Dérive au pays du spectacle par des frenchies jazzeux (toujours le jazz inspire et compose les strassenfilms de cette époque: John Cassavetes, Louis Malle, etc).
La nuit de l'american dream : un lunapark fait de signes typographiques.
Des lettres et des ampoules. Stroboscopie colorée, reflets, comme de gros pixels : la rue est encore la matrice.
Phase d'accumulation primitive du capitalisme de l'attention. Cristallisation de l'origine.
"Les Américains ont inventé le jazz pour se consoler de la mort, la star pour se consoler de la femme. Pour se consoler de la nuit, ils ont inventé Broadway.
Chaque soir, au centre de New York, un jour artificiel se lève. Son objet est d'annoncer des spectacles, de vanter des produits et les inventeurs de ces réclames seraient fort étonnés d'apprendre que le spectacle le plus fascinant, l'objet le plus précieux, c'est la rue transfigurée par leurs enseignes. Ce jour a ses habitants, ses ombres, ses mirages, ses cérémonies. Il a aussi son soleil..."
(Chris Marker)
"j'ai cherché à filmer la plus belle chose à New York, à savoir les lumières de Broadway, mais dans le même temps, ce que ces lumières nous vendent est stupide et effrayant. Ainsi, c'est un film beau à voir mais qui dénonce aussi des choses sérieuses." (William Klein)
"Le premier film que j’ai vu où la couleur est absolument nécessaire." (Orson Welles)
Synopsis de la Cinémathèque française ---> Une virée expérimentale dans les rues de Manhattan, où défilent publicités et enseignes lumineuses dans un court métrage avant-gardiste qui capture l'esprit pop et abstrait des néons de Broadway.