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mardi 24 février 2026

The life and work of Michael Parenti: a tribute with his son, Christian

 

 

Christian Parenti joins The Grayzone's Max Blumenthal to discuss the revolutionary life and legacy of his father, the dissident political scientist Michael Parenti, who died on January 24, 2026 at age 92. Christian details how his father emerged from a working class family in East Harlem to become one of the country's most outspoken Marxists, unapologetically defending socialist states across the globe while facing professional blacklisting and CIA surveillance. He surveys Michael Parenti's major works, from "Democracy for the Few" to his groundbreaking study of corporate media, "Inventing Reality," along with "To Kill A Nation," which dismantled the Western propaganda deployed to justify NATO's destruction of Yugoslavia. They also discuss his clash with fellow leftists Noam Chomsky and Alexander Cockburn, who glibly dismissed theories about a US intelligence role in JFK's assassination. While Michael Parenti aggressively defied the anti-communist liberal consensus, Christian argues that his father was also a pragmatist who welcomed democratic reforms within his own society. His accessible writing, charismatic speaking style and sense of humor have earned him a committed following that will endure for generations.

Qu'est ce que c'est "dégueulasse" ? La réponse de l'ouvrière

                                                                                                                                                          

 À bout de souffle (Jean-Luc Godard, 1960)  
          

MICHEL: C'est vraiment dégueulasse. 
PATRICIA: Qu'est ce qu'il a dit? 
VITAL: Il a dit que vous êtes vraiment "une dégueulasse".
PATRICIA: Qu'est ce que c'est "dégueulasse"?
 
 
La reprise du travail aux usines Wonder (Jacques Willemont, 1968)
 
  

Lorsque l'équipe de jeunes cinéastes, encore étudiants à l'IDHEC (l'école du cinéma) se présente dans la matinée le 9 juin 1968 à l'entrée de l'usine Wonder pour filmer son occupation depuis trois semaines par les ouvriers, ceux-ci viennent de voter la reprise du travail. Une jeune femme refuse de rentrer. Elle crie : « Je ne rentrerai pas, non je ne rentrerai pas », « Je ne veux plus refoutre les pieds dans cette taule dégueulasse». Autour d'elle des ouvriers s'attroupent. Les délégués syndicaux, artisans de la reprise, s'approchent et tentent de la calmer. Un étudiant de passage met de l'huile sur le feu. Il n'en fallait pas plus pour que ce plan séquence devienne un des classiques du cinéma direct. 

 

Reprise (Hervé Leroux, 1996)

On a pas retrouvé l'ouvrière mais la question de nunuche elle a bien été répondue, éternellement.

 

 

La montagne Sainte-Geneviève en 1965

 


Le Parti du cinéma


 De sa création en 1920 jusqu’au début des années 1980, le PCF a développé une intense activité cinématographique, sans équivalent dans les autres formations politiques, en impulsant la production, la réalisation et la distribution de centaines de films pour diffuser et défendre ses idées. Pour la première fois dans un documentaire, et à partir d’archives inédites, Pauline Gallinari et Maxime Grember nous racontent avec « Le Parti du cinéma » cette épopée politique et cinématographique.

 

Sur les accords Blum-Byrns commentés par Pascal Ory & Co, voir la contre et vraie histoire d'Annie Lacroix-Riz

lundi 23 février 2026

JOURNÉES DE PRINTEMPS 1948

 Source: https://www.cinearchives.org/catalogue-journees-de-printemps-1948

 

 

Évocation du « Malheur d'être jeune » en 1948, et présentation de la fête de la jeunesse organisée par la C.G.T.. Après une réunion (reconstituée) de jeunes syndiqués place du colonel Fabien, le commentaire et les chœurs off réclament, sur des images de jeunes ouvriers et ouvrières en train de travailler (métallurgie, textile, bois, SNCF, Air France...), la suppression de « l'abattement d'âge », à l'instar des jeunes mariniers (images de péniches et d'écluses). Sont par contre défendus le droit à la culture professionnelle et les écoles d'apprentissages ainsi que le droit aux loisirs, comme sont revendiqués des crédits pour la construction de nouveaux stades. Un apprenti boulanger pris en auto-stop (séquence fictionnelle) réclame « le collectif à 50% », (une réduction sur les transports par trains).

