Article épinglé

dimanche 4 octobre 2026

Francisco Mártinez "el quico". Guerrilero (Joan Gamero, 2026)

 


SINOPSIS / SYNOPSIS

Con 100 años ya, Francisco Martínez, "El Quico", uno de los últimos guerrilleros vivos de la posguerra española, nos cuenta su día a día como parte de la resistencia armada y de las redes de apoyo que se organizaron en los pueblos de León y Galicia para sobrevivir a la represión franquista.

Un relato lúcido y emotivo, que junto a las austeras y evocadoras imágenes de los escenarios reales, nos transporta a una época de terror poco conocida en España.

El protagonista, Francisco (Quico) Martínez

Nacido en Cabañas Raras (León) en 1925, en el seno de una familia republicana, de izquierdas y campesina. A los 11 años ya era enlace de la guerrilla y a los 21, guerrillero. Exiliado en Francia en 1951, Quico estuvo unos meses en la cárcel de la Legión Extranjera, en Marsella, porque querían enviarle a luchar a Indochina. Tras un movimiento de solidaridad, le liberaron. En el exilio compaginó durante un tiempo su trabajo de albañil con la organización del PCE en Europa. Colaboró con el sindicato CGT. Secretario general del PCE en Francia (1977-1990). Miembro del Comité Central (1983-1991). Siempre ha estado en contra de los comportamientos autoritarios de la direccuón del PCE. En 1994 regresó a España. A pesar de las cartas de Quico, la dirección del PCE sigue sin rehabilitar a los guerrilleros que ordenó asesinar durante la posguerra. Es miembro de la AGE, Asociación Archivo Guerra y Exilio.

Pourquoi l’avant-garde russe s’est-elle inspirée… des icônes religieuses?

Dès la seconde moitié du XIXe siècle, la collection d’icônes était devenue à la mode chez les artistes. Les figures de proue de l’avant-garde, Mikhaïl Larionov et Natalia Gontcharova, étaient eux aussi de passionnés collectionneurs d’icônes et de louboks (équivalent des images d’Épinal en Russie), qu’ils considéraient moins comme des objets religieux que comme un phénomène esthétique majeur.


Au début du XXe siècle, la Russie a également connu un événement culturel majeur : la « révélation » d’icônes anciennes, restées cachées pendant des siècles sous des couches de vernis noirci et d’inscriptions ultérieures. La restauration de la Trinité d’Andreï Roublev, en 1905, a revêtu une importance particulière. Une fois nettoyées, ces icônes se sont révélées au public comme des œuvres aux couleurs vives, aux formes épurées et d’une expressivité particulière. Cela a impressionné non seulement les historiens de l’art, mais aussi les artistes. Faut-il s’étonner que, peu après, les icônes soient donc devenues l’objet d’analyses et d’une réinterprétation ?
 

Les artistes d’avant-garde n’ont pas emprunté aux icônes leurs sujets, mais le principe même de la construction de l’image. Les techniques formelles de l’iconographie, considérées pendant des siècles comme « incorrectes » du point de vue de la peinture académique, se sont soudainement révélées en phase avec les recherches d’un art nouveau. Par exemple, la « perspective inversée », où les lignes ne convergent pas vers le fond du tableau, mais vers le spectateur, donnant l’impression que l’image vient à la rencontre de celui qui la regarde. Cette technique a été reprise par les avant-gardistes dans leur quête d’une nouvelle perception du monde.

Les artistes ont également apprécié la convention iconographique de la représentation. Les personnages et les objets sur les icônes sont dépourvus de volume et se trouvent sur un même plan. Ce refus d’imiter le monde tridimensionnel est devenu le fondement de nombreux courants d’avant-garde. De même, les peintres d’icônes utilisaient des couleurs pures et vives (rouge, bleu, or) ainsi que des contours nets. Cela conférait à l’image une grande expressivité. Les avant-gardistes y ont également trouvé leur compte. Pour beaucoup d’entre eux, en particulier pour Vassily Kandinsky et Kasimir Malevitch, l’art était une forme de connaissance spirituelle. Ils recherchaient un art « pur », libéré du fardeau de la vie quotidienne et de la matérialité, à l’image de l’icône qui est une fenêtre sur le monde divin.

Le célèbre Carré noir de Kasimir Malevitch est souvent considéré comme une sorte d’« icône des temps nouveaux » — une image non figurative symbolisant le « néant des formes », un nouveau départ et l’énergie pure.

La théorie du « rayonnisme » de Mikhaïl Larionov s’inspirait aussi en grande partie de l’iconographie. L’artiste établissait délibérément un lien entre l’art nouveau et l’icône. Il organisa même en 1913 une exposition réunissant à la fois ses œuvres d’avant-garde et des icônes issues de sa propre collection, afin de souligner leur parenté. Les œuvres de Natalia Gontcharova de cette période, notamment la série Les Évangélistes (1910-1911), renvoient directement aux images de l’iconographie, bien que réinterprétées dans l’esprit de l’avant-garde.

