SOURCE: https://www.palim-psao.fr/2025/12/apocalypse-now-sur-le-lien-entre-emancipation-et-pessimisme-culturel-par-robert-kurz.html?
Apocalypse Now !
Sur le lien entre émancipation et pessimisme culturel
Robert Kurz
Publié en 1998 dans le grand quotidien de gauche brésilien 𝐹𝑜𝑙ℎ𝑎 𝑑𝑒 𝑆𝑎̃𝑜 𝑃𝑎𝑢𝑙𝑜,
le texte de Robert Kurz apparaît aujourd’hui comme un diagnostic d’une
étonnante clairvoyance. Il anticipe non seulement l’épuisement
idéologique du capitalisme libéral, puis keynésien-libéral en panique,
mais aussi l’émergence d’idéologies apocalyptiques contemporaines — des
droites néolibérales aux extrêmes droites type MAGA — qui assument
l’effondrement comme horizon politique. Kurz y critique conjointement le
postmodernisme et ce que l’on nommerait aujourd’hui des logiques
accélérationnistes : l’idée que la crise, poussée jusqu’au bout,
tiendrait lieu de solution.
Kurz
part de l’imaginaire apocalyptique pour en dégager le noyau rationnel :
toute société fondée sur la domination (dont le noyau dans la modernité
est une abstraction réelle) et la misère vit sous la menace de sa
propre fin. Dans le capitalisme mondialisé de la fin du XXe siècle,
cette peur ne prend plus la forme religieuse du Jugement dernier, mais
celle d’une crise systémique globale susceptible d’engloutir la «
civilisation de l’argent ». Les élites n’espèrent plus réellement le
progrès ; elles redoutent désormais l’implosion du système qu’elles
dirigent. Ce glissement est décisif : la catastrophe cesse d’être un
échec à éviter pour devenir un destin à gérer, voire à mettre en scène.
En dissolvant toute vérité, toute
totalité et toute critique systémique, le postmodernisme transforme la crise en
spectacle et neutralise toute pensée de transformation réelle.
Kurz
distingue alors deux figures de l’apocalypse. L’une, émancipatrice,
conçoit la crise comme une rupture ouvrant sur un monde qualitativement
nouveau — Marx en aurait fourni la version rationnelle moderne. L’autre,
réactionnaire, ne voit dans l’effondrement qu’une fin absolue : pas de
dépassement, pas d’avenir, seulement la chute générale. C’est cette
seconde apocalypse que Kurz voit monter dès 1998, et qui structure
aujourd’hui les idéologies des droites et des centres autoritaires :
puisque le capitalisme se détruit lui-même, l’humanité doit sombrer avec
lui. MAGA, les nationalismes identitaires, les religionismes
identitaires et le néolibéralisme sécuritaire partagent cette logique :
il ne s’agit plus de sauver la société, mais de désigner qui mérite de
survivre.
Le
postmodernisme joue ici un rôle clé. En dissolvant toute vérité, toute
totalité et toute critique systémique, il transforme la crise en
spectacle et neutralise toute pensée de transformation réelle. Chaque
nouvelle régression est redéfinie comme une « opportunité », rendant
impossible toute critique fondamentale. Cette posture prépare
directement le terrain aux droites contemporaines : si tout n’est que
récit, émotion ou performance, alors la politique devient une guerre
symbolique permanente, affranchie de toute responsabilité matérielle.
Kurz avait vu que ce relativisme ne produirait pas l’émancipation, mais
une politique du cynisme et de l’irrationalité assumée.
Sur
le plan culturel, Kurz oppose la nostalgie réactionnaire — fantasme
d’un ordre autoritaire perdu — à une critique émancipatrice qui refuse à
la fois le retour au passé et l’adoration béate du présent. L’histoire
du capitalisme est une dialectique négative : chaque progrès technique
s’achète par une régression sociale. Le contraste entre prouesses
technologiques et misère de masse mondiale est le symptôme central de
notre époque. Aujourd’hui encore plus qu’en 1998, une société capable
d’envoyer des sondes sur Mars accepte la faim, la précarité et l’abandon
de populations entières. Les droites et les centres transforment ce
scandale en fatalité.
