David Morales, un ancien soldat espagnol propriétaire d’une petite société de sécurité à Jerez de la Frontera, dans le sud de l’Espagne, n’a pas hésité lorsqu’il a envoyé cet e-mail à ses employés le 21 mars 2017 : « On m’a demandé de mener une enquête sur le personnel de l’ambassade, les assistants ou l’équipe chargée de l’invité, ainsi que sur les visiteurs réguliers de ce dernier. Nous avons été informés que l’invité est soupçonné de travailler pour les services de renseignement russes. On nous a demandé de déterminer s’il était possible de placer un ou plusieurs microphones dans la chambre de l’invité. Ils seront dissimulés et enregistreront en temps réel. […] Ce microphone doit disposer d’une capacité de transmission FTP avec une sortie vers un serveur sécurisé. »
