Article épinglé
mardi 12 mai 2026
dimanche 10 mai 2026
La France soutient al Qaeda au Mali
SOURCE https://nicolascinquini.blog/2026/05/08/la-france-soutient-al-qaeda-au-mali/
Georges Malbrunot le confirme dans un article que RTL publie le 8 mai 2026
Le journaliste Georges Malbrunot a recueilli les confidences d’une source française anonyme, quand dans un article publié par RTL le 8 mai 2026, il confirme ce qu’affirme depuis longtemps les autorités du Mali.
Comment la France, chassée du Mali, combat indirectement la junte au pouvoir et ses soutiens russes via des militaires ukrainiens
Si elle a quitté le Mali, la France apporte une aide opérationnelle à des militaires ukrainiens sur place, passés par la Légion étrangère, et qui coopèrent avec les rebelles touaregs.
Les forces françaises ne sont officiellement plus sur le sol malien, et pourtant elles continuent à opérer indirectement. Selon une source sécuritaire française, la France se repose notamment sur de nombreux militaires ukrainiens francophones passés par la Légion étrangère : des unités du renseignement militaire ukrainien, le GUR, opèrent ainsi au Mali en coordination avec les rebelles touaregs, lesquels ont débuté il y a deux semaines une conquête de plusieurs villes grâce à une alliance avec les djihadistes.
Les rebelles indépendantistes touaregs cherchent ainsi à affaiblir la junte au pouvoir à Bamako, tandis que la France et l’Ukraine veulent renverser les soutiens russes de la junte, les anciens de la milice Wagner (renommés l’Afrika Corps) qui ont tout fait pour chasser la France de l’Afrique. Un partage d’intérêts, alors même que les rebelles touaregs ont une ancienne relation avec les services de renseignements français au Sahel.
Ce n’est pas la première fois qu’il est question d’une alliance franco-ukrainienne sur ce plan : en début d’année dernière, le service de renseignements ukrainien avait proposé aux autorités françaises un plan détaillé pour déloger les juntes de la région du Sahel, et ainsi faire reculer l’ennemi russe. Mais Paris n’avait pas donné de suites à cette proposition, en raison notamment de l’aspect sécuritaire.
Une hiérarchisation de l’ennemi
Le verrou est aujourd’hui levé, permettant un jeu de stratégies qui semble favoriser les djihadistes, ces derniers étant actuellement alliés aux indépendantistes touaregs, eux-mêmes aidés par ces forces ukrainiennes. Une sorte de hiérarchisation de l’ennemi afin d’atteindre un objectif commun, ici de renverser la junte au pouvoir et d’affaiblir les Russes et leurs alliés dans la région.
En limitant son aide opérationnelle à ces relais ukrainiens, la France évite ainsi une coopération directe avec les djihadistes liés à Al-Qaïda. Interrogé, le ministère des Armées est toutefois resté vague et a indiqué que si les militaires ukrainiens avaient quitté la Légion étrangère pour servir l’Ukraine de manière qu’ils jugent utile, la France n’a de son côté pas de commentaire à faire sur le sujet.
Plusieurs pays du Sahel avaient dénoncé l’an dernier ce jeu d’alliances, qui semble toutefois faire ses preuves dans la région, avec la reprise récemment de grandes villes – dont Kidal, reprise fin avril par les djihadistes alliés aux rebelles touaregs. De quoi faire des remous entre la junte au pouvoir et son allié russe, qu’elle accuse de l’avoir “trahi” alors que les mercenaires russes ont quitté le navire après avoir passé un accord quelques jours avant l’attaque.
La mort du ministre malien de la Défense, Sadio Camara, tué fin avril dans une attaque kamikaze, a également marqué un autre coup de la Russie, puisque ce numéro deux de la junte, considéré comme l’homme de Moscou, avait été formé en Russie.
En réalité, les militaires russes de l’African Corps opèrent toujours au Mali et n’en déplaise à une presse bleu horizon revancharde, l’offensive que les djihadistes ont lancée vers le sud le 25 avril n’est pas parvenue à conquérir le pays. Car avec des attaques de SVBIED (suicide vehicle-borne improvised explosive device) à Kati, banlieue de Bamako, pour tuer le ministre de la défense et aussi le président Assimi Goïta -la seconde échoua- la prise du pouvoir central était bien l’objectif

Par pudeur, Malbrunot limite aux rebelles touaregs la portée du soutien franco-ukrainien. Le sujet mérite d’être approfondi

Fondé dans le nord du Mali le 30 novembre 2024, par la fusion d’organisations plus anciennes, le Front de libération de l’Azawad (FLA, 4000 hommes) est indépendantiste et aussi islamiste. Son chef est Alghabass Ag Intalla, un ancien d’Ansar Dine [Les Défenseurs de la religion], pas exactement un laïc

De fait, l’offensive était une opération conjointe du FLA et des djihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM, 6000 hommes), branche malienne d’al Qaeda, dont le chef est Iyad Ag Ghali, également Touareg et fondateur d’Ansar Dine en 2012

Bashar Assad énonça autrefois
Le terrorisme n’est pas une carte qu’on sort et qu’on range dans sa poche. Comme un scorpion, il peut vous piquer à tout moment
Dix ans après la Syrie et la cruelle leçon de choses du 13 novembre 2015, la France perpétue de scabreux calculs stratégiques et soutient encore une fois des insurgés sunnites radicaux.
