Article épinglé

Affichage des articles dont le libellé est Allemagne nazie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Allemagne nazie. Afficher tous les articles

mardi 26 mai 2026

Quid de la « défense atlantique » menacée ? Les explications d’Annie Lacroix-Riz

SOURCE https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/quid-de-la-defense-atlantique-menacee-les-explications-dannie-lacroix-riz/

Depuis plusieurs mois, un chœur déchirant de dirigeants « européens » (Royaume-Uni inclus) déplore l’atteinte irréversible portée à la défense « européenne » par un Président américain grossier menaçant de ruiner les excellentes relations européo-américaines et de les exposer à l’agression des Russes, après près de 80 ans d’alliance de défense fidèle et sûre. Le succès de cette campagne repose sur l’ignorance dans laquelle ont été tenues les populations sur la réalité de cette « Alliance » : à l’exception, partielle, du deuxième mandat présidentiel de De Gaulle, où celui-ci ordonna le retrait de la France de l’organisation militaire du Pacte atlantique. En fait, il a ainsi contesté aux États-Unis l’unique substance dudit Pacte : leurs bases aéronavales. Cette décision importante, mais incomplète ‑‑ de Gaulle ne dénonça pas le Pacte atlantique ‑‑, fut mise en cause dans les présidences suivantes, et Nicolas Sarkozy lui porta un coup fatal, l’effort étant poursuivi par ses successeurs[1]. Nucléaire en moins, nous explique-t-on. Voire…

La « stratégie périphérique » des États-Unis

Le « Pacte » signé le 4 avril 1949 consacrait le triomphe de la « stratégie périphérique » mise en œuvre par les États-Unis depuis la Première Guerre mondiale. Elle consistait à obtenir la maîtrise totale du continent européen, sans participation à l’essentiel des combats (tâche structurellement impossible à l’armée d’un pays qui n’avait jamais été soumis à attaque extérieure). Elle serait remplacée par une participation financière à « l’effort de guerre », via les crédits d’armements octroyés à un groupe de belligérants (qui passeraient l’près-guerre à les rembourser, soumis aux pressions y afférentes) pour vaincre l’autre groupe et lui imposer, via la défaite, un nouveau « compromis », plus favorable aux États-Unis. Dans les deux premières guerres mondiales, ce fut l’Allemagne, partenaire d’affaires majeur, mais rival trop gourmand. Les États-Unis rognèrent ses prétentions par soldats européens interposés avant de la « reconstruire » avec un flot de crédits américains ‑‑ largement et notoirement voués à son réarmement de « revanche ». Cette stratégie supposait absence militaire jusqu’à fixation définitive de l’issue du conflit, printemps-été 1918, été 1944, puis intervention militaire finale, avant fixation définitive des gains de l’« Allié » vainqueur financier, et total, des deux conflits.

Est explicite le bilan officiel des pertes des deux guerres mondiales, très faibles pour les États-Unis : Première Guerre mondiale, 117 000 dont 53 000 « morts au combat », surtout en France ; Deuxième Guerre mondiale : moins de 300 000 morts sur les fronts asiatique et européen, là encore, surtout en France (et Belgique). Dans les deux guerres, pertes civiles nulles. Les deux pays les plus touchés dans la Première, la Russie (1914-1917), plus d’1,8 million de morts militaires, 1,5 million de morts civils (record battu pour les deux catégories), environ 7 millions supplémentaires pour la guerre non déclarée de l’« Occident », dont le Japon, 1918-1920 ; la France, 1914-novembre 1918, respectivement 1,4 million et 300 000. 1941-1945, l’URSS, selon l’historien militaire américain David Glantz, 35 millions de morts, dont 20 millions de civils[2]. Ces chiffres dispensent de débats sur l’identité des vainqueurs militaires.

