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dimanche 1 mars 2026

Symphonie mécanique (Jean Mitry, 1955)

 

 

Sous l'œil de Jean Mitry, les machines en mouvement se transforment en ballet musical, soutenu par la partition de Pierre Boulez.

Esthétisation, géométrisme, pas d'humains, tâches répétitives et automatisées. 

Pas de bruits de machines --> sublimations personnalistes.

Les Américains en Amérique (Raymond Vogel, 1950)

 


Dénonciation virulente de la présence et de l'influence américaine en France, des bases militaires au cinéma, en passant par le Coca-Cola et les journaux pour enfants, symboles de « gangstérisme », « de racisme ». Face à la civilisation américaine et à sa « politique de guerre » se dressent les travailleurs de la SNECMA, les mineurs de Auchel, les dockers, les consommateurs français « appréciant le bon vin », les militants communistes (jeunes vendeurs de l'Avant-Garde « militant contre les 18 mois », lecteur de L'Humanité éteignant son poste de radio...) et, enfin, les dirigeants du P.C.F. (Maurice Thorez au stade de Buffalo). L'éviction de Frédéric Joliot-Curie du haut-commissariat à l'énergie atomique, en avril 1950, est imputé à la politique américaine.

Ce court-métrage militant mêle des plans documentaires et des images fictionnelles (le VRP de Coca-Cola chassé du bistrot par les consommateurs français amateurs de vin). Les Américains en Amérique témoigne de l'anti américanisme du P.C.F. durant la période de guerre froide.

Lieux et monuments : Paris (Place de la Concorde, Arc de Triomphe), Fontainebleau, Mont-Valérien, port de Marseille, Auchel
Personnalités : Truman, Blum, Byrnes, Schuman, Queuille, Moch, Frédéric Joliot-Curie, Thorez...
Lieux, événements et personnes citées : France, Angleterre, URSS ; réarmement allemand, Pacte atlantique ; Bradley, Eisenhower, René Pleven.
Mots d'ordre: « les 18 mois c'est la guerre ».

Actualités Vietnam (Gérard Guillaume, 1972)

 FILM ET TEXTE

Ce film est constitué d'une série de documents tournés en République Démocratique du Vietnam en mai-juin 1972 dans le cadre du projet de film intitulé « Les chemins de la victoire» (production UNICITE) par Gérard Guillaume et par les combattants du Front National de Libération.
Il est composé des films suivants : « Haiphong », « Le combinat sidérurgique de Tay Nguyen », « Hanoi Mai 1972 », « Vinh Linh », « Images de l’offensive au Sud », « Quang Naï », « La bataille des routes », « L’enrôlement des volontaires en République Démocratique du Vietnam » et « Giap mai 1972 ».

L'escalade au Nord Vietnam (Bombardements d'Haïphong et du combinat sidérurgique de Tay Nguyen)
Depuis le 16 avril 1972, Haïphong a été plusieurs fois bombardée. C'est le port qui est visé, mais aussi les quartiers ouvriers, les hôpitaux, les écoles, les villages de la banlieue qui sont rasés. Les victimes civiles sont très nombreuses.
Les Vietnamiens pleurent leurs morts, pansent leurs plaies, recueillent dans les décombres les maigres débris récupérables.
Et chaque fois, inlassablement, avec un courage et une détermination étonnants, ils se remettent à l'ouvrage et reconstruisent leur maison.
Dans le port en partie détruit, l'activité reprend peu à peu, et sur les quais s'accumulent, une fois encore, les témoignages de la solidarité internationale.