Kurz
pousse enfin le diagnostic jusqu’à la culture elle-même : le
capitalisme n’a jamais produit de culture propre, seulement un vide que
l’argent a rempli en marchandisant les restes du passé et les critiques
dirigées contre lui. Le postmodernisme recycle ces débris dans une
esthétique faussement ludique, une « apocalypse joyeuse » où
l’effondrement devient divertissement. C’est précisément cette
esthétique que l’on retrouve aujourd’hui dans les droites radicales :
politique du meme, jubilation destructrice, transgression permanente,
plaisir de voir brûler les institutions sans rien proposer à leur place.
Ainsi,
la mutation anthropologique et idéologique du capitalisme en crise ne
relève pas d’une dérive contingente, mais d’une tendance objective de
fond, étroitement liée à la contradiction interne d’un capitalisme
mondialisé arrivé à ses limites. Incapable de produire un avenir
crédible, il engendre — dans les centres comme dans les périphéries du
prétendu « Sud global » — des politiques de sélection, de sacrifice
rigide et de nihilisme autoritaire. MAGA, les droites extrêmes et les
centres néolibéraux durcis ne sont pas des accidents de parcours : ils
constituent l’expression politiquement cohérente de cette apocalypse
réactionnaire que Kurz avait déjà diagnostiquée à la fin du XXe siècle.
Ce qu’il identifiait comme une menace théorique s’est imposé comme notre
présent politique ordinaire. Les sociétés du système-monde capitaliste
tendent ainsi à devenir une planète idéologiquement malade.
Le
capitalisme n’a jamais produit de culture propre, seulement un vide que
l’argent a rempli en marchandisant les restes du passé et les critiques
dirigées contre lui. Le
postmodernisme recycle ces débris dans une esthétique faussement
ludique, une « apocalypse joyeuse » où l’effondrement devient
divertissement. C’est précisément cette esthétique que l’on retrouve
aujourd’hui dans les droites radicales : politique du meme, jubilation
destructrice, transgression permanente, plaisir de voir brûler les
institutions sans rien proposer à leur place.
a
peur de la fin du monde a dominé de nombreuses cultures. Cette idée est
souvent associée au Jour du Jugement dernier, comme dans l’Apocalypse
de Jean. Il y a dans ces pensées un certain fond rationnel et hautement
terrestre, qui sommeille sous le voile religieux. Car toute élite
sociale qui repose sur la « domination de l’homme sur l’homme » (Marx)
et qui, sous sa direction, engendre sans cesse pauvreté, misère et
oppression, porte en son cœur la peur aussi secrète que bien fondée du
jour de la vengeance.
Dans la postmodernité capitaliste mondialisée de la fin du 20e
siècle, les élites libérales ne craignent certes plus depuis longtemps
la vengeance de Dieu. Elles redoutent néanmoins la possibilité d’une
nouvelle crise mondiale majeure, dans laquelle la « main invisible » de
leur sacro-saint marché pourrait semer encore plus de mort et de
désolation qu’elle ne le fait déjà. Sous le signe de cette crise, la
désintégration de la société menace de prendre une telle proportion que
la civilisation de l’argent, aujourd’hui apparemment triomphante,
pourrait bientôt être engloutie par l’histoire, à l’instar, il y a peu,
de son pauvre parent ennemi, le socialisme bureaucratique d’État. Chaque
événement qui va dans ce sens (comme la récente crise en Asie) est
accueilli avec un mélange de fascination et d’effroi.
