Dénonciation virulente de la présence et de l'influence américaine en
France, des bases militaires au cinéma, en passant par le Coca-Cola et
les journaux pour enfants, symboles de « gangstérisme », « de racisme ».
Face à la civilisation américaine et à sa « politique de guerre » se
dressent les travailleurs de la SNECMA, les mineurs de Auchel, les
dockers, les consommateurs français « appréciant le bon vin », les
militants communistes (jeunes vendeurs de l'Avant-Garde « militant
contre les 18 mois », lecteur de L'Humanité éteignant son poste de
radio...) et, enfin, les dirigeants du P.C.F. (Maurice Thorez au stade
de Buffalo). L'éviction de Frédéric Joliot-Curie du haut-commissariat à
l'énergie atomique, en avril 1950, est imputé à la politique américaine.
Ce court-métrage militant mêle des plans documentaires et des images
fictionnelles (le VRP de Coca-Cola chassé du bistrot par les
consommateurs français amateurs de vin). Les Américains en Amérique
témoigne de l'anti américanisme du P.C.F. durant la période de guerre
froide.
Lieux et monuments : Paris (Place de la Concorde, Arc de Triomphe), Fontainebleau, Mont-Valérien, port de Marseille, Auchel
Personnalités : Truman, Blum, Byrnes, Schuman, Queuille, Moch, Frédéric Joliot-Curie, Thorez...
Lieux, événements et personnes citées : France, Angleterre, URSS ;
réarmement allemand, Pacte atlantique ; Bradley, Eisenhower, René
Pleven.
Mots d'ordre: « les 18 mois c'est la guerre ».
Le travail en mer à bord du Franc-Tireur, chalutier bigouden basé à
Concarneau. Une fois présenté l'équipage ce documentaire décrit la peine
des pêcheurs « 20 jours en mer, 2 jours à terre » : filets que l'on
jette accompagnés par les mouettes, vidage et écaillage de la pêche sur
le bateau. Le travail ne s'arrête jamais de nuit comme de jour les
hommes tirent le «chalut», avec la crainte qu'il ne se déchire. Le
partage communautaire des recettes y est évoqué.
A la fin du voyage, les hommes se font beaux pour arriver à terre. mais les retrouvailles sont de courte durée.
Si les images (très soignées), le commentaire (littéraire) et la
chanson-titre (interprétée par Yves Montand), évoquent -parfois de
manière romancée- le métier de martin-pêcheur, Mon Ami Pierre... situe
également le quotidien des marins dans la vaste communauté des hommes au
travail...
Mon Ami Pierre... s'inscrit parmi les court-métrages soignés de Procinex
qui désirait présenter le monde du travail au public le plus large
possible, sans tenir un discours politique explicite. Le choix du Franc
Tireur ne relève cependant pas du hasard : ce chalutier fut construit en
coopérative au Guilvinec et, du patron au matelot, chacun touchait part
égale. Son lancement, comme celui du Franc-Tireur, fut d'ailleurs
popularisé par le P.C.F.
Générique : « (...) Nous dédions ce film aux 16 hommes du Gay Lussac
avec lesquels nous avons parlé par radio, là-bas, du côté de la Grande
Sole. 16 hommes péris en mer. Et à tous leurs camarades innombrables qui
poursuivent au large des froides côtes d'Irlande et de Norvège
l'éternel voyage entre deux eaux»
Production: Procinex
Images : Paula Neurisse et Louis Félix
Texte : Jean-Pierre Chabrol
Musique : Joseph Kosma
Interprétation : Trio Raisner
Voix et chant : Yves Montand Selon le témoignage de Gérard Avran qui a
étalonné le film, Mon Ami Pierre a été réalisé par Pierre Neurisse. Sa
femme, Paula Neurisse était chef monteuse à Eclair Journal, et a monté
le film.
Lieux : Concarneau.
Prix : Premier prix ex-aequo du court-métrage -section travail- au Festival de Venise en 1951.
