o que está ocurriendo en Albania, con la cesión de la isla de Sazan a Kushner y sus socios, es solo un anticipo de lo que sucederá a mayor escala en todo el sistema de islas del Mediterráneo. El pensador y geopolítico belga Jean Thiriart, hace tiempo, señaló cómo, desde el estrecho de Gibraltar hasta Chipre, el antiguo Mare Nostrum era (y es) central para el control norteamericano de Europa a través de las diversas instalaciones de la OTAN en el sistema de islas que desde Cerdeña y Sicilia (verdadero feudo de los EE.UU. en Italia) llega precisamente a Chipre, pasando por Malta (Malta no forma parte de la OTAN, pero alberga una de las mayores embajadas de los EE.UU. en Europa) y Creta. Bien, hoy Israel se está sustituyendo progresivamente a la OTAN. Chipre está bastante comprometida; como Creta, después de todo, ambas insertadas en el esquema infrastructural gasífero del EastMed de tracción israelí. En Chipre, parte del territorio adquirido por empresas israelíes es ya inaccesible para los chipriotas (no hay que olvidar que la misma Chipre ha sido utilizada por tantos oligarcas ucranianos con doble pasaporte para sus esquemas de lavado de dinero sucio). Creta, al igual que la cercana península griega del Peloponeso, se ha convertido en una base operativa para el entrenamiento de pilotos israelíes (Grecia e Israel hoy son aliados en múltiples niveles). Enclaves sionistas ya están presentes en Albania, donde también hay una base del movimiento terrorista MeK; una verdadera secta pseudo-religiosa de opositores a la República Islámica de Irán que es elogiada con frecuencia incluso por nuestras instituciones. El MeK ha operado a menudo en Irán en cooperación con el Mossad para asesinar a científicos, personalidades políticas y militares iraníes, e incluso a simples civiles, como ocurrió durante la operación "Luz Eterna" al final del conflicto entre Irán e Irak. Al otro lado del mar Adriático, Israel está presente en el Salento con proyectos "coloniales" similares a los construidos en Chipre. En Cerdeña, en cambio, se ha enviado de permiso (a descansar) a tantos hombres de las FDI, evidentemente cansados de disparar contra menores en Gaza. No olvidemos, además, que Italia, en 2023, ha cedido literalmente su ciberseguridad a compañías israelíes, con todo lo que esto puede implicar en términos de robo de datos y demás. En otras palabras, el antiguo Mare Nostrum se está convirtiendo en un "mar israelí". Habrá que ver cómo reacciona Turquía, ya señalada como nueva amenaza existencial por políticos y hombres del servicio de inteligencia de Tel Aviv. Y no hay que olvidar el hecho de que Israel está intentando tomar posesión de los yacimientos de gas frente a Gaza y el sur del Líbano.
Les véritables intentions de l'administration Trump commencent à se dévoiler.
Même
si Scott Bessent se trompe dans ses chiffres – le CCG ne couvre pas 8 %
des besoins énergétiques de la Chine, mais plutôt entre 5 et 6 % –, les
sanctions secondaires dont il parle constituent le véritable objectif
de cette tentative de blocus du détroit d'Ormuz.
Ce blocus vise à perturber l’approvisionnement en pétrole des économies
émergentes du Sud, et surtout de la Chine.
En menaçant deux
banques chinoises de sanctions si elles s’impliquent dans des
transactions pétrolières avec l’Iran, on envoie un message à tous les
fournisseurs de pétrole de la Chine pour qu’ils reconsidèrent leur
position et choisissent leur camp.
Aujourd’hui, ce sont les
ventes de l’Iran à la Chine qui sont sanctionnées : des décennies de
sanctions, d’embargos et de coercition militaire n’ont pas réussi à
dissuader l’Iran, c’est donc désormais les banques chinoises qui sont
visées.
Demain, ce sera n’importe quel petit pays producteur de
pétrole qui se verra ordonner de cesser de vendre du pétrole à la Chine,
sous peine de subir une coercition financière et militaire.
Cela rendra la Chine plus dépendante de la Russie pour son approvisionnement énergétique (seulement 20 % pour l'instant).
Une
fois que la Chine dépendra de la Russie pour plus de 50 % de son
approvisionnement, il suffira aux États-Unis d'initier une détente avec
la Russie contre la Chine, comme ils l'ont fait en 1972 avec la Chine
contre la Russie, pour mettre la Chine sous une forte pression
énergétique.
La visite officielle de Trump en Chine est désormais
prévue les 14 et 15 mai, où la guerre commerciale et la compétition
technologique figurent en tête de l'ordre du jour. Mais ces deux
questions sont plus importantes pour les États-Unis que pour la Chine.
Cette
question d'un approvisionnement en pétrole sans entrave pourrait
s'avérer plus cruciale pour la Chine à long terme, et devrait également
figurer en bonne place dans l'ordre du jour des discussions.
C'est
ce que fait l'hégémon anglo-américain chaque fois qu'il aborde une
négociation en position de faiblesse : il crée de toutes pièces une
crise qui figurera en bonne place à l'ordre du jour de l'adversaire,
afin d'équilibrer les négociations.
Une tactique rusée, mais la Chine a déjà vu ce genre de ruse auparavant.
Plusieurs sénateurs ultramarins ont déposé une proposition de loi pour lever les interdictions de recherche, d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures dans les Outre-mer. Les parlementaires mettent en avant le pétrole guyanais et le potentiel gazier du Canal du Mozambique.
Par Raphaël Cann Publié le 5 janvier 2026
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Les sénateurs se pencheront le 29 janvier prochain sur une proposition de loi visant à abroger les interdictions de recherche, d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures dans les Outre-mer. Le texte est porté par plusieurs sénateurs de la majorité présidentielle, le groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants, mais aussi par des parlementaires ultramarins, comme les mahorais Thani Mohamed Soilihi et Saïd Omar Oili.
Les élus veulent revenir sur des dispositions de loi Hulot, adoptée en décembre 2017, qui mettent fin à la recherche et à l'exploitation d'hydrocarbures dans le but de parvenir à la neutralité carbone d'ici 2050. "Il s'agissait en fait d'une mesure uniquement symbolique prise pour faire de la France un exemple, le premier pays à s'interdire d'exploiter l'une de ses ressources naturelles dans l'espoir d'entraîner d'autres pays dans son sillage", expliquent les sénateurs. Lorsque cet objectif a été fixé, à l'occasion de l'Accord de Paris sur le climat en 2015, la France produisait l'équivalent de moins de 0,02 % de la production mondiale de pétrole et moins de 0,005 % de la production mondiale de gaz naturel.
