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jeudi 10 septembre 2026

ENS sous influence

 

SOURCE  

lundi 7 septembre 2026

"Libé" et "RSF" : une association de malfaiteurs qui donne le coup de grâce aux journalistes assassinés à Gaza.

SOURCE https://www.legrandsoir.info/libe-et-rsf-une-association-de-malfaiteurs-qui-donne-le-coup-de-grace-aux-journalistes-assassine-a-gaza.html

Jacques-Marie BOURGET

L'ex-officier du Mossad qui dirigeait Libération est parti mais il a oublié ses bagages. Le quotidien, aidé par RSF de Ménard sans frontières, vient de publier un article infâme qui criminalise des journalistes assassinés à Gaza. La Hasbara, le propagande Israélienne se frotte les mains, rouges de sang.

J’ai des amis incurables qui continuent de lire « Libération ». Comme s’il s’agissait d’une feuille sérieuse. Quand, de leur point de vue, « Libé déconne encore », indignés ils téléphonent la nouvelle à leur cercle de potes. Et à moi aussi. Alors qu’on s’en fout puisqu’on sait que Sartre est mort et que ce « Libé-chéri » était naguère encore dirigé par un ancien officier du Mossad et qu’il est financé par Drahi, un supporter de Netanyahou. Il faut donc que le lanceur d’alerte, et idiot inutile, copie l’article -inique objet de son ressentiment- puis le balance sur WhatsApp pour que la boue arrive jusqu’à nos yeux. Mes yeux.

Disons que cette fois l’indigné n’a pas tort : Libé à « encore déconné ». Dans un article qui sent la sueur de la Hasbara, l’usine qui forge la propagande israélienne, papier alimenté aussi par les bas sentiments des publicistes de Reporters sans Frontières, le quotidien de Sartre nous régale d’une double titrée « Gaza journalistes ou combattants ? ». Le tout signé par Brice Le Borgne dont j’ai vérifié qu’il n’a traversé le boulevard périphérique que pour partir en vacances depuis Roissy. Pourtant cet omniscient, s’il fallait croire son article de bazar, sait tout des secrets de Gaza. Interrogé par le scrupuleux Le Borgne, RSF - pourtant tout aussi aveugle sur Gaza-, est formel : on a obtenu « La confirmation du rôle des reporters tués au sein de groupes armés implique qu’ils ne peuvent plus être considérés comme des journalistes ». Même pour une fanfare d’influenceurs inventée par l’exemplaires Robert Ménard, voilà qui fait fort : des fonctionnaires d’une association, RSF, financée par de l’argent américain et israélien, entendent nous dicter la loi. Celle du qui est journaliste. Ou pas. S’il ne s’agissait de confrères morts, on pourrait rire dans le cimetière. Celui creusé par « Libé-RSF ».

Comme l’article de monsieur Le Borgne se veut sérieux, soyons-le aussi. Cet immense arbitre de la profession, si j’ai bien compris, exclut du journalisme toute femme ou tout homme qui aurait un semblant de lien avec le sujet qu’il entend nous décrire. C’est sans doute ce que devant un Coca sans sucre, lors d’une conférence de rédaction, il nomme la « neutralité », « l’objectivité ». Et Le Borgne, prié de trier entre les mauvais et les bons morts biffe les noms de confrères assassinés au prétexte que le Hamas a déploré leur décès, publié une nécrologie. Je vous jure que ce justicier a vraiment fait ça. Puisque ce monsieur est aussi un scientifique vétilleux, il nous établit un nouveau bilan des « vrais » journalistes morts à Gaza. En renvoyant les faux vers l’enfer vert du Hamas. Pour savoir tout cela, être aussi riche en informations vérifiées, Le Borgne se base sur une usine à gaz nommée, par lui-même, « CheckNews ». Un truc inventé par « Libé » pour démêler le vrai (ce que dit l’ex-quotidien de July), du faux (ce que disent ceux qui ne sont pas d’accord avec le journal). Autrement dit, au risque de choir, ce publiciste se fait la courte échelle entre « Libé CheckNews » et « Libé menteur ordinaire ». Existait déjà le Cirque d’Hiver, voici donc celui d’été.

N’étant pas un ex officier du Mossad, mais plutôt une de leurs cibles, je n’ai pas la possibilité de suggérer un sujet d’article à Libération. Pourtant écrire une saga affirmant aujourd’hui qu’Albert Camus, Hubbert Beuve-Méry, Pierre Brossolette, Emmanuel d’Astier, Claude Bourdet, Georges Altam, Jean-Toussainy Desanti, Jean Guéhenno, Jean Paulhan, Jacques Decour, François Mauriac – pardon pour les anonymes mais je ne nomme que les célébrités- que ces hommes, ces journalistes résistants « n’étaient pas de vrais journalistes », j’attends devant l’imprimerie de Libération le numéro dénonçant ces salauds. J’attends aussi que « Libé » exige la mise à la porte du Panthéon ceux qui peuvent indûment s’y trouver.

En seconde semaine Libération et les collaborateurs de RSF (donc financés par les USA, l’Europe et Israël ) pourront nous régaler, cette fois par les journalistes ayant écrit et combattu en Espagne. Gorges Bernanos, André Malraux, Ernest Hemingway, George Orwell, Martha Gelhorn, Robert Capa, Gerda Taro, Herbert L. Matthews, Mikhail Kolsov, John Dos Passos, Louis Fischer, Jay Allen, Josephine Herbst, George Steer, Josephe Kessel, Elya Ehrenbourg sans compter les héros de la presse espagnole antifranquiste et des dizaines, là aussi « d’anonymes ». Voilà, pour le Brice de « Libé » des vies, des œuvres à passer au « newschecker ».

Car il ne faut pas mollir cher caïd, il faut retirer de la liste tous ces confrères résistants en Espagne, résistants en France et qui, selon le tribunal de « RSF-Libé », ne méritent pas leur gloire. Manquerait plus que l’on appelle « journalistes » des types qui se mêlent de combattre la barbarie.

Jacques-Marie BOURGET

EN PRIME, POUR SOURIRE

 

jeudi 27 août 2026

Lapidario: Si EEUU pierde Ucrania habrá Guerra Civil en Europa

 FUENTE https://tarcoteca.blogspot.com/2026/08/pura-logica-si-eeuu-pierde-ucrania.html?

Técnicamente Ucrania, tanto como Rusia, son países europeos, y la Operación Militar Especial se inició en medio de una guerra civil, así que la guerra ya está aquí. Nos referinos a guerra dentro de los actuales países de la Unión Europea UE.

El Silogismo

 

1- Si EEUU es el Hegemón de occidente, en particular de Europa:
-es el líder político de la Unión Europea por medio de sus múltiples medios de influencia
-es líder económico del Banco Central Europeo (selección de líderes, de políticas económicas, puertas giratorias, lavaderos fiscales...), grupos de inversión y corporaciones
-es líder militar por medio de la OTAN, del Comandante Supremo Aliado, jefe de todos los ejércitos asociados, aproximadamente 2 millones de soldados en EEUU, 1'5 millones en la UE y 1 millón en Ucrania, más todas las fuerzas auxiliares en terceros países.

En definitiva, es  el arquitecto de la Europa tal cuál la conocemos, organizando la construcción del bloque entero después de la 2ªGM.

2- Si ya hemos visto lo que sucede cuando hay tensiones en el seno de la Unión por falta de dominio: los países actúan independientemente y generan conflictos de todo tipo sin atender a una política solidaria ni común.

3- Entonces:
Si EEUU pierde la Guerra de Ucrania habrá Guerra Civil en Europa.
 

¿Porqué Guerra Civil y no una transición pacífica o alianza sustituta? Guerras Delegadas

 

Si EEUU pierde en Ucrania, significa que sus capacidades militares y las de sus aliados han sido superadas: stocks vacíos, capacidad industrial suprimida, falta de efectivos, falta de recursos, o seguramente una mezcla de todo lo anterior en distintas proporciones. 

Significa que su Poder y su Dominio se habrán debilitado en todos los terrenos, por lo que habrá tensiones en todas las direcciones.

Los países que quedasen fuera de órbita, fuera del yugo de EEUU, que buscasen su propio beneficio, o entrasen en otro bloque, entrarán en conflicto con el resto. Aunque hubiese algunos países que aún viesen alguna necesidad de mantener una unión política o militar que mantuviese su seguridad, se acabarían enfrentado al bloque alternativo. 

Indefectiblemente, porque así está diseñado.
 

¿Por qué los Países Independientes generan Guerras? 

 

Porque EEUU aplica principalmente 2 estrategias globales principales: La "Contrainsurgencia y Guerra no convencional", COIN&UW, y la "Guerra Delegada" o Proxy. 
-La "Guerra no convencional" no funciona contra otras Potencias.
-La "Guerra Delegada" es la forma en que EEUU lucha militarmente contra otras potencias (Collar de Pitón).  
Un país que sale del control de EEUU es automáticamente adjudicado a un bloque, y activa una respuesta. Venezuela, Cuba o Nicaragua son ejemplos clásicos. En Europa también por momentos Hungría, España, Eslovaquia o Rumanía. En Turquía la OTAN dio un golpe de estado fallido en 2016.

En 2001 EEUU adoptó oficialmente la estrategia de "Contrainsurgencia y Guerra no convencional Global" como política de estado, denominada War on Terrorism, "Guerra al Terrorismo", que le permitía ingerir, invadir y balcanizar otros territorios sin la interferencia de Potencia Rivales (Irak, Afganistán, Siria, Libia...). 

2011 es la fecha que marca el inicio de la estrategia del "Pívot Asiático" caracterizada por la "Guerra Global de Bloques", por medio de las  Guerras Delegadas. Tal fue su transformación que en 2022 la estructura militar ya había cambiado completamente. La Administración Trump está llamada a completar el giro.