Daddy eats Groenland : surfin' USA

 

Nous avons maintenant le texte réel de l'accord sur le Groenland (whitehouse.gov/briefings-stat…), nous pouvons donc dire en quoi il se compare à l'arrangement existant de 1951 et qui, entre Trump et le Danemark, a le plus menti dans sa présentation de l'affaire.
En bref – ce qui pourrait surprendre certains – ce sont les Danois qui ont le plus menti : Trump est à peu près correct en disant que ce nouvel accord accorde aux États-Unis le contrôle du Groenland.
Examinons ce qui a changé par rapport à l'accord de 1951.
1) Il s'agit désormais d'un arrangement permanent : alors que l'accord existant de 1951 ne durait que tant que l'OTAN existait, celui-ci « n'a pas de date de fin et ne peut être modifié que par consentement mutuel. »
Il survit même à une indépendance hypothétique future du Groenland : dans ce cas, le Danemark et le Groenland doivent veiller à ce que l'État groenlandais indépendant « assume affirmativement tous les droits et obligations du Royaume du Danemark spécifiés dans le présent accord. »
2) Dans l'accord de 1951, les États-Unis ne pouvaient établir des bases que là où les deux gouvernements étaient d'accord, et seulement sur la base de la planification de l'OTAN. Le nouvel accord verrouille trois bases : les États-Unis peuvent « moderniser et étendre leurs activités » à Pituffik, leur seule base au Groenland jusqu'à présent, et « pourront établir une zone de défense supplémentaire à Narsarsuaq et Mestersvig. » Des bases supplémentaires au-delà de ces 3 peuvent être justifiées par la défense « du continent américain », un intérêt américain plutôt qu'un intérêt de l'OTAN.
Aussi, assez subtil mais c'est intéressant : l'article IV(iii) stipule que « les États-Unis peuvent établir des zones de défense supplémentaires au Groenland » et que des consultations sont alors tenues « pour décider des détails de mise en œuvre sur la base d'un accord mutuel. » Cela signifie que le principe d'une nouvelle base est automatiquement accordé et que seuls les détails de mise en œuvre nécessitent un accord.
L'article VII donne également aux États-Unis « le droit de soulever des préoccupations concernant la construction, ou le changement d'utilisation » de tout bâtiment près d'une base américaine, après quoi les parties décident ensemble de ce qu'il faut faire. Ce qui signifie que les États-Unis ont leur mot à dire sur la planification civile autour de leurs bases.
3) Sur les mouvements militaires américains à travers le Groenland, le changement de formulation entre l'accord de 1951 et celui-ci est assez drôle.
Le texte de 1951 disait (art. V(3)) : les États-Unis « peuvent jouir... du droit d'accès libre et de mouvement entre les zones de défense à travers le Groenland, y compris les eaux territoriales, par voie de terre, d'air et de mer », mais seulement « conformément aux règles générales convenues mutuellement et émises par l'autorité danoise appropriée au Groenland. »
Le nouveau dit : « Les États-Unis d'Amérique jouiront... du droit d'accès libre et de mouvement entre les zones de défense à travers le Groenland, y compris les eaux territoriales, par voie de terre, d'air et de mer. »
C'est tout : « Peut » devient « jouira », et les mouvements militaires américains ne doivent plus suivre les règles « émises par l'autorité danoise appropriée au Groenland. » Les États-Unis obtiennent aussi quelque chose de nouveau en plus : « l'accès sous-marin et le mouvement au sein des eaux territoriales », c'est-à-dire les sous-marins.
4) Exclusion non-OTAN : les États non membres de l'OTAN sont interdits d'installations militaires ou de présence persistante au Groenland, sauf si les trois parties approuvent, ce qui donne aux États-Unis un veto permanent effectif. L'accord de 1951 n'avait pas de clause équivalente.
5) Filtrage des investissements : c'est entièrement nouveau. « Les États ou investisseurs d'un État qui n'est pas membre de l'OTAN, un partenaire de l'OTAN, ou un État membre de l'UE » (c'est-à-dire la Russie, la Chine, l'Inde, les États du Golfe, etc.), « ne seront pas autorisés à exercer (i) un contrôle, (ii) une influence significative, ou (iii) un accès à des informations non publiques... au sein de secteurs ou activités particulièrement sensibles sur le territoire du Groenland (y compris les eaux territoriales), sauf accord entre les parties. »
Encore une fois, cela signifie essentiellement que les États-Unis ont un veto permanent sur qui peut investir dans les secteurs stratégiques au Groenland, en ce qui concerne les États non-OTAN ou non-UE.
6) Enfin, en net contraste avec l'accord de 1951, la présentation de l'accord change de manière significative : ce nouvel accord est largement encadré autour des États-Unis.
L'accord de 1951 n'existait que « pour le bénéfice de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord. » Le nouveau liste la défense « du continent américain » comme objectif, célèbre « le rôle irremplaçable » de l'armée américaine ainsi que « les contributions historiques et continues indispensables des États-Unis à la sécurité et à la défense du Groenland », et nomme l'établissement du système de défense antimissile « Golden Dome » de Trump comme objectif clé.
Donc, pour résumer :
- Les États-Unis ont sécurisé un point d'appui militaire permanent que même un Groenland indépendant hériterait qu'il le veuille ou non
- Les États-Unis ont maintenant un pouvoir de veto sur toute présence militaire non-OTAN au Groenland, et sur qui peut investir dans son infrastructure et ses ressources stratégiques (au-delà de l'OTAN et de l'UE)
- Le Danemark a signé son droit de regard sur le principe de nouvelles bases américaines, avec seulement le droit de discuter des « détails de mise en œuvre »
- Les autorités danoises ne fixent plus les règles pour les mouvements militaires américains à travers l'île
- Et tout cela est maintenant justifié par la défense « du continent américain »
Je ne sais pas dans quel univers cela reconnaît même de loin « la souveraineté et l'intégrité territoriale du Royaume et le droit du peuple groenlandais à l'autodétermination », comme l'a formulé la Première ministre danoise Mette Frederiksen (stm.dk/en/press/press…).
Oui, le préambule du texte réaffirme cyniquement la souveraineté danoise mais, à mon avis, quand vous laissez un pays étranger installer des bases sur votre sol, déplacer ses troupes sans suivre vos règles et veto qui d'autre peut entrer, pour l'éternité, après qu'il a passé deux ans à menacer de vous prendre de force, le mot pour cela est tout sauf « souveraineté reconnue ».
 
