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samedi 29 novembre 2025

S'armer pour sauver le capitalisme financier (Maurizio Lazzarato, 2025)

 

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Dans ce nouvel article, Maurizio Lazzarato soutient que le réarmement des Etats-Unis (et de l’Europe) doit se comprendre comme réponse à la crise du capitalisme financier et des bulles spéculatives au bord de l’implosion. Soit que la guerre n’est pas un accident de parcours au milieu de la paix perpétuelle promue par l’économie mais son coeur même ou au moins sa roue de secours. Il vient compléter la série d’articles publiés les semaines dernières : Pourquoi la guerre ?, Les conditions politiques d’un nouvel ordre mondial, Les impasses de la pensée critique occidentale et Les États-Unis et le « capitalisme fasciste ».
« Si grande que soit une nation, si elle aime la guerre, elle périra ; si pacifique que soit le monde, s’il oublie la guerre, il sera en danger »
Wu Zi, ancien traité militaire chinois
« Quand nous parlons de système de guerre, nous entendons un système tel que celui qui est en vigueur et qui suppose que la guerre, même si elle n’est que planifiée et non combattue, est le fondement et le sommet de l’ordre politique, c’est-à-dire des relations entre les peuples et entre les hommes. Un système où la guerre n’est pas un événement mais une institution, pas une crise mais une fonction, pas une rupture mais une pierre angulaire du système, une guerre toujours décriée et exorcisée, mais jamais abandonnée comme une possibilité réelle »
Claudio Napoleoni, 1986
L’avènement de Trump est apocalyptique, au sens premier de ce terme, celui de dévoilement. Son agitation convulsive a le grand mérite de montrer la nature du capitalisme, le rapport entre la guerre, la politique et le profit, entre le capital et l’État habituellement voilé par la démocratie, les droits humains, les valeurs et la mission de la civilisation occidentale.
La même hypocrisie est au cœur du récit construit pour légitimer les 840 milliards d’euros de réarmement que l’UE impose aux États membres par le recours à l’état d’exception. S’armer ne signifie pas, comme le dit Draghi, défendre « les valeurs qui ont fondé notre société européenne » et qui ont « garanti pendant des décennies à ses citoyens la paix, la solidarité et, avec notre allié américain, la sécurité, la souveraineté et l’indépendance », mais cela signifie sauver le capitalisme financier.
Il n’y a même pas besoin de grands discours et d’analyses documentées pour masquer l’indigence de ces récits, il a suffi d’un nouveau massacre de 400 civils palestiniens pour mettre en évidence la vérité du bavardage indécent sur l’unicité et la suprématie morale et culturelle de l’Occident.
Trump n’est pas un pacifiste, il ne fait que reconnaître la défaite stratégique de l’OTAN dans la guerre d’Ukraine, alors que les élites européennes refusent l’évidence. Pour elles, la paix signifierait le retour à l’état catastrophique auquel elles ont réduit leurs nations. La guerre doit continuer car pour elles, comme pour les démocrates et l’État profond usaméricain, c’est le moyen de sortir de la crise qui a commencé en 2008, comme ce fut le cas pour la grande crise de 1929. Trump pense pouvoir la résoudre en donnant la priorité à l’économie sans renier la violence, le chantage, l’intimidation, la guerre. Il est très probable que ni l’un ni les autres ne réussiront car ils ont un énorme problème : le capitalisme, dans sa forme financière, est en crise profonde et c’est précisément de son centre, les USA, qu’arrivent les signaux “dramatiques” pour les élites qui nous gouvernent. Au lieu de converger vers les USA, les capitaux fuient vers l’Europe. Une grande nouveauté, symptôme de grandes ruptures imprévisibles qui risquent d’être catastrophiques.
Le capital financier ne produit pas de biens, mais des bulles qui gonflent toutes aux USA et éclatent au détriment du reste du monde, se révélant être des armes de destruction massive. La finance usaméricaine aspire de la valeur (les capitaux) du monde entier, l’investit dans une bulle qui tôt ou tard éclatera, obligeant les peuples de la planète à l’austérité, au sacrifice pour payer ses échecs : d’abord la bulle internet, puis la bulle des subprimes qui a provoqué l’une des plus grandes crises financières de l’histoire du capitalisme, ouvrant la porte à la guerre. Ils ont aussi tenté la bulle du capitalisme vert qui n’a jamais décollé et enfin celle, incomparablement plus grosse, des entreprises de haute technologie. Pour colmater les brèches des désastres de la dette privée déchargée sur les dettes publiques, la Réserve fédérale et la Banque européenne ont inondé les marchés de liquidités qui, au lieu de “ruisseler” dans l’économie réelle, ont servi à alimenter la bulle des hautes technologies et le développement des fonds d’investissement, connus sous le nom de “Big Three” : Vanguard, BlackRock et State Street (le plus grand monopole de l’histoire du capitalisme, gérant 50 000 milliards de dollars, actionnaire principal de toutes les plus importantes sociétés cotées en bourse). Aujourd’hui, même cette bulle est en train de se dégonfler.
Si l’on divise par deux la capitalisation totale de la bourse de Wall Street, on est encore loin de la valeur réelle des entreprises de haute technologie, dont les actions ont été gonflées par ces mêmes fonds pour maintenir des dividendes élevés pour leurs “épargnants” (les Démocrates comptaient aussi remplacer le welfare par la finance pour tous, comme ils avaient déliré auparavant sur la maison pour tous les USAméricains).
Aujourd’hui, le festin touche à sa fin. La bulle a atteint sa limite et les valeurs chutent avec un risque réel d’effondrement. Si l’on ajoute à cela l’incertitude que la politique de Trump, représentant d’une finance qui n’est pas celle des fonds d’investissement, introduit dans un système que ces derniers avaient réussi à stabiliser avec l’aide des Démocrates, on comprend les craintes des “marchés”. Le capitalisme occidental a besoin d’une nouvelle bulle car il ne connaît rien d’autre que la reproduction de l’identique (la tentative trumpienne de reconstruire l’industrie manufacturière aux USA est vouée à un échec certain).
//L’identité parfaite de la “production” et de la destruction//
L’Europe, qui dépense déjà de plus de 60 % les dépenses d’armement de la Russie (l’OTAN représente 55 % des dépenses d’armement dans le monde, la Russie 5 %), a décidé d’un grand plan d’investissement de 800 milliards d’euros pour augmenter encore les dépenses militaires.
La guerre et l’Europe où sont encore actifs des réseaux politiques et économiques, des centres de pouvoir qui se réfèrent à la stratégie représentée par Biden, battue à la dernière élection présidentielle, sont l’occasion de construire une bulle basée sur l’armement pour compenser les difficultés croissantes des “marchés” usaméricains. Depuis décembre, les actions des entreprises d’armement ont déjà fait l’objet de spéculations, allant de hausse en hausse et jouant le rôle de valeur refuge pour les capitaux qui jugent la situation usaméricaine trop risquée. Au cœur de l’opération, les fonds d’investissement, qui sont aussi parmi les plus gros actionnaires des grandes entreprises d’armement. Ils détiennent des participations importantes dans Boeing, Lockheed Martin et RTX, dont ils influencent la gestion et les stratégies. En Europe, ils sont également présents dans le complexe militaro-industriel : Rheinmetall, une entreprise allemande qui produit les chars Leopard et dont le cours de l’action a augmenté de 100 % au cours des derniers mois, compte parmi ses principaux actionnaires Blackrock, la Société Générale, Vanguard, etc.. Plus grand fabricant de munitions d’Europe, Rheinmetall a dépassé le plus grand constructeur automobile du continent, Volkswagen, en termes de capitalisation, dernier signe en date de l’appétit croissant des investisseurs pour les valeurs liées à la défense.
L’Union européenne veut collecter et canaliser l’épargne continentale vers l’armement, avec des conséquences catastrophiques pour le prolétariat et une nouvelle division de l’Union. La course aux armements ne pourra pas fonctionner comme un « keynésianisme de guerre » parce que l’investissement dans les armes intervient dans une économie financiarisée et non plus industrielle. Construite avec de l’argent public, elle profitera à une petite minorité de particuliers, tout en aggravant les conditions de vie de la grande majorité de la population.
La bulle de l’armement ne pourra que produire les mêmes effets que la bulle de la haute technologie usaméricaine. Après 2008, les sommes d’argent capturées pour être investies dans la bulle high-tech n’ont jamais “ruisselé” vers le prolétariat usaméricain. Au contraire, elles ont produit une désindustrialisation croissante, des emplois déqualifiés et précaires, des bas salaires, une pauvreté endémique, la destruction du peu de welfare hérité du New Deal et la privatisation de tous les services qui s’en est suivie. C’est ce que la bulle financière européenne ne manquera pas de produire en Europe. La financiarisation conduira non seulement à la destruction complète de l’État-providence et à la privatisation définitive des services, mais aussi à la poursuite de la fragmentation politique de ce qui reste de l’Union européenne. Les dettes, contractées par chaque État séparément, devront être remboursées et il y aura d’énormes différences entre les États européens quant à leur capacité à honorer leurs dettes.