La característica diferencial entre una y otra es que:
- la Guerra al Terrorismo se produjo en un contexto de Hegemonía global y se realizada por medio de Grupos armados (denominados Terroristas) con técnicas de Guerrilla. 
-Mientras que la Guerra de Bloques se produce por confrontación entre Potencias por medio de Ejércitos Nacionales con técnicas de Guerra convencional.
 

Puntos de Unión de la UE

 

Los puntos de Unión son los puntos claves sin los cuales no puede funcionar la Unión Europea. Y la función superior de la UE es servir a EEUU. Daremos ejemplos muy concretos:

1-Organización Militar Artificial: OTAN
Como afirma el almirantazgo turco, la OTAN fue fundada como la solución de una Gran Bretaña en decadencia a su debilidad naval frente a la URSS después de la 2GM. Para ello, convenció a EEUU de la necesidad, posibilidad y ventajas de mantener el dominio sobre el continente de tal forma, y no otra.

La OTAN no está estructurada entorno a los deseos federalistas de sus miembros en post de una seguridad común, sino a los deseos estratégicos angloamericanos. La Portugal de Salazar siempre fue un satélite de Gran Bretaña y entró en 1949. Francia en un principio entró voluntariamente en 1949, pero viendo el rumbo que llevaba, en 1966 se salió. Fue reintegrada en 2009. A Alemania le fue simplemente Impuesta el 9 de mayo de 1955 (nótese que el mismo día de la Victoria de la URSS y la derrota de la Alemania Nazi 10 años antes). España por ejemplo fue forzada a entrar por medio de: ETA, asesinato de Carrero Blanco 1973, Marcha Verde 1975, presiones sobre Canarias, y Referéndum amañado en 1986. No nos extenderemos.

2-Con Políticas dictadas Militarmente: Bruselas
Una vez en la órbita de la Infame Alianza, EEUU y la OTAN han perpetrado un programa de crímenes y asesinatos desde el fin de la 2GM, por medio de organizaciones como Stay Behind/Gladio, entre muchas otras. En un principio su actividad fue anticomunista. En Italia se instaló la Red Gladio, iniciando su cadena de atentados (Piazza Fontana 1969, Peteano 1972, tren Italicus 1974...), también en Alemania (Oktober Fest 1980), Bélgica (Asesinatos de Brabante 1982-85). En Países Bajos se encontró un depósito de Armas en Velp 1983. Pero posteriormente hasta la actualidad, se emplea como medio de disciplinamiento. El intento de asesinato de R. Fico es palmario. 

3-Democracia Sancionada Localmente por una red de espionaje: CIA, MOSAD, MI6
El SPD alemán fuer infiltrado por la CIA, siendo Willy Brandt su mejor activo, quién sería después primer Ministro. Es SPD financió el congreso del PSOE en Suresnes 1973 y presentó a Felipe Gonzalez, que acabaría siendo Presidente del gobierno (Grimaldos, La CIA en España). Y así todo. 

Hoy día, la OTAN y los NAFO (amigos de la NATO) promueven activamente un sistema de infiltración en cúpulas y élites (caso Epstein), y un sistema de control de la información (RRSS, Agencia de Noticias, publicidad, caso Pegasus...) para mantener totalmente alineados a los países. Numerosas figuras han sufrido su interferencia: Melenchon, Marie Lepen, Sánchez, George Simion... Promueven sistemáticamente partidos de ultraderecha, filonazis y prosionistas como Vox, Afd, Lega Nord, etc...

4-Con Economía dictada militarmente: BCE de Alemania
En 1979 se impuso el Neoliberalismo como credo. La UE, se organza entorno al Euro, del BCE, que es controlado por Alemania. EEUU controla Alemania. En 2001 se impuso el Euro del BCE dominado por Alemania-EEUU. En 2010 las políticas de Austeridad (privatizaciones). En 2015 la agenda 2030. En 2016 los Intereses Negativos. El reciente sabotaje del Nord Stream-2, las sanciones a Rusia, los vetos a China, aranceles... ponen de manifiesto que los intereses de la UE son establecidos por EEUU, y no por la ningún país de Europa. Lo que diga el imperio.

Conclusión: Sin el arbitrio de EEUU, los países subyugados cambiarán de intereses.

 

Puntos de Fractura de la UE

 

Se fragmentará por los puntos que se cosieron a golpe de bayoneta: política, economía y militar. Y social con las migraciones masivas y la Fractura generacional.

1-Política Militar independiente:
Podemos imaginar que los países más estratégicos serán los más presionados por el régimen de EEUU para permanecer sometidos en algún tipo de OTAN o mini OTAN: 
-UK por el control del mar del Norte
-España por el Estrecho y norte de áfrica
-Italia por el Mediterráneo
-Seguramente Grecia, por el control de la fachada oriental...
-Se puede observar una confrontación Alemania-Polonia, al pugnar por la preponderancia de bloque.

Los países de frontera, como Ucrania, Polonia, Finlandia, Grecia, Hungría, Rumanía, la propia España, sufrirán las peores consecuencias, esto es, ser los campos de batalla. 

2- Política Independiente: 
Las oligarquías (poder atemporal) lograrían mantenerse, se recambiarían a los políticos (poderes temporales). Este cambio sería súbito, y vendría acompañado de un cambio de discurso, aunque no necesariamente de tendencia política. Tomando días en vez de meses o años, como se vio tras la derrota de Japón o Alemania.

3-Gobierno Independiente: 
No nos cabe en la cabeza qué podría suceder si los medios de injerencia angloamericano-sionistas dejasen de funcionar en un país. Es decir, no podemos ni plantearnos que CIA, Mosad y MI6 dejen de operar. Sorry.

4- Economía Independiente o federada: 
Apuntamos a que la parte de Europa que no acceda a hidrocarburos de EEUU, o que no entre en la Pax Sílica, implantación de tecnología estadounidense a cambio de recursos, caerá en cualquier otra órbita, y automáticamente se convertirá en blanco, tanto de EEUU, como del resto de socio-lacayos que le quede. 

Esto hace muy posible que países donde ahora parece inverosímil, por su discurso antirruso, antichino, y nazista, puedan perfectamente cambiar de bando: Turquía, Escandinavia, bálticos y balcánicos principalmente. Con posible fractura norte vs sur con Francia de pívot. 
 

Lo más probable es que la UE sea disuelta por la propia EEUU

 

Si la UE no sirve a EEUU, será desmontada, destruida, y las riquezas enviadas a EEUU. 


Ya avisamos del Plan Antimarshall en su tiempo:
 

¿Hay Condiciones para la Guerra civil Europea?

 

EEUU ya está aplicando esta política al bloque europeo desde 2015 con la Agenda 2030. Para preparar un país para una Guerra Delegada EEUU precisa (modelo Ucrania): 
1 ser inyectado de odio y fanatizado
2 ser empobrecido
3 ser inyectado de armas (que a su vez genera deuda nacional)

El objetivo es eliminar las riquezas antes de la confrontación, antes de que sean destruidas, y que el país diana (parasitado) aporte los soldados. 

1- Inyectar odio y la fanatización: 
Fenómeno en el que incluimos el nazismo, fascismo, sionización y supremacismo, se extiende desde hace tiempo por Europa gracias a los partidos de ultraderecha, RRSS e informativos, y propulsados por oleadas de racismo y aporofobia. En Italia, Polonia y Alemania gobierna ya la ultraderecha. En el resto espera hacerlo.

2- Generar pobreza:
Se induce por el declino económico y la eliminación de políticas sociales. UK e Italia ya marcan cotas de debilidad industrial y social en forma de estancamiento desde hace 5 años. Alemania y Francia presenta los mayores recortes en décadas. Alemania está siendo desindustrializada.

3- Inyectar armas es otro tema.
 

Rearme inefectivo, pobreza asegurada

 

Las armas serán el talón de Aquiles de la estrategia, porque se necesitan recursos y capacidades efectivas, reales, cuando ya sabemos que EEUU ha perdido la carrera armamentística con Rusia e industrial con China. Si hablamos de un supuesto en que Estados Unidos está debilitado, y que pierde capacidades, hablamos principalmente de esta capacidad de Rearme Infectivo. Sin rearme efectivo solo tienes soldados inefectivos.

A pesar de que los presupuestos para rearme en la UE se han incrementado del 2% al 5% desde 2022, un 150% más, es improbable que esta inversión signifique una mejora de la capacidad de combate, porque no mejora la innovación, al reconocer que han perdido la carrera armamentística. Para ganarla, primero deberían invertir en EDUCACIÓN. Entelequia. 

Es más, parece ser un síntoma de desindustrialización, porque la transferencia de recursos supone la pérdida nichos industriales, que serán ocupados seguramente por China. 

Si esto es así, veremos un cambio de la composición oligárquica en el medio largo plazo, con lo que observaremos el viraje definitivo de la tendencia del bloque fuera del yugo angloamericano.

Si el dinero invertido en Rearme no repercute en capacidad industrial ni innovación ¿Dónde va?

Pues ya lo hemos visto mil veces, a dar vueltas por el mundo en sus lavaderos fiscales financiando infiltraciones en gobiernos para capturar estados que sirvan de proxys; y que serán, obviamente, destruidos. Este es el superarma de EEUU, DINERO
 

¿Cómo puede ser que España mantenga a día de hoy buenos datos macro? 

 

No nos lo explicamos, pero lo que sabemos es que la destrucción de los países se implementa a través de los partidos de ultraderecha (odio) y por medio del desmontaje del estado de bienestar (pobreza), como en Alemania o los mencionados. En este sentido, España está recibiendo ataques híbridos, ya a parte de las fakenews y lawfares, como son las avalanchas humanas del 31 de julio 2026, sin otro fin que derrocar el gobierno e iniciar la agenda destructiva por medio de estos execrables partidos.
 

Conclusiones

 

Sin el arbitrio de EEUU, los países subyugados cambiarán de intereses. Si esto sucede, con la actual Estrategia de Guerras Proxy de EEUU, se producirá una Guerra Civil en Europa por la tensión entre bloques.

