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mardi 14 juillet 2026

El fetichismo de la Inteligencia Artificial

 

La metáfora dominante actual del espacio digital, «la nube», es en realidad una metáfora de la propiedad privada y de la exclusión del acceso público a los recursos materiales

John Bellamy Foster, profesor y sociólogo marxista estadounidense 

ARTÍCULO COMPLETO 

Des entreprises d'IA rachètent d'anciens livres, les numérisent puis les détruisent

 SOURCE https://www.rts.ch/info/sciences-tech/2026/article/des-firmes-d-ia-achetent-numerisent-puis-detruisent-des-livres-anciens-29283742.html

Des libraires s'inquiètent de la destruction irréversible d'un vaste patrimoine physique, des anciens livres qui serviraient à entrainer des IA.
Des palettes de vieux livres venant de librairies du monde entier sont expédiées vers les Etats-Unis. Des entreprises spécialisées en IA seraient à l'origine de cet accaparement massif de patrimoine. Elles utiliseraient ces livres comme données brutes pour entraîner leurs modèles de langage, puis les jetteraient après leur numérisation.

Depuis début mai, une librairie allemande de livres anciens recevait sur son site en ligne chaque nuit, entre 3h00 et 5h00 du matin, un nombre considérable de commandes automatisées d'ouvrages. Le libraire, s'en apercevant, a consulté ses confrères. Et là, surprise: des témoignages similaires ont commencé à fleurir, par exemple sur la plateforme Reddit.

D'après le journal espagnol elDiario et le quotidien berlinois taz, le phénomène n'est pas qu'allemand. On retrouve ces commandes en Espagne, aux Etats-Unis, en Nouvelle-Zélande, en Australie, en Bulgarie, en Grande-Bretagne… Dans tous ces cas, la même entreprise canadienne passe les commandes: Zoom Books.

Zoom Books est une plateforme canadienne qui se présente comme "le leader du recyclage de livres en Amérique du Nord". [KEYSTONE - GAETAN BALLY]
Zoom Books est une plateforme canadienne qui se présente comme "le leader du recyclage de livres en Amérique du Nord". [KEYSTONE - GAETAN BALLY]

Selon les déclarations de Zoom Books au journal taz, l'entreprise achète des livres, en revend et recycle ceux qui sont invendables. Son marché de distribution est essentiellement constitué des Etats-Unis et du Canada. 

Fortes suspicions

Zoom Books achète par palettes entières de vieux ouvrages: livres de cuisine, biographies, romans. Pas des raretés, bien au contraire, précise le revendeur canadien: "Nous ciblons des ouvrages de non-fiction publiés à partir de 1970 et dotés d'un numéro ISBN – des invendus poussiéreux dont personne ne voulait depuis des années."

Le caractère systématique de ces achats, avec des livres en allemand, en bulgare ou en espagnol pour un marché anglophone, a suscité de sérieux doutes chez certains détaillants. Face aux interrogations du quotidien taz, Reed Pannell, responsable du développement chez Zoom Books, n'a fourni aucune information concernant les destinataires finaux de ces ouvrages.

Cependant, des photos prises dans un centre de Zoom Books montrent les livres jetés négligemment dans de grands cartons; aucun détaillant de livres ne traite sa marchandise de cette façon.

Entraînement des modèles

Ce phénomène de captation massive de livres anciens pourrait s'expliquer par les besoins des entreprises d'IA. L'entraînement de leurs modèles de langage nécessitent de vastes ensembles de données. Or, si de tels ensembles existent sur Internet, ils sont souvent non triés et de qualité inégale – et pas toujours en libre accès.

Des entreprises d'IA achètent massivement des livres anciens dans le monde entier pour entraîner leurs modèles de langage. [Keystone]
Des entreprises d'IA achèteraient massivement des livres anciens dans le monde entier pour entraîner leurs modèles de langage. [Keystone]

Surtout, explique Xavier Vinaixa, un expert en intelligence artificielle interrogé par elDiario, "quand les connaissances en libre accès sur internet se sont raréfiées, les entreprises se sont précipitées sur les plateformes de téléchargement illégal de livres numériques pour alimenter leurs modèles. L’utilisation de ces ressources a engendré des poursuites judiciaires pour violation de droits d’auteur se chiffrant en millions de dollars". 

Les entreprises technologiques se sont alors retrouvées confrontées à une impasse, à un "mur des données", selon l'expert. Sans textes nouveaux, inédits et longs pour entraîner l'algorithme, l'IA risquait de souffrir d'une stagnation cognitive. La solution trouvée par ces entreprises a alors été d'acheter des livres anciens.

Faille juridique américaine

Quiconque numérise des textes et les diffuse sur Internet s'expose à des poursuites pour violation du droit d'auteur. Mais, aux Etats-Unis, la législation autorise l'entraînement de modèles d'IA à l'aide de livres acquis légalement. Si une entreprise achète de grandes quantités de livres d'occasion à bas prix, les désassemble et les numérise, les textes peuvent ensuite servir à entraîner des modèles d'IA.

C'est le principe étatsunien du "fair use", ou principe d'utilisation équitable. Il autorise l'utilisation d'œuvres protégées par le droit d'auteur sans l'autorisation expresse du titulaire des droits, à condition que cette utilisation serve l'éducation du public et stimule la production intellectuelle.

En janvier 2026, le Washington Post a révélé qu'un projet de numérisation de masse mené par la société d'IA Anthropic, nommé Projet Panama, a utilisé des centaines de milliers, voire des millions de livres physiques en les scannant à l'aide d'un procédé industriel. Après avoir retiré les reliures des exemplaires, les pages ont été numérisées puis recyclées, explique le journal mexicain El Imparcial.

"Le principe est le suivant: il faut posséder physiquement les livres et les détruire après les avoir "lus" – afin de pouvoir affirmer qu'aucune copie non autorisée ne reste en circulation et que cela relève du fair use", explique un libraire à SRF.

Destruction du patrimoine physique, concentration du patrimoine numérique

Zoom Books réfute catégoriquement les allégations de numérisation ou de destruction de livres. L'entreprise met en avant son modèle de recyclage et de revente. Les entreprises d'IA, elles, gardent ces informations secrètes.

À court terme, les libraires se réjouissent d'écouler leurs invendus. À long terme, cependant, un tout autre scénario se dessine. Si ces anciens livres sont détruits à grande échelle, ce patrimoine sera irrémédiablement concentré sous la forme d'une masse de données numériques possédée par quelques entreprises. Un accaparement discret, systématique et soumis à aucune délibération publique.

vendredi 5 juin 2026

La encrucijada de la automatización: un problema insalvable para el capitalismo

 FUENTE https://observatoriocrisis.com/2026/06/05/la-encrucijada-de-la-automatizacion-un-problema-insalvable-para-el-capitalismo/

Andres Piqueras, profesor senior de la Universidad Jaume I

El desarrollo de la tecnología, que desemboca hoy en la IA y la robótica, va haciendo tender el valor (tiempo socialmente necesario de producción de las mercancías) al mínimo. También va expulsando constantemente de los procesos productivos a la fuente de plusvalor, esto es, a los seres humanos, sin que esa expulsión sea compensada proporcionalmente por nuevos nichos de empleo. 

Las “fábricas oscuras” son un testimonio cada vez más palmario de ello, teniendo a China como formación puntera en su desarrollo, el porqué de lo cual lo iremos explicando.

De momento digamos que el desarrollo de las fuerzas productivas es desde hace tiempo frenado por las consecuencias recién nombradas, que conllevan la falta de rentabilidad del capital. La inversión productiva declinante a causa de esa carencia se agrava además por la incapacidad de las nuevas tecnologías de desatar una renovada onda de acumulación, pues ninguna de ellas consigue hacer despegar la economía hacia tasas de ganancia altamente satisfactorias (nada parecido a lo que significó la electricidad, el motor de combustión, el acero, la química o la telefonía, por ejemplo).

En general, el estancamiento de la producción y la ralentización de la productividad deben buscarse en la creciente incapacidad del capital de absorber y generalizar nuevos adelantos técnicos, de lo que tiene gran responsabilidad la propia desinversión en infraestructura, educación y formación, y no en la escasez de inventos potencialmente importantes, dado que, paradójicamente, estamos en el umbral de una nueva Revolución Industrial que puede alterar todo el curso del capitalismo e incluso la relación de la humanidad con el mundo.

Tal potencial “revolución industrial” resulta de la combinación y suma de al menos las tecnologías de: microelectrónica + informática + biogenética + nanotecnología + inteligencia artificial & neurociencia + robótica.

Sólo en este último campo, por ejemplo, un informe del Bank of America Merrill Lynch, de 2007, destaca ocho sectores estratégicos donde los robots podrían tener un efecto económico revolucionario en el futuro inmediato: inteligencia artificial; campo militar e industria aeroespacial; transportes; finanzas; salud; producción industrial; servicios domésticos y minería. A lo que habría que añadir los profundos efectos de una agricultura robótica, así como los de la computación cuántica.

Todas estas potencialidades casan mal con el mencionado freno tecnológico con el que camina el capitalismo por falta de rentabilidad. Lo que viene a redundar en que este modo de producción se manifieste cada vez más como un estorbo para el desarrollo de las fuerzas productivas. Antes al contrario, lo que se evidencia cada día es que desata proporcionalmente más y más fuerzas destructivas. 

Además de la acelerada destrucción de riqueza natural y social, de la cada vez más mortíferamente boyante industria militar y la consiguiente devastación de vida y riqueza causada, y amén de la obsolescencia programada de las mercancías, hay que considerar también la producción-basura o producción desechable que propaga el capitalismo, con la destrucción directa de vastas cantidades de riqueza acumulada y de recursos elaborados. 

Así por ejemplo el achatarramiento de coches y otras mercancías maquínicas, el desechado de materiales y bienes que tienen todavía vida útil, la caducidad artificialmente prematura de alimentos… y ahora incluso ha comenzado una “moda verde” por la que hay que deshacerse lo más rápidamente posible de todo lo que no es suficientemente “ecológico”, y sustituirlo por una vasta gama de nuevas mercancías que nos venden como “sostenibles”.

