SYNOPSIS
Le militant libanais Georges Abdallah a été incarcéré près de 41 ans en
France. Ce résistant communiste pro-palestinien s’est vu affubler de
l’étiquette ‘’terroriste’’. À tort. Une incroyable fake news et de
fortes pressions exercées par les États-Unis sur la France sont à
l’origine de cette durée de détention hors-norme. À 74 ans, il a réussi à
sortir de prison, debout, ses convictions politiques intactes.
L’AFFAIRE
Si le nom de Georges Abdallah a défrayé la chronique à l’orée de la
décennie 80, il a petit à petit disparu des unes de la presse française
et internationale pour sombrer dans une sorte d’oubli qu’une poignée de
soutiens s’évertuait inlassablement à combattre. Pour beaucoup alors,
son nom se mêlait à ceux que le Proche Orient propulse au-devant de la
scène pour quelques jours, puis rejette dans l’ombre.
De temps à autre, au détour d’un ouvrage, d’une polémique ou plus
souvent d’une demande de libération, il se rappelait à notre souvenir,
mais bien peu aurait su dire avec précision qui était ce prisonnier,
d’où il venait, quels étaient les crimes qu’on lui attribuait, et à
quelle mouvance politique il se rattachait.
C’est à l’occasion du génocide du peuple palestinien engagé à la
suite des massacres du 7 octobre 2023 que nous est revenu l’existence,
dans les geôles françaises, de l’un de ses défenseurs les plus
déterminé, jeté là depuis des décennies, faisant de lui le plus ancien
prisonnier de France pour des faits à caractère politique. Son image
réapparaissait sur les drapeaux de quelques manifestants, son nom était à
nouveau prononcé, synonyme d’acharnement étatique et d’injustice.
On se souvenait alors qu’en 1986, une première décision de justice le
condamnait à 4 ans d’emprisonnement, mais qu’un nouveau procès, exigé
en sous-main par les autorités américaines, le condamnait cette fois, à
la surprise générale, à la perpétuité. Les gouvernements français
successifs, toujours sous la pression des américains, ont, depuis 1999,
rejeté 9 demandes de libération anticipée.
De quoi Georges Abdallah s’était-il rendu coupable qui le condamne à un
traitement si particulier et à un tel acharnement des États français et
étatsunien ?
Interview PIERRE CARLES
Comment avez-vous eu connaissance de « L’Affaire Abdallah » ?
J’ai eu l’occasion de croiser Georges Abdallah au parloir de la
prison de Lannemezan, au milieu des années 2000 alors que je rendais
visite à un autre prisonnier politique. Sans plus. Puis une douzaine
d’années se sont écoulées lorsque Isabelle Vallade, membre du comité de
soutien à Georges Abdallah, m’a alerté sur sa durée d’incarcération
anormale, du moins en comparaison avec celle d’autres militants arrêtés
et condamnés à la même époque que lui pour des crimes politiques
comparables. Ayant fait une école de journalisme avant de devenir
réalisateur de films documentaire, je me suis mis à enquêter sur cette
histoire, notamment grâce à l’appui de legrandsoir.info , alors qu’aucun
média mainstream ne s’y était collé jusque là. De ce travail
d’investigation sont sortis un article paru dans le Monde diplomatique,
une BD aux éditions Delcourt (dessin : Malo Kerfriden) et ce
long-métrage.
Vous rassemblez de nombreux documents et archives. Combien de temps ont pris la préparation, le tournage et le montage du film ?
Le travail d’enquête et de recherche d’archives a démarré en 2018 et
s’est étalé sur deux/trois ans. Le repérage au Liban s’est déroulé début
2020, juste avant l’épidémie de COVID. L’essentiel du tournage en
France est intervenu, lui, entre 2021 et 2024, avec des tournages
complémentaires en 2025 lors de la libération de Georges Abdallah. Je ne
me suis toutefois pas consacré à plein temps, huit ans durant, à ce
chantier. Durant cette période, nous avons fini de tourner et de monter
un long-métrage consacré à l’histoire de la guérilla des FARC en
Colombie, et réalisé des repérages en Algérie pour un projet de film,
coécrit avec Nadja Harek, autour du dernier fugitif d’Action directe.
