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mercredi 18 mars 2026

José Martínez Guerricabeitia

 


El 12 de marzo de 1986, fallece inhalando gas “para unos fue un accidente y para otros un suicidio” en su domicilio de la Ciudad Lineal de Madrid. José Martínez Guerricabeitia, usó el seudónimo: Felipe Orero. Editor y escritor anarquista. Nacido el 18 de junio de 1921 en El Villar, Serranos, Valencia, su familia se instaló en Requena. Su padre, José Martínez García, anarcosindicalista desde su juventud, a pesar de ser propietario de una cantera, su madre, de origen vasco, se llamaba Josefa Guerricabeitia Orero. Ligado a la Federación Regional de Campesinos de Valencia de la Confederación Nacional del Trabajo (CNT), editó en el Instituto de Requena el Periódico Mural de las Juventudes Libertarias y con 16 años huyó de su casa y se fue voluntario al frente bélico, primero encuadrado en las “Milicias contra el Analfabetismo de Aragón” y después en las “Milicias de la Cultura” de la 26 División excolumna Durruti. En mayo de 1939 es capturado por las tropas franquistas, después de cinco meses en el campo de concentración de Molino de Batán de Requena, fue encerrado dos años y medio en el correccional de la Colonia de San Vicente de Burjassot debido a su minoría de edad. Entre mayo de 1942 y octubre de 1945 fue obligado a cumplir el servicio militar. Después empezó a trabajar como auxiliar administrativo en la Colonia de San Vicente y luego en una fábrica de zapatos. Entre 1945 y 1947 intervino en la reorganización clandestina de las Juventudes Libertarias (JJ.LL.) valencianas y de la Federación Universitaria Española (FUE). En 1946 formó parte del la anticomunista “Comité de Enlace CNT-UGT” y defendió el acuerdo firmado el 17 de octubre de ese año por la CNT con los monárquicos José María Gil Robles y Pedro Sainz Rodríguez para colaborar contra la dictadura franquista. Entre abril y diciembre de 1947 permaneció encarcelado por sus actividades anarquistas en la cárcel Modelo. Pendiente de juicio y de ser condenado a cinco años, huyó a Francia en agosto de 1948, donde hizo de delegado de las JJ.LL. Y de la FUE. En París fue secretario de Interayuda Universitaria Española (IUE), apéndice de la “Entraide Universitaire Francaise - Ayuda Mutua Universitaria Francesa”, y formó un núcleo estudiantil de exiliados partidario mayoritariamente de las ideas libertarias: Francisco Benet, Nicolás Sánchez Albornoz, Luis Lamana, etc.). En esta época creó, con Francisco Benet, la revista Península. Entre 1952 y 1958 estudió derecho y sociología, ganándose la vida en diversos oficios. En estos años estudió con el hispanista Pierre Vilar, aficionándose a la historia y convirtiéndose en un experto en obras marxistas, al tiempo que empezó a trabajar en la editorial científica Hermann, de la que fue jefe de ediciones. En estos años ejerció como secretario de la FUE, el último en Francia. Su experiencia en tareas editoriales le animó a crear, con el apoyo de otros cuatro refugiados, en París 1961 su propia editorial, Ruedo Ibérico, que dirigió con la intención de contrarrestar la propaganda del régimen de Franco. Esta importantísima casa editora publicó unos 120 libros de primera magnitud, sobre la guerra civil: Robert Garland Colodny, Ian Gibson, Hugh Thomas, Gabriel Jackson, Gerald Brenan, Herbert Southworth, Mikhail Koltsov, Franz Borkenau; y sobre infinidad de temas candentes entonces: Opus, eurocomunismo, latifundios, Falange, franquismo, nacionalismo vasco, sindicalismo, sociología, conflictos sociales, etc. De autores de todas las tendencias: Guy Hermet, Stanley H. Payne, Juan Martínez Alier, Jean Bécarud, etc. Publicó numerosos textos de carácter libertario, sobre historia del anarquismo español: José Peirats, César M. Lorenzo, Josep Borràs, Octavio Alberola y Ariane Gransac, etc., memorias: Cipriano Mera, Joan García Oliver, etc. Análisis sobre la CNT y el neoanarquismo. Además de eso, publicó a partir de junio de 1965 la revista Cuadernos de Ruedo Ibérico, donde colaboraron autores de todas las tendencias del antifranquismo: Juan Goytisolo, Joaquín Leguina, Jorge Semprún, Pasqual Maragall, Fernando Claudín, Juan Martínez Alier, Salvador Giner, etc. Que tuvo una importante difusión clandestina en la Península, publicando 66 números y cinco suplementos hasta abril de 1979. También creó en 1969 la Librería Ruedo Ibérico en el Barrio Latino,rue de Letrán, 6, donde distribuía en exclusiva para Europa varias editoriales latinoamericanas: Grijalbo, Era, Siglo XXI, Cajicá, Cuadernos Americanos, Joaquín Mortiz, Palestra, Siglo Ilustrado, Moncloa, Distribuidora y Editora Argentina, Universidad Central de Venezuela, Instituto del Libro de Cuba, etc. En octubre de 1974 sufrió un atentado fascista con bomba. A comienzos de 1977 trasladó el “Editions Ruedo Ibérico” a Barcelona, bajo el nombre de “Ibérica de Ediciones y Publicaciones SA” (IEPSA) y la presentación oficial fue el 20 de abril del año siguiente. En 1977 colaboró en diversas publicaciones libertarias, como Solidaridad Obrera y El Topo Avizor. En 1983, cuando IEPSA cerró, se instaló en Madrid, donde trabajó en el departamento de ediciones del Instituto de España; amargado por la situación política surgida de la transición democrática, por los años del felipismo y por su talante fuerte y engorroso, lo llevaron a la depresión. En 1982 el International Institute of Social History (IISH) de Ámsterdam adquirió su archivo personal y el de las dos editoriales “París y Barcelona”, que se encuentran depositados en esta institución desde 1986. En 2000 Albert Forment publicó la biografía José Martínez y la epopeya de Ruedo Ibérico.
 


