora que ha entrado a la leyenda y que ahora es canción a lo largo del
viento”.
Los oficios y la changa son temas que nunca van a poder dejar de ser
pensados y que pueden ser resignificados en cada momento. En tiempos en
que la música aparece como un arte que no debe ser ideologizado, es
bueno recordar que no existe algo así como una estética neutral: hay
artes que visibilizan y artes que esconden, artes que se muestran
trascendentales y artes que se saben materiales, hay algunos que ocultan
y desdibujan mecanismos de poder y otros que los ponen en cuestión.
Esta obra es un claro ejemplo del segundo de estos, compuesta alrededor
de autores revolucionarios, artistas comprometidos, grupos solidarios y
pensamientos emancipatorios.
Referencias
Libros y publicaciones asociadas:
Chamosa, O. (2012). Breve historia del folclore argentino. Buenos Aires: Edhasa.
Gilbert, A., & Liut, M. (Eds.). (2019). Las mil y una vidas de las canciones. Gourmet Musical Ediciones.
Molinero, C. D. (2011). Militancia de la canción: política en el canto folklórico de la Argentina, 1944–1975. Editorial Ross.