Tales fuerzas destructivas van minando la propia sociedad a la que dio origen el capital, no sólo por estar basada precisamente en el trabajo abstracto (asalariado) que genera valor, sino por todo el ciclo de erradicación de sus posibilidades de sostenimiento.  

Veamos, un determinado orden económico sólo tiene sentido y es viable en la medida en que se retroalimenta de alguna manera con la formación social que, con todas sus contradicciones, le sostiene. El parcial reencastre de la economía en la sociedad, una vez que fueron separadas en el modo de producción capitalista -como nos advirtiera Polanyi-, ha sido lo que permitió la construcción de la “civilización industrial” en los núcleos centrales del sistema capitalista, así como su mermada extensión hacia las periferias del mismo. 

La extracción de plusvalía y el régimen de propiedad privada fueron factibles porque, a pesar de la desposesión y la explotación, a través del trabajo asalariado se otorgaba la posibilidad del consumo obrero y de su (relativo) acceso a bienes y recursos, así como una cierta redistribución del excedente para cimentar la cohesión social, con lo que la sociedad (aun fragmentada y profundamente desigualitaria) se fue expandiendo en diferentes términos.

Para Marx el capital cumple al menos dos funciones esenciales, para él mismo y para la sociedad, al explotar la fuerza de trabajo asalariada. 

  1. Contrata fuerza de trabajo y le devuelve una parte del valor que ha producido en forma de salario, además de extraer plusvalía que al ser realizada en la venta de lo producido se convierte parcialmente en nuevo (mayor) capital para expandir las operaciones capitalistas. 
  2. El salario posibilita fuentes de consumo que crean la demanda para absorber las mercancías hechas fabricar por la clase capitalista, esto es, “realiza” el proceso del valor-capital (D- M + Ft – D’). Esta “función social” del capital implica crear sociedad mediante el mantenimiento y la generación de empleos en los periodos de auge y ciertas garantías de reproducción de la fuerza de trabajo. Todo ese ciclo es sustentado a la vez por el Estado, que es el ente que en la sociedad capitalista monopoliza lo social e intenta absorber y controlar bajo su seno todas las expresiones del común.

A partir de la Segunda Guerra Mundial la penetración capilar del capital en la totalidad social obligó al Estado a asumir la responsabilidad de la logística y la infraestructura de gastos de tal proceso.

“‘La ley de la cuota creciente del Estado sobre el producto interno’, enunciada por Adolph Wagner a mitad del siglo XIX, cobraba plena vigencia a través del crónico y ascendente endeudamiento estatal. 

En un nivel elevado de cientifización y de intensificación del capital, los gastos generales y las condiciones infraestructurales del proceso de creación de valor empiezan a ahogar la propia creación de valor, lo que se hace evidente en una paradójica inversión de la relación entre Estado y sociedad: ya no es la sociedad la que nutre al Estado, para que éste se encargue de los “asuntos generales”, sino que por el contrario es el Estado el que debe alimentar a la sociedad con el ‘capital ficticio’, para que ésta pueda mantenerse en su forma vuelta obsoleta del sistema productor de mercancías” (en http://docslide.us/documents/kurz-robert-la-ascension-del-dinero-a-los-cielos.html).

Así que si un modo de producción sólo puede existir si de alguna manera es capaz de “nutrir” a la sociedad de la que nace, el sistema capitalista sólo es posible o viable a medio plazo en tanto mantenga cierto “ciclo virtuoso” (redistribuidor) al menos en sus formaciones centrales o de capitalismo primigenio, por más que la extensión planetaria de esa suerte de “simbiosis antagónica” del Capital y el Trabajo resulte imposible por ser contradictoria con las propias dinámicas de un Sistema basado en la explotación del trabajo humano, la competencia, la concentración y la centralización del capital, y que además necesita para mantener aquella base redistribuidora forjadora de sociedad, dinámicas externas de colonización.

Es decir, que el capitalismo ha tenido siempre que destruir comunidades y sociedades por doquier para poder crear sociedad en determinados puntos neurálgicos. La gravedad del momento para él es que hoy devora la sociedad de sus propios núcleos centrales -de ahí que vengamos hablando hace tiempo de que el capital viene emprendiendo procesos de autocolonización o autofagocitación-, viviendo más y más de la riqueza que fue creada previamente (un modo de producción en degeneración que vive del pasado al tiempo que a través de la colosal deuda que propaga para poder hacer subsistir algún remedo de funcionamiento social y económico, va comiéndose su futuro).

De manera que en la actualidad el capitalismo ha perdido ya cualquier atisbo de su “función progresista histórica”, su labor positiva en la creación de sociedad que tuvo en su fase industrial, aun a pesar de las horribles formas de explotación, las contradicciones y desigualdades en que se basaba. 

Samir Amin (http://www.cairn.info/revue-actuel-marx-2003-1-page-101.htm; Más allá del capitalismo senil) lo expresó así:

«Lo potencial y lo real entran en conflicto. La dominación del capital sobre el trabajo extrae su legitimación histórica del hecho que el progreso exigía una acumulación creciente. Este ya no es el caso, la nueva revolución tecnológica permite la producción de más riqueza con menos trabajo y menos capital a la vez. Las condiciones para que otro modo de organización de la producción suceda al capitalismo están desde ahora realmente reunidas. El capitalismo está objetivamente caduco. Mas dentro del mundo del capitalismo real el trabajo no puede ponerse en obra por él mismo, sino por el capital que le domina y en la medida en que le sale a cuenta, es decir, en la medida en que la inversión es rentable. Este funcionamiento, por tanto, al excluir del empleo a una proporción creciente de trabajadores potenciales (privándoles entonces de cualquier ingreso), condena al sistema productivo a contraerse o al menos a no desenvolverse más que a un ritmo de crecimiento largamente inferior a aquél que la revolución tecnológica permitiría sin él».

Por eso durante la fase keynesiana las potencialidades de la automatización se frenaron en aras del proceso de integración de la clase trabajadora, que se necesitaba con más urgencia dada la existencia de un enemigo sistémico que además hacía cundir una economía social sin precedentes: la Unión Soviética. 

Durante la mal llamada “Guerra Fría” y hasta la desaparición de la URSS, las respuestas de la clase capitalista y los gobernantes estadounidenses a las crisis estructurales que comenzaron en los años 70 fueron las de desviar la aplicación de las nuevas tecnologías hacia la industria militar y ampliar el acceso de la población al crédito, para así mantener en cierta medida los niveles de empleo y consumo, lo cual fungió a la vez como “escaparate de abundancia del capitalismo” frente a la relativa escasez de medios de consumo en los países de transición al socialismo. Complementariamente, se prefirió emprender la deslocalización productiva.

Recordemos que la “futurología” de Alvin Toffler y George Gilder de los años 60 hasta los 80 del siglo XX (y mucho antes de ellos Albert Einstein y Norbert Wiener ya habían advertido al respecto), alertaba de que el desempleo por la automatización llevaría a levantamientos sociales, y que la conclusión de la clase dominante sería la de “guiar el desarrollo tecnológico en direcciones que no desafiaran las estructuras de autoridad existentes”; algo que gobernantes y “capitanes de la industria” ya habían pensado. 

De hecho, las posibilidades disruptivas de la automatización fueron discutidas en los años 50-60 del siglo XX, en los ámbitos de poder industrial y político de EE.UU. “The Automation Jobless” fue el título que se le dio en TIME de 24 de febrero de 1961: lo que preocupaba no era que la automatización sustituyera trabajo humano sino de que no fuera capaz de crear igual cantidad de nuevos puestos de trabajo. 

La preocupación era tan grande que el presidente Lyndon B. Johnson, promovió en 1964 la creación de una Comisión Nacional sobre “Tecnología, Automatización y Progreso Económico”. La Comisión se tomó en serio la posible disrupción tecnológica, hasta el punto que recomendó, entre otras medidas de corte distributivo, “un ingreso mínimo garantizado para cada familia”, utilizando al Estado como empleador de última instancia (de hecho, hace tiempo que el Capital tiene pensada la “renta básica” como un -pobre- paliativo a la Des-sociedad que expande. 

No deja de resultar curioso, haciendo al caso, que 6 décadas después venga a aparecer un informe que ratifique aquellos “miedos” ocultados a la población: “Dos economistas acaban de publicar una prueba matemática de que la IA destruirá la economía” https://x.com/jackcoder0/status/2060751108184916012).

Pero también en la Unión Soviética la cuestión se trató seriamente. En concreto el 8 y 9 de febrero de 1955 el Soviet Supremo de la URSS anticipaba, con un informe de Bulganin, que la marcha inexorable de la automatización podía suponer la auto-aniquilación del capitalismo. 

Una de las figuras punteras que analizó lo que se desarrollaba con la automatización fue Radovan Richta (La civilización en la encrucijada). Entre algunas de sus más importantes conclusiones estaba la de que la automatización no era una nueva etapa de la mecanización, sino una “fuerza revolucionaria” capaz de trastocar toda la estructura social y ser la impulsora de un nuevo modo de producción (de facto, a través de la automatización él veía abiertas las posibilidades objetivas del socialismo), pues toda forma específica de fuerza productiva impone una cierta estructura correspondiente en la vida social. Sólo las relaciones sociales de producción capitalistas estaban impidiendo ese paso revolucionario y sólo las socialistas lo impulsarían al máximo. 

Por eso la civilización soviética sí intentó ir hacia adelante con el salto tecnológico, aunque el lastre de la industria pesada de la que partía, que se fue haciendo obsoleta, más el bloqueo tecnológico que padeció por el Sistema Mundial capitalista, no pudieron dar cumplido impulso a ese desarrollo, por más que ya mostró el poderío de sus fases iniciales. El posterior acoso final del capitalismo mundial abortó lo que estaba en ciernes.

En cambio, en el campo capitalista en esos momentos la velocidad de la automatización fue frenada en aras de mantener el modelo industrial tendente al pleno empleo, y con él la integración-fidelidad de las poblaciones, habida cuenta del equilibrio sistémico de fuerzas que existía con el mundo soviético. También por miedo a las propias consecuencias “revolucionarias” de la automatización. Todos los debates y preocupaciones suscitados por la automatización fueron también aplazados y sustraídos a la opinión pública por más de 30 años.  