Vos interlocuteurs et interlocutrices ont-ils été faciles à convaincre ?
Ça dépend. Certaines personnes impliquées dans l’affaire Abdallah ne
se sont pas empressées de répondre aux demandes d’interviews formulées
par Clara Menais et Léa Gasquet, qui m’ont assisté sur la réalisation du
film. C’est le cas de l’ex-garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti, de
l’ex-ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, de l’ex-président
de la République François Hollande... Il a fallu partir à la rencontre
de ces protagonistes de l’affaire Abdallah, s’ingénier pour les
interpeller dans des lieux publics afin d’avoir réponse ou non-réponse à
certaines de nos questions. Nous avions du mal à accéder à eux jusqu’à
ce que, à un moment donné, toutes ses personnalités débarquent à tour de
rôle à Montpellier, qui pour une signature de livre, qui pour une
conférence à la faculté, qui pour une inauguration de prison... Comme
c’est aussi à Montpellier que se trouve une grande partie de l’équipe du
film - la productrice Annie Gonzalez, la monteuse Florence Jacquet, le
post-producteur Ludovic Raynaud, le chef opérateur Olivier Guérin, la
camarade réalisatrice Nina Faure, ils venaient en quelque sorte à notre
rencontre. Pour les autres personnes acceptant de témoigner dans le film
- des journalistes, des juristes, des policiers, des militants, des
militantes... - ce fut beaucoup plus facile. Et nous avons aussi réussi,
ça j’en suis assez fier, à recueillir la parole de Georges Abdallah en
prison, dans sa cellule.
Certains ont ils refusé de vous rencontrer ?
Oui, l’ancien ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas qui
affirmait à la radio, en 2016, qu’Abdallah resterait incarcéré à vie, ou
l’ex-patron de la DST Pierre de Bousquet de Florian qui nous a opposé
le « secret défense » pour ne pas avoir à s’expliquer sur une forfaiture
des services de contre-espionnage. Nous n’avons pas non plus réussi à
interpeller Emmanuel Macron sur cette affaire. D’ailleurs, si des
spectateurs ou spectatrices veulent s’en charger, ils/elles sont les
bienvenus. Nous aurions bien voulu lui demander des explications sur
l’absence de grâce présidentielle pour Georges Abdallah, alors que sa
durée d’incarcération était absolument hors-normes. Pourquoi n’a-t-il
rien fait ? Par crainte d’agacer les Américains ? Par peur de se mettre
la droite et l’extrême-droite à dos en graciant un soi-disant
« terroriste » ? Par crainte du « coût politique » d’une telle mesure ?
Personne dans le film, ni les militaires spécialistes de la
défense, ni les journalistes, ni les avocats, ni même les politiques ne
semblent croire sincèrement en la culpabilité de Georges Abdallah.
Certes mais il faut comprendre que Georges Abdallah estime que c’est
un grand honneur pour lui d’avoir été accusé d’appartenir à un groupe
armé ayant exécuté un militaire israélien et un militaire américain afin
de combattre l’invasion de son pays - le Liban - par Israël avec
l’appui des USA. Ces actes de résistances lui paraissent légitimes. Pour
autant, lui et les FARL n’étaient pas responsables de la vague
d’attentats terroristes survenue en 1986 à Paris bien que les médias et
le pouvoir politique de l’époque affirmaient le contraire. Ça, personne
ne le conteste aujourd’hui. Mais aucun média n’a fait de mea culpa.
Cette fake news a petit à petit sombré dans l’oubli.
La nécessité de désigner un coupable des attentats de 1986
est-elle la seule raison de l’acharnement dont Georges Abdallah a été la
victime ?