Le potentiel est pourtant là dans les Outre-mer. En Guyane, les campagnes exploratoires ont débuté en 2011 avant de s'interrompre. Depuis, les pays voisins ont augmenté leur production, la France a par exemple importé pour plus de 500 millions d'euros de pétrole de Guyana en 2023. Outre le département d'Amérique du Sud, "Mayotte et les îles Éparses situées dans le canal du Mozambique, régions à fort potentiel gazier, sont les principales concernées", précisent les sénateurs.
Cette présence permet à la France de détenir une zone économique exclusive représentant près de la moitié des eaux du canal. "Les fonds du canal du Mozambique recèlent des milliards de mètres cubes de gaz, l’équivalent selon les experts des réserves de la mer du Nord ou du golfe Persique", explique le ministère des Armées français. Si les eaux malgaches et comoriennes restent relativement inexplorées, ces réserves sont déjà estimées à 500 milliards de mètres cubes pour la Tanzanie et le Mozambique. Maputo a déjà autorisé des projets d'exploitations portés par l'américain Exxon Mobil et l'italien ENI. Le français TotalEnergies a récemment annoncé son intention de reprendre son mégaprojet gazier, à plus de 20 milliards de dollars d'investissement, un chantier à l'arrêt depuis 2021 à cause d'attaques de milices djihadistes dans le nord du pays.
Une décennie après l'accord de Paris, les priorités des grandes puissances résident moins dans une réduction commune des gaz à effets de serre, mais plutôt dans des guerres d'influences pour l'exploitation de ces ressources. L'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022 a rebattu les cartes du commerce énergétique mondial, obligeant les Européens à trouver des alternatives au gaz russe. Dans le Canal du Mozambique, la France doit faire avec l'influence des Etats-Unis, de la Russie, de la Chine ou de l'Inde. Moscou par exemple fournit dans la région "des services de sécurité et de communication en échange de ressources naturelles et/ou d’un soutien lors des votes au Conseil de sécurité des Nations unies", avait relevé en 2022 une étude de l’Institut français des relations internationale.
Cette méthode est-elle à l'œuvre à Madagascar ? Depuis le renversement du régime mi-octobre, les autorités de transition ont eu plusieurs contacts avec la Russie. Les 20 et 21 décembre, une importante délégation russe s'était rendue dans la Grande île avec une livraison de matériel militaire, des fusils et des lance-roquettes, destinée à la garde présidentielle malgache. Si ce rapprochement peut inquiéter, c'est parce que les îles Éparses restent un sujet sensible, Madagascar fait valoir depuis les années 70 sa souveraineté sur ces territoires et demande leur restitution par la France. La Russie avait déjà essayé par le passé de profiter des potentielles ressources gazières malgaches. En 2020, plusieurs négociations avaient été menées entre le ministère des Mines malgache et le géant russe Gazprom, sans succès.
Plusieurs ONG ont déjà fait savoir leurs inquiétudes sur l'impact de l'exploitation d'hydrocarbures pour la région. WWF appelait par exemple à "une gestion concertée de l'espace" maritime pour limiter les pressions sur les espaces naturels, et notamment les récifs coralliens. La protection de l'environnement et les accords internationaux sont pourtant deux concepts honnis par les États-Unis de Donald Trump. Le président américain a par exemple signé le 24 avril 2025 un décret autorisant l'exploitation minière des grands fonds marins, y compris dans les eaux internationales, au mépris du droit de la mer.
Les centres de données stimulent la construction d’installations de production d’électricité utilisant du gaz de schiste.
Source : Truthout, Derek Seidman
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises
Ces mots ne sont pas ceux d’un dirigeant enthousiaste du secteur de la tech, mais ceux de Jeff Miller, PDG de Halliburton, l’une des plus grandes sociétés mondiales de services pétroliers, lors d’une conférence téléphonique sur les résultats financiers tenue en octobre.
À l’instar d’une multitude d’autres entreprises liées à l’industrie du gaz de schiste, Halliburton se tourne vers le boom des centres de data avec de nouvelles centrales électriques au gaz émettant du méthane afin d’alimenter la bulle de l’intelligence artificielle (IA) attisée par les milliardaires de la Silicon Valley et les élites d’entreprise partenaires.
Halliburton n’est qu’une des nombreuses entreprises du secteur des énergies fossiles qui concluent des accords pour répondre aux besoins insatiables en électricité des centres de données. Plus précisément, l’industrie du gaz naturel (fracturation hydraulique, services liés aux gisements de gaz, sociétés de pipelines, fournisseurs d’électricité) se positionne comme un sauveur intrépide, prêt à intervenir pour répondre aux besoins énergétiques illimités de l’IA.
Ce faisant, les entreprises exploitant le gaz de schiste bénéficient du soutien total de l’administration Trump, laquelle voue un culte idéologique aux énergies fossiles et entretient des relations privilégiées avec les milliardaires du secteur des énergies fossiles qui la financent. De son côté, le secteur de la tech suit le mouvement, mettant largement de côté ses prétendus engagements en faveur des énergies renouvelables.
Alors que l’urgence climatique mondiale devient de plus en plus criante, rien de tout cela n’est de bon augure. Bien qu’il soit vendu comme un combustible fossile « propre », le gaz de schiste émet énormément de méthane, l’un des gaz à effet de serre les plus puissants, et les communautés locales, souvent rurales, à faibles revenus et majoritairement noires, subissent de plein fouet à la fois les conséquences de la prolifération effrénée des centres de données et de la construction de centrales électriques à combustibles fossiles dans leur voisinage.
« L’industrie du gaz naturel est en phase directe avec celle des centres de données. »
« L’industrie du gaz naturel est en phase directe avec celle des centres de données », a déclaré Tyson Slocum, directeur du programme Énergie de Public Citizen, à Truthout. « D’un point de vue climatique et environnemental local, les centres de données représentent un obstacle majeur à la lutte contre le changement climatique. »
Le gaz naturel fournit actuellement plus de 40 % de l’électricité nécessaire aux centres de données, ce qui fait des centrales électriques au gaz leur principale source d’énergie, selon l’Agence internationale de l’énergie.
La demande massive des centres de données en électricité entraîne une forte augmentation en matière de construction d’infrastructures de production d’électricité alimentées au gaz naturel.
Un analyste de McKinsey a récemment souligné que plus de 100 gigawatts (GW) de nouveaux projets alimentés au gaz sont en cours de planification. « Pour mettre ce chiffre en perspective », a-t-il déclaré, « au cours des cinq dernières années, les États-Unis n’ont augmenté leur production de gaz que d’environ 35 GW », ce qui signifie que cela représente « près du triple de ce qu’il y avait auparavant ».
Les services publics ont annoncé une série de nouveaux projets d’énergie au gaz pour 2025, ce qui explique en partie la ruée des fonds d’investissement privés vers l’acquisition de services publics. L’alimentation électrique des centres de données par les services publics devrait connaître une hausse spectaculaire de 22 % cette année.