 
De plus cela pour contrer les projets russe et chinois qui projetaient de développer un axe commercial maritime afin d'éviter les zones de tension par le sud....

samedi 3 octobre 2026

Henri Crolla, Yves Montand, extrait de Souvenirs Perdus (Christian-Jaque, 1950)

 


Canoa (felipe Cazals,1976)

 


Canoa (1976): el cine que duele porque es real

Hay películas que ves para pasar el rato y luego están los verdaderos impactos emocionales como Canoa. Lo que logró Felipe Cazals aquí va mucho más allá de filmar una historia de suspense; abrió en canal la memoria colectiva para ponernos frente al espejo una de nuestras peores realidades. Y el mérito es enorme, porque construir semejante obra maestra a partir de una crónica periodística tan trágica requiere una sensibilidad y una valentía tremenda .
La película es pura tensión. Cazals juega de forma magistral con ese tono de falso documental, mezclando la naturalidad de unos jóvenes que solo querían irse de excursión a la montaña con el ambiente rancio y paranoico de San Miguel Canoa. No busca juzgar a los habitantes desde la superioridad; te muestra, con una crudeza que asusta, cómo el aislamiento, la manipulación religiosa y el miedo político en pleno 1968 convirtieron a gente corriente en una masa capaz de ejercer una violencia salvaje.
Es una película incómoda si,de las que te dejan el cuerpo cortado, pero hay que elogiarla de principio a fin. Sigue estando tan viva y tan vigente como el primer día. Un recordatorio de que el verdadero peligro no sale de las ficciones de monstruos, sino de lo que somos capaces de hacer cuando nos dejamos cegar por el fanatismo.
Cine con mayúsculas.

Trump secuestra el fiscal que investiga el caso Cerimedo

 

Este es el temor por el que nuestros dirigentes claudicaron y aceptaron el rol de administradores neocoloniales: al ver que lo de Cerimedo al destaparse iba a implicar la red de narcotráfico yanquisionista regenteada por la DEA, Washington acusó al fiscal del caso de ser narco —hizo la proyección es tan característica de los innombrables— y directamente chupó al fiscal.

 

Así es, los yanquisionistas lo secuestraron. Y además mandaron a ocupar con la cana todas las fiscalías del país. Ahora van a prender fuego todo el archivo, van a desaparecer las evidencias que iban a complicar a la DEA con la merca y aquí no pasó nada.

Decíamos precisamente eso, que nuestros dirigentes claudicaron al ver que el yanquisionismo ya no iba a permitir que nadie se saque los pies del plato en el continente. Para no terminar como el fiscal boliviano Roger Mariaca, nuestros dirigentes entonces claudicaron. Todos se sacaron la fotito con la generala Laura Richardson y allí quedó sellado el pacto neocolonial.

Todos, eh. Richardson vino y se sacó la fotito con todos. Sí, con todos, todas y “todes” también.

Esto no es para que Ud. se ponga triste ni para que se ponga contento, no es “derrotismo” como decía algún pavo por allí ni nada de eso. Es para que Ud. entienda por qué no tiene representantes en la política y por qué la política, en consecuencia, ahora todo lo que hace es contra Ud.

Ni triste ni contento, pero tampoco tan cornudo a punto de seguir creyendo en el sistema. 