Las tensiones creadas en Occidente a partir de la Operación Militar Especial rusa en Ucrania, indican que los intereses de los países del Este y su dependencia de los suministros rusos son diametralmente opuestos, y a veces irreconciliables, con los países del norte dependientes de Alemania y de los del mediterráneo, por lo que podemos decir que observamos 3 zonas geoeconómicas distintas. Europa Battle Zone.

Los países de frontera, como Ucrania, sufrirán las peores consecuencias, esto es, ser los campos de batalla. ¿Veremos la destrucción de la 3SI o de la alianza Polonia-UK? ¿Enfrenamiento directo Alemania-Polonia? ¿El retorno de los países de Visegrado a la órbita federal rusa?

Sin Rearme Efectivo, veremos un cambio de la composición oligárquica en el medio largo plazo, con lo que observaremos el viraje definitivo de la tendencia del bloque fuera del yugo angloamericano.

Este es el motivo por el que Rusia va a prolongar la guerra en Ucrania todo lo que pueda. También el porqué Irán está golpeando todavía más fuerte. Y por qué China mantiene la integridad de la maquinaria. Van a sobre extender a EEUU hasta que se quiebre la UE.

Muchos más lo ven venir, y otros lo veían venir de lejos 2023, y de muy lejos 2022, 2019.  La retirada de  EEUU supondrá conflicto abierto de distintas intensidades con los países que retornen a su soberanía o caigan bajo otra órbita. Esto es lo que indica la lógica seguida por las potencias hasta hoy.

Salud! PHkl/tctca 

mercredi 26 août 2026

Mientras en occidente discutíamos sobre el fin de la historia, China construía el futuro.

 FUENTE https://observatoriocrisis.com/2026/08/21/mientras-en-occidente-discutiamos-sobre-el-fin-de-la-historia-china-construia-el-futuro/

Analizar China con objetividad significaría admitir que el mercado no es una ley natural, que la planificación puede pertenecer al futuro, que el Estado puede ser algo más que el administrador de la rentabilidad privada y que la modernización se resiste a coincidir con la occidentalización. 

Pasquale Liguori, escritor italiano 

Una sensación particular me acompañó durante casi un mes de viaje por China, desde Pekín hasta Xi’an, desde Chengdu hasta el vertiginoso Chongqing, luego a Guilin y Yangshuo, a la modernidad de Shenzhen y la singular estratificación de Hong Kong, antes de regresar a la capital. 

El asombro ante la inmensidad del país, la velocidad de sus trenes, la densidad de sus metrópolis y la tecnología ahora integrada en los gestos más cotidianos se desvanece rápidamente, como cualquier maravilla turística. Lo que permanece, y que sigue presente en mi mente día tras día, es más profundo: la impresión de viajar a través de una sociedad que trata el presente como un material aún maleable y considera el futuro como una construcción política y organizativa, un horizonte por conquistar.

Esta percepción surge de hechos muy concretos: desde la puntualidad del transporte hasta la limpieza de los espacios públicos, desde la calidad de la infraestructura capaz de atender a una vasta población hasta la continuidad de los servicios, desde el orden de las estaciones transitadas diariamente por multitudes de tamaño inconcebible hasta la capacidad de simplificar lo que, en nuestro país, parece complicarse año tras año. 

Sin embargo, el punto crucial va más allá de la eficiencia. Sobre todo, más allá de la fórmula caricaturizada de eficiencia autoritaria con la que gran parte del discurso occidental cree haber resuelto ya todos los problemas. Lo que llama la atención, más bien, es la persistencia de una voluntad organizativa, el hecho de que, tras la materialidad de las cosas, sobreviva la idea de una dirección colectiva del desarrollo.

Aún más llamativa es la vegetación. Más allá de la abundante vegetación de Guilin y Yangshuo, donde el paisaje kárstico y los ríos parecen pertenecer a una imagen de China de siglos anteriores a la modernidad, la vegetación integrada en las grandes ciudades es sorprendente: a lo largo de las carreteras principales y en las laderas, dentro de la increíble superposición vertical de Chongqing, e incluso en la cibertecnológica Shenzhen, que la imaginación europea reduciría fácilmente a hormigón y electrónica. Deja de funcionar como mera ornamentación y se convierte en el signo material de esa «civilización ecológica» que lleva años formando parte del léxico institucional y constitucional chino, capaz de transformar el gigantesco problema ambiental generado por la industrialización en un nuevo escenario para el desarrollo.

Esto no significa fabricar una China imaginaria, libre de tensiones y conflictos. La cuestión radica en otra parte. Una sociedad puede estar plagada de enormes contradicciones y aun así conservar la capacidad política para abordarlas. Esto es quizás lo primero que los viajes hacen difícil de olvidar, especialmente para quienes provienen de una parte del mundo acostumbrada a tratar los problemas estructurales como fenómenos meteorológicos, eventos que deben soportarse, cuyos efectos se gestionan ajustando algún coeficiente, invocando el crecimiento y la benevolencia de los mercados.

Durante el viaje, llevé conmigo *China explicada a Occidente* , de Pino Arlacchi, un libro que elegí sin intención de usarlo como guía ni de buscar una confirmación mecánica de una tesis en el país. Ocurrió algo más profundo, porque esas páginas ampliaron las preguntas que planteaba el propio viaje, aportando profundidad histórica a impresiones que de otro modo habrían quedado en la superficie, y haciendo cada vez más difícil descartar como episódicas lo que se repetía ante nuestros ojos.

Arlacchi fue un auténtico compañero de viaje, capaz de enriquecer la experiencia sin convertirse en su centro. Mientras recorría una China marcadamente contemporánea, el libro me transportó siglos atrás y me demostró lo poco que se comprende este país si empezamos en 1949 o en 1978 con Deng Xiaoping. 

En Xi’an, la profundidad histórica se vuelve casi tangible, pues el Ejército de Terracota rehúye la condición de reliquia monumental de una civilización desaparecida, del mismo modo que la Ciudad Prohibida se resiste a ser reducida al vestigio museístico de un orden borrado. En ambos casos, se percibe una continuidad incómoda, donde las gigantescas rupturas de la historia, incluida la revolución, reelaboran capas anteriores en lugar de borrarlas.

La apasionada insistencia de Arlacchi en la larga tradición constitucional de China, en el papel del Estado y su tradición administrativa, en la selección de las clases dirigentes y el valor otorgado a la competencia, corre el riesgo de rigidizarse en una esencia inamovible de «ser China» si se la considera como una clave única. Sin embargo, resulta difícil negar que la China contemporánea nace de una singular combinación de esta larga historia, la pausa revolucionaria del siglo XX y la extraordinaria experimentación institucional y económica de las últimas décadas.

Quizás sea precisamente esta capacidad de integrar aquello que nuestro pensamiento se empeña en separar lo que hace que China sea tan difícil de interpretar en Occidente. Confucio y Mao coexisten con un Estado poderoso y una economía de mercado; una continuidad milenaria se entrelaza con la transformación tecnológica más rápida del planeta; la centralización política se acompaña de una experimentación local de vanguardia. 

El vocabulario occidental siempre intenta encasillar el fenómeno en una alternativa: socialismo o capitalismo, mercado o planificación, democracia liberal o dictadura. China, sin embargo, escapa a esta encrucijada. Por lo tanto, cuando un objeto histórico se resiste a nuestras categorías, preferimos sospechar de él en lugar de cuestionar los prejuicios y la naturaleza de dichas categorías.

Así, la frase «socialismo con características chinas» se considera una estrategia propagandística. El mercado, la empresa privada y la inmensa riqueza parecen justificar un veredicto predeterminado: el capitalismo. Y el poder firmemente ostentado por el Partido Comunista actualiza dicho veredicto a capitalismo autoritario. Esta es una definición conveniente, sobre todo porque simplifica el análisis.

La cuestión fundamental, sin embargo, reside en el lugar que ocupa el mercado dentro de la estructura social china, la relación entre el capital privado y el poder político, el control del crédito y las principales infraestructuras, la tierra, la energía, las redes estratégicas y la dirección general de la inversión. En este punto, el problema se agrava, pues deja de girar en torno a la simple presencia del mercado y aborda la cuestión esencial: quién controla a quién.

Shenzhen ofrece el ejemplo más ilustrativo de todo este proceso. A primera vista, parece la prueba definitiva del éxito capitalista de China, una metrópolis vertiginosa construida sobre la base de la tecnología, la iniciativa empresarial y el consumo. Basta con cambiar ligeramente la perspectiva para que la imagen se transforme.

¿Qué decisión política dio origen a Shenzhen? ¿Qué interacción entre Estado, territorio, crédito, investigación, industria y capital permitió la construcción de una ciudad de tal magnitud en tan solo unas décadas? De repente, lo que parecía una victoria espontánea del mercado se revela como una de las operaciones de planificación y política industrial más gigantescas de la historia contemporánea.

El interés del caso chino reside precisamente en su capacidad para emplear diversas herramientas, subordinadas a una estrategia más amplia. El mercado se utiliza y se dirige, despojado de la soberanía política que el neoliberalismo occidental ha elevado a dogma. En nuestro país, el Estado comparece cada mañana ante el tribunal de los mercados, mientras que en China, el mercado opera dentro de un marco que el Estado aún reclama poder para modificar.

Tras décadas en las que se nos enseñó que la privatización significaba modernización, que la planificación pertenecía al museo de las ideologías y que la propiedad pública era inherentemente ineficiente, encontrarnos ante una sociedad capaz de explotar masivamente el mercado sin cederle el control produce un inevitable cortocircuito. Este cortocircuito se agrava al observar que esta misma sociedad ha construido, en poco más de cuarenta años, infraestructuras, cadenas tecnológicas y proyectos urbanos que, en nuestras latitudes, tardarían eras geológicas en completarse.

En nuestros viajes, esta densidad política del espacio reaparece constantemente, mientras que en las ciudades europeas se percibe cada vez con menos frecuencia. La transformación conserva su estatus de acción posible, y las ciudades se expanden, reforestan, conectan y reinventan para las próximas décadas por aquellos que, evidentemente, se imaginan habitándolas.