Après une évocation de métiers particulièrement pénibles (verriers, tanneurs....), ce documentaire montre des machines en train de s'arrêter et des métallos se mettre en grève. Suivent quelques images illustrant la répression opérée par les force de l'ordre.
La seconde partie de Journées de Printemps 1948 présente les fêtes de la jeunesse organisée par la C.G.T., qui ont réuni les jeunes syndiqués de toute la France en mai 1948 : arrivées des délégations de province (Tourcoing, Toulouse...), visite de la capitale (le Trocadéro), activités sportives (football et vélo), fête (danses -sardanes- autour d'un feu), défilés gymniques et folkloriques... Au sein de ces défilés, une large place est accordée aux mineurs. (On relève aussi la présence d'un char portant un avion fabriqué à la SNECMA et celle de délégations polonaise et franco-polonaise).

Journées de Printemps 1948 présente également un aperçu la conférence nationale des jeunes syndiqués, un extrait de l'allocution d'André Tollet (?) dénonçant l'alignement sur la politique américaine, et la cérémonie d'hommage aux militants morts pendant la seconde guerre mondiale (portraits de Léo Lagrange, Jean-Pierre Timbaud, Georges Wodli, Yves Toudic, Pierre Semard, Charles Nédelec). Journées de printemps 1948, documentaire militant au ton très acerbe et revendicatif, fortement marqué par le climat de guerre froide ; paraît se situer à l'opposé de Journées de printemps 1947.

Générique : « La Confédération Générale du Travail présente Journées de printemps 1948, fête de la jeunesse du 15,16 et 17 mai. Réalisé par une section de jeunes syndiqués du cinéma ».
Assistant stagiaire : René Vautier
Production : Ciné France
Personnalités : Jules Moch, Benoit Frachon, Gaston Monmousseau, Henri Malberg (le jeune métallo qui anime la réunion syndicale)....
Lieux et monuments : Paris (Trocadéro, métro, gare, gare de Creil, Assemblée Nationale, Bourse du Travail...).

Henri Malberg à propos de l'Histoire du Communisme

 Extrait de l'émission "L'Atlantide, une histoire du communisme" diffusée sur France 2, en 2011.

 


dimanche 22 février 2026

Histoire de la composition sociale des cadres du parti communiste

 

 

Grâce à une rigoureuse politique de contrôle de sa composition sociale, le Parti Communiste est parvenu pendant des décennies à rester un Parti majoritairement composé d'ouvriers, y compris à sa tête. Sur fond de très nombreux films d'archives (extraits du catalogue de Ciné-archives), ce documentaire interroge l'historien Paul Boulland. Comment cette composition sociale a-t-elle pu être maintenue au fil des ans ? (notamment par la pratique des "questionnaires biographiques" que remplissaient tous les militants dès qu'ils prenaient des responsabilités), et quels en ont été les travers ? La place des femmes faisait partie de cette politique de contrôle de la composition interne du Parti... Là encore quel en fut le résultat, quels en furent les obstacles ? Film produit par le CHS (Unité mixte de recherche CNRS/Université Paris 1) . Réalisation : Jeanne Menjoulet Alors que les employés et les ouvriers représentent aujourd'hui la moitié de la population active, et que seul 3 % des députés proviennent de leurs rangs, la question de la composition sociale des partis politiques est une question qui ne se limite pas à l'histoire du Parti Communiste. Paul Boulland est l'auteur du livre "Des vies en rouge" paru aux Editions de l'Atelier en septembre 2016.

COMMENT LES BOURGEOIS MANIPULENT LE CINÉMA|ROB GRAMS DE FRUSTRATION (Bourgeois Gaze)


 Et là quelques fantômes tapent à la porte (Carpita, Grémillon, Daquin, Chenal, Pagliero, Rouquier, Lotar, etc). Et si l'on fait rentrer les cinéastes soviétiques le cadre explose, le monde du travail redevient central.