C'est le quotidien des mineurs du bassin cévenol raconté en voix off par
l'un d'entre eux, René. Il y a le travail à la mine et puis les
distractions comme la baignade ou l'apéritif au pastis. René aime
Jeannette, la belle bergère du village, et ils se retrouvent dans les
collines ou au bord de l'eau. Mais un jour l'un des collègues de René,
Vincent, a un accident grave. Tous les mineurs compatissent et
manifestent leur solidarité. Amputé d'une jambe, Vincent guérit et
réembauche à la mine ; malgré son infirmité, il réussira à plonger de
nouveau dans la rivière. La vie continue...Le film s'achève sur la fête
du 14 juillet joyeusement célébrée à Pont de Rastel ; c'est l'occasion
d'un grand banquet avec tous les villageois. Après la liesse et le feu
d'artifice, c'est cependant déjà l'heure de retourner travailler pour
les mineurs...
Le film s'intéresse à l'une des figures les plus prisées (et représentées) du PCF, celle du mineur. Le Point du jour de Louis Daquin, ainsi que La Grande lutte des mineurs
(également sous la direction de Daquin) tournés tous deux en 1948, en
donnent précédemment une vision cinématographique et « communiste ».
Mises en vis à vis, ces œuvres ont des discours bien différents,
complètement liés à leurs contextes historiques de production et aux
orientations politiques du PCF du moment. Le Point du jour (long métrage
de fiction) reste tributaire de l'immédiat Après-guerre et de l'appel à
la Reconstruction nationale lancé par le PCF lorsqu'il est un parti de
gouvernement ; les mineurs sont érigés en héros de la Bataille de la
Production. En revanche, La Grande lutte des mineurs
(court-métrage documentaire dans le style des « contre actualités »),
réalisé peu de temps après, est un « film de Guerre Froide » ; le PCF
est de nouveau un parti d'opposition au plan national et international.
Les mineurs, qui sont alors en pleine grève en 1948, deviennent les
portes paroles d'une lutte contre la politique pro-américaine du
gouvernement. Dans Ma Jeannette et mes copains, le contenu est tout
autre. Atemporel, fictionnel, le film donne une image beaucoup moins
combattante des mineurs, plus poétique. L'arrière plan n'est plus le
même puisqu'en 1953 Staline meurt, ce qui entraîne le passage dans la
phase dite de « coexistence pacifique ». Par ailleurs les modalités de
production du film restent « classiques » avec une volonté de le faire
circuler dans le réseau commercial, ce qui explique aussi sans doute sa
tonalité moins militante.
Tourné dans les Cévennes, Ma Jeannette et mes copains
a été écrit par un enfant du pays, Jean-Pierre Chabrol. Devenu par la
suite un écrivain reconnu, il travaille pour la seconde fois comme
scénariste pour Procinex, après Mon ami Pierre. Il raconte une
réalité qu'il a observé dans sa jeunesse, celle des mineurs du bassin
d'Alès. La vision qui en est donnée est celle d'un labeur éminemment
difficile et risqué ; elle est néanmoins contrebalancée par une certaine
joie de vivre qui s'exprime dans l'histoire d'amour de René et
Jeannette ou encore dans les festivités du 14 juillet. Les acteurs du
film sont tous non-professionnels ; ce sont les habitants et les mineurs
de la région qui jouent leur propre rôle. Pour l'anecdote, Vincent (le
blessé de la mine) est joué par deux frères, dont l'un avait perdu une
jambe pendant la Seconde Guerre Mondiale. À noter une belle réalisation
de Robert Menegoz ; quelques très beaux plans, notamment ceux des
mineurs dans les wagons du train destiné à transporter le charbon ou un
travelling sur les visages des mineurs après l'accident.
En août
1953, le film a obtenu un visa d'exploitation commerciale et non
commerciale. Il semble qu'il ait été souvent diffusé dans les Cévennes
où l'on conserve une mémoire très forte et encore vivante du tournage.
Production : Procinex Réalisation : Robert Menegoz Directeur de production : Antoine Maestrati Scénario, commentaires et chanson : Jean-Pierre Chabrol Commentaire dit par : Roger Pigaut Image : André Dumaître Assistant image : Philippe Brun Montage : Marguerite Renoir et Suzanne Sandeberg Musique : Joseph Kosma Chanson interprétée par : Mouloudji Marcel Ingénieur du son : P. Boistelle Lieux : Gard, Cévennes, Pont de Rastel, mine de la Vernarède, mine de la Jasse Visa d'exploitation : 14 527 Carton
final : « le film que vous venez de voir a été réalisé par grâce au
concours de tous les habitants du village de Pont de Rastel, et des
mineurs de la Vernarède et la Jasse dans le Gard ».