Con todo ello por delante, fue decisión de los gobernantes industriales no financiar la investigación en fábricas de robots que todos anticipaban en los sesenta, y en su lugar relocalizar sus fábricas para utilizar intensivamente la mano de obra en China y otras formaciones sociales periféricas. Graeber señaló ya en 2012 que:

una razón por la cual [en EE.UU.] no tenemos fábricas de robots es porque alrededor del 95 por ciento de los fondos para la investigación en robótica han sido canalizados a través del Pentágono, que está más interesado en desarrollar drones sin pilotos que en automatizar fábricas de papel” (http://thebaffler.com/salvos/of-flying-cars-and-the-declining-rate-of-profit).

Desaparecida la “amenaza soviética” en 1991, fue más fácil entonces dar rienda suelta al binomio financiarización-automatización. El capitalismo retornó a líneas de desarrollo tecnológico más acorde con sus imperativos de competencia intercapitalista. Aunque en concreto, el viraje hacia la investigación en las tecnologías de la informática y las telecomunicaciones no fue tanto una reorientación motivada por aquellos imperativos, cuanto parte de un objetivo de vigilancia, disciplina laboral y control social. 

Eso significaría que el Capital veía factible combinar a partir de entonces la humillación tecnológica de la Unión Soviética con una victoria en la guerra de clases a escala global, vista simultáneamente como la imposición absoluta del dominio militar estadounidense en el mundo y al nivel doméstico lograr la desbandada o al menos desarticulación de los sujetos y movimientos sociales más antagonistas.

Así se inauguró una nueva expansión del capitalismo estadounidense a través de las tecnologías informáticas y de comunicación, que a su vez realizaron la difusión de la automatización y la robótica por una parte del mundo a través de la deslocalización productiva. 

Más tarde, los estallidos de la crisis en 2000-2001 y 2007-2008, que aceleraron la recesión y la pérdida de empleos al tiempo que frenaban el expansionismo bursátil, ralentizaron de nuevo la dinámica de automatización (esos “pinchazos” hicieron resurgir en EEUU el debate sobre la automatización en una economía capitalista, el cual se ha manifestado en una creciente producción de análisis y estudios que se pusieron de moda académica). 

Pero la ingeniería política que se desata contra la sociedad es inexplicable sin esa revolución en las formas de producir que posibilita el comienzo de la fractura de la relación Capital-Trabajo propia de la era keynesiana en las formaciones del capitalismo central. 

Finalmente, la acelerada sustitución de trabajo vivo (seres humanos) por trabajo muerto (máquinas) con la automatización y robotización, ahondaría en el nuevo proceso de “desconexión de la economía” -y de la clase capitalista-, respecto de la sociedad, quizá soñando ya esa clase con un “futuro maquínico” postcapitalista -o modo de producción automatizado-. Pero recordemos, el salto al vacío más allá de la ley del valor en un régimen de propiedad privada de los medios de producción implica necesariamente una humanidad desechable; en términos capitalistas, suprimible.

Hay que tener en cuenta, en cualquier caso, que tal “secesión” de la clase capitalista es posible por la “desconexión” previa de las finanzas respecto de la economía productiva (debido, no lo olvidemos, a la creciente incapacidad de ésta de generar nuevo valor) y, en general, por la separación de la economía respecto de la sociedad[1]. 

Con lo cual “los ricos” no tienen razones para volver atrás en el proceso, más bien se esfuerzan por provocar una realidad en la que no tengan que depender del Trabajo ni mezclarse en ningún momento con el mismo (así han llegado a creérselo a través de la economía especulativo-parasitaria financiera y sus dinámicas de desposesión). Resulta cada vez más impensable, por tanto, proponer “nuevas soluciones reformistas” a partir de procesos con el calado sistémico que aquí se está mostrando.

Sea como fuere, semejante espiral de “desconexión” de la economía tiene dramáticas consecuencias para la población mundial. Uno de los numerosos indicadores que inciden en ello es el del aumento sostenido a lo largo de los últimos lustros de la tasa de participación de las rentas del capital en el PIB, a expensas de una continuada disminución de las rentas del trabajo, cuyo cuerpo asalariado no ha dejado de crecer, para más inri.

Si consideramos que el empleo-salario es en nuestras sociedades la principal fuente de distribución de la riqueza, podemos imaginarnos las repercusiones que su carencia o la creciente reducción del salario conllevan para la desigualdad social, traducida por una apabullante concentración de la riqueza en una exigua élite social, como viene detallando Oxfam en sus sucesivos informes. 

Ya en 2014 desglosaba cómo había crecido el porcentaje de participación en la renta del 1% más rico de la población en 24 de los 26 países que tienen registrados estos datos (The World Top Incomes Database). A escala global señalaba que el 10% más rico del planeta poseía el 86% de los recursos, mientras que el 1% acaparaba cada vez más cerca de la mitad de la riqueza mundial (Oxfam, http://www.oxfamintermon.org/sites/default/files/documentos/files/bp-working-for-few-political-capture-economic-inequality-200114-es.pdf). 

Apenas un año después por primera vez en la historia de la humanidad, el 1% de la población acaparaba más del 50% de los activos mundiales (Credit Suisse – http://publications.credit-suisse.com/tasks/render/file/index.cfm?fileid=C26E3824-E868-56E0-CCA04D4BB9B9ADD5; Oxfam, https://www.oxfam.org/sites/www.oxfam.org/files/file_attachments/bp210-economy-one-percent-tax-havens-180116-es_0.pdf)[2].

Si a todo ello unimos el desmoronamiento de las “clases medias” (sólo un 6,7% de la población mundial puede hoy caer dentro de esa categoría -Milanovic, La era de las desigualdades. Dimensiones de la desigualdad internacional y global-), lo que nos muestran sin lugar a dudas estos datos es que todas las clases sociales que dependen del empleo, del salario o de remuneraciones provenientes de la masa global de ingresos por el trabajo, están siendo afectadas y pauperizadas. 

Hecho que, a su vez, tiene profundas consecuencias sobre el consumo y por tanto sobre las propias posibilidades del beneficio capitalista (y que hasta ahora sólo un enorme sobreendeudamiento global ha logrado paliar parcial y pasajeramente). ¿Hasta qué grado, entonces, y hasta cuándo tamaña desigualdad se puede compatibilizar con las instituciones del capitalismo industrial regulado? ¿Es viable una mínima cohesión social con esa desigualdad?

Las respuestas son negativas para ambas preguntas. Y las élites han comenzado a prepararse para los nuevos escenarios. Veamos. El atasco del capital productivo ha permitido a los detentadores del capital a interés, el principal beneficiario pasajero de esta desconstrucción social, adquirir mayor protagonismo dentro de la clase capitalista y por tanto en la dirección sistémica. 

Con el mismo se dispara igualmente el proceso de concentración oligopólica que asfixia cualquier desarrollo de “libre” competencia capitalista, y que da lugar a una oligarquía “global”, la cual constituye una clase rentista también global, sin compromisos nacionales ni sociales, dado que, como hemos visto, alberga la ilusión de pensar que su ganancia está desvinculada del factor trabajo o, en definitiva, de la sociedad. 

Presa del fetichismo del dinero, cree o al menos actúa (dado que ya no le va quedando otro agarre para crecer) como si pudiera seguir incrementando indefinidamente ese ciclo ilusorio-ficticio de expansión del dinero a través del dinero, sin considerar la creación de valor, esto es, más allá de la economía productiva y por supuesto de la matriz ecológica que sustenta en última instancia toda posibilidad de generación de riqueza (y sí en cambio interviene destruyendo más y más riqueza social y natural). 

Esa oligarquía parasitaria actúa por tanto como si pudiera seguir enriqueciéndose indefinidamente sin contrapartidas sociales: ni empleo ni redistribución ni seguridad para las poblaciones. Por lo que se “desconecta” cada vez más de éstas y promueve “des-sociedad”.

En cambio China, que a diferencia de la URSS sí recibió inversión tecnológica en su territorio, no sólo supo aprovecharla para el desarrollo social mediante una planificación redistribuidora, sino que,  guiada políticamente (la Política al mando de la economía) por el PCCh, con parámetros ajenos al beneficio privado, sí ha podido desarrollar las potencialidades que la deslocalización industrial le han brindado, asociadas a una economía planificada que prioriza el desarrollo social o bien colectivo (a pesar de haberse compaginado con el beneficio empresarial en estas primeras fases). Por eso su robótica causa la admiración del mundo.

China, que tomó buena nota de la ingeniería y la ciencia económica soviéticas aplicadas a la industria, lidera el despliegue mundial de robots industriales, impulsa aceleradamente nuevas industrias tecnológicas y busca sostener su crecimiento -cada vez más cualitativo- mediante automatización avanzada e IA física. Ostenta el mayor mercado de robótica del mundo, con unos 2 millones de robots industriales operativos y el 54% de todas las instalaciones globales anuales[3]. 

La cuota de mercado de fabricantes chinos de robots pasó del 30% en 2020 al 57% en 2024, reforzando la autosuficiencia tecnológica y siendo, además la robótica el eje del 15º Plan Quinquenal (2026–2030), con una reorientación del modelo económico hacia el alto valor añadido (robots de asistencia, sistemas médicos inteligentes, planeaciones y diseños arquitectónicos, vehículos conectados, dispositivos asistenciales y hogares inteligentes forman parte de un ecosistema que impulsa una “economía para el bienestar social”). Todo ello viniendo de una formación social que era la segunda más pobre del mundo -sólo después de Bangladesh- antes de su revolución socialista.

Aunque los robots humanoides aún están en fase piloto, el gigante asiático los utiliza para demostraciones públicas que exhiben su liderazgo tecnológico.

Y es que China no tiene que frenar el desarrollo tecnológico debido a que caiga el beneficio, dado que la dictadura de la tasa de ganancia que rige en las sociedades capitalistas no está al mando allí ni es el leitmotiv del funcionamiento socioeconómico. Porque un mundo en que las máquinas estén colectivizadas permite un desarrollo social incomparable. En cambio, si están en unas pocas manos privadas no generan más que miseria y desechabilidad para la mayor parte de la humanidad.

