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lundi 16 février 2026

Les milliardaires de la Tech veulent faire du Groenland un laboratoire pour leurs folies libertariennes

 Source https://www.les-crises.fr/les-milliardaires-de-la-tech-veulent-faire-du-groenland-un-laboratoire-pour-leurs-folies-libertariennes/

Alors que les Européens tentent de réorienter Trump, ses partisans de la Silicon Valley ont leurs propres idées, qui impliquent des communautés peu réglementées et l’accès aux terres rares.

Source : Responsible Statecraft, Pavel Devyatkin
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

La semaine dernière, le président Trump a levé toute ambiguïté quant à ses intentions envers le Groenland. Lors d’un événement à la Maison Blanche, il a déclaré qu’il s’emparerait du territoire arctique « qu’ils le veuillent ou non. » Il a ensuite proféré ce qui ressemblait à une menace mafieuse à l’encontre du Danemark : « Si nous ne pouvons pas le faire à l’amiable, nous le ferons à la dure. »

Trump aurait également ordonné aux commandants des forces spéciales d’élaborer un plan d’invasion, même si de hauts responsables militaires l’ont averti que cela violerait le droit international et les traités de l’OTAN. Dans une interview accordée au New York Times, Trump a déclaré : « Je n’ai pas besoin du droit international. »

En coulisses, le secrétaire d’État Marco Rubio a tenté de calmer le Congrès, affirmant que toutes ces manœuvres militaires n’étaient qu’un moyen de faire pression sur le Danemark pour qu’il négocie. Pendant ce temps, Stephen Miller, chef de cabinet adjoint de Trump, a rejeté l’autorité du Danemark sur le Groenland, affirmant que « personne ne va combattre militairement les États-Unis pour l’avenir du Groenland. »

A même moment, sept pays européens ont publié une déclaration commune affirmant que « le Groenland appartient à son peuple » et certains alliés de l’OTAN espèrent tempérer Trump en proposant de stationner une force militaire sur l’île pour contrer la Russie et la Chine dans l’Arctique.

Dans un effort apparent pour dissuader Trump de s’emparer du Groenland, le Premier ministre britannique Keir Starmer aurait déclaré à Trump qu’il partageait son point de vue sur la menace que représente la Russie dans la région et qu’il envisagerait d’envoyer des troupes pour aider à la défendre. Dans le même temps, l’Allemagne propose de mettre en place une mission conjointe de l’OTAN dans l’Arctique et la Première ministre danoise Mette Frederiksen a déclaré que la prise de contrôle du Groenland par les États-Unis marquerait la fin de l’OTAN.

Compte tenu de l’opposition massive à la quête de Trump pour le Groenland et des avantages discutables en matière de sécurité liés à l’annexion de l’île, que se trame-t-il réellement ici ?

Pourquoi Trump veut le Groenland

L’administration Trump semble incapable de déterminer pourquoi elle doit s’emparer du Groenland. Au départ, le président a affirmé que « des navires russes et chinois sillonnent le long de la côte », une affirmation rejetée par les hauts diplomates nordiques : « J’ai interrogé les renseignements. Il n’y a ni navires, ni sous-marins. » Plus tard, Trump a lancé cette mise en garde : « Si nous ne prenons pas le Groenland, la Russie ou la Chine le feront, et je ne laisserai pas cela se produire. »

Le vice-président JD Vance s’est orienté vers la défense antimissile, arguant que « toute l’infrastructure de défense antimissile dépend en partie du Groenland. » La valeur stratégique du Groenland est incontestable. L’implantation américaine située sur l’île, la base spatiale de Pituffik, fournit une couverture radar d’alerte précoce des bombardiers et des missiles russes ou chinois.

Cependant, le renforcement de cette capacité ne dépend pas de la prise de contrôle de l’île par Washington. Les accords de défense existants permettent déjà aux États-Unis de projeter leur puissance et de moderniser leurs capacités sans provoquer la catastrophe diplomatique que représenterait une annexion.

Sécurité nationale ou cupidité des entreprises ?

Les médias dominants ont largement couvert les ambitions de Trump concernant le Groenland, mettant l’accent sur la concurrence avec la Chine et la Russie en matière de sécurité dans l’Arctique, ainsi que sur l’ouverture de routes maritimes stratégiques grâce à la fonte des glaces. La plupart mentionnent les vastes gisements de minéraux essentiels au Groenland, indispensables aux véhicules électriques et aux énergies renouvelables.

Mais ils s’abstiennent d’examiner les forces qui pourraient réellement être à l’origine de ce programme minier : les milliardaires du secteur technologique tels que Peter Thiel et Elon Musk, qui considèrent le Groenland non seulement comme une source de terres rares, mais aussi comme un laboratoire pour leurs expériences économiques et sociales libertariennes. Ces milliardaires envisagent la création au Groenland de « villes libres » non réglementées, exemptes de tout contrôle démocratique, de toute législation environnementale et de toute protection du travail.

Ken Howery, ambassadeur de Trump au Danemark et cofondateur de PayPal avec Thiel et Musk, aurait engagé des discussions pour mettre en place ces zones à faible réglementation.

Il y a ici un conflit d’intérêts ironique : les responsables de la sécurité nationale veulent un contrôle étatique fort sur ce territoire stratégique. Les milliardaires de la tech qui financent Trump veulent le contraire : un terrain de jeu déréglementé pour leurs expériences anarcho-capitalistes. Les deux parties partagent une cécité commune vis-à-vis de la souveraineté du Groenland et des droits des autochtones.

Il est profondément troublant de voir comment la crise climatique est présentée comme une opportunité. La calotte glaciaire du Groenland fond plus rapidement en raison de la hausse des températures. Les autochtones du Groenland voient leur mode de vie traditionnel disparaître à mesure que la glace disparait.

Les 56 000 Groenlandais, dont 89 % sont des Inuits autochtones, ont clairement exprimé leur position : 85 % d’entre eux s’opposent à l’adhésion aux États-Unis. Les dernières élections législatives ont donné la victoire à des partis qui rejettent ouvertement les avances de Trump. Mais cela ne transparaît pas dans la manière dont Washington évoque le Groenland. Leurs voix ne sont qu’un murmure dans toutes ces discussions sur l’annexion. Dans le même temps, la plupart des Américains s’opposent à l’idée d’acheter ou d’envahir le Groenland.

Par tous les moyens

La Maison Blanche tente par tous les moyens d’arriver à ses fins. Les responsables américains ont envisagé de verser à chaque Groenlandais une somme forfaitaire comprise entre 10 000 et 100 000 dollars, essayant essentiellement d’acheter l’approbation d’une population qui continue de dire Non.

La Maison Blanche tente également de conclure un accord de libre association (COFA) avec le Groenland. Dans le cadre d’un tel accord, les États-Unis ne fournissent que des services de distribution du courrier et des opérations de protection militaire en échange de la liberté d’action de l’armée américaine et d’un commerce exempt de droits de douane.

De tels accords existent avec des îles comme Palau, les Îles Marshall et la Micronésie. Cependant, cet arrangement a peu de chances d’aboutir avec le Groenland. Les accords COFA ont déjà été signés avec des pays indépendants, et le Groenland devrait se séparer du Danemark pour qu’un tel projet puisse voir le jour.

Risques pour les États-Unis

Cette crise dépasse largement les frontières du Groenland. Il s’agit ici de savoir quel type de pays les États-Unis veulent être et comment ils veulent se positionner sur la scène internationale. Les États-Unis vont-ils exercer leur leadership par le biais de partenariats et d’avantages mutuels, ou par le biais de menaces et de coercition ? Washington respecte-t-il le principe d’autodétermination (que nous prétendons défendre) ou seulement lorsque cela lui convient ?

Cette obsession pour l’annexion réduit tout à une prédation des ressources. Elle ignore complètement le fait que le Groenland est la patrie d’un peuple qui a ses propres rêves, ses propres droits et ses propres espoirs pour l’avenir.