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19 novembre 2025 : Mali Defends Sovereignty Against a Western-Backed “Proxy War” – Pavan Kulkarni, Internationalist 360°
As panic-inducing travel advisories and doomsaying media reports prophesy the fall of Mali to an Al Qaeda affiliate attacking fuel convoys, the government has re-secured supply routes and hosted Mali’s first international defense expo in a supposedly besieged capital
7 mai 2025 : Un djihadiste à Paris
dirigée et interprétée par Emmanuel Macron, sa dernière romance
17 mars 2025 : ‘Ethnic cleansing!’ Videos show Syrian government-aligned forces [HTS Jihadists] reveling in massacre of minorities in coastal town – CNN
[the uncomfortable convolutions of CNN presstitutes produce the comic effect of this article, because alongside Qatari channel Al Jazeera and most Western mainstream media, its editorial line was supporting since 2011 the radical Sunni uprising against the secular government of Bashar Assad]
11 décembre 2024 : Report: Ukraine Sent Drones and Drone Operators to HTS Before Offensive That Ousted Assad – Dave DeCamp, Antiwar.com
HTS, an offshoot of al-Qaeda, is designated by the US as a terror organization
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13 novembre 2020 : The path to November 13, 2015
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chronique alphabétique et nécrologique de l’engagement français dans les rangs atlantistes en Ukraine, ce que les journalistes serviles ne vous raconteront pas. Où le lecteur retrouve des Ukrainiens de la Légion étrangère
samedi 9 mai 2026
lundi 9 février 2026
Les Diablotins rouges / Красные дьяволята (Ivan Perestiani, 1923)
Tsiteli Echmakounebi (Les Diablotins rouges)
1923 - 1h25
URSS-Géorgie
Réalisation : Ivan Perestiani
Scénario : Pavel Bliakhin, Ivan Perestiani
Photographie : Aleksandre Digmelov
Décors : Fedor Push
Avec : Aleksandr Davidovski, Pavel Esikovski, Sofia Jozeffi, Kador Ben-Salim, G. Lein, N. Nirov
Ukraine, au début des années 1920. La guerre civile fait rage. Dans un hameau habite le cheminot Petrov et ses enfants adolescents Micha et Douniacha. Micha est passionné des œuvres de Fenimore Cooper et Douniacha est folle du roman Ovod. Soudain, le hameau subit l’attaque de la bande de Makhno. Les ouvriers-cheminots organisent rapidement la défense. Au cours de la fusillade, les bandits blessent mortellement Petrov. En mourant, il lègue à ses enfants la mission de lutter contre les ennemis du pouvoir des Soviets. Micha et Douniacha fuient. En chemin, ils rencontrent un acrobate de rue, Tom Jackson, qui devient leur ami.
vendredi 6 février 2026
Et l'acier fut trempé / Как закалялась сталь (Marc Donskoï, 1942)
Pavel Korchagin combat pendant et après la guerre civile russe.
D'après le roman Et l'acier fut trempé de Nikolaï Ostrovski.
Le roman reflète les événements de l'époque de la guerre civile, la guerre civile en Ukraine, l' occupation allemande de Kharkov et l' intervention de l'Entente, la guerre soviéto-polonaise, les discussions entre les jeunes sur la NEP, l'« Opposition de gauche », sur l' appel de Lénine au parti et au Komsomol, sur la participation du Komsomol à « l' opposition ouvrière », le trotskisme, la restauration de l'économie nationale et la construction socialiste dans les premières années du pouvoir soviétique.
dimanche 1 février 2026
Pavel Korchagin / Павел Корчагин (Alexandre Alov, Vladimir Naoumov, 1956)
jeudi 29 janvier 2026
Le Poème de la mer / Поэма о море (Ioulia Solntseva, 1958)
Un village ukrainien est menacé d'engloutissement par la construction d'une centrale hydroélectrique. Sur un scénario écrit par son mari, Oleksandr Dovjenko, à la fin de sa vie, Ioulia Solntseva achève Le Poème de la mer, en respectant fidèlement l'esthétique du cinéaste.
La Sacoche du courrier diplomatique / Сумка дипкурьера (Aleksander Dovjenko, 1927)
D'après un fait réel historique – l'assassinat d'un coursier soviétique à l'étranger –, Dovjenko raconte comment les agents du renseignement tentent de récupérer la valise diplomatique. Un thriller d'espionnage amusant, où de malfaisants diplomates britanniques affrontent leurs homologues soviétiques.
Zvenygora / Звенигора (Aleksander Dovjenko, 1927)
En Ukraine, un vieux grand-père veille au trésor caché du mont Zvenygora
par-delà les siècles, des invasions successives jusqu'à
l'industrialisation par le régime bolchévique. La légende
populaire – fil conducteur d'un drame en douze parties – permet à
Dovjenko d'évoquer l'histoire millénaire de son peuple, dans un
ciné-poème novateur au lyrisme étourdissant, que les historiens
considèrent comme l'acte de naissance du cinéma ukrainien.
dimanche 25 janvier 2026
Ivan / Iвaн (Aleksander Dovjenko, 1932)
L'histoire d'un jeune paysan analphabète, dont la conscience politique s'éveille pendant la construction du barrage sur le Dnipro, constitue la première expérience de Dovjenko avec le son, qu'il associe au montage visuel. Les chants populaires sont juxtaposés aux sifflements des machines, tandis que les images lyriques du fleuve alternent avec celles des structures métalliques monumentales.
Shchors / Щорс (Aleksander Dovjenko, 1939)
Bucovine, terre ukrainienne / Буковина – земля Украинская (Aleksander Dovjenko, 1939)
La Bataille pour notre Ukraine soviétique / Битва за нашу советскую Украйну (Aleksander Dovjenko, 1943)
Des images de l'invasion de l'Ukraine par les Nazis jusqu'au retour triomphal de l'Armée rouge. En alliant rigueur du montage et souffle épique, Dovjenko hisse la chronique de guerre au rang d'œuvre d'art, dans laquelle résonne la voix vibrante des témoins.
Mauro Dlugovitzky es Licenciado en Ciencia Política por la facultad de Ciencia Política y Relaciones Internacionales de la Universidad Nacional de Rosario. Actualmente es Doctorando en Filosofía mención Estética y Teoría del Arte, por la Facultad de Artes de la Universidad de Chile.
Esta guitarra que toco
no olvida su entraña de árbol,
su raíz de Chaco y de luna
florece cuando yo canto.
Yo soy nacido en Baranda
un lugar muy olvidado.