Baudrillard, détournement par excès 1 Anselm Jappe

 Ci dessous, le texte d'Anselm Jappe paru dans la revue française " Lignes ", n°31, février 2010. Cet article, qui centre sa réflexion sur le rapport de Baudrillard à Guy Debord, est complémentaire dans la même revue de celui de Gérard Briche, "Baudrillard, lecteur de Marx".

Anselm Jappe: Certaines des idées contenues dans cet article ont d'abord été exprimées dans une conférence que j'ai donnée en 1998 à Rome lors d'un colloque sur « Le charme discret de la marchandise », dont l'invité le plus en vue était Jean Baudrillard. Ne connaissant pas l'italien, il ne comprit rien aux critiques que je lui adressais, assis à côté de lui. Quelques idées générales étaient déjà présentes, très vaguement, douze ans plus tôt dans un petit mémoire universitaire que j'avais intitulé « Oublier également Baudrillard ? ». D'autres observations ont été formulées dans un essai que j'ai consacré à la guerre du Golfe en 1991. Ainsi, le présent article est l'aboutissement d'une réflexion critique sur l'œuvre de Baudrillard entamée il y a bien longtemps.

Si l'on voulait établir un classement des concepts utilisés actuel­lement de la manière la plus superficielle, la « société du spectacle » se trouverait assurément dans le groupe de tête. Qui est désireux de faire savoir qu'il n'est pas dupe des médias glissera ce terme au détour d'une phrase, peut-être sans même savoir que c'était le titre du livre fondamental de Guy Debord, paru en 1967. Mais s'il y a un terme capable de concurrencer la « société du spectacle » dans les discours vaguement critiques autour des méfaits des moyens de communication de masse, ce sera probablement le « simulacre » de Jean Baudrillard, ou un autre de ses termes. En effet, ces deux auteurs se trouvent souvent associés en tant que ceux qui auraient émis les diagnostics les plus impitoyables de l'impact des mass médias sur la société contemporaine. Et, qui plus est, Baudrillard est souvent vu comme un continuateur de Debord, ou Debord comme le prédécesseur de Baudrillard. Les concepts centraux de Baudrillard (le « simulacre », la « simulation », l'« hyperréalité », etc. - peu importe au grand public que Baudrillard ne les ait pas employés tous en même temps) apparaissent alors comme une radicalisation du concept de « société du spectacle », ou comme sa reprise plus adaptée au monde postmoderne et moins encombrée de terminologie marxiste. L'éditeur anglais Verso vient de publier La Transparence du mal (1990) de Baudrillard dans une série de livres consacrés à des « penseurs radicaux » comme Adorno, Benjamin, Lukàcs, Althusser, Lénine, et, justement, Debord.