Le président Trump a promis de mettre fin aux guerres éternelles et de s’attaquer à l’establishment de la politique étrangère. Mais ces menaces sur le Groenland reflètent la même vieille mentalité selon laquelle la force fait le droit et que l’indépendance des autres pays ne compte que lorsqu’elle sert nos intérêts tels que nous les percevons. Les véritables intérêts des États-Unis ne résident pas dans la renaissance de l’impérialisme, mais dans la démonstration que le partenariat et les avantages mutuels offrent une meilleure voie que l’unilatéralisme agressif.

dimanche 15 février 2026

El caso Epstein, la isla prometida

 SALO OU LES 120 JOURNEES DE SODOME Photos de film Jeu A - x9 - 21x30 cm. - 1975 - Paolo Bonacelli, Pier Paolo Pasolini

Por Oleg Yasinsky Publicado: 8 feb 2026
 
Una de las principales características del caso Epstein es que en realidad no es ninguna gran noticia, aunque mediáticamente se presenta como tal. Es una cómoda incomodidad y un escándalo que no escandaliza a nadie, ya que sus más de tres millones de archivos de horror no son más que una bitácora del poder neoliberal, desposeído de cualquier noción de lo humano.
La isla de Epstein es una pequeña parte del archipiélago, que aborda los cinco continentes y no es solo un lugar geográfico, sino una construcción mental del poder que nos ofrece su propia proyección del futuro. Es su plan.
Es curioso que los supuestos enemigos del actual Gobierno estadounidense, que son los demócratas, ya nos han mentido tanto que ahora cualquier prueba de ellos contra Trump y los republicanos se ve como mentira. Aquí no se trata del conocido cuento sobre el pastorcito mentiroso y el lobo. Estamos sumergidos en un mundo de tanta manipulación tecno-sicológica que lo que menos llama la atención y lo que menos convence son las verdades que se ven opacas ante el sicodélico brillo de falsedades y, para ser comprendidas, requieren algún grado de esfuerzo intelectual y espiritual, algo que en estos tiempos es cada vez más escaso.
La cultura occidental idolatra el éxito, idealiza la riqueza, siempre perdona los 'excesos' de 'los triunfadores', se declara defensora de los derechos, aunque en su cotidianeidad comercia con la hipersexualización infantil, despreciando derechos, emociones e incluso instintos.
Epstein ha sido un peón en el ajedrez mundial de las corporaciones. Con sus redes colaboraban las monarquías, los organismos de la ONU y los grandes líderes de la opinión pública de todo signo político.
Eso se sabía, pero la gran prensa mundial guardaba silencio. Esto se explica muy fácilmente por el miedo a las demandas, la dependencia de los anunciantes, etc. Además, un periodista rebelde y honesto, incluso en la democracia más democrática, sabe que, en el mejor de los casos, arriesga su trabajo y su carrera. El caso Epstein no muestra la 'maldad de las élites', sino el funcionamiento normal de un sistema en el que el poder protege al poder, los medios de comunicación controlan la opinión pública, la cultura popular justifica a sus ídolos exitosos y los niños son material de consumo.
Esta monstruosidad es banal, repetitiva y reproducible.
La famosa película del director de cine italiano Pier Paolo Pasolini 'Saló o los 120 días de Sodoma' no trata sobre las perversiones, como la mayoría piensa.
Es un retrato del poder del capitalismo, el que siempre muta en fascismo, donde las élites se encierran en un espacio oculto, las personas se reducen a sus funciones exigidas por la autoridad y la violencia es natural. El poder fascista es representado por el duque, el obispo, el magistrado y el presidente, que reflejan distintas caras de la descomposición del sistema. Pasolini muestra la total perversión de los valores morales proclamados como el único camino de esta falsa e hipócrita sociedad que niega y desprecia cualquier destello de una espiritualidad verdadera.
En 'Saló' tenemos una villa, la seguridad, la desconexión del mundo exterior y la impunidad absoluta. En el caso de Epstein, es una isla privada, los aviones, las mansiones, lagunas legales y todo lo demás, que coincide hasta en los detalles más mínimos. La normalización rutinaria del horror en 'Saló' se realiza a través de la cena, la historia, el castigo y otra vez la cena. En el caso de Epstein, es a través de los masajes, los pagos, los regalos, los vuelos, y la repetición de los actos. Y en ambos casos, las violaciones no son más que un procedimiento administrativo ritual.
La estetización del crimen es un arma aparte: la música, la amabilidad, los ambientes ordenados y distinguidos, las conversaciones intelectuales en 'Saló'; y la caridad, las universidades, la filantropía y el glamur en el caso Epstein obedecen a su único objetivo: hacer que la pesadilla se vea decente y aceptable para que ninguno de los espectadores sensibles, Dios no lo quiera, se indigne antes de tiempo. Es importante que, en ambos casos, las élites actúen de forma colectiva y no como individuos. En 'Saló' no existe un principal culpable, igual que en el caso Epstein también es evidente que el financista estadounidense no podía actuar solo, lo cubrían, usaban y aprovechaban miles de poderosos mientras se podía, es decir, hasta su muerte, cuando la responsabilidad de los demás se diluyó.
Muchos calificaron la película 'Saló' de insoportable. El problema es que Pasolini llamó a las cosas por su nombre, mientras que la realidad del caso Epstein está inundada de eufemismos: "relaciones inapropiadas", "contactos controvertidos", "acusaciones", etc. La película de ficción de 1975 nos expone mejor las noticias de hoy. Incluso en su tiempo y en las décadas siguientes, esta película, a pesar de no tener ninguna escena explícita, escandalizaba a las mismas generaciones consumidoras de Playboy y pornografía, moralistas hipócritas que se vieron retratados en las escenas del filme.
La analista colombiana Ana Lucía Calderón compara esta historia con otra, la del barrio de Bronx en el centro de Bogotá, ocurrido hace 10 años. Cuando el Ejército entró a Bronx, se vieron prácticamente las mismas realidades descritas en los expedientes del caso Epstein: prostitución infantil, tráfico de drogas, esclavitud, torturas, asesinatos, horror total. Todo, como siempre, bajo control del crimen organizado a servicio de los poderosos, a su vez controlados por el poder supremo, grupos oligarcas, los tres poderes de Estado y su eterno aliado estratégico: los gobiernos de EE.UU.
Después de una descripción de la naturaleza y similitud entre ambos casos, Calderón concluye: "…Nadie está viendo el trasfondo que trae consigo este tema. Después de poner en todos los medios de comunicación día y noche, horrores y padecimientos, al igual que lo hicieron con los bombardeos en Gaza, saltan sesos por aquí, tripas por allá, en un par de semanas la gente anestesiada ya no reacciona más. Eso es lo verdaderamente aterrador. Se legitima el crimen, el exterminio, el saqueo, la violación. No hay alteración social, ¿de qué?, si es que las chicas jóvenes se publicitan en Instagram para ir a Arabia Saudí o a Emiratos Árabes a las orgías y a comer caca de los jeques. Si las redes están llenas de chicas invitando a otras, contando sus experiencias que "valen la pena" porque reciben mucho dinero. Todo se habla abiertamente, nadie siente vergüenza de exponer su intimidad en las redes, pero sí de mirar a los ojos a otra persona y tomar su mano. Se destapa todo esto cuando ya no tendrá repercusión popular ni ninguna censura moral. Esto ya no asombra a nadie y como la política de violación de soberanía nacional, tampoco. Simbólicamente la violación a una persona o a un pueblo da lo mismo y se compensa con dinero. Acostumbrémonos, ese es el mundo que construimos, gracias a la inexistencia de otra opción colectiva de la fantasía."
Temo que cualquier otra lectura de esta realidad abra las puertas a una pesadilla mucho más generalizada y esta vez irreversible. Jeffrey Epstein sigue vivo y desde el cerrojo del infierno sigue observando, satisfecho, nuestra ignorancia e indiferencia.

À propos du caractère « satanique » du « réseau Epstein »

 Source : https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/a-propos-du-caractere-satanique-du-reseau-epstein/

Par Georges Gastaud, auteur de « Lumières communes ».

« NOTRE » EPSTEIN et le LEUR – Avant d’écrire quoi que ce soit sur l’ainsi-dit « dossier Epstein », donnons cette précision indispensable: s’il a bien existé un personnage odieux portant ce nom et dont la presse capitaliste se voit tardivement contrainte de parler (avant la déclassification – caviardée du reste – de la « correspondance Epstein », où donc étaient les « enquêtes d’investigation » diligentées par les grands médias à ce effet ?), la décence impose de rappeler ceci: jadis porté par un tout autre personnage historique que l’infâme pédocriminel dont les médias font désormais leurs choux gras, le nom d’EPSTEIN devrait être connu et vénéré, non seulement de tous les communistes, mais de tous les humanistes que compte notre pays: comme me l’a cent fois narré feu Léon Landini qui s’est beaucoup battu pour faire connaître la geste occultée de ce héros modeste, Joseph Epstein était, avec Missak Manouchian, le principal officier du groupe dit « de l’Affiche rouge » qui dirigeait la guérilla urbaine en Région parisienne comme  Carmagnole-Liberté, le Bataillon F.T.P.-M.O.I. commandé par Roger Landini, la menait dans le Lyonnais. Arrêté par la police « française », torturé par la Gestapo puis fusillé au Mont-Valérien, notre camarade Joseph Epstein n’a pas parlé sous la torture et ce Polonais devenu « Français de préférence » (comme dit le poème d’Aragon) aura été l’un des plus grands officiers et stratège de la Résistance armée française. Une Résistance impulsée notamment, à l’appel du PCF clandestin dirigé par Duclos, Tillon et Frachon, par ces F.T.P.-M.O.I. que la France a fini par honorer en « panthéonisant » Manouchian et ses compagnons d’armes. 