Se llevaron el tanino
y el pueblo se fue secando.— Los Trovadores y Armando Tejada Gómez, 1967
Los oficios de Pedro Changa es una obra integral creada en el círculo de artistas comprometidos, críticos y vanguardistas del Movimiento Nuevo Cancionero (MNC). Esta agrupación, de trascendencia regional, cercanía ideológica al Partido Comunista y formada en Mendoza, sintetizó su postura de lo que debía ser la música popular argentina y latinoamericana a través del lanzamiento de un manifiesto en 1963. Un panfleto que dio cuenta de la necesidad como músicos de ser protagonistas en una época de radicalización estética y política.
Las canciones que comenzaron a brotar de este y otros movimientos a lo largo del país, se forjaron al calor de poesías alusivas a una revolución que parecía estar a la vuelta de la esquina y una reivindicación de los paisajes que hasta este momento eran retratados sin una perspectiva crítica por el folklore tradicional. De la primacía de la canción paisajista y romántica, producto de la ficción pacífica de la unión entre el peón y el patrón, a la canción que mostraba el sujeto de ese paisaje, sus miserias y a los responsables de estas.
Los autores del disco son un reflejo de este aire de época enmarcado en el boom de un folklore popular y politizado. El poeta mendocino Armando Tejada Gómez, escritor de las letras de las canciones del disco, nunca cursó la escuela primaria. A lo largo de su vida tuvo distintos oficios. Fue lustrabotas, canillita y peón albañil. Los Trovadores, quienes compusieron la música del LP, llegaron a este proyecto con una formación muy reciente y en construcción, luego de una ruptura grupal por motivos estético-políticos. Su estilo de grupo vocal, de arreglos complejos y refinados, algo característico del período, sumado a su afinidad con las luchas sociales y el canto comprometido, los hizo tener mucha cercanía a los autores del Movimiento Nuevo Cancionero.
En 1967 apareció este álbum conceptual que tiene forma de poema cantado. El disco realiza una conexión entre los géneros populares y tradicionales de cada región argentina por la que va pasando el peón golondrina, y los oficios característicos de estos lugares. Así, aparecen el Estilo, la Huella, la Polca Misionera, el Chamamé, la Milonga, la Zamba, la Cueca, la Baguala, la Galopa y el Tango, y muchos de estos entremezclados en una misma canción, elaborando aires, es decir, variaciones del estilo base de cada uno de los géneros. Se trata de de una combinación entre sujeto, paisaje y expresiones simbólicas sintetizadas en la aventura de un personaje trágico. Así, el canto aparece alrededor del trabajador del tanino devastado de La Forestal, de la juntada de maíces, de la vendimia mendocina; del trigo en el pehuajó, de la caña de azúcar tucumana; del yerbatal litoraleño. Tiene un protagonismo exclusivamente subalterno, en cada una de sus variantes regionales, aunque autor (poeta y cantor) y personaje van pasando rápidamente al segundo plano con el objetivo de dejar en el primero a quien oye. Éste es el interpelado y al que se pretende hacer transitar el camino iniciático de la transformación vía emoción y conocimiento. Revolución, fraternidad, denuncia, igualdad, y libertad aparecen tratados a lo largo de este conjunto diverso de canciones.
Los oficios de Pedro Changa, no muestra una ficción romántica de los oficios, mas bien los pone en discusión por el sacrificio que implican en la vida cotidiana del subalterno, y a su vez, denuncia la falta de ellos en el presente. Sin embargo no trata de inculcar un desamparo derrotista, sino que muestra una posible toma de conciencia, necesaria para la llegada del tiempo justo. Se está ante un disco cuyo posicionamiento indica una insatisfacción frente a las soluciones parciales.
La obra se encuentra, como punto de llegada y de nueva partida, entre dos momentos musicales del folklore argentino: el que busca amenizar la espera de la revolución que estará llegando (y más vale esperar cantando) y otro que pretende participar como estética de acción directa en el proceso revolucionario.
En la contratapa del disco, Tejada Gómez se despacha con un testimonio único, que termina de esta manera:
“Él sabe que lo olvidan. Sabe que sólo habita los sitios del trabajo. Sin embargo, allá en su corazón de ternura y colmena, el Pedro Changa afirma su destino en la tierra, en esta tierra suya que aún es horizonte, cielo, donde madruga la semilla de América. Seguramente ignora que ha entrado a la leyenda y que ahora es canción a lo largo del viento”.
Los oficios y la changa son temas que nunca van a poder dejar de ser pensados y que pueden ser resignificados en cada momento. En tiempos en que la música aparece como un arte que no debe ser ideologizado, es bueno recordar que no existe algo así como una estética neutral: hay artes que visibilizan y artes que esconden, artes que se muestran trascendentales y artes que se saben materiales, hay algunos que ocultan y desdibujan mecanismos de poder y otros que los ponen en cuestión. Esta obra es un claro ejemplo del segundo de estos, compuesta alrededor de autores revolucionarios, artistas comprometidos, grupos solidarios y pensamientos emancipatorios.
Referencias
Libros y publicaciones asociadas:
Chamosa, O. (2012). Breve historia del folclore argentino. Buenos Aires: Edhasa.
Gilbert, A., & Liut, M. (Eds.). (2019). Las mil y una vidas de las canciones. Gourmet Musical Ediciones.
Molinero, C. D. (2011). Militancia de la canción: política en el canto folklórico de la Argentina, 1944–1975. Editorial Ross.
Otros enlaces:
Enlace al disco completo en Youtube: https://youtube.com/playlist?list=OLAK5uy_kAv0YXmZrH5LkQRdEIJ3G3wRAXahnWy2Y&si=rcJqyDtZ9XF9g4zr
De la serie ordenando la discoteca:
Galería
Mauro Dlugovitzky es Licenciado en Ciencia Política por la facultad de Ciencia Política y Relaciones Internacionales de la Universidad Nacional de Rosario. Actualmente es Doctorando en Filosofía mención Estética y Teoría del Arte, por la Facultad de Artes de la Universidad de Chile.
Esta guitarra que toco
no olvida su entraña de árbol,
su raíz de Chaco y de luna
florece cuando yo canto.
Yo soy nacido en Baranda
un lugar muy olvidado.