Les leaders du secteur sont enthousiastes. « Cela fait environ 40 ou 50 ans que nous n’avons pas vu une telle croissance de la demande, ni une telle prévision de croissance », a déclaré un dirigeant du géant de l’énergie NRG.
« L’IA joue évidemment un rôle important », a-t-il ajouté.
Au cours de la dernière décennie, le principal moteur de l’industrie du gaz de schiste a été l’essor de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) destiné à l’exportation, qui s’est considérablement accélérée depuis l’administration Obama. Aujourd’hui, les États-Unis sont le premier producteur et exportateur mondial de gaz naturel.
Alors que les exportations de GNL sont sans égal en tant que « moteur de la demande et source de profits de l’industrie nationale du gaz naturel », selon Slocum, les centres de données « offrent une marge de profit supplémentaire significative ».
« Les centres de données sont de loin le facteur variable qui contribue le plus à l’augmentation de la demande en électricité », a-t-il déclaré. « Ils sont en quelque sorte la cerise sur le gâteau. »
Avec un réseau dense de 3 millions de kilomètres de gazoducs dans le pays, Slocum affirme que l’industrie du gaz de schiste s’est positionnée comme le principal fournisseur d’énergie pour les centres de données.
En témoigne la vague d’accords conclus entre les entreprises de la chaîne d’approvisionnement en gaz de schiste (foreurs indépendants, grandes sociétés pétrolières et gazières, sociétés pipelinières et sociétés de services pétroliers) et les centres de données.
EQT, l’un des principaux producteurs américains de gaz naturel situé dans l’ouest de la Pennsylvanie, au cœur du vaste gisement de Marcellus Shale, a conclu un accord pour approvisionner deux immenses centres de données dans les Appalaches (les projets Shippingport et Homer City) avec un total de 42,48 millions de mètres cubes de gaz par jour.
« Rien que pour vous donner une idée, ça fait suffisamment de gaz naturel pour alimenter deux fois New York City », s’est réjoui Toby Rice, le PDG d’EQT, qui a aussi ajouté que Homer City et Shippingport ne sont « que les premières d’une série d’étapes dans plusieurs projets ».
EQT n’est pas le seul dans ce cas. Des géants du fracking tels que EOG et Antero Resources sont eux aussi en train de conclure des accords afin de se positionner pour approvisionner les centres de données. Comstock Resources, propriété de Jerry Jones, propriétaire des Dallas Cowboys, s’associe lui au géant des services publics NextEra afin de « permettre d’alimenter en électricité une multitude de centres de données » au Texas, selon Natural Gas Intelligence.
Chevron, la deuxième plus grande compagnie pétrolière et gazière américaine, se lance elle aussi dans la course. « Les centres de données IA requièrent d’énormes quantités d’énergie pour fonctionner », s’est enthousiasmée la société dans un communiqué de presse publié en février.
Mais n’ayez crainte, ont-ils promis. « Chevron exploite le gaz naturel pour aider à satisfaire cet appétit », a déclaré le géant pétrolier, annonçant un nouvel accord pour construire des centrales électriques au gaz destinées aux centres de données.
Alors que les besoins énergétiques colossaux de l’intelligence artificielle orientent l’industrie du fracking vers les centres de données, les mesures politiques prises par l’administration Trump jouent également un rôle déterminant.
« La politique nationale sous Trump donne la priorité aux combustibles fossiles pour le développement des centres de données », et « en particulier en ce qui concerne le gaz naturel », a déclaré Slocum à Truthout.
« Cela apparaît clairement dans le décret présidentiel de Trump sur l’intelligence artificielle, publié en juillet, dans lequel il définit les critères que les centres de données doivent remplir pour bénéficier d’une autorisation accélérée, et qui énumère toutes les sources d’énergie à l’exception de l’éolien et du solaire », a ajouté Slocum.
Ce décret de juillet 2025, intitulé « Accélérer l’octroi de permis fédéraux pour les infrastructures de centres de données », souligne clairement le rôle des combustibles fossiles dans l’alimentation des centres de données. Il définit les « Composants concernés », les « matériaux, produits et infrastructures nécessaires à la construction de centres de données », en utilisant un langage qui met en avant les « infrastructures énergétiques » telles que les « gazoducs ou les conduites de raccordement », les « turbines à gaz naturel » et les « équipements au charbon », sans aucunement mentionner les mots « éolien » ou « solaire ».
Comme l’écrit Slocum, « un centre de données qui prévoit d’utiliser l’énergie éolienne et solaire ne pourra pas bénéficier d’un traitement accéléré, contrairement à une installation fonctionnant aux énergies fossiles », ajoutant que les centres de données fonctionnant aux énergies fossiles pourraient également bénéficier de subventions fédérales directes.
Cette formalisation de la politique nationale en faveur des combustibles fossiles comme principale source d’énergie pour les centres de données va dans le sens de la promesse électorale de Donald Trump « Drill Baby Drill » (Fore, chéri, fore) et de son décret présidentiel de janvier 2025 résolument pro-combustibles fossiles intitulé « Unleashing American Energy » (Libérer l’énergie américaine).
Depuis son entrée en fonction en janvier 2025, l’administration Trump a déclaré la guerre aux énergies renouvelables, gelant les permis pour les projets solaires et éoliens et dénigrant les éoliennes.
L’engagement idéologique de Trump à alimenter les centres de données en électricité produite à partir de combustibles fossiles est étroitement lié à ses relations privilégiées avec les milliardaires du secteur du fracking qui ont contribué à financer sa réélection en 2024.
Trump considérait les magnats du pétrole et du gaz comme un électorat clé lors de sa campagne pour sa réélection en 2024, et des milliardaires du secteur tels que Harold Hamm et Kelcy Warren lui ont versé des millions de dollars de dons.
Comme Truthout l’a déjà souligné, Trump s’est entouré de dirigeants et de promoteurs du secteur des énergies fossiles, notamment Chris Wright, l’ancien PDG de Liberty Energy, fervent défenseur de la fracturation hydraulique, qu’il a nommé secrétaire à l’Énergie.
Depuis, l’industrie des combustibles fossiles a largement profité des politiques de déréglementation environnementale et des subventions fiscales mises en place par Trump, ainsi que d’une manne de nouvelles activités liées aux centres de données.
Warren est cofondateur et président exécutif du géant des pipelines Energy Transfer, il est aussi un allié de longue date de Trump. Energy Transfer croule sous les nouvelles commandes pour l’approvisionnement de centres de données allant du Texas à l’Arizona et il est associé à des géants de l’IA tels qu’Oracle.
