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dimanche 8 mars 2026

Le programme Prêt-Bail : comment l'Amérique a pillé l'Empire britannique pendant la Seconde Guerre mondiale

  Durant les années 1930, les Usa avaient des plans militaires contre la Grande-Bretagne et pas contre l'Allemagne (que ses banques et corporations contrôlaient déjà)...

31 décembre 2006 : La Grande-Bretagne a effectué son dernier versement aux États-Unis pour la Seconde Guerre mondiale : 83,25 millions de dollars. Soixante et un ans après la victoire. Trois générations de contribuables britanniques ont payé l’Amérique pour le privilège d’avoir survécu à Hitler. Mais cette dette n’était pas due à la victoire. C’était le prix que l’Amérique exigeait pour le droit de rester dans le conflit. Entre 1940 et 1945, les États-Unis ont procédé au plus important transfert pacifique de richesse de l’histoire. La Grande-Bretagne est entrée en guerre comme première nation créancière au monde, contrôlant 25 % de la surface terrestre. Elle en est sortie ruinée, dépouillée de son or, ses investissements liquidés, ses bases louées pour 99 ans et avec une dette de 31 milliards de dollars (486 milliards de dollars actuels). Ce n’était pas de la charité. C’était un pillage d’actifs déguisé en aide. CHRONOLOGIE DE L'EXTRACTION : Septembre 1939 : Début de la guerre, la Grande-Bretagne est la nation la plus riche du monde → Empire britannique : 35,5 millions de km² (24 % des terres émergées) → Investissements à l'étranger : 22 milliards de dollars (450 milliards de dollars actuels) → Réserves d'or : 6 milliards de dollars (plus que toute autre nation, à l'exception des États-Unis) → Londres = capitale financière du monde → Livre sterling = monnaie de réserve mondiale Décembre 1940 (7 mois plus tard) : La Grande-Bretagne est en faillite → Churchill écrit à Roosevelt : « Nous sommes ruinés » → Tout l'or a été dépensé, tous les dollars ont été dépensés → Les lois américaines sur la neutralité imposent le paiement comptant et anticipé des armes Opération Fish (juin 1940) : → La Grande-Bretagne charge l'intégralité de ses réserves d'or sur des cuirassés → Expédition de 7 milliards de dollars en lingots d'or à travers l'Atlantique infesté de sous-marins pour régler les factures américaines → Plus important mouvement de Patrimoine physique à travers l'histoire → Novembre 1940 : L'or a complètement disparu L'escroquerie du prêt-bail (mars 1941) : Henry Morgenthau Jr. (secrétaire au Trésor) exige une liquidation totale AVANT toute aide : VENTE FORCÉE N° 1 : American Viscose Corporation → Plus grand fabricant de rayonne aux États-Unis → Propriété de la société britannique Courtaulds → Valeur supérieure à 100 millions de dollars, générant 10 millions de dollars de dividendes par an → 15 mars 1941 : Le gouvernement britannique la saisit en vertu des pouvoirs d'urgence → Vendue pour 54,4 millions de dollars (la moitié de sa valeur réelle) lors d'une vente à prix bradés → Le produit de la vente est directement versé au Trésor américain Total des liquidations forcées à la mi-1941 : → 1,1 milliard de dollars de titres/actions américains saisis à des citoyens britanniques → Un siècle de portefeuilles d'investissement liquidés → Équivalent à 22 milliards de dollars Aujourd'hui ACCORD DESTROYERS CONTRE DES BASES (septembre 1940) : La Grande-Bretagne a accordé aux États-Unis des baux de 99 ans sur des bases situées à : → Terre-Neuve, Bermudes, Bahamas, Jamaïque, Sainte-Lucie, Trinité-et-Tobago, Antigua-et-Barbuda, Guyane britannique En échange de : 50 destroyers obsolètes de la Première Guerre mondiale (rouiller dans des hangars) La Grande-Bretagne a troqué le contrôle stratégique de tout l'hémisphère occidental contre 50 navires dont la marine américaine ne voulait pas. ARTICLE VII - L'ARRÊT DE MORT DE L'EMPIRE : Dissimulé dans l'accord de prêt-bail : La Grande-Bretagne doit éliminer le « traitement discriminatoire dans le commerce international » après la guerre. Traduction : Démanteler la préférence impériale (système tarifaire protégeant les produits britanniques sur les marchés de l'Empire). Cela a détruit le rempart économique qui maintenait l'Empire. Les négociateurs britanniques savaient que c'était l'arrêt de mort de l'Empire. Mais les bombardiers allemands survolaient la zone. La Grande-Bretagne a signé. TOTAL DU PRÊT-BAIL (1941-1945) : → 31 milliards de dollars d'aide à la Grande-Bretagne → Il ne s'agissait PAS d'un don, mais d'un BAIL (le nom est révélateur) → L'aide a été interrompue 7 jours après la capitulation du Japon (21 août 1945) → Les navires de ravitaillement américains en plein Atlantique ont reçu l'ordre de faire demi-tour LE PRÊT DE 1946 - LA DOMMAGE FINAL : John Maynard Keynes a sollicité une subvention de 6 milliards de dollars (en compensation du sacrifice britannique). Les États-Unis ont proposé : un prêt de 3,75 milliards de dollars à un taux d'intérêt de 2 % Condition : convertibilité en livres sterling sous un an (tout détenteur de livres pouvait les échanger contre des dollars). 15 juillet 1947 : La Grande-Bretagne rend la livre sterling convertible (comme prévu) → Le monde se précipite pour vendre ses livres contre des dollars → La Grande-Bretagne perd un quart de son emprunt en 5 semaines → 20 août 1947 : Suspension de la conver... 