Se llevaron el tanino
y el pueblo se fue secando.— Los Trovadores y Armando Tejada Gómez, 1967
Los oficios de Pedro Changa es una obra integral creada en el círculo de artistas comprometidos, críticos y vanguardistas del Movimiento Nuevo Cancionero (MNC). Esta agrupación, de trascendencia regional, cercanía ideológica al Partido Comunista y formada en Mendoza, sintetizó su postura de lo que debía ser la música popular argentina y latinoamericana a través del lanzamiento de un manifiesto en 1963. Un panfleto que dio cuenta de la necesidad como músicos de ser protagonistas en una época de radicalización estética y política.
Las canciones que comenzaron a brotar de este y otros movimientos a lo largo del país, se forjaron al calor de poesías alusivas a una revolución que parecía estar a la vuelta de la esquina y una reivindicación de los paisajes que hasta este momento eran retratados sin una perspectiva crítica por el folklore tradicional. De la primacía de la canción paisajista y romántica, producto de la ficción pacífica de la unión entre el peón y el patrón, a la canción que mostraba el sujeto de ese paisaje, sus miserias y a los responsables de estas.
Los autores del disco son un reflejo de este aire de época enmarcado en el boom de un folklore popular y politizado. El poeta mendocino Armando Tejada Gómez, escritor de las letras de las canciones del disco, nunca cursó la escuela primaria. A lo largo de su vida tuvo distintos oficios. Fue lustrabotas, canillita y peón albañil. Los Trovadores, quienes compusieron la música del LP, llegaron a este proyecto con una formación muy reciente y en construcción, luego de una ruptura grupal por motivos estético-políticos. Su estilo de grupo vocal, de arreglos complejos y refinados, algo característico del período, sumado a su afinidad con las luchas sociales y el canto comprometido, los hizo tener mucha cercanía a los autores del Movimiento Nuevo Cancionero.
En 1967 apareció este álbum conceptual que tiene forma de poema cantado. El disco realiza una conexión entre los géneros populares y tradicionales de cada región argentina por la que va pasando el peón golondrina, y los oficios característicos de estos lugares. Así, aparecen el Estilo, la Huella, la Polca Misionera, el Chamamé, la Milonga, la Zamba, la Cueca, la Baguala, la Galopa y el Tango, y muchos de estos entremezclados en una misma canción, elaborando aires, es decir, variaciones del estilo base de cada uno de los géneros. Se trata de de una combinación entre sujeto, paisaje y expresiones simbólicas sintetizadas en la aventura de un personaje trágico. Así, el canto aparece alrededor del trabajador del tanino devastado de La Forestal, de la juntada de maíces, de la vendimia mendocina; del trigo en el pehuajó, de la caña de azúcar tucumana; del yerbatal litoraleño. Tiene un protagonismo exclusivamente subalterno, en cada una de sus variantes regionales, aunque autor (poeta y cantor) y personaje van pasando rápidamente al segundo plano con el objetivo de dejar en el primero a quien oye. Éste es el interpelado y al que se pretende hacer transitar el camino iniciático de la transformación vía emoción y conocimiento. Revolución, fraternidad, denuncia, igualdad, y libertad aparecen tratados a lo largo de este conjunto diverso de canciones.
Los oficios de Pedro Changa, no muestra una ficción romántica de los oficios, mas bien los pone en discusión por el sacrificio que implican en la vida cotidiana del subalterno, y a su vez, denuncia la falta de ellos en el presente. Sin embargo no trata de inculcar un desamparo derrotista, sino que muestra una posible toma de conciencia, necesaria para la llegada del tiempo justo. Se está ante un disco cuyo posicionamiento indica una insatisfacción frente a las soluciones parciales.
La obra se encuentra, como punto de llegada y de nueva partida, entre dos momentos musicales del folklore argentino: el que busca amenizar la espera de la revolución que estará llegando (y más vale esperar cantando) y otro que pretende participar como estética de acción directa en el proceso revolucionario.
En la contratapa del disco, Tejada Gómez se despacha con un testimonio único, que termina de esta manera:
“Él sabe que lo olvidan. Sabe que sólo habita los sitios del trabajo. Sin embargo, allá en su corazón de ternura y colmena, el Pedro Changa afirma su destino en la tierra, en esta tierra suya que aún es horizonte, cielo, donde madruga la semilla de América. Seguramente ignora que ha entrado a la leyenda y que ahora es canción a lo largo del viento”.
Los oficios y la changa son temas que nunca van a poder dejar de ser pensados y que pueden ser resignificados en cada momento. En tiempos en que la música aparece como un arte que no debe ser ideologizado, es bueno recordar que no existe algo así como una estética neutral: hay artes que visibilizan y artes que esconden, artes que se muestran trascendentales y artes que se saben materiales, hay algunos que ocultan y desdibujan mecanismos de poder y otros que los ponen en cuestión. Esta obra es un claro ejemplo del segundo de estos, compuesta alrededor de autores revolucionarios, artistas comprometidos, grupos solidarios y pensamientos emancipatorios.
Referencias
Libros y publicaciones asociadas:
Chamosa, O. (2012). Breve historia del folclore argentino. Buenos Aires: Edhasa.
Gilbert, A., & Liut, M. (Eds.). (2019). Las mil y una vidas de las canciones. Gourmet Musical Ediciones.
Molinero, C. D. (2011). Militancia de la canción: política en el canto folklórico de la Argentina, 1944–1975. Editorial Ross.
Otros enlaces:
Enlace al disco completo en Youtube: https://youtube.com/playlist?list=OLAK5uy_kAv0YXmZrH5LkQRdEIJ3G3wRAXahnWy2Y&si=rcJqyDtZ9XF9g4zr
De la serie ordenando la discoteca:
Galería
Mauro Dlugovitzky es Licenciado en Ciencia Política por la facultad de Ciencia Política y Relaciones Internacionales de la Universidad Nacional de Rosario. Actualmente es Doctorando en Filosofía mención Estética y Teoría del Arte, por la Facultad de Artes de la Universidad de Chile.
Esta guitarra que toco
no olvida su entraña de árbol,
su raíz de Chaco y de luna
florece cuando yo canto.
Yo soy nacido en Baranda
un lugar muy olvidado.