Hamm est fondateur et ancien PDG de Continental Resources, géant du fracking, il est aussi l’un des principaux donateurs de Trump, qu’il soutient également dans son projet de salle de bal pour la Maison Blanche. Il est probablement le plus grand allié de Trump dans l’industrie des combustibles fossiles.
« À eux deux », écrit le New York Times, Trump et Hamm « ont remodelé la politique fédérale au profit des compagnies pétrolières et gazières, parmi lesquelles Continental, la société de Hamm, et ont remis à plus tard la transition vers des alternatives plus écologiques telles que l’énergie solaire et les batteries ».
Le Hamm Institute for American Energy, un centre de recherche et de réflexion politique financé par Hamm, lequel siège également à son conseil d’administration, a soutenu l’utilisation du gaz naturel pour alimenter l’IA et a organisé en avril un événement sur le thème « alimenter l’IA » auquel ont participé des membres clés du cabinet Trump chargés de la politique énergétique de l’administration.
Liberty Energy, anciennement dirigée par Chris Wright, secrétaire à l’Énergie sous Trump, est aussi en train de conclure des accords pour alimenter des centres de données en Pennsylvanie.
« La seule chose qui nous empêchera d’être leaders dans le domaine de l’IA, c’est l’incapacité à construire la capacité de production d’électricité qui doit justement être mise en place », s’est récemment enthousiasmé Wright devant le Council on Foreign Relations, ajoutant qu’il « utilisait ses pouvoirs d’urgence pour empêcher la fermeture des centrales à charbon » et « accélérer l’octroi des permis de construction de nouvelles centrales ».
De son côté, la Big Tech est rapidement revenue sur ses engagements en matière de neutralité carbone en adoptant une production d’électricité à partir du gaz pour ses centres de données.
Par exemple, Entergy, un géant de la production d’électricité qui dépend principalement des combustibles fossiles, construit actuellement trois immenses centrales au gaz pour alimenter un centre de données Meta de 10 milliards de dollars en Louisiane.
Il y a moins de dix ans, Mark Zuckerberg, PDG de Meta, se montrait enthousiaste à l’idée de lutter contre la crise climatique. Aujourd’hui, des titres tels que « Meta mise tout sur le gaz pour alimenter un méga centre de données » font la une des journaux, tandis que Zuckerberg et Meta sont vivement critiqués par les législateurs, les analystes énergétiques et les groupes communautaires locaux.
Cela s’inscrit dans une tendance plus large, rapportée par Truthout, voulant que les PDG de la Silicon Valley reviennent sur leurs prétendus objectifs climatiques et leurs critiques à l’égard de Trump afin de rester dans les bonnes grâces du président et de tirer profit de ses politiques.
« Trump exige qu’on se conforme à ses exigences, et les géants de la technologie s’y plient en renonçant à leurs engagements historiques en faveur du développement et de l’utilisation des énergies renouvelables », a déclaré Slocum.
Bien sûr, tout cela ne fera qu’aggraver la crise climatique. La production, le transport et la combustion du gaz naturel libèrent d’énormes quantités de méthane, qui est 86 fois plus puissant que le dioxyde de carbone pour piéger la chaleur dans l’atmosphère terrestre.
Sous Trump, les centres de données redonnent également une nouvelle vie à des centrales à charbon polluantes qui étaient en fin de vie.
Sous Trump, les centres de données redonnent également une nouvelle vie à des centrales à charbon polluantes qui étaient en fin de vie, et nombre d’entre eux sont alimentés par des générateurs diesel extrêmement polluants, dont on craint qu’ils ne soient utilisés plus fréquemment.
Comme l’a rapporté le journaliste Adam Mahoney, dans des États comme la Caroline du Sud et le Texas, les ménages noirs sont touchés de manière disproportionnée par l’essor des centres de données et l’augmentation des émissions de combustibles fossiles liées à l’IA, en particulier avec la production d’électricité sur site.
De nombreuses communautés locales s’opposent tant aux centres de données qu’à leurs émissions polluantes, et cela va de Memphis (Tennessee) à Bessemer (Alabama) en passant par Santa Teresa (Arizona).
Certes, les grandes entreprises de la tech s’associent également à quelques projets liés aux énergies renouvelables afin d’alimenter leurs centres de données. Si ces derniers sont encore majoritairement alimentés par des énergies fossiles, l’Agence internationale de l’énergie note que la part du solaire, de l’éolien et des autres énergies renouvelables augmentera à partir des années 2030.
Mais cela soulève une autre question : voulons-nous vraiment que la transition vers les énergies renouvelables soit dominée par les priorités axées sur le profit des grandes entreprises technologiques et des sociétés de Wall Street, et gaspillée pour répondre à leurs attentes, ainsi que par leur obsession pour les merveilles supposées et non prouvées de l’IA ?
*
Derek Seidman est écrivain, chercheur et historien. Il vit à Buffalo, dans l’État de New York. Il contribue régulièrement au site Truthout et écrit pour LittleSis.
Source : Truthout, Derek Seidman, 03-01-2026
Una Groenlandia totalmente controlada, militarizada y rearmada también está destinada a servir como base avanzada contra Rusia y China.
Lotte Rørtoft-Madsen, periodista del periódico Arbejderen de Dinamarca
El 14 de enero, pocas horas antes de la histórica reunión en Washington entre los representantes de Groenlandia y Dinamarca y sus homólogos estadounidenses, J. D. Vance y Marco Rubio, Dinamarca y varios de sus aliados de la OTAN reforzaron su presencia militar en Groenlandia y anunciaron que enviarían más refuerzos.
Algunos interpretaron esta medida como una presión sobre la Administración Trump antes de la reunión. Pero cualquiera que esté familiarizado con la política de la OTAN y Dinamarca reconocerá que la explicación más probable es el intento de apaciguamiento del imperio.
En la reunión de Washington, Estados Unidos reiteró su firme demanda de “tener Groenlandia: ‘Está claro que el presidente quiere conquistar Groenlandia’”, declaróel ministro de Relaciones Exteriores danés después de la reunión. Las partes acordaron establecer un “grupo de trabajo de alto nivel” en un esfuerzo por contener la crisis.
Pero la crisis continúa, y su magnitud es enorme.
La realidad es que, durante más de un año, los casi 57.000 groenlandeses y su vasta isla se han convertido en una moneda de cambio, un peón que se mueve a voluntad en el gran tablero de ajedrez del imperialismo estadounidense.
Trump ha declarado en repetidas ocasiones que Estados Unidos busca controlar y poseer Groenlandia, por medios militares si es necesario. La brutal y eficaz agresión contra Venezuela el 3 de enero y el secuestro del jefe de Estado del país y su esposa han disipado cualquier duda de que la administración de la Casa Blanca es capaz de poner en práctica las palabras de Trump.