vendredi 6 mars 2026

Les perruques de l'apocalypse

 


 
LE RETOUR SOMBRE DES CROISADES


 Dans un commentaire publique à propos de la guerre israélo-étasunienne, le ministre de la défense des États Unis, Pete Hegseth a évoqué la construction du 3ème temple de Jérusalem, ce qui signifie : 

 Que le messianisme religieux sioniste a infiltré le pouvoir exécutif étasunien car cette reconstruction signifierait la destruction préalable de la mosquée Al Aqsa, qui est le 3ème lieu saint pour 2 milliards de musulmans.

Que les évangélistes étasuniens sont liés et subordonnés aux objectifs sionistes, en convergence dogmatique avec une subordination déjà effective des USA au lobby financier sioniste. 


 

https://consortiumnews.com/2026/03/03/us-commanders-invoke-biblical-end-times-in-iran/

 

BONUS:  

LES ANGES VONT ETRE LIBERES  

... 

 MAIS EN ATTENDANT BOMBARDONS LES ENFANTS

jeudi 5 mars 2026

El Ataque a Irán es el último paso antes del Gran Israel y la subyugación china

 FUENTE https://follow.it/mail?t=l43tk52sgu4ger2knnpxuz32pf5g2qseoe3fgstfiqwwq3rznrza

 

El 28 de febrero 2026 Estados Unidos e Israel atacan Irán. Lo que está detrás del ataque de Estados Unidos a Irán no es un cambio de régimen cualquiera, es la reconstrucción del Gran Israel, un plan paralizado por Irán durante muchos décadas, sino siglos, y la subyugación de China, en un mismo movimiento, mediante el desarme de Irán. 


Todos pierden: Europa, EEUU, Irán, China...¿Alguien gana? Wall Street ¿Por qué victoria de Wall Street? Porque afianza a Israel en su condición de estado necesario intermediario y gestor entre Este y Oeste en el centro de gravedad del mundo, y le permite avanzar en su proyecto del Gran Israel. Porque Wall Street y el Gran Israel son lo mismo.

¿Por qué Irán? 6 puntos de interés

Irán es una Potencia regional, ya que dispone de estados vasallos, pero su soberanía no deja de estar sometida a la sanción de las Grandes Potencias (EEUU, Rusia y China). En su órbita actualmente entran Líbano, Yemen y una gran panoplia de ejércitos guerrilleros, así como facciones en Líbano, Irak y Siria.
  
Tiene 2 puntos de interés geoestratégicos globales:
- Control del estrecho de Ormuz, y los flujos petroleros. 
- Productor petrolero de primer orden.