Se llevaron el tanino
y el pueblo se fue secando.— Los Trovadores y Armando Tejada Gómez, 1967
Los oficios de Pedro Changa es una obra integral creada en el círculo de artistas comprometidos, críticos y vanguardistas del Movimiento Nuevo Cancionero (MNC). Esta agrupación, de trascendencia regional, cercanía ideológica al Partido Comunista y formada en Mendoza, sintetizó su postura de lo que debía ser la música popular argentina y latinoamericana a través del lanzamiento de un manifiesto en 1963. Un panfleto que dio cuenta de la necesidad como músicos de ser protagonistas en una época de radicalización estética y política.
Las canciones que comenzaron a brotar de este y otros movimientos a lo largo del país, se forjaron al calor de poesías alusivas a una revolución que parecía estar a la vuelta de la esquina y una reivindicación de los paisajes que hasta este momento eran retratados sin una perspectiva crítica por el folklore tradicional. De la primacía de la canción paisajista y romántica, producto de la ficción pacífica de la unión entre el peón y el patrón, a la canción que mostraba el sujeto de ese paisaje, sus miserias y a los responsables de estas.
Los autores del disco son un reflejo de este aire de época enmarcado en el boom de un folklore popular y politizado. El poeta mendocino Armando Tejada Gómez, escritor de las letras de las canciones del disco, nunca cursó la escuela primaria. A lo largo de su vida tuvo distintos oficios. Fue lustrabotas, canillita y peón albañil. Los Trovadores, quienes compusieron la música del LP, llegaron a este proyecto con una formación muy reciente y en construcción, luego de una ruptura grupal por motivos estético-políticos. Su estilo de grupo vocal, de arreglos complejos y refinados, algo característico del período, sumado a su afinidad con las luchas sociales y el canto comprometido, los hizo tener mucha cercanía a los autores del Movimiento Nuevo Cancionero.
En 1967 apareció este álbum conceptual que tiene forma de poema cantado. El disco realiza una conexión entre los géneros populares y tradicionales de cada región argentina por la que va pasando el peón golondrina, y los oficios característicos de estos lugares. Así, aparecen el Estilo, la Huella, la Polca Misionera, el Chamamé, la Milonga, la Zamba, la Cueca, la Baguala, la Galopa y el Tango, y muchos de estos entremezclados en una misma canción, elaborando aires, es decir, variaciones del estilo base de cada uno de los géneros. Se trata de de una combinación entre sujeto, paisaje y expresiones simbólicas sintetizadas en la aventura de un personaje trágico. Así, el canto aparece alrededor del trabajador del tanino devastado de La Forestal, de la juntada de maíces, de la vendimia mendocina; del trigo en el pehuajó, de la caña de azúcar tucumana; del yerbatal litoraleño. Tiene un protagonismo exclusivamente subalterno, en cada una de sus variantes regionales, aunque autor (poeta y cantor) y personaje van pasando rápidamente al segundo plano con el objetivo de dejar en el primero a quien oye. Éste es el interpelado y al que se pretende hacer transitar el camino iniciático de la transformación vía emoción y conocimiento. Revolución, fraternidad, denuncia, igualdad, y libertad aparecen tratados a lo largo de este conjunto diverso de canciones.
Los oficios de Pedro Changa, no muestra una ficción romántica de los oficios, mas bien los pone en discusión por el sacrificio que implican en la vida cotidiana del subalterno, y a su vez, denuncia la falta de ellos en el presente. Sin embargo no trata de inculcar un desamparo derrotista, sino que muestra una posible toma de conciencia, necesaria para la llegada del tiempo justo. Se está ante un disco cuyo posicionamiento indica una insatisfacción frente a las soluciones parciales.
La obra se encuentra, como punto de llegada y de nueva partida, entre dos momentos musicales del folklore argentino: el que busca amenizar la espera de la revolución que estará llegando (y más vale esperar cantando) y otro que pretende participar como estética de acción directa en el proceso revolucionario.
En la contratapa del disco, Tejada Gómez se despacha con un testimonio único, que termina de esta manera:
“Él sabe que lo olvidan. Sabe que sólo habita los sitios del trabajo. Sin embargo, allá en su corazón de ternura y colmena, el Pedro Changa afirma su destino en la tierra, en esta tierra suya que aún es horizonte, cielo, donde madruga la semilla de América. Seguramente ignora que ha entrado a la leyenda y que ahora es canción a lo largo del viento”.
Los oficios y la changa son temas que nunca van a poder dejar de ser pensados y que pueden ser resignificados en cada momento. En tiempos en que la música aparece como un arte que no debe ser ideologizado, es bueno recordar que no existe algo así como una estética neutral: hay artes que visibilizan y artes que esconden, artes que se muestran trascendentales y artes que se saben materiales, hay algunos que ocultan y desdibujan mecanismos de poder y otros que los ponen en cuestión. Esta obra es un claro ejemplo del segundo de estos, compuesta alrededor de autores revolucionarios, artistas comprometidos, grupos solidarios y pensamientos emancipatorios.
Referencias
Libros y publicaciones asociadas:
Chamosa, O. (2012). Breve historia del folclore argentino. Buenos Aires: Edhasa.
Gilbert, A., & Liut, M. (Eds.). (2019). Las mil y una vidas de las canciones. Gourmet Musical Ediciones.
Molinero, C. D. (2011). Militancia de la canción: política en el canto folklórico de la Argentina, 1944–1975. Editorial Ross.
Otros enlaces:
Enlace al disco completo en Youtube: https://youtube.com/playlist?list=OLAK5uy_kAv0YXmZrH5LkQRdEIJ3G3wRAXahnWy2Y&si=rcJqyDtZ9XF9g4zr
De la serie ordenando la discoteca:
Galería
Mauro Dlugovitzky es Licenciado en Ciencia Política por la facultad de Ciencia Política y Relaciones Internacionales de la Universidad Nacional de Rosario. Actualmente es Doctorando en Filosofía mención Estética y Teoría del Arte, por la Facultad de Artes de la Universidad de Chile.