SATANISER UN RÉSEAU PÉDOCRIMINEL POUR MIEUX « DÉDIABOLISER » LE CAPITALISME ? – Aux antipodes du martyr de la Liberté que fut le communiste Joseph Epstein est donc le milliardaire violeur nord-américain hélas homonyme qui, au moyen d’un réseau transatlantique mixant l’affairisme, la dépravation et la symbiose décomplexée des politiciens bourgeois et de la haute finance, a tranquillement sévi durant des décennies au cœur de l’ « élite » euro-atlantique: celle-là même qui donne en permanence au monde des leçons d’humanisme à coups d’ingérences politiques, de blocus économiques… et des bombes au napalm larguées sur les peuples insurgés. Confrontée à cette réalité déshonorante pour les siens, l’idéologie bourgeoise toujours aux aguets pour disculper le capital et les capitalistes met en œuvre deux sortes de subterfuge idéologique : 

– tantôt ses médias s’évertuent à expliquer que, « contre toute théorie du complot », le réseau criminel Epstein était politiquement anodin, qu’il ne présentait aucun caractère « systémique » et ne promouvait rien d’autre qu’un ensemble, certes peu ragoûtant, de pratiques sexuelles exotiques n’impliquant qu’à la marge certains poids lourds de la finance et de la politique: si quelqu’un peut gober une telle fable, nous ne pouvons rien pour lui tant son atrophie de l’esprit critique procède d’une surconsommation prolongée de produits culturels bien-pensants.

– L’autre ligne de défense du capitalisme se présente comme une « critique radicale » de l’Occident « corrompu » : propagée par les milieux conspirationnistes liés à l’extrême droite, cette apologie indirecte du capitalisme  voit dans le méga-scandale Epstein la « preuve » que le milieu oligarchique mondial est « sataniste », voire directement « possédé » par Satan. Cette « explication » de type moyenâgeux est aussi absurde que dangereuse:

MAINMISE DE « SATAN » SUR LE MONDE… OU POURRISSEMENT DU CAPITALISME « MODERNE »?

– la pseudo « explication » satanique est paralysante et démobilisatrice par sa forme même, car l’homme ne peut pas grand chose contre une force surnaturelle contre laquelle on ne peut que prier, prononcer des exorcismes, dresser des bûchers inquisitoriaux, susciter des chasses aux sorcières, prôner le retour aux mœurs puritaines (en apparence!) d’antan, bref, attendre la fin des Temps en faisant pénitence. En attendant, votons donc pour l’extrême droite qui promet une grande Purge morale (en dégommant au Kärcher, chemin faisant, tout ce qui reste du communisme organisé, du syndicalisme ouvrier rouge et de la militance laïque…). Voire en emboîtant le pas de Trump, le Saint Homme qui a tant tardé, allez savoir pourquoi, à permettre la publication, du reste très incomplète dit-on, des documents liés à « l’affaire »…

– cette « explication » sataniste est nocive par son contenu même. Si l’affaire Epstein est avant tout révélatrice du « satanisme » censément propre à nos élites, cela signifie que nos malheurs sociaux : fascisation galopante et marche à l’État policier, euro-dissolution des nations souveraines, paupérisation de groupes sociaux entiers, écroulement des services publics, agonie du « produire en France », enlèvement de présidents étrangers légitimes par les USA, blocus affameurs infligés à des pays entiers, génocide écrasant la Palestine, crises climatiques à répétition, régressions sociales sans fin, marche à la guerre mondiale, etc., ne proviennent nullement de l’exploitation capitaliste renforcée, de la contre-révolution qui a détruit le camp socialiste, du repli des PC et des syndicats de classe sous l’assaut redoublé des campagnes anticommunistes et antisoviétiques, toutes choses que l’on peut fondamentalement combattre par la résistance sociale, par la construction politique alternative, par la reconstruction de l’Internationale Communiste et Ouvrière, par l’alliance entre prolétaires du Nord et peuples opprimés du Sud, en un mot, par la révolution sociale et par la lutte sur deux fronts à la fois, contre la MAGA-fascisation trumpiste mondiale ET contre le bloc pseudo-progressiste et non moins belliciste que conduisent les Harris, von der Leyen, Macron, Starmer et Cie. Car encore une fois, si le Diable est à la manœuvre, il n’y rien à faire, il suffit d’attendre passivement que Dieu règle son compte à Satan à travers l’ « Armageddon » final qui arrive à grand pas (au besoin on peut précipiter le Dies irae au moyen de quelques frappes atomiques occidentales ciblant Pékin, Moscou ou Téhéran). Si bien que le bloc obscurantiste soi-disant anti-sataniste – qui n’est pas la solution mais une partie ténébreuse de l’actuelle problématique mondiale contre-révolutionnaire – mène par d’autres voies, celles du messianisme biblique (et/ou coranique, et/ou « évangélique », choisissez votre variante!) au même résultat que le « mondialisme sataniste »: la guerre mondiale visant à préserver à n’importe quel prix l’hégémonie planétaire menacée du grand capital occidental. Une « irrationalité » que la raison dialectique peut fort bien traiter en revenant aux fondamentaux d’une analyse de classes des processus géopolitiques… voire en traitant l’idéologie « sataniste » comme un élément superstructurel participant de l’idéologie bourgeoise de plus en plus contrainte à l’irrationalisme et à ce que Lukàcs appelait « la destruction de la raison ». 

« DESTRUCTION DE LA RAISON » OU CONTRE-OFFENSIVE DES « LUMIÈRES » ? –  Plus que jamais, une contre-offensive idéologique nationale et mondiale s’impose à tous ceux qui se réclament du combat social, de l’émancipation nationale et des nouvelles Lumières partagées qu’appellent plus que jamais les les avancées de la science contemporaine, mathématique, logique, physique, chimie, cosmologie, biologie, anthropologie… Pour cela, il faut saisir que, non seulement « l’impérialisme est (depuis longtemps devenu) le stade suprême du capitalisme« , c’est-à-dire cette « réaction sur toute la ligne » que Lénine a exhaustivement décrite dans sa célèbre brochure de 1916, mais que, à l’époque de l’hégémonisme euro-occidental de plus en plus contesté par les peuples, mais aussi du pourrissement économique, politique, moral et culturel du capitalisme-impérialisme-hégémonisme dont témoigne le regain des intégrismes religieux et de leur double inversé, l’hédonisme dérégulé de certaines « élites » (les deux phénomènes faisant polairement système comme le font l’électron et le noyau de l’atome), l’exterminisme dessine in fine la vérité suprême du capitalisme désormais dépourvu de tout autre horizon que l’abrutissement techno-organisé de la jeunesse, le saccage de l’environnement, voire le fascisme et la guerre mondiale possiblement exterminatrice. 

ENCORE ET TOUJOURS , « SOCIALISME OU BARBARIE »! – Ce n’est donc pas « Satan » qu’il faut exorciser, mais c’est encore et toujours le capitalisme-impérialiste-hégémoniste-exterministe-obsurantiste et de plus en plus facho-nostalgique qu’il faut abattre pour lui substituer un socialisme-communisme de nouvelle génération qui soit à la fois porteur d’émancipation nationale, de progrès social, de transition environnementale et de nouvelles avancées démocratiques.

Et puisque la grande bourgeoisie actuelle devenue oligarchie sape la rationalité et va jusqu’à renier les Révolutions française et américaine (bourgeoises, certes, mais transitoirement démocratiques et progressistes), l’heure vient d’engager une nouvelle marche vers les Lumières communes s’appuyant à la fois sur les révoltes populaires inéluctables et sur l’avancée sans précédent des sciences contemporaines. Là est le paradoxe d’une société capitaliste historiquement obsolescente et tendanciellement obscurantiste dont la crise généralisée ouvre contradictoirement à l’humanité le chemin des Lumières pour tous ou bien celui de la déraison… Et du suicide de masse!

À PROPOS DE JOSEPH EPSTEIN – Note communiquée par Gilda Guibert, agrégée d’histoire.  

Joseph Epstein, alias Colonel Gilles – Une des plus grandes figures de la Résistance Française

                         « Mort pour la France » – Chevalier de la Légion d’Honneur à titre posthume.

Joseph Epstein est sans aucun doute le plus méconnu des grands héros de la Résistance française. Il en fut pourtant, reconnaissent de nombreux témoins, un des plus grands stratèges militaires. Albert Ouzoulias, chef d’état-major national des F.T.P., désignait le colonel Gilles comme « Le plus grand officier de la Résistance armée française».

C’est en assumant le commandement en chef de tous les  Francs-Tireurs et Partisans Français (F.T.P.F) et des Francs-Tireurs et Partisans de la Main-d’œuvre Immigrée, (F.T.P-M.O.I) de l’Ile-de-France, qu’Epstein mit au point une tactique de guérilla urbaine qui s’avéra être des plus efficaces contre les troupes d’occupation et les collaborateurs. Cette tactique permit à tous ceux qui combattaient en ville et notamment aux F.T.P-M.O.I, de porter les coups les plus spectaculaires et les plus meurtriers à l’ennemi, qui considérait jusque là la France comme un havre de paix et de plaisir pour le repos du guerrier allemand.

Un service très efficace, (mis en place suivant ses directives), assurait une réelle protection à ceux qui attaquaient l’ennemi.