Alerte à Hanoï
Chaque matin, les habitants assiègent le vendeur de journaux.
Au sud, l'offensive se poursuit. La province du Quang Try est entièrement libérée.
Plusieurs fois par jour, les hauts parleurs diffusent un extrait d'un discours enregistré par Ho Chi Minh pendant la première escalade.
Partout dans la ville de grands panneaux informent la population, jour après jour, des développements de l'offensive du sud au 17° parallèle.
Depuis le début de la nouvelle escalade, par mesure de sécurité, les cinémas, théâtres, musées sont fermés. Et les vieux artisans qui peignent habituellement les affiches des spectacles réalisent aujourd'hui des panneaux célébrant les nouvelles victoires de la DCA.
L'alerte quotidienne est passée. La défense anti-aérienne sur Hanoï est telle que tout va très vite. Les Américains concentrent leurs efforts sur un seul objectif : Hier l'hôpital militaire, aujourd'hui un dépôt de carburant, demain le vieux pont Paul Doumer. Sur le chemin du retour, les avions américains largueront les bombes qu'ils n'ont pu déverser sur Hanoï, de préférence sur les villages ou sur les digues.
A Hanoï, chacun reprend ses activités là ou ils les avaient interrompues. Ici les femmes ont repris la construction des abris individuels en béton, ; et sur le panneau, le vieux peintre va pouvoir maintenant inscrire le chiffre des avions abattus ce jour : 2.
Une affiche appelle les unités d'auto-défense à l'émulation pour que, dans les jours suivants, le 300è avions américain soit abattu.
Au 31 mai 1972, depuis le début de la première escalade, plus de 3 600 avions américains ont été détruits, plus de 400 pilotes ont été capturés.

Enrôlement de jeunes volontaires de l'institut de technologie d'Hanoï pour combattre sur le front du sud

Images de l'offensive du Sud Vietnam et images de Vinh linh situé au nord du 17è parallèle : mai 1972.
La plaine de Quang Maï, entre Hué et Saigon.
Pendant l'offensive qui se déroule au Sud, les unités de guérilleros du Front National de Libération ont une tâche stratégique importante. Leur mission est de harceler les bases américano-saïgonnaises, de lancer des opérations de diversion et de détourner sur eux, qui ne sont qu'une trentaine, le maximum des forces aériennes. Jeu subtil et stratégique de cache-cache, car il faut aussi acheminer les armes et munitions qui seront cachées jusqu'au jour de l'attaque de la base américano-saïgonnaise.
Il faut aussi faire des provisions suffisantes de riz et les dissimuler pour les protéger soigneusement dans la campagne. Les unités saïgonnaises ont beau patrouiller les guérilleros restent introuvables et pourtant, le caméraman du F.N.L. a qui nous devons ces images n'est pas loin.

Interview du général Giap
Professeur d'histoire, journaliste, révolutionnaire, général chef de l'armée populaire. Vainqueur de Dien Bien Phu, ministre de la défense et vice-premier ministre de la République Démocratique du Vietnam.
Interview sur : la guerre du peuple, l'évolution, la capacité du peuple Vietnamien à résister, le sens d'une victoire. 

Bagnolet, carrefour de l'Est parisien (Miroslav Sebestik, 1973)

 FILM ET TEXTE

Documentaire municipal réalisé en 1973 - deux ans après les élections municipales - par Miroslav Sebestik ayant pour sujet le développement rapide de Bagnolet et les problèmes urbanistiques, politiques et humains posés par ces transformations.
Des quartiers entiers se sont transformés, des milliers de logements ont été construits, le métro est arrivé. Bagnolet est en train de devenir le carrefour de l'est parisien. Ces transformations ne se sont pas faites sans problème : est-il agréable de vivre à Bagnolet ? Les loyers sont chers, les impôts sont lourds, qui est responsable ?
Le film tente de cerner les problèmes qui se posent aux habitants et de répondre à quelques grandes questions.
Des interviews de responsables (Jacqueline Chonavel, maire de Bagnolet) et d'habitants interrogés au hasard de la rue.

Le film est remarquable pour son ton décalé : toutes les interviews sont entrecoupées de brèves séquences fictionnelles burlesques (plan sur une cocotte minute, sur un couple s'embrassant fougueusement dans l'ascenseur, sur un brossage de dents méticuleux, etc)

Réalisation : Miroslav Sebestik
Production : UNICITE
Image : Gilberto Azevedo
Montage : Geneviève Louveau
Son : Alain Muslin
Personnalités : Jacqueline Chovanel, maire de Bagnolet, députée de la Seine Saint-Denis
 

Vivre mieux, changer la vie (Jean-Patrick Lebel, 1972)

