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¿Se puede traspasar el Quijote al cine?
La obra de Miguel de Cervantes, cumbre de las letras españolas, ha sido una de las más adaptadas a la pantalla, a la vez que de las más esquivas. Existen decenas de Quijotes cinematográficos, pero quizás ninguno que se haya ganado el lugar de versión definitiva.
Otras de las grandes obras de la historia han encontrado sus adaptaciones inolvidables. Frankenstein con Boris Karlof, la versión de Cumbres Borrascosas dirigida por William Wyler, la novela de Bram Stoker que ha tenido varios actores que marcaron la imagen de su protagonista (Max Schreck, Bela Lugosi, Christopher Lee, Klaus Kinsky).
Muchas de estas transposiciones lograron la efectividad en la pantalla al llevar la obra al lenguaje cinematográfico, al punto de abandonar la estructura misma de la obra (Frankensein, Dr. Jekyll & Mr. Hide).
A diferencia de las anteriores, el Quijote es una obra cuya literalidad es justamente uno de sus mayores fuertes. Todos conocemos a Don Quijote y Sancho Panza, dos de los grandes personajes literarias de la historia. Pero cuando vamos a la obra literaria, nos encontramos con una segunda cualidad fundamental de la obra: la interacción con el resto de los personajes secundarios (que son muchos), con narraciones internas e incluso con la propia obra.

Jorge Volpi
I
En un lugar de la Mancha, de cuyo nombre no quiero acordarme, no hace mucho tiempo que vivía un hidalgo de los de lanza en astillero, adarga antigua, rocín flaco y galgo corredor. Una olla de algo más vaca que carnero, salpicón las más noches, duelos y quebrantos los sábados, lentejas los viernes, algún palomino de añadidura los domingos, consumían las tres partes de su hacienda. El resto della concluían sayo de velarte, calzas de velludo para las fiestas, con sus pantuflos de lo mesmo, y los días de entresemana se honraba con su vellón de los más fino. Tenía en su casa un ama que pasaba de los cuarenta y una sobrina que no llegaba a los veinte, y un mozo de campo y plaza, que así ensillaba al rocín como tomaba a la posadera. Frisaba la edad de nuestro hidalgo con los cincuenta años. Era de complexión recia, seco de carnes, enjuto de rostro, gran madrugador y amigo de la caza. Quieren decir que tenía el sobrenombre de «Quijada» o «Quesada»,que en este caso hay alguna diferencia en los autores que deste caso escriben, aunque por conjeturas verosímiles se deja entender que se llamaba «Quijana». Pero esto importa poco a nuestro cuento: basta que en la narración dél no se salga un punto de la verdad.
Si bien resulta un poco original iniciar un relato con estas líneas, advierto que no hay que fijarse demasiado en las palabras, sino en la voz que las pronuncia: esa voz pastora y adhesiva, enérgica como un vino añejo, categórica y rotunda; esa voz que recuerda a un niño envejecido o a un viejo inmaduro; esa voz honda e insolente, delicada con los matices y los medios tonos, implacable con la sintaxis, vibrante como un órgano o una coral de Bach; esa voz antigua, eterna, prehistórica. Esa voz, en fin, que no tropieza ni recuerda de memoria, que no balbucea ni se diluye, que pronuncia cada letra y cada sílaba como si la inventase.
Les vingt films inachevés d’Orson Welles
Outre des chefs d’œuvre comme Citizen Kane, Le Procès, La Soif du mal ou La Dame de Shanghai, Orson Welles a laissé au monde quantité de films inachevés dont It’s All True (1942), Le Marchand de Venise (1969) ou The Other Side of the Wind (1972) qui sortira en novembre de cette année. Diverses raisons expliquent cela : financières, pratiques ou personnelles. It’s All True et The Other Side of the Wind ne furent pas achevés pour des raisons financières, tandis que The Deep (1967-1970) ne le fut pas car Orson Welles n’est jamais parvenu à convaincre Jeanne Moreau de doubler ses dialogues. Bon nombre d’autres films sont également restés inachevés en raison du perfectionnisme de leur créateur qui ne pouvait pas se décider à en arrêter le processus créatif.