Así pues, la cuestión china ya no concierne solo a China. Nos concierne a todos: la transferencia de una enorme porción del poder real de la toma de decisiones políticas al complejo técnico-militar-financiero-industrial privado; la paradoja de sistemas que se autodenominan democracias mientras reducen la libertad a la selección periódica de quién administrará un marco de compatibilidad declarado intocable.

De ahí la escasez de representaciones occidentales de China. Los principales medios de comunicación rara vez parecen interesados en comprender la especificidad de esa formación social y, en cambio, se dedican a reducir cada fenómeno a la confirmación de un veredicto predeterminado, funcionando como portavoz ideológico del orden que lo produjo: uno de desregulación, financiarización y mercado elevado al principio superior de la racionalidad social. 

Una China comprendida en su complejidad sería mucho más inquietante que una China demonizada, porque nos obligaría a cuestionar si la evolución occidental de las últimas décadas es realmente la única forma posible de modernidad. Es mucho más fácil explicar cada logro chino con la palabra «autoritarismo», como si una sola palabra bastara para producir un ferrocarril, una política industrial, una revolución energética o una metrópolis.

La teoría de la «triple revolución», propuesta por los marxistas chinos Cheng Enfu y Yang Jun, contribuyó a dar forma teórica a estas cuestiones. Según ellos, la historia de la República Popular se resiste a ser interpretada como una revolución inicial seguida de una larga normalización y, finalmente, una restauración capitalista. 

Proponen una continuidad más dinámica y fructífera, desde la revolución para la conquista del poder hasta la revolución de la reforma, que culmina en la revolución de la nueva fase histórica, donde la transformación de las formas económicas e institucionales coincide con la redefinición histórica del horizonte socialista, en lugar de su abandono.

La tesis exige un examen constante de las relaciones de propiedad, las condiciones laborales, la autonomía o subordinación del capital y el poder real de las instituciones públicas. Sin embargo, resulta mucho más fructífera que la fórmula simplista del «capitalismo de Estado», porque reactiva lo que el pensamiento occidental ya había descartado. 

La cuestión crucial reside en la posibilidad de que una revolución continúe tras la toma del poder, modificando los instrumentos de su política económica sin disolverse, utilizando el mercado sin reconocer su soberanía, experimentando compromisos, retrocesos y aceleraciones, mientras sigue concibiéndose como una transformación a largo plazo. Estas son precisamente las preguntas que la izquierda occidental dejó de plantearse en el momento en que dejó de imaginar concretamente la transformación.

El caso italiano, visto desde la perspectiva china, adquiere características casi caricaturescas. Arlacchi señaló con cierta perfidia que una buena parte de nuestra clase política, sometida a los criterios de selección vigentes en China, tendría dificultades para gobernar incluso un pequeño centro urbano. Esta valoración me parece incluso indulgente, porque el problema italiano ahora supera la competencia: la capacidad de gestionar transformaciones complejas ha sido sustituida por el teatro de las redes sociales, el posicionamiento diario, los programas de entrevistas y las encuestas de opinión. 

El resultado está a la vista de todos: un país envejecido, servicios públicos empobrecidos, investigación y universidades tratadas como gastos superfluos, salarios estancados durante treinta años, jóvenes que emigran y un debate público infinitamente más preocupado por controversias ridículas que por la cuestión de en qué se convertirá Italia dentro de veinte o treinta años. Vista desde la perspectiva china, esta irrelevancia se vuelve casi tangible.

Aún más llamativo es el contraste con la dirección que toma el espacio euroamericano. Ante el auge de una potencia económica, tecnológica y política que margina la centralidad occidental, la respuesta predominante evita cuidadosamente impulsar una nueva era de inversión social, científica e industrial, prefiriendo barreras, aranceles, sanciones, militarización y rearme. 

Durante décadas, se nos ha dicho que los recursos para la sanidad, el bienestar y la educación deben racionalizarse hasta el límite de la escasez, y, ante las tentadoras oportunidades de negocio para los señores de la guerra, las restricciones presupuestarias se vuelven repentinamente flexibles.

Nos encontramos en un punto crítico de furia regresiva. Occidente, que forjó su grandeza con sangre y luego la presentó como la forma definitiva de modernidad política, reacciona ante la pérdida de centralidad rigidizando sus propias estructuras, levanta barreras tras predicar el libre mercado, impone aranceles arbitrariamente mientras acusa a otros de violar la competencia, invierte en rearme tras décadas de desmantelar la capacidad social del Estado y proclama derechos universales mientras convive con la destrucción de poblaciones enteras.

Nada de esto glorifica a China. Más bien, sirve para poner de relieve qué mundo sigue planificando el futuro y cuál se limita a defender, incluso de forma deficiente, sus privilegios del pasado. Una sociedad que, en medio de contradicciones y conflictos abiertos, continúa planificando infraestructuras, la transición energética, las ciudades y el desarrollo productivo con una visión generacional, se enfrenta a sociedades que han sustituido la planificación del futuro por la defensa cada vez más agresiva de una primacía heredada.

Me quedé con la sensación de haber encontrado un país que trata la historia como un terreno abierto y reconoce que la política posee un poder que hemos olvidado: el de elegir un rumbo y organizar el largo plazo. Arlacchi no me ofreció una explicación de China: hizo algo más útil, impidiendo que lo que vi se quedara en mera admiración, obligando a que cada impresión se midiera en función del largo plazo y desmantelando la pretensión de que Occidente ya posee todas las categorías necesarias para juzgar lo que sucede en otros lugares.

Analizar China con objetividad implicaría suspender, al menos por un momento, la costumbre de juzgar el mundo desde la perspectiva de un Occidente que considera universales sus categorías mientras pierde la capacidad de transformarse. 

Significaría admitir que el mercado no es una ley natural, que la planificación puede pertenecer al futuro, que el Estado puede ser algo más que el administrador de la rentabilidad privada y que la modernización se resiste a coincidir con la occidentalización. 

Sobre todo, nos exigiría aceptar la posibilidad de que nuestro sistema cultural y mediático oculte lo que realmente sucede: mientras debatíamos si la historia había terminado, uno de sus centros más antiguos regresaba para guiar su curso.

mardi 14 juillet 2026

El fetichismo de la Inteligencia Artificial

 

La metáfora dominante actual del espacio digital, «la nube», es en realidad una metáfora de la propiedad privada y de la exclusión del acceso público a los recursos materiales

John Bellamy Foster, profesor y sociólogo marxista estadounidense 

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jeudi 28 mai 2026

Teoría de Juegos: Porqué el Nuevo Orden Tecnológico deviene en el Viejo Absolutismo Monopolista


En resumen, usemos el método analítico que utilicemos, el Nuevo Orden Mundial es el Viejo Orden Rentista camuflado. Aquel rancio sistema del ordeno y mando, señoritos y mayorazgos. ¿Por qué? Por las propias dinámicas de concentración de capitales del sistema dominante. El periodo de diversidad empresarial desplegado hasta ahora acabó, encogerá y se concentrará en Monopolios Globales, bien sea militarísticos, bancarios, energéticos o tecnológicos. Sean chinos, rusos o americanos. Y contra esta fuerza centrípeta, no hay nada que se pueda hacer en este sistema. Si en el S.XIX fue la fábrica la que maximizaba la acumulación, si en el S.XX fueron las finanzas, en el S.XXI son las IAs. El resultado es el mismo: MONOPOLIOS. Y por encima de todos destaca el Monopolio del Monopolio. ¿Adivináis cuál es?



Teoría de Juegos y Materialismo Histórico


Aunque lo ideal sería leer la Opus Magna e imprescindible de El Kapital, disponible en audiolibro para perezosos, hoy en día, en este mundo gamificado, fragmentado y escriptado (programado por guiones informáticos o scripts) por las Inteligencias Artificiales "IAs", está de moda la Teoría de Juegos. Ni que decir tiene que con exactamente los mismos resultados predictivos que el denostado Materialismo Histórico. ¿Por qué? Porque son técnicas complementarias, no contrapuestas. Y porque los datos apuntan en la misma dirección. 

El materialismo histórico estudia la evolución de la Historia en base a hechos materiales y evidencias, necesitando de la estadística para corroborarse. La Teoría de Juegos, puesta de moda por el profesor Jiang Xueqin a través de YT en 2025, es la rama de las matemáticas que estudia modelos de interacciones estratégicas en los sistemas. Aplicada a la Historia, parte de la estrategia (tipo de interacción) más frecuente (sea o no la más eficaz) para conseguir unos objetivos siguiendo unas normas dadas, de ahí que se pueda estudiar estadística y matemáticamente. Si el materialismo histórico indica que de A se llegó a B, la teoría de juegos indica la forma más frecuente de llegar de uno a otro punto.

Aceptamos el reto. Vamos a definir someramente el objetivo del juego, los jugadores, el sistema, las piezas y hasta el tablero de formas familiares y simples. Y vamos a notar lo más frecuente. A partir de ahí, cualquiera podrá adivinar los resultados más probables y sacar sus propias conclusiones.

1 Definiendo el juego

1- Objetivos Generales de los juegos

Los objetivos generales son comunes a todos los Sistemas/juegos:

La dinámica básica de la vida es que el hombre, los seres vivos, necesitan CONSUMIR para vivir. Sin consumo suficiente, no hay vida. El resto de actividades son realmente accesorias.

Como lo que se consume a lo largo del tiempo no se obtiene todo a la vez, se produce. Esto convierte a la PRODUCCIÓN en la base de las necesidades humanas. 

El consumo y la producción establecen CICLOS, de acumulación y distribución, de consumo y producción, y estos ciclos producen una circulación, que implica movimiento y flujo. Una dinámica.

El concepto de ciclos tal vez sea el menos percibido, debido a la enorme cantidad de ciclos a la que nos vemos sometidas. Desde ciclos instantáneos, como las pulsaciones, respiración, a circadianos, mensuales, anuales, vitales o milenarios, civilizatorios... La secuencia es la esencia de la vida y del universo, y también se puede expresar como 'función sinusoide' matemática.