 FILM ET TEXTE

Commandé par le P.C.F. à l'occasion de la campagne des élections législatives de début 1973, ce film présente le programme commun des partis de gauche (communistes, socialistes, radicaux de gauche) à travers l'expérience vécue d'un couple de travailleurs. A partir d'images de leur existence quotidienne, le film montre quelques aspects de ce qui pourrait changer concrètement avec le programme commun de gouvernement. Parallèlement, il trace l'itinéraire qui va de la réflexion sur la vie telle qu'elle est à l'action politique pour changer la vie. [Notule catalogue UNICITÉ]

Mise en scène sophistiquée visant à une présentation "attrayante" du programme commun. Didactisme, comique. Par exemple, certaines propositions du programme commun sont énoncées sur un mode dérisoire par tel personnage en position de "faire l'acteur" et ré énoncées par le même en position "d'être militant". Brechtisme.

A noter une balade poétique et décalée dans la Cité de la Grande Borne, construite par l'architecte Emile Aillaud. On y voit les courbes de la cité alors toute neuve, les jeux de couleurs, le dédale des rues intérieures, les sculptures et les mosaïques (comme ce portrait de Rimbaud) qui émaillent les rues de la "Cité des enfants", piétonne et poétique, voulue par l'architecte. « Qu’ont-ils à faire de Rimbaud, ces immigrés qui partent à pied prendre le train de Juvisy, à cinq heures du matin ? Rien, bien sûr, sinon que ce n’est pas Rimbaud qui les prive d’autobus ou de bureau de tabac. Je ne peux pas ouvrir un café à la Grande Borne pour que ce soit plus gai. La seule chose que je puisse faire, c’est, à tout hasard, d’offrir Rimbaud en plus de l’HLM. »
— Émile Aillaud, Désordre apparent, ordre caché, Éditions Fayard.

Lieux : Morsang-sur-Orge (91), La Grande Borne (Grigny, Viry-Châtillon, Fleury-Mérogis), Essonne

GÉNÉRIQUE:
Production, UNICITÉ
Assistant, Jacques FRAENKEL
Images, Jacques MIRONNEAU
Montage, Christianne LACK
Participation de D.LANFRERE, R.BOUILLETTE, C.ZINS, J.C BRISSON, M.F GUYONNEAU, B.ROCHUT, P.LERICHE, Jean-Pierre RIFFET, Lolita CHEREL, L.THOULUC
Avec Chantal MUTEL, Patrick LARZILLE, René LOYON et la famille DELBOUYS.
Texte off Albouy

Mon ami Pierre (Paula Neurisse, Jean-Pierre Chabrol, 1951)

 FILM ET TEXTE

    Le travail en mer à bord du Franc-Tireur, chalutier bigouden basé à Concarneau. Une fois présenté l'équipage ce documentaire décrit la peine des pêcheurs « 20 jours en mer, 2 jours à terre » : filets que l'on jette accompagnés par les mouettes, vidage et écaillage de la pêche sur le bateau. Le travail ne s'arrête jamais de nuit comme de jour les hommes tirent le «chalut», avec la crainte qu'il ne se déchire. Le partage communautaire des recettes y est évoqué.

A la fin du voyage, les hommes se font beaux pour arriver à terre. mais les retrouvailles sont de courte durée.

Si les images (très soignées), le commentaire (littéraire) et la chanson-titre (interprétée par Yves Montand), évoquent -parfois de manière romancée- le métier de martin-pêcheur, Mon Ami Pierre... situe également le quotidien des marins dans la vaste communauté des hommes au travail...

Mon Ami Pierre... s'inscrit parmi les court-métrages soignés de Procinex qui désirait présenter le monde du travail au public le plus large possible, sans tenir un discours politique explicite. Le choix du Franc Tireur ne relève cependant pas du hasard : ce chalutier fut construit en coopérative au Guilvinec et, du patron au matelot, chacun touchait part égale. Son lancement, comme celui du Franc-Tireur, fut d'ailleurs popularisé par le P.C.F.

Générique : « (...) Nous dédions ce film aux 16 hommes du Gay Lussac avec lesquels nous avons parlé par radio, là-bas, du côté de la Grande Sole. 16 hommes péris en mer. Et à tous leurs camarades innombrables qui poursuivent au large des froides côtes d'Irlande et de Norvège l'éternel voyage entre deux eaux»
Production: Procinex
Images : Paula Neurisse et Louis Félix
Texte : Jean-Pierre Chabrol
Musique : Joseph Kosma
Interprétation : Trio Raisner
Voix et chant : Yves Montand Selon le témoignage de Gérard Avran qui a étalonné le film, Mon Ami Pierre a été réalisé par Pierre Neurisse. Sa femme, Paula Neurisse était chef monteuse à Eclair Journal, et a monté le film.
Lieux : Concarneau.