Le respect de cette règle a permis de sauver la vie à de très nombreux combattants FTP-MOI, c’est une des raisons pour laquelle 60 ans après sa mort, les survivants de ces unités, continuent à se battre pour qu’un hommage correspondant à la part qu’il a prise au sein de la Résistance française lui soit rendu.

Comment cet homme que rien de destinait au métier des armes devint-il ce grand chef de guerre ? Il convient pour le comprendre de remonter le fil de sa courte vie.

Né le 16 octobre 1911 à Zamosc en Pologne dans une famille juive aisée, petit-neveu du grand écrivain de langue yiddish, I. Peretz, le jeune Epstein se heurte dès son plus jeune âge aux réalités politiques, économiques et sociales de son pays.

La Pologne à peine reconstituée (1920) est confrontée à une crise économique endémique qui ne cesse de s’aggraver. Les militaires y font régner un régime des plus dictatoriaux et des plus répressifs, utilisant notamment l’antisémitisme comme soupape de sécurité.

Le jeune Parti communiste polonais, quoique clandestin, lutte sur tous les plans en faveur des conquêtes sociales, pour les libertés et contre le racisme. Il porte les espoirs d’une grande partie de la jeunesse juive. C’est ainsi que Joseph Epstein adhère aux Jeunesses communistes dès l’âge de 14 ans. Militant actif et efficace, il  n’en poursuit pas moins de brillantes études et travaille afin d’obtenir un licence de droit à la faculté de Varsovie, mais il est contraint à l’exil à la suite d’une arrestation et d’une condamnation pour activité subversive.

La Tchécoslovaquie lui refuse l’asile, il décide alors de venir en France où il arrive en 1932. Il s’installe à Tours pour continuer ses études et c’est là qu’il fait la connaissance de Paula, étudiante en pharmacie, qui deviendra son épouse.

La montée du péril fasciste incite J. Epstein à poursuivre son combat politique partout où il se trouve. Son militantisme lui attire de nouveaux ennuis et le couple est contraint de partir à Bordeaux où enfin Epstein peut terminer sa  licence de droit.

Il n’aura pas le temps de commencer une carrière juridique, qu’en Espagne éclate la guerre civile soutenue, côté franquiste, par Hitler et Mussolini. J. Epstein est parmi les tout premiers volontaires à se porter dès 1936 au secours de la République espagnole, avant même que ne soient constituées les Brigades Internationales. Grièvement blessé à Irun il est rapatrié en France où il consacre tout son temps à aider la République espagnole.

En janvier 1938, il repart en Espagne, refuse un poste politique et devient commandant d’une batterie d’artillerie qui se distingue dans la bataille de l’Ebre, ce qui lui vaut une citation à l’ordre de l’armée.

Après la défaite des Républicains espagnols, il rentre en France. Il est interné au camp de Gurs (Pyrénées orientales). Il s’en évade et s’engage comme volontaire dans l’armée française en guerre.

Incorporé au 12e R.M.E. son unité est immédiatement engagée dans les combats de la Somme et de l’Aisne. Il est fait prisonnier début juin 1940. Il est enfermé dans un stalag près de Leipzig d’où il s’évade et arrive à Paris le 25 décembre de la même année.

Dès son retour, il reprend contact avec ses camarades du P.C.F. et s’engage en Résistance. À la C.G.T. clandestine il est nommé responsable des sabotages de l’économie de guerre. Remarqué pour son inlassable activité, pour son courage et  son esprit d’initiative, le Conseil militaire  du Front national le nomme en septembre 1942 commandant de la principale région militaire de France, c’est-à-dire celle de la région parisienne, ses deux adjoints sont Rol-Tanguy, commissaire politique et Vallérand, commissaire technique.

Dès lors il va donner la mesure de ses capacités de stratège et de meneur d’hommes.

De septembre 1942 au 16 novembre 1943 date de son arrestation, Joseph Epstein accumule les actions d’éclat et son bilan est exceptionnel.

Il met en place des détachements de F.T.P-M.O.I. qui étaient et demeurent les figures emblématiques de la guérilla urbaine. Ces unités sont souvent désignées par des spécialistes de l’histoire contemporaine comme « Le fer de lance de la Résistance armée française ».

Le bilan prestigieux qu’il présente après quatorze mois de combat (interrompu par son arrestation) parle de lui-même. C’est sous ses directives que des hôtels, des restaurants, des cinémas réservés aux troupes d’occupation et autres lieux de concentration de soldats allemands sont attaqués à la bombe. Des voies ferrées, des garages, des dépôts et des usines sont sabotés. Des formations militaires ou des camions transportant des troupes sont attaqués à la grenade. Des officiers supérieurs allemands sont exécutés, tels le docteur Ritter, responsable en France du Service du travail obligatoire (S.T.O). etc.

Ce bilan aurait pu être beaucoup plus lourd, si les efforts de la police, dite française (les sinistres Brigades spéciales), n’avaient fini par réussir à démanteler totalement les groupes de F.T.P-M.O.I. de la région parisienne.

Traqué et filé depuis des semaines, Manouchian responsable militaire des FTP-MOI parisiens, avait rendez-vous le 16 novembre 1943 à Evry Petit Bourg. (Grande banlieue parisienne) avec son chef hiérarchique Joseph Epstein (colonel Gilles). Au moment de leur rencontre, ils furent tous deux arrêtés par des inspecteurs de la police française.

Après son arrestation et celle de près d’une centaine de FTP-MOI, un grand vide s’est installé, les opérations militaires et les attaques contre les troupes d’occupation, qui avaient fait de Paris la vraie capitale de la Résistance, ont pratiquement cessé.

Les policiers convaincus qu’Epstein occupait de hautes responsabilités au sein de la Résistance l’ont immédiatement dissocié des autres combattants de « L’Affiche Rouge ». Pendant des semaines et des semaines il subit d’effroyables tortures (il eut la tête déformée et écrasée par le casque de torture). 

Bien qu’en liaison directe avec la direction nationale des F.T.P. pas un mot ne sortit de sa bouche mutilée, aucun nom, même pas le sien par crainte que la police ne découvrît sa femme Paula et son fils Georges. S’il avait parlé, la police aurait pu remonter jusqu’à la direction nationale des FTP (Tillon) risquant même d’arriver à celle du PCF clandestin formée par Jacques Duclos et Benoît Frachon.

Malgré toutes ces tortures, il eut encore le courage d’accomplir un dernier acte héroïque avant de mourir, en permettant l’évasion d’un de ses compagnons d’internement sur le chemin du supplice. Il prépara même sa propre évasion, mais celle-ci échoua, car le jour fixé Epstein fut emmené au poteau d’exécution et fusillé le 11 avril 1944 au Mont-Valérien, un mois et demi après les fusillés de l’affiche rouge.

Il fut enterré à Ivry-sur-Seine, sous le nom de Joseph Andrei. 

Il n’y a que quelques années qu’à la demande de mon père Léon Landini le ministère des Anciens combattants fit apposer son véritable nom sur sa tombe.

Et en février 2024, il entra enfin au Panthéon en compagnie de ses camarades de l’Affiche rouge.

samedi 7 février 2026

La IA se convierte en la nueva arma de Washington

 FUENTE https://observatoriocrisis.com/2026/02/05/la-ia-se-convierte-en-la-nueva-arma-de-washington/

Estados Unidos está utilizando la inteligencia artificial como arma para el control imperial.

Jamal Meselmani, profesor especialista en Inteligencia Artificial y Seguridad (The Cradle)

Durante más de un siglo, los oleoductos y las rutas marítimas han sustentado las rivalidades militares y económicas mundiales. Hoy, ese mapa de poder se está rediseñando. En Washington, Silicon Valley y el Pentágono, se está trazando un nuevo mapa de dominio, basado no en el petróleo ni en las rutas marítimas, sino en el silicio, la capacidad informática y el control de la infraestructura digital.

La inteligencia artificial (IA)  reorganiza la geopolítica en su esencia. Las guerras en Ucrania, el creciente estrechamiento de los cuellos de botella en el Mar Rojo y el Estrecho de Ormuz, y el repentino cortejo estadounidense a Venezuela demuestran que la geografía aún importa. 

Pero durante la última década, ha surgido una infraestructura paralela: digital, fundamental y cada vez más soberana. En su centro se encuentra la computación, que comprende el hardware, la energía y la capacidad de procesamiento que impulsan los modelos avanzados de IA. Washington pretende  monopolizar este poder .

La supremacía computacional como doctrina estratégica

Lo que antes se comercializaba como innovación se ha consolidado como infraestructura soberana. Los sistemas de IA ahora sustentan la planificación militar, la logística y la coordinación económica. Los Estados con capacidades informáticas avanzadas poseen una ventaja estratégica que se extiende tanto al ámbito económico como al militar.

Estados Unidos comprendió este cambio desde el principio. No considera la IA como una industria especulativa, sino como un pilar de dominio estratégico. Con esta perspectiva, Washington alineó el capital privado, la investigación académica, la doctrina militar y la política industrial en una arquitectura coherente orientada a la preeminencia global.