Esta guitarra que toco
no olvida su entraña de árbol,
su raíz de Chaco y de luna
florece cuando yo canto.
Yo soy nacido en Baranda
un lugar muy olvidado.
Se llevaron el tanino
y el pueblo se fue secando.— Los Trovadores y Armando Tejada Gómez, 1967
Los oficios de Pedro Changa es una obra integral creada en el círculo de artistas comprometidos, críticos y vanguardistas del Movimiento Nuevo Cancionero (MNC). Esta agrupación, de trascendencia regional, cercanía ideológica al Partido Comunista y formada en Mendoza, sintetizó su postura de lo que debía ser la música popular argentina y latinoamericana a través del lanzamiento de un manifiesto en 1963. Un panfleto que dio cuenta de la necesidad como músicos de ser protagonistas en una época de radicalización estética y política.
Las canciones que comenzaron a brotar de este y otros movimientos a lo largo del país, se forjaron al calor de poesías alusivas a una revolución que parecía estar a la vuelta de la esquina y una reivindicación de los paisajes que hasta este momento eran retratados sin una perspectiva crítica por el folklore tradicional. De la primacía de la canción paisajista y romántica, producto de la ficción pacífica de la unión entre el peón y el patrón, a la canción que mostraba el sujeto de ese paisaje, sus miserias y a los responsables de estas.
Los autores del disco son un reflejo de este aire de época enmarcado en el boom de un folklore popular y politizado. El poeta mendocino Armando Tejada Gómez, escritor de las letras de las canciones del disco, nunca cursó la escuela primaria. A lo largo de su vida tuvo distintos oficios. Fue lustrabotas, canillita y peón albañil. Los Trovadores, quienes compusieron la música del LP, llegaron a este proyecto con una formación muy reciente y en construcción, luego de una ruptura grupal por motivos estético-políticos. Su estilo de grupo vocal, de arreglos complejos y refinados, algo característico del período, sumado a su afinidad con las luchas sociales y el canto comprometido, los hizo tener mucha cercanía a los autores del Movimiento Nuevo Cancionero.
En 1967 apareció este álbum conceptual que tiene forma de poema cantado. El disco realiza una conexión entre los géneros populares y tradicionales de cada región argentina por la que va pasando el peón golondrina, y los oficios característicos de estos lugares. Así, aparecen el Estilo, la Huella, la Polca Misionera, el Chamamé, la Milonga, la Zamba, la Cueca, la Baguala, la Galopa y el Tango, y muchos de estos entremezclados en una misma canción, elaborando aires, es decir, variaciones del estilo base de cada uno de los géneros. Se trata de de una combinación entre sujeto, paisaje y expresiones simbólicas sintetizadas en la aventura de un personaje trágico. Así, el canto aparece alrededor del trabajador del tanino devastado de La Forestal, de la juntada de maíces, de la vendimia mendocina; del trigo en el pehuajó, de la caña de azúcar tucumana; del yerbatal litoraleño. Tiene un protagonismo exclusivamente subalterno, en cada una de sus variantes regionales, aunque autor (poeta y cantor) y personaje van pasando rápidamente al segundo plano con el objetivo de dejar en el primero a quien oye. Éste es el interpelado y al que se pretende hacer transitar el camino iniciático de la transformación vía emoción y conocimiento. Revolución, fraternidad, denuncia, igualdad, y libertad aparecen tratados a lo largo de este conjunto diverso de canciones.
Los oficios de Pedro Changa, no muestra una ficción romántica de los oficios, mas bien los pone en discusión por el sacrificio que implican en la vida cotidiana del subalterno, y a su vez, denuncia la falta de ellos en el presente. Sin embargo no trata de inculcar un desamparo derrotista, sino que muestra una posible toma de conciencia, necesaria para la llegada del tiempo justo. Se está ante un disco cuyo posicionamiento indica una insatisfacción frente a las soluciones parciales.
La obra se encuentra, como punto de llegada y de nueva partida, entre dos momentos musicales del folklore argentino: el que busca amenizar la espera de la revolución que estará llegando (y más vale esperar cantando) y otro que pretende participar como estética de acción directa en el proceso revolucionario.
En la contratapa del disco, Tejada Gómez se despacha con un testimonio único, que termina de esta manera:
“Él sabe que lo olvidan. Sabe que sólo habita los sitios del trabajo. Sin embargo, allá en su corazón de ternura y colmena, el Pedro Changa afirma su destino en la tierra, en esta tierra suya que aún es horizonte, cielo, donde madruga la semilla de América. Seguramente ignora que ha entrado a la leyenda y que ahora es canción a lo largo del viento”.
Los oficios y la changa son temas que nunca van a poder dejar de ser pensados y que pueden ser resignificados en cada momento. En tiempos en que la música aparece como un arte que no debe ser ideologizado, es bueno recordar que no existe algo así como una estética neutral: hay artes que visibilizan y artes que esconden, artes que se muestran trascendentales y artes que se saben materiales, hay algunos que ocultan y desdibujan mecanismos de poder y otros que los ponen en cuestión. Esta obra es un claro ejemplo del segundo de estos, compuesta alrededor de autores revolucionarios, artistas comprometidos, grupos solidarios y pensamientos emancipatorios.
Referencias
Libros y publicaciones asociadas:
Chamosa, O. (2012). Breve historia del folclore argentino. Buenos Aires: Edhasa.
Gilbert, A., & Liut, M. (Eds.). (2019). Las mil y una vidas de las canciones. Gourmet Musical Ediciones.
Molinero, C. D. (2011). Militancia de la canción: política en el canto folklórico de la Argentina, 1944–1975. Editorial Ross.
Otros enlaces:
Enlace al disco completo en Youtube: https://youtube.com/playlist?list=OLAK5uy_kAv0YXmZrH5LkQRdEIJ3G3wRAXahnWy2Y&si=rcJqyDtZ9XF9g4zr
De la serie ordenando la discoteca:
Galería
Mauro Dlugovitzky es Licenciado en Ciencia Política por la facultad de Ciencia Política y Relaciones Internacionales de la Universidad Nacional de Rosario. Actualmente es Doctorando en Filosofía mención Estética y Teoría del Arte, por la Facultad de Artes de la Universidad de Chile.