MOTS CLE : France, Gard, Cévennes, Pont de Rastel Bassin minier, mine, mineur Travail, vie quotidienne, loisir Accident du travail Fête, 14 juillet, banquet Jean-Pierre Chabrol, Robert Menegoz
«
La vie paraît toute simple et tranquille dans ce petit village de
mineurs du Gard. Mais la mine frappe. Vincent, victime d'un grave
accident, est amputé d'une jambe. Le reprendra-t-on à la mine ? Mais
oui, car ses copains sont là, qui le soutiennent, l'accompagnent à la
direction. Le film se termine par le repas du 14 juillet, servi à tous
les habitants sur une table commune, dans l'unique rue du village. C'est
un film humain, optimiste, un film qu'il faut voir. » (Extrait d'un
article paru dans L'Humanité Dimanche, daté du 11 juillet 1954).
Film
disponible en DVD dans le coffret <a
href="https://www.cinearchives.org/Edition-DVD-Grands-Soirs-et-Beaux-Lendemains.-1945-1956_-le-cinema-militant-de-la-Liberation-et-de-la-Guerre-froide-827-6-0-0.html"><b>Grands
soirs et beaux lendemains, 1945-1956 - Le cinéma militant de la
Libération et de la Guerre froide</b></a>
La longue et âpre grève des mineurs français de novembre et décembre
1948. Après une évocation de la dureté de la profession, ce film
d'agitation décrit le déclenchement de la grève, son déroulement, et
s'achève par un appel à la solidarité.
Un discours véhément, une
bande son extrêmement travaillée, des images d'affrontements et un
montage remarquable stigmatisent les agissements des C.R.S. (« CRS=SS
»), la présence de l'armée dans les corons et les responsabilités du
gouvernement soumis aux intérêts américains.
À rebours, ce film
collectif exalte l'héroïsme des mineurs, la solidarité et
l'internationalisme prolétariens. Le nom du ministre socialiste Jules
Moch est prononcé "moche", (sans doute pour la rime avec le mot "boche"
également utilisé). Séquence montrant les bus des municipalités
communistes de la région parisienne venant chercher les enfants de
mineurs (bus de Bezons, Villejuif, Stains, Dugny, Gentilly,
Issy-Les-Moulineaux, Villeneuve-Saint-Georges). Le commentaire
précise que l'on propose aux mineurs étrangers « un dilemme
machiavélique » : « le travail de briseur de grève, ou la reconduite à
la frontière » (« Pour les espagnols, c'est la mort »). Un des plans
finaux, symbolique, plusieurs fois repris dans d'autres films
militants, montre une vieille femme blanche et un travailleur noir en
train de manifester côte à côte, au son de L'Internationale.
La
grande lutte des mineurs, marqué par la guerre froide, fut conçu pour
susciter une solidarité active en faveur des mineurs en lutte (dons en
nature et en argent, accueil des enfant de grévistes). Il fut interdit
par la censure, suite à l'arrêté du 6 décembre 1948 qui soumettait les
films non-commerciaux à une censure préalable, ce qui permettait
l'interdiction de la plupart des films militants alors produits par le
P.C.F. et la C.G.T.. Si cet arrêté visait en priorité "La grande lutte
des mineurs", il fut ensuite utilisé couramment utilisé pour interdire
les films militants produits durant la guerre froide. Pour éviter (en
vain) la censure du film, Louis Daquin assuma la paternité de sa
réalisation et Roger Vailland celle de son commentaire. René Vautier,
alors assistant-stagiaire, ne put réellement participer au tournage du
film puisqu'il fut appréhendé par les C.R.S. sur le port de Dunkerque.