Las cifras reflejan esa ambición. El  Índice de IA de Stanford 2025 informa que la inversión privada estadounidense en IA alcanzó los 109.100 millones de dólares en un solo año, 12 veces más que la de China y 24 veces más que la del Reino Unido. La inversión institucional  superó los 252.000 millones de dólares . Esto refleja una estrategia deliberada para construir centros de datos a gran escala, concentrar el talento e implementar modelos a una escala inaccesible para la mayoría de los estados.

Esta expansión digital no encaja bien con la creciente ola de resistencia multipolar. En Asia Occidental y el Sur Global, los estados y movimientos alineados con el Eje de la Resistencia ven cada vez más la infraestructura de IA liderada por Estados Unidos como una forma de  control neoimperial , similar a las anteriores batallas por el petróleo, las divisas y las armas. Lo que antes dependía de buques de guerra y sanciones ahora se mueve a través de centros de datos y un control algorítmico.

Esto ya ha comenzado a moldear la postura estratégica de los movimientos de resistencia y sus aliados. Irán, por ejemplo, ha vinculado públicamente el control de los flujos de datos y la infraestructura con  la soberanía nacional

Los actores de la resistencia y los defensores de los derechos digitales han criticado repetidamente a las plataformas tecnológicas occidentales por  la censura y vigilancia sistémicas del contenido y la disidencia palestina, enmarcando el control de la infraestructura digital como parte de una  lucha más amplia por la narrativa y el poder. 

El estrangulamiento del chip de IA y Pax Silica

El corazón de la IA es el silicio. Chips, aceleradores y servidores son la base de todo modelo, y su monopolio es cada vez mayor. En EE. UU., los ingresos de los centros de datos de Nvidia alcanzaron casi los 39 000 millones de dólares en un solo trimestre. 

Los ejércitos modernos ahora dependen de la IA para  pilotar drones , analizar señales satelitales, defender redes y calibrar sistemas de misiles. La infraestructura informática se ha convertido en un campo de batalla fundamental por sí misma. Reconociendo esto, Washington convirtió los controles de exportación en  bloqueos estratégicos , apuntando al acceso de China a chips de alta gama.

En respuesta, Beijing ha incrementado la producción nacional de chips, ha construido enormes centros de datos y ha incorporado IA en la planificación tanto civil como militar. 

La  iniciativa Pax Silica del Departamento de Estado de EE. UU . describe una alianza tecnoindustrial que abarca Japón, Corea del Sur, Países Bajos e Israel. Descrita como una «red de confianza» para las cadenas de suministro de IA, este marco integra computación, energía y fabricación en un bloque compartido. 

El papel de Israel y la disuasión digital

La integración de Israel en la ciberguerra,  las tecnologías de vigilancia y las aplicaciones militares basadas en IA lo posiciona como un nodo clave de seguridad dentro del marco estratégico de Washington. Tel Aviv aporta  herramientas probadas en el campo de batalla y una doctrina operativa perfeccionada durante décadas de ocupación y conflicto regional.

A través de esta red, la infraestructura computacional se convierte en un herramienta política. Los aliados dentro del sistema reciben acceso privilegiado a la tecnología y la inversión. Quienes están fuera se enfrentan a la exclusión, la escasez y el aumento vertiginoso de los costos. La infraestructura de IA se convierte en una estrategia de incentivos y castigos.

La arquitectura digital, que antes se consideraba neutral, se ha convertido en un instrumento de disciplina estratégica. La construcción de alianzas de Washington depende cada vez más del control del ancho de banda, los chips y el espacio de servidores. El acceso informático está calibrado para la alineación.

La presencia de empresas israelíes en foros de ciberseguridad y tecnología militar en Asia y África consolida aún más esta alineación. Las empresas conjuntas y los acuerdos de exportación difuminan la línea entre la colaboración económica y la dependencia militar.

IA, energía y dependencia forzada

La batalla por el hardware ahora alimenta un proyecto más amplio: el control de la implementación global. La verdadera ventaja reside en dominar la infraestructura de la nube. Desde Amazon Web Services hasta Microsoft Azure, Estados Unidos busca consolidarse como el sustrato de la economía digital global, estableciendo las reglas, los permisos y las condiciones de participación.

Los gobiernos y corporaciones de todo el mundo que dependen de la infraestructura de la nube estadounidense operan dentro de restricciones legales y operativas impuestas en Washington. Desvincularse de estas plataformas conlleva graves consecuencias políticas y económicas. 

Estas dinámicas ya han aflorado en el  conflicto del Mar Rojo , donde las Fuerzas Armadas Yemeníes (FAY), alineadas con Ansarallah, han demostrado sistemas de selección de objetivos adaptativos y  capacidades cibernéticas . Aunque asimétricas, estas herramientas reflejan el creciente alcance de la IA en los arsenales de la resistencia y la consiguiente urgencia de Washington por denegar el acceso a los bloques rivales. Washington logra el control no mediante la fuerza, sino mediante la arquitectura.

También existe una dimensión material. Ejecutar modelos a gran escala consume cantidades asombrosas de electricidad. La computación requiere centrales eléctricas, redes de refrigeración y flujos de energía ininterrumpidos. En este sentido, la IA es profundamente física: depende de materias primas, infraestructura extractiva y control territorial. 

Esta convergencia de la política informática y energética revela el plan más amplio de Washington. El desarrollo de la IA es simplemente una reafirmación de la hegemonía estadounidense bajo el lema de la innovación. 

Cerrando el círculo: la IA como infraestructura imperial

La IA se sitúa ahora en el centro de la gran estrategia estadounidense, anclando los esfuerzos de Washington por fortalecer la arquitectura de control unipolar. Lo que comenzó como una carrera por la ventaja técnica se ha convertido en una infraestructura de dominio que se extiende a través de las redes energéticas, las cadenas de suministro de chips y las plataformas en la nube que ahora configuran el acceso a la vida económica.

Este es el nuevo terreno de confrontación. Tel Aviv puede aportar las herramientas cibernéticas, Seúl la fabricación y Silicon Valley los servidores, pero el poder sigue en manos de Washington. El territorio digital está siendo dividido, racionado y vigilado.

Para el Sur Global, las líneas del frente ya han cambiado. La infraestructura ya no es una zona neutral. Ya sea mediante chipsets autorizados o acceso a la nube con licencia, el control de Washington sobre la computación define los límites políticos de esta era.

dimanche 1 février 2026

La Ilustración Oscura y la anexión de Groenlandia

 FUENTE https://observatoriocrisis.com/2026/02/01/la-ilustracion-oscura-y-la-anexion-de-groenlandia/

 

Los “neorreacionarios” de Silicon Valley, a través de Praxis, ya están desarrollando ciudades inteligentes en Groenlandia.

Alejandro Estrella González , Doctor en Filosofía de la Universidad de Cádiz

I

Tras la denominada “Operación Determinación Absoluta” del pasado 3 de enero que culminó con el secuestro de Nicolás Maduro (cada vez estoy más convencido de que quienes ponen nombre a este tipo de operativos sufren de algún trauma sexual que requiere con urgencia terapia de larga duración; algo así como: “Operación Lacan Infinito”), las ambiciones de la administración Trump sobre Groenlandia se han convertido en asunto de enorme relevancia, tanto en la prensa internacional, como entre los gobiernos y el grueso de la ciudadanía, especialmente de Europa y Canadá.

Hace sólo un par de días, mi madre me llamaba desde España sumamente preocupada preguntándome qué iba a ocurrir con todo esto e incluso, con cierto rubor, si yo creía necesario hacer acopio de algún tipo de producto de primera necesidad. Mi primera reacción fue tomármelo un poco a broma, al pensar en esa ternura ciega que guía a toda madre cuando mira a su retoño y ve en él, desde la cuna hasta la tumba, una especie de semidiós griego; en mi caso: una pitonisa del dios Apolo, de la vetusta Delfos. 

Pero inmediatamente comprendí que esta repentina conversión de mi madre a la cultura prepper era un síntoma inequívoco de que, hasta en aquel alejado rincón de la Baja Andalucía, la “gente sabe” (sí: la gente sabe, aunque no vote lo que tú quieres, camarada) que el rasgo característico de esta época es la incertidumbre y la impotencia frente a decisiones fundamentales que toman otros en otros lugares, sin nuestro consentimiento, sin canales institucionales y por la fuerza de los hechos. 

Es el triunfo de la voluntad de Riefenstahl, o, desde el otro lado de la trinchera, del estado de policía de Foucault, o del tiempo de la dueñidad de Rita Segato. Mi madre, y como ella millones de ciudadanos, saben esto y saben muy bien que, en este contexto, nuestro horizonte de expectativas, nuestras certezas sobre el mañana se reducen hasta prácticamente solaparse con el presente. El fantasma de los Sex Pistols recorre Andalucía: No Future!

—Mamá, no tengo ni idea —le dije—. Lo que sí sé es que la cosa está fea. Pero poco puedo decirte sobre qué ocurrirá a medio plazo. Es cierto que hay mucha bravuconería en todo esto. Pero, a la larga, me preocupan tus nietos.