Prix : Premier prix ex-aequo du court-métrage -section travail- au Festival de Venise en 1951.

Ma jeanette et mes copains (Robert Menegoz, 1953)

FILM

 C'est le quotidien des mineurs du bassin cévenol raconté en voix off par l'un d'entre eux, René. Il y a le travail à la mine et puis les distractions comme la baignade ou l'apéritif au pastis. René aime Jeannette, la belle bergère du village, et ils se retrouvent dans les collines ou au bord de l'eau. Mais un jour l'un des collègues de René, Vincent, a un accident grave. Tous les mineurs compatissent et manifestent leur solidarité. Amputé d'une jambe, Vincent guérit et réembauche à la mine ; malgré son infirmité, il réussira à plonger de nouveau dans la rivière. La vie continue...Le film s'achève sur la fête du 14 juillet joyeusement célébrée à Pont de Rastel ; c'est l'occasion d'un grand banquet avec tous les villageois. Après la liesse et le feu d'artifice, c'est cependant déjà l'heure de retourner travailler pour les mineurs...

Le film s'intéresse à l'une des figures les plus prisées (et représentées) du PCF, celle du mineur. Le Point du jour de Louis Daquin, ainsi que La Grande lutte des mineurs (également sous la direction de Daquin) tournés tous deux en 1948, en donnent précédemment une vision cinématographique et « communiste ». Mises en vis à vis, ces œuvres ont des discours bien différents, complètement liés à leurs contextes historiques de production et aux orientations politiques du PCF du moment. Le Point du jour (long métrage de fiction) reste tributaire de l'immédiat Après-guerre et de l'appel à la Reconstruction nationale lancé par le PCF lorsqu'il est un parti de gouvernement ; les mineurs sont érigés en héros de la Bataille de la Production. En revanche, La Grande lutte des mineurs (court-métrage documentaire dans le style des « contre actualités »), réalisé peu de temps après, est un « film de Guerre Froide » ; le PCF est de nouveau un parti d'opposition au plan national et international. Les mineurs, qui sont alors en pleine grève en 1948, deviennent les portes paroles d'une lutte contre la politique pro-américaine du gouvernement. Dans Ma Jeannette et mes copains, le contenu est tout autre. Atemporel, fictionnel, le film donne une image beaucoup moins combattante des mineurs, plus poétique. L'arrière plan n'est plus le même puisqu'en 1953 Staline meurt, ce qui entraîne le passage dans la phase dite de « coexistence pacifique ». Par ailleurs les modalités de production du film restent « classiques » avec une volonté de le faire circuler dans le réseau commercial, ce qui explique aussi sans doute sa tonalité moins militante.

Tourné dans les Cévennes, Ma Jeannette et mes copains a été écrit par un enfant du pays, Jean-Pierre Chabrol. Devenu par la suite un écrivain reconnu, il travaille pour la seconde fois comme scénariste pour Procinex, après Mon ami Pierre. Il raconte une réalité qu'il a observé dans sa jeunesse, celle des mineurs du bassin d'Alès. La vision qui en est donnée est celle d'un labeur éminemment difficile et risqué ; elle est néanmoins contrebalancée par une certaine joie de vivre qui s'exprime dans l'histoire d'amour de René et Jeannette ou encore dans les festivités du 14 juillet. Les acteurs du film sont tous non-professionnels ; ce sont les habitants et les mineurs de la région qui jouent leur propre rôle. Pour l'anecdote, Vincent (le blessé de la mine) est joué par deux frères, dont l'un avait perdu une jambe pendant la Seconde Guerre Mondiale. À noter une belle réalisation de Robert Menegoz ; quelques très beaux plans, notamment ceux des mineurs dans les wagons du train destiné à transporter le charbon ou un travelling sur les visages des mineurs après l'accident.