L’une des principales raisons de cette durée de détention
hors-normes, ce sont les pressions exercées par les Etats-Unis sur la
France. On voit que les ingérences américaines dans les affaires
européennes ne datent pas d’aujourd’hui. Elles existaient déjà sous la
présidence d’Obama ou même avant. En 2013, certains barons
« socialistes » comme Laurent Fabius, Manuel Vals ou François Hollande
ont prêté une oreille attentive aux désidératas américains, empêchant la
libération d’Abdallah alors même qu’elle était accordée par les juges
de l’application des peines, en première instance comme en appel.
On retrouve dans ce film un des sujets qui vous a fait
connaître : une critique de la fabrique médiatique du mensonge. Comment
le situer dans votre filmographie ?
Nous avons presque toujours en tête, lorsque nous nous lançons dans
la réalisation de films, d’essayer de tenter de proposer d’autres points
de vue que le discours dominant, d’autres sons de cloche que la musique
ambiante si les choses qu’on nous a mis dans la tête s’avèrent fausses,
mensongères. Et tout comme dans mon précédent long-métrage sur les
rebelles colombiens des FARC, nous questionnons ici la figure du
« terroriste », un vocable souvent utilisé par le pouvoir pour
disqualifier toute forme de résistance radicale de nos jours. Ce mot est
employé à tout va par le pouvoir politique, comme par les grands médias
d’extrême-droite, de droite voire de gauche (ou se présentant comme de
gauche), pour salir certaines formes de contestation du système.
Or, s’en prendre aux méga-bassines d’eau pour l’agro-industrie, comme
à Sainte-Soline, ne relève pas, bien entendu, de l’ « éco-terrorisme ».
De même que s’engager dans la lutte armée n’implique pas forcément le
recours à des actions visant à assassiner et terroriser des civils
telles qu’a pu le pratiquer Daesh. Les assassinats ciblés de militaires
et diplomates réalisés par les FARL, le groupe armé d’Abdallah, sont des
actions que l’on aurait probablement qualifiées de résistantes, après
guerre. Maintenant, il ne s’agit pas de verser dans la
contre-propagande, de travestir la réalité dans nos films, mais de
proposer aux spectateurs et spectatrices des récits documentés bien plus
proches de la vérité que ceux que cherchent à nous imposer les tenants
du pouvoir économique (Arnault, Bolloré, Niel, Pinault...) et ceux du
pouvoir politique (Hollande, Sarkozy, Macron...) souvent inféodés au
pouvoir économique.
Le film a-t-il été financé sans difficulté ?
ARTE, France TV et Netflix ont refusé le projet. Mais, Annie
Gonzalez, qui a produit la plupart de mes longs-métrages, a accompagné
le projet pour qu’on puisse aller jusqu’au bout de la fabrication de ce
long-métrage. Seul le cinéma indépendant peut aborder un sujet tabou
comme celui-ci : l’injustice commise à l’égard d’un militant
internationaliste, ex-membre d’un groupe armé communiste, accusé à tort
de « terrorisme », comme ce fut le cas pour Missak et Mélinée Manouchian
que l’on célèbre aujourd’hui. Internet, les réseaux sociaux et la
télévision sont incapables de réaliser ce genre de travail. Soit ils
pratiquent la censure ou l’autocensure, soit ils n’ont pas les moyens de
mener à bien pareille enquête. La preuve : notre film est le seul
travail d’investigation un tant soit peu sérieux mené sur l’affaire
Abdallah. Et remercions chaleureusement les plus de 800 contributeurs et
contributrices qui ont soutenu financièrement ce chantier.
Pierre CARLES
NOTE DU GRAND SOIR. Notre site a publié des nombreux articles
sur George Ibrahim Aballah, sur la préparation de ce film et il a
contribué à la levée des fonds par souscription.
LES DATES CLÉS
1978 - L’armée israélienne opère des incursions au sud Liban.