Qu'en est-il de cette continuité prétendue ? Est-ce qu'on peut dire, au-delà du jugement qu'on veut donner sur chacun des ces penseurs, que leurs théories se situent dans la même ligne ? Biographiquement, la comparaison est vite faite. Baudrillard, qui était d'ailleurs plus âgé de deux ans que Debord, n'a jamais été situationniste et a commencé sa trajectoire de théoricien en 1968, lorsque La Société du spectacle et presque tous les numéros de la revue Internationale Situationniste étaient déjà parus. Il est vrai que Baudrillard, ayant été assistant de Henri Lefebvre à l'Université de Nanterre, lequel a bien connu les situationnistes, a assurément entendu parler d'eux et en a peut-être croisé quelques-uns. Dans la revue Internationale Situationniste et dans la correspondance de Debord, on ne trouve que quelques références fugaces, et naturellement méprisantes, à l'égard de Baudrillard. Debord ne le mentionne pas non plus dans ses écrits successifs, au moins pas directement. Baudrillard, de sa part, n'a jamais revendiqué une filiation situationniste, mais s'en disait inspiré [1].
Leurs attitudes, c'est bien connu, étaient radicalement différentes. Debord était discret, jusqu'à n'apparaître presque jamais en public, hautain et sérieux, tandis que Baudrillard, pour contester les formes habituelles de la vie intellectuelle, allait jusqu'à la bouffonnerie - on se souvient de ses conférences en paillettes - et donnait des conférences entières basées sur des jeux des mots, par exemple entre le Dasein de Heidegger et le design[2]. On peut se demander, sans lui faire de tort, s'il se prenait toujours au sérieux et s'il ne se moquait pas parfois de son public - avec de bonnes raisons d'ailleurs, et en pataphysicien qu'il était. Cependant, cette attitude était aussi cohérente avec sa théorie que le dédain de Debord avec la sienne. Il ne nous reste donc qu'à nous tourner vers une comparaison théorique. Il est vrai que même celle-ci est rendue plus difficile par le fait que Baudrillard restait souvent dans une ambiguïté voulue et aimait répondre qu'on ne l'avait pas bien compris et qu'il fallait prendre au « second degré » ses affirmations les plus controversées, par exemple sur la guerre du Golfe de 1991 qui « n'aura pas lieu ». En outre, il est passé par plusieurs phases dans sa réflexion et a souvent critiqué les concepts qu'il avait lui-même employés auparavant, pour rejeter quelques années plus tard les termes mêmes de sa critique antérieure, etc., si bien qu'on ne sait jamais trop bien où l'on en est avec lui. Ici, nous analysons surtout des écrits des années 1980 et 1990.
 
Quelques similitudes entre Debord et Baudrillard ne manquent pas. Ce dernier a repris, surtout au début de sa carrière, une partie de la critique situationniste de l'urbanisme. Mais c'est surtout le concept de « spectacle » qui revient fréquemment dans ses œuvres, normalement sous forme de références fugaces : « Si notre société n'était plus celle du "spectacle", comme on le disait en 68, mais, plus cyniquement, celle de la cérémonie [3] ? », parfois même sans le nommer directement: « S'il ne s'agissait plus d'opposer la vérité à l'illusion, mais de percevoir l'illusion généralisée comme plus vraie que le vrai ? ... Et si tout cela n'était ni enthousiasmant, ni désespérant, mais fatal[4] ? ». Dans une phrase comme : « Si la pensée n’anticipe pas sur ce détour­nement par son écriture même, c'est le monde qui s'en chargera, par la vulgarisation, le spectacle ou la répétition [5] », on trouve même deux concepts-clefs des situationnistes : « spectacle » et « détournement », ainsi que la volonté, typiquement situationniste, de se dérober à la « récupération » par le « système ».
 