Générique
: La fédération des Travailleurs du sous-sol présente / La grande lutte
des mineurs/ Réalisé bénévolement par les techniciens et les
travailleurs de l'industrie du film (C.G.T.). RPC N° 56757 Réalisation attribué à Louis Daquin Images : André Dumaître, Louis Félix Montage et commentaire : Paula Neurisse, Fabienne Tzanck Assistant stagiaire : René Vautier Musique : ?, Internationale (son direct) Commentaire : Roger Vaillant Personnalités : Jules Moch Lieux et monuments : Nord, Firminy Lieux,
évènements et personnes cités : Courrières, Petite Recelle, Liévin,
Puits Renard ; Grèves de 1941, combats de 1944, Bataille du charbon,
Résistance ; Daniel Meyer, Schumann, Lacoste, Jouhaux, Jean Jamsek
(mineur tué le 7 octobre à Merlebach), Jules Moch.
NOTE : A six
mois de distance Daquin tourne Le Point du jour, où la documentation est
l'aspect préliminaire et La Grande lutte des mineurs, sur les grèves de
l'automne 1948 et leur violente répression. «Ce n'était pas le metteur
en scène qui y allait, c'était le militant. C'est par militantisme que
je suis allé au documentaire» écrivait Daquin.
Extrait du
commentaire : «La mine, paysages durs et sombres où la poussière noire
recouvre tout. La mine, décor de roman, prétexte à belles images, source
inépuisable d'effets faciles. Mais la mine qu'est-ce encore ? Surtout
et avant tout des hommes.
Ces hommes descendant sous terre quand
le soleil se lève,et ne remontant à la surface qu'avec l'ombre. Ces
hommes meurent jeunes parce qu'ils sont imprégnés de cette poussière de
charbon qui de mois en mois pénètre dans les poumons. Ces hommes, ce
sont les mineurs à qui on a tout demandé et qui ont tout donné: les
grèves héroïques de 41 qui entravèrent la guerre des nazis, les combats
de 44 qui firent plus proche la victoire, et enfin l'extraordinaire
période qui suivi la libération, la bataille du charbon. Alors qu'en
1919, il a fallu cinq années pour compenser la perte causée par la
guerre, en 1945, moins de deux années suffirent à combler le retard. Les
mineurs relèvent la France avec leurs piques, avec leurs bras, avec
leur cœur.
Et cette période d'enthousiasme et de courage, c'est
celle que choisit Daniel Mayer pour traiter les mineurs de «Rouffians»,
c'est celle que choisit Schumann pour leur reprocher de travailler le
dimanche ! Quel respect brusquement pour les droits syndicaux !"
Évocation du « Malheur d'être jeune » en 1948, et présentation de la
fête de la jeunesse organisée par la C.G.T.. Après une réunion
(reconstituée) de jeunes syndiqués place du colonel Fabien, le
commentaire et les chœurs off réclament, sur des images de jeunes
ouvriers et ouvrières en train de travailler (métallurgie, textile,
bois, SNCF, Air France...), la suppression de « l'abattement d'âge », à
l'instar des jeunes mariniers (images de péniches et d'écluses). Sont
par contre défendus le droit à la culture professionnelle et les écoles
d'apprentissages ainsi que le droit aux loisirs, comme sont revendiqués
des crédits pour la construction de nouveaux stades. Un apprenti
boulanger pris en auto-stop (séquence fictionnelle) réclame « le
collectif à 50% », (une réduction sur les transports par trains).
Après une évocation de métiers particulièrement pénibles (verriers,
tanneurs....), ce documentaire montre des machines en train de s'arrêter
et des métallos se mettre en grève. Suivent quelques images illustrant
la répression opérée par les force de l'ordre.
La seconde partie de Journées de Printemps 1948 présente les fêtes de la
jeunesse organisée par la C.G.T., qui ont réuni les jeunes syndiqués de
toute la France en mai 1948 : arrivées des délégations de province
(Tourcoing, Toulouse...), visite de la capitale (le Trocadéro),
activités sportives (football et vélo), fête (danses -sardanes- autour
d'un feu), défilés gymniques et folkloriques... Au sein de ces défilés,
une large place est accordée aux mineurs. (On relève aussi la présence
d'un char portant un avion fabriqué à la SNECMA et celle de délégations
polonaise et franco-polonaise).