Happiness (Todd Solondz, 1998)


 

Les "Facteur Cheval" de Ourense: "Pepe de Barrio" (JOSÉ ESCUREDO VEGA, 1917-2004), Lamalonga

 



































Folklore parisien: Mouna, le "fou du village" que tout le monde a connu

 

 

Entre les années 1950 et 1980, il voulait réveiller une ville qu’il jugeait endormie par le travail, les transports, la télévision et les habitudes. Sa méthode ne passait pas par les grands discours, mais par des gestes gratuits, des jeux de mots, des slogans et une présence obstinée dans l’espace public.

Mouffetard, resto U de Jussieu, resto U Mabillon, rue de la Huchette, etc.

Souvent pour moi, de Saint-Michel à Beaubourg dans les années 1980.

Au milieu des années 1970 on pouvait le voir tous les dimanches après midi dans les jardins du Luxembourg prendre la parole dans le kiosque a musique. 

 C'est ce genre de personnage qui faisait de la ville un grand théâtre. Il faisait chaque jour la meilleure revue de presse de tous les temps. 

Que de souvenirs, devant les grilles de Cluny il était la, une des merveilles de
ma vie étudiante...
... et pas qu’à Paris! Je l’ai connu lors de la marche antinucléaire de Pâques 1962 de Lausanne à Genève. Il haranguait la foule avec son imperdable géante autour du cou! 

Il était également très prés ent durant le festival d’Avignon, In et Off
Il était venu soutenir le restau le Liminaire proche de la gare de Lyon promis à la démolition..il était toujours le même militant et on était en 1993/1994.

Moi aussi j'ai rencontré cet homme il est venu avec nous dans un vieux combi pour sauver le Larzac.
Je me régalais à l'écouter quand je déambuler dans les rues du quartier latin entre 1973-1976.

Je l’ai bien connu, écouté, regardé avec tendresse et sourire à Avignon certains étés ..Un bon souvenir.

"Aimez vous les uns sur les autres", un drôle de paroissien.

On peut dire que c'est lui qui a initié les débats citoyens qui avaient lieu devant Beaubourg.
Quelle merveilleuse époque. Il était de tous les rassemblements Mouna, je me souviens de lui au Larzac.
 
En juillet 1984, devant Beaubourg

Rue Mouffetard, je me souviens qu’il distribuait son journal avec son vélo auquel il attachait un régime de bananes en criant “le régime est pourri “. Une légende dans le quartier latin des années 70, tous les étudiants le connaissaient.    

Souvent rencontré dans le quartier latin, "Diogène" des temps modernes, il déjeunait aussi au restaurant étudiant de la rue des fossés Saint-Jacques.Une figure emblématique de mai 68. 

Il remontait jusqu'à Montmartre où il habitait place du Tertre avec son vélo Power Flower décoré d'un tas de bidules, il vendait le "Mouna illustré". 

Il  vendait le Mouna Frères et il y avait un sous-titre "Le Mounana pour les sœurs". Le Mounafrère parce qu'il avait créé le Mounastère.

Rue Mouffetard, il mettait un siège de WC autour de sa tête, et déclarait « maintenant, je suis cadre ».

Toujours branché sur les manifs. 

Je l’ai écouté plusieurs fois au métro Jussieu. Un sacré personnage ! 

Je l'ai vu descendre la rue Mouffetard avec son réveil qui sonnait, les gens le regardaient comme un fou, les temps avaient changé, mais lui jamais.

Dans les années 70/75, j’ai pu croiser sa route à Avignon au cours du festival...je me souviens de son vélo traînant une remorque sur laquelle pendait un carton où il était écrit....
" Avec la bombe H , pus de tâches !".... Un génie cet homme,

Rencontré devant le restau U de la fac de Lettres à Nice vers 73/74, un grand plaisir de l'entendre, sa vitalité, son originalité, un vrai stimulant!
 
Membre un temps du PCF au moment de la libération, il en fut exclu pour des raisons personnelles . Il appartient quelque part à cette histoire parallèle comme le furent les membres du mouvement dada, les surréalistes du moins dans les premiers temps du mouvement, puis les lettristes à l'image d' Isidore Isou ainsi que fondateurs "artistes" de l internationale situationniste, et là je pense évidemment à Asger Jorn. Ses références et préoccupations ( de Spinoza à l écologie sans oublier son antimilitarisme et bien évidemment la découverte de l horreur des camps nazis ) sont partagées par nombre de militants en marge de l appareil. Je pense qu' Henri Lefebvre, par exemple, l'exprime clairement dans certains de ses ouvrages comme "la somme et le reste" .  
 
Je l’ai croisé plusieurs fois sur le pavé du festival d’Avignon dans les années 70…
 
Je l'ai tellement écouté en mai 68, place de la Sorbonne !

Je me souviens de lui escaladant, à moitié à poil, le lion de la statue du rattachement du Comtat à la France, sur la place de l'Horloge à Avignon pendant le festival des premières années 70. Un grand moment , pourtant j'étais à peine adolescent mais il se passait quelque chose et on le comprenait.
 