Mais pour l'essentiel, tout dans leurs théories diverge (et l'on pourrait aller jusqu'à voir dans Debord un platonicien et dans Baudrillard un anti-platonicien). Baudrillard lui-même a bien défini ce qui les séparait. Dans Le Crime parfait (1995), il écrit : « La virtualité est autre chose que le spectacle, qui laissait encore place à une conscience critique et à une démystification. L'abstraction du "spectacle", y compris chez les Situationnistes, n'était jamais sans appel. Tandis que la réalisation inconditionnelle, elle, est sans appel. [...} Alors que nous pouvions affronter l'irréalité du monde comme spectacle, nous sommes sans défense devant l'extrême réalité de ce monde, devant cette perfection virtuelle. En fait, nous sommes au-delà de toute désaliénation[6] » Le concept de spectacle proposé par Debord n'est pas une critique des seuls médias, mais une actualisation du concept d'« aliénation » tel qu'il a été élaboré par Hegel, Feuerbach et Marx. La citation de Feuerbach portant sur la préférence scandaleuse que l'époque moderne accorde à la copie au détriment de l'original et que Debord a posée comme exergue de La Société du spectacle contient le noyau de la théorie de Debord. Le concept d'aliénation comporte celui d'« authenticité » et, dans son sillage, ceux d'« original », d'« essence », de « vérité » et de « substance » ; le « spectacle » s'associe chez Debord constamment au « mensonge », à la « falsification >> et à l'« idéologie matérialisée ». Baudrillard, au contraire, résume ainsi son propre parcours : « Dans un premier temps, la simulation, le passage généralisé au code et à la valeur-signe, est décrite en termes critiques, à la lumière (ou à l'ombre) d'une problématique de l'aliénation. C'est encore, à travers des arguments sémiologiques, psychanalytiques et sociologiques, la société du spectacle qui est en cause, et sa dénonciation. La subversion s'y cherche encore dans la transgression des catégories de l'économie politique : valeur d'usage, valeur d'échange, utilité, équivalence. Les référents de cette trans­gression seront la notion de dépense chez Bataille et celle de l'échange-don chez Marcel Mauss, la consumation et le sacrifice, c'est-à-dire encore une version anthropologique et antiéconomiste, où la critique marxienne du capital et de la marchandise se généralise en une critique anthropolo­gique radicale des postulats de Marx. Dans L'Échange symbolique et la Mort, cette critique passe au-delà de l'économie politique [7]. »

Pour lire la suite :

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jeudi 12 mars 2026

Berletic remet à l'endroit la relation USA/Israel

 


Trafic de drogue et City étendue

Le trafic mondial de drogue existe pour une raison principale.

Pas à cause des trafiquants. Pas à cause des cartels. Pas à cause des policiers corrompus. Mais à cause des centres financiers offshore.

Dubaï. Hong Kong. Singapour. Panama.

Ils prennent l’argent sale, le blanchissent et ne posent aucune question.

Regardez maintenant où se trouvent ces endroits.
Beaucoup ont été des colonies britanniques ou des territoires sous forte influence britannique.

L’empire n’a peut-être jamais vraiment disparu.
Il a simplement changé de modèle économique.





 



 

1920: Repubblica Socialista Sovietica dell'Iran

 Nel 1920, nella provincia iraniana di Gilan, fu creata una Repubblica Socialista Sovietica. Un secolo dopo, questo stato effimero è un potente promemoria delle antiche lotte in Medio Oriente contro l'imperialismo straniero e gli oppressori interni.
Da cinque anni un gruppo di guerriglie nazionaliste e comuniste vagava per le foreste di Gilan, una provincia iraniana situata sulla sponda sud-occidentale del Mar Caspio.
Il 4 giugno 1920 entrarono nella capitale regionale, Rasht, e proclamarono la Repubblica Socialista Sovietica Iraniana.
Davanti agli abitanti, che li accolsero come liberatori, proclamarono: «D'ora in poi, questo movimento nazionale, con l'aiuto e la collaborazione di tutti gli umanisti del mondo e rivendicando i giusti principi del socialismo... è entrato nella fase della Rivoluzione Rossa".
La rivoluzione, pensavano, non doveva essere confinata a Gilan, ma avrebbe dovuto sfidare l'imperialismo britannico e l'establishment iraniano che collaborava nella capitale nazionale, Teheran.
E infatti per sedici mesi la Bandiera Rossa sventolò sulla regione, gettando la sua ombra anche sul resto del Paese.
Ma nell'ottobre 1921, le truppe del governo centrale, con il sostegno britannico, riuscirono a reprimere la ribellione di Gilan.
Gli eventi aprirono la strada all'autocrate Reza Khan, che era salito al potere con un colpo di stato a Teheran all'inizio di quell'anno, per stabilire la monarchia Pahlavi, che durò fino al 1979.

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mardi 10 mars 2026

Gérard Guégan sur Champ Libre ( vidéo enregistré en 2017)

QUELQUES REFLEXIONS A PARTIR DE CETTE VIDEO AVEC GERARD GUEGAN (EN ATTENTE, UN APERÇU PLUS COMPLET A PARTIR DES LIVRES DE GUEGAN)