1982 - L’armée israélienne lance de nouvelles
opérations au Liban, dans les camps palestiniens et jusqu’à Beyrouth
ouest. Elles visent les foyers révolutionnaires palestiniens et des
membres de l’OLP qui y ont trouvé refuge. Elles se soldent par 18 000
morts.
Favorable à la lutte armée contre Israël et ses alliés américains,
Georges Abdallah rejoint les Fractions Armées Révolutionnaires
Libanaises. En riposte aux ingérences et agressions israéliennes, les
FARL prennent pour cible des militaires américains ou israéliens,
surtout en France.
1982 - En janvier, Charles R. Ray, attaché militaire
américain, est tué à Paris. En avril, Yacov Barsimantov, diplomate
israélien agissant pour les services secrets, l’est à son tour.
24 octobre 1984 - Georges Abdallah est arrêté à
Lyon, alors que, munit d’un faux passeport, il se réfugie dans un
commissariat pour se protéger d’agents qu’il croit appartenir au Mossad.
Sa véritable identité établie, assisté de son avocat Jean-Paul
Mazurier, il est accusé de détention d’armes et de faux papiers et
condamné à 4 ans de prison, ce qui ne satisfait pas du tout les
autorités américaines. Avec une remise de peine, il aurait pu sortir en
1986.
1986 - une série d’attentats à la bombe ensanglante
Paris. Ils sont revendiqués par un certain Comité de Solidarité avec les
Prisonniers Politiques Arabes et du Proche-Orient (CSPPA), qui réclame
la libération des activistes des FARL, dont Georges Abdallah. Mais ce
CSPPA est en fait le faux nez d’agents iraniens qui se vengent du
soutien militaire français à l’Irak en guerre contre la république
islamique.
Peu importe, même si Georges Abdallah en prison et ses frères au
Liban clament leur innocence (les FARL ne pratiquent pas le terrorisme
contre des civils), ils sont des accusés idéals. Inspirée par le
ministre de l’intérieur Charles Pasqua et son ministre délégué de la
sécurité Robert Pandraud, la presse s’ingénie à en dresser les
portraits, ceux de dangereux terroristes prêts à récidiver.
Dans une planque fréquentée par Georges Abdallah, on découvre des
armes dont celle qui fut utilisée pour assassiner Charles Ray et Yacov
Barsimantov. Même si le détenu se refuse à condamner des « actes de
résistance » contre « l’oppression israélienne et américaine », il nie
toujours avoir participé aux actions pour lesquelles il est en prison.
Février 1987 - Un nouveau procès à lieu. Les
américains réclament que Georges Abdallah soit jugé aux assises. Il est
condamné à la perpétuité pour complicité d’assassinat, condamnation
confirmée bien que Jean-Paul Mazurier, son avocat, ait avoué avoir trahi
son client en travaillant avec les services secrets français.
Le pourvoi demandé par son nouvel avocat, maître Verges, est rejeté
par le ministre de la justice du gouvernement Chirac, Albin Chalandon.
Une sévérité que ne démentiront aucun gouvernement pendant près de 40
années.
Bien qu’un condamné à perpétuité puisse demander une libération après
15 ans de prison, Georges Abdallah ne formule la première qu’en 2002.
Alors qu’elle est jugée recevable (à la condition que le prévenu quitte
le territoire), Dominique Perben, ministre de la justice du gouvernement
Raffarin, fait appel de la décision. L’avocat de la famille de Charles
R. Ray, maître Kiejman, obtient du directeur du cabinet du ministre
qu’il intervienne directement dans cette affaire, à la demande expresse
des autorités américaines. Les demandes de libération anticipée se
suivent, sans succès.
2012 - Christiane Taubira, ministre de la justice,
émet un avis favorable à une 8e demande de libération. Mais François
Hollande et son ministre de l’intérieur Manuel Valls bloquent encore sa
libération en refusant de signer l’arrêté d’expulsion qui devait
l’accompagner. Côté américain, Hillary Clinton est à la manoeuvre,
demandant à Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, d’empêcher
cette libération.