Le vrai danger, ce ne sont pas les Russes, mais les Allemands avec leurs 500 milliards de réarmement et 500 autres milliards pour les infrastructures, des financements décisifs dans la construction de la bulle. La dernière fois qu’ils se sont réarmés, ils ont combiné des catastrophes mondiales (25 millions de morts dans la seule Russie soviétique, la solution finale, etc.), d’où la célèbre phrase de Maruriac : « J’aime tellement l’Allemagne que je suis ravi qu’il y en ait deux ». En attendant les développements ultérieurs du nationalisme et de l’extrême droite déjà à 21 % que le « Deutschland ist zurück » [L’Allemagne est retour] ne manquera pas de produire, l’Allemagne imposera aux autres pays européens son hégémonie impérialiste habituelle. Les Allemands ont rapidement abandonné le credo ordo-libéral qui n’avait pas de base économique, mais seulement politique, pour embrasser à pleine bouche la financiarisation anglo-usaméricaine, mais avec le même objectif, dominer et exploiter l’Europe. Le Financial Times parle d’une décision prise par Merz, l’homme de Blackrock, et Kukies, le ministre du Trésor venu de Goldman Sachs, avec l’aval des partis de “gauche” SPD et Die Linke, qui, comme leurs prédécesseurs en 1914, assument une fois de plus la responsabilité des carnages à venir.
De tout ceci, qui pour l’instant reste un projet, seul le financement allemand semble crédible, quant aux autres états, nous verrons qui aura le courage de réduire encore plus radicalement les pensions, la santé, l’éducation, etc. pour une menace fantasmée.
Si le précédent impérialisme intérieur allemand était fondé sur l’austérité, le mercantilisme des exportations, le gel des salaires et la destruction de l’Etat-providence, celui-ci sera fondé sur la gestion d’une économie de guerre européenne hiérarchisée selon les différentiels de taux d’intérêt à payer pour rembourser la dette contractée.
Les pays déjà lourdement endettés (Italie, France, etc.) devront trouver qui achètera leurs obligations émises pour rembourser leur dette, dans un “marché” européen de plus en plus concurrentiel. Les investisseurs auront intérêt à acheter des obligations allemandes, des obligations émises par des entreprises d’armement sur lesquelles la spéculation à la hausse jouera, et des titres de la dette publique européenne, certainement plus sûrs et plus rentables que les obligations des pays surendettés. Le fameux “spread” jouera encore son rôle comme en 2011. Les milliards nécessaires pour payer les marchés ne seront pas disponibles pour l’État-providence. L’objectif stratégique de tous les gouvernements et oligarchies depuis cinquante ans, la destruction des dépenses sociales pour la reproduction du prolétariat et leur privatisation, sera atteint.
27 égoïsmes nationaux s’affronteront sans enjeu, parce que l’histoire, dont « nous sommes les seuls à savoir ce que c’est », nous a mis au pied du mur, devenus inutiles et insignifiants après des siècles de colonialisme, de guerres et de génocides.
La course aux armements s’accompagne d’une justification martelée – « nous sommes en guerre » contre tous (Russie, Chine, Corée du Nord, Iran, BRICS) - qui ne peut être abandonnée et qui risque de se concrétiser parce que cette quantité délirante d’armes doit de toute façon « être consommée ».
//La leçon de Rosa Luxemburg, Kalecki, Baran et Sweezy//
Seuls les non-informés peuvent s’étonner de ce qui se passe. Tout est en fait en train de se répéter, mais dans le cadre d’un capitalisme financier et non plus industriel comme au XXe siècle.
La guerre et l’armement sont au cœur de l’économie et de la politique depuis que le capitalisme est devenu impérialiste. Ils sont aussi au cœur du processus de reproduction du capital et du prolétariat, en concurrence féroce l’un avec l’autre. Reconstituons rapidement le cadre théorique fourni par Rosa Luxemburg, Kalecki, Baran et Sweezy, solidement ancré, contrairement aux inutiles théories critiques contemporaines, sur les catégories d’impérialisme, de monopole et de guerre, qui nous offre un miroir de la situation contemporaine.
Commençons par la crise de 1929, qui trouve son origine dans la Première Guerre mondiale et la tentative d’en sortir en activant les dépenses publiques par l’intervention de l’État. Selon Baran et Sweezy (ci-après B&S), l’inconvénient des dépenses publiques dans les années 1930 était leur volume, incapable de contrer les forces dépressives de l’économie privée.
« Considéré comme une opération de sauvetage de l’économie américaine dans son ensemble, le New Deal a donc été un échec flagrant. Même Galbraith, le prophète de la prospérité sans engagements guerriers, a reconnu qu’au cours de la décennie 1930-1940, la “grande crise” n’a jamais pris fin ».
Ce n’est qu’avec la Seconde Guerre mondiale qu’elle a pris fin : « Puis vint la guerre, et avec la guerre vint le salut (...) les dépenses militaires ont fait ce que les dépenses sociales n’avaient pas réussi à faire », car les dépenses publiques sont passées de 17,5 milliards de dollars à 103,1 milliards de dollars.
B&S montrent que les dépenses publiques n’ont pas donné les mêmes résultats que les dépenses militaires parce qu’elles étaient limitées par un problème politique qui est toujours d’actualité. Pourquoi le New Deal et ses dépenses n’ont-ils pas atteint un objectif qui « était à portée de main, comme la guerre l’a prouvé par la suite » ? Parce que sur la nature et la composition des dépenses publiques, c’est-à-dire la reproduction du système et du prolétariat, la lutte des classes se déchaîne.
« Compte tenu de la structure du pouvoir du capitalisme monopoliste usaméricain, l’augmentation des dépenses civiles avait presque atteint ses limites extrêmes. Les forces qui s’opposaient à une nouvelle expansion étaient trop puissantes pour être vaincues ».
Les dépenses sociales ont concurrencé ou nui aux entreprises et aux oligarchies, les privant de leur pouvoir économique et politique. « Comme les intérêts privés contrôlent le pouvoir politique, les limites des dépenses publiques sont fixées de manière rigide, sans se soucier des besoins sociaux, aussi flagrants soient-ils ». Et ces limites s’appliquaient également aux dépenses, à la santé et à l’éducation, qui à l’époque, contrairement à aujourd’hui, n’étaient pas directement en concurrence avec les intérêts privés des oligarchies.
La course aux armements permet d’augmenter les dépenses publiques de l’État, sans que cela se traduise par une augmentation des salaires et de la consommation du prolétariat. Comment l’argent public peut-il être dépensé pour éviter la dépression économique qu’entraîne le monopole, tout en évitant le renforcement du prolétariat ? « Par des armements, par plus d’armements, par de plus en plus d’armements ».
Michael Kalecki, travaillant sur la même période mais sur l’Allemagne nazie, parvient à élucider d’autres aspects du problème. Contre tout économisme, qui menace toujours la compréhension du capitalisme par des théories critiques même marxistes, il souligne la nature politique du cycle du capital : « La discipline dans les usines et la stabilité politique sont plus importantes pour les capitalistes que les profits courants ».
Le cycle politique du capital, qui ne peut plus être garanti que par l’intervention de l’État, doit recourir aux dépenses d’armement et au fascisme. Pour Kalecki, le problème politique se manifeste également dans « l’orientation et les objectifs des dépenses publiques ». L’aversion pour la « subvention de la consommation de masse » est motivée par la destruction « du fondement de l’éthique capitaliste “tu gagneras ton pain à la sueur de ton front” (à moins que tu ne vives des revenus du capital) ».
Comment s’assurer que les dépenses de l’État ne se transforment pas en augmentation de l’emploi, de la consommation et des salaires, et donc en force politique du prolétariat ? L’inconvénient pour les oligarchies est surmonté avec le fascisme, car la machine d’État est alors sous le contrôle du grand capital et de la direction fasciste, avec « la concentration des dépenses de l’État sur l’armement », tandis que « la discipline d’usine et la stabilité politique sont assurées par la dissolution des syndicats et les camps de concentration. La pression politique remplace ici la pression économique du chômage ».
D’où l’immense succès des nazis auprès de la majorité des libéraux tant britanniques qu’usaméricains.
La guerre et les dépenses d’armement sont au cœur de la politique usaméricaine même après la fin de la Seconde Guerre mondiale, car une structure politique sans force armée, c’est-à-dire sans le monopole de son exercice, est inconcevable. Le volume de l’appareil militaire d’une nation dépend de sa position dans la hiérarchie mondiale de l’exploitation. « Les nations les plus importantes auront toujours les besoins les plus importants, et l’ampleur de leurs besoins (en forces armées) variera selon qu’une lutte acharnée pour la première place se déroulera ou non entre elles ».
Les dépenses militaires ont donc continué à croître dans le centre de l’impérialisme : « Bien entendu, la majeure partie de l’expansion des dépenses publiques a eu lieu dans le secteur militaire, qui est passé de moins de 1 % à plus de 10 % du PNB et qui a représenté environ deux tiers de l’augmentation totale des dépenses publiques depuis 1920. Cette absorption massive de l’excédent dans des préparatifs limités a été le fait central de l’histoire usaméricaine d’après-guerre »
Kalecki souligne qu’en 1966, « plus de la moitié de la croissance du revenu national provient de la croissance des dépenses militaires ».