—¡Hombre! ¿Por qué crees que te llamo?

II

Enero de 2026 y ¡en estas estamos! Qué razón llevaba Lenin cuando decía aquello de que “en la historia hay días que valen por años y años que valen por días”. El tiempo histórico no es un quantum homogéneo. La historia frena y se acelera, cambia de ritmo y a veces incluso se demora. Así, lo que hace un suspiro hubiera sido sólo imaginable por cerebros defensores de la planicie de la Tierra ocupa ahora el centro de tabloides y provoca desvelos de abuelas y padres. 

Esta desquiciante cascada de acontecimientos desafía lo que hasta ayer considerábamos esperable y normal. Y aunque lo normal y lo esperable no son sino el olvido de cómo se normalizó lo anormal y lo inesperado, creo que esta época de locos que se abre ante nosotros tiene algo de “venganza de los freaks”, cosa seria que espero lograr mostrar a lo largo del texto.

Los analistas sobre el caso de Groenlandia se dividen en tres tipos (aunque pueden combinarse): a) los que dicen que el motivo central es económico: recursos naturales y control de las rutas marítimas cuando el Ártico, según los negacionistas de la Casa Blanca, se derrita; b) los que dicen que el objetivo es geopolítico y militar, porque el tablero se ha repartido entre tres grandes potencias y Europa pinta lo que yo en el Dream Team; y c) quienes afirman que en realidad se trata de otra locura megalómana de un presidente que aspira a remodelar el Monte Rushmore y sustituir las esculturas de Washington, Jefferson, Lincoln y Roosevelt por la suya, solo, mirando a la lontananza con gesto grave, pero plagado de alegres cabras —digo yo que debe haber muchas por esos riscos— haciendo cosas de cabras sobre su pétreo copete.

Como siempre ocurre, “la verdad está en las grietas”. Y es probable que en las mentes que han maquinado este oscuro asunto se mezclen factores de una u otra índole. Pero permítanme añadir algo distinto de lo que, sólo ahora y de manera marginal, se empieza a hablar y que, sin embargo, considero sumamente relevante. El enfoque que les propongo nos desplaza a un lugar bien alejado de las gélidas aguas del Ártico. De hecho, su imagen evoca todo lo contrario: las soleadas playas de California. En concreto, fijémonos en esa pequeña región cuyo PIB supera al de países como Suecia, Austria, Noruega o al de la propia Dinamarca: Silicon Valley.

III

Andaba yo en 2024 haciendo honores al centenario del nacimiento de E.P. Thompson cuando de forma bastante azarosa llamó mi atención una extraña noticia en la que se hablaba de la inminente celebración de unos juegos olímpicos en los EE. UU., en los cuales los atletas podían doparse a discreción sin los engorrosos controles de los organismos internacionales. 

Los Enhance Games, una oda al deporte convertido en rave, apelaba a los principios de la libertad individual, de la propiedad privada y del progreso de la ciencia. Entre sus promotores estaban el propio presidente Trump, su hijo junior y un oscuro personaje del que hablaré un poco más adelante. Todo aquello me parecía un poco freak. Así que, presa de la curiosidad y del morbo, comencé a meter las narices en el asunto. Aquello era un vertedero. Una trama realmente espeluznante cuyas ramificaciones me llevaban en direcciones inesperadas. Una de ellas era Silicon Valley.

Llegó entonces aquel 5 de noviembre de 2024, cuando Donald Trump tomó posesión por segunda vez de la presidencia de los EE. UU. De aquella fastuosa ceremonia todo el mundo recuerda esa fotografía que pasará a la historia de la infamia del republicanismo democrático: el rey escoltado por la plana mayor de los varones tecnológicos de Silicon Valley. Esa imagen me hizo entender que era urgente dilucidar en qué medida era cierto aquello que el papa Francisco, inspirado por Ortega y Gasset (¡qué escándalo en el Opus Dei!), había sugerido ya en 2019: “estamos viviendo, no una época de cambios, sino un cambio de época”.

Tras excusarme solemne y respetuosamente con E.P. Thompson —quien se me apareció en sueños para darme su bendición— me dediqué a escribir una serie de cinco artículos en la Revista Común (aquí dejo el primero) que ensayaban una primera aproximación a este asunto. En concreto, mi atención se centraba en una tendencia específica en el seno del trumpismo; una tendencia que no debe confundirse con los MAGA, ni con los evangélicos, ni con Wall Street, ni con cualquier otra de las que se dan cita en la heterogénea coalición trumpista: el movimiento neorreaccionario. 

Conocido por su acrónimo NRx, fue tematizado por Nick Land —ese delirante deleuziano de derechas afincado en Shangai y padre del aceleracionismo— bajo el término Ilustración Oscura. He dedicado el 2025 a estudiar las ideas de este proyecto, que se presenta como una revisión crítica de la modernidad occidental. También me he dedicado a reconstruir lo que denomino como la reactoesfera, espacio donde se dan cita blogueros y académicos marginados, aventureros digitales, comunidades incel, “racistas científicos” que apelan a la eugenesia y a la biodiversidad, tradicionalistas religiosos, housewifes antifeministas, tecno-futuristas libertarios y pensadores políticos “jacobitas”.

Este pequeño mundo, plagado de personajes bizarros e ideas desquiciadas, posee una lógica sociológica muy particular y es fruto de un contexto histórico específico. Y si bien no cabe hablar de un movimiento sistemático y organizado, resulta sumamente relevante señalar el estrecho vínculo entre algunos de sus integrantes más destacados (Curtis Yarvin, Nick Land, Hermann Hoppe, Anatoly Karlin y Steve Hsu, entre otros) e importantes sectores de Silicon Valley que cuentan con influencia determinante en la Casa Blanca.

Durante la década del 2000, Silicon Valley se presentaba a ojos del resto de los mortales como un nido de freaks cuya inteligencia analítica era inversamente proporcional a su inteligencia emocional. De este curioso mundo surgieron dos lecturas contrapuestas: la amable y simpática que, con series de éxito como Big Bang Theory o Silicon Valley,convertían la neurodivergencia en un asunto entrañable; y la oscura y terrorífica que, poco después, Nick Land desarrollaría en su ya clásico The Dark Enlightenment, donde discriminaba a la humanidad entre dos tipos fundamentales: autistas que inventan cosas, y gente que usa esas cosas que no entiende y se burla de los autistas que las inventan. Pero entonces, estallaron la gran crisis de 2008 y la pandemia de 2019. La hora de “la venganza de los freaks” había llegado.

Cedric Durand, en su imprescindible Tecnofeudalismo. Crítica de la economía digital, expone cómo las Big Techs llegaron a ocupar un lugar decisivo dentro de la estructura del capitalismo norteamericano, especialmente tras 2019. Con el libertarismo como hilo conductor, presenta una genealogía de Silicon Valley que transita de la revuelta hippie de los 1970, al neoliberalismo de los 1990 y desemboca en posiciones antiliberales en los 2010. Ahora, en la cúspide del poder económico, Silicon Valley prepara el asalto al poder político y cultural.

En esta empresa, un sector particular de Silicon Valley destaca sobre el resto. Se trata de una serie de agentes económicos vinculados a los fondos de inversión de riesgo, la ciberseguridad, la IA y las criptomonedas. Estamos hablando, entre otros, de Palantir(Peter Thiel y Alex Karp), SpaceX-Starlink (Elon Musk), Pronomos Capital (Patrick Friedman, Balaji Srinivasan), a16zCapital (Marc Andreessen y Ben Horowitz) y Oracle (Larry Ellison), por poner algunos ejemplos. Este sector de Silicon Valley es el que se vincula con agentes destacados de la reactoesfera y, por medio de ellos, conecta con el proyecto de la Ilustración Oscura.

IV

En líneas generales, la Ilustración Oscura parte de la tesis de que el actual sistema social y político está dominado por una elite intelectual-burocrática que concentra el poder ideológico y dirige las políticas públicas. Esta especie de casta brahmánicasegún dicha tesis, es producto de las grandes universidades y de las empresas culturales mainstream, desde Harvard hasta Hollywood, pasando por el New York Times. Curtis Yarvin la denomina “The Cathedral”, y clasifica a sus miembros como herederos de un modelo cultural y político que hunde sus raíces en la Ilustración.

La Ilustración es para la neorreacción una perversión de la modernidad occidental, perversión que tiene su origen en la secularización de la revolución calvinista, representada por Rousseau, Kant y Hegel, quienes forjaron los fundamentos intelectuales del universalismo republicano. Los siglos XIX y XX son testigos de cómo este proyecto se extendió adoptando formas nuevas: el socialismo, la política de masas, la democracia, el estado redistributivo, el New Deal, la lucha los derechos civiles, los movimientos de descolonización, etc.  

En el plano internacional, la Ilustración se traduce en la ambición por construir una sociedad de naciones dotada de instituciones globales con capacidad para mediar conflictos y regular los tratados. Comunidad de iguales que reconoce, sin embargo, el liderazgo norteamericano, hegemón que asume esta responsabilidad histórica, siguiendo la estela marcada por Woodrow Wilson tras la I Guerra Mundial.