En août 1953, le film a obtenu un visa d'exploitation commerciale et non commerciale. Il semble qu'il ait été souvent diffusé dans les Cévennes où l'on conserve une mémoire très forte et encore vivante du tournage.

Production : Procinex
Réalisation : Robert Menegoz
Directeur de production : Antoine Maestrati
Scénario, commentaires et chanson : Jean-Pierre Chabrol
Commentaire dit par : Roger Pigaut
Image : André Dumaître
Assistant image : Philippe Brun
Montage : Marguerite Renoir et Suzanne Sandeberg
Musique : Joseph Kosma
Chanson interprétée par : Mouloudji Marcel
Ingénieur du son : P. Boistelle
Lieux : Gard, Cévennes, Pont de Rastel, mine de la Vernarède, mine de la Jasse
Visa d'exploitation : 14 527
Carton final : « le film que vous venez de voir a été réalisé par grâce au concours de tous les habitants du village de Pont de Rastel, et des mineurs de la Vernarède et la Jasse dans le Gard ».

MOTS CLE :
France, Gard, Cévennes, Pont de Rastel
Bassin minier, mine, mineur
Travail, vie quotidienne, loisir
Accident du travail
Fête, 14 juillet, banquet
Jean-Pierre Chabrol, Robert Menegoz

« La vie paraît toute simple et tranquille dans ce petit village de mineurs du Gard. Mais la mine frappe. Vincent, victime d'un grave accident, est amputé d'une jambe. Le reprendra-t-on à la mine ? Mais oui, car ses copains sont là, qui le soutiennent, l'accompagnent à la direction. Le film se termine par le repas du 14 juillet, servi à tous les habitants sur une table commune, dans l'unique rue du village. C'est un film humain, optimiste, un film qu'il faut voir. » (Extrait d'un article paru dans L'Humanité Dimanche, daté du 11 juillet 1954).

Film disponible en DVD dans le coffret <a href="https://www.cinearchives.org/Edition-DVD-Grands-Soirs-et-Beaux-Lendemains.-1945-1956_-le-cinema-militant-de-la-Liberation-et-de-la-Guerre-froide-827-6-0-0.html"><b>Grands soirs et beaux lendemains, 1945-1956 - Le cinéma militant de la Libération et de la Guerre froide</b></a>

Pluie de juillet (Marlen Khutsiev, 1966)

 

Synopsis
Léna et Volodia sot fiancés mais la jeune fille après de longues hésitations finit par décider qu'elle préfère son indépendance et sa liberté de rencontrer les autres à la recherche du vrai sens de la vie.
 

Commentaires

Le dégel de Khrouchtchev a été remplacé par la stagnation de Brejnev. Le critique de cinéma russe Miron Chernenko a qualifié Pluie de juillet de requiem pour l'époque, un film dans lequel les héros de la Porte d'Ilitch n'ont pas seulement mûri de plus de trois ans, ils ont mûri de tout un cataclysme historique. Chernenko a écrit sur le film : «Jamais auparavant Khoutsiev n'avait été aussi proche de l'idéal de son cinéma que dans la finale de Pluie de juillet, dans laquelle le monde existe réellement simultanément à plusieurs niveaux, de nombreux plans temporels, se croisant dans des partitions sonores complexes, se heurtant et divergeant à nouveau dans les configurations et les polygones les plus inattendus... C'est de cela, de l'inattendue ambiguïté du monde, de l'insonorisation de l'histoire que s'échangent ces regards tendus, méfiants, piquants entre vétérans qui pleurent pour la première fois ici, au Bolchoï, en public, après vingt années entières d'inconscience historique, et jeunes, déjà battus par l'école et la famille, déjà partis dans les années soixante-dix... Khutsiev donne à chacun un instant son regard sans ciller, étranger à l'illusion, non romantique et non sentimental, et chacun d'eux en découvre un autre, découvre une époque, une histoire, un avenir… ».
Festival des Archives de Moscou, 2021


Marcel DUHAMEL parle de la rue du château


 Marcel DUHAMEL raconte l'esprit qui régnait dans la maison de la rue du château, située dans le quartier Montparnasse, aujourd'hui détruite, où vivait Jacques PREVERT et Yves TANGUY dans les années vingt, lieu de rencontre de nombreux surréalistes.