Or, après la guerre, le capitalisme ne pouvait plus compter sur le fascisme pour contrôler les dépenses sociales. L’économiste polonais, “élève” de Rosa Luxemburg, souligne : « L’une des fonctions fondamentales de l’hitlérisme a été de surmonter l’aversion du grand capital pour une politique anticonjonturelle à grande échelle. La grande bourgeoisie avait donné son accord à l’abandon du laisser-faire et à l’accroissement radical du rôle de l’État dans l’économie nationale, à condition que l’appareil d’État soit sous le contrôle direct de son alliance avec la direction fasciste » et que la destination et le contenu des dépenses publiques soient déterminés par l’armement. Dans les Trente Glorieuses, sans que le fascisme n’assure l’orientation des dépenses publiques, les États et les capitalistes sont contraints au compromis politique. Les rapports de force déterminés par le siècle des révolutions obligent l’État et les capitalistes à faire des concessions qui sont de toute façon compatibles avec des profits atteignant des taux de croissance inconnus jusqu’alors. Mais même ce compromis est de trop car, malgré les profits importants, « les travailleurs deviennent alors “récalcitrants” et les “capitaines d’industrie” sont soucieux de leur “donner une leçon” ».
La contre-révolution, qui s’est développée à partir de la fin des années 1960, avait pour centre la destruction des dépenses sociales et la volonté farouche d’orienter les dépenses publiques vers les seuls et uniques intérêts des oligarchies. Le problème, depuis la République de Weimar, n’a jamais été une intervention générique de l’État dans l’économie, mais le fait que l’État avait été investi par la lutte des classes et avait été contraint de céder aux exigences des luttes ouvrières et prolétariennes.
Dans les temps “paisibles” de la guerre froide, sans l’aide du fascisme, l’explosion des dépenses militaires a besoin d’une légitimation, assurée par une propagande capable d’évoquer continuellement la menace d’une guerre imminente, d’un ennemi aux portes prêt à détruire les valeurs occidentales : « Les créateurs officieux et officiels de l’opinion publique ont la réponse toute prête : les USA doivent défendre le monde libre contre la menace d’une agression soviétique (ou chinoise)3.
Kalecki, pour la même période, précise : « Les journaux, le cinéma, les stations de radio et de télévision travaillant sous l’égide de la classe dirigeante créent une atmosphère qui favorise la militarisation de l’économie ».
Les dépenses d’armement n’ont pas seulement une fonction économique, mais aussi une fonction de production de subjectivités assujetties. En exaltant la subordination et le commandement, la guerre « contribue à la création d’une mentalité conservatrice ».
« Alors que les dépenses publiques massives en faveur de l’éducation et de la protection sociale tendent à saper la position privilégiée de l’oligarchie, les dépenses militaires font le contraire. La militarisation favorise toutes les forces réactionnaires, (...) un respect aveugle de l’autorité est déterminé ; une conduite de conformité et de soumission est enseignée et imposée ; et l’opinion contraire est considérée comme antipatriotique, voire comme une trahison ».
Le capitalisme produit un capitaliste qui, précisément en raison de la forme politique de son cycle, est un semeur de mort et de destruction, plutôt qu’un promoteur de progrès. Richard B. Russell, sénateur conservateur du Sud des USA dans les années 1960, cité par B&S, nous le dit : « Il y a quelque chose dans les préparatifs de destruction qui incite les hommes à dépenser l’argent plus inconsidérément que s’il était destiné à des fins constructives. Je ne sais pas pourquoi cela se produit, mais depuis une trentaine d’années que je siège au Sénat, je me suis rendu compte qu’en achetant des armes pour tuer, détruire, rayer des villes de la surface de la terre et éliminer de grands systèmes de transport, il y a quelque chose qui fait que les hommes ne calculent pas les dépenses aussi soigneusement qu’ils le font lorsqu’il s’agit de penser à un logement décent et à des soins de santé pour les êtres humains ».
La reproduction du capital et du prolétariat s’est politisée à travers les révolutions du XXe siècle. La lutte des classes a également engendré une opposition radicale entre la reproduction de la vie et la reproduction de sa destruction, qui n’a fait que s’approfondir depuis les années 1930.
//Comment fonctionne le capitalisme//
La guerre et l’armement, pratiquement exclus de toutes les théories critiques du capitalisme, fonctionnent comme des discriminants dans l’analyse du capital et de l’État.
Il est très difficile de définir le capitalisme comme un “mode de production”, comme l’a fait Marx, parce que l’économie, la guerre, la politique, l’État, la technologie sont des éléments étroitement liés et inséparables. La “critique de l’économie” ne suffit pas à produire une théorie révolutionnaire. Dès l’avènement de l’impérialisme, un changement radical dans le fonctionnement du capitalisme et de l’Etat s’est produit, mis en évidence par Rosa Luxemburg pour qui l’accumulation a deux aspects. Le premier « concerne la production de la plus-value - dans l’usine, dans la mine, dans l’exploitation agricole - et la circulation des marchandises sur le marché. Vue sous cet angle, l’accumulation est un processus économique dont la phase la plus importante est une transaction entre le capitaliste et le salarié ». Le second aspect a pour théâtre le monde entier, une dimension mondiale irréductible au concept de “marché” et à ses lois économiques. « Ici, les méthodes employées sont la politique coloniale, le système des prêts internationaux, la politique des sphères d’intérêt, la guerre. La violence, la tromperie, l’oppression, la prédation se développent ouvertement, sans masque, et il est difficile de reconnaître les lois strictes du processus économique dans l’enchevêtrement de la violence économique et de la brutalité politique ».
La guerre n’est pas une continuation de la politique mais a toujours coexisté avec elle, comme le montre le fonctionnement du marché mondial. Ici, où la guerre, la fraude et la prédation coexistent avec l’économie, la loi de la valeur n’a jamais vraiment fonctionné. Le marché mondial est très différent de celui esquissé par Marx. Ses considérations semblent ne plus s’appliquer, ou plutôt doivent être précisées : ce n’est que dans le marché mondial que l’argent et le travail deviendraient adéquats à leur concept, faisant fructifier leur abstraction et leur universalité. Au contraire, on constate que la monnaie, forme la plus abstraite et la plus universelle du capital, est toujours la monnaie d’un État. Le dollar est la monnaie des USA et ne règne qu’en tant que tel. L’abstraction de la monnaie et son universalité (et ses automatismes) sont appropriées par une “force subjective” et sont gérées selon une stratégie qui n’est pas contenue dans la monnaie.
Même la finance, comme la technologie, semble être l’objet d’une appropriation par des forces subjectives “nationales”, très peu universelles. Sur le marché mondial, même le travail abstrait ne triomphe pas en tant que tel, mais rencontre d’autres formes radicalement différentes de travail (travail servile, travail d’esclave, etc.) et fait l’objet de stratégies.
L’action de Trump, ayant fait tomber le voile hypocrite du capitalisme démocratique, nous révèle le secret de l’économie : elle ne peut fonctionner qu’à partir d’une division internationale de la production et de la reproduction définie et imposée politiquement, c’est-à-dire par l’usage de la force, ce qui implique aussi la guerre.
La volonté d’exploiter et de dominer, en gérant simultanément les relations politiques, économiques et militaires, construit une totalité qui ne peut jamais se refermer sur elle-même, mais qui reste toujours ouverte, scindée par les conflits, les guerres, les prédations. Dans cette totalité éclatée, tous les rapports de force convergent et se gouvernent eux-mêmes. Trump intervient sur l’usage des mots, mais aussi sur les théories du genre, en même temps qu’il voudrait imposer un nouveau positionnement mondial, à la fois politique et économique, des USA. Du micro au macro, une action politique à laquelle les mouvements contemporains sont loin de ne serait-ce que de penser.
La construction de la bulle financière, processus que l’on peut suivre pas à pas, se déroule de la même manière. Les acteurs impliqués dans sa production sont nombreux : l’Union européenne, les États qui doivent s’endetter, la Banque européenne d’investissement, les partis politiques, les médias et l’opinion publique, les grands fonds d’investissement (tous usaméricains) qui organisent le transport des capitaux d’une bourse à l’autre, les grandes entreprises. Ce n’est qu’après le verdict de l’affrontement/coopération entre ces centres de pouvoir que la bulle économique et ses automatismes pourront fonctionner. Il y a toute une idéologie de l’automatisme à déboulonner. Le “pilote automatique”, surtout au niveau financier, n’existe et ne fonctionne qu’après avoir été politiquement mis en place. Il n’a pas existé dans les années 1930 parce qu’il a été décidé politiquement, il fonctionne depuis la fin des années 1970, par une volonté politique explicite.
Cette multiplicité d’acteurs qui s’agitent depuis des mois est soudée par une stratégie. Il y a donc un élément subjectif qui intervient de manière fondamentale. En fait, il y en a deux. Du point de vue capitaliste, il y a une lutte féroce entre le “facteur subjectif” Trump et le “facteur subjectif” des élites qui ont été battues à l’élection présidentielle, mais qui ont encore de fortes présences dans les centres de pouvoir aux USA et en Europe.
Mais pour que le capitalisme fonctionne, il faut aussi tenir compte d’un facteur prolétarien subjectif. Il joue un rôle décisif car soit il deviendra le porteur passif du nouveau processus de production/reproduction du capital, soit il tendra à le rejeter et à le détruire. Compte tenu de l’incapacité du prolétariat contemporain, le plus faible, le plus désorienté, le moins autonome et indépendant de l’histoire du capitalisme, la première option semble la plus probable. Mais s’il ne parvient pas à opposer sa propre stratégie aux innovations stratégiques permanentes de l’ennemi, capables de se renouveler sans cesse, nous tomberons dans une asymétrie des rapports de force qui nous ramènera au temps d’avant la Révolution française, dans un “ancien régime” nouveau/ déjà vu.
 