Parece claro, por tanto, que siguiendo la línea de evolución tecnológica propia del desarrollo de fuerzas productivas que la humanidad acomete, y a falta de hecatombe bélica que la potencia capitalista en decadencia pudiera imponer en su empeño de no ser relevada -como su Guerra Sistémica Permanente o Guerra Mundo ya muestra-, podríamos marchar hacia una automatización de los procesos productivos. La cual, impulsada por el capitalismo, sólo podría desarrollarse en unas pocas “islas” geográficas, para unas exiguas minorías sociales (modo de producción automatizado ya no capitalista). 

Llevada a cabo planificadamente -con medios de producción socializados- tendremos grandes retos ecológicos por delante, sobre todo, aunque no sólo, relacionados con la energía, los sumideros y el tamaño de la población mundial, pero teniendo a la salvaguarda de las sociedades como objetivo prioritario (modo de producción socialista con alto desarrollo de la automatización, pues). En cualquier caso, para ninguna disyuntiva de esta enorme encrucijada histórica el capitalismo parece tener viabilidad.

No debería ser difícil, en consecuencia, elegir la opción más adecuada para nuestra especie en estos momentos. La única que puede permitir su supervivencia mínimamente digna: la vía socialista.

Notas

[1] Siempre, en los períodos en que prima la opción financiera rentista -según nos decía Arrighi-, asistimos a esta “desconexión” de la economía con la sociedad (como ya apuntaron también Hobson y Polanyi). Las finanzas asumen una posición dominante; la renta (que a la postre no significa sino extracción o desposesión de la riqueza colectiva) pasa a ser el denominador común y la sociedad comienza a “disolverse” por el desempleo, la competencia con los bajos salarios del exterior y la pauperización generalizada… Hasta ahora este proceso ha sido parcialmente compensado porque al menos de forma temporal se rehace sociedad en los núcleos que van surgiendo como emergentes de la economía capitalista (hoy especialmente en China, donde la vía de transición al socialismo preservó siempre la sociedad). La cuestión es hasta cuándo podrán hacerlo. Cuando se ha llegado a un nivel de profundidad y de metástasis tan grande como la actual, lo más probable es que sólo pueda ser contrarrestado con otra “Gran Transformación” (Polanyi dixit), la construcción de otro orden social y económico.

[2] Desglosadas estas proporciones en 2015, arrojaban los siguientes resultados: el 0,7% de la población acaparaba el 45,2% de la riqueza mundial, el 7,4% un poco menos del 40% (y el 21% el 12,5%); mientras que el 71% de la humanidad sólo dispone del 1% de la riqueza total, en términos personales.

[3] Sólo Corea del Sur y Singapur tienen más robots por fuerza laboral humana que China, pero -además de ver lo que supone la fuerza de trabajo total en cada una de esas formaciones sociales- la primera es ante todo una base militar asistida por EE.UU. y la segunda es un “puerto” para el comercio global y los servicios financieros, mediante los cuales -más la permanente “ayuda comercial” norteamericana- puede mantener una logística avanzada y tecnología de punta. EE.UU. ni aun expandiendo el ciclo de generar dinero de la nada para expropiar dinero de otros, más toda la extorsión mundial de sus bonos y deuda, puede seguir ese ritmo en su economía cada vez menos productiva.

 

jeudi 28 mai 2026

Teoría de Juegos: Porqué el Nuevo Orden Tecnológico deviene en el Viejo Absolutismo Monopolista


En resumen, usemos el método analítico que utilicemos, el Nuevo Orden Mundial es el Viejo Orden Rentista camuflado. Aquel rancio sistema del ordeno y mando, señoritos y mayorazgos. ¿Por qué? Por las propias dinámicas de concentración de capitales del sistema dominante. El periodo de diversidad empresarial desplegado hasta ahora acabó, encogerá y se concentrará en Monopolios Globales, bien sea militarísticos, bancarios, energéticos o tecnológicos. Sean chinos, rusos o americanos. Y contra esta fuerza centrípeta, no hay nada que se pueda hacer en este sistema. Si en el S.XIX fue la fábrica la que maximizaba la acumulación, si en el S.XX fueron las finanzas, en el S.XXI son las IAs. El resultado es el mismo: MONOPOLIOS. Y por encima de todos destaca el Monopolio del Monopolio. ¿Adivináis cuál es?



Teoría de Juegos y Materialismo Histórico


Aunque lo ideal sería leer la Opus Magna e imprescindible de El Kapital, disponible en audiolibro para perezosos, hoy en día, en este mundo gamificado, fragmentado y escriptado (programado por guiones informáticos o scripts) por las Inteligencias Artificiales "IAs", está de moda la Teoría de Juegos. Ni que decir tiene que con exactamente los mismos resultados predictivos que el denostado Materialismo Histórico. ¿Por qué? Porque son técnicas complementarias, no contrapuestas. Y porque los datos apuntan en la misma dirección. 

El materialismo histórico estudia la evolución de la Historia en base a hechos materiales y evidencias, necesitando de la estadística para corroborarse. La Teoría de Juegos, puesta de moda por el profesor Jiang Xueqin a través de YT en 2025, es la rama de las matemáticas que estudia modelos de interacciones estratégicas en los sistemas. Aplicada a la Historia, parte de la estrategia (tipo de interacción) más frecuente (sea o no la más eficaz) para conseguir unos objetivos siguiendo unas normas dadas, de ahí que se pueda estudiar estadística y matemáticamente. Si el materialismo histórico indica que de A se llegó a B, la teoría de juegos indica la forma más frecuente de llegar de uno a otro punto.

Aceptamos el reto. Vamos a definir someramente el objetivo del juego, los jugadores, el sistema, las piezas y hasta el tablero de formas familiares y simples. Y vamos a notar lo más frecuente. A partir de ahí, cualquiera podrá adivinar los resultados más probables y sacar sus propias conclusiones.

1 Definiendo el juego

1- Objetivos Generales de los juegos

Los objetivos generales son comunes a todos los Sistemas/juegos:

La dinámica básica de la vida es que el hombre, los seres vivos, necesitan CONSUMIR para vivir. Sin consumo suficiente, no hay vida. El resto de actividades son realmente accesorias.

Como lo que se consume a lo largo del tiempo no se obtiene todo a la vez, se produce. Esto convierte a la PRODUCCIÓN en la base de las necesidades humanas. 

El consumo y la producción establecen CICLOS, de acumulación y distribución, de consumo y producción, y estos ciclos producen una circulación, que implica movimiento y flujo. Una dinámica.

El concepto de ciclos tal vez sea el menos percibido, debido a la enorme cantidad de ciclos a la que nos vemos sometidas. Desde ciclos instantáneos, como las pulsaciones, respiración, a circadianos, mensuales, anuales, vitales o milenarios, civilizatorios... La secuencia es la esencia de la vida y del universo, y también se puede expresar como 'función sinusoide' matemática.

2- Las Piezas

Entender el juego, es más fácil si entendemos sus piezas. Las piezas también son comunes a todos los Sistemas/juegos, a pesar de que en cada sistema se encuentren en distintas proporciones y tengan sus peculiaridades.

Recordemos primero los 4 componentes de la producción, las piezas, son: 
1- Capital humano: conjunto de seres humanos que trabajan
2- Capital financiero: masa dineraria que se invierte, acumula y distribuye. 
3- Medios de producción: lugares, construcciones, equipos y herramientas que permiten la producción
4- Materias primas: sustrato material que cambia de forma para producir un beneficio

Una particularidad curiosa y muy importante de los componentes: a pesar de que todos son mensurables, el capital financiero es, conceptualmente, infinito, siendo el resto finitos. Otra es que el capital financiero se convierte en la referencia del beneficio.


3- Marco - Reglas básicas de este juego

El  marco es la forma particular de producción conforme a unas reglas; si lo cambias, cambias de sistema, y tienes otro juego. Con las mismas piezas se puede cambiar el juego tan solo con cambiar las reglas, porque desarrollas distintas estrategias para llegar a un objetivo. Varios juegos han dominado distintos momentos de la historia: nomadismo, tribalismo, esclavismo, servidumbre o capitalismo.

Por comparar, veamos el Sistema Feudal, aún vigente en algunas regiones. Este sistema generaba sus propias dinámicas, su propio juego, y permaneció estable durante literalmente cientos de años. Se compone esquemáticamente, a pesar de todas las posibles variantes, de:
Tres estamentos o tipos de jugadores, en que cada uno tiene su propio cuerpo jurídico: nobleza, clero y tercer estado. Organizados en Posesiones de diferentes nombres y cualidades, como los feudos, villas, parroquias, satrapías, marcas, haciendas, burgos... Se relacionan por medio de reglas similares: usus, fructus y Abusus (vasallaje) de los bienes, y propiedad hereditaria. Poseen un principio de jerarquía transversal, como la Patria Potestas o principio patriarcal de autoridad. La tierra es la principal fuente de riqueza.

El Sistema de Producción Dominante de cada época ha ido cambiando, cohabitando con otros sistemas, pasando por etapas a lo largo del tiempo, hasta llegar al actual, denominado Capitalismo, que organiza con sus normas al 99% de las personas del planeta. Caracterizado por:

- La concentración de medios de producción en un solo punto, la FÁBRICA, la industria, como fuente principal de riqueza material. Sin fábrica no hay capitalismo.

- La DIVISIÓN DEL TRABAJO (especialización) en la forma de producir un bien o servicio. 

-Esta división extrema del trabajo no puede darse sin la enajenación del mismo, y su resultado, el SALARIO

-A su vez, esta desconexión entre el trabajo y el fruto del trabajo, este salario, no se podría dar sin el concepto de PROPIEDAD PRIVADA de los medios de producción. 

- La distribución de los bienes y servicios se realiza por medio del BENEFICIO, que mueve la inversión; es decir, dirige al capital financiero. Para los trabajadores el beneficio se percibe en forma de SALARIO. Para los propietarios RENDIMIENTO, plusvalía, renta, sur plus, profits... todos expresan lo mismo, producto del patrimonio de medios de producción.