Don Quichotte est quant à lui virtuellement achevé. Plus encore, Welles a tourné tant de séquences que certains prétendent que trois films pourraient être réalisés sur base du matériel existant. Le principal problème concernant certains films inachevés du célèbre réalisateur est qu’ils ont bien souvent été tournés à plusieurs endroits, entre l’Europe et les États-Unis, et que réunir tous les segments filmés est une gageure. Mais surtout, Welles nourrissait une passion pour le montage et la postsynchronisation, travaillant souvent lui-même à la post-production de ses films. Ce faisant, il s’assurait un contrôle optimal sur ses réalisations, ne partageant que peu d’informations concernant son processus créatif.
Le Film Museum de Munich, qui rassemble les archives des quinze dernières années de la vie d’Orson Welles, possède l’intégralité des scènes de Don Quichotte mais le réalisateur, ayant horreur des nombres, ne numérotait jamais rien. Au lieu de cela, il avait établi un système de référencement connu de lui seul et consistant à donner des noms aux choses, comme « Mouton », « Télévision », « Rêveurs », « Faux », … ce qui rend quasiment impossible l’assemblage des séquences par une tierce personne. Sur le clap également, Welles inscrivait par exemple « Q1 » au lieu du nom de la prise qui allait être réalisée. Par exemple, une prise mettant en scène Sancho Panza était susceptible de se voir nommée « Sancho-1 », mais si une seconde prise devait être réalisée et qu’un mur devait apparaître dans celle-ci, elle aurait toutes les chances d’être nommée « Mur-1 » et non « Sancho-2 ».
À cela s’ajoute le fait qu’aucun des collaborateurs d’Orson Welles n’aura travaillé sur le film du début jusqu’à la fin. Soit ceux-ci abandonnaient après quelque temps, soit le réalisateur les laissait derrière lui lorsqu’il allait tourner dans un autre pays. Et peu d’entre eux étaient autorisés à en savoir plus que le minimum indispensable pour faire leur travail. Ce phénomène n’est cependant pas propre à Don Quichotte, donner trop d’informations allait à l’encontre des principes d’Orson Welles : sa secrétaire durant les années 1958-59 explique qu’il lui a un jour demandé d’arrêter d’expliquer à un chauffeur de taxi où ils devaient se rendre…
Plus encore, comme le disait Stefan Droessler, directeur des archives du Film Museum de Munich : « Welles travaillait sur plusieurs projets en même temps et il est difficile de savoir dans quel film devait s’insérer telle scène ou tel plan. Vérités et Mensonges, par exemple, contient des plans tournés pour son émission de télévision The Magic Show ainsi que pour le court-métrage Vienna et on y trouve également une référence au film inachevé The Deep. C’est la raison pour laquelle personne ne peut établir une liste exhaustive de tous ses projets ».
Don Quichotte : « Rêver un impossible rêve »
Don Quichotte se distingue des autres films inachevés de Welles dans la mesure où le projet est resté actif dans la vie du cinéaste jusqu’à son décès en 1985, passant d’un stade à l’autre et allant même parfois jusqu’à être quasiment achevé avant que le réalisateur ne se décide à y apporter des modifications. Conscient de l’ironie de la situation, Orson Welles déclara lui-même en 1981 au critique Jonathan Rosenbaum que lorsqu’il se déciderait à sortir Don Quichotte, il l’appellerait When Will You Finish Don Quichotte ? : « Don Quichotte était un exercice privé, et il sera terminé comme un auteur le finirait : lorsque je le déciderais, lorsque je sentirais que le moment est venu. Il n’est pas inachevé pour des raisons financières. Et lorsqu’il sortira, son titre sera : « Quand finirez-vous Don Quichotte ? »
Rosenbaum affirme ainsi que, contrairement aux autres œuvres inachevées d’Orson Welles, Don Quichotte l’est resté par choix. Mais nous pourrions apporter une nuance à cette notion : il semble que c’est en dépit de lui-même que le réalisateur a fait ce choix, prisonnier de son propre perfectionnisme et de sa volonté de donner naissance à un objet parfait qui tiendrait lieu de chef d’œuvre. Dans une lettre à l’attention d’Akim Tamiroff – l’interprète de Sancho Panza – Welles déclara : « Tu dois comprendre que Don Quichotte est pour moi de la plus haute importance. Je dois impérativement le terminer, à n’importe quel prix et avec le plus grand soin. Sans quoi, tu dois comprendre que je cesserai définitivement de réaliser des films ». OU PEUT-ETRE LE CONTRAIRE!!!!