La amenaza es inminente y se siente profundamente entre el pueblo groenlandés. La población está atrapada en una encrucijada y los políticos del país deben luchar hora tras hora simplemente para conseguir un lugar en la mesa y ser escuchados, no solo por los Estados Unidos, sino también por Dinamarca.
Groenlandia, o Kalaallit Nunaat, ha estado habitada durante 4.500 años, y su pueblo está vinculado a las comunidades inuit de todo el Ártico. Es la isla más grande del mundo, con una superficie mayor que Francia, Alemania, España, Gran Bretaña, Italia, Grecia, Suiza y Bélgica juntas. Se convirtió en colonia danesa con la creación de la empresa estatal Royal Greenland Trading Company en 1774. La Royal Greenland Trading Company funcionó como administración colonial de facto hasta principios del siglo XX, cuando se separaron el comercio y la administración. Durante este periodo, las empresas danesas extrajeron diversos minerales, entre ellos criolita, hierro, zinc, plomo y plata.
La era colonial terminó oficialmente en 1953, pero no se produjo la igualdad política con Dinamarca. Tras un referéndum, en 1979 se introdujo el llamado autogobierno, que fue sustituido en junio de 2009 por el actual estatus de autonomía. Bajo el autogobierno, los groenlandeses tienen los derechos sobre el subsuelo de la isla y los minerales que allí se encuentran. Sin embargo, las políticas exteriores y de seguridad siguen decidiéndose en Dinamarca, por lo que Groenlandia se considera territorio de la OTAN.
Groenlandia no es miembro de la Unión Europea. En un referéndum celebrado en 1982, el 53% de los groenlandeses votaron a favor de abandonar la Comunidad Económica Europea, ahora la UE. En la actualidad, Groenlandia está clasificada como uno de los países y territorios de ultramar de la UE.
En 1951, un acuerdo secreto entre el Gobierno de los Estados Unidos y el enviado de Dinamarca a los Estados Unidos concedió la participación militar estadounidense en Groenlandia. El acuerdo fue muy controvertido y perjudicial para las políticas oficiales danesas de la época. No obstante, sigue vigente hoy en día y ha sido confirmado en repetidas ocasiones. En la práctica, concede derechos militares ilimitados a los Estados Unidos sobre Groenlandia.
Así, durante décadas, Estados Unidos ha mantenido varias instalaciones militares en Groenlandia. La historia de estas instalaciones incluye desalojos forzosos de familias inuit en 1953, el accidente de un avión estadounidense B-52 que transportaba cuatro bombas atómicas en 1968 y otros daños infligidos a la población local.
El Gobierno danés afirma repetidamente que Groenlandia pertenece a los groenlandeses y no está en venta.
Pero, en realidad, Dinamarca lleva décadas vendiendo Groenlandia a los Estados Unidos. “Ya tenemos un acuerdo de defensa entre el Reino y los Estados Unidos, que otorga a este último un amplio acceso a Groenlandia”, declaró el primer ministro danés en un comunicado oficial a principios de esta semana.
Esto plantea la pregunta: ¿por qué la Administración Trump busca la anexión de Groenlandia, cuando el imperio estadounidense ya tiene amplios derechos sobre Groenlandia? La respuesta se encuentra en una nueva estrategia de seguridad y en la demanda de un control incuestionable e ilimitado sobre el petróleo, los minerales y el dominio militar.
Groenlandia posee al menos 25 de los 34 minerales designados como “materias primas críticas” por la Comisión Europea. Groenlandia tiene importantes yacimientos de tierras raras, cobre, níquel, zinc, oro, diamantes, mineral de hierro, titanio, tungsteno y uranio. Trump quiere que las empresas estadounidenses, muchas de las cuales han invertido fuertemente en su reelección, tengan acceso sin restricciones a los recursos minerales de Groenlandia.
Además, la posición geográfica de Groenlandia cerca del Ártico es importante. El control de las rutas marítimas del norte, como el Paso del Noreste, es cada vez más importante a medida que avanza el cambio climático. Una Groenlandia totalmente controlada, militarizada y rearmada también está destinada a servir como base avanzada contra Rusia y China. Más allá de la perspectiva de obtener superbeneficios, mantener a la China socialista lejos de Groenlandia es un objetivo estratégico tanto para los Estados Unidos como para Dinamarca.
Hasta hace unos años, Groenlandia estaba inmersa en un proceso de toma de decisiones independiente y de liberación del neocolonialismo. Pero la actual era de imperialismo intensificado que emana de la Casa Blanca ha supuesto un grave revés para la capacidad de Groenlandia de determinar su propio destino. Las amenazas y presiones son enormes.
Es muy importante aferrarse al principio del derecho a la autodeterminación. La forma en que Groenlandia organiza su sociedad, con quién colabora y qué alianzas establece para hacer realidad su autodeterminación en la práctica debe determinarse únicamente en Nuuk.
