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dimanche 1 mars 2026

Symphonie mécanique (Jean Mitry, 1955)

 

 

Sous l'œil de Jean Mitry, les machines en mouvement se transforment en ballet musical, soutenu par la partition de Pierre Boulez.

Esthétisation, géométrisme, pas d'humains, tâches répétitives et automatisées. 

Pas de bruits de machines --> sublimations personnalistes.

Les Américains en Amérique (Raymond Vogel, 1950)

 


Dénonciation virulente de la présence et de l'influence américaine en France, des bases militaires au cinéma, en passant par le Coca-Cola et les journaux pour enfants, symboles de « gangstérisme », « de racisme ». Face à la civilisation américaine et à sa « politique de guerre » se dressent les travailleurs de la SNECMA, les mineurs de Auchel, les dockers, les consommateurs français « appréciant le bon vin », les militants communistes (jeunes vendeurs de l'Avant-Garde « militant contre les 18 mois », lecteur de L'Humanité éteignant son poste de radio...) et, enfin, les dirigeants du P.C.F. (Maurice Thorez au stade de Buffalo). L'éviction de Frédéric Joliot-Curie du haut-commissariat à l'énergie atomique, en avril 1950, est imputé à la politique américaine.

Ce court-métrage militant mêle des plans documentaires et des images fictionnelles (le VRP de Coca-Cola chassé du bistrot par les consommateurs français amateurs de vin). Les Américains en Amérique témoigne de l'anti américanisme du P.C.F. durant la période de guerre froide.

Lieux et monuments : Paris (Place de la Concorde, Arc de Triomphe), Fontainebleau, Mont-Valérien, port de Marseille, Auchel
Personnalités : Truman, Blum, Byrnes, Schuman, Queuille, Moch, Frédéric Joliot-Curie, Thorez...
Lieux, événements et personnes citées : France, Angleterre, URSS ; réarmement allemand, Pacte atlantique ; Bradley, Eisenhower, René Pleven.
Mots d'ordre: « les 18 mois c'est la guerre ».

Mon ami Pierre (Paula Neurisse, Jean-Pierre Chabrol, 1951)

 FILM ET TEXTE

    Le travail en mer à bord du Franc-Tireur, chalutier bigouden basé à Concarneau. Une fois présenté l'équipage ce documentaire décrit la peine des pêcheurs « 20 jours en mer, 2 jours à terre » : filets que l'on jette accompagnés par les mouettes, vidage et écaillage de la pêche sur le bateau. Le travail ne s'arrête jamais de nuit comme de jour les hommes tirent le «chalut», avec la crainte qu'il ne se déchire. Le partage communautaire des recettes y est évoqué.

A la fin du voyage, les hommes se font beaux pour arriver à terre. mais les retrouvailles sont de courte durée.

Si les images (très soignées), le commentaire (littéraire) et la chanson-titre (interprétée par Yves Montand), évoquent -parfois de manière romancée- le métier de martin-pêcheur, Mon Ami Pierre... situe également le quotidien des marins dans la vaste communauté des hommes au travail...

Mon Ami Pierre... s'inscrit parmi les court-métrages soignés de Procinex qui désirait présenter le monde du travail au public le plus large possible, sans tenir un discours politique explicite. Le choix du Franc Tireur ne relève cependant pas du hasard : ce chalutier fut construit en coopérative au Guilvinec et, du patron au matelot, chacun touchait part égale. Son lancement, comme celui du Franc-Tireur, fut d'ailleurs popularisé par le P.C.F.

Générique : « (...) Nous dédions ce film aux 16 hommes du Gay Lussac avec lesquels nous avons parlé par radio, là-bas, du côté de la Grande Sole. 16 hommes péris en mer. Et à tous leurs camarades innombrables qui poursuivent au large des froides côtes d'Irlande et de Norvège l'éternel voyage entre deux eaux»
Production: Procinex
Images : Paula Neurisse et Louis Félix
Texte : Jean-Pierre Chabrol
Musique : Joseph Kosma
Interprétation : Trio Raisner
Voix et chant : Yves Montand Selon le témoignage de Gérard Avran qui a étalonné le film, Mon Ami Pierre a été réalisé par Pierre Neurisse. Sa femme, Paula Neurisse était chef monteuse à Eclair Journal, et a monté le film.
Lieux : Concarneau.

Prix : Premier prix ex-aequo du court-métrage -section travail- au Festival de Venise en 1951.