Et ses périls mortels pour les « Alliés »

La « stratégie périphérique », fondée, depuis la Deuxième Guerre mondiale, sur une supériorité aérienne écrasante, via les « bombardements stratégiques », fut au cœur des préparatifs de la suivante, dès 1942-1943. Il s’agissait d’arracher la maîtrise militaire du monde, contre l’ennemi, l’URSS, objectif présenté (évidemment sans désignation) par le général Henry Arnold, chef d’état-major de l’Air, en novembre 1943 : il est exclu de « tolérer des restrictions à notre capacité à faire stationner et opérer l’aviation militaire dans et au-dessus de certains territoires sous souveraineté étrangère »; la prochaine guerre aura « pour épine dorsale les bombardiers stratégiques américains »; « une armée internationale, instrument de la politique américaine », sera chargée des tâches subalternes – terrestres – ce qui « internationalisera et légitimera la puissance américaine ». La prochaine grande guerre se mènerait, du côté américain, plus radicalement que la précédente, pas contre l’Allemagne, mais contre le rival soviétique (22,4 millions de km2 depuis 1940-1941 puis 1945, et des ressources naturelles si tentantes).

Chaque « allié » des États-Unis leur fournirait donc des bases aériennes et navales d’attaque, comme celles qu’avaient dû leur lâcher les Anglais, de l’été 1940 à 1941, pression aux « crédits » aidant (de Terre-Neuve, Caraïbes, 1940, Groenland, Islande, 1941, etc.). L’ouvrage incontournable de Michael Sherry sur ces plans doit être traduit[3]. La moisson, gigantesque, de la Deuxième Guerre mondiale (« Empire » français inclus, depuis l’invasion de l’Afrique du Nord de novembre 1942), grossit encore après mai 1945. La liste, confirmée ou allongée après la guerre par tous les cédants, dont la France, fut codifiée quand Washington imposa à ses « alliés » son Pacte, conclu pour 50 ans, et renouvelable (il l’a été en 1999). Ces dirigeants de pays essorillés par les règles américaines de Bretton Woods sur le règne sans partage du dollar étaient d’autant plus dociles que l’emprunteur et « protecteur » les protégeait de leur peuple radicalisé par la Crise puis la guerre : 1947-1948 le démontra en France (mai 1947) puis en Italie (mai 1947 et avril 1948). Aucun risque de changement intérieur ne résisterait à la « protection » américaine. Le Pacte atlantique était surtout « une Sainte-Alliance », comme l’écrivit, en mars 1948 (un an avant la signature), le secrétaire général du Quai d’Orsay, Jean Chauvel. Il le demeure.

Sur le plan militaire, c’est autre chose. Contrairement à la légende, les signataires n’avaient pas « peur » des intentions belliqueuses de l’URSS : mise à genoux par la guerre, ruinée, privée de « réparations » (comme les vainqueurs de la Première Guerre mondiale, dont elle-même), elle ne les avait jamais menacés du moindre conflit et ne risquait pas d’y prendre goût[4]. Chacun savait, en haut lieu, que cet après-guerre reproduirait à tous égards les précédents, guerres suivantes comprises. Le combat contre l’URSS impliquait prompt réarmement de l’Allemagne, entamé dès mars 1945 : sur les 27 divisions de la Wehrmacht encore à l’Ouest, 26 s’affairaient à évacuer par les ports du Nord troupes et matériel vers les « bons » ennemis ; les « 170 divisions sur le front de l’Est » combattirent jusqu’au 9 mai inclus (libération de Prague), révélation de 1969 de Gabriel Kolko (non traduit[5]). Pourquoi donc les « Alliés » occidentaux conservèrent-ils ces excellents combattants?

C’était clair avant la constitution de la RFA confiée au vieux pangermaniste Adenauer entouré de pairs ex-nazis. On ne parlait plus, dès 1948, que du réarmement imminent : comment se passer du « potentiel militaire que représentent en Allemagne de nombreuses générations bien aguerries » contre les « armées russes », écrivit l’ambassadeur de France à Washington, Henri Bonnet, en mars 1949. Le « potentiel » fut dirigé par les chefs de la Wehrmacht nazifiée jusqu’à l’os, qui formèrent l’armature « européenne » des exécutants de l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique-Nord, fondée en 1950). Tout fut mis en place quand Washington eut arraché, via la capitulation française, sous Mendès France puis Edgar Faure, le principe officiel du « réarmement allemand » (octobre 1954-mai 1955). Y compris les crédits en dollars « liés » aux achats gigantesques d’armements américains « intégrés », de complète actualité « européenne ».