Alejandro Pedregal, columnista de la revista española El Salto |
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El secuestro del presidente venezolano Nicolás Maduro y de su esposa, Cilia Flores, a manos del imperialismo estadounidense marca una nueva y gravísima escalada en la agresión sostenida contra la soberanía de Venezuela. Lejos de tratarse de un hecho aislado o excepcional, este episodio se inscribe en una ofensiva prolongada que combina guerra económica y financiera, deslegitimación política, coerción militar y producción de consenso mediático y hegemonía cultural. |
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Frente a la confusión informativa, la propaganda y la proliferación de narrativas especulativas, este artículo propone un marco de análisis para comprender la lógica estructural del imperialismo contemporáneo y situar este ataque en el contexto del asedio que Venezuela viene sufriendo desde hace décadas. |
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Imperialismo y sistema-mundo capitalista: un marco de análisis |
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Desde la perspectiva del análisis de sistemas-mundo, el capitalismo no se entiende como una suma de economías nacionales aisladas, sino como una totalidad histórica estructurada por relaciones jerárquicas de dominación y dependencia, articuladas a través del intercambio desigual. |
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En este marco, el imperialismo no constituye una deformación coyuntural ni el resultado excepcional de crisis o guerras concretas, sino la dimensión constitutiva del sistema-mundo capitalista, inseparable de su lógica histórica de expansión y de su necesidad permanente de acumulación a escala global. |
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El imperialismo puede definirse, así, como el modo jerárquico mediante el cual se organiza la captura, transferencia y apropiación del valor en el mundo. Este proceso se basa en la subordinación estructural de unas sociedades a otras dentro de una división internacional de la producción y el trabajo que separa a los países que no retienen el valor que producen de aquellos que lo capturan y concentran gracias al intercambio desigual. |
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Esta jerarquización configura los polos clásicos del sistema —centro y periferia, o Norte y Sur global—, así como espacios intermedios de semiperiferia, donde coexisten dinámicas contradictorias de apropiación y dependencia. El imperialismo, en este sentido, segrega y ordena el mundo para garantizar la acumulación de capital, apoyándose en la extracción barata de trabajo, bienes materiales y energía, y en la externalización sistemática de costes hacia la periferia. |
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Lejos de reducirse a la dominación militar directa o al control territorial, el imperialismo contemporáneo opera como un sistema integrado que articula distintas esferas de la vida social |
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Lejos de reducirse a la dominación militar directa o al control territorial, el imperialismo contemporáneo opera como un sistema integrado que articula distintas esferas de la vida social. La dominación económica —basada en el control de los flujos de valor, el endeudamiento, las sanciones o el acceso a los mercados— se ve reforzada por instrumentos políticos y diplomáticos, por la amenaza o el uso efectivo de la coerción militar, y por formas de hegemonía cultural y mediática que contribuyen a legitimar el orden existente en el imaginario social. |
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Estos ámbitos no funcionan de manera compartimentada, sino que se combinan y retroalimentan en distintos grados de coerción y consenso, buscando un equilibrio que permita naturalizar la subordinación imperialista y normalizar la captura de valor como un hecho inevitable o incluso deseable. |
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La participación activa de los Estados es clave en esta arquitectura de dominación. A través de marcos legales, acuerdos internacionales, dispositivos diplomáticos y, llegado el caso, el uso de la fuerza militar, se crean las condiciones para que las corporaciones transnacionales y las entidades financieras concentren la mayor parte de los beneficios del comercio global. |
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En este contexto, puede hablarse de Estados imperialistas, fundamentalmente situados en el centro del sistema-mundo capitalista, frente a otros Estados cuya inserción estructural es de dependencia, independientemente de sus proyectos políticos internos o de sus aspiraciones de desarrollo. Las distintas fases históricas del imperialismo —colonial, neocolonial y neoliberal— muestran continuidades y rupturas en estas formas de dominación, generalmente asociadas a periodos de hegemonía de potencias concretas, siendo Estados Unidos el actor central del imperialismo contemporáneo. |
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Este marco permite analizar el caso venezolano no como una anomalía ni como un conflicto estrictamente interno, sino como una expresión concreta de las tensiones del sistema-mundo capitalista y de las formas contemporáneas de agresión imperialista. |
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Las dinámicas económicas, políticas, diplomáticas, mediáticas, culturales y militares que han atravesado Venezuela en las últimas décadas, hasta desembocar en la abierta intervención militar de estos días contraria al derecho internacional, solo pueden comprenderse plenamente si se las sitúa dentro de esta lógica estructural de dominación, captura de valor y disciplinamiento de la periferia. |
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Venezuela en el engranaje del imperialismo contemporáneo |
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Situar el caso venezolano dentro del marco del sistema-mundo capitalista implica abandonar explicaciones excepcionalistas o moralizantes y entenderlo como una expresión concreta de las dinámicas estructurales del imperialismo contemporáneo. |
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Lejos de tratarse de un mero conflicto bilateral, de un “fracaso interno” o de una supuesta “deriva autoritaria”, la agresión sostenida contra Venezuela debe leerse como parte de un proceso de disciplinamiento de la periferia en un contexto de crisis, reconfiguración geopolítica y declive relativo de la hegemonía estadounidense. |
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Desde el inicio del proceso bolivariano, la soberanía venezolana fue objeto de una confrontación sostenida por parte del imperialismo estadounidense y sus aliados regionales. Ya durante la presidencia de Hugo Chávez (1999–2013), esta ofensiva adoptó múltiples formas que anticipan los mecanismos hoy desplegados contra Venezuela. El golpe de Estado de abril de 2002 —respaldado por sectores empresariales, mediáticos y militares, y legitimado de facto por Washington— marcó un punto de inflexión, seguido pocos meses después por el paro petrolero de 2002–2003, un sabotaje económico dirigido a paralizar PDVSA y asfixiar al Estado venezolano. |
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A estos episodios se sumaron operaciones de desestabilización política y financiera, como el financiamiento de la oposición a través de agencias estadounidenses (USAID y NED), la presión internacional durante el referéndum revocatorio de 2004, y la detección de tramas paramilitares vinculadas a Colombia, como la llamada Operación Daktari en 2004. |
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En las últimas décadas (y de forma particularmente intensa desde mediados de los años 2010) Venezuela ha sido objeto de un incremento en esta estrategia multiforme de dominación, |
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Estos hechos se inscribieron, además, en un entorno regional crecientemente militarizado, con la expansión de la presencia estadounidense en Colombia y la realización de ejercicios militares que simulaban escenarios de intervención en Venezuela, que incluyen el precedente de la Operación Balboa en 2001, liderada por España en coordinación con Colombia, Panamá y Estados Unidos. |
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Paralelamente, se consolidó una guerra mediática internacional orientada a erosionar la legitimidad del gobierno bolivariano y a preparar el terreno simbólico para formas más abiertas del uso de la fuerza. Lejos de constituir episodios aislados, estos precedentes revelan una estrategia prolongada de injerencia que combina presión económica, conspiración política, amenaza militar y disciplinamiento discursivo, y que encuentra su continuidad —con medios más radicalizados— en la fase actual de agresión imperialista contra Venezuela. |