Le
monde libéral écoute la « prophétisation » de la crise comme on écoute
une histoire d’horreur au coin du feu. Mais puisque la culture
médiatique postmoderne ne sait de toute façon plus distinguer la réalité
du « film », ses adeptes s’imaginent que tout n’est qu’un jeu et qu’une
fois l’horreur passé, ils pourront aller tranquillement dîner. C’est
pourquoi non seulement les « prophètes » de la crise sont en vogue, mais
aussi les propagandistes postmodernes d’une joie délirante, qui
s’efforcent de tourner en ridicule toute mise en garde contre la crise
comme une pensée « millénariste » irrationnelle et apocalyptique. Les
véritables bouffons de cour du capitalisme ne sont plus des messagers de
malheur, mais des « désalarmistes » postmodernes qui ont repêché dans
les poubelles de l’histoire les vieilles fripes usées du progrès
bourgeois pour en faire une mode « de seconde main ».
L’apocalypse
n’est pas aussi clairement irrationnelle et réactionnaire que le
prétendent les derniers clowns postmodernes de la raison libérale. Ce
concept n’a jamais seulement désigné le Jugement dernier s’abattant sur
un monde qui ne vaut plus la peine d’être vécu et sa disparition, mais
aussi simultanément l’aube d’un monde nouveau et meilleur, suite à la
« catharsis » de la grande crise. Dans ce sens, la théorie précise de la
crise élaborée par Marx, avec sa démonstration logique d’une borne
interne absolue du capitalisme, constituait en quelque sorte la pensée
apocalyptique rationnelle de la modernité, car cette théorie portait
également en elle l’espoir d’un avenir post-capitaliste.
En
revanche, la sombre pensée réactionnaire ne vise qu’à mettre un point
final absolu – celui de l’extermination. Si le vieux monde est condamné,
alors il ne peut y avoir de monde nouveau ni d’avenir différent. Dans Le Déclin de l’Occident,
Oswald Spengler ne voyait de salut qu’avec la fin « héroïque » d’une
catastrophe globale universelle. Et quand Hitler a fini par comprendre
que la guerre était perdue, il a voulu l’élimination complète de toute
la population allemande, parce qu’elle ne s’était pas montrée « digne »
de lui. À mesure que la nouvelle crise du capitalisme se profile
clairement à l’horizon, le libéralisme mondial adopte aujourd’hui, face
au monde entier, une posture militante similaire : puisque l’économie de
marché totale se détruit elle-même, l’humanité doit sombrer avec elle,
sans que rien de nouveau ne puisse voir le jour.
Le
postmodernisme, considéré comme une idéologie culturelle accompagnant
la mondialisation d’économie de marché, n’en est pas encore là ; il
cherche d’abord à arracher à la culture capitaliste elle-même un ultime
progrès. C’est pour cette raison que toute nouvelle poussée de crise,
qui détruit davantage la civilisation moderne et la rapproche de la
barbarie, est redéfinie comme une « opportunité ». Nous sommes même
noyés sous une inflation d’« opportunités ». Pris sous cet angle, il est
bien sûr devenu impossible de mener une critique fondamentale du
développement culturel actuel. La critique culturelle, qu’elle se
veuille émancipatrice ou réactionnaire, apparaît identique : chaque
dernière tendance doit automatiquement être la meilleure et une source
inépuisable de « possibilités », bien qu’elle ait réellement atteint le
stade de l’imbécilité.
Cependant,
comme en ce qui concerne la crise ou l’« apocalypse », on trouve aussi,
dans la question de la critique culturelle, des contenus diamétralement
opposés. Ce que les réactionnaires aiment tant dans le passé, c’est une
société de « maîtres et serviteurs », avec une culture autoritaire aux
délimitations claires, où nul ne peut s’écarter du modèle prescrit par
la tradition bornée. Ce n’est qu’en jetant un regard rétrospectif
romantisant sur ces rapports qu’ils critiquent la culture commerciale de
masse du capitalisme tardif. Contrairement à cela, une critique
culturelle émancipatrice ne cherche évidemment pas à se projeter
imaginairement dans un passé glorifié. Elle ne peut pas non plus courir
après chaque nouvelle tendance de l’esprit du temps et en tirer quelque
chose, car une telle attitude n’est que le revers du romantisme
réactionnaire.