-MERCADO y MERCANCÍAS- Lo producido, bienes o servicios, han sido enajenados, y deben ser intercambiados constantemente, de ahí la enorme importancia del mercado por sobre otro tipo de intercambios. Bien sea al por menor, o al por mayor en marcados, lo que se intercambian se denominan mercancías.

4- Jugadores

Los jugadores también son consideradas como piezas. En este marco se deben dividirse conforme a la propia definición del juego, es decir, según su capacidad productiva y de obtención de beneficios (consumo).

En el marco particular capitalista, básicamente solo hay 2 categorías de jugadores: 

A-TRABAJADORES, que solo disponen de su fuerza de trabajo (producción) como forma de provisión del consumo, funcionando como Recursos Humanos. La condición normal (IC95%) es que, independientemente de que posean o no patrimonio, No poseen medios de producción. Son los desposeídos.

B- PROPIETARIOS, generalmente denominada clase ociosa, disponen de los Medios de Producción capitalista. Es decir, no solo basta tener un patrimonio, ni obtener una renta para pertenecer a esta categoría; lo fundamental es participar en el capital productivo. Esto es así debido a la Ley de Propiedad Privada, que dice que el poseedor de un bien lo puede: usar, disfrutar (disponer del fruto, rendimiento o renta), disponer (vender, donar, hipotecar, destruir), reivindicar, o libre comerciar.

Hagan lo que hagan, se dediquen a lo que se dediquen, publico o privado, los propietarios, en su conjunto, tienen una necesidad vital sin la cuál no podrían existir: mantener la producción.

5- Tablero

El tablero, como en el Risk, es el Mundo. Dependiendo de sus características geoclimáticas cada región tiene unos intereses.

2 Disposición de piezas en el tablero.

En este sistema, se disponen las piezas sobre el tablero del siguiente modo: 

- El capital humano se sitúa donde está históricamente, pero se puede forzar su crecimiento, decrecimiento o desplazamiento de múltiples maneras (migración, deportación, exterminio...).
Se colocan a los Asalariados y Propietarios.

- El capital financiero permite el control del sistema, porque integra la información y dirige la inversión. Dirige el flujo de materia, energía y trabajo hacia sus formas más beneficiosas para sus tenedores. Es virtualmente infinito y muy volátil... Se distribuye entre personas jurídicas y personas físicas. Una parte se suministra periódicamente a los trabajadores para su manutención en forma de Salario. Otra, a los titulares-propietarios en forma de Rentas del patrimonio. 

- Los Medios de Producción se localizan en territorios históricos, con la particularidad de que constantemente se renuevan, concentran, reconcentran y reemplazan unos a otros, no solo dentro de la fábrica, sino dentro de áreas geográficas, según el desgaste y el aumento de tecnología.

Este es el verdadero núcleo del capitalismo, la concentración de medios de producción que permite la disminución del tiempo socialmente necesario de producción (que no maximización de recursos) y la ventaja competitiva necesaria para generar monopolios; es decir, eliminar a la competencia.

- Materias primas: se localizan donde se localizan geográficamente, y son, por definición, renovables (agua dulce, plantas) o no renovables (petróleo, carbón), conformándose cada una de ellas como un nodo inicial de un flujo fuente-sumidero.

3 Reglas de juego

El juego, realmente, no tiene muchas reglas, pero se deben cumplir. Así es cómo se juega:

La mercancía debe contener Valor. 
Es la base del precio y el beneficio. Es la apreciación de una cualidad de un objeto o acción, bien o servicio, por parte de una persona (física o jurídica). Es cambiante y circunstancial. De los muchos valores que se pueden otorgar (sentimental, moral, social...) dos se contemplan como los más importantes para el juego: el valor de cambio y valor de uso. De estos valores derivan: los intercambios, la acumulación, el crédito y las deudas, y, por su puesto, el mercado.

La producción debe estar Valorizada
Valorización es el proceso por el cual algo (la materia prima) aumenta de valor después de aplicarle un trabajo. Este algo se convierte en producto; y al haber sido valorizado, 'producto valorizado'. Cuando este es intercambiado se denomina mercancía, que puede ser un bien o un servicio. Y cuando es intercambiado produce un beneficio (es pues la diferencia entre el coste de la materia prima y la producción valorizada vendido como mercancía).

El "tiempo de Trabajo socialmente necesario para producir un producto" es la base de la competencia. 
Disminuir este tiempo de producción es la causa de la especialización y de la enajenación que rige en el sistema de producción fabril, porque es la base de las especialización. Cuanto menos tiempo se tarde en valorizar un mismo producto, mayor es la producción y mayor la competitividad. Este "tiempo socialmente necesario para la producción" es la clave de la estructura, porque impulsa la innovación. En nuestro marco, el trabajo en FÁBRICAS permite la minimización del tiempo de producción.

El intercambio debe aportar Beneficio
Es el resultado percibido como positivo, para una persona, de un trabajo o intercambio. 

"Ley del valor" es la norma que rige el intercambio, el precio, y maximiza el beneficio. Se resume en "comprar barato, vender caro".

Notar que una institución financiera es, por su estructura, organización, división del trabajador, sistema de reparto de beneficios, titularidad, herramientas e instalaciones de trabajo, en práctica, un fábrica de dinero y productos financieros, que son tratados como mercancía.

4 La dinámica del juego

1 Inicio de partida:

A pesar de que la actividad fabril y bancaria se origina siglos antes, se reconoce la transformación del Viejo Régimen al Nuevo Régimen como la inauguración oficial de un nuevo periodo por los historiadores en la Revolución Francesa de 1789, dando inicio a la partida. Partimos de los viejos capitales y de la acumulación originaria histórica, más conocida por acumulación por desposesión. 

La dinámica del juego la establecen los jugadores moviendo sus fichas para producir bienes y servicios mientras se consume. Cuanto más se acumula, más aumenta el consumo personal. Y cuanto mayor beneficio, mayor acumulación, ergo mayor consumo; más rico. 

La mercancía del trabajador es su tiempo de trabajo, y lo intercambia con el propietario por salario. Su objetivo es pues trabajar lo mínimo por el máximo sueldo; para acumular el máximo beneficio de su trabajo en el mínimo tiempo. 

El interés del propietario es acumular el mayor número de propiedades que generen beneficios, activos, para obtener el máximo beneficio de su trabajo en el mínimo tiempo.

Para que un propietario tenga beneficio debe vender (intercambiar) mercancías (lo que sea que se venda).

Cuando varios propietario producen una misma mercancía pueden darse dos tipos de interacciones:

A- COMPITEN: El final de esta competencia es desplazar a las mercancías del rival para conseguir mayor beneficio y maximizar su tiempo. 
- Cuando la competencia es eliminada el beneficio es máximo y se consigue un MONOPOLIO.
- Cuando la competencia y la rivalidad es máxima, total, crítica, se produce la GUERRA; competencia mortal.

B- COLABORAN: el fin de esta unión (filiación, asociación, absorción, cártel, etc) es... desplazar a la competencia para formar un MONOPOLIO o ir a la GUERRA.

Al competir por el beneficio, organizan los medios de producción para maximizarlos. Las FÁBRICAS son la respuesta. Tienen tal velocidad de producción que esta excede las capacidades del mercado para absorber los productos. Por tanto, se establece una competencia entre fábricas por ver quién ocupa los mercados. Y entre los países por albergar fábricas. Esta es la dinámica.

2 Medio juego

La paz no existe, solo existe el monopolio.

El grande se come al chico. Lo normal es que, ante un mismo producto se produce una escalada de la producción (producción a escala). La fábrica más competitiva desplace al resto. Las fábricas, reunidas en industrias, se arremolinan en regiones económicas para maximizar beneficios, los países y regiones acaban especializandose en la producción (Krugman 2008). El país industrialmente más potente suele desplazar competitivamente al resto. Antes (o después) de llega a un conflicto abierto, se suele llegar a algún acuerdo que suele implicar la formación de un pseudomonopolio (quotas de mercado, reparto de mercados, zonificación, aduanas, aranceles, sanciones, etc...). Cuando un país defiende a muerte sus industrias (incluida la bancaria) se produce una GUERRA entre países. 

Esta es la dinámica general, como sociedad, porque la dinámica individual a lo único que lleva es a Beneficiarse y Consumir , no a Producir insumos "porque si". Éstos solo se producirán bajo ciertas condiciones. ¿Por qué? Porque incluso el rendimiento del propietariado está alienado. La fuente del beneficio se aleja del beneficiario y este pierde la perspectiva. El beneficiario solo produce si le favorece personalmente. Se empleará en la actividad que le aporte más rendimiento, que generalmente es la financiera. Por ejemplo, al ser humano le conviene conservar la selva del Amazonas, pero a los terratenientes les conviene que arda, para generar pastos. Ganan los terratenientes.

En el momento actual, el sector financiero es el que mayores beneficios individuales reporta. Cuando un país se especializa en la financiación (EEUU, UK, Suiza) y deslocaliza la producción  para disminuir sus costes, (dos de las condiciones de Lenin para que un país se denomine Imperio), debe, por fuerza, controlar a los países productores, porque debe asegurarse que estos países coloquen sus productos/suministros del modo que le conviene. Si no lo hiciera, los productores impondrían sus precios, lo cual sería menos ventajosos. Hay varias formas de mantener este control, que se engloban en dos grandes grupos: poder blando y poder duro.