On le voyait au quartier latin il passait pour un hurluberlu et faisait rigoler tout le monde. À 20 ans on ne se posait pas de questions existentielles 

 Je me rappelle de lui quand je faisais mes études à l'école Estienne. Dans les années 1973/75. Fameux personnage.

Oui Mouna et son vélo semblaient avoir un don d'ubiquité. Un personnage ... 

Oui un personnage Mouna, qui se promenait en vélo avec  arbre rabougri, se baladait rue Mouffetard avec son béret fleuri plein de gadget. Il nous faisait rire, réfléchir.

 

Je l'ai croisé souvent vers la Contrescarpe dans les années 1970-1980, son vélo à la main distribuant des tracts, son chapeau de paille sur la tête, avec de nombreux tracts et dessins accrochés.

Déjà au quartier latin en 70, il faisait un spectacle son et lumière, le son c'était une poignée de son et la lumière une simple lampe de poche, un sacré poète.

Je l'ai rencontré pour la 1ère fois en 1967, et de suite, il s'est passé quelque chose de magique, une amitié spontanée une complicité très forte... Tellement de souvenirs à ses côtés... Des "manifs" dadaïstes qui finissaient toujours au poste, la publication de mes premiers poèmes dans le "Mouna Frère", les discussions dans les cafés de Buci, au cours desquelles nous refaisions le monde, plein d'espoir (aujourd'hui, la désillusion est complète, le monde va mal, mais le combat continue... même si ce n'est pas facile !), sa "rivalité" avec le baron de Lima, prétexte à de nombreux fou rires, les interventions musicales (le Noël des Gueux, en 69, pour les beatniks du quartier, et toutes les fois ou j'accompagnais à la guitare ses délires surréalistes), le festival de Cannes, qu'il ne manquait jamais,... André Dupont, dit Aguigui Mouna, tu me manques, tu nous manques, comme cette époque magique pleine d'amour, d'humour, de musique, de mots qui semblaient ne rien vouloir dire, mais en disaient beaucoup... J'étais jeune et toi, tu l'étais dans ton cœur, avec la sagesse d'un vieux philosophe à qui on ne la faisait pas...

Je me souviens de son vélo à roue excentrée, ce qui le faisait sauter en pédalant et aussi un jour où il avais que la moitié du visage rasé, il n'avait pas assez d'argent pour un rasage complet. 

L’été il partait en province ( culturelle) et discourait à sa manière sur un arbre perché !

 Larzac,  Festival de Cannes, Festival d'Avignon, Festival de Saint Pons à Aix, Printemps de Bourges, à Golfe Juan avec son vélo décentré.

Il était originaire d'Annecy. on nom d'état civil était André Dupont. Il était de la "Yaute" et aurait 115 ans ce premier octobre. Sa verve et son impertinence nous manque.

Il voulait prolonger le boulevard Saint-Michel jusqu'à la mer, reprenant une idée du programme électoral de Paul Duconnaud (candidat fictif ou satirique inventé par des étudiants lors des élections législatives de 1928 qui préconisait également le transfert des catacombes en banlieue - finalement c'est le prolétariat vivant qui y sera transféré dans les années 1970 à coups de rénovation urbaine). Après Duconnaud et avant lui, l'idée fut reprise par Ferdinand Lop, candidat perpétuel à la Présidence de la République et à l'Académie française. Ce dernier compléta son programme par un pont entre Dunkerque et Tamanrasset, et l'extinction du paupérisme après 22h. Mouna fut candidat (sans signatures suffisantes) à quatre élections présidentielles depuis 1974, aux législatives, contre Tibéri notamment (garantie sans fausses factures). À Saint-Germain-des-Prés, isidore Isou se présenta aussi pour des élections municipales comme Jean-Marc Restoux, dernier avatar de cette lignée.

C'était un temps lointain ou il y avaient des librairies boulevard Saint Michel. Lui, vendait son journal à même la rue en précisant que son journal ne subissait aucune pression sauf la pression atmosphérique. Combien de fois rencontré avec son vélo, son téléphone rouge sur le porte-bagage et ses discours antimilitaristes contre la guerre au Vietnam. il avait aussi une balayette de toilette et disait "votre avenir est bouché, je vais le déboucher".

L'esprit bohème XIXº siècle (arts incohérents, Alphonse Allais) puis surréaliste-existentialiste pré-68 et l'esprit post-68 est allé mourir devant l'esplanade de Beaubourg où la farce s'est éteinte dans la décennie 1980. Avec Mouna, il y avait encore le cracheur de feu,  un acteur qui improvisait des pièces de théâtre en faisant participer le public, et Banana un africain qui ridiculisait (soi disant) tous les clichés sur les noirs.

"Achetez Le Mouna, le journal qui rend les gens bons et saucissons secs".
" Je suis pour l’atome, mais la tomme de Savoie " parole de Mouna. 
"Soyez actifs avant d'être radioactifs", "Faites l'amour les uns sur les autres", et j'en passe. Vive Mouna, "Mounana pour les soeurs". 
 
