Proposition d’Asger Jorn : pour accélérer lucidement ce processus de décomposition, la Comédie-Française se doit de jouer les classiques (et, à son défaut, un quelconque théâtre de la Huchette, hospitalier aux petits inventeurs, pourrait y gagner de l’estime) sous l’empire de drogues appropriées et annoncées sur les affiches et programmes. Une grande variété d’interprétations de la même pièce est garantie selon que la troupe sera tout entière sous l’effet de l’opium ou de l’héroïne ; pour le lendemain goûter du haschisch, ou même de stupéfiants aussi diversifiés qu’il y a d’acteurs. Régal pour le lettré et assurance d’un stable public de drogués, qui contribuera à remédier à la crise financière de notre théâtre.
Das Kleenex Truppe
Au cas où l’on aurait le courage d’en venir promptement à ces extrémités, les lettristes s’engagent à assister aux spectacles en état d’ivresse manifeste, à la suite de l’absorption de rhum, vodka, vin rouge ou d’un autre breuvage choisi par le régisseur en harmonie avec ses propres tentatives.