Este sistema, de bases religiosas y humanistas, fundado sobre la errónea idea de progreso e igualdad, es, para los neorreaccionarios, injusto, ineficaz y, lo más importante, inmodificable. Por este motivo la neorreacción no debe confundirse con el conservadurismo. El conservadurismo asume el marco discursivo y moral del progresismo ilustrado, aunque intenta retrasar en lo posible los cambios que impone el marco de sentido dominante. Los neorreaccionarios, en cambio, rompen con este marco y renuncian a la política de masas.

La estrategia de NRx, nos recuerdan Yarvin y Land —tergiversando el clásico de Albert Hirschman (aunque sin citarlo)—, es la de la salida, no la de la voz. La voz es la dialéctica: la creencia en que los conflictos pueden resolverse en un futuro mediante la política, lo que fundamenta precisamente la idea de progreso. La salida, en cambio, niega esta creencia y sustituye, digámoslo así, el tiempo por el espacio. 

De lo que se trata, frente a la dialéctica política, es de romper el orden social e internacional mediante la fragmentación, mediante la creación de una red estilo patchwork; es decir, de pequeñas organizaciones soberanas, ciudades estado o comunidades culturalmente homogéneas. Hermann Hoppe no duda en asociar la estrategia del exit con conceptos como los de secesión y segregación, en absoluto inocentes en el marco de la cultura política norteamericana.

Son varios los proyectos que, bien en términos programáticos, bien como experimentos prácticos, se están llevando a cabo inspirados en estas ideas y financiados con dinero de Silicon Valley. Patchwork y Urbit (ideados por Curtis Yarvin), el Seasteading (proyecto de plataformas marinas financiado por Pronomos Capital), la colonización de Marte de SpaceX, o la creación de ciudades-corporaciones, como Prospera en Honduras (dirigida por un fondo privado dirigido por figuras como Peter Thiel o Marc Andreessen) son sólo algunos ejemplos significativos que parten del principio de exit. Por eso, no es casualidad que se desarrollen en zonas con vacíos legales, que escapan a la regulación estatal y de organismos internacionales. Lugares donde la utopía neorreacionaria puede arrancar de cero, sin necesidad de implicarse en la política y tener que hacer uso de la voz. El neorreacionario vota con los pies. Pero ¿qué tiene que ver todo esto con Groenlandia?

V

Praxis es una empresa fundada en 2019 por Dryden Brown y Charlie Callinan, que se autodefine como una nación digital. Según su página web, cuenta con 151.068 praxianos y un valor de 1,117 mil millones de dólares. La ciudadanía se obtiene mediante el pago de una cuota que da acceso a una “Zona Económica Especial”, denominada “zona de aceleración”, la cual se apoya en cuatro pilares fundamentales: IA, criptomonedas, desregulación energética y biotecnología. 

El modelo institucional sigue el esquema de las DAO (Decentralized Autonomous Organizations), comunidades digitales cuyas reglas de gobernanza están codificadas en smart contracts mediante blockchains, ejecutándose automáticamente sin intermediarios humanos. Inspirada en utopías libertarias, las DAOs han sido criticadas por varios autores que señalan su deriva hacia modelos autoritarios y tecnocráticos.

Pues bien, el punto es que Praxis está interesada en desarrollar ciudades inteligentes en Groenlandia. Según Brown, quien ya sondeó la compra de territorios a las autoridades groenlandesas, el consorcio ya cuenta con una financiación de 525 millones de dolares. Entre los inversores de Praxis se encuentran —redoble de tambor—: Peter Thiel, Patrick Friedman, Balaji Srinivasan, Marc Andreessen, Sam Altman, entre otras figuras destacadas de Silicon Valley. 

Es más, recientemente Donald Trump ha designado a Ken Howery como embajador en Dinamarca y encargado de dirigir las negociaciones para la adquisición de Groenlandia. ¿Y quién —dirá usted— es este tal Howery? Pues —de nuevo redoble de tambor— otra de las figuras destacadas de la reactoesfera de Silicon Valley: miembro fundador de PayPal, junto con Peter Thiel y Elon Musk, inversor de SpaceX, fundador, junto con Thiel y Alex Karp, de Palantir, y director de Founder Fund (un fondo de capital de riesgo enfocado en startups) junto con Luke Nosek.

Groenlandia, que cuenta con la densidad de población más baja del mundo (0,026 personas por km²), puede considerarse entonces como un enclave excepcional para desarrollar la estrategia de salida que caracteriza al movimiento neorrecacionario; en otras palabras: Praxis = Exit

Pero aún cabría preguntarse por el sentido que tiene todo esto. ¿No estaremos ante una excentricidad más de ultrarricos que sólo quieren asilarse y desentenderse de la suerte que depare al resto de la humanidad? Naomi Klein y Astra Taylor han señalado que la élite estadounidense, y especialmente la de Silicon Valley, ha caido presa del síndrome Armagadeon. La salvación universal se ha vuelto imposible: Praxis en Groenlandia no sería sino un arca de Noé para ultrarricos, “los elegidos” para salvarse del diluvio universal que se aproxima.

No termino de compartir este diagnóstico, como tuve ocasión de señalar en la revista Sin Permiso, en respuesta al artículo de Klein y Taylor. No creo que la utopía de Praxis en Groenlandia se reduzca a una cápsula de escape frente a un mundo que colapsa, una suerte de Mayflower tuneado con GPS y motor SpaceX. No, Praxis es algo más. 

Es otro de esos experimentos del nuevo orden neorreacionario por venir. Son pruebas del sistema operativo que se pretende instalar cuando llegue el momento de resetear la vieja versión que ahora disponemos. Nick Land habla de “hiperstición”: ficciones que se hacen reales al actuarlas, “visitas” del futuro que configuran el presente. En otras palabras, y sin tanta pirotecnia aceleracionista, Praxis es el ensayo de una oikocracia, de una oligarquía de propietarios sustentada sobre cadenas de dependencia personal, ciudadanos de segunda y trabajadores manuales sometidos a condiciones de semiservidumbre.  

VI

Resulta pertinente recordar, a contrapelo del argumento de Klein y Taylor, que no debemos realizar una lectura literal del discurso neorreaccionario, especialmente cuando se solapa con el libertarismo. El sueño: fragmentar el sistema de estados actual en un patchwork de soberanías privadas, donde ciudadanos-propietarios gestionen un consejo de administración mediante protocolos tokenizados, donde la aceleración tecnológica produzca por sí misma prosperidad y donde se goce de seguridad mediante la combinación de un estilo de vida homogéneo con mecanismos de gubernamentalidad algorítmica. Quien no esté de acuerdo, aún conserva, según Friedman, el único derecho humano que lo asiste: el derecho de salida.

Pero las cosas, qué duda cabe, no son así de simples. Este sector de Silicon Valley al que nos hemos referido quizás pueda obnubilarse con las fantasías de Ayn Rand y con las pesadillas de Murray Rothbard. Pero su reino no deja de ser de este mundo, pues sus intereses de clases están estrechamente vinculados a la suerte del Estado y del imperio estadounidense. 

Groenlandia es de interés nacional, primero por sus recursos económicos, necesarios para la industria de Silicon Valley (capacidad para albergar los centros de datos de la IA con mayor consumo energético y minerales para fabricar baterías, chips, conductores, etc.). Por eso, incluso “progres” de Seattle como Jeff Bezos o Bill Gates ya han invertido el aguinaldo en Kobold Metals, empresa especializada en explotar tierras raras que ya trabaja en Groenlandia.  

Pero, aún más importante, Groenlandia es una cuestión de seguridad nacional por motivos militares y geopolíticos. Aquí es donde los progres dan paso a los neorreacionarios de Silicon Valley: Andreessen Horowitz, Palantir, Anduril, Starlink, Oracle constituyen el sistema de ciberseguridad y minería de datos del que depende en gran medida la estrategia estadounidense de seguridad nacional, desde la CIA hasta la NSA, pasando por la Fuerza Aérea y a Fuerza Espacial, o el Cuerpo de Marines.

Recientemente Daniel Arjona escribió un interesantísimo artículo en El Arjonauta donde desgranaba el papel esencial que desempeñó Alex Karp, CEO de Palantir, en la odiosa “Operación Determinación Absoluta” del pasado 3 de enero. Según Arjona el rol de Karp y de Palantir fue el de procesar el inabarcable ruido generado por la montaña de datos que podría permitir la captura de Maduro. “Karp no vende datos, sino la capacidad de entenderlos”, afirma Arjona. Y es que la gubernamentalidad algorítmica requiere de algo más que materia prima. Cuando dispone de ello es capaz de adelantarse al porvenir: el sistema “no sólo dijo a los comandos dónde estaba Maduro; les dijo hacia dónde iba a moverse”. De nuevo nos topamos con el No Future! Pero ahora no por exceso de incertidumbre, sino por su ausencia absoluta. En Venezuela, los Sex Pistols dan paso a George Orwell.       