Ma jeanette et mes copains (Robert Menegoz, 1953)

FILM

 C'est le quotidien des mineurs du bassin cévenol raconté en voix off par l'un d'entre eux, René. Il y a le travail à la mine et puis les distractions comme la baignade ou l'apéritif au pastis. René aime Jeannette, la belle bergère du village, et ils se retrouvent dans les collines ou au bord de l'eau. Mais un jour l'un des collègues de René, Vincent, a un accident grave. Tous les mineurs compatissent et manifestent leur solidarité. Amputé d'une jambe, Vincent guérit et réembauche à la mine ; malgré son infirmité, il réussira à plonger de nouveau dans la rivière. La vie continue...Le film s'achève sur la fête du 14 juillet joyeusement célébrée à Pont de Rastel ; c'est l'occasion d'un grand banquet avec tous les villageois. Après la liesse et le feu d'artifice, c'est cependant déjà l'heure de retourner travailler pour les mineurs...

Le film s'intéresse à l'une des figures les plus prisées (et représentées) du PCF, celle du mineur. Le Point du jour de Louis Daquin, ainsi que La Grande lutte des mineurs (également sous la direction de Daquin) tournés tous deux en 1948, en donnent précédemment une vision cinématographique et « communiste ». Mises en vis à vis, ces œuvres ont des discours bien différents, complètement liés à leurs contextes historiques de production et aux orientations politiques du PCF du moment. Le Point du jour (long métrage de fiction) reste tributaire de l'immédiat Après-guerre et de l'appel à la Reconstruction nationale lancé par le PCF lorsqu'il est un parti de gouvernement ; les mineurs sont érigés en héros de la Bataille de la Production. En revanche, La Grande lutte des mineurs (court-métrage documentaire dans le style des « contre actualités »), réalisé peu de temps après, est un « film de Guerre Froide » ; le PCF est de nouveau un parti d'opposition au plan national et international. Les mineurs, qui sont alors en pleine grève en 1948, deviennent les portes paroles d'une lutte contre la politique pro-américaine du gouvernement. Dans Ma Jeannette et mes copains, le contenu est tout autre. Atemporel, fictionnel, le film donne une image beaucoup moins combattante des mineurs, plus poétique. L'arrière plan n'est plus le même puisqu'en 1953 Staline meurt, ce qui entraîne le passage dans la phase dite de « coexistence pacifique ». Par ailleurs les modalités de production du film restent « classiques » avec une volonté de le faire circuler dans le réseau commercial, ce qui explique aussi sans doute sa tonalité moins militante.

Tourné dans les Cévennes, Ma Jeannette et mes copains a été écrit par un enfant du pays, Jean-Pierre Chabrol. Devenu par la suite un écrivain reconnu, il travaille pour la seconde fois comme scénariste pour Procinex, après Mon ami Pierre. Il raconte une réalité qu'il a observé dans sa jeunesse, celle des mineurs du bassin d'Alès. La vision qui en est donnée est celle d'un labeur éminemment difficile et risqué ; elle est néanmoins contrebalancée par une certaine joie de vivre qui s'exprime dans l'histoire d'amour de René et Jeannette ou encore dans les festivités du 14 juillet. Les acteurs du film sont tous non-professionnels ; ce sont les habitants et les mineurs de la région qui jouent leur propre rôle. Pour l'anecdote, Vincent (le blessé de la mine) est joué par deux frères, dont l'un avait perdu une jambe pendant la Seconde Guerre Mondiale. À noter une belle réalisation de Robert Menegoz ; quelques très beaux plans, notamment ceux des mineurs dans les wagons du train destiné à transporter le charbon ou un travelling sur les visages des mineurs après l'accident.

En août 1953, le film a obtenu un visa d'exploitation commerciale et non commerciale. Il semble qu'il ait été souvent diffusé dans les Cévennes où l'on conserve une mémoire très forte et encore vivante du tournage.

Production : Procinex
Réalisation : Robert Menegoz
Directeur de production : Antoine Maestrati
Scénario, commentaires et chanson : Jean-Pierre Chabrol
Commentaire dit par : Roger Pigaut
Image : André Dumaître
Assistant image : Philippe Brun
Montage : Marguerite Renoir et Suzanne Sandeberg
Musique : Joseph Kosma
Chanson interprétée par : Mouloudji Marcel
Ingénieur du son : P. Boistelle
Lieux : Gard, Cévennes, Pont de Rastel, mine de la Vernarède, mine de la Jasse
Visa d'exploitation : 14 527
Carton final : « le film que vous venez de voir a été réalisé par grâce au concours de tous les habitants du village de Pont de Rastel, et des mineurs de la Vernarède et la Jasse dans le Gard ».