2- Las Piezas

Entender el juego, es más fácil si entendemos sus piezas. Las piezas también son comunes a todos los Sistemas/juegos, a pesar de que en cada sistema se encuentren en distintas proporciones y tengan sus peculiaridades.

Recordemos primero los 4 componentes de la producción, las piezas, son: 
1- Capital humano: conjunto de seres humanos que trabajan
2- Capital financiero: masa dineraria que se invierte, acumula y distribuye. 
3- Medios de producción: lugares, construcciones, equipos y herramientas que permiten la producción
4- Materias primas: sustrato material que cambia de forma para producir un beneficio

Una particularidad curiosa y muy importante de los componentes: a pesar de que todos son mensurables, el capital financiero es, conceptualmente, infinito, siendo el resto finitos. Otra es que el capital financiero se convierte en la referencia del beneficio.


3- Marco - Reglas básicas de este juego

El  marco es la forma particular de producción conforme a unas reglas; si lo cambias, cambias de sistema, y tienes otro juego. Con las mismas piezas se puede cambiar el juego tan solo con cambiar las reglas, porque desarrollas distintas estrategias para llegar a un objetivo. Varios juegos han dominado distintos momentos de la historia: nomadismo, tribalismo, esclavismo, servidumbre o capitalismo.

Por comparar, veamos el Sistema Feudal, aún vigente en algunas regiones. Este sistema generaba sus propias dinámicas, su propio juego, y permaneció estable durante literalmente cientos de años. Se compone esquemáticamente, a pesar de todas las posibles variantes, de:
Tres estamentos o tipos de jugadores, en que cada uno tiene su propio cuerpo jurídico: nobleza, clero y tercer estado. Organizados en Posesiones de diferentes nombres y cualidades, como los feudos, villas, parroquias, satrapías, marcas, haciendas, burgos... Se relacionan por medio de reglas similares: usus, fructus y Abusus (vasallaje) de los bienes, y propiedad hereditaria. Poseen un principio de jerarquía transversal, como la Patria Potestas o principio patriarcal de autoridad. La tierra es la principal fuente de riqueza.

El Sistema de Producción Dominante de cada época ha ido cambiando, cohabitando con otros sistemas, pasando por etapas a lo largo del tiempo, hasta llegar al actual, denominado Capitalismo, que organiza con sus normas al 99% de las personas del planeta. Caracterizado por:

- La concentración de medios de producción en un solo punto, la FÁBRICA, la industria, como fuente principal de riqueza material. Sin fábrica no hay capitalismo.

- La DIVISIÓN DEL TRABAJO (especialización) en la forma de producir un bien o servicio. 

-Esta división extrema del trabajo no puede darse sin la enajenación del mismo, y su resultado, el SALARIO. 

-A su vez, esta desconexión entre el trabajo y el fruto del trabajo, este salario, no se podría dar sin el concepto de PROPIEDAD PRIVADA de los medios de producción. 

- La distribución de los bienes y servicios se realiza por medio del BENEFICIO, que mueve la inversión; es decir, dirige al capital financiero. Para los trabajadores el beneficio se percibe en forma de SALARIO. Para los propietarios RENDIMIENTO, plusvalía, renta, sur plus, profits... todos expresan lo mismo, producto del patrimonio de medios de producción.

-MERCADO y MERCANCÍAS- Lo producido, bienes o servicios, han sido enajenados, y deben ser intercambiados constantemente, de ahí la enorme importancia del mercado por sobre otro tipo de intercambios. Bien sea al por menor, o al por mayor en marcados, lo que se intercambian se denominan mercancías.

4- Jugadores

Los jugadores también son consideradas como piezas. En este marco se deben dividirse conforme a la propia definición del juego, es decir, según su capacidad productiva y de obtención de beneficios (consumo).

En el marco particular capitalista, básicamente solo hay 2 categorías de jugadores: 

A-TRABAJADORES, que solo disponen de su fuerza de trabajo (producción) como forma de provisión del consumo, funcionando como Recursos Humanos. La condición normal (IC95%) es que, independientemente de que posean o no patrimonio, No poseen medios de producción. Son los desposeídos.

B- PROPIETARIOS, generalmente denominada clase ociosa, disponen de los Medios de Producción capitalista. Es decir, no solo basta tener un patrimonio, ni obtener una renta para pertenecer a esta categoría; lo fundamental es participar en el capital productivo. Esto es así debido a la Ley de Propiedad Privada, que dice que el poseedor de un bien lo puede: usar, disfrutar (disponer del fruto, rendimiento o renta), disponer (vender, donar, hipotecar, destruir), reivindicar, o libre comerciar.

Hagan lo que hagan, se dediquen a lo que se dediquen, publico o privado, los propietarios, en su conjunto, tienen una necesidad vital sin la cuál no podrían existir: mantener la producción.

5- Tablero

El tablero, como en el Risk, es el Mundo. Dependiendo de sus características geoclimáticas cada región tiene unos intereses.

2 Disposición de piezas en el tablero.

En este sistema, se disponen las piezas sobre el tablero del siguiente modo: 

- El capital humano se sitúa donde está históricamente, pero se puede forzar su crecimiento, decrecimiento o desplazamiento de múltiples maneras (migración, deportación, exterminio...).
Se colocan a los Asalariados y Propietarios.

- El capital financiero permite el control del sistema, porque integra la información y dirige la inversión. Dirige el flujo de materia, energía y trabajo hacia sus formas más beneficiosas para sus tenedores. Es virtualmente infinito y muy volátil... Se distribuye entre personas jurídicas y personas físicas. Una parte se suministra periódicamente a los trabajadores para su manutención en forma de Salario. Otra, a los titulares-propietarios en forma de Rentas del patrimonio. 

- Los Medios de Producción se localizan en territorios históricos, con la particularidad de que constantemente se renuevan, concentran, reconcentran y reemplazan unos a otros, no solo dentro de la fábrica, sino dentro de áreas geográficas, según el desgaste y el aumento de tecnología.

Este es el verdadero núcleo del capitalismo, la concentración de medios de producción que permite la disminución del tiempo socialmente necesario de producción (que no maximización de recursos) y la ventaja competitiva necesaria para generar monopolios; es decir, eliminar a la competencia.

- Materias primas: se localizan donde se localizan geográficamente, y son, por definición, renovables (agua dulce, plantas) o no renovables (petróleo, carbón), conformándose cada una de ellas como un nodo inicial de un flujo fuente-sumidero.

3 Reglas de juego

El juego, realmente, no tiene muchas reglas, pero se deben cumplir. Así es cómo se juega:

La mercancía debe contener Valor. 
Es la base del precio y el beneficio. Es la apreciación de una cualidad de un objeto o acción, bien o servicio, por parte de una persona (física o jurídica). Es cambiante y circunstancial. De los muchos valores que se pueden otorgar (sentimental, moral, social...) dos se contemplan como los más importantes para el juego: el valor de cambio y valor de uso. De estos valores derivan: los intercambios, la acumulación, el crédito y las deudas, y, por su puesto, el mercado.

La producción debe estar Valorizada. 
Valorización es el proceso por el cual algo (la materia prima) aumenta de valor después de aplicarle un trabajo. Este algo se convierte en producto; y al haber sido valorizado, 'producto valorizado'. Cuando este es intercambiado se denomina mercancía, que puede ser un bien o un servicio. Y cuando es intercambiado produce un beneficio (es pues la diferencia entre el coste de la materia prima y la producción valorizada vendido como mercancía).

El "tiempo de Trabajo socialmente necesario para producir un producto" es la base de la competencia. 
Disminuir este tiempo de producción es la causa de la especialización y de la enajenación que rige en el sistema de producción fabril, porque es la base de las especialización. Cuanto menos tiempo se tarde en valorizar un mismo producto, mayor es la producción y mayor la competitividad. Este "tiempo socialmente necesario para la producción" es la clave de la estructura, porque impulsa la innovación. En nuestro marco, el trabajo en FÁBRICAS permite la minimización del tiempo de producción.

El intercambio debe aportar Beneficio. 
Es el resultado percibido como positivo, para una persona, de un trabajo o intercambio. 

"Ley del valor" es la norma que rige el intercambio, el precio, y maximiza el beneficio. Se resume en "comprar barato, vender caro".

Notar que una institución financiera es, por su estructura, organización, división del trabajador, sistema de reparto de beneficios, titularidad, herramientas e instalaciones de trabajo, en práctica, un fábrica de dinero y productos financieros, que son tratados como mercancía.

4 La dinámica del juego

1 Inicio de partida:

A pesar de que la actividad fabril y bancaria se origina siglos antes, se reconoce la transformación del Viejo Régimen al Nuevo Régimen como la inauguración oficial de un nuevo periodo por los historiadores en la Revolución Francesa de 1789, dando inicio a la partida. Partimos de los viejos capitales y de la acumulación originaria histórica, más conocida por acumulación por desposesión. 

La dinámica del juego la establecen los jugadores moviendo sus fichas para producir bienes y servicios mientras se consume. Cuanto más se acumula, más aumenta el consumo personal. Y cuanto mayor beneficio, mayor acumulación, ergo mayor consumo; más rico. 

La mercancía del trabajador es su tiempo de trabajo, y lo intercambia con el propietario por salario. Su objetivo es pues trabajar lo mínimo por el máximo sueldo; para acumular el máximo beneficio de su trabajo en el mínimo tiempo. 

El interés del propietario es acumular el mayor número de propiedades que generen beneficios, activos, para obtener el máximo beneficio de su trabajo en el mínimo tiempo.

Para que un propietario tenga beneficio debe vender (intercambiar) mercancías (lo que sea que se venda).

Cuando varios propietario producen una misma mercancía pueden darse dos tipos de interacciones:

A- COMPITEN: El final de esta competencia es desplazar a las mercancías del rival para conseguir mayor beneficio y maximizar su tiempo. 
- Cuando la competencia es eliminada el beneficio es máximo y se consigue un MONOPOLIO.
- Cuando la competencia y la rivalidad es máxima, total, crítica, se produce la GUERRA; competencia mortal.