Tiene 4 puntos de interés geoestratégicos particulares para las potencias:

1 Eje China-Rusia: Nodo de la Ruta de la Seda china, entre el eje este-oeste Pekín-Suez con el eje Norte-Sur Teherán-Moscú. Es decir, es una gran vía de suministros Rusia-China.
Sin embargo, este puesto privilegiado no reporta los beneficios económicos previsibles a Irán, no evita las sanciones, ni permite la libre comercialización petrolera ni la modernización del país, no evita la infiltración y tráfico de drogas, no permite su modernización ni rearme en la cantidad suficiente como para disuadir un ataque sio-euro-estadounidense, no finaliza el conflicto baluco ni kurdo.

2 Rusia: Irán estabiliza militarmente su flanco sur, incluido Mar Negro y Cáucaso, impidiendo revueltas y alzamientos que deriven en golpes de estado e intervenciones militares.
Sin embargo, esta estabilización no evita la infiltración de EEUU en los propios gobiernos de Georgia, Kazajistán y Armenia, la infiltración estadounidense vía Afganistán, la infiltración turca vía Turkmenistán. No para el flujo de drogas proveniente de la misma región ni permite la expansión de sus productos no militares.

3 China: Irán controla y suministra petróleo, controla rutas de materias primas provenientes de África. 
Sin embargo, estas materias primas China también las obtiene sobre todo comerciando con la India y su ruta, el Collar de Perlas. La India no está sancionada por USA-UE-Sion, y posee una gran flota en el Índico, lo cual le permite superar a Irán como socio comercial. Y se han abierto nuevas vías con Moscú, tanto terrestres como las del Ártico, incluidos numerosos oleoductos.

4 Eje Estados Unidos-UE-Israel: obtienen petróleo barato de Irán por vías alternativas y frenan su desarrollo gracias a las sanciones, lo que además permite mantener el precio bajo.
Sin embargo, Irán envía el petróleo a los mercados asiáticos, permite el suministro a China y promueve su hegemonía industrial. Irán sigue armando estados vasallos (Yemen) y guerras delegadas (Siria, Líbano), evitando la eclosión del Gran Israel. EEUU ya no quieren una gestión autónoma del petróleo de Irán, ni el desarrollo económico del país. Para EEUU controlar Irán significa desarmarla, mande quien mande. La única garantía para Occidente es una Irán desarmada.

Este eje occidental propone la reorganización y asegurar los suministros, principalmente energéticos, por medio del control de los pozos petrolíferos, sus corredores comerciales, los hub de intercambio y el control de los puertos. Una que otorgue el control sobre materias primas que van hacia China, y sobre las  manufacturas provenientes de China. 

Si el proceso de producción de un bien se divide en suministro, producción y venta, las cañoneras EEUU controlarían el suministro y venta, importándoles poco cómo lo produzca China. De hecho, como vemos, así vertebrado, China y USA serían economías complementarias. Es decir, podrían llegar a un acuerdo de reparto de porcentajes, USA pondría los barcos (made in China) y China sería de nuevo un Protectorado, como en los tiempos de la guerra de los Boxer y el Siglo de la Humillación.

¿Qué es el Gran Israel?

El Gran Israel es el proyecto Geopolítico Anglo-euro-sionista para asegurar el dominio de Oriente Medio, sus rutas de mercancías, corredores, y asegurar el control del petróleo. 

La materialización fáctica del Gran Israel se formalizaría uniendo territorios, con Israel como núcleo. Absorbería totalmente a Jordania, que ya es un país vasallo, partes de la fragmentada Siria (sur). Y partes de países aun por fragmentar: Irak (la oeste), partes de Egipto (Suez, Sinaí y Negeb) y Arabia (norte). Se completaría la construcción del Canal/corredor Ben-Gurión, que uniría el Golfo Pérsico-Mar Mediterráneo vía Kuwait-Gaza. Para este proyecto, el único elemento discordante sería Irán, ya que el resto de países ya están alineados de uno u otro modo.

 ¿A quién más le interesa la creación del Gran Israel?