Journées de Printemps 1948 présente également un aperçu la conférence
nationale des jeunes syndiqués, un extrait de l'allocution d'André
Tollet (?) dénonçant l'alignement sur la politique américaine, et la
cérémonie d'hommage aux militants morts pendant la seconde guerre
mondiale (portraits de Léo Lagrange, Jean-Pierre Timbaud, Georges Wodli,
Yves Toudic, Pierre Semard, Charles Nédelec). Journées de printemps
1948, documentaire militant au ton très acerbe et revendicatif,
fortement marqué par le climat de guerre froide ; paraît se situer à
l'opposé de Journées de printemps 1947.
Générique : « La Confédération Générale du Travail présente Journées de
printemps 1948, fête de la jeunesse du 15,16 et 17 mai. Réalisé par une
section de jeunes syndiqués du cinéma ».
Assistant stagiaire : René Vautier
Production : Ciné France
Personnalités : Jules Moch, Benoit Frachon, Gaston Monmousseau, Henri
Malberg (le jeune métallo qui anime la réunion syndicale)....
Lieux et monuments : Paris (Trocadéro, métro, gare, gare de Creil, Assemblée Nationale, Bourse du Travail...).
El 24 de enero China presenta su Inteligencia Artificial (IA) Deepsheek,
desarrollada empleando un 95% menos de los recursos, tanto monetarios
como energéticos, que lo que cuesta su desarrollo en EEUU. En un solo
día quedó definido el carácter de las distintas élites planetarias. Una
gran foto de familia.
Los economistas no se lo creen; no se creen sus propias explicaciones:
-Otros que el estado no deberían haberse inmiscuido, teniendo las empresas desarrolladoras, las Big-tech, demasiadas regulaciones legales que impiden su desarrollo.
Según la doctrina neiliberal, que
sostiene en escuelas como Harvard, Yale o Bussines School of London,
Chicago... "el beneficio mueve a la inversión". No es la inversión la
que genera el beneficio. Si no hay beneficio no hay inversión. El neoliberalismo es una doctrina creada ad hoc, a científica, para justificar el gran sistema de robo mundial generado por el oportunismo anglosajón.
Apliquemos
el principio al desarrollo de IAs en occidente: Los chicos de Wall
Street han calculado los beneficios de la IA, han visto un filón
inagotable y el futuro de la humanidad. Han invertido al máximo en esta
nueva tecnología. Esto incluye mover todos los resortes posible para
obtener todo tipo de esteroides económicos y facilitaciones por parte de
los gobiernos, en forma de subsidios, exenciones y estímulos.
Inversiones colosales para estimular sectores. La última, el proyecto Stargate promovido por el gobierno de los EEUU con 500.000 mill $ de presupuesto, presentado el martes 21 de enero.
"Igual" en China. El 24 de enero China presenta su IA Deepseek realizada con un presupuesto de 5 millones $.
La
doctrina financiera estadounidense les hace pensar que dinero es igual a
producción, y que el dinero es bienestar. Ya lo hicieron con las
puntocom en los 2000 y las hipotecas subprime en 2008, generando en
ambos casos una recesión mundial.
Dinero es
dinero y producción es producción. La economía neoliberal entera se
enfoca en la producción de dinero por el dinero, y no de bienes
materiales. Estos son importados. Pero el dinero es deuda desde que se
rompió la paridad oro-dólar y se adoptó la Teoría Monetaria Moderna,
por definición. Por eso, al importar productos, lo que se exporta es
deuda. Esta exportación de deuda es característica de los imperios, como
ya explicó sobradamente el Presidente de la URSS Vladimir Lenin en 1916. Lo dicho para IAs es aplicable a su ejército, como avisamos en 2017,
sistema de salud, sistema educativo, a Tesla y Starlink de Musk,
Amazon, saturada de producto chino, Google, Apple y tantos otros
negocios y parámetros. Todos son apreciados conforme a su objetivo real
en su doctrina económica: la consecución de dinero. Paradógicamente,
bienes y servicios son meros accesorios; superfluos. Un posible caso de
idolatría colectiva. Viven en una burbuja.