B- COLABORAN: el fin de esta unión (filiación, asociación, absorción, cártel, etc) es... desplazar a la competencia para formar un MONOPOLIO o ir a la GUERRA.

Al competir por el beneficio, organizan los medios de producción para maximizarlos. Las FÁBRICAS son la respuesta. Tienen tal velocidad de producción que esta excede las capacidades del mercado para absorber los productos. Por tanto, se establece una competencia entre fábricas por ver quién ocupa los mercados. Y entre los países por albergar fábricas. Esta es la dinámica.

2 Medio juego

La paz no existe, solo existe el monopolio.

El grande se come al chico. Lo normal es que, ante un mismo producto se produce una escalada de la producción (producción a escala). La fábrica más competitiva desplace al resto. Las fábricas, reunidas en industrias, se arremolinan en regiones económicas para maximizar beneficios, los países y regiones acaban especializandose en la producción (Krugman 2008). El país industrialmente más potente suele desplazar competitivamente al resto. Antes (o después) de llega a un conflicto abierto, se suele llegar a algún acuerdo que suele implicar la formación de un pseudomonopolio (quotas de mercado, reparto de mercados, zonificación, aduanas, aranceles, sanciones, etc...). Cuando un país defiende a muerte sus industrias (incluida la bancaria) se produce una GUERRA entre países. 

Esta es la dinámica general, como sociedad, porque la dinámica individual a lo único que lleva es a Beneficiarse y Consumir , no a Producir insumos "porque si". Éstos solo se producirán bajo ciertas condiciones. ¿Por qué? Porque incluso el rendimiento del propietariado está alienado. La fuente del beneficio se aleja del beneficiario y este pierde la perspectiva. El beneficiario solo produce si le favorece personalmente. Se empleará en la actividad que le aporte más rendimiento, que generalmente es la financiera. Por ejemplo, al ser humano le conviene conservar la selva del Amazonas, pero a los terratenientes les conviene que arda, para generar pastos. Ganan los terratenientes.

En el momento actual, el sector financiero es el que mayores beneficios individuales reporta. Cuando un país se especializa en la financiación (EEUU, UK, Suiza) y deslocaliza la producción  para disminuir sus costes, (dos de las condiciones de Lenin para que un país se denomine Imperio), debe, por fuerza, controlar a los países productores, porque debe asegurarse que estos países coloquen sus productos/suministros del modo que le conviene. Si no lo hiciera, los productores impondrían sus precios, lo cual sería menos ventajosos. Hay varias formas de mantener este control, que se engloban en dos grandes grupos: poder blando y poder duro.

En el S.XXI la banca es la IA y la IA es la banca


La fuente primordial de beneficios en el S.XVIII, eran las manufacturas, en el S.XIX eran las fábricas, en el S.XX fue la banca. En el S.XXI la tecnología digital absorbe, más bien se fusiona con la banca. En el S.XXI la banca es la IA, y la IA es la banca. La banca actual y la inteligencia artificial (IA) comparten una base idéntica: operan fundamentalmente como procesadores de datos masivos orientados a predecir comportamientos, gestionar riesgos y automatizar decisiones:
- Mismo objetivo: toma de decisiones predictiva, organizar la producción/sistema para maximizar resultados, reconocimiento de anomalías y riesgos
- Mismos instrumentos lógicos: estudio estadístico de datos masivos, analisis de tendencia, similaritud de unidades bit-divisa quasi-infinitas, similaritud de procesos
- Mismas herramientas: tecnología digital, centros de datos y algoritmos

Aunque se llame banco, no deja de ser una fábrica de capital-dinero, la industria del dinero. Una industria absurdamente circular, con sus reglas y particulares. Las instituciones financieras son el centro organizador del sistema capitalista, el cerebro y el corazón, y consideran al resto de capitales accesorios prescindibles para obtener beneficio. Al tener la función de dirigir la inversión para obtener este beneficio (y desplazar a la competencia), son las encargadas de compilar la información e interpretarla. ¿Se entiende entonces el por qué las IAs reciben tanta atención e inversión? La banca actual no podría ser lo que es sin esta IA. Esta IA permite integrar conocimientos y mecanizar tareas como nunca antes. Esto supone echar a la calle a todos los empleados de banca, dejando al cargo a gestores de sistemas informáticos. Y el grado máximo de integración y de mecánica es que un solo ente, una sola IA, de un solo propietario, físico o jurídico, controle toda la inversión; y se lleve todo el beneficio. Como el dinero es literalmente abstracto, anotaciones en un libro de cuentas, y no tiene más valor que el socialmente otorgado, todo el trabajo bancario puede ser mecanizado y digitalizado, proporcionando ingentes beneficios, cada vez entre menos titulares. De ahí también la competencias entre las IAs y el interés de los distintos países. Quien controle la IA, controla las finanzas. La IA son las finanzas, las finanzas son la IA.

3 Fin de Juego


Después de tanta rivalidad y dos guerras mundiales, la tercera con esta; de equilibrio de bloques y sorpasos imperiales; de colaboraciones y puñaladas; de artimañas y trucos; cuando se produce un monopolio, por definición ya no hay competencia efectiva (porque se destruyó o se asimiló), y se producen tres fenómenos:
- Fin de la innovación: porque ya no tiene competidores. 
- Fin de la inversión en nada que no sea mantenimiento: para que siga el negocio
- Precio de Monopolio, caracterizado por: abuso explotativo, precios predatorios y discriminación de precios. 
- Al no haber competencia, tampoco hay mercado, por lo que se pierde la referencia del 'precio del mercado'. Tanto el precio como la cantidad y calidad de producto comienzan entonces a fluctuar según la conveniencia del productor, no del consumidor. 

¿Qué sucede en el fin de juego? Aunque quede mucha partida, básicamente el ganador se lo lleva todo.

Según la lógica del juego, el grado de desarrollo máximo de una empresa/país/ente es el MONOPOLIO MUNDIAL, en que una empresa, una sola fábrica gigantesca, una sola región, produce para el mundo entero. Y ya tenemos ejemplos, como TSMC (chips), ASML (litigrafías), Microsoft (Sistemas operativos), Google (motores de búsqueda), de Beers (diamantes)...

Como escenario más que posible: Si los clanes bancarios Anglo-sio-americanos se erigen en Monopolio o Pseudomonopolio Mundial Bancario, controlarán la producción mundial de los Monopolios Mundiales, porque dirigen la inversión, y lo que generan es un MONOPOLIO DE MONOPOLIOS MUNDIALES de facto.

Podemos ir más allá. El núcleo del sistema financiero no es la creación de dinero, ni la generación de intereses, cualquier institución puede hacerlo. El núcleo es el deber de pago y el cobro de deudas. El deber de pago lo ejercen los estados por medio de la coerción legal, que asegura el cobro de deudas en la moneda establecida. La otra forma de asegurar el cobro de deudas son los reaseguros, es decir, los derivados financieros. Si bien no hay monopolio sobre el deber de pago, ya que hay unos 200 estados, infinitud de paraestados, el comercio de derivados financieros es un oligopolio realizado principalmente por 5 bancos: JPMorgan-Chase, Goldman-Sachs, Citibank, Bank of America y Morgan-Stanley. Este es el punto en que estamos. Y podríamos afinar más buscando a los amos del calabozo, porque solo hay que conocer quienes son los propietarias de estos bancos, que son grupos de inversión como Backrock, Vanguard, Fidelity, SSGA, Capital Group... para encontrar al bicho. Finalmente, llegará un punto en que estos 5 bancos competirán a muerte, y solo quede uno.

El resultado lógico del Monopolio del Monopolio Mundial llevado por Wall Street-City de Londres-Coalición Epstein, es que, por las normas del juego anteriormente mencionadas, una persona física o jurídica, sea titular de todo; es decir, el Absolutismo Estructural. Revestido formalmente de algún modo amable, si se quisiera ejercer el poder blando, bien democracia formal,  república, federación, monarquía parlamentarias, sagas presidenciales, oligarquía como en USA, tecnocracia como en Italia,democracia restringida (prohibición de partidos) como en Ucrania, etc. O directamente de dictadura miliar, si se aplica el poder duro. 

¿Se entiende ahora cómo EEUU-UK-Israel son capaces de rearmar sus colonias y vasallos, Europa en general y Alemania en particular vs Rusia; países árabes vs Irán; Australia, Japón, Filipinas, Surcorea vs China? Porque pagan los mismos, en base a la percepción de unos beneficios comunes.

Como siempre mencionamos, solo hay que conocer las reglas y comprobar sus efectos para comprender qué es lo que falla en este sistema y qué se debe cambiar. Pero, sobre todo, hay que tener en cuenta cuál es el objetivo. Si el capitalismo propone la concentración mundial monopolística en manos de crápulas desalmados, a penas calificables de humanos,  y desligados de los padeceres de este mundo, nosotras debemos ir justo en la dirección contraria. Debemos conseguir la descentralización mundial comunista, en la que todas las personas tengan participación y propiedad de medios de producción que den derecho a decisión y a beneficios. Apliquemos la Teoría de Juegos, despertemos al elefante encadenado, y veamos a donde nos lleva.

Salud! PHkl/tctca

lundi 4 mai 2026

Misère de la déconstruction : Deleuze, Foucault, Derrida, « french theorists » au service du nihilo-mondialisme américain


SOURCE : Katehon 2017, par Yannick Jaffré

Si les États-Unis ont été le laboratoire social du post-modernisme, des Européens, Français à l'avant-garde, en furent les théoriciens. Comme souvent, les Américains font d'abord, pensent ensuite et, philosophiquement, presque jamais par eux-mêmes. Ainsi la dissolution du patriarcat, l’individualisme économico-juridique, le règne du consumérisme et le relativisme moral ont-ils été expérimentés aux États-Unis avec plus de spontanéité et de radicalité qu’en Europe. Mais la vague post-moderne a dû ses concepts au travail de philosophes français. Sans l'hégémonie américaine combinant puissance matérielle et mimétisme social, hard et soft power, l'anti-monde des quarante dernières années aurait bien sûr été impossible ; mais sans les élaborations, ou élucubrations, menées en Europe par certains penseurs, il n'aurait pas exercé la même séduction intellectuelle.