TEXTE ACCOMPAGNANT LA VIDEO : Gérard Guégan, protagoniste éditorial avisé dans les années 1968, affirme en 1983 que la force des nouvelles formes d’écriture tient à la nouvelle et explosive alchimie des mots et des images nés « de la décrépitude des idéologies et sur le cadavre du gauchisme, disons au milieu des années 1970 ».
Les Éditions Champ libre naissent de la rencontre, en mai 1968, entre Gérard Lebovici, imprésario et producteur de cinéma, ami de Truffaut, et Gérard Guégan, critique aux Cahiers du cinéma et membre du groupe contestataire Prisu, en rupture avec le PCF et avec le gauchisme. Le dessinateur Alain Le Saux les rejoint en tant que directeur artistique et les premiers ouvrages sont publiés fin 1970. La ligne éditoriale, conçue en opposition à celle des « Cahiers libres » des Éditions Maspero, se veut plus libertaire et révolutionnaire, et accueille une constellation des contestations les plus radicales.
Gérard Guégan participe en 1974 à la relance de la maison d’édition Le Sagittaire, qui a connu son heure de gloire avec les Surréalistes entre 1920 et 1940 et dont Claude Fasquelle est propriétaire du fonds. Vont s’y retrouver, en plus de Alain Le Saux et de Raphaël Sorin, Annie Le Brun et Olivier Cohen. Jusqu’en 1979, Gérard Guégan y publie une cinquante d’ouvrages, dont "Les Déclassés" de Jean-François Bizot, le journal "Un jeune homme chic", chronique punk d’Alain Pacadis, "Lâchez tout" d’Annie Le Brun ou la revue "Subjectif", dans laquelle les photomontages de Le Saux annoncent la « dictature graphique » de Bazooka dans "Libération".

 

LIEN VIDEO: Rencontre Gérard Guégan à La Maison rouge, le 11/05/2017

 

 

La maison d'édition Champ Libre propose une offre politico-culturelle correspondant à une demande, celle des nouveaux lettrés issus des couches moyennes ascendantes durant les années 1960. Outre le contexte social et anticolonial, c'est pour se distinguer de cette masse que cette fraction s'agite, diffusant un mode de vie de bohème politisée, mais avec dans le viseur les mêmes intérêts : piloter la société, certes avec le flamboyance du  susucre de la révolution (pour rentrer au bercail quand celui-ci aura fondu). D'une part, en se frottant aux centres du pouvoir culturel et symbolique avec lesquels elle partage un même territoire (afin de s'y substituer et finalement s'y fondre); d'autre part, en laissant de côté la masse des travailleurs dont les intérêts "sans envergure" ne l'intéresse pas (ce que reflète parfaitement cette vidéo par le récit, les intervenants et le public), coïncidant en cela dans une même stratégie unifiée de classe, celle de l'encadrement des gueux et du service oligarchique.

"Prévoir en stratège, agir en barbare", René Char. Cette phrase-slogan est soulignée dans cette rencontre par Gérard Guégan pour définir l'état d'esprit de sa génération après Mai-68 et durant les années gauchistes en envisageant la révolution comme horizon et comme style de vie radical-littéraire: la rive gauche étant psychogéographiquement le cœur battant de la galaxie de l'Esprit, la stratégie se règle-là, les planètes s'alignent après. C'est le grand flash de l'utopie à la française.
 
En Mai 68, lui et tant d'autres font le gros de leur éducation populaire en 8 jours. Au feu si l'on veut, d'où l'importance de la stratégie devenant dès lors une discipline contre-culturelle  dans le contexte français.
 
 
REMARQUE SUR GUY DEBORD ET LA STRATEGIE : Ce n'est pas la seule influence dans sa vie, et il y en a de forts précoces, mais ce contexte d'agitation collectivement vécue est essentiel pour comprendre pourquoi Debord se voit à partir de cette époque en stratège plutôt qu'en théoricien, notamment après la parution de La société du spectacle en 1967. En faisant de la stratégie son nouveau dada, ce "talentueux chroniqueur de sa propre classe moyenne névrosée", ne fait que suivre la pente de celle-ci et notamment de la montagne Sainte-Geneviève en plein ébullition bohème-gauchiste.

dimanche 8 mars 2026

Le programme Prêt-Bail : comment l'Amérique a pillé l'Empire britannique pendant la Seconde Guerre mondiale

  Durant les années 1930, les Usa avaient des plans militaires contre la Grande-Bretagne et pas contre l'Allemagne (que ses banques et corporations contrôlaient déjà)...