Il
convient au contraire de mettre en évidence la dialectique négative de
l’histoire capitaliste et de ses cultures : tout progrès s’achète au
prix d’une régression, et toute possibilité positive se transforme en sa
propre négation. La captivité babylonienne des traditions agraires n’a
été remplacée que par les plaies égyptiennes du marché total. Le
postmodernisme en est la meilleure preuve, et la plus récente, avec son
commandement : « Fais ce que tu veux, mais sois rentable ! » C’est la
formule classique d’un « double bind » schizophrène au sens de Gregory Bateson.
Cette
dialectique négative se manifeste aujourd’hui plus que jamais dans le
décalage criant entre les avancées technico-scientifiques et la pauvreté
de masse à l’échelle mondiale. Une puissance mondiale qui envoie des
voitures miniatures sur Mars laisse mourir de faim 11 millions de ses
propres enfants. À l’ombre des plus audacieuses architectures des cinq
continents, végète une misère de masse que n’a jamais engendrée aucune
société agraire prémoderne, aussi bornée soit-elle. Même en jetant un
regard rétrospectif sur les dernières décennies au sein du capitalisme,
la régression sociale élémentaire de la fin du 20e siècle est
palpable. Le baroque postmoderne confère à ces rapports une esthétique
de l’ignorance, où l’on déclare que la compassion et l’indignation
sociale sont de mauvais goût, ce qui revient à retomber spirituellement
au niveau du 18e siècle.
La
culture postmoderne de la jeunesse de classe moyenne d’aujourd’hui
n’est pas sans rappeler le comportement des beaux « Éloïs » dégénérés
dans le roman d’anticipation, empreint d’un certain pessimisme culturel,
La Machine à explorer le temps (1895) de H. G. Wells. Ces
derniers sont sans cesse en quête de nouveaux jouets, incapables de se
concentrer et indifférents à la situation réelle de leur monde. Il
semble que toutes les visions d’horreur et les utopies négatives des
cent dernières années soient érigées en modèles positifs dans la
postmodernité. Le déclin intellectuel de la soi-disant bourgeoisie est
toutefois démontré par le fait qu’une culture de l’apartheid social et
du cannibalisme économique finissent, à long terme, par se retourner
également contre les groupes sociaux dominants eux-mêmes. S’il y a bien
quelque chose qui a « toujours empiré », c’est le niveau d’éducation et
les standards culturels des élites capitalistes.
Le
pessimisme culturel de la théorie critique d’Adorno et Horkheimer ne
reposait pas sur le désir de retourner à des normes ou à des traditions
poussiéreuses. Il s’agissait d’un scepticisme à l’égard de l’espoir de
pouvoir encore arracher aux dominants des biens significatifs en matière
de savoir et de culture. Une société qui laisse pourrir ses musées, ses
bibliothèques et ses monuments culturels, ainsi que ses universités et
sa littérature, pour ne vendre que des voitures, ne laissera derrière
elle qu’un tas de ferraille. Les conservateurs, qui avaient autrefois
reçu une éducation classique, tirent désormais leur conservatisme
d’Hollywood. Même leurs villas ne mériteraient qu’à être expropriées,
puis retirées du paysage, tant elles sont une offense à la vue humaine.
Si l’analphabétisme secondaire
se retrouve même dans les plus hautes sphères, quelle culture
restera-t-il encore à transformer ? Vouloir rendre accessibles « à
tous » les habitudes des « upper ten » d’aujourd’hui concernant l’alimentation, la lecture ou même la vie en dégoûterait plus d’un.