Au débat de ratification américain de mai 1949, Clarence Cannon, président démocrate de la commission des crédits de la Chambre des Représentants, avait brutalement décrit les périls de l’adhésion, réduisant à néant le fameux « article 5 » du Pacte, celui aujourd’hui brandi sans répit, de « défense », États-Unis en tête, de tout « allié » attaqué : « concertation » des alliés à ce sujet ne vaudrait pas « engagement » américain contre « l’agresseur ». Quand Washington attaquerait « l’ennemi », les Européens devraient juste fournir ce que les adversaires du Pacte atlantique qualifiaient de « chair à canon » et laisser à disposition des États-Unis leurs bases permanentes.

Cannon leur assignait deux missions : 1° « apporter leur contribution en envoyant les jeunes gens nécessaires pour occuper le territoire ennemi après que nous l’aurons démoralisé et anéanti par nos attaques aériennes », sans préjudice, pour les nations maritimes, de leur contribution navale ; 2° offrir à l’Amérique la libre disposition, « sur leur territoire, des bases aériennes pour des bombardements stratégiques. Grâce au Pacte de l’Atlantique, nous aurons des Alliés qui ont des troupes et des navires et qui devraient aussi avoir l’occasion de remplir leurs obligations de puissances contractantes. » La grande presse (New York Times et Washington Post en tête) tenta aussitôt d’éteindre l’incendie, en qualifiant ces propos d’« intrusion inepte et stupide, d’élucubration, de délire irresponsable », etc. – qu’exploiterait « la presse communiste du monde entier ».

Les bombardements américains sur la France (1942-1944) avaient causé 75 000 morts civils. Le souvenir en restait vif et une (petite) partie des Français, était informée par L’Humanité de ce qui attendait la population en cas de conflit (le Quai d’Orsay, inquiet, avait dès 1947 organisé un service spécialisé de réponse aux « mensonges et exagérations » du journal). Même les lecteurs du Monde de Beuve-Méry glanèrent des informations, de 1948 à 1951. Le catholique Étienne Gilson, fâché contre la très longue « neutralité américaine » (pro-allemande) de l’avant-guerre et des premières années de la Deuxième, y traita des périls liés à la perte de souveraineté sur les bases américaines. Le tandem serait surpris du ton actuel du Monde. Le silence retomba vite, Humanité exceptée pendant plusieurs décennies.

L’actualité de la chose éclate et s’impose… Le Pacte atlantique consiste surtout, depuis sa signature, en bases cédées par les signataires, violant la souveraineté des cédants, point de départ d’agression contre d’autres puissances les exposant à des représailles du pays attaqué. Sans engagement aucun du cessionnaire à « protection ». La guerre contre l’Iran, conduite à partir de bases américaines d’Europe et du Golfe vient de le démontrer.

Annie Lacroix-Riz – historienne


Aux origines du carcan européen (1900-1960) Annie Lacroix-Riz

[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9int%C3%A9gration_de_la_France_dans_le_commandement_int%C3%A9gr%C3%A9_

de_l%27OTAN, « source » souvent contestable, fournit ici des citations utiles.

[2] La Guerre germano-soviétique 1941-1945, mythes et réalités, Paris, Delga, 2022

[3] Preparing for the next war, American Plans for postwar defense, 1941-1945, New Haven, Yale University Press, 1977.

[4] Lacroix-Riz, « L’entrée de la Scandinavie dans le Pacte atlantique (1943-1949) : une indispensable “révision déchirante” », guerres mondiales et conflits contemporains, cinq articles (au lieu de deux contigus), étirés de 1988 à 1994 par Jean-Claude Allain (liste, https://historiographie.info/cv0420252025.pdf).

[5] The Politics of War. The World and the United States Foreign Policy, 1943-1945, New York, Random House, 1969.

dimanche 1 mars 2026

C'était le mois de mai / Был месяц май ( Marlen Khoutsiev, 1970)


 L'histoire se déroule quelques jours après la l'armistice de 1945 où des soldats russes qui n'ont pas encore quitté l'Allemagne savourent un peu d'indolence dans une ferme. Après une fête bien arrosée, ils se perdent en route et tombent sur un camp de prisonniers désormais désert.

Voilà une oeuvre très étonnante et déstabilisante avec une structure clairement découpée en deux actes.
La première suit avec nonchalance le quotidien de ces soldats qui profitent de leur temps libre pour jouer de la musique, réparer des motos, lézarder au soleil, vider des bouteilles de vins ou de bières ou pour sympathiser avec les allemands même s'ils ne comprennent leur langue. Le cinéaste suit cette langueur avec des scènes dilatées qui ne sont pas sans rappeler les aller-retour formel d'un Miklos Jancso (en bien mois baroque il va sans dire). On sent une certaine insouciance et un nouvelle liberté dans les activités de ces soldats dont une grisante sortie en moto et une soirée alcoolisée quasi presque païenne.