Maurizio Lazzarato
SOURCE: Lundimatin

 

- novembre 29, 2025
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Mariya Fortus: nuestra sombra que cruzó la península ibérica


En el fragor de la guerra civil española surgió una sombra que se movía, sin que nadie se diera cuenta, tras el frente de batalla: Mariya Fortus. Con pasaporte uruguayo, bajo el alias “Julia Jiménez Cárdenas” la historia de la agente ilegal del NKVD desplegada en España se encuentra llena de increíbles méritos, así como de incógnitas, todavía sin desclasificar. Proveniente de una familia pudiente de Jersón que se arruinó, Fortus cayó en la más absoluta pobreza

En 1917 se unió a los revolucionari.os y, por sus increíbles habilidades para la noble profesión (labores de agitprop y de contrainteligencia), ingresó en 1918 en la familia chequista. Entre los chicos es recordada por su labor en 1918 en la Checa de Jersón, cuando la encargaron trasladar joyas y diamantes de la Cheka de Jersón a la de Kiev: cosiéndoselos en un cinturón, disfrazándose de embarazada, y cruzando a pie, con varios chequistas, las estepas durante más de una semana, con el fin de evitar a los ojos enemigos.

Sin embargo, la gran aventura de su vida comenzaría de la forma más inesperada: mientras estudiaba en la Universidad Comunista de los Trabajadores del Este (KUTV, Moscú), allí conoció al prófugo y exiliado anarquista español Ramón Casanellas Lluch. No solo se enamoró completamente de él: se enamoró, también, de España, cuyo idioma comenzaría a aprender. La pareja se casó y tuvieron un hijo y, como una buena familia avenida (¡la familia siempre permanece unida!), Ramón y Mariya son enviados en 1929 a España, donde nuestra heroína comenzó a operar como consejera técnica y traductora del consejero militar soviético K. A. Meretskov, pasando rápidamente a roles más operativos: formando parte de la red del NKVD en Barcelona creada por el mítico Naum Eitingon; infiltrándose en la Dirección General de Seguridad (DGS) española, y manteniendo interacción constante con el Servicio de Inteligencia Militar (SIM) español.

Todo ello, con el objetivo, no solo de de recopilar información estratégica para los chicos de Lubianka, sino también con el fin de aumentar la influencia soviética en España. Con su labor, ella sola, consiguió forjar una enorme infraestructura de inteligencia que operó entre Madrid y Cataluña. Y, entre sus logros más célebres, figura la operación de reconocimiento que realizó tras el frente de Aragón, desde donde Fortus aportó información clave sobre la presencia de bombarderos alemanes de la Legión Cóndor en un aeródromo franquista. En 1938, fue llamada de vuelta a Moscú, donde se enteró de la muerte de su hijo Ramón, piloto de la República, derribado precisamente sobre Zaragoza unas semanas antes (...)
 