Quant
à la culture de masse, ne pourrait-elle pas contenir un potentiel
émancipateur ? Elle le pourrait, mais ce n’est actuellement pas le cas. À
vrai dire, il n’est pas indispensable de rester cantonné à l’éducation
classique. Même les comics peuvent stimuler l’esprit et exprimer une
vérité. Le problème n’est pas la culture de masse en tant que telle,
mais le fait que son contenu soit absorbé par la forme commerciale. Les
moyens techniques ne sont pas indépendants des relations sociales dans
lesquelles ils apparaissent en pratique. Le débat actuel sur la culture
de masse postmoderne rappelle la controverse entre Adorno et Walter
Benjamin dans les années 1930 et 1940. À l’époque, Adorno estimait que
les nouvelles techniques de reproduction artistique (par exemple, le
cinéma) avaient surtout introduit une nouvelle qualité d’expropriation
intellectuelle et culturelle des masses, les privant de toute perception
autonome et critique du monde. Le régime de l’offre capitaliste avait
selon lui réduit les individus à l’état de consommateurs passifs comme
jamais auparavant. Pour sa part, Benjamin percevait dans les techniques
cinématographiques davantage la possibilité d’élargir les capacités
sensorielles et cognitives du public.
Mais
Adorno ne s’est pas opposé à la nouvelle technique de reproduction en
tant que telle, pas plus que Benjamin ne comptait se fier uniquement à
l’aspect technique. Contrairement à Adorno, il voyait dans la
« participation consciente des masses » aux nouvelles techniques
culturelles, à travers des formes d’« apperception collective », une
possibilité émancipatrice, dont le mouvement ouvrier de l’époque
constituait l’arrière-plan social. À l’« esthétisation fasciste de la
politique » devait répondre la « politisation socialiste de l’art ».
Après la Seconde Guerre mondiale, le capitalisme a découvert une
troisième possibilité : l’individualisation commerciale et médiatique de
l’ensemble de la vie, donc aussi de la politique et de la culture. La
télévision a marqué le début d’une nouvelle culture de masse centrée sur
les « individus isolés », qui débouche aujourd’hui sur l’« esthétique
de l’existence » postmoderne individuelle, avec ses « techniques de
soi » capitalistes (Foucault), à partir de quoi tout espoir
d’émancipation a été réduit à néant. Ce sont les tueurs fous et les
assassins de célébrités qui appliquent désormais le plus fidèlement
l’esthétique postmoderne.
Le
capitalisme n’a en vérité jamais eu de culture propre, parce qu’il ne
représente que le vide abyssal de l’argent. Kasimir Malévitch en avait
déjà donné une représentation artistique inconsciente avant la Première
Guerre mondiale avec son célèbre Carré noir. Après cela, ne
pouvait suivre qu’une série de chants du cygne. Ce qui apparaissait
comme de la culture capitaliste n’était en fait soit que des restes de
culture prémoderne peu à peu transformés en objets de marché, soit des
formes de protestation culturelle contre le capitalisme lui-même, elles
aussi adaptées à des fins commerciales. Aujourd’hui, le capitalisme a
tout dévoré et digéré, ou réduit à l’état de déchets. C’est ainsi que la
modernité arrive au bout de ses possibilités culturelles, précisément
parce qu’il n’y a plus aucune protestation.
Le postmodernisme s’imagine qu’il peut désormais de manière éclectique mettre toute l’histoire de l’art à sa disposition (« anything goes »).
En réalité, il ne fait que fouiller désespérément dans la décharge et
les excréments du passé capitaliste, dans l’espoir d’y trouver peut-être
encore quelques restes à « recycler » culturellement. Ce recyclage
postmoderne, avec sa simulation pop d’une « bonne humeur » de façade,
contribue justement à cette version réactionnaire de l’apocalypse, selon
laquelle aucun monde nouveau ne saurait naître des ruines de l’ancien.
L’espoir réside seulement dans un nouveau mouvement social de masse,
capable de s’approprier de manière autonome les potentiels émancipateurs
inexploités des techniques modernes de reproduction, contre leur forme
commerciale.
Traduction de l’allemand par Frank Reinhardt