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Así pues, en las últimas décadas —y de forma particularmente intensa desde mediados de los años 2010— Venezuela ha sido objeto de un incremento en esta estrategia multiforme de dominación, en la que se han combinado sanciones económicas, asfixia financiera, deslegitimación diplomática, operaciones de desestabilización política, amenazas militares, acciones encubiertas y una intensa guerra mediática y cultural. |
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Esta articulación de instrumentos responde con claridad a los automatismos del imperialismo descritos anteriormente: un equilibrio relativo entre coerción y consenso destinado a forzar un cambio de régimen con el fin de imponer la sumisión del país a los circuitos de acumulación del capital global. |
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El eje económico ha sido central en esta ofensiva. Tras la desestabilización interna provocada por las guarimbas en 2014 —que acompañaron al incremento de la financiación directa de Estados Unidos a la oposición—, desde 2015, y de forma cualitativamente más agresiva a partir de 2017 y 2019, las sanciones unilaterales estadounidenses, contrarias al derecho internacional, no solo han castigado severamente la capacidad del Estado venezolano para comerciar, financiarse y sostener políticas públicas, sino que han funcionado como un mecanismo de guerra económica orientado a erosionar las condiciones materiales de reproducción social. |
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Las sanciones financieras impuestas en 2017 bloquearon el acceso a los mercados internacionales de crédito e impidieron la refinanciación de la deuda, mientras que el embargo petrolero de facto instaurado en 2019 contra PDVSA, acompañado de la confiscación de activos estratégicos en el exterior, profundizó el colapso de los ingresos públicos y de la capacidad de importación del país. |
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Estudios del Center for Economic and Policy Research (CEPR) estimaron que, solo entre 2017 y 2018, las sanciones contribuyeron a 40.000 muertes evitables en Venezuela |
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Las consecuencias materiales de este estrangulamiento han sido ampliamente documentadas. Estudios del Center for Economic and Policy Research (CEPR) estimaron que, solo entre 2017 y 2018, las sanciones contribuyeron a 40.000 muertes evitables, al restringir el acceso a alimentos, medicamentos, insumos hospitalarios y servicios básicos, mientras otros estudios elevaron esta cifra a más de 100.000 hasta 2020. Informes de agencias de Naciones Unidas han constatado el deterioro sostenido de los indicadores de salud, nutrición y mortalidad infantil y materna en el contexto del colapso económico inducido. |
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En 2018, un funcionario del propio Departamento de Estado de Estados Unidos reconocía abiertamente el objetivo de esta política al afirmar que las sanciones habían forzado a Venezuela a entrar en default y que el “colapso total” era la prueba de que la estrategia estaba funcionando. |
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Este proceso de asfixia económica ha ido acompañado de una desposesión financiera directa, en la que han participado activamente instituciones de los países centrales. El caso del oro venezolano retenido por el Banco de Inglaterra resulta particularmente ilustrativo. Bajo el argumento de “no saber quién es el gobierno legítimo”, el Reino Unido se negó a devolver reservas soberanas pertenecientes al Estado venezolano, incluso en plena emergencia del covid. De forma paralela, activos estatales por valor de decenas de miles de millones de dólares fueron congelados en el exterior, y empresas estratégicas como Citgo quedaron bajo control judicial en Estados Unidos, privando al país de recursos fundamentales. |
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Este eje económico se articuló con una ofensiva política y diplomática destinada a negar la soberanía venezolana en el plano internacional. Tras el desconocimiento de las elecciones presidenciales de 2018, en enero de 2019 se produjo el reconocimiento inmediato por Estados Unidos, la Unión Europea y otros aliados de Juan Guaidó como autoridad paralela, sin haberse presentado ni tan siquiera a las elecciones presidenciales. |
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Esto sería acompañada, un mes después, de un intento de entrada desde la frontera colombiana bajo el pretexto de la “ayuda humanitaria”. Estos episodios pusieron de manifiesto el papel desempeñado por gobiernos, organismos multilaterales y alianzas regionales en la elaboración de un consenso internacional para el cambio de régimen y la intervención, normalizando una interpretación notablemente elástica de la legalidad internacional en favor de los intereses del hegemón. |
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Cuando estas herramientas no produjeron los resultados esperados, la lógica imperialista recurrió a formas de acción más directas. En agosto de 2018 tuvo lugar el intento de asesinato de Nicolás Maduro |
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Cuando estas herramientas no produjeron los resultados esperados, la lógica imperialista recurrió a formas de acción más directas. En agosto de 2018 tuvo lugar el intento de asesinato del presidente Nicolás Maduro mediante drones con explosivos. En años posteriores, se intensificaron los despliegues navales estadounidenses en el Caribe, con incursiones mercenarias como la Operación Gedeón en mayo de 2020 y las recientes operaciones de interdicción bajo el argumento de la “guerra contra el narcotráfico”, que ha resultado en el asesinato extrajudicial y sin pruebas de más de un centenar de personas, de las que se sabe que muchas de ellas eran simples pescadores artesanales de la zona. |
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En este contexto, la declaración del fentanilo como “arma de destrucción masiva” o la criminalización del Estado venezolano mediante narrativas como la del llamado Cartel de los Soles cumplieron con la función de construir un marco moral que legitimara la violencia imperialista ante la opinión pública. Resulta revelador que esta última acusación haya sido eliminada al iniciarse las audiencias judiciales contra Maduro, evidenciando su carácter instrumental y propagandístico. |
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Por supuesto, este dispositivo coercitivo no se sostiene únicamente mediante la fuerza. La producción de consenso ha sido igualmente clave. Para ello, ha proliferado la promoción internacional de liderazgos opositores, y los reconocimientos y dispositivos simbólicos de legitimación por medio del uso de premios institucionales, desde el Premio Sájarov de la Unión Europea a los ultraderechistas María Corina Machado y Edmundo González Urrutia hasta el Premio Nóbel a la primera o el novedoso sainete del Premio de la Paz de la FIFA a Donal Trump. |
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A ello se ha unido una cobertura mediática sistemáticamente sesgada —con la reiteración acrítica de términos como “dictador”, “tirano”, “autárquico” o “régimen” en prensa generalista tanto como en prensa rosa o deportiva— para configurar una estrategia cultural destinada a naturalizar la intervención y a presentar el cambio de régimen como una causa deseable, humanitaria e incluso pacífica. Como en otros escenarios históricos, la hegemonía cultural funciona aquí como complemento indispensable de la coerción financiera y militar, haciendo de la agresión una parte central del sentido común político. |
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El crudo pesado venezolano adquiere una importancia específica, ya que podría servir para complementar las limitaciones del crudo ultraligero procedente del fracking estadounidense |
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Pero detrás de esta ofensiva no hay solo una voluntad de disciplinamiento, castigo o dominio en términos abstractos. Venezuela ocupa un lugar estratégico en la geografía material del capitalismo global, especialmente por sus reservas energéticas. Aunque el petróleo venezolano es ultrapesado y costoso de refinar, su relevancia no puede evaluarse al margen de la configuración actual del mercado energético global. |
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Venezuela concentra unas de las mayores reservas probadas de crudo del planeta —en torno a los 300.000 millones de barriles, mayoritariamente en la Faja del Orinoco—, un volumen comparable o incluso superior al de grandes productores como Arabia Saudí o Irán, aunque sometido a condiciones geológicas y técnicas complejas. La fuerte caída de la producción —hoy situada en torno a los 900.000–1.100.000 barriles diarios frente a los más de tres millones alcanzados en su pico histórico—, respondería al efecto de las sanciones en la asfixia financiera del país y el consecuente deterioro deliberado en inversión e infraestructuras. |