Su carrera no concluyó con el fin de la guerra civil española. Tras regresar de España, estudió en la Academia militar Frunze y trabajó como instructora del GRU, formando a futuros operativos especializados en sabotajes y en operaciones sensibles. Tras el comienzo de la invasión alemana, fue llamada a dirigir a las aviadoras soviéticas, puesto que rechazó, porque prefirió involucrarse directamente sobre el terreno, realizando ella misma labores de operativa de Inteligencia tras las retaguardia enemiga. Y lo volvió a conseguir magistralmente: en 1942 se le asigna una unidad de guerrilla de tipo irregular: la 4.ª Compañía Española del OMSBON, compuesta mayoritariamente por excombatientes republicanos españoles entrenados por el NKVD. Durante la Gran Guerra Patria, pese a resultar herida en 1943, realizó labores de sabotaje y de infiltración en el frente ucraniano, rumano, húngaro, austriaco y alemán; consiguiendo información privilegiada y saboteando a las tropas nazis.

Las operaciones que realizó fueron de película. En Rumanía se hizo pasar por una aliada rumana de los nazis, haciendo que un oficial alemán le revelara la posiciones de tropas alemanas y depósitos de combustible. En el cerco de Budapest, para poder transmitir mensajes al mando soviético, se hizo pasar por madre en busca de su hijo, cruzando una plaza repleta de francotiradores; e informando a los chicos, por lo que descubría por el camino, sobre las posiciones de ametralladoras enemigas. En Ucrania, un explosivo que tenía que volar un tren militar, falló a última hora, teniendo nuestra heroína que improvisar, a última hora, una mecha, y detonarlo manualmente a poca distancia, jugándose la vida. Durante la caída del III Reich, participó directamente en la exfiltración de talento científico en la zona nazi. Y en Austria, tras la Gran Guerra Patria, y gracias a la información que obtuvo como agente a lo largo de la guerra, encontró una fábrica oculta de cohetes V-2.

Durante la Guerra Fría, ya doctorada como socióloga, siguió trabajando para el NKVD con el grado de coronel y como instructora de Inteligencia, convirtiéndose en figura de referencia para generaciones de futuros agentes del KGB. Sus condecoraciones avalan su recorrido: dos Órdenes de Lenin, dos Órdenes de la Bandera Roja, la Orden de la Estrella Roja, entre innumerables medallas. Su figura en la cultura de Inteligencia rusa como paradigma de agente ilegal y heroína del frente invisible podemos encontrarla en la película soviética ¡Salud, María! (1970). Y, entre sus obras más conocidas, nos dejó por escrito su legado como exoperativa de Inteligencia soviética en España: En la España Combatiente (1968); el país que marcó toda su vida. Nos abandonó en 1981.
- novembre 29, 2025
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Libellés : culture rouge, femmes soldats, guerre d'Espagne, Mariya Fortus, Nkvd, Ukraine, URSS, WWII

vendredi 31 octobre 2025

Les aventures d'un sou/Пригоди полтинника/Las aventuras de un medio rublo (Aksel Lundin, 1929)

FUENTE: https://amanecemetropolis.net/prihody-poltynnyka-the-adventures-of-a-penny-1929de-aksel-lundin/

 
 




Centrándonos en el director Aksel Lundin (1886-1943,) de origen sueco, destacar que comenzaría trabajando en producciones teatrales, compaginándolas con cortos propagandísticos de ideologías opuestas para comenzar después una carrera importante de cine destinados a niños, convirtiéndose así en un pionero del cine infantil encadenando varios estrenos exitosos y consolidándose como uno de los directores principales en lo que se llamó «El Hollywood del Mar Negro».

The Adventures of a Penny (Prihody poltynnyka), a pesar del retraso de un año en su estreno desde su terminación, sería considerada la mejor película para niños hasta la fecha, estando entre las mejores del cine mudo ucraniano en la actualidad, lo que aumentó la popularidad de Lundin en la historia de cine del país. Pero, paradójicamente, también se convertiría en su último trabajo para el cine, viendo paralizado su siguiente proyecto por el poderoso VUKFU para regresar a sus comienzos teatrales.

El guion fue escrito por el futurista Mykola Bazhan y está basado ligeramente en dos cuentos del escritor modernista y político Volodimir Vinnichenko en el que el núcleo del mismo lo conforma Fedko, un niño muy inquieto, su mejor amigo Posmitiukha y la pandilla callejera que se une en sus juegos y travesuras diarias. Estamos ante una historia infantil en la que desde el inicio se realiza una distinción rápida entre pobres y ricos en la época zarista, apuntalando una claraposición ante la desigualdad social. Está rodado en localizaciones de Kiev a finales del invierno exhibiendo con maestría imágenes de personas pudientes patinando en pistas de patinaje en vistosas tomas, mientras los niños huérfanos y pobres les observan con curiosidad jugando a tirarse bolas y deslizándose por las pendientes adyacentes recordando a la primera escena de Napoléon de Abel Gance. El contraste de las ropas negras sobre el blanco níveo y las formaciones de los patinadores son realmente sugerentes, así como el comienzo del deshielo del río Dniéper en el que se forman unas grandes placas de hielo que se desplazan lentamente con el curso del agua y que aportará una de las escenas más emotivas y visualmente mejor planteadas de la película.



Uno de los grandes pilares de The Adventures of a Penny es la elección de los protagonistas, resaltando el naturalismo de su actuación y el verismo de su situación precaria y física, seguramente instalado en algunos niños huérfanos realmente o con situaciones económicas duras a juzgar por su aspecto físico, caras aviejadas, pelo rapado por las plagas, cuerpos menudos entre ropas remendadas y casas humildes. La división entre el maltrato emocional de la madre a Fedko, harta de trabajar en casa, la escena cómica de la caricatura al cuadro del zar y el contraste con el hijo mimado de un terrateniente, lleva esa carga polarizada propagandística muy definida. Pero en esta película lo interesante es la maestría en la puesta en escena de Aksel Lundin, colocando su cámara con angulaciones que elevan al protagonista, empeñado en exhibir su valentía buscando el reconocimiento del que no goza en casa. Las escenas en exteriores están muy bien rodadas y dotadas de mucha tensión, destacando el plano secuencia largo planteado con un trávelin que recoge las miradas de los habitantes que admiran la proeza del niño que pasa de una placa de hielo a otra conformando un momento de elevada carga poética. Somos testigos de un episodio aislado que cobra autonomía propia desmembrándose del total de la película por su forma de rodarlo y la libertad que insufla en ese devenir río abajo además de constituir una parte documental idiosincrásica de la gente agolpada y la arquitectura tan humilde de la parte de la ciudad que se divisa.

Otro momento destacable, con influencia traída de la vanguardia europea, lo constituye el pasaje onírico del delirio nocturno del chico traducido en formas visuales mediante unas sobreimpresiones muy poderosas, a modo de caleidoscopio alucinatorio que nos trasladan su estado febril y extremo, mientras su madre sufre por no poder curarlo al no contar con dinero.

Sin duda, de lo mejor de la oferta este año online del festival de Pordenone, dejando constancia de que el cine soviético, aparte del más conocido por su rotundidad, montaje dialéctico y contundente, contaba con productos en los que el lirismo era una de sus grandes bazas, narrando con sensibilidad y emoción, una de las particularidades de ese cine poético ucraniano.

TÍTULO: The Adventures of a Penny. (Prihody poltynnyka, Пригоди полтинника). AÑO: 1929. DIRECTOR: Aksel Lundin. PAÍS: Ucrania (URSS). DURACIÓN: 82 min. GUION: Mykola Bazhan. INTÉRPRETES: Kolya Kopelian, D. Liubchenko , E. Liubchenko, Shura Krulchak, Petia Kuryshkin, Andryusha Pashkevych, Ivan Sahatovskyi., K. Krotevich , Mark Orlov , Lukyanov. FOTOGRAFÍA: Yan Krayevsky. ASISTENTES DE DIRECCIÓN: I. Gradov, Lazar Frenkel. DISEÑO DE PRODUCCIÓN: Solomon Zarytskyi. PRODUCCIÓN: VUFKU Kyiv Kinofabryka.