Des deux côtés de l'atlantique, cependant, cette hégémonie n'a jamais été complète. L'histoire n'a pas de fin, aucune époque n'est parfaitement synchronique, et toute domination trouve ses contrepoids. Contre le nihilisme post-moderne, le katekhon a bien opéré. - Par l'inertie des traditions culturelles et des structures familiales, par un patriotisme imprégné de religiosité et un populisme qui viennent de porter Trump au pouvoir en Amérique, par un mouvement de réaction contre la « moraline » droit-de-l'hommiste qui doit encore trouver en Europe sa traduction politique. Je suis de ceux qui considèrent que la configuration nihilo-mondialiste est morte, dans l'ordre de l'esprit comme dans celui de la matière. Mais le cadavre poursuit ses destructions, comme un zombie. Il faut donc encore en disperser les restes.

Il n'est pas utile en revanche d'entrer dans les subtilités, somme toute bien facultatives, de la déconstruction philosophique. La diversité interne de ses courants, réelle, n'est pas essentielle. Toutes ses variantes sont rassemblées sur la même ligne de front par leurs cibles communes : l'enracinement historique, la substantialité philosophique, la décence morale et, au strict plan politique, les nations dans leur identité et les États dans leur souveraineté. Somme toute, la déconstruction croise les deux principales idéologies soixante-huitardes : le post-marxisme et le libertarisme, qui ont rapidement surmonté leur antagonisme initial. La première peut être représentée par Toni Negri1 dont les « multitudes mondiales », qui succèdent aux classes nationales, ont pour première passion, plus que la lutte anti-capitaliste, de détruire « cette merde d’État-nation2 » (sic…). Quant à l'autre coulée répandue par mai 68, libertaire et « alterolatre », cosmopolite et « autophobe », elle débouche sur la « gauche morale » immigrationniste. C'est elle que j'aborde ici à travers ses maîtres à penser Deleuze, Foucault et Derrida.

Les Américains, qui leur ont offert chaires sur chaires, les ont regroupés avec quelques autres sous le label « French Theory ». Cette faveur renseigne sur leur compte. Si elles touchent par endroits à l’éternité des grandes œuvres d’art, les philosophies majeures restent en effet, pour une part décisive, filles de leur temps. Il n’est pas seulement permis, il est nécessaire de les apprécier d’après leurs patries d'élection. Cette « géolocalisation » devient même indispensable quand une philosophie prétend lutter contre ce qui domine son époque. On pourrait sous ce rapport s’amuser de la popularité intellectuelle dont jouissent les déconstructeurs chez ceux qu’aux États-Unis on appelle liberals : occupant l’aile gauche du parti démocrate, progressistes en matière de mœurs, laissant intacts les piliers du libéralisme économique, ils sont, autrement dit, des libéraux-libertaires. Acteurs majeurs du capitalisme post-moderne dans sa superstructure idéologique, et bénéficiaires de son infrastructure économique, ils ont fait des déconstructeurs français leurs serviteurs érudits - semblables à ces esclaves grecs qui, dans l'antiquité, chapitraient la jeunesse romaine décadente. A cette différence près que ceux-ci entretenaient les fondements de l'histoire européenne que ceux-là veulent terminer. Pour parler « années 1970 », ces philosophes ont été les « valets du capital » post-moderne.

Lus de Berkeley à Columbia, donc, Deleuze, Foucault et Derrida sont les plus célèbres figures de la French theory. Je vais brièvement entourer le foyer commun de leur pensée. Ayant fait litière de la sentence opportuniste d’Heidegger selon laquelle la biographie des penseurs compterait pour rien3, je dirai aussi quelques mots de leurs parcours politiques personnels.

Deleuze forge des concepts puissants, nietzschéens, animés par les forces de l’art et de la vie. Naturaliste, il croit en suivre les croissances dans le « biotope » politique. Ainsi propose-t-il, dans l’Abécédaire qui a tant contribué à populariser sa pensée, la notion de « devenir révolutionnaire ». Une situation devient à ce point insupportable, dit-il, qu’elle cesse dans une explosion de liberté qui déracine les « arbres » - métaphores de tous les ordres oppressifs. Sur cette terre retournée fourmillent alors des « rhizomes » qui désignent dans la botanique deleuzienne d’imprévisibles ramifications libertaires. Car la liberté pousserait là, dans des « flux », entre les « branches », indisciplinée, anarchique, avant que les arbres liberticides reprennent vite et comme fatalement racine. Deleuze constate avec placidité que les révolutions « tournent mal » sans vraiment dire pourquoi, l’oppression lui paraissant devoir « arriver » à la liberté dans une sorte de balancement cosmique.

On ne peut à l'évidence concevoir avec lui un éventuel rôle positif de l’État, ni la valeur de la substance, au sens stoïcien de ce qui dure, tandis qu’on est happé par des flux « désirants ». Flux dont le potentiel consommateur-destructeur habite l’angle mort de cette pensée. Et c’est sans injustice flagrante que le vocabulaire deleuzien du « nomadisme », de la « déterritorialisation » et donc des « flux », se retrouve aujourd’hui dans la langue du capitalisme financier apatride. Et c'est aussi sans surprise qu'il sert à dissoudre par l'immigration l'identité des peuples et, avec elle, leur souveraineté politique. Deleuze, rétif aux rigueurs de la dialectique hégelienne, méprise les points d’arrêts, de repos et de contrainte, autrement dit les institutions indispensables à la liberté collective. Il renvoie ainsi les moments négatifs politiquement nécessaires – coercition, institution, autorité - aux « passions tristes » spinozistes, aux « forces faibles » nietzschéennes, autrement dit aux pathologies de la soumission. Et sa pensée offre l'aspect d’une sorte d'anarcho-naturalisme artiste qui, par constitution, supporte très mal l'épreuve historique. Ne comprenant l'histoire européenne qu'à travers ses grandes œuvres culturelles, il l'ignore superbement comme destin civilisationnel. Pour ceux qui font de ce destin leur combat, Deleuze n'offre que des armes piégées.

Quant à son parcours personnel, on peut y reconnaître une certaine fidélité et une probité stoïcienne. Il a certes cultivé le fétichisme des marges dans le joyeux (?) désordre de l'université de Vincennes, esquivé ensuite les questions embarrassantes sur les conséquences sociales et existentielles du gauchisme, refusé, en somme, de regarder en face le soleil noir de Mai. Mais après avoir embrassé la veine vitaliste de 68, sans jamais y revenir, il n’a jamais personnellement couru après les bénéfices, narcissiques ou matériels, de l’avant-garde.

On lit chez Foucault une prose théorique parfois étincelante, ainsi dans les inoubliables ouvertures de ses deux œuvres maîtresses, Surveiller et punir et Les mots et les choses. On y apprend aussi beaucoup car un corpus de faits - historiques, scientifiques et esthétiques -, donne à chaque proposition essentielle un appui probatoire. Mais en dépit d’une telle volonté positiviste, le concept foucaldien de pouvoir glisse entre les doigts comme l’eau de Thalès : élément  universel imprégnant toute chose, il serait à ce point répandu dans les institutions, les discours et les pratiques quotidiennes, qu’il en devient impensable. Avec cette conséquence logique qu’on ne peut échapper à un pouvoir partout oppresseur qu’en se projetant le long de lignes de fuite extraordinaires. Cédant comme Deleuze à l’idolâtrie des marges cultivée par son époque, Foucault réserve ainsi l’expérience de la liberté aux déments, aux criminels, aux parricides, aux transsexuels. Dès lors en effet que l’État (et toutes les institutions qui en émanent) ne serait qu’un pur agent d’oppression, n’importe quoi, à la lettre - du maoïsme aux droits de l’homme en passant par la révolution iranienne -, devient contre lui une ressource envisageable. Ayant bien saisi pourtant le passage des sociétés hiérarchisées « verticales » aux sociétés de contrôle « horizontales », Foucault, tout à sa répugnance pour l’État, n’imagine pas de le mobiliser contre les nouvelles dominations. Quant aux « subjectivations » individuelles dont il entreprend l’histoire originale depuis les Grecs, éprouvant chez eux, sans qu’œuvre ici le hasard, une dilection particulière pour les cyniques, elles se logent aujourd’hui à merveille dans le nouveau capitalisme de consommation. Celui-ci absorbe tous les modes de vie alternatifs dès lors qu'ils ne touchent pas, à travers une pensée rigoureuse et substantielle, au cœur de son réacteur. Il accumule les bénéfices de sa propre critique en y employant une armée de serviteurs « impertinents » (dont la « rebellocratie  » du spectacle, selon l'expression de Philippe Murray, occupe au bout de la laisse la tête la plus avancée).

Honnies par le penseur, les institutions de la république ne furent pas si mauvaises mères pour l’universitaire. Il y menait jusqu’en 68 une belle carrière sans vagues, qu’il poursuivit ensuite au Collège de France. Il devient peu après Mai un « compagnon de route » des maoïstes spécialisé dans la question carcérale, avant d’abonder intellectuellement la Révolution islamique iranienne en même temps que, sans solution de continuité, les « nouveaux philosophes » (Deleuze, lui, avait eut le bon goût de les tenir sur-le-champ dans le mépris qui leur revient). Il achève avec eux sa trajectoire en rejoignant le droit-de-l’hommisme4 qui, envahissant le champ politique à partir de la fin des années 70, va former avec l’hédonisme le couple infernal des deux décennies suivantes. Les choses s’aggravent encore post-mortem puisque le principal légataire éditorial de Foucault, François Ewald, allait conseiller, en plus de la Fédération française des sociétés d’assurance, Denis Kessler l’ex-maoïste dirigeant du Medef. Je crois qu’il n’est plus à craindre qu’un jour contre son ambiance apparente, mais conformément à ses lames de fond, le foucaldisme devienne un libéralisme. C'est fait. De son vivant, Foucault avait adopté les uns après les autres les états de la critique institutionnelle, majoritaire, permise et sans risque. A telle enseigne qu’on peut soupçonner son positivisme revendiqué, qui devrait a priori loger sa déontologie dans le respect des faits, d’avoir abrité une sourde servilité au Fait hégémonique s’insinuant, honteuse ou inconsciente d’elle-même, sous la flamboyance des concepts et des poses. 