Je l'ai connu au café restaurant "Le verre à pied " rue Mouffetard où il avait sa table à l'entrée à droite. Que de beaux souvenirs.
 
"La retraite à 15 ans!"
 
Moi aussi je l'ai bien connu, entre Saint-Germain,  Saint-Michel et la rue Saint-Jacques,
Pas oublier le baron de lima, Dave et Charles Brutus McClay et bien d'autres.
Quelle belle époque, surtout à 20 ans ....

Le grand-père des bobos écolos-libertaires.
Une figure contemporaine du cynisme antique, fondamentalement subversif, sur le mode de la Joie.
 
J’ai eu la chance de le rencontrer et d’échanger avec lui à 2 reprises, notamment au rassemblement antinucléaire sur le site de Creys-Malville dans le milieu des années 70.
Un être libre, libertaire…

L'été, on le retrouvait en Avignon pendant le festival.  Il distribuait des épis de blé sur la place de l'Horloge. Spectacle "son et lumière" avec une poignée de son et une bougieUn des pères et base de l'inspiration du festival d'Aurillac, qui se voulait festival de rue, pour la rue et contestataire, donc logique qu'il puisse y avoir des mouvements lors de sa tenue. Les nouveaux adeptes n'ont pas saisi l'origine fondamentalement libertaire du théâtre de rue, il en est de même pour Avignon. Accès à la culture pour tous.....Les festivals de rue sont une invention de Jack Lang justement pour contenir cette liberté. C'est plus facile de contrôler la parole quand elle est dans telle ou telle ville de telle date à telle date. Natacha a quand même raison, on ne peut qu'organiser un mouvement qui existe, qui a un minimum de contenu. Et la source ce sont bien des gens comme Mouna.

 Les belles années du parvis du Centre Beaubourg……. Un temps, une époque définitivement révolue.

Je l'ai souvent croisé sur l'esplanade Beaubourg mais aussi dans le secteur de l'Opéra...je me suis toujours demandé quel était son parcours.
 
Ah oui c'était le bon temps du festival...il était toujours accompagné de sa vieille bicyclette et de son gros réveil matin pour réveiller les consciences......et je crois aussi qu'il y avait a Paris des affiches collées sur les murs "Votez MOUNA" un peu partout.....
 
Il était souvent sur la place de l'Horloge, à Avignon, en 1975. C'était vraiment un homme très attachant.  
 
Je me souviens de lui, et d'un autre personnage qui hantait les nuits du boulevard Saint-Germain, demandant à tous les passants: "Vous aimez la poésie ?"
 
Je l'ai connu à l'AGEG de Grenoble en 1967 ou 68. Détonnant personnage.
 
Je me souviens place de la Concorde l'Obélisque. Enchaînée, Mouna et d'autres. Lutte statut Objecteur de Conscience.
 
Un personnage atypique, présent dans toutes les luttes sociales sur Paname!
 
Ah, quel bonhomme ! Humble avec toutes les qualités mentionnées di dessus, je peux le confirmer du dialogue sur nous avons eu un jour a Avignon !

Je me souviens de Mouna Aguigui, et puis, pas très loin du parvis Beaubourg, de John Guez et son théâtre improvisé...
 
 
John Guez
 
Je n'ai jamais réussi à le voir à Paris ! Finalement c'est au festival Le Temps des Cerises à Namur que j'ai enfin pu l'écouter.
 
BoulMich et « velorution » toute ma jeunesse au quartier Latin.
 
"Les temps sont durs, voter mou!" 
 
je l'ai bien connu !!! il nous donnait de la limounade !!!

Il est même descendu jusqu’à St-Tropez dans les années 60/70

faire coter les valeurs morales en bourse, sa meilleure idée !

je me souviens il venait le soir avec son vélo, et faisait des débats à Beaubourg.

"Votez Mouna c'est le pied !"

Je l'ai connu dés mon enfance en Haute Savoie vers 1956 ou 57. Il venait même dans la cour de l'école. Les instits le laissaient nous parler. Très gentil. Il s'intéressait à chacun d'entre nous (on n'était pas nombreux dans cette école publique !) Et dans la soirée il se mettait sur la place de la mairie et interpellait les passants "c'est la fin du régime !!!!!!" braillait il et brandissant un régime de banane sans bananes !!!!!!! Étudiant à Paris je l'ai retrouvé à Beaubourg. Quel HOMME !!!!!!!!!!! Je ne suis pas un admirateur (ni dieu ni maitre) mais j'ai une vieille photo de journal de lui sur un mur chez moi.

"Ne prenez pas le métro, prenez le pouvoir..." Mouna sur son vélo haranguait les passants du quartier Saint Michel. Souvenir ✊

Il avait lancé l’idée d’une manif en vélo. Celle ci a eu lieu le 22 avril 1972. Il était présent et était très surpris de l’affluence. Il espérait quelques dizaines de participants et s’est retrouvé avec des milliers de cyclistes…

Il haranguait la foule debout sur une chaise et parfois s'accompagnait d'un peu de musique...provocateur en diable avec de l'humour avec un peu de dérision un peu d'ironie...."et prenez en de la graine" disait-il en jetant une poignée de grains.   