En el S.XXI la banca es la IA y la IA es la banca


La fuente primordial de beneficios en el S.XVIII, eran las manufacturas, en el S.XIX eran las fábricas, en el S.XX fue la banca. En el S.XXI la tecnología digital absorbe, más bien se fusiona con la banca. En el S.XXI la banca es la IA, y la IA es la banca. La banca actual y la inteligencia artificial (IA) comparten una base idéntica: operan fundamentalmente como procesadores de datos masivos orientados a predecir comportamientos, gestionar riesgos y automatizar decisiones:
- Mismo objetivo: toma de decisiones predictiva, organizar la producción/sistema para maximizar resultados, reconocimiento de anomalías y riesgos
- Mismos instrumentos lógicos: estudio estadístico de datos masivos, analisis de tendencia, similaritud de unidades bit-divisa quasi-infinitas, similaritud de procesos
- Mismas herramientas: tecnología digital, centros de datos y algoritmos

Aunque se llame banco, no deja de ser una fábrica de capital-dinero, la industria del dinero. Una industria absurdamente circular, con sus reglas y particulares. Las instituciones financieras son el centro organizador del sistema capitalista, el cerebro y el corazón, y consideran al resto de capitales accesorios prescindibles para obtener beneficio. Al tener la función de dirigir la inversión para obtener este beneficio (y desplazar a la competencia), son las encargadas de compilar la información e interpretarla. ¿Se entiende entonces el por qué las IAs reciben tanta atención e inversión? La banca actual no podría ser lo que es sin esta IA. Esta IA permite integrar conocimientos y mecanizar tareas como nunca antes. Esto supone echar a la calle a todos los empleados de banca, dejando al cargo a gestores de sistemas informáticos. Y el grado máximo de integración y de mecánica es que un solo ente, una sola IA, de un solo propietario, físico o jurídico, controle toda la inversión; y se lleve todo el beneficio. Como el dinero es literalmente abstracto, anotaciones en un libro de cuentas, y no tiene más valor que el socialmente otorgado, todo el trabajo bancario puede ser mecanizado y digitalizado, proporcionando ingentes beneficios, cada vez entre menos titulares. De ahí también la competencias entre las IAs y el interés de los distintos países. Quien controle la IA, controla las finanzas. La IA son las finanzas, las finanzas son la IA.

3 Fin de Juego


Después de tanta rivalidad y dos guerras mundiales, la tercera con esta; de equilibrio de bloques y sorpasos imperiales; de colaboraciones y puñaladas; de artimañas y trucos; cuando se produce un monopolio, por definición ya no hay competencia efectiva (porque se destruyó o se asimiló), y se producen tres fenómenos:
- Fin de la innovación: porque ya no tiene competidores. 
- Fin de la inversión en nada que no sea mantenimiento: para que siga el negocio
- Precio de Monopolio, caracterizado por: abuso explotativo, precios predatorios y discriminación de precios. 
- Al no haber competencia, tampoco hay mercado, por lo que se pierde la referencia del 'precio del mercado'. Tanto el precio como la cantidad y calidad de producto comienzan entonces a fluctuar según la conveniencia del productor, no del consumidor. 

¿Qué sucede en el fin de juego? Aunque quede mucha partida, básicamente el ganador se lo lleva todo.

Según la lógica del juego, el grado de desarrollo máximo de una empresa/país/ente es el MONOPOLIO MUNDIAL, en que una empresa, una sola fábrica gigantesca, una sola región, produce para el mundo entero. Y ya tenemos ejemplos, como TSMC (chips), ASML (litigrafías), Microsoft (Sistemas operativos), Google (motores de búsqueda), de Beers (diamantes)...

Como escenario más que posible: Si los clanes bancarios Anglo-sio-americanos se erigen en Monopolio o Pseudomonopolio Mundial Bancario, controlarán la producción mundial de los Monopolios Mundiales, porque dirigen la inversión, y lo que generan es un MONOPOLIO DE MONOPOLIOS MUNDIALES de facto.

Podemos ir más allá. El núcleo del sistema financiero no es la creación de dinero, ni la generación de intereses, cualquier institución puede hacerlo. El núcleo es el deber de pago y el cobro de deudas. El deber de pago lo ejercen los estados por medio de la coerción legal, que asegura el cobro de deudas en la moneda establecida. La otra forma de asegurar el cobro de deudas son los reaseguros, es decir, los derivados financieros. Si bien no hay monopolio sobre el deber de pago, ya que hay unos 200 estados, infinitud de paraestados, el comercio de derivados financieros es un oligopolio realizado principalmente por 5 bancos: JPMorgan-Chase, Goldman-Sachs, Citibank, Bank of America y Morgan-Stanley. Este es el punto en que estamos. Y podríamos afinar más buscando a los amos del calabozo, porque solo hay que conocer quienes son los propietarias de estos bancos, que son grupos de inversión como Backrock, Vanguard, Fidelity, SSGA, Capital Group... para encontrar al bicho. Finalmente, llegará un punto en que estos 5 bancos competirán a muerte, y solo quede uno.

El resultado lógico del Monopolio del Monopolio Mundial llevado por Wall Street-City de Londres-Coalición Epstein, es que, por las normas del juego anteriormente mencionadas, una persona física o jurídica, sea titular de todo; es decir, el Absolutismo Estructural. Revestido formalmente de algún modo amable, si se quisiera ejercer el poder blando, bien democracia formal,  república, federación, monarquía parlamentarias, sagas presidenciales, oligarquía como en USA, tecnocracia como en Italia,democracia restringida (prohibición de partidos) como en Ucrania, etc. O directamente de dictadura miliar, si se aplica el poder duro. 

¿Se entiende ahora cómo EEUU-UK-Israel son capaces de rearmar sus colonias y vasallos, Europa en general y Alemania en particular vs Rusia; países árabes vs Irán; Australia, Japón, Filipinas, Surcorea vs China? Porque pagan los mismos, en base a la percepción de unos beneficios comunes.

Como siempre mencionamos, solo hay que conocer las reglas y comprobar sus efectos para comprender qué es lo que falla en este sistema y qué se debe cambiar. Pero, sobre todo, hay que tener en cuenta cuál es el objetivo. Si el capitalismo propone la concentración mundial monopolística en manos de crápulas desalmados, a penas calificables de humanos,  y desligados de los padeceres de este mundo, nosotras debemos ir justo en la dirección contraria. Debemos conseguir la descentralización mundial comunista, en la que todas las personas tengan participación y propiedad de medios de producción que den derecho a decisión y a beneficios. Apliquemos la Teoría de Juegos, despertemos al elefante encadenado, y veamos a donde nos lleva.

Salud! PHkl/tctca

lundi 11 mai 2026

Dos futuros en conflicto para la inteligencia artificial

 FUENTE https://observatoriocrisis.com/2026/05/10/dos-futuros-en-conflicto-para-la-inteligencia-artificial/

Un sistema crea una empresa (Palantir) que clasifica civilizaciones, arma genocidios y publica manifiestos racistas. El otro crea un laboratorio de investigación que distribuye gratuitamente un modelo de vanguardia.

Bappa Sinha, tecnólogo y analista del impacto social de la IA

Alex Karp, director ejecutivo de Palantir, publicó un manifiesto de 22 puntos el 19 de abril en el que declaraba que «el poder duro en este siglo se construirá sobre el software» y que ciertas culturas son «regresivas y dañinas». Cinco días después, el laboratorio chino de IA DeepSeek lanzó su tan esperado modelo V4: 1,6 billones de parámetros, código abierto bajo la licencia MIT, igualando a los modelos estadounidenses propietarios más caros a aproximadamente una trigésima parte del precio.

Dos acontecimientos. Con cinco días de diferencia. Dos visiones completamente opuestas sobre para qué sirve la inteligencia artificial, quién la controla y a qué intereses sirve.

Comencemos con el manifiesto. Extraído del libro de Karp, *La República Tecnológica: Poder Duro, Creencias Sutiles y el Futuro de Occidente* (escrito en colaboración con el director de Asuntos Corporativos de Palantir, Nicholas Zamiska), este documento de 22 puntos ha sido visto más de 32 millones de veces. En él se argumenta que Silicon Valley tiene una deuda con la nación, que las armas de IA son inevitables y que Occidente debe construirlas, que el servicio militar obligatorio debe reconsiderarse y que el pluralismo liberal no es más que una «tentación superficial».

Los puntos 21 y 22 revelan por completo la verdad. Afirman que «ciertas culturas, e incluso subculturas, han producido maravillas», mientras que «otras han demostrado ser mediocres, y peor aún, regresivas y perjudiciales». El punto 22 aboga por resistir «la superficial tentación de un pluralismo vacío y hueco», lamentando que Estados Unidos «durante el último medio siglo se haya resistido a definir las culturas nacionales en nombre de la inclusión». 

En pocas palabras, se trata de supremacismo racial y civilizacional en estado puro. Una empresa integrada en cadenas de exterminio imperiales jerarquiza a los pueblos del mundo y dicta a los gobiernos quiénes son considerados civilizados. La arrogancia colonial es inconfundible. Algunos la denominan tecnofascismo. Más de 200.000 personas en Gran Bretaña firmaron una petición exigiendo al gobierno la rescisión de sus contratos con Palantir. Miembros del Parlamento compararon el documento con los «desvaríos de un supervillano».

Y Palantir no se limita a publicar manifiestos. Está integrada operativamente en la maquinaria de la guerra imperial. Su plataforma Gotham proporciona sistemas de puntería basados en IA para el ejército ucraniano. El propio Karp se ha jactado  que el software de Palantir es «responsable de la mayor parte de la puntería en Ucrania», procesando imágenes de drones, imágenes satelitales e inteligencia de señales para generar opciones de ataque que mejoran con cada impacto. El sistema aprende de cada bomba lanzada. En enero de 2026, la compañía profundizó esta integración con la sala de datos Brave1 de Ucrania, alimentando con datos del campo de batalla en tiempo real los modelos de IA para la interceptación de drones.

Pero es el papel de Palantir en el genocidio de Gaza y la guerra ilegal estadounidense-israelí contra Irán lo que revela lo que realmente significa en la práctica el concepto de «poder duro basado en software». 

Palantir firmó una alianza formal con el ejército israelí en enero de 2024, tres meses después del inicio del ataque a Gaza, integrando comunicaciones interceptadas y datos satelitales para generar bases de datos de objetivos, es decir, listas de objetivos a eliminar. Mantiene una oficina permanente en el Centro de Coordinación Cívico-Militar, liderado por Estados Unidos, en el sur de Israel, proporcionando la arquitectura tecnológica para controlar la entrega de ayuda humanitaria a Gaza, un proceso que se ha utilizado sistemáticamente como arma para someter por hambre a una población civil asediada. 