 

 

- octobre 31, 2025
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Libellés : 1929, Aksel Lundin, culture rouge, enfant, film soviétique, Kiev, Ukraine

vendredi 24 octobre 2025

Odessa, il y a 84 ans

 

Tout ce qu'il faut savoir sur Odessa - UAmedTOURS FR 
 
Ce matin, à l’aube…

A Odessa à l’aube du 23 octobre 1941, 5000 Juifs étaient pendus par groupe de 3 à 5 à chaque lampadaire des boulevards d’Odessa. La veille des agents du NKVD avaient fait sauté le QG de l’Armée Roumaine d’occupation situé devant le parc Alexandrosvsky, causant la mort d’un cinquantaine de militaires Roumains. Odessa avait été conquis 6 jours plus tôt, et le NKVD avait piégés les bâtiments susceptibles d’être utilisés par les occupants, comme à Kiev un mois auparavant  les destructions avaient été le prétexte du massacre de Babi Yar.

Les représailles ne s’arrêtèrent  pas là, car ce n’était pas des représailles, c’était la mise en oeuvre de la Shoah par la Roumanie. En 1926, il y avait 133.000 Juifs à Odessa, le 1 novembre 1941 ils étaient plus que 33.885. Le 10 avril 1942, 702. En Novembre 1944, la nouvelle administration Soviétique en dénombra 48.

Comme la France, la Roumanie développa une politique antisémite d’état et la population non Juive et l’armée Roumaine, ont été grandement autonomes en terme « opérationnel » dans la Shoah. Les Nazis d’ailleurs se félicitèrent d’avoir un « allié » aussi entreprenant dans l’assassinat des Juifs d’URSS : ils en assassinèrent  en tout 300.000 en Roumanie et dans les territoires conquis en URSS. Comme la France, la Roumanie eut (et a toujours) du mal à se regarder dans le miroir de l’Histoire.  
  
Comme toutes choses venant du Front de l’Est, l’Europe Occidentale connait peu ce passé Roumain, et se soucie guère d’ailleurs de parfaire sa connaissance. Ce matin, à l’aube, j’ai pleuré Odessa.

         
Cartea neagra - Le Livre noir sur la destruction des Juifs de Roumanie (1940-1944)  de Matatias Carp / Denoël


- octobre 24, 2025
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Libellés : antisémitisme, culture rouge, Grande guerre patriotique, industrie de la tuerie de masse, Odessa, Roumanie, Ukraine, URSS, WWII

dimanche 12 octobre 2025

L’intervention de la Russie en Ukraine : une révolution ? Joti Brar répond

 


- octobre 12, 2025
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Libellés : Joti Brar, luttes de classes, OTAN, Russie, Ukraine

mardi 23 septembre 2025

Antes de dar Crimea a Ucrania, Nikita Jrushov amnistió a sus colaboradores nazis

 

 
Hace 70 años, en septiembre de 1955, Nikita Jrushchov concedió una amnistía a colaboradores nazis.

Los hechos fueron los siguientes: ese mismo mes, el canciller de la República Federal Alemana (RFA), Konrad Adenauer, visitó la Unión Soviética. 

Esto ocurría apenas unos meses después de que, bajo su liderazgo, la RFA se hubiera unido a la OTAN —hecho que, de por sí controvertido, tuvo lugar el 9 de mayo, en el décimo aniversario de la victoria sobre la Alemania nazi.

Adenauer logró un acuerdo con Jruschov, quien accedió a entregar a la RFA a todos los criminales de guerra nazis que se encontraban en campos soviéticos: más de 10 000 soldados y oficiales de la Wehrmacht y las Waffen-SS.

Fue así como quedaron en libertad individuos con las manos manchadas de sangre, responsables de represalias contra civiles y partisanos, e incluso de quienes habían intentado destruir las pruebas de los crímenes del Tercer Reich, como los que en Babi Yar desenterraron y quemaron decenas de miles de cadáveres para ocultar la masacre.
  El viaje de Nikita Kruschev a Estados Unidos en la Guerra Fría
Además de a los prisioneros de guerra alemanes, esta amnistía también benefició a colaboradores locales de los nazis. 

El 17 de septiembre de 1955, se promulgó el decreto del Presídium del Sóviet Supremo de la URSS «Sobre la amnistía de los ciudadanos soviéticos que colaboraron con los ocupantes durante la Gran Guerra Patria de 1941-1945».

Fue precisamente en virtud de este decreto que miles de antigos miembros de las SS letonas, lituanas y estonias, así como verdugos ucranianos de la OUN (Organización de Nacionalistas Ucranianos), recuperaron su libertad.


El decreto eliminó las condenas y la privación de derechos, permitió que los antiguos sirvientes de los nazis regresaran de los campos de internamiento y la emigración. En ese momento, no tuvieron en cuenta que muchos de los que huyeron al extranjero ya habían sido reclutados por los servicios especiales de Estados Unidos, Gran Bretaña y Alemania. Solo entre 1955-1958, más de 25.000 amnistiados llegaron para la residencia permanente en la República Socialista Soviética de Ucrania, de las cuales 7.000 estaban en la región de Lviv. Y en 1972, ya había 50 mil "repatriados" en la región de Lviv. 
 
Demasiado show con los patrocinadores...
El viaje de Nikita Kruschev a Estados Unidos en la Guerra Fría
- septembre 23, 2025
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Libellés : 1955, Allemagne, khrouchtchev, LES GUERRES DE L'HISTOIRE, nazis, Ukraine, URSS

lundi 22 septembre 2025

L' Eternel retour (Kira Mouratova, 2012)

 


- septembre 22, 2025
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Libellés : 2012, Kira Mouratova, Ukraine

mercredi 10 septembre 2025

Trois leçons pratiques de philosophie politique. Leçon 3: Rencontre Trump-Europe-Ukraine, division du travail et planification impériale

 SOURCE: https://www.librairie-tropiques.fr/2025/08/division-du-travail-et-planification-imperiale.html

 

Rencontre Trump-Europe-Ukraine :
Promouvoir la division du travail et la planification stratégique

Après la récente rencontre entre le président américain Donald Trump et le président russe Vladimir Poutine en Alaska et la rencontre suivante entre les dirigeants européens, le président ukrainien et le président Trump à Washington, une politique américaine prévisible a commencé à prendre forme.

Comme l'a déclaré dès février de cette année le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth, s'adressant aux dirigeants européens au sein du Groupe de contact pour la défense de l'Ukraine, l'Europe a été chargée de prendre le contrôle de la guerre par procuration de Washington contre la Russie en Ukraine en augmentant les dépenses de l'OTAN, la production d'armes et le transfert de soutien matériel à l'Ukraine, permettant ainsi aux États-Unis de se tourner vers la région Asie-Pacifique en donnant la priorité au confinement de la Chine dans cette région.

Le secrétaire Hegseth a clairement indiqué que le conflit serait gelé, et non terminé, et que des troupes européennes et non européennes (pas des troupes américaines) seraient transférées en Ukraine pour assurer un gel, suivi par une réorganisation et une reconstruction des forces armées ukrainiennes par l'Europe.

Comme l’a expliqué le secrétaire Hegseth, « la réalité de la pénurie » empêche les États-Unis de s’engager directement et pleinement dans deux conflits entre grandes puissances, avec la Russie et la Chine, simultanément, ce qui nécessite le gel d’un conflit pendant que les États-Unis en poursuivent un autre.

Le fait même que les États-Unis cherchent à affronter la Chine en Asie-Pacifique, de la même manière qu'ils ont affronté la Russie en Ukraine, démontre un désintérêt total pour une paix véritable avec l'une ou l'autre de ces nations. Les États-Unis estiment que s'ils parviennent à contenir la Chine plus tôt, ils pourront ensuite affronter et contenir la Russie.