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En este contexto, el crudo pesado venezolano adquiere una importancia específica, ya que podría servir para complementar las limitaciones del crudo ultraligero procedente del fracking estadounidense que se estima insuficiente por sí solo para abastecer la demanda de diésel y otros destilados medios. Además, este petróleo venezolano encaja con la capacidad instalada de las grandes refinerías del Golfo de México, diseñadas precisamente para procesar crudos densos y con alto contenido en azufre. |
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A ello se suma un factor logístico nada menor: la proximidad geográfica —unas 1.500–2.000 millas náuticas frente a las 8.000–10.000 desde Oriente Medio— reduce los costes de transporte (y, por tanto, de uso de crudo) y los riesgos de exposición a los potenciales cuellos de botella estratégicos en Ormuz, Suez o Bab el-Mandeb, en un escenario de creciente inestabilidad global. |
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Esta combinación de reservas, calidad del crudo, infraestructura de refinación y geografía explica por qué el control territorial y logístico del petróleo venezolano, sin ser el único, sigue siendo un elemento de peso en las disputas geoeconómicas contemporáneas, más allá de los relatos coyunturales con los que se intenta justificar la agresión. Pero es que además, el control de estos recursos no solo tiene implicaciones energéticas, sino también financieras y monetarias, al ser parte de una política destinada a reforzar el papel del dólar en el comercio internacional energético con el fin de apuntalar una hegemonía en crisis. |
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Venezuela aparece como una plaza clave en un repliegue táctico más amplio de Estados Unidos hacia sus esferas de influencia (que incluye el esfuerzo por disciplinar a Europa, Japón y Corea del Sur) |
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En este sentido, Venezuela aparece como una plaza clave en un repliegue táctico más amplio de Estados Unidos hacia sus esferas de influencia (que incluye el esfuerzo por disciplinar a Europa, Japón y Corea del Sur), en un momento de transformación, combustión y disputa estratégica a escala mundial. |
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No se trata únicamente de renovar la Doctrina Monroe por medio del “Corolario Trump” para reafirmar el viejo “patio trasero” —como los imperialistas estadounidenses menosprecian a América Latina—, sino de consolidar posiciones frente a posibles competidores sistémicos al tiempo que se afianzan dependencias y liberan recursos para el eje central de la confrontación geopolítica contemporánea. El caso venezolano, lejos de ser marginal, se inscribe así en el corazón de las contradicciones del imperialismo en su fase actual, cuando el centro del mismo percibe que ha perdido el control hegemónico sobre el resto. |
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Hechos frente a conspiraciones: la obligación estratégica de la información frente a la confusión mediática imperialista |
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El recorrido hasta aquí realizado permite extraer una conclusión fundamental: sin herramientas de análisis estructural, las agresiones imperialistas aparecen como hechos medio confusos, excepcionales o a veces inexplicables, que incluso parecen ser producto de actitudes magolómanas o ataques psicóticos. En realidad, responden a patrones históricos bien conocidos. |
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Comprender el imperialismo como un sistema, y no como una suma de excesos, errores o conspiraciones aisladas, no es un ejercicio intelectual abstracto, sino una condición política imprescindible para poder identificar al agresor, nombrar la violencia y articular respuestas colectivas. |
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En contextos de crisis, zozobra y desinformación, esta tarea se vuelve aún más urgente. La ofensiva imperialista no se libra únicamente en los planos económico, diplomático o militar, sino también en el campo de la producción de conocimiento. |
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Lo que circula masivamente en esos momentos no es información neutral, sino, en el mejor de los casos, propaganda: relatos diseñados para desorientar, fragmentar, sembrar sospechas y desplazar el foco desde los hechos comprobables hacia un terreno pantanoso de especulación permanente. |
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El último de ellos ha sido el destinado a deslizar la posibilidad de que la hasta ahora vicepresidenta, y ahora presidenta encargada, Delcy Rodríguez, haya sido la figura que ha traicionado a Nicolás Maduro. Sin pruebas, sin datos, sin nada, la acusación ha permeado los debates de buena parte de una supuesta izquierda en redes sociales que, a merced de los algoritmos, que ni tan siquiera se ha atrevido cuestionar el origen de la tesis, a pesar haber sido propagada de manera profusa por el propio Donald Trump, los servicios de inteligencia estadounidenses y medios con sede en Miami. Esto pone en evidencia que, cuanto mayor es la capacidad de difusión mediática del hegemón, más eficaz resulta su estrategia de desinformación y confusión. |
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Frente a una agresión imperialista que hace apenas unas décadas habría provocado movilizaciones masivas, hoy asistimos con demasiada frecuencia a una sustitución del análisis por teorías conspirativas recicladas |
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La especulación sin pruebas, la amplificación acrítica de narrativas fabricadas en centros de poder hostiles y la obsesión por tramas opacas terminan haciendo el juego al imperialismo, debilitando la capacidad de denuncia, erosionando la confianza política y fragmentando a quienes deberían estar construyendo respuestas comunes. |
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Allí donde se necesita claridad, unidad y fuerza, se introduce confusión, sospecha y parálisis. No se trata de negar la complejidad de los procesos ni de clausurar el debate, sino de poner en cuarentena las narrativas que responden a intereses imperiales evidentes y de no convertir la incertidumbre en un mercado de rumores. La historia del imperialismo demuestra que su mayor eficacia no reside solo en la violencia que ejerce, sino en su capacidad para desarmar políticamente a sus adversarios, incluso desde posiciones que se reclaman críticas o de izquierdas. |
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Efectivamente, frente a una agresión imperialista que hace apenas unas décadas habría provocado movilizaciones masivas, hoy asistimos con demasiada frecuencia a una sustitución del análisis por teorías conspirativas recicladas, a menudo, como hemos visto, procedentes de los mismos aparatos mediáticos y de inteligencia que han impulsado históricamente las campañas de desestabilización contra Venezuela y otros países del Sur global. |
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Frente a ello, recuperar el análisis materialista, atender a las estructuras, identificar los intereses en juego y sostener una crítica anclada en hechos verificables no es una opción más entre otras, sino una obligación estratégica. En un mundo atravesado por una crisis sistémica de extraordinarias dimensiones y por la consecuente intensificación de las agresiones imperialistas, el rigor y la disciplina intelectuales no son ningún lujo, sino una forma de resistencia activa y una condición imprescindible para reconstruir la solidaridad internacional y la acción colectiva que agresiones como las que estamos experimentando exigen. |
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Por ello, conviene centrarse en los hechos que conocemos. Es decir, las sanciones, el saqueo de activos, las amenazas militares, las operaciones encubiertas, la violencia económica sistemática y, por supuesto, el secuestro del presidente constitucional y su esposa en contra del derecho internacional —en tiempos en que cada vez queda más en evidencia que tal derecho apenas ha parecido serlo mientras le ha servido al hegemón para sostener el control global—. |
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Es por medio de estos hechos corroborables que evitamos el fango de la opinión infundada y nos podemos centrar en lo que en este momento resulta esencial: denunciar la flagrante violación estadounidense de la soberanía de Venezuela, exponer la amenaza que esto representa para el resto del mundo y, consecuentemente, exigir la inmediata liberación de los ciudadanos venezolanos Nicolás Maduro y Cilia Flores. |