"Prends en d'la graine. Prends en, n'écoute pas le capitaine obnubilé par la baleine il te promène..."

"Le caca, le pipi, le capitalisme". Et son éternel Raymond Barre notre premier sinistre.  

" vous êtes venus pour des prunes " en distribuant des mirabelles !

Etonnant et agréable à écouter. Avec la 1ère fois la surprise du téléphone posé sur son porte bagages de vélo. Et il répondait à des correspondants imaginaires !

J'en ai loupé des cours à Jussieu à écouter et lire Mouna, une crème ce gars.

Rencontré au lycée Carnot de Cannes Mai 68 quasiment au même moment que l annulation du festival de Cannes.
 
"prof de l'être".
 
"L'ennemi du béton et le pote des moutons". 
 
Une figure majeure de la parenthèse enchantée.

De bons souvenirs en 68-70 au quartier latin à Paris et le Mounastère a Juan-les-Pins.

Il est venu également en Belgique, j´ai pu le voir à différents festivals et fêtes de la rue, il se mettait une passoire sur la tête et se proclamait roi Mouna...un grand philosophe.

Paris connaissait à cette époque des "anticonformistes" dont la parole "troublait" la standardisation de la vie et réveillait la compréhension du peuple.....ils manquent beaucoup aujourd'hui.
 
Avec lui j'ai enterré le France au pont Saint-Michel, distribué de l'eau polluée de la Fontaine Saint-Michel et me suis abrité du parapluie nucléaire à Odéon. Au moins c'était drôle et pacifique !

Au festival d'Avignon il allait et venait animant les rues de la ville....vu souvent...

Bien bien connu dans les années 70 surtout à Avignon et paris Lepic… j’adorais son journal « le Mouna frères ».

Il voulait prolonger le boulevard Saint-Michel jusqu'à la mer à l'exemple de la Canebière.

Que de souvenirs avec ses manifs spontanées au Quartier Latin.
 
Il faisait le plein a la sortie des cours du lycée Raspail...un personnage!

Je le voyais régulièrement rue Mouffetard !

 Moi aussi, c'était dans les années 60... à l'époque nous habitions rue du Pot de fer, et sans doute comme vous, la mouff etait notre jardin.. on voyait mouna tres souvent, également sur le boulmich, du coté de la sorbonne...
 
Denise Glazer (discorama) habitait rue du Pot de Fer me semble-t-il,-? Elle était géniale !
 
Avec son vélo plein d’autocollants !
 
À Beaubourg, l'ardoise devant lui, la craie à la main : "pour survivre, il faut créer, et bien je craie".

Pour la prolongation du bvd Saint Michel jusqu'à la mer !

Je me souviens de ses affiches de campagne. Un dessin de pied, avec ce simple slogan: " Votez Mouna, c'est le pied". Qui oserait ca aujourd'hui....
 
Il me semble avoir aperçu Mouna, dans les années 90, à la fin d'une manif organisée.

Toute ma jeunesse estudiantine à Paris de 67 à 70.
 
J'ai croisé cet extraordinaire personne en mai 68 à Paris et plus tard aussi, rebelle passionné et passionnant.
 
Rencontré à deux reprises au jardin du Luxembourg et au festival d’Angoulême.
 
Il s'appelait André Dupont je crois. C'était un personnage brillant et attachant.
 
Prenez en de la graine disait il tout en semant des grains d" orge !!

Prenez de la graines disait-il en nous jettent des graines de blés 68.
 
Mouna : une vraie vedette entre la fac de Jussieu , l'île St Louis, la place Maubert et la rue des Écoles dans les années 70 !
 
Une fois j'étais allé à une fête dans un coin paumé de la grande banlieue Sud de Paris, très branchée "peace and love", nature, power flowers, etc. comme c'était souvent le cas à l'époque.
Nous discutions avec un groupe de copains-copines quand Mouna est arrivé sur son vélo !
Le 1er truc qu'il nous a dit après : "bonjour les jeunes!" fut :" alors vous êtes venus comment jusqu'ici ? Je parie que vous êtes venus en voitures ! "
Piteusement nous avions admis que c'était le cas. Alors il nous avait répondu : " chapeau pour des jeunes ! Vous auriez pu faire comme moi qui, à mon âge, suis venu à vélo depuis Paris !
Il avait dû se taper plus de 70 bornes pour arriver là, du coup nous n'avions pas insisté de peur de nous faire encore plus engueuler en lui révélant que nous habitions à une vingtaine de kilomètres et qu'effectivement nous aurions pu venir à vélo, d'autant plus que le temps etait au beau fixe ! 
 

Diogène des temps modernes, un sacré personnage, drôle, cultivé, vraiment étonnant.
 
Coluche lui a piqué certains de ses bons mots.
 
Rencontré plusieurs fois. Cet homme était débonnaire et lunaire.
 