Le document  de 2024 de la Marathon Initiative « Strategic Sequencing, Revisited », rédigé par Wess Mitchel, un ancien responsable de l'administration Trump, affirmait explicitement :

L'idée du séquençage est simplement de concentrer les ressources contre un adversaire afin d'affaiblir ses énergies perturbatrices avant de se tourner vers un autre, soit pour le dissuader, soit pour le vaincre.

Mitchel a également utilisé le terme « division du travail » en ce qui concerne les « alliés des États-Unis en Europe et dans l’Indo-Pacifique », un terme que le secrétaire Hegseth a répété mot pour mot à Bruxelles plus tôt cette année, révélant la « division du travail » et le « séquençage stratégique » comme des politiques en tandem que Washington poursuit.

Le test ultime pour la Russie et le monde multipolaire émergent ne réside pas seulement dans leur capacité à supporter les desseins américains visant chacun d’eux individuellement, mais dans leur capacité à retourner cette stratégie contre Washington. 


Premiers principes : la quête de primauté de l'Amérique

À la fin de la guerre froide, comme le rapportait le New York Times (NYT) dans son article de 1992 , « Le plan stratégique américain appelle à garantir l’absence de rivaux », les États-Unis cherchaient à créer « un monde dominé par une superpuissance dont la position peut être perpétuée par un comportement constructif et une puissance militaire suffisante pour dissuader toute nation ou groupe de nations de contester la primauté américaine ».

Le même article notait le rejet par Washington de « l’internationalisme collectif », appelé aujourd’hui « multipolarisme ».

Les ambitions américaines visant à contenir la Russie et la Chine, tant dans les années 1990 qu’aujourd’hui, ne sont pas motivées par des préoccupations légitimes de sécurité nationale, mais plutôt par la préservation des « intérêts » américains à l’étranger, à l’intérieur et le long des frontières des deux nations, d’une manière que les États-Unis eux-mêmes ne toléreraient jamais qu’une autre nation leur fasse subir.

Le « séquençage stratégique » américain ne se limite pas à la Russie et à la Chine. Ce séquençage, combiné à diverses mises en œuvre de la « division du travail », vise à exploiter et à affaiblir toute nation qui remet en cause la primauté américaine.

Si l'attention immédiate se porte sur l'Asie-Pacifique, les pays du Moyen-Orient, d'Amérique latine et d'Afrique sont également ciblés stratégiquement. La déstabilisation de la Syrie, la pression persistante sur l'Iran et les efforts continus visant à isoler les pays du reste du monde multipolaire qui entretiennent des liens avec la Russie et la Chine (comme la Thaïlande et le Cambodge en Asie du Sud-Est) s'inscrivent tous dans ce plan plus vaste.

L'objectif de Washington est d'empêcher la formation d'une alliance cohésive et multipolaire susceptible de contrecarrer ses ambitions hégémoniques. En éliminant les nations une par une, ou quelques-unes à la fois, les États-Unis espèrent maintenir leur domination et empêcher la formation d'un front uni.

Tant que la primauté demeure le principe unificateur de la politique étrangère américaine, la « recherche de la paix » n’est qu’un moyen de gagner du temps pour rectifier les revers dans une région tout en redoublant d’efforts dans une autre.

L'Ukraine est la guerre de l'Amérique, et de l'Amérique seule

En ce qui concerne la guerre en Ukraine elle-même, malgré les récents commentaires de l’administration Trump la décrivant comme « la guerre de Biden » ou affirmant que   « le président Zelenskyy d’Ukraine peut mettre fin à la guerre avec la Russie presque immédiatement », la guerre est en fait un produit de la politique étrangère américaine qui s’étend sur plusieurs administrations présidentielles, y compris le premier mandat du président Trump .

Les États-Unis commandent actuellement les forces armées ukrainiennes, comme l'a révélé un article du New York Times publié plus tôt cette année. Depuis 2014, la Central Intelligence Agency (CIA) américaine contrôle et dirige les services de renseignement ukrainiens, a également rapporté le New York Times .

Ainsi, le conflit en Ukraine ne pourra prendre fin que lorsque les États-Unis le décideront ou y seront contraints par la Russie.

Comprendre ces principes fondamentaux de la politique étrangère américaine concernant le conflit en Ukraine est essentiel pour réussir à naviguer dans la propagande que les États-Unis et leurs États clients utilisent pour tenter de « division du travail » et de « séquençage stratégique ».

Continuité du programme sous Trump

Depuis son arrivée au pouvoir, l'administration Trump elle-même a poursuivi tous les conflits et confrontations hérités de l'administration Biden précédente dans sa quête de primauté mondiale, y compris la guerre par procuration des États-Unis en Ukraine contre la Russie, une confrontation avec l'Iran qui a dégénéré en guerre ouverte en juin dernier, et l'expansion continue de l'empreinte militaire américaine dans la région Asie-Pacifique le long de la périphérie de la Chine et même à l'intérieur de ses frontières sur la province insulaire de Taïwan.

La politique américaine à l’égard de la Russie est décrite en détail dans le document de 2019 de la RAND Corporation intitulé « Étendre la Russie : concurrencer sur un terrain avantageux ».

Le document énumère des mesures économiques, notamment « entraver les exportations de pétrole », « réduire les exportations de gaz naturel et entraver l’expansion des pipelines » et « imposer des sanctions », des mesures qui avaient été mises en œuvre par les États-Unis au moment de la publication du document et depuis lors, y compris sous la première administration Trump, l’administration Biden qui a suivi et maintenant pendant le deuxième mandat du président Trump.

Les mesures géopolitiques énumérées par le document de la RAND comprenaient « fournir une aide mortelle à l'Ukraine », qui a commencé sous la première administration Trump, « accroître le soutien aux rebelles syriens », qui s'est manifesté à la fin de l'année dernière par le renversement réussi du gouvernement syrien par les États-Unis, « promouvoir un changement de régime en Biélorussie », que la Russie a jusqu'à présent neutralisé avec succès , et « exploiter les tensions dans le Caucase du Sud », qui se déroule actuellement sous l'administration Trump sous la forme d' un bail de 99 ans sur un territoire plaçant potentiellement des troupes américaines le long des frontières de la Russie et de l'Iran.

Ensemble, ces politiques représentent une tentative continue des États-Unis d’encercler, de contenir, de saper et d’étendre la Fédération de Russie, cherchant finalement à précipiter un effondrement de type Union soviétique, même si les États-Unis feignent un intérêt pour la « paix » avec la Russie en Ukraine.

Comme dans le passé, ainsi dans le futur

Indépendamment des revers et des limites, tant que les États-Unis continueront de rechercher la primauté sur les nations du monde plutôt qu’une coopération constructive avec elles, toute ouverture américaine de « paix » avec des nations qu’ils ont qualifiées d’« adversaires » et de « menaces » représente un modèle établi de pause, de réorganisation, de réarmement et de relance des hostilités – et non un véritable changement de politique.

L'exemple le plus récent est la guerre de changement de régime menée par les États-Unis en Syrie. Suite à l'intervention russe en 2015, la guerre a été interrompue. Les États-Unis ont profité de cette pause pour réarmer et réorganiser leurs alliés en Syrie et dans ses environs, tandis que les alliés de la Syrie, la Russie et l'Iran, étaient entraînés dans une série de conflits coûteux ailleurs. Une fois la Russie et l'Iran suffisamment étendus, les États-Unis ont relancé les combats fin 2024, renversant rapidement et avec succès le gouvernement syrien.

L’effondrement de la Syrie a été suivi par des opérations militaires américano-israéliennes menées contre l’Iran lui-même, combinées à une campagne toujours en cours visant à éliminer ce qui reste des alliés de l’Iran au Liban, en Irak et au Yémen.

Une pause dans la guerre par procuration menée par Washington contre la Russie en Ukraine ne fera que déplacer les efforts américains ailleurs.