MOTS CLE :
France, Gard, Cévennes, Pont de Rastel
Bassin minier, mine, mineur
Travail, vie quotidienne, loisir
Accident du travail
Fête, 14 juillet, banquet
Jean-Pierre Chabrol, Robert Menegoz

« La vie paraît toute simple et tranquille dans ce petit village de mineurs du Gard. Mais la mine frappe. Vincent, victime d'un grave accident, est amputé d'une jambe. Le reprendra-t-on à la mine ? Mais oui, car ses copains sont là, qui le soutiennent, l'accompagnent à la direction. Le film se termine par le repas du 14 juillet, servi à tous les habitants sur une table commune, dans l'unique rue du village. C'est un film humain, optimiste, un film qu'il faut voir. » (Extrait d'un article paru dans L'Humanité Dimanche, daté du 11 juillet 1954).

Film disponible en DVD dans le coffret <a href="https://www.cinearchives.org/Edition-DVD-Grands-Soirs-et-Beaux-Lendemains.-1945-1956_-le-cinema-militant-de-la-Liberation-et-de-la-Guerre-froide-827-6-0-0.html"><b>Grands soirs et beaux lendemains, 1945-1956 - Le cinéma militant de la Libération et de la Guerre froide</b></a>

samedi 28 février 2026

La grande lutte des mineurs (Louis Daquin, 1948)


 La longue et âpre grève des mineurs français de novembre et décembre 1948. Après une évocation de la dureté de la profession, ce film d'agitation décrit le déclenchement de la grève, son déroulement, et s'achève par un appel à la solidarité.

Un discours véhément, une bande son extrêmement travaillée, des images d'affrontements et un montage remarquable stigmatisent les agissements des C.R.S. (« CRS=SS »), la présence de l'armée dans les corons et les responsabilités du gouvernement soumis aux intérêts américains.

À rebours, ce film collectif exalte l'héroïsme des mineurs, la solidarité et l'internationalisme prolétariens. Le nom du ministre socialiste Jules Moch est prononcé "moche", (sans doute pour la rime avec le mot "boche" également utilisé). Séquence montrant les bus des municipalités communistes de la région parisienne venant chercher les enfants de mineurs (bus de Bezons, Villejuif, Stains, Dugny, Gentilly, Issy-Les-Moulineaux, Villeneuve-Saint-Georges).
Le commentaire précise que l'on propose aux mineurs étrangers « un dilemme machiavélique » : « le travail de briseur de grève, ou la reconduite à la frontière » (« Pour les espagnols, c'est la mort »).
Un des plans finaux, symbolique, plusieurs fois repris dans d'autres films militants, montre une vieille femme blanche et un travailleur noir en train de manifester côte à côte, au son de L'Internationale.

La grande lutte des mineurs, marqué par la guerre froide, fut conçu pour susciter une solidarité active en faveur des mineurs en lutte (dons en nature et en argent, accueil des enfant de grévistes). Il fut interdit par la censure, suite à l'arrêté du 6 décembre 1948 qui soumettait les films non-commerciaux à une censure préalable, ce qui permettait l'interdiction de la plupart des films militants alors produits par le P.C.F. et la C.G.T.. Si cet arrêté visait en priorité "La grande lutte des mineurs", il fut ensuite utilisé couramment utilisé pour interdire les films militants produits durant la guerre froide. Pour éviter (en vain) la censure du film, Louis Daquin assuma la paternité de sa réalisation et Roger Vailland celle de son commentaire. René Vautier, alors assistant-stagiaire, ne put réellement participer au tournage du film puisqu'il fut appréhendé par les C.R.S. sur le port de Dunkerque.