- Los kurdos de Irán, Irak y Siria sueñan con su independencia; como los Baluchis de Irán.
- Los turcos que sueñan su expansión al formar la Gran Turquía, un proyecto imperial. Que choca, pero no contradice en esencia, al Gran Israel. Potenciado convenientemente, las reclamaciones de este producto de nicromancia (resurrección del fenecido imperio Otomano) reclamaría numerosas regiones autónomos rusas. Porque el objetivo es desmembrar, balcanizar, a la Federación Rusa; como ya se desmembró a la URSS en 15 regiones autónomas en 1991. Este el Gran Juego del control de las potencias por el corazón de la tierra.
- Los emiratíes que ven en la ruptura de Arabia Saudita una forma de coger peso regional e influencia internacional. Todos creados y mantenidos en el poder por Gran Bretaña y la City. Las élites del Reino Unido se siguen riendo de los conflictos y problemas creados entre sus títeres.

Otros países no son ni siquiera pueblos per sé, son las uniones temporales de territorios con pueblos, y amalgamas creadas por el Imperio Británico durante su furia colonialista, gobernados actualmente por EEUU, y que obedecen órdenes sin rechistar:
- El propio Israel es un protectorado angloamericano venido a más, confeccionado con población europea indoctrinada de judaísmo revisionista; 
- Jordania, dictadura monárquica impuesta en 1921 por el Imperio Británico; 
- O Egipto, otra dictadura militar gobernada por el General Al-Sisi dede  2014, sostenida por el Reino Unido y EEUU. El día que estos decreten la cesión de territorios, su orden se cumplirá.

Realineamiento: ¿Qué prefiere EEUU, cambio de Política o Cambio de Régimen en Irán? Ni lo uno ni lo otro, Irán Desarmado

La pregunta del millón no es si se puede hacer un cambio que reoriente los flujos, sino ¿Cuál sería la garantía del cambio? ¿Cómo hacerlo permanente? Opciones: Realineamiento, sustitución o desarme. No hay más.

Con el régimen actual de 1979
EEUU ya mantiene bajo control a Irán de múltiples manera: económicamente mediante sanciones, políticamente mediante vetos, militarmente mediante aislamiento e intervención directa. EEUU es un actor principal en la vida política de este país, y está presente a diario desde que fue

 

mardi 3 mars 2026

Ya tenemos fecha oficial para la WWIII: sábado 28 de febrero 2026

 

La perturbación comercial y financiera será tan global que creo que podemos considerar el ataque del sábado 28 de febrero contra Irán como el verdadero detonante de la Tercera Guerra Mundial

Michael Hudson, economista estadounidense 

El viernes pasado, el mediador de las negociaciones nucleares entre Estados Unidos e Irán en Omán, el ministro de Asuntos Exteriores de ese país, Badr Albusaidi, desmintió la engañosa pretensión del presidente Trump de amenazar con una guerra contra Irán. ¿Por qué? Porque Irán se había negado a sus exigencias de renunciar a lo que él afirmaba era su propia bomba atómica. 

El ministro de Asuntos Exteriores omaní explicó en el programa Face the Nation de la CBS que el equipo iraní había acordado no acumular uranio enriquecido y ofreció una verificación completa y exhaustiva por parte del OIEA. Esta nueva concesión supuso un avance sin precedentes. Y creo que si podemos aprovecharlo y desarrollarlo, un acuerdo está a nuestro alcance para lograr que Irán nunca jamás tenga material nuclear que permita fabricar una bomba. Considero que es un gran logro.

Señalando que este avance «ha sido muy pasado por alto por los medios», enfatizó que al pedir «cero almacenamiento» se iba mucho más allá de lo que se había negociado durante la administración del presidente Obama, porque «si no se puede almacenar material enriquecido entonces no hay manera de poder crear una bomba».

El ayatolá Ali Jamenei –que ya había emitido una fatwa contra cualquier acción semejante y había repetido esta posición año tras año– llamó a los líderes chiítas y al jefe militar de Irán para discutir la ratificación del acuerdo de ceder el control de su uranio enriquecido con el fin de evitar la guerra.

Pero tal capitulación era precisamente lo que ni Estados Unidos ni Israel podían aceptar. Una resolución pacífica habría impedido el plan a largo plazo de Estados Unidos de consolidar y militarizar su control sobre el petróleo de Oriente Medio, su transporte y la inversión de sus ingresos por exportaciones petroleras, y de utilizar a Israel y a Al Qaeda/ISIS como ejércitos aliados para impedir que los países productores de petróleo independientes actúen en beneficio de sus propios intereses soberanos.