Y en la guerra más amplia contra Irán, la misma maquinaria de la cadena de ataque alimentó los sistemas de selección de objetivos que bombardearon la escuela de niñas Shajareh Tayyebeh en Minab el 28 de febrero, causando la muerte de más de 170 niñas. Amnistía Internacional calificó el ataque de ilegal. La UNESCO lo consideró una grave violación del derecho humanitario. Cuando Karp escribe que las armas de IA son inevitables y que Occidente debe construirlas, está describiendo lo que su empresa ya hace, todos los días, en tiempo real.

Ahora bien, consideremos el contraste. El 24 de abril, DeepSeek lanzó la versión 4 bajo la licencia MIT. Cualquiera puede descargarla, modificarla e implementarla comercialmente. Su arquitectura es un sistema de mezcla de expertos con un total de 1,6 billones de parámetros (49 mil millones activados por consulta) y una ventana de contexto de un millón de tokens. 

El documento técnico presenta tres innovaciones: una arquitectura de atención híbrida, hiperconexiones con restricciones de variedad y el optimizador Muon, que reemplaza los métodos de entrenamiento estándar. El resultado: un 27 % menos de cálculo de inferencia y un 10 % menos de caché de memoria en comparación con su predecesor.

Los resultados hablan por sí solos. V4-Pro obtuvo 3206 puntos en Codeforces, superando los 3168 de GPT-5.4, la puntuación más alta en programación competitiva alcanzada por cualquier modelo en el momento de su lanzamiento. En SWE-bench Verified, la prueba de rendimiento estándar para la ingeniería de software en el mundo real, obtuvo una puntuación de 80,6, tan solo 0,2 puntos por debajo de Claude Opus 4.6. Lidera a todos los modelos de código abierto en matemáticas, ciencia y programación.

¿Y el precio? DeepSeek lo redujo aún más el 26 de abril. V4-Pro ahora cuesta: $0.435 por millón de tokens de entrada y $0.87 por millón de tokens de salida. Compárese con GPT-5.5, que cuesta $5.00 por entrada y $30.00 por salida, o Claude Opus 4.7, que cuesta $5.00 y $25.00. V4-Pro cuesta aproximadamente una trigésima parte de la tasa de salida de GPT-5.5. La variante más ligera, V4-Flash, cuesta $0.14 por entrada y $0.28 por salida, casi 100 veces más barata. Para un desarrollador en Lagos, Dhaka o São Paulo, estas no son cifras abstractas. Determinan si la IA de vanguardia es accesible o si está restringida por el muro de pago estadounidense.

Luego está la soberanía del hardware. V4 es el primer modelo de vanguardia chino diseñado para funcionar de forma nativa con chips Huawei Ascend y Cambricon de fabricación nacional, en lugar de Nvidia. Esto responde directamente a los controles de exportación de semiconductores de EE. UU., diseñados para impedir que China acceda a chips de IA avanzados. 

A los pocos días del lanzamiento de V4, ByteDance, Tencent y Alibaba se apresuraron a realizar pedidos de los procesadores Huawei Ascend 950PR. Huawei tiene previsto enviar 750.000 unidades este año. DeepSeek ha indicado que el precio de V4-Pro podría bajar aún más una vez que estos supernodos se envíen a gran escala en la segunda mitad de 2026. 

El régimen de sanciones de EE. UU., destinado a mantener el monopolio estadounidense sobre la computación de IA, ha acelerado, en cambio, el desarrollo de una plataforma de IA china totalmente autóctona, desde la fabricación de chips hasta la implementación de inferencias.

El modelo de negocio de Palantir se basa en sistemas propietarios y clasificados que se venden a gobiernos y fuerzas armadas a un precio exorbitante. La tecnología como arma de competencia entre civilizaciones, según sus propias palabras. 

DeepSeek publicó públicamente los pesos de su modelo, y su director ejecutivo y fundador, Liang Wenfeng, declaró que su visión es proporcionar IA de vanguardia gratuita para todos, con el fin de impulsar el progreso humano. 

Bajo el capitalismo, la IA de vanguardia queda confinada tras muros de pago de API y contratos clasificados, y se integra en cadenas de ataque. Bajo la planificación socialista, la misma tecnología se libera como un bien público.

El patrón histórico es conocido. En la década de 1960, el gobierno estadounidense adquirió el 60% de los circuitos integrados para la carrera espacial de empresas de Silicon Valley. Esa inversión pública generó fortunas privadas. Tras el estallido de la burbuja puntocom, y de nuevo tras la crisis financiera de 2008, los rescates bancarios y de fondos de inversión con dinero público canalizaron nuevo capital hacia el mismo ecosistema, creando empresas valoradas en billones de dólares a pesar de no producir nada físico. 

La riqueza generada dio origen a una clase de oligarcas tecnológicos que ahora buscan privatizar el mismo aparato estatal que los impulsó. Palantir, que pasó de la financiación inicial de la CIA a In-Q-Tel, se convirtió en una corporación de 280 mil millones de dólares que publica manifiestos sobre la guerra civilizacional. Inversión pública que crea monopolio privado; monopolio privado que luego se apodera del Estado. El manifiesto es esta clase exponiendo abiertamente su programa.

La trayectoria de China apunta en la dirección opuesta. La inversión estatal en la autosuficiencia de semiconductores y la investigación en IA, llevada a cabo bajo las hostiles sanciones estadounidenses, no ha creado otro ecosistema cerrado. Ha generado tecnología de código abierto disponible para todo el mundo. La lógica es sistémica: el Estado socialista absorbe los costos de la investigación, frena los monopolios y los incentivos para restringir el acceso al conocimiento mediante suscripciones de pago. La tecnología se libera. La gente la usa.

La IA se está convirtiendo rápidamente en la capa infraestructural de la producción económica. Para el Sur Global, la elección entre estos dos modelos definirá las condiciones de desarrollo durante décadas. La dependencia de los sistemas propietarios estadounidenses implica controles de exportación, restricciones de licencias, tecnología revocable a capricho de Washington y apropiación imperialista mediante superganancias monopólicas. 

Los modelos de código abierto que se ejecutan en chips libres de la jurisdicción de las sanciones estadounidenses ofrecen capacidad de IA soberana a precios que una universidad en Nairobi o un hospital en Kerala pueden permitirse, con total libertad para adaptarlos a los idiomas y condiciones locales. 

Los países que buscan la soberanía digital y de IA deberían prestar mucha atención. La alternativa es permanecer atrapados en un sistema donde la misma empresa que tacha a tu cultura de «mediocre» también desarrolla el software que genera las listas de objetivos a eliminar.

Un sistema crea una empresa que clasifica civilizaciones, arma genocidios y publica manifiestos al respecto. El otro crea un laboratorio de investigación que distribuye gratuitamente un modelo de vanguardia. ¿Quién controla la tecnología, quién se beneficia, quién paga el precio? Para la gente trabajadora de todo el mundo, estas preguntas definirán la próxima década.

 

dimanche 10 mai 2026

Disputar el futuro: red federada, popular y soberana de datos

 Artículo publicado en la Revista América Latina en Movimiento No. 559: https://www.alai.info/wp-content/uploads/2026/02/ALenMovimiento_559_febrero2026_Espanol-42-46.pdf

 

Sindicalismo, tecnología y soberanía digital

En el embate de la vida concreta, buscamos alinear la teoría con las necesidades y posibilidades de la práctica. Sin miedo al futuro, buscamos presentar alternativas en una sociedad global que bloquea la esperanza, produciendo sufrimiento, agotamiento y depresión. Disputar el futuro se ha convertido en una tarea política urgente.

Vivimos contradicciones reales de la lucha sindical en el sistema financiero y más allá de él, marcadas por el uso ultraintensivo de la tecnología. Ésta no solo sirve para potenciar los negocios, sino también para resolver el “problema de la Gestión”, como ya señalaba Harry Braverman: ampliar el control, estandarizar las tareas, fragmentar los conocimientos. Sentimos, en carne propia, sus consecuencias —alienación, intensificación del trabajo, vigilancia permanente—, pero también sabemos que este sufrimiento puede abrir caminos para elevar la conciencia.

Por eso, el debate tecnológico es existencial para el sindicalismo bancario. Sin enfrentarlo, el sindicato corre el riesgo de reducirse a una instancia administrativa. Los trabajadores bancarios necesitan ver en el sindicato un proyecto de futuro.

Incidir en las contradicciones del capitalismo digital

El capitalismo digital es una nueva etapa de la acumulación capitalista, no porque rompa con el capitalismo clásico, sino porque reorganiza profundamente sus mecanismos de extracción de valor, dominación y control, reconfigurando las fuerzas productivas. Se caracteriza por la centralidad de los datos, los algoritmos y la financiarización, lo que intensifica la explotación, profundiza las desigualdades y pone de relieve que la lucha de clases también se libra en el terreno tecnológico.

Para los trabajadores, el debate es existencial, porque disputar la tecnología es disputar el poder, y la soberanía digital es una cuestión esencial, por lo que es necesario reapropiarse socialmente de la tecnología.

Con la ayuda de Juliane Furno, es importante comprender que

a lo largo de la historia, el capitalismo ha mantenido sus principales características, pero se ha visto atravesado por contradicciones que, en cada momento histórico (dependiendo sobre todo del grado de correlación de fuerzas entre el capital y el trabajo), se han presentado de forma distinta. Captar las características predominantes en cada fase o subfase de este modo de producción es esencial para comprenderlo en su totalidad, algo tan caro a los marxistas.

Un análisis marxista no parte de la voluntad política, sino de las contradicciones objetivas del modo de producción. En el capitalismo digital, estas contradicciones deben ser estudiadas y exploradas por una política de soberanía tecnológica popular.

Una primera paradoja es el intelecto general. Según Marx, el conocimiento se produce socialmente, pero se apropia de forma privada. La cooperación social genera riqueza, mientras que la infraestructura técnica y los medios digitales permanecen concentrados. El capital depende de algo que no puede producir por sí solo: el conocimiento social colectivo.