EEUU podría haber desarrollado ChatGPT, o cualquier otra IA, con lo que vale medio tanque Abrams M1 de 10 mill $. Tienen más de 14.000 en stock. Con un valor similar, España envió 20 tanques Leopard a Ucrania. Con lo que vale uno podríamos haber sido líderes mundiales. Cuestión de preferencias.
La
economía China se aferra a la tierra. Se centra en la producción y en
los resultado. Te desarrollan una IA funcional con 5 millones de $. Y
quien dice una IA dice cualquier cosa. En su doctrina declaradamente marxista,
planifican la economía y controlan directamente sectores estratégicos.
Permiten la economía de mercado y una "sana" especulación en aquellos
ámbitos considerados no estratégicos, por ejemplo entorno al ladrillo o
la bolsa. Resultado: 1ª economía mundial.
Rusia
evita los movimientos especulativos con un control directo del estado
en las empresas, magnates que controlan sectores estratégicos
comprometidos con la causa nacional, y unos tipos de interés del 21%. Resultado: 4ª economía mundial.
La triste realidad e Europa: mente de ladrillo
En
cambio, en Europa, sus élites financieras y productivas, su entero
sistema económico, creían pérdida la carrera de las IAs contra ambas
potencias. Arrojaron la toalla antes de la contienda. ¿Hicieron si
quiera algún cálculo? Su producto estrella de inversión, aparte de las
armas y la OTAN ... la energía, como efecto directo del atentado contra el Nordstream 2. Sin olvidar el ladrillo;
infraestructuras le llaman. Europa se arrojó al rentismo rememorando
los tiempos del feudalismo. De ahí el aumento de precios de casas y
alquileres, del precio relativo de bienes y servicios por disminución de
renta disponible, aumento de la edad de emancipación y consiguiente
disminución de la natalidad, disminución del consumo y aumento de las
desigualdades. Su doctrina es aquella marcada por EEUU, al fungir de
serviles lacayos, puerilmente llamada "complacencia estratégica".
Se
puede entender que en EEUU las grandes compañías se aprovechen del
desarrollo especulativo de las IAs y tantos otros sectores. La fiesta seguirá hasta que dejen de funcionar las cañoneras.
Pero
no se entiende la obtusa perspectiva en Europa, que ha hecho que una
miserable obra de 5 millones de € ni si quiera haya tenido inicio. Esa es la verdadera forma de pensar de nuestras élites europeas: asegurar el beneficio, aunque sea exiguo, mantener la inversión, garantizar el retorno aunque sea pingüe. Parasitismo de siempre. Ya avisamos que, sin corrección, el único resultado posible para Europa es su empobrecimiento. Desde 1945 las élites europeas son, por elección, selección y preferencia, estadounidenses. La ejercen estadounidenses putativos nacidos en países extranjeros. Hasta el orgulloso Reino Unido, otrora imperio, cayó en su trampa.
Esta
situación retrata una época y marca el devenir de un futuro que ya está
aquí. Que cada una saque sus conclusiones y cada una entienda con quién
está tratando y cómo tratarlo. A pesar de todo el fascismo que
despliegan, exhibiciones de fuerza, del despliegue de genocidios y
muerte, nuestras élites, en siglos, no habían sido tan débiles. Parece
un contrasentido, pero el colonialismo decae en la misma forma que
avanza el imperialismo globalista. Europa, para suerte de las excolonias, pasa a la irrelevancia. La principal ocupación de los rentistas es la expropiación; exprópiales tú. Quien pueda golpear que golpee, es el momento.
Miguel A. Rivera Ríos, Oscar D. Araujo Loredo, Josué García Veiga, J. Benjamín Lujano López
El capitalismo
del quinto Kondratiev. Acumulación de capital, tecnología digital y
procesos socioinstitucionales, México, FONDO DE CULTURA ECONÓMICA (FCE), 2023
1. Tiempo y reacciones
económicas 2. Innovaciones tecnologícas - Aspectos económicos 3.
Tecnología de la Información - Aspectos económicos 4. Capitalismo -
Siglo XXI 5. Kondratiev, Nicolai D. - Modelos económicos