Esta guitarra que toco
no olvida su entraña de árbol,
su raíz de Chaco y de luna
florece cuando yo canto.
Yo soy nacido en Baranda
un lugar muy olvidado.
Se llevaron el tanino
y el pueblo se fue secando.— Los Trovadores y Armando Tejada Gómez, 1967
Los oficios de Pedro Changa es una obra integral creada en el círculo de artistas comprometidos, críticos y vanguardistas del Movimiento Nuevo Cancionero (MNC). Esta agrupación, de trascendencia regional, cercanía ideológica al Partido Comunista y formada en Mendoza, sintetizó su postura de lo que debía ser la música popular argentina y latinoamericana a través del lanzamiento de un manifiesto en 1963. Un panfleto que dio cuenta de la necesidad como músicos de ser protagonistas en una época de radicalización estética y política.
Las canciones que comenzaron a brotar de este y otros movimientos a lo largo del país, se forjaron al calor de poesías alusivas a una revolución que parecía estar a la vuelta de la esquina y una reivindicación de los paisajes que hasta este momento eran retratados sin una perspectiva crítica por el folklore tradicional. De la primacía de la canción paisajista y romántica, producto de la ficción pacífica de la unión entre el peón y el patrón, a la canción que mostraba el sujeto de ese paisaje, sus miserias y a los responsables de estas.
Los autores del disco son un reflejo de este aire de época enmarcado en el boom de un folklore popular y politizado. El poeta mendocino Armando Tejada Gómez, escritor de las letras de las canciones del disco, nunca cursó la escuela primaria. A lo largo de su vida tuvo distintos oficios. Fue lustrabotas, canillita y peón albañil. Los Trovadores, quienes compusieron la música del LP, llegaron a este proyecto con una formación muy reciente y en construcción, luego de una ruptura grupal por motivos estético-políticos. Su estilo de grupo vocal, de arreglos complejos y refinados, algo característico del período, sumado a su afinidad con las luchas sociales y el canto comprometido, los hizo tener mucha cercanía a los autores del Movimiento Nuevo Cancionero.
En 1967 apareció este álbum conceptual que tiene forma de poema cantado. El disco realiza una conexión entre los géneros populares y tradicionales de cada región argentina por la que va pasando el peón golondrina, y los oficios característicos de estos lugares. Así, aparecen el Estilo, la Huella, la Polca Misionera, el Chamamé, la Milonga, la Zamba, la Cueca, la Baguala, la Galopa y el Tango, y muchos de estos entremezclados en una misma canción, elaborando aires, es decir, variaciones del estilo base de cada uno de los géneros. Se trata de de una combinación entre sujeto, paisaje y expresiones simbólicas sintetizadas en la aventura de un personaje trágico. Así, el canto aparece alrededor del trabajador del tanino devastado de La Forestal, de la juntada de maíces, de la vendimia mendocina; del trigo en el pehuajó, de la caña de azúcar tucumana; del yerbatal litoraleño. Tiene un protagonismo exclusivamente subalterno, en cada una de sus variantes regionales, aunque autor (poeta y cantor) y personaje van pasando rápidamente al segundo plano con el objetivo de dejar en el primero a quien oye. Éste es el interpelado y al que se pretende hacer transitar el camino iniciático de la transformación vía emoción y conocimiento. Revolución, fraternidad, denuncia, igualdad, y libertad aparecen tratados a lo largo de este conjunto diverso de canciones.
Los oficios de Pedro Changa, no muestra una ficción romántica de los oficios, mas bien los pone en discusión por el sacrificio que implican en la vida cotidiana del subalterno, y a su vez, denuncia la falta de ellos en el presente. Sin embargo no trata de inculcar un desamparo derrotista, sino que muestra una posible toma de conciencia, necesaria para la llegada del tiempo justo. Se está ante un disco cuyo posicionamiento indica una insatisfacción frente a las soluciones parciales.
La obra se encuentra, como punto de llegada y de nueva partida, entre dos momentos musicales del folklore argentino: el que busca amenizar la espera de la revolución que estará llegando (y más vale esperar cantando) y otro que pretende participar como estética de acción directa en el proceso revolucionario.
En la contratapa del disco, Tejada Gómez se despacha con un testimonio único, que termina de esta manera:
“Él sabe que lo olvidan. Sabe que sólo habita los sitios del trabajo. Sin embargo, allá en su corazón de ternura y colmena, el Pedro Changa afirma su destino en la tierra, en esta tierra suya que aún es horizonte, cielo, donde madruga la semilla de América. Seguramente ignora que ha entrado a la leyenda y que ahora es canción a lo largo del viento”.
Los oficios y la changa son temas que nunca van a poder dejar de ser pensados y que pueden ser resignificados en cada momento. En tiempos en que la música aparece como un arte que no debe ser ideologizado, es bueno recordar que no existe algo así como una estética neutral: hay artes que visibilizan y artes que esconden, artes que se muestran trascendentales y artes que se saben materiales, hay algunos que ocultan y desdibujan mecanismos de poder y otros que los ponen en cuestión. Esta obra es un claro ejemplo del segundo de estos, compuesta alrededor de autores revolucionarios, artistas comprometidos, grupos solidarios y pensamientos emancipatorios.
Referencias
Libros y publicaciones asociadas:
Chamosa, O. (2012). Breve historia del folclore argentino. Buenos Aires: Edhasa.
Gilbert, A., & Liut, M. (Eds.). (2019). Las mil y una vidas de las canciones. Gourmet Musical Ediciones.
Molinero, C. D. (2011). Militancia de la canción: política en el canto folklórico de la Argentina, 1944–1975. Editorial Ross.
Otros enlaces:
Enlace al disco completo en Youtube: https://youtube.com/playlist?list=OLAK5uy_kAv0YXmZrH5LkQRdEIJ3G3wRAXahnWy2Y&si=rcJqyDtZ9XF9g4zr
De la serie ordenando la discoteca:
Galería
Mauro Dlugovitzky es Licenciado en Ciencia Política por la facultad de Ciencia Política y Relaciones Internacionales de la Universidad Nacional de Rosario. Actualmente es Doctorando en Filosofía mención Estética y Teoría del Arte, por la Facultad de Artes de la Universidad de Chile.