Générique : La fédération des Travailleurs du sous-sol présente / La grande lutte des mineurs/ Réalisé bénévolement par les techniciens et les travailleurs de l'industrie du film (C.G.T.). RPC N° 56757
Réalisation attribué à Louis Daquin
Images : André Dumaître, Louis Félix
Montage et commentaire : Paula Neurisse, Fabienne Tzanck
Assistant stagiaire : René Vautier
Musique : ?, Internationale (son direct)
Commentaire : Roger Vaillant
Personnalités : Jules Moch
Lieux et monuments : Nord, Firminy
Lieux, évènements et personnes cités : Courrières, Petite Recelle, Liévin, Puits Renard ; Grèves de 1941, combats de 1944, Bataille du charbon, Résistance ; Daniel Meyer, Schumann, Lacoste, Jouhaux, Jean Jamsek (mineur tué le 7 octobre à Merlebach), Jules Moch.

NOTE : A six mois de distance Daquin tourne Le Point du jour, où la documentation est l'aspect préliminaire et La Grande lutte des mineurs, sur les grèves de l'automne 1948 et leur violente répression. «Ce n'était pas le metteur en scène qui y allait, c'était le militant. C'est par militantisme que je suis allé au documentaire» écrivait Daquin.

Extrait du commentaire : «La mine, paysages durs et sombres où la poussière noire recouvre tout. La mine, décor de roman, prétexte à belles images, source inépuisable d'effets faciles. Mais la mine qu'est-ce encore ? Surtout et avant tout des hommes.

Ces hommes descendant sous terre quand le soleil se lève,et ne remontant à la surface qu'avec l'ombre. Ces hommes meurent jeunes parce qu'ils sont imprégnés de cette poussière de charbon qui de mois en mois pénètre dans les poumons. Ces hommes, ce sont les mineurs à qui on a tout demandé et qui ont tout donné: les grèves héroïques de 41 qui entravèrent la guerre des nazis, les combats de 44 qui firent plus proche la victoire, et enfin l'extraordinaire période qui suivi la libération, la bataille du charbon. Alors qu'en 1919, il a fallu cinq années pour compenser la perte causée par la guerre, en 1945, moins de deux années suffirent à combler le retard. Les mineurs relèvent la France avec leurs piques, avec leurs bras, avec leur cœur.

Et cette période d'enthousiasme et de courage, c'est celle que choisit Daniel Mayer pour traiter les mineurs de «Rouffians», c'est celle que choisit Schumann pour leur reprocher de travailler le dimanche ! Quel respect brusquement pour les droits syndicaux !"

lundi 23 février 2026

JOURNÉES DE PRINTEMPS 1948

 Source: https://www.cinearchives.org/catalogue-journees-de-printemps-1948

 

 

Évocation du « Malheur d'être jeune » en 1948, et présentation de la fête de la jeunesse organisée par la C.G.T.. Après une réunion (reconstituée) de jeunes syndiqués place du colonel Fabien, le commentaire et les chœurs off réclament, sur des images de jeunes ouvriers et ouvrières en train de travailler (métallurgie, textile, bois, SNCF, Air France...), la suppression de « l'abattement d'âge », à l'instar des jeunes mariniers (images de péniches et d'écluses). Sont par contre défendus le droit à la culture professionnelle et les écoles d'apprentissages ainsi que le droit aux loisirs, comme sont revendiqués des crédits pour la construction de nouveaux stades. Un apprenti boulanger pris en auto-stop (séquence fictionnelle) réclame « le collectif à 50% », (une réduction sur les transports par trains).

Après une évocation de métiers particulièrement pénibles (verriers, tanneurs....), ce documentaire montre des machines en train de s'arrêter et des métallos se mettre en grève. Suivent quelques images illustrant la répression opérée par les force de l'ordre.
La seconde partie de Journées de Printemps 1948 présente les fêtes de la jeunesse organisée par la C.G.T., qui ont réuni les jeunes syndiqués de toute la France en mai 1948 : arrivées des délégations de province (Tourcoing, Toulouse...), visite de la capitale (le Trocadéro), activités sportives (football et vélo), fête (danses -sardanes- autour d'un feu), défilés gymniques et folkloriques... Au sein de ces défilés, une large place est accordée aux mineurs. (On relève aussi la présence d'un char portant un avion fabriqué à la SNECMA et celle de délégations polonaise et franco-polonaise).

Journées de Printemps 1948 présente également un aperçu la conférence nationale des jeunes syndiqués, un extrait de l'allocution d'André Tollet (?) dénonçant l'alignement sur la politique américaine, et la cérémonie d'hommage aux militants morts pendant la seconde guerre mondiale (portraits de Léo Lagrange, Jean-Pierre Timbaud, Georges Wodli, Yves Toudic, Pierre Semard, Charles Nédelec). Journées de printemps 1948, documentaire militant au ton très acerbe et revendicatif, fortement marqué par le climat de guerre froide ; paraît se situer à l'opposé de Journées de printemps 1947.