VII

Marc Andreessen y Peter Thiel son declarados defensores de la anexión de Groenlandia. Sobre los motivos económicos y militares que justifican esta postura ya se ha hablado y se hablará aún más. De lo que se hablará menos es del objetivo político que hace apetecible Groenlandia para este sector reaccionario del tecno-capitalismo norteamericano. Y es que esta tierra a la que arribó en el siglo X Erik el Rojo (ironías de la historia), y a la que puso por nombre “Tierra Verde” (Erik, además de rojo, era un socarrón), es un espacio privilegiado para experimentar la utopía neorreaccionaria por la que suspiran estos freaks con ansias de venganza e ínfulas imperiales.

Sigo sin poder responder a la pregunta de mi madre, que al fin y al cabo es la pregunta que realmente importa. Pero de lo que sí estoy seguro es de lo triste que lucen las pobres almas de los resentidos con poder, en su infantil megalomanía. El caso de Groenlandia representa muchas de las contradicciones del mundo en el que hoy nos encontramos. Oponerse a su anexión es también oponerse a esas utopías que nos hundirán en los tiempos oscuros. 

Alejandro Estrella González  Es profesor-investigador titular del Departamento de Humanidades de la Universidad Autónoma Metropolitana de México y pertenece al Sistema Nacional de Investigadores. Ha publicado obras como «Clío ante el espejo. Un socioanálisis de E.P. Thompson». Universidad de Cádiz-UAM. Cuajimalpa (2011); «Libertad, progreso y autenticidad. Ideas sobre México a través de las generaciones filosóficas». Editorial Jus (2014) y ha editado la selección de textos «E. P. Thompson. Democracia y socialismo». Edición crítica, UAM-Cuajimalpa/CLACSO (2016)

vendredi 28 novembre 2025

HITLER Y EL GRAN CAPITAL | EL MITO DE LA GUERRA BUENA. EE.UU EN LA SEGUNDA GUERRA por Jacques R. Pauwels

 FUENTE: https://elsudamericano.wordpress.com/2025/11/24/hitler-y-el-gran-capital-el-mito-de-la-guerra-buena-ee-uu-en-la-segunda-guerra-por-jacques-r-pauwels/

DESCARGAR EL LIBRO AQUÍ

HITLER Y EL GRAN CAPITAL

Prólogo

PRIMERA PARTE: LAS GRANDES EMPRESAS ALEMANAS Y HITLER

1. IMPERIO, GUERRA Y REVOLUCIÓN
2. INDUSTRIA, DEMOCRACIA Y DICTADURA
3. CRISIS ECONÓMICA Y POLÍTICA
4. CONTRATACIÓN DE ADOLF H.
5. ELIMINACIÓN DE LA IZQUIERDA
6. LA DICTADURA NAZI: ¿CUI BONO?
7. EL TERCER REICH: ¿UN ESTADO DEL BIENESTAR?
8. 1939-1945: ¿LA GUERRA DE HITLER?
9. JUNTOS HASTA EL FINAL
10. UN BENEFICIARIO INSATISFECHO
INTERLUDIO: ¿Y EN OTROS LUGARES?

SEGUNDA PARTE: LAS GRANDES EMPRESAS ESTADOUNIDENSES Y LA ALEMANIA NAZI

11. OFENSIVA DEL DÓLAR EN ALEMANIA
12. AFICIONADOS Y SOCIOS ESTADOUNIDENSES DE HITLER
13. MEJOR HITLER QUE “ROSENFELD”
14. GUERRA RELÁMPAGO “MADE IN USA”
15. DESPUÉS DE PEARL HARBOR: “TODO SIGUE IGUAL”
16. GUERRA = BENEFICIOS
17. BANQUEROS ÚTILES Y AGENTES SECRETOS
18. BOMBAS, DAÑOS E INDEMNIZACIONES
19. ENTRE MORGENTHAU Y MOSCÚ
20. PASADO NAZI, FUTURO AMERICANO

CONCLUSIONES: FASCISMO Y GUERRA DESPUÉS DE 1945

EPÍLOGO: ¿ES LA HISTORIA “BASURA”?

Bibliografía

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EL MITO DE LA GUERRA BUENA. EE.UU EN LA SEGUNDA GUERRA

Reconocimientos

Prólogo: OBJETIVOS Y METODOLOGÍA

1. INTRODUCCIÓN: AMÉRICA Y EL MITO DE LA “GRAN CRUZADA”
2. AMÉRICA Y EL FASCISMO
3. AMÉRICA Y EL PELIGRO ROJO
4. LA GUERRA EN EUROPA Y LOS INTERESES ECONÓMICOS DE AMÉRICA
5. EE.UU. EN GUERRA CON JAPÓN Y ALEMANIA
6. LUCHA DE CLASES EN EL FRENTE INTERNO AMERICANO
7. ¿UN SEGUNDO FRENTE PARA STALIN, O UN TERCER FRENTE EN EL AIRE?
8. LA UNIÓN SOVIÉTICA DE STALIN: UN ALIADO NO QUERIDO, PERO ÚTIL
9. LA LIBERACIÓN DE ITALIA: UN FATAL “HECHO CONSUMADO”
10. EL LARGO VERANO DE 1944
11. LOS ÉXITOS DEL EJÉRCITO ROJO Y LOS ACUERDOS DE YALTA
12. DRESDE: UN AVISO PARA “TIO JOE”
13. ROOSEVELT Y LA “LÍNEA BLANDA” HACIA STALIN
14. ¿UNA CRUZADA ANTISOVIÉTICA JUNTO CON LOS ALEMANES?
15. EL TORTUOSO CAMINO HACIA LA(S) RENDICIÓN(ES) ALEMANA(S)
16. AMÉRICA ENTRE LA CONFIANZA Y LA PREOCUPACIÓN
17. DE LA DIPLOMACIA NUCLEAR A LA GUERRA FRÍA
18. UN NUEVO ENEMIGO ÚTIL
19. LA COLABORACIÓN CORPORATIVA Y LA LLAMADA “DESNAZIFICACIÓN” DE ALEMANIA (I)
20. LA COLABORACIÓN CORPORATIVA Y LA LLAMADA “DESNAZIFICACIÓN” DE ALEMANIA (II)
21. EE.UU., LOS SOVIÉTICOS Y EL DESTINO DE ALEMANIA EN LA POSGUERRA
22. LOS OBJETIVOS DE LA ELITE DEL PODER DE LOS EE.UU. EN LA GUERRA Y AMÉRICA EN EL MUNDO DE LA POSGUERRA
Epílogo: LA GUERRA “BUENA”, LA GUERRA “PERFECTA” Y EL “FIN DE LA HISTORIA”

Fuentes de información
Bibliografía
Notas

 

dimanche 2 novembre 2025

Ettore Sottsass Jr. – The Planet As A Festival, 1972

 SOURCE : https://socks-studio.com/2011/09/08/ettore-sottsass-jr-the-planet-as-a-festival/

 

A pop utopia on Casabella #365, 1972.


“Production problems no longer exist. A few movements alone are sufficient, and the machines make everything by themselves in eternally repeating cycles. (…)
The explosive decentralization of consumer goods distribution has pulverized the cities, has eliminated them from the face of the earth. (…)
There are no longer men going to work, because men are not needed in the factories (…)”

 

 
Cover by Ettore Sottsass Jr: “Rafts for listening to chamber music. They set off from the sources of the Tocantins River, in the mist of the jungle, and reach the sea. During the pause on the shore one can change rafts, or stay on the ground, collecting fruit, or mushrooms growing there, if so desiring. (Or look at the bird of paradise, the pale-blue polychrome phenomenon, cloud of feathers or flying cushion)”
 
 
 

 

 

 

Exposition à Beaubourg en 2010 : Dreamlands (Des parcs d'attractions aux cités du futur)

 SOURCE : https://www.centrepompidou.fr/fr/programme/agenda/evenement/cj6yBn

"The Goncourt Brothers stand between Caesar and the Thief of Bagdad", 2003

De la toute fin du 19e siècle jusqu'à nos jours, à travers plus de 300 oeuvres, l'exposition « Dreamlands » traite de l'influence grandissante du modèle du parc d'attractions dans la conception de la ville et de son imaginaire. Photographies, installations, projections, peintures, dessins, plans et maquettes d'architecture, extraits de films : au sein d'un parcours spectaculaire et inédit, des premières Expositions universelles au Dubaï d'aujourd'hui, « Dreamlands » explore une quinzaine de thèmes et de lieux, de Paris à Coney Island, de Las Vegas à Shanghai. Elle souligne la « colonisation » toujours plus forte du réel par la fiction et le spectacle. De Salvador Dalí à Rem Koolhaas, de Martin Parr à Andreas Gursky, des utopies urbanistiques à l'architecture réelle, « Dreamlands » évoque ces phénomènes qui modifient notre rapport au monde et à la géographie, au temps et à l'histoire, aux notions d'original et de copie.