31 décembre 2006 : La Grande-Bretagne a effectué son dernier versement aux États-Unis pour la Seconde Guerre mondiale : 83,25 millions de dollars. Soixante et un ans après la victoire. Trois générations de contribuables britanniques ont payé l’Amérique pour le privilège d’avoir survécu à Hitler. Mais cette dette n’était pas due à la victoire. C’était le prix que l’Amérique exigeait pour le droit de rester dans le conflit. Entre 1940 et 1945, les États-Unis ont procédé au plus important transfert pacifique de richesse de l’histoire. La Grande-Bretagne est entrée en guerre comme première nation créancière au monde, contrôlant 25 % de la surface terrestre. Elle en est sortie ruinée, dépouillée de son or, ses investissements liquidés, ses bases louées pour 99 ans et avec une dette de 31 milliards de dollars (486 milliards de dollars actuels). Ce n’était pas de la charité. C’était un pillage d’actifs déguisé en aide. CHRONOLOGIE DE L'EXTRACTION : Septembre 1939 : Début de la guerre, la Grande-Bretagne est la nation la plus riche du monde → Empire britannique : 35,5 millions de km² (24 % des terres émergées) → Investissements à l'étranger : 22 milliards de dollars (450 milliards de dollars actuels) → Réserves d'or : 6 milliards de dollars (plus que toute autre nation, à l'exception des États-Unis) → Londres = capitale financière du monde → Livre sterling = monnaie de réserve mondiale Décembre 1940 (7 mois plus tard) : La Grande-Bretagne est en faillite → Churchill écrit à Roosevelt : « Nous sommes ruinés » → Tout l'or a été dépensé, tous les dollars ont été dépensés → Les lois américaines sur la neutralité imposent le paiement comptant et anticipé des armes Opération Fish (juin 1940) : → La Grande-Bretagne charge l'intégralité de ses réserves d'or sur des cuirassés → Expédition de 7 milliards de dollars en lingots d'or à travers l'Atlantique infesté de sous-marins pour régler les factures américaines → Plus important mouvement de Patrimoine physique à travers l'histoire → Novembre 1940 : L'or a complètement disparu L'escroquerie du prêt-bail (mars 1941) : Henry Morgenthau Jr. (secrétaire au Trésor) exige une liquidation totale AVANT toute aide : VENTE FORCÉE N° 1 : American Viscose Corporation → Plus grand fabricant de rayonne aux États-Unis → Propriété de la société britannique Courtaulds → Valeur supérieure à 100 millions de dollars, générant 10 millions de dollars de dividendes par an → 15 mars 1941 : Le gouvernement britannique la saisit en vertu des pouvoirs d'urgence → Vendue pour 54,4 millions de dollars (la moitié de sa valeur réelle) lors d'une vente à prix bradés → Le produit de la vente est directement versé au Trésor américain Total des liquidations forcées à la mi-1941 : → 1,1 milliard de dollars de titres/actions américains saisis à des citoyens britanniques → Un siècle de portefeuilles d'investissement liquidés → Équivalent à 22 milliards de dollars Aujourd'hui ACCORD DESTROYERS CONTRE DES BASES (septembre 1940) : La Grande-Bretagne a accordé aux États-Unis des baux de 99 ans sur des bases situées à : → Terre-Neuve, Bermudes, Bahamas, Jamaïque, Sainte-Lucie, Trinité-et-Tobago, Antigua-et-Barbuda, Guyane britannique En échange de : 50 destroyers obsolètes de la Première Guerre mondiale (rouiller dans des hangars) La Grande-Bretagne a troqué le contrôle stratégique de tout l'hémisphère occidental contre 50 navires dont la marine américaine ne voulait pas. ARTICLE VII - L'ARRÊT DE MORT DE L'EMPIRE : Dissimulé dans l'accord de prêt-bail : La Grande-Bretagne doit éliminer le « traitement discriminatoire dans le commerce international » après la guerre. Traduction : Démanteler la préférence impériale (système tarifaire protégeant les produits britanniques sur les marchés de l'Empire). Cela a détruit le rempart économique qui maintenait l'Empire. Les négociateurs britanniques savaient que c'était l'arrêt de mort de l'Empire. Mais les bombardiers allemands survolaient la zone. La Grande-Bretagne a signé. TOTAL DU PRÊT-BAIL (1941-1945) : → 31 milliards de dollars d'aide à la Grande-Bretagne → Il ne s'agissait PAS d'un don, mais d'un BAIL (le nom est révélateur) → L'aide a été interrompue 7 jours après la capitulation du Japon (21 août 1945) → Les navires de ravitaillement américains en plein Atlantique ont reçu l'ordre de faire demi-tour LE PRÊT DE 1946 - LA DOMMAGE FINAL : John Maynard Keynes a sollicité une subvention de 6 milliards de dollars (en compensation du sacrifice britannique). Les États-Unis ont proposé : un prêt de 3,75 milliards de dollars à un taux d'intérêt de 2 % Condition : convertibilité en livres sterling sous un an (tout détenteur de livres pouvait les échanger contre des dollars). 15 juillet 1947 : La Grande-Bretagne rend la livre sterling convertible (comme prévu) → Le monde se précipite pour vendre ses livres contre des dollars → La Grande-Bretagne perd un quart de son emprunt en 5 semaines → 20 août 1947 : Suspension de la conver... 