Générique : « La Confédération Générale du Travail présente Journées de printemps 1948, fête de la jeunesse du 15,16 et 17 mai. Réalisé par une section de jeunes syndiqués du cinéma ».
Assistant stagiaire : René Vautier
Production : Ciné France
Personnalités : Jules Moch, Benoit Frachon, Gaston Monmousseau, Henri Malberg (le jeune métallo qui anime la réunion syndicale)....
Lieux et monuments : Paris (Trocadéro, métro, gare, gare de Creil, Assemblée Nationale, Bourse du Travail...).

mercredi 5 février 2025

IA Deepseek, retrato de una Era: Inversión-Especulación en EEUU y Rentismo Feudal en Europa

 Fuente: https://follow.it/la-tarcoteca-contrainfo/temp/MTA1ODY2ODUyMQ==

por Pablo Heraklio Feb 2, 2025

El 24 de enero China presenta su Inteligencia Artificial (IA) Deepsheek, desarrollada empleando un 95% menos de los recursos, tanto monetarios como energéticos, que lo que cuesta su desarrollo en EEUU.  En un solo día quedó definido el carácter de las distintas élites planetarias. Una gran foto de familia.

Los economistas no se lo creen; no se creen sus propias explicaciones:
-Algunos piensan que el algoritmo ha sido copiado de alguna IA estadounidense. 
-Otros creen que el desarrollo ha sido oneroso porque el dinero para la inversión ha surgido del capital riesgo.
-Otros creen que el estado debería haberse implicado más. 
-Otros que el estado no deberían haberse inmiscuido, teniendo las empresas desarrolladoras, las Big-tech, demasiadas regulaciones legales que impiden su desarrollo. 
... no tienen ni puta idea.

USA: Inversión es Especulación

Según la doctrina neiliberal, que sostiene en escuelas como Harvard, Yale o Bussines School of London, Chicago... "el beneficio mueve a la inversión". No es la inversión la que genera el beneficio. Si no hay beneficio no hay inversión. El neoliberalismo es una doctrina creada ad hoc, a científica, para justificar el gran sistema de robo mundial generado por el oportunismo anglosajón.

Apliquemos el principio al desarrollo de IAs en occidente: Los chicos de Wall Street han calculado los beneficios de la IA, han visto un filón inagotable y el futuro de la humanidad. Han invertido al máximo en esta nueva tecnología. Esto incluye mover todos los resortes posible para obtener todo tipo de esteroides económicos y facilitaciones por parte de los gobiernos, en forma de subsidios, exenciones y estímulos. Inversiones colosales para estimular sectores. La última, el proyecto Stargate promovido por el gobierno de los EEUU con 500.000 mill $ de presupuesto, presentado el martes 21 de enero. 

"Igual" en China. El 24 de enero China presenta su IA Deepseek realizada con un presupuesto de 5 millones $.

Resultado: El 29 de enero los valores tecnológicos estadounidenses se desplomaban en bolsa, sufriendo una de las mayores descapitalizaciones de su historia. Lo que se entiende por inversión ruinosa.

Cuestión de Doctrina

 
La doctrina financiera estadounidense les hace pensar que dinero es igual a producción, y que el dinero es bienestar. Ya lo hicieron con las puntocom en los 2000 y las hipotecas subprime en 2008, generando en ambos casos una recesión mundial. 

Dinero es dinero y producción es producción. La economía neoliberal entera se enfoca en la producción de dinero por el dinero, y no de bienes materiales. Estos son importados. Pero el dinero es deuda desde que se rompió la paridad oro-dólar y se adoptó la Teoría Monetaria Moderna, por definición. Por eso, al importar productos, lo que se exporta es deuda. Esta exportación de deuda es característica de los imperios, como ya explicó sobradamente el Presidente de la URSS Vladimir Lenin en 1916. Lo dicho para IAs es aplicable a su ejército, como avisamos en 2017, sistema de salud, sistema educativo, a Tesla y Starlink de Musk, Amazon, saturada de producto chino, Google, Apple y tantos otros negocios y parámetros. Todos son apreciados conforme a su objetivo real en su doctrina económica: la consecución de dinero. Paradógicamente, bienes y servicios son meros accesorios; superfluos. Un posible caso de idolatría colectiva. Viven en una burbuja

EEUU podría haber desarrollado ChatGPT, o cualquier otra IA, con lo que vale medio tanque Abrams M1 de 10 mill $. Tienen más de 14.000 en stock. Con un valor similar, España envió 20 tanques Leopard a Ucrania. Con lo que vale uno podríamos haber sido líderes mundiales. Cuestión de preferencias.