Esta guitarra que toco
no olvida su entraña de árbol,
su raíz de Chaco y de luna
florece cuando yo canto.
Yo soy nacido en Baranda
un lugar muy olvidado.
Se llevaron el tanino
y el pueblo se fue secando.— Los Trovadores y Armando Tejada Gómez, 1967
Los oficios de Pedro Changa es una obra integral creada en el círculo de artistas comprometidos, críticos y vanguardistas del Movimiento Nuevo Cancionero (MNC). Esta agrupación, de trascendencia regional, cercanía ideológica al Partido Comunista y formada en Mendoza, sintetizó su postura de lo que debía ser la música popular argentina y latinoamericana a través del lanzamiento de un manifiesto en 1963. Un panfleto que dio cuenta de la necesidad como músicos de ser protagonistas en una época de radicalización estética y política.
Las canciones que comenzaron a brotar de este y otros movimientos a lo largo del país, se forjaron al calor de poesías alusivas a una revolución que parecía estar a la vuelta de la esquina y una reivindicación de los paisajes que hasta este momento eran retratados sin una perspectiva crítica por el folklore tradicional. De la primacía de la canción paisajista y romántica, producto de la ficción pacífica de la unión entre el peón y el patrón, a la canción que mostraba el sujeto de ese paisaje, sus miserias y a los responsables de estas.
Los autores del disco son un reflejo de este aire de época enmarcado en el boom de un folklore popular y politizado. El poeta mendocino Armando Tejada Gómez, escritor de las letras de las canciones del disco, nunca cursó la escuela primaria. A lo largo de su vida tuvo distintos oficios. Fue lustrabotas, canillita y peón albañil. Los Trovadores, quienes compusieron la música del LP, llegaron a este proyecto con una formación muy reciente y en construcción, luego de una ruptura grupal por motivos estético-políticos. Su estilo de grupo vocal, de arreglos complejos y refinados, algo característico del período, sumado a su afinidad con las luchas sociales y el canto comprometido, los hizo tener mucha cercanía a los autores del Movimiento Nuevo Cancionero.
En 1967 apareció este álbum conceptual que tiene forma de poema cantado. El disco realiza una conexión entre los géneros populares y tradicionales de cada región argentina por la que va pasando el peón golondrina, y los oficios característicos de estos lugares. Así, aparecen el Estilo, la Huella, la Polca Misionera, el Chamamé, la Milonga, la Zamba, la Cueca, la Baguala, la Galopa y el Tango, y muchos de estos entremezclados en una misma canción, elaborando aires, es decir, variaciones del estilo base de cada uno de los géneros. Se trata de de una combinación entre sujeto, paisaje y expresiones simbólicas sintetizadas en la aventura de un personaje trágico. Así, el canto aparece alrededor del trabajador del tanino devastado de La Forestal, de la juntada de maíces, de la vendimia mendocina; del trigo en el pehuajó, de la caña de azúcar tucumana; del yerbatal litoraleño. Tiene un protagonismo exclusivamente subalterno, en cada una de sus variantes regionales, aunque autor (poeta y cantor) y personaje van pasando rápidamente al segundo plano con el objetivo de dejar en el primero a quien oye. Éste es el interpelado y al que se pretende hacer transitar el camino iniciático de la transformación vía emoción y conocimiento. Revolución, fraternidad, denuncia, igualdad, y libertad aparecen tratados a lo largo de este conjunto diverso de canciones.
Los oficios de Pedro Changa, no muestra una ficción romántica de los oficios, mas bien los pone en discusión por el sacrificio que implican en la vida cotidiana del subalterno, y a su vez, denuncia la falta de ellos en el presente. Sin embargo no trata de inculcar un desamparo derrotista, sino que muestra una posible toma de conciencia, necesaria para la llegada del tiempo justo. Se está ante un disco cuyo posicionamiento indica una insatisfacción frente a las soluciones parciales.
La obra se encuentra, como punto de llegada y de nueva partida, entre dos momentos musicales del folklore argentino: el que busca amenizar la espera de la revolución que estará llegando (y más vale esperar cantando) y otro que pretende participar como estética de acción directa en el proceso revolucionario.
En la contratapa del disco, Tejada Gómez se despacha con un testimonio único, que termina de esta manera:
“Él sabe que lo olvidan. Sabe que sólo habita los sitios del trabajo. Sin embargo, allá en su corazón de ternura y colmena, el Pedro Changa afirma su destino en la tierra, en esta tierra suya que aún es horizonte, cielo, donde madruga la semilla de América. Seguramente ignora que ha entrado a la leyenda y que ahora es canción a lo largo del viento”.
Los oficios y la changa son temas que nunca van a poder dejar de ser pensados y que pueden ser resignificados en cada momento. En tiempos en que la música aparece como un arte que no debe ser ideologizado, es bueno recordar que no existe algo así como una estética neutral: hay artes que visibilizan y artes que esconden, artes que se muestran trascendentales y artes que se saben materiales, hay algunos que ocultan y desdibujan mecanismos de poder y otros que los ponen en cuestión. Esta obra es un claro ejemplo del segundo de estos, compuesta alrededor de autores revolucionarios, artistas comprometidos, grupos solidarios y pensamientos emancipatorios.
Referencias
Libros y publicaciones asociadas:
Chamosa, O. (2012). Breve historia del folclore argentino. Buenos Aires: Edhasa.
Gilbert, A., & Liut, M. (Eds.). (2019). Las mil y una vidas de las canciones. Gourmet Musical Ediciones.
Molinero, C. D. (2011). Militancia de la canción: política en el canto folklórico de la Argentina, 1944–1975. Editorial Ross.
Otros enlaces:
Enlace al disco completo en Youtube: https://youtube.com/playlist?list=OLAK5uy_kAv0YXmZrH5LkQRdEIJ3G3wRAXahnWy2Y&si=rcJqyDtZ9XF9g4zr
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