vendredi 6 mars 2026

Les perruques de l'apocalypse

 


 
LE RETOUR SOMBRE DES CROISADES


 Dans un commentaire publique à propos de la guerre israélo-étasunienne, le ministre de la défense des États Unis, Pete Hegseth a évoqué la construction du 3ème temple de Jérusalem, ce qui signifie : 

 Que le messianisme religieux sioniste a infiltré le pouvoir exécutif étasunien car cette reconstruction signifierait la destruction préalable de la mosquée Al Aqsa, qui est le 3ème lieu saint pour 2 milliards de musulmans.

Que les évangélistes étasuniens sont liés et subordonnés aux objectifs sionistes, en convergence dogmatique avec une subordination déjà effective des USA au lobby financier sioniste. 


 

https://consortiumnews.com/2026/03/03/us-commanders-invoke-biblical-end-times-in-iran/

 

BONUS:  

LES ANGES VONT ETRE LIBERES  

... 

 MAIS EN ATTENDANT BOMBARDONS LES ENFANTS

jeudi 5 mars 2026

El Ataque a Irán es el último paso antes del Gran Israel y la subyugación china

 FUENTE https://follow.it/mail?t=l43tk52sgu4ger2knnpxuz32pf5g2qseoe3fgstfiqwwq3rznrza

 

El 28 de febrero 2026 Estados Unidos e Israel atacan Irán. Lo que está detrás del ataque de Estados Unidos a Irán no es un cambio de régimen cualquiera, es la reconstrucción del Gran Israel, un plan paralizado por Irán durante muchos décadas, sino siglos, y la subyugación de China, en un mismo movimiento, mediante el desarme de Irán. 


Todos pierden: Europa, EEUU, Irán, China...¿Alguien gana? Wall Street ¿Por qué victoria de Wall Street? Porque afianza a Israel en su condición de estado necesario intermediario y gestor entre Este y Oeste en el centro de gravedad del mundo, y le permite avanzar en su proyecto del Gran Israel. Porque Wall Street y el Gran Israel son lo mismo.

¿Por qué Irán? 6 puntos de interés

Irán es una Potencia regional, ya que dispone de estados vasallos, pero su soberanía no deja de estar sometida a la sanción de las Grandes Potencias (EEUU, Rusia y China). En su órbita actualmente entran Líbano, Yemen y una gran panoplia de ejércitos guerrilleros, así como facciones en Líbano, Irak y Siria.
  
Tiene 2 puntos de interés geoestratégicos globales:
- Control del estrecho de Ormuz, y los flujos petroleros. 
- Productor petrolero de primer orden.

Tiene 4 puntos de interés geoestratégicos particulares para las potencias:

1 Eje China-Rusia: Nodo de la Ruta de la Seda china, entre el eje este-oeste Pekín-Suez con el eje Norte-Sur Teherán-Moscú. Es decir, es una gran vía de suministros Rusia-China.
Sin embargo, este puesto privilegiado no reporta los beneficios económicos previsibles a Irán, no evita las sanciones, ni permite la libre comercialización petrolera ni la modernización del país, no evita la infiltración y tráfico de drogas, no permite su modernización ni rearme en la cantidad suficiente como para disuadir un ataque sio-euro-estadounidense, no finaliza el conflicto baluco ni kurdo.

2 Rusia: Irán estabiliza militarmente su flanco sur, incluido Mar Negro y Cáucaso, impidiendo revueltas y alzamientos que deriven en golpes de estado e intervenciones militares.
Sin embargo, esta estabilización no evita la infiltración de EEUU en los propios gobiernos de Georgia, Kazajistán y Armenia, la infiltración estadounidense vía Afganistán, la infiltración turca vía Turkmenistán. No para el flujo de drogas proveniente de la misma región ni permite la expansión de sus productos no militares.

3 China: Irán controla y suministra petróleo, controla rutas de materias primas provenientes de África. 
Sin embargo, estas materias primas China también las obtiene sobre todo comerciando con la India y su ruta, el Collar de Perlas. La India no está sancionada por USA-UE-Sion, y posee una gran flota en el Índico, lo cual le permite superar a Irán como socio comercial. Y se han abierto nuevas vías con Moscú, tanto terrestres como las del Ártico, incluidos numerosos oleoductos.