La economía China se aferra a la tierra. Se centra en la producción y en los resultado. Te desarrollan una IA funcional con 5 millones de $. Y quien dice una IA dice cualquier cosa. En su doctrina declaradamente marxista, planifican la economía y controlan directamente sectores estratégicos. Permiten la economía de mercado y una "sana" especulación en aquellos ámbitos considerados no estratégicos, por ejemplo entorno al ladrillo o la bolsa. Resultado: 1ª economía mundial.

Rusia evita los movimientos especulativos con un control directo del estado en las empresas, magnates que controlan sectores estratégicos comprometidos con la causa nacional, y unos tipos de interés del 21%. Resultado: 4ª economía mundial.

La triste realidad e Europa: mente de ladrillo

En cambio, en Europa, sus élites financieras y productivas, su entero sistema económico, creían pérdida la carrera de las IAs contra ambas potencias. Arrojaron la toalla antes de la contienda. ¿Hicieron si quiera algún cálculo? Su producto estrella de inversión, aparte de las armas y la OTAN ... la energía, como efecto directo del atentado contra el Nordstream 2. Sin olvidar el ladrillo; infraestructuras le llaman. Europa se arrojó al rentismo rememorando los tiempos del feudalismo. De ahí el aumento de precios de casas y alquileres, del precio relativo de bienes y servicios por disminución de renta disponible, aumento de la edad de emancipación y consiguiente disminución de la natalidad, disminución del consumo y aumento de las desigualdades. Su doctrina es aquella marcada por EEUU, al fungir de serviles lacayos, puerilmente llamada "complacencia estratégica".

Se puede entender que en EEUU las grandes compañías se aprovechen del desarrollo especulativo de las IAs y tantos otros sectores. La fiesta seguirá hasta que dejen de funcionar las cañoneras

Pero no se entiende la obtusa perspectiva en Europa, que ha hecho que una miserable obra de 5 millones de € ni si quiera haya tenido inicio. Esa es la verdadera forma de pensar de nuestras élites europeas: asegurar el beneficio, aunque sea exiguo, mantener la inversión, garantizar el retorno aunque sea pingüe. Parasitismo de siempre. Ya avisamos que, sin corrección, el único resultado posible para Europa es su empobrecimiento. Desde 1945 las élites europeas son, por elección, selección y preferencia, estadounidenses. La ejercen estadounidenses putativos nacidos en países extranjeros. Hasta el orgulloso Reino Unido, otrora imperio, cayó en su trampa.

Esta situación retrata una época y marca el devenir de un futuro que ya está aquí. Que cada una saque sus conclusiones y cada una entienda con quién está tratando y cómo tratarlo. A pesar de todo el fascismo que despliegan, exhibiciones de fuerza, del despliegue de genocidios y muerte, nuestras élites, en siglos, no habían sido tan débiles. Parece un contrasentido, pero el colonialismo decae en la misma forma que avanza el imperialismo globalista. Europa, para suerte de las excolonias, pasa a la irrelevancia. La principal ocupación de los rentistas es la expropiación; exprópiales tú. Quien pueda golpear que golpee, es el momento.

Salud! PHkl/tctca
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samedi 14 septembre 2024

El capitalismo del quinto Kondratiev. Acumulación de capital, tecnología digital y procesos socioinstitucionales

Miguel A. Rivera Ríos, Oscar D. Araujo Loredo, Josué García Veiga, J. Benjamín Lujano López

El capitalismo del quinto Kondratiev. Acumulación de capital, tecnología digital y procesos socioinstitucionales, México, FONDO DE CULTURA ECONÓMICA (FCE), 2023

1. Tiempo y reacciones económicas 2. Innovaciones tecnologícas - Aspectos económicos 3. Tecnología de la Información - Aspectos económicos 4. Capitalismo - Siglo XXI 5. Kondratiev, Nicolai D. - Modelos económicos

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