Un segundo elemento es la contradicción entre las fuerzas productivas avanzadas y las relaciones de producción atrasadas. La inteligencia artificial, la automatización y las redes digitales crean un potencial de abundancia, pero las relaciones sociales siguen organizadas por la escasez artificial. Incluso con la reducción del trabajo directo, se sigue extrayendo valor, lo que profundiza la contradicción entre las fuerzas productivas y las relaciones de producción.

Otro aspecto relevante es la centralización técnica. Los datos y el poder se concentran, mientras que el trabajo se fragmenta, se precariza y se aísla. La coordinación social existe, pero sin control de los trabajadores.

En la tradición marxista, lo nuevo no nace fuera de lo viejo, sino a partir de sus contradicciones internas. Esto exige disputar la propiedad y el control de las fuerzas productivas. Hoy en día, esto significa luchar por una infraestructura digital pública o cooperativa, redes de comunicación soberanas, nubes públicas, plataformas no comerciales y centros de datos bajo control social.

Los datos, producidos socialmente, deben ser tratados como un bien común, con propiedad colectiva, gobernanza democrática y uso público. La reapropiación del intelecto general pasa por hacer frente a la captura del conocimiento a través de patentes, secretos comerciales y algoritmos cerrados. Como contrapunto, es necesario desarrollar software libre, IA auditable, tecnologías socialmente controladas y formación técnica de los trabajadores.

No hay infraestructura soberana sin sujeto colectivo. El capital necesita al trabajador conectado, pero lo aísla. La respuesta es conectar organizaciones y construir soluciones colectivas y federadas. El conocimiento sólo es emancipador cuando se comparte.

Es indispensable disputar el Estado que, capturado por los gigantes tecnológicos (Big Techs), debe ser presionado para invertir en infraestructura soberana, planificación tecnológica y compras públicas estratégicas. El Estado no se emancipa por sí solo, necesitamos disputar la agenda social y política porque, sin él, ciertas infraestructuras no se construyen. Aun así, no podemos esperar pasivamente soluciones que vengan de arriba, las alternativas populares deben construirse desde ya.

Podemos basarnos en Gramsci y comprender que la guerra de posiciones, en el capitalismo digital, se libra en el terreno técnico. Cada servidor, código y plataforma es una trinchera. Esto nos desafía a crear alternativas funcionales, disputar estándares técnicos, formar cuadros técnicos orgánicos y producir consenso social en torno a la soberanía digital.

El marxismo no propone saltos al vacío, pero tampoco bloquea la audacia. Incidir en las contradicciones del capitalismo digital es disputar el control del intelecto general, revertir la mercantilización de la vida y reorganizar la infraestructura técnica como bien común.

La IA en el mundo laboral

La IA no está “llegando” al trabajo, ya organiza objetivos, ritmos, evaluaciones de rendimiento, vigilancia y despidos automatizados. Actúa como capital fijo algorítmico, profundizando la subordinación real del trabajo al capital.

El movimiento sindical ha actuado, en general, de forma defensiva en este terreno, en la disputa de cláusulas sobre nuevas tecnologías, exigencia de negociación previa, límites a la vigilancia y denuncias de acoso algorítmico. Estas iniciativas son importantes, pero insuficientes, ya que actuamos después de que la tecnología ya ha sido impuesta.

El salto necesario es pasar de lo reactivo a lo estratégico:

  • Disputar el diseño de la tecnología. La tecnología es una decisión política cristalizada en código. El sindicato debe luchar por el acceso a los sistemas, la auditoría de algoritmos, la transparencia de las métricas y el poder de veto sobre tecnologías nocivas y discriminatorias. No basta con negociar las consecuencias, hay que negociar la técnica.
  • Construir infraestructura propia. Usar solo plataformas de las grandes tecnológicas es aceptar la hegemonía del capital. Las plataformas sindicales propias, las bases de datos bajo control colectivo, la comunicación soberana y el software libre no son un lujo, sino una condición para la autonomía política.
  • Organizar el trabajo digital invisible. La moderación, la alimentación de sistemas y otras formas de trabajo oculto deben ser reconocidas, organizadas y sindicalizadas.
  • Situar la IA en el centro de la negociación colectiva, con normas sobre objetivos algorítmicos, ritmo de trabajo, derecho a la desconexión, prohibición de los despidos automatizados y responsabilidad humana obligatoria.

Banqueros y sistema financiero: disputa en el terreno tecnológico

En el sistema financiero, la tecnología se utiliza de forma exponencial. La automatización, los algoritmos y la IA tienen como objetivo reducir costos, intensificar el trabajo y maximizar los beneficios, actualizando el viejo problema gerencial del control total del proceso productivo.

A pesar del discurso del “banco sin personas”, el sistema financiero no prescinde del trabajo humano. Lo que ocurre es una recomposición precaria de la fuerza laboral. Hoy en día, más de un millón de trabajadores trabajan para los bancos en Brasil, directa o indirectamente (teniendo en cuenta la subcontratación, las plataformas, las cooperativas, las fintech, los seguros y las finanzas), de los cuales unos 424,000 son empleados bancarios vinculados directamente a los bancos. La dependencia del trabajo sigue existiendo, pero su forma se ha degradado.

Para 2025, los datos del Dieese y las investigaciones de Febraban indican una profunda reestructuración: inversiones en tecnología del orden de 50,000 millones de reales, expansión acelerada de la IA, 82% de las transacciones realizadas por canales digitales, cierre de sucursales físicas y beneficios récord para los grandes bancos, combinados con la reducción de puestos de trabajo, la subcontratación y las enfermedades laborales. La tecnología se utiliza como instrumento de reorganización productiva e intensificación del trabajo.

Las inversiones tecnológicas no generan un retorno social proporcional. No reducen la jornada laboral, no amplían los derechos ni mejoran las condiciones de trabajo. Por el contrario, profundizan las desigualdades, los objetivos inalcanzables y la vigilancia permanente. Y, aun siendo una concesión pública, tampoco mejora la vida de los clientes, que se convierten en ejecutores de tareas con un servicio precario, pagan intereses y tarifas elevadas y son víctimas de fraudes financieros.

Somos conscientes de la importancia del debate tecnológico y actuamos en él mediante la negociación con los bancos. Aun así, nuestra intervención sigue siendo esencialmente reactiva, centrada en la defensa de cláusulas protectoras, sin cuestionar el proyecto tecnológico en sí.

El desafío estratégico: soberanía digital y protección de datos

La transformación digital ha profundizado la centralidad de los datos como activo estratégico. Para los sindicatos y los movimientos sociales, esto plantea un desafío ineludible para garantizar la autonomía política, la seguridad de la información y el uso inteligente de los datos en un escenario de creciente dependencia de las grandes plataformas privadas.

Los sindicatos y los movimientos sociales manejan a diario datos sensibles: información personal, registros de afiliación, datos financieros, historiales de movilización, estrategias políticas y jurídicas. Estos datos están dispersos, sin un tratamiento estratégico. Necesitamos agregar estos datos y utilizar las tecnologías para crear inteligencia a partir de nuestra información.

La dependencia de las grandes tecnológicas genera riesgos estructurales como la pérdida de control sobre datos estratégicos, vulnerabilidad ante la Ley General de Protección de Datos (LGPD) y ausencia de un modelo de infraestructura replicable y escalable. Esta dependencia compromete la autonomía política y la planificación estratégica a largo plazo.

La solución propuesta

Ante esta situación, la dirección del sindicato SindBancários de Porto Alegre decidió invertir en soluciones soberanas, articulando un equipo técnico cualificado, con trayectoria en bancos públicos y estatales, combinando formación técnica y compromiso social, y estableciendo alianzas con el Movimiento de los Trabajadores Sin Tierra (MST), la Marcha Mundial de las Mujeres y otras organizaciones.

Creamos el proyecto “Red Popular Federada y Soberana de Datos”, que parte de la comprensión de que la soberanía digital no es un tema técnico aislado, sino una condición de existencia organizativa y política.

El proyecto en curso implementará un marco modular, estructurado como una red federada soberana de datos (RSD), basada en software libre, arquitectura distribuida y gobernanza colectiva.

Cada entidad será un “nodo” institucional, interconectado a una red común por estándares de seguridad, interoperabilidad y gobernanza compartida, lo que garantiza el control local de los datos y la cooperación a escala de red.

La complejidad técnica con control político está garantizada con un lago de datos soberano, un entorno de colaboración y una arquitectura en capas que garantizan una evolución continua y una protección sólida.

Será la primera solución integrada de red federada soberana diseñada para sindicatos y movimientos sociales, que combina autonomía digital, conformidad con la LGPD, reducción de la dependencia de las grandes tecnológicas y escalabilidad.

Está previsto el desarrollo de un ecosistema de aplicaciones de streaming, mensajería cifrada, correo electrónico soberano, almacenamiento colaborativo, IA y análisis bajo el control de las entidades; plataforma de formación; aplicación para trabajadores con servicios e interactividad; plataforma de asambleas; biblioteca y observatorio digital sindical, etc.

También es nuestro objetivo alojar sistemas, aplicaciones y soluciones desarrolladas por entidades populares.

Apropiación del futuro

La Red Soberana de Datos no es un mero proyecto de Tecnologías de la Información (TI). Es una estrategia política de soberanía, protección institucional y futuro organizativo. Disputar el terreno tecnológico es disputar las condiciones de existencia y de lucha en el siglo XXI.

Siempre estamos tanteando la realidad en busca de salidas humanas, necesitando el “presente eterno”. Para recuperar la capacidad de imaginar y construir caminos, apropiarnos del futuro, como propone Mark Fisher.

Referencias

Braverman, H. (1978). Trabalho e capital monopolista: a degradação do trabalho no século XX. LTC.

Fisher, M. (2020). Realismo capitalista: é mais fácil imaginar o fim do mundo do que o fim do capitalismo? Autonomia Literária.

Furno, J. (2020). Imperialismo: uma introdução econômica. Da Vinci.

Marx, K. (2013). O capital: crítica da economia política. Livro I. Boitempo.

Marx, K. (2013). O capital: crítica da economia política. Livro III. Boitempo.