4 Eje Estados Unidos-UE-Israel: obtienen petróleo barato de Irán por vías alternativas y frenan su desarrollo gracias a las sanciones, lo que además permite mantener el precio bajo.
Sin embargo, Irán envía el petróleo a los mercados asiáticos, permite el suministro a China y promueve su hegemonía industrial. Irán sigue armando estados vasallos (Yemen) y guerras delegadas (Siria, Líbano), evitando la eclosión del Gran Israel. EEUU ya no quieren una gestión autónoma del petróleo de Irán, ni el desarrollo económico del país. Para EEUU controlar Irán significa desarmarla, mande quien mande. La única garantía para Occidente es una Irán desarmada.

Este eje occidental propone la reorganización y asegurar los suministros, principalmente energéticos, por medio del control de los pozos petrolíferos, sus corredores comerciales, los hub de intercambio y el control de los puertos. Una que otorgue el control sobre materias primas que van hacia China, y sobre las  manufacturas provenientes de China. 

Si el proceso de producción de un bien se divide en suministro, producción y venta, las cañoneras EEUU controlarían el suministro y venta, importándoles poco cómo lo produzca China. De hecho, como vemos, así vertebrado, China y USA serían economías complementarias. Es decir, podrían llegar a un acuerdo de reparto de porcentajes, USA pondría los barcos (made in China) y China sería de nuevo un Protectorado, como en los tiempos de la guerra de los Boxer y el Siglo de la Humillación.

¿Qué es el Gran Israel?

El Gran Israel es el proyecto Geopolítico Anglo-euro-sionista para asegurar el dominio de Oriente Medio, sus rutas de mercancías, corredores, y asegurar el control del petróleo. 

La materialización fáctica del Gran Israel se formalizaría uniendo territorios, con Israel como núcleo. Absorbería totalmente a Jordania, que ya es un país vasallo, partes de la fragmentada Siria (sur). Y partes de países aun por fragmentar: Irak (la oeste), partes de Egipto (Suez, Sinaí y Negeb) y Arabia (norte). Se completaría la construcción del Canal/corredor Ben-Gurión, que uniría el Golfo Pérsico-Mar Mediterráneo vía Kuwait-Gaza. Para este proyecto, el único elemento discordante sería Irán, ya que el resto de países ya están alineados de uno u otro modo.

 ¿A quién más le interesa la creación del Gran Israel?

- Los kurdos de Irán, Irak y Siria sueñan con su independencia; como los Baluchis de Irán.
- Los turcos que sueñan su expansión al formar la Gran Turquía, un proyecto imperial. Que choca, pero no contradice en esencia, al Gran Israel. Potenciado convenientemente, las reclamaciones de este producto de nicromancia (resurrección del fenecido imperio Otomano) reclamaría numerosas regiones autónomos rusas. Porque el objetivo es desmembrar, balcanizar, a la Federación Rusa; como ya se desmembró a la URSS en 15 regiones autónomas en 1991. Este el Gran Juego del control de las potencias por el corazón de la tierra.
- Los emiratíes que ven en la ruptura de Arabia Saudita una forma de coger peso regional e influencia internacional. Todos creados y mantenidos en el poder por Gran Bretaña y la City. Las élites del Reino Unido se siguen riendo de los conflictos y problemas creados entre sus títeres.

Otros países no son ni siquiera pueblos per sé, son las uniones temporales de territorios con pueblos, y amalgamas creadas por el Imperio Británico durante su furia colonialista, gobernados actualmente por EEUU, y que obedecen órdenes sin rechistar:
- El propio Israel es un protectorado angloamericano venido a más, confeccionado con población europea indoctrinada de judaísmo revisionista; 
- Jordania, dictadura monárquica impuesta en 1921 por el Imperio Británico; 
- O Egipto, otra dictadura militar gobernada por el General Al-Sisi dede  2014, sostenida por el Reino Unido y EEUU. El día que estos decreten la cesión de territorios, su orden se cumplirá.

Realineamiento: ¿Qué prefiere EEUU, cambio de Política o Cambio de Régimen en Irán? Ni lo uno ni lo otro, Irán Desarmado

La pregunta del millón no es si se puede hacer un cambio que reoriente los flujos, sino ¿Cuál sería la garantía del cambio? ¿Cómo hacerlo permanente? Opciones: Realineamiento, sustitución o desarme. No hay más.

Con el régimen actual de 1979
EEUU ya mantiene bajo control a Irán de múltiples manera: económicamente mediante sanciones, políticamente mediante vetos, militarmente mediante aislamiento e intervención directa. EEUU es un actor principal en la vida política de este país, y está presente a diario desde que fue