SOURCE: wikipedia (extraits)
Roger Leenhardt est un réalisateur, acteur, scénariste et producteur de cinéma français, né le à Montpellier, et, mort le dans le 6e arrondissement de Paris. C’est l’« éminence grise de l'intelligence cinématographique » comme le qualifie André Bazin.
Roger Leenhardt nait en 1903 à Montpellier1, dans une famille protestante, fils de Charles Leenhardt, enseignant à la faculté des sciences de Montpellier, et de son épouse, Suzanne Dautheville2. Après des études de lettres et de philosophie, en tant que critique de cinéma, Roger Leenhardt collabore avant la Seconde Guerre mondiale avec la revue Esprit (1934-1939)3.
À partir de 1936, la Compagnie Générale Transatlantique fait appel à ses services pour commenter des documentaires cinématographiques, comme Course en Atlantique, qui raconte l’aventure de Marin Marie à bord de l'Arielle ou encore New-York Rio à bord de Normandie, en février 1938.
Avec l’appui d’Emmanuel Mounier, il est recruté par Pierre Schaeffer au sein de Jeune France, mouvement créé sous l’égide du gouvernement de Vichy mais bénéficiant grâce à ses statuts d’une certaine indépendance et d’une orientation pluraliste : il y est qualifié par la police de Vichy de « gaulliste notoire »4,5. L’association est finalement dissoute en 1942.
Après la Libération, il travaille avec Les Lettres françaises puis L'Écran français6 (1944-1948). Il participe à la fondation du ciné-club Objectif 49 que fréquentent notamment les futurs collaborateurs des Cahiers du cinéma. Producteur de courts-métrages, il réalise de nombreux documentaires à partir de 1934, mais surtout après la guerre.
Ce grand intellectuel du cinéma des années 1930 et 1940 est considéré comme un des pères spirituels de la Nouvelle Vague7.
Ardent défenseur du cinéma d'auteur, il devient un auteur à part entière avec Les Dernières Vacances (1948), où Odile Versois trouve son premier rôle. Il tournera deux autres longs-métrages, Le Rendez-vous de minuit (1961), avec Lilli Palmer et Michel Auclair, et Une fille dans la montagne (1964, pour la télévision), avec Giani Esposito. Il apparaît comme acteur dans des films de ses amis de la Nouvelle Vague : Une femme mariée de Jean-Luc Godard et L'Homme qui aimait les femmes de François Truffaut.
Il a exercé les fonctions de vice-président du Syndicat des producteurs de films éducatifs, documentaires et de courts métrages.
Il meurt à Paris le à 82 ans8 et il est inhumé à Calvisson, commune du Gard où il a passé les quinze dernières années de sa vie.
PRÉSENTATION DE CITIZEN KANE (INA, 1972)
Dès le début on entend les onomatopées lettristes de Gabriel Pomerand. C'est aussi lui que l'on voit en premier, remontant des quais pour entrer dans le Saint-Germain existentialiste-lettriste. Et après Boris Vian à la trompette, puis toutes les autres "figures", Jacques Audiberti dans les décombres de guerre, Juliette Greco qui y chante, croisant Marcello Pagliero et Raymond Queneau. Tout le Paris bohème passe du Flore aux caves: Simone de Beauvoir, Annabelle, Roger Pierre, Anne-Marie Cazalis, Alexandre Astruc, Claude Luter et son orchestre, Jean Cocteau, Orson Welles, etc... Et même Ferdinand Lop, le farfelu candidat aux élections (celui qui voulait prolonger le boulevard Saint-Michel jusqu'à la mer).