Il va sans dire que la découverte nocturne qu'ils font agit comme une immédiate gueule de bois car ce qu'il visite n'est rien de moins qu'un camp d'extermination bien qu'eux ne le savent pas encore. Ils sentent bien que quelques choses cloche ici, qu'il y a un climat malsain qui s'échappe de cette étrange "chaufferie". Mais quoi précisément ?
Cette réalité leur sera apprise par plusieurs survivants juifs qui ont quitté le camp quelques jours auparavant. A partir de la, le film devient littéralement pesant comme si la gravité terrestre était deux fois plus forte et ce ne sont plus seulement les personnages qui sont hébétés mais la caméra même.
La aussi, les plans sont particulièrement étirés mais pour créer un sentiment totalement autre, littéralement assommant.

C'est un parti pris osé et plutôt courageux mais qui signe aussi ses limites pour un dispositif presque trop démonstratif dans ses effets et sa démarche. Mais il est difficile en même temps de lui reprocher car il parvient à nous plonger dans le même état d'esprit que ces jeunes russes, sous le choc de cette révélation puis de sa réelle signification.

Si cette lenteur pesante se retourne par moment contre elle, il faut reconnaître que C'était le mois de mai imprime la rétine et impose une ambiance obsédante plusieurs jours après son visionnage.

dimanche 15 février 2026

Mission secrète / Секретная миссия (Mikhaïl Romm, 1950)

Un épisode méconnu et heureusement failli  de la fin de la 2° GM. Et on comprend pourquoi, puisqu'il s'agit d'une tentative d'armistice séparée entre l'Allemagne nazie et les alliés occidentaux...en vue de se retourner ensemble contre l'URSS.


 L’histoire se déroule en Allemagne en 1945. À la veille de l'effondrement du Reich, les nazis mènent les négociations secrètes avec les Américains sur la reddition des troupes allemandes à l'Ouest. Les agents de renseignement soviétiques font tout leur possible pour contrecarrer ces négociations.

mercredi 4 février 2026

L' Allemagne est sous contrôle étatsunien depuis plus d'un siècle



 Chapitres :  

00:00:00 Prêts de la Première Guerre mondiale et plan Dawes 

 00:10:46 La Banque des règlements internationaux et la Seconde Guerre mondiale  

00:21:27 Le plan Marshall et l’OTAN 

 00:25:55 L’occupation d’après-guerre et la création du BND  

00:31:00 La réunification et l’élargissement de l’OTAN  

00:35:22 BlackRock, Merz et l’intégration moderne  

00:39:11 Complot stratégique ou nature capitaliste ?  

00:42:04 Conclusion

 


Una amistad condenada: La conquista de Europa por los Estados Unidos. Primera Etapa: De la Primera a la Segunda Guerra Mundial (Spanish Edition)    Paperback – November 12, 2024


El ascenso del capitalismo estadounidense se presentó al mundo bajo la bandera de la libertad, la democracia y la prosperidad. No obstante, las prácticas del América first, que incluían genocidios, explotación laboral y saqueo bélico de bienes ajenos, no desaparecieron, sino que fueron modernizadas. La Primera Guerra Mundial se convirtió en el primer gran negocio global, en torno al cual los aliados fueron sometidos. Después de la guerra, las corporaciones estadounidenses invirtieron en Europa Occidental. Mussolini fue inundado de créditos. Empresas estadounidenses suministraron armamento a Franco y equiparon a la Wehrmacht alemana para una guerra contra Rusia. El nuevo banco central liderado por EE. UU. en Suiza blanqueó oro saqueado por los nazis. Se ignoró la persecución de los judíos. Con el lanzamiento de dos bombas atómicas sobre la población civil, comenzaron nuevas guerras contra nuevos enemigos, en sistemática violación del derecho internacional. Werner Rügemer (1941), Dr. en Filosofía, publicista e intervencionista político.Desde los años 1980, ha publicado sobre la decadencia político-moral de la sociedad estadounidense, el extremo contraste entre ricos y pobres, la interconexión entre el ejército, los servicios de inteligencia y la alta tecnología, así como la destrucción ambiental y los daños a la salud de los trabajadores migrantes en los sectores de salarios más bajos.