Des rassemblements et manifestations de plus en plus importantes en
faveur de la libération du militant communiste libanais pro-palestinien
ont conduit la présidente du tribunal de l’application des peines à
estimer que sa durée d’incarcération anormalement longue suscitait un
véritable « trouble à l’ordre public ».
25 juillet 2025 - Georges Abdallah est libéré par la justice française et renvoyé au Liban au bout de 40 ans et 9 mois de détention.
PAROLES EXTRAITES DU FILM
« L’impérialisme judiciaire et politique américain s’impose à la
France de monsieur Hollande et apparemment à la France de monsieur
Macron. Georges Abdallah, il va prendre réclusion criminelle à
perpétuité, officiellement pour avoir assassiné l’israélien et les deux
américains, mais en réalité (...) il morfle pour les attentats. »
Alain Marsaud
Chef du service central de lutte anti-terroriste (1986-1989)
« Le Monde titre « la brigade criminelle a identifié les poseurs de
bombes » On se dit : c’est la thèse officielle, donc nous, on la suit
(...) On relaye. C’est vrai qu’à Libé, on a que cette piste-là. Et on
relaie la thèse officielle »
Véronique Brocard
Journaliste à Libération en 1986.
« Je souris parce que c’est terrible et donc mon sourire est plus
nerveux qu’autre chose. Je n’avais même pas de contacts avec les
enquêteurs ».
Hervé Brusini
Journaliste à France TV (1983-2019)
« Je me suis dit qu’au fond, mettre en avant la piste Abdallah ne
ferait pas de mal, même si ça ne faisait pas de bien. En réalité, nous
n’avions aucune piste. »
Robert Pandraud
Ministre délégué à la sécurité (1986-1988)
« Georges Abdallah ??? ça ne me dit rien du tout. Je suis désolé.
Est-ce que c’est l’Alzheimer précoce, mais ça ne me dit rien du tout...
Abdallah ??? Non, je suis désolé, je n’ai aucun souvenir de ça. »
Laurent Fabius
Ministre des Affaires étrangère (2012-2016)
PIERRE CARLES
Il est né en 1962 à Bordeaux (France). Après des études d’animation
socio-culturelle et de journalisme, il travaille comme caméraman
d’actualité à FR3 Région avant d’intégrer l’équipe de l’émission
L’Assiette anglaise (Antenne 2). Il tourne ses premiers courts-métrages
documentaires pour Brut (ARTE) et Strip Tease (France 3). En 1998, il
réalise Pas vu pas pris, un film de critique des médias, puis La
Sociologie est un sport de combat (2001), le seul portrait filmé du
sociologue Pierre Bourdieu. Depuis 27 ans, il a réalisé ou coréalisé une
dizaine de longs-métrages, portant un regard critique sur le salariat,
documentant la décroissance, abordant la question du recours à la lutte
armée, faisant découvrir la politique non-orthodoxe du président
équatorien Rafael Correa, narrant l’improbable candidature à la
Présidentielle de l’ancien berger Jean Lassalle, racontant la sortie du
maquis des guérilléras et guérilléros des FARC...
Il est l’auteur d’une dizaine de longs-métrages documentaire depuis
Pas vu pas pris (1998), sélectionné à l’ACID Cannes et au Festival de
Locarno. Il a réalisé Enfin pris ? (2003), Attention danger travail
(2003, co-réalisé avec Christophe Coello et Stéphane Goxe), Volem rien
foutre al païs (2007, idem), Fin de concession (2010), Choron, dernière
(2010, coréalisé avec Eric Martin), On revient de loin (2016, coréalisé
avec Nina Faure), Un berger et deux perchés à l’Elysée (2018, coréalisé
avec Philippe Lespinasse)... Dernier film sorti sur le grand écran :
Guérilla des FARC, l’avenir a une histoire (2024), tourné sur une
période de 10 ans, en Colombie et à Cuba.