Comme l'a expliqué le secrétaire Hegseth en février, toute pause s'accompagnerait de l'occupation de l'Ukraine par les troupes européennes, à l'instar des États-Unis et de la Turquie en Syrie. Elle inclurait également le réarmement et la réorganisation de l'armée ukrainienne – comme cela a été spécifiquement mentionné lors de la récente réunion américano-européenne-ukrainienne à Washington – et la reprise des hostilités ultérieurement, lorsque les circonstances pencheraient en faveur de Washington.

Non seulement c’est ce qu’impliquent les déclarations du secrétaire Hegseth concernant une « division du travail » et un « séquençage stratégique » , mais c’est aussi ce que les États-Unis ont fait tout au long de la guerre froide et depuis lors.

Sous l'administration Bush Jr., il est admis que les États-Unis ont cherché à instaurer des changements de régime dans plusieurs pays d'Europe de l'Est, ainsi qu'en Géorgie, dans le Caucase. En 2003, les États-Unis ont renversé avec succès le gouvernement géorgien, tout comme ils l'ont fait avec le gouvernement ukrainien en 2014. Tout comme en Ukraine, les États-Unis ont entrepris de réorganiser et de renforcer l'armée géorgienne et, en 2008, comme l'a conclu une enquête de l'UE , la Géorgie a lancé une courte guerre, qui a échoué, contre les forces russes.

L’année suivante, sous l’administration Obama, les États-Unis ont cherché à « réinitialiser » les relations américano-russes, la secrétaire d’État américaine de l’époque, Hillary Clinton, présentant littéralement au ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, un bouton physique de « réinitialisation » comme symbole de la nouvelle relation.

En réalité, les États-Unis ont simplement cherché du temps et de l’espace pour préparer la prochaine série de provocations – ce qu’ils ont fait – à partir de 2011, en divisant et en détruisant une grande partie du monde arabe, y compris en ciblant les alliés russes, la Libye et la Syrie, et le renversement réussi du gouvernement ukrainien en 2014, ainsi que le « pivot vers l’Asie » des États-Unis qui a commencé sous l’administration Obama et se poursuit encore aujourd’hui.

Non seulement les récentes politiques américaines semblent représenter le dernier exemple de ce cycle de recherche de la paix tout en se préparant à la prochaine série de confrontations, mais les États-Unis ont pratiquement déclaré que le gel du conflit en Ukraine visait à leur donner le temps et l’espace nécessaires pour donner la priorité à la maîtrise de la Chine, ce qui implique que les États-Unis reviendront ensuite contrarier la Russie en Ukraine.

Seul le temps nous dira dans quelle mesure la Russie s’accommodera ou perturbera les tentatives des États-Unis de mettre en œuvre une « division du travail » concernant l’Ukraine pour effectuer un processus de « séquençage stratégique » pour vaincre la Russie, la Chine et leurs alliés en détail, et si le reste du monde multipolaire s’unira suffisamment pour aider la Russie ou se laissera diviser et distraire par des efforts américains similaires pour perturber et déstabiliser leurs nations respectives.

Le calcul de la Russie sera basé soit sur sa confiance dans la poursuite de l'Opération militaire spéciale (OMS) jusqu'à sa conclusion complète, en faisant s'effondrer l'armée ukrainienne et en supprimant le régime client installé par les États-Unis à Kiev à partir de 2014, soit sur la nécessité d'accepter une pause dont Moscou estime pouvoir faire un meilleur usage que l'Occident collectif et affronter les États-Unis et ses mandataires à l'avenir à partir d'une position encore plus forte.

Il se peut que la Russie cherche à libérer des ressources pour son propre « pivot » visant à aider des alliés comme l'Iran et la Chine, tandis que les États-Unis eux-mêmes tournent leur attention vers l'Est. Cependant, contrairement aux États-Unis, la Russie ne dispose pas de la longue liste d'États clients qu'elle pourrait mobiliser pour gérer un conflit tout en se tournant vers l'autre, comme Washington le fait et le fait.

L’avenir du monde multipolaire dépendra peut-être autant de l’aide apportée aux nations pour empêcher leur capture et leur exploitation politiques par les États-Unis que de la coopération entre les nations multipolaires pour se défendre contre l’empiètement, la coercition et la capture des États-Unis.

Le test ultime pour la Russie et le monde multipolaire émergent ne réside pas seulement dans leur capacité à résister aux visées américaines dirigées contre chacun d'eux individuellement, mais aussi dans leur capacité à retourner cette stratégie contre Washington. Si la Russie parvient à conclure son OMS en Ukraine de manière décisive tout en renforçant ses alliances avec des pays comme la Chine et l'Iran, elle peut rendre la « division du travail » inutile.

De même, si la Chine peut utiliser cette période pour consolider son influence régionale et approfondir ses liens avec des nations extérieures à l’Occident collectif, les États-Unis trouveront leur pivot vers l’Asie-Pacifique beaucoup moins efficace.

Le paysage géopolitique actuel est une partie d'échecs géopolitique aux enjeux considérables. Si les États-Unis croient pouvoir acculer leurs rivaux un par un, un échec et mat coordonné du monde multipolaire pourrait mettre fin à la partie pour de bon. Le succès signifie un monde défini par la paix, la stabilité et la prospérité dans un équilibre mondial des pouvoirs. L'échec signifie la perte de notre avenir collectif au profit d'une poignée d'intérêts particuliers aux États-Unis qui ont déjà démontré depuis un siècle les moyens et la volonté de le détruire.

 

Brian Berletic est un chercheur et écrivain géopolitique basé à Bangkok.

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NEO - Trump-Europe-Ukraine Meeting: Selling Division of Labor and Strategic Sequencing (Aug. 20, 2025): https://journal-neo.su/2025/08/20/tru...

US DoD - Opening Remarks by Secretary of Defense Pete Hegseth at Ukraine Defense Contact Group (Feb. 12, 2025): https://www.defense.gov/News/Speeches...

Marathon Initiative - Strategic Sequencing, Revisited (2024): https://themarathoninitiative.org/wp-...

NYT - U.S. STRATEGY PLAN CALLS FOR INSURING NO RIVALS DEVELOP (1992): https://www.nytimes.com/1992/03/08/wo...

NYT - The Spy War: How the C.I.A. Secretly Helps Ukraine Fight Putin (Feb. 2024): https://www.nytimes.com/2024/02/25/wo...

NYT - The Partnership: The Secret History of the War in Ukraine (Mar. 29, 2025): https://www.nytimes.com/interactive/2...

RAND Corporation - Extending Russia, Competing from Advantageous Ground (2019): https://www.rand.org/content/dam/rand...

Continuity of Agenda Guardian - Iran and Russia stand to lose from US deal with Azerbaijan and Armenia (Aug. 9, 2025): https://www.theguardian.com/world/202...

Bloomberg - US, Gulf Pressure to Fully Disarm Hezbollah Puts Lebanon on Edge (Aug. 9, 2025): https://www.bloomberg.com/news/articl...

ABC News - US, Philippines discuss missile system deployments as tensions rise (Aug. 14, 2025): https://abcnews.go.com/International/...

Past for Future Guardian - US campaign behind the turmoil in Kiev (2004): https://www.theguardian.com/world/200...

NYT - In Ukraine Conflict, Putin Relies on a Promise That Ultimately Wasn’t (2022): https://www.nytimes.com/2022/01/09/us...

AP - No apologies: Germany’s Merkel defends approach to Ukraine (2022): https://apnews.com/article/russia-ukr...

RFE/RL - After Meeting Russian Foreign Minister, Clinton Hails Fresh Start (2009): https://www.rferl.org/a/After_Meeting... Reuters - Georgia started war with Russia: EU-backed report (2009):

Tag(s) : #Brian Berletic, #Impérialisme, #USA, #Ukraine, #Union Européenne

 

 

- septembre 10, 2025
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