 

dimanche 1 février 2026

Kämpfer/The Struggle/Борцы (Gustav von Wangenheim, 1936)


Le film germano-soviétique de 1936 « La Lutte » (« Kämpfer ») a été produit par le 
studio moscovite « Rot-Front », où la plupart des acteurs et une grande partie de 
l'équipe technique étaient des communistes allemands exilés. Il est réalisé par Gustav von Wangenheim. 
 
Le film relate la résistance des ouvriers contre le fascisme, inspirée par l'arrestation
 du dirigeant communiste Georgi Dimitrov. Deux intrigues se déroulent en parallèle : 
le procès de l'incendie du Reichstag, où Dimitrov est accusé d'avoir orchestré 
l'incendie de 1933, et la résistance des ouvriers contre les fascistes de la SA et de 
la SS. Les ouvriers sont accusés à tort par la SA d'avoir incendié l'usine Spörke. À la 
tête du mouvement de résistance se trouvent Mère Lemke et Anna, qui considèrent 
Dimitrov comme un symbole dans la lutte contre le fascisme. La rébellion de Mère Lemke 
est alimentée par l'assassinat de son fils Hans par la SA. Hans avait découvert que 
l'usine Spörke produisait du gaz toxique comme arme de guerre, et non du parfum comme 
on le prétendait.
 
font passer clandestinement de la littérature antifasciste, la cachent et la diffusent ;
 impriment leurs propres tracts et infiltrent les organisations nazies pour recueillir 
des renseignements et libérer les prisonniers. Le film est également d'une valeur 
inestimable pour les images et les enregistrements sonores originaux d'Henri Barbusse 
et de Georgi Dimitrov, pour les scènes de manifestations françaises en soutien à 
Dimitroff et Thälmann, ainsi que pour avoir révélé l'existence des premiers camps de 
concentration au grand public (l'un des premiers enregistrements des « Moorsoldaten » 
provient également de ce film).
 

L'esthétique du film

Le film « Kämpfer » utilise une esthétique héroïsante en dépeignant les personnages des milieux ouvriers luttant par et pour eux-mêmes. Cet héroïsme est une caractéristique de l’avant-garde cinématographique. Cependant, le film anticipe aussi des formes de réalisme socialiste, il doit être évalué comme une transition de l’avant-garde cinématographique au réalisme socialiste.

Contributeurs

Le réalisateur Gustav von Wangenheim a travaillé dans la République de Weimar en tant qu'acteur sur de nombreux films, entre autres Nosferatu. Entre 1928 et 1933, il est le fondateur et le chef de la compagnie théâtrale Truppe 1931, créé à partir de la colonie d'artistes Berlin. Après la guerre, Wangenheim est retourné en RDA et a travaillé comme réalisateur et scénariste pour le DEFA et a reçu le prix national de la RDA.

Bruno Schmidtsdorf (1908-1938) n'a joué qu'un plus grand rôle dans ce film, a ensuite été tué dans la terreur de Staline parce qu'il était prétendument membre d'une jeunesse hitlérienne soviétique. Alexander Granach, qui a joué le rôle de Rovelli, a pu fuir aux États-Unis, puis a joué presque exclusivement des nazis dans des films. (Les acteurs avec un accent allemand ne pouvaient pas être un sympathisant dans un film américain.) Ernst Busch, qui a incarné le juge, a joué dans Kuhle Wampe ou: Qui possède le monde? et l'opéra à trois centimes avec. Presque tous les acteurs sont des Allemands exilés. Dans la République de Weimar, ils ont joué dans les groupes de théâtre La colonne de gauche (en allemand: Kolonnenn Links) et Truppe en 1931.

Ernst Busch a non seulement joué le magistrat, mais a également enregistré la chant des déportés pour le film, qui est chanté dans les scènes de camp de concentration.

L’œuvre peut être considérée comme un document historique contemporain sur la résistance communiste allemande face au national-socialisme.

 
 
Directeur Gustav von Wangenheim
Scénario

 
Collaboration: Joris Ivens
Idée: Alfred Kurella
Conseil: Maxim Gorki

Musique Hans Hauska
Caméra Boris Monastyrski

 

 

Distribution