Je l'ai croisé un jour à Paris.Un copain m'a dit Waouh regarde, c'est Mouna!!!! Pour vous dire que j'étais très jeune.....

J'y étais aussi...à pied ! La société "caca pipi capitaliste". Sa balayette ... j ai toujours le 33 tours qu il avait enregistré.
 
Une figure du Quartier Latin à l’époque où celui-ci méritait encore son nom.
 
J'adorais le croiser... aujourd'hui dans le 19ème, un homme sur un vélo repeint en vert pomme, paré de diverses plumes et fleurs, me rappelle Mouna. Anarchisme pas mort Mr Godard.
 
Je vous parle d'un temps..... formidables souvenirs de Mouna à Beaubourg... belle nostalgie !
 
Je me souviens de lui, il avait 4 épingles sur son col de veste. Il disait; Je suis tiré à 4 épingles. Il avait un vélo rempli de briques-à-braque. Il y à 45 ans sur le parvis de Beaubourg.
 
Je l'ai rencontré dans les rues d'Avignon, au moment du festival, dans les années 70/80.Un souvenir impérissable !
 
J’ai participé à une minute de rire devant un mémorial des guerres en 69 dans un jardin public dont je n’ai plus le nom... grand moment d’émotion . C’est lui qui à déclenché mon virage vers l’anarchie...
 
Dans les années 70 il visitait aussi régulièrement les facs niçoises.
 
Je l'a vu a Juan les Pins en 1971.
 
Vu à Megève avec son vélo vers 1966. Mais surtout, vu à Paris vers 1990 avec une lycéenne canadienne, pour l'année scolaire chez moi, en Gironde, qui connaissait le nom de l'individu et sa notoriété ! Ça l'a autant soufflée que de voir de ses yeux le "Pont d'Avignon" de la chanson...
 
Mouna et son mounastère, il avait son public au quartier latin, avec son vélo il apostrophait le chaland,,écologiste avant l'heure, il était dans la dérision un maître en la matière.
 
Il était présent au grand festival rock d’Amougie …
 
Quand j'étais étudiante entre 1972 et 1976 on croisait fréquemment Mouna qui poussait son vieux vélo folklo plein de barda et décoré comme en Asie du Sud Est, et discourait...
 
Une présence indissociable du quartier latin quand j’étais étudiant dans les 70'. Parmi ses slogans "Énergie musculaire, énergie la moins chère" . Il y avait parfois, plus loin dans la rue, dans une guérite, Philibert;..... poète national !
 
Je l'ai bien connu. Lors d'un voyage scolaire à Paris, et plus tard quand il est venu à Bruxelles.
 
Je me souviens de l'avoir vu à la porte marine d'Antibes quand j'étais très jeune.
 
Un personnage puissant de la rue !!
 
Je le voyais régulièrement au festival d'Avignon, j'avais 20 ans nous buvions des coups ensemble sur la place de l'Horloge . C'était une figure du festival, il était invité aux premières des spectacles du Palais des Papes. Que de bons souvenirs.
 
Je l'ai souvent vu sur le parvis de Beaubourg au tout début des années 80. Sacré personnage !
 
Les saltimbanques de Beaubourg me manquent.
 
 
 
Ah oui une figure de mon enfance
 
Et un chapeau orné de grandes épingles à nourrice
 
Je m'en souviens bien pour l'avoir croisé moultes fois au Quartier Latin fin des années 60 début 70... Un personnage !
 
Non seulement à Paris mais aussi sur la Côte, où j'ai fait sa connaissance à la fin des années 50 !

Oh là là, incroyable ! Au début des années 80, à Beaubourg, il était incontournable. Ça fait drôle de se remémorer nos 19 ou 20 ans ! 
 
Dans son programme, j'aimais bien sa proposition de "prolonger le boulevard Saint-Michel jusqu'à la mer"
 
La société "caca pipi capitaliste". Sa balayette ... j ai toujours le 33 tours qu'il avait enregistré. A cette époque, derrière lui, il y avait aussi un jeune homme qui jouait de la guitare dans le métro... Bernard Lavilliers...
 
C'était lui qui grimpait aux arbres!?
 
Cavanna disait qu'il était une manif à lui tout seul.
 
Quand le fou du village est parti, le village est mort.
 
Je le voyais souvent à Beaubourg, ce diogène des temps modernes.
 

Un vieux copain avec qui j’ai partagé la table le midi à moult reprises rue Xavier Privas à Paris. Que de discussions et d’échanges!

Il parlait fort. Il arrivait en vélo et créait des attroupements.
Il me faisait peur et me fascinait.
C'était un activiste avant l'heure, avant les réseaux sociaux.
Il pratiquait la désobéissance civique.

Souvenirs de rencontres fréquentes à la sortie de nos cours de prépa entre Odéon et St Michel. Notre vedette!
 
Je conserve un souvenir lumineux de MOUNA, au Quartier latin. Humour, finesse rebelle qui déplaçaient les conventions et idées toutes faites. Un vent frais qui venait d'ailleurs....