Derrida, enfin. Il livre quelques puissants textes à l’époque de L’écriture et la différence (1967) avant de se fortifier dans l’idée qu’entre le concept et la métaphore, la philosophie et la littérature, les frontières devaient s’effacer au profit de la notion d’« écriture »5 - qui ne peut chez lui, lecture faite, être confondue avec le style. Se plaçant dans le sillage de Heidegger, Derrida entend « dé(cons)truire » l’équation fondamentale du projet philosophique grec : la saisie de l’être des choses par la pensée rationnelle. S’il n’y a pas lieu de soustraire ce projet à la critique, qui est un de ses gestes essentiels, elle n’en épuise sans doute pas toutes les virtualités. On pourrait au risque de passer pour un humble naïf s’attarder un instant, quels dégoût, mélancolie ou consternation que nous inspire le devenir de l’Occident contemporain, sur les plus hautes réalisations du Logos. Il serait donc pour Derrida à déconstruire d’urgence ou, plus subtilement, il connaîtrait une déconstruction interne que la pensée devrait recueillir. Mais alors que Heidegger entendait pour ce faire une Voix « gréco-allemande » plus ancienne que les calculs de la rationalité technicienne, Derrida reçoit son inspiration là, près de lui-même, dans la lettre hébraïque. Et il fait glisser, après Lévinas et tant d'autres intellectuels juifs, la philosophie d’Athènes à Jérusalem. Elle s'y perd sans retour. Dès lors que le monde est supposé échapper au logos qui s’efforce de l’éclairer, qu’il se renferme désormais dans une écriture indéfiniment déchiffrable, on prend en effet le chemin du désert théologique.

Derrida, adoptant assez naturellement le ton de l’Ecclésiaste rabaissant les vains édifices humains, renvoie ainsi les grandes philosophies à leurs impensés, leur logique consciente à ce qu’elle refoule, leurs intentions rationnelles à une lettre qui, « disséminante » et « différante », les déborde parce que l’infini travaille en elle6. Il passe au rouleau compresseur kabbalistique les distinctions sur lesquelles repose la pensée occidentale (cause et effet, substance et accident, sujet et objet, etc.) avec un acharnement formel qui exprime une sorte de haine froide. Dans une telle atmosphère de confusion, on marche à rebours de l’esprit du logos avec ses déterminations habitables. Rien ici ne paraît pouvoir subsister, durer, s’établir ou s’affirmer sinon, peut-être, la figure du philosophe prophète qui semble posséder, lui et lui seul, la consistance du particulier et le magistère de l’universel. Il juge en effet sans bienveillance, en brandissant une Loi aussi absolue que retirée du commun, les œuvres politiques, les cultures et les mondes particuliers des peuples (moins Israël...) qui veulent être quelqu’un dans l’histoire. Restent alors, pour tout solde, un empêchement de pensée et une théologie judaïque de contrebande.

Quand Deleuze s’installe avec ses concepts vivants dans une affirmation sans dialectique, Derrida administre au sens une correction infinie qui, n’affirmant jamais que l’imperfection du monde, porte en chaire un maître de l’obscurité. On passe donc, d’un French theorist à l’autre, du refus libertaire de la dialectique à son engloutissement dans les eaux glacées d’une théocratie négative. Pour un résultat somme toute équivalent : partageant les mêmes hostilités - métaphysique contre la substance, politique contre la nation-, ils ligotent la philosophie au cosmopolitisme des droits de l'homme.

Derrida s’est montré publiquement plus discret que Foucault. Jouissant dans l’université française d’une marginalité confortable, il empile les chaires américaines, soutient les dissidents tchèques, rentre en 1995 au comité de soutien à Lionel Jospin, duquel il s’éloigne en 2002 parce qu’il juge sa politique d’immigration impitoyable... Il accomplit en définitive le parcours sans faute d’une grande conscience de gauche pétitionnaire – Antigone séfarade d’amphithéâtre contre les méchants Créon d’État - qui ne se risque sur le champ de bataille qu'abrité sous le Paraclet du droit naturel cosmopolitique.

A moins de croire à la stratégie du cheval de Troie, douteuse en général, il faut bien se rendre à l’évidence : ces pensées sont à tel point aspirées par les pôles du monde capitaliste « post-moderne », qui mêle hédonisme et juridisme, qu’elles sont impropres à en combattre les toxines. Pire, elles les répandent. Émasculant intellectuellement la capacité politique des peuples, la déconstruction méprise l’État et la Nation - l’acteur du pouvoir et sa source légitime – au profit de résistances introuvables. Par la Nature chez Deleuze, par les Faits avec Foucault, par la Loi aux termes de Derrida, on finit par perdre la mesure dans les choses, l’autorité des faits vacille et l’esprit des lois devient impensable. En pourchassant avec les gauchistes sa configuration patriarcale, nationale et industrielle, ils ont prêté leurs amples pensées à l’ennemi capitaliste qui, disais-je, passait avec eux au stade puéril, mondial et consumériste. A travers leurs cas particuliers le magistère de 68 est en cause, avec son « héritage impossible7 ».

Les French theorists déconstruisent, critiquent ou subvertissent les catégories de la tradition philosophique occidentale. Mais le poids des choses contrarie sans cesse leur prétention avant-gardiste de dépasser par la pensée ce qui, dans cette tradition, abrite les conditions d’un monde habitable. Même quand ils l’abordent plus humblement, la logique même de leur pensée leur fait maltraiter l’histoire. « Post-modernes », ils ne cherchent dans leur époque, et donc n’y trouvent, que des dates de péremption, frissonnant de plaisir à chaque acte de décès qu’ils croient pouvoir prononcer. En réalité, complaisamment postés partout où le « vieux monde » est déjà mort, ils ne conjurent que des menaces révolues en s'aveuglant avec métier sur les dangers présents.

Qu’on me comprenne bien : je ne pointe pas ici le retard sur le Temps des intellectuels en question. Non, je suis tout au contraire frappé par leur collusion avec le capitalisme dont ils semblent instruire la critique. S’ils étaient « inactuels » ou « intempestifs », ils joueraient du marteau nietzschéen. S’ils surmontaient leur époque, ils suivraient le totem des philosophes selon Hegel, « chouettes de Minerve prenant leur envol au crépuscule ». Bref, s’ils pensaient leur époque en s’écartant d’elle, pour la subvertir, la surmonter ou la dépasser, ils rempliraient le rôle moderne auquel ils prétendent. Mais, épousant la trajectoire du 68 des élites, ils sont passés d’une révolution libertaire parlant marxiste au « droit de l’hommisme » antiraciste millésimé « années 80 ». Via, donc, les universités américaines. Mais ils subissent aujourd'hui, le temps de leur splendeur passé, le retour d'une logique implacable : à force d’ignorer les permanences au fond des choses pour se précipiter à l’avant-garde de la critique de la domination, on est irrémédiablement condamné à épouser les formes que la domination prescrit à sa critique.

C'est au fond le vieux Jacques Duclos qui avait raison. Dans un opuscule paru dès l'été 19688, le dirigeant stalinien mettait en garde contre les descendants de Bakounine jetant des pierres au quartier latin. Ces gauchistes, avertissait-il, propagent un désastreux « amorphisme » révolutionnaire : leur haine des formes, des mœurs et des institutions, les condamne à définir la liberté comme une pure négation ou, ce qui revient au même, comme un pur plastique. « Détruire c’est créer » disait ainsi Bakounine, l’éternel adolescent.

Aux aurores de la modernité, Descartes avait pressenti les audaces terribles qui s’ouvraient devant la volonté infinie, illimitée et prométhéenne à laquelle la science nouvelle faisait découvrir sa puissance. Puissance qui pourrait s’exercer non seulement contre une tradition intellectuelle imparfaite mais aussi, et c’était la crainte de Descartes, contre tous les ordres moraux et politiques. Ainsi ne cesse-t-il dans le Discours de la méthode de mettre en garde contre une extension « démocratique » du doute radical qu’il pratique dans le domaine de la connaissance pure. De la grandeur inquiète de ces commencements, nous sommes passés au gauchisme de consommation « post-soixante-huitard ». S’il recule dans le passé, il continue d’irradier notre présent comme une strate géologique recouverte mais encore active.
Depuis quarante ans, la liberté moderne échoue ainsi sur une plage artificielle qui, après 68, a recouvert les durs, les vertueux pavés « gaullo-communistes ».

Un haïssable petit « moi » s'y agite, formant des pâtés capricieux, qui exige, revenu à la maison, de consommer sans ranger sa chambre. Bientôt père en rollers chantonnant Vincent Delerm, il n’hésite pas à porter des dreads-locks qui, bien acceptées dans son « job », aggravent son cas devant l’Éternel juge de tous les styles. Il prend avec l’âge l'aspect d’un vieux poupon arrogant et vagissant, réclamant l'air méchant de jouir encore et encore, et qui, gênant, tout le monde, ressemble trait pour trait à Dany Cohn-Bendit... Mais Cohn-Bendit va mourir bientôt, son monde est en phase terminale, et la déconstruction restera dans l'histoire de la pensée européenne comme le symptôme d'une dépression passagère. Le réalisme politique, la décence éthique et la consistance philosophique ont commencé leur insurrection. Mais c'est une autre histoire. Elle s'ouvre devant nous.