Al parecer, la inteligencia israelí alertó al ejército estadounidense para sugerir que la reunión en el complejo del Ayatolá ofrecía una gran oportunidad para decapitar a los principales responsables de la toma de decisiones. 

Esto siguió la recomendación del manual militar estadounidense de que matar a un líder político considerado antidemocrático liberará los sueños populares de un cambio de régimen. Esa era la esperanza del atentado con bomba en la residencia de campo del presidente Putin el mes pasado, y estaba en consonancia con el reciente intento de Estados Unidos, a través de Starlink, de movilizar la oposición popular a la revolución en Irán.

El ataque conjunto entre Estados Unidos e Israel deja claro que Irán no podría haber cedido nada que hubiera disuadido el prolongado afán estadounidense por controlar el petróleo de Oriente Medio, además de utilizar a Israel y a los ejércitos aliados del ISIS/Al Qaeda para impedir que las naciones soberanas de la región surjan y tomen el control de sus reservas petroleras. 

Ese control sigue siendo un arma esencial de la política exterior estadounidense. Es la clave de la capacidad de Estados Unidos para perjudicar a otras economías al negarles el acceso a la energía si no se adhieren a la política exterior estadounidense. Esta insistencia en bloquear el acceso mundial a fuentes de energía que no están bajo control estadounidense es la razón por la que Estados Unidos ha atacado a Venezuela, Siria, Irak, Libia y Rusia.

El ataque a los negociadores (la segunda vez que Estados Unidos comete este tipo de actos contra Irán) es una perfidia que pasará a la historia. Su objetivo era impedir que Irán avanzara hacia la paz, antes de que sus líderes pudieran refutar la falsa afirmación de Trump de que Irán se había negado a renunciar a su deseo de obtener su propia bomba atómica.

Sería interesante saber cuántos miembros del personal interno de Trump hicieron grandes apuestas a que los precios del petróleo se dispararán cuando los mercados abran el lunes por la mañana.

La semana pasada, los mercados subestimaron enormemente el riesgo de cerrar la Bahía Petrolera. Las compañías petroleras estadounidenses se beneficiarán enormemente. China y otros importadores de petróleo sufrirán. Los especuladores financieros estadounidenses también se beneficiarán, ya que su producción petrolera es nacional. Este hecho incluso podría haber influido en la decisión de Estados Unidos de poner fin al acceso mundial al petróleo de Oriente Medio durante lo que promete ser un largo período.

De hecho, la perturbación comercial y financiera será tan global que creo que podemos considerar el ataque del sábado 28 de febrero contra Irán como el verdadero detonante de la Tercera Guerra Mundial. Para la mayor parte del mundo, la inminente crisis financiera (por no hablar de la indignación moral) definirá la próxima década de reestructuración política y económica internacional.

Los países europeos, asiáticos y del Sur Global no podrán obtener petróleo, salvo a precios que hagan que muchas industrias sean poco rentables y que muchos presupuestos familiares sean inasequibles. El aumento de los precios del petróleo también imposibilitará a los países del Sur Global pagar sus deudas en dólares, que están disminuyendo debido a los tenedores de bonos occidentales, los bancos y el FMI.

Los países solo pueden evitar tener que imponer medidas de austeridad interna, depreciación monetaria e inflación reconociendo que el ataque estadounidense (apoyado por Gran Bretaña y Arabia Saudita, con la ambigua aquiescencia turca) puso fin al orden unipolar estadounidense y, con él, al sistema financiero internacional dolarizado. Si esto no se reconoce, la aquiescencia continuará hasta que se vuelva insostenible.

Si esta es la verdadera batalla inaugural de la Tercera Guerra Mundial, es en muchos sentidos la batalla final para decidir el verdadero significado de la Segunda Guerra Mundial. 

¿Se derrumbará el derecho internacional como resultado de la falta de voluntad de suficientes países para proteger las normas del derecho civilizado que sustentan los principios de soberanía nacional, libres de interferencia y coerción extranjeras, desde la Paz de Westfalia de 1648 hasta la Carta de las Naciones Unidas? 

Y respecto a las guerras que inevitablemente se librarán, ¿perdonarán a civiles y no beligerantes, o serán como el ataque de Ucrania contra su población ruso hablante en sus provincias orientales, el genocidio de Israel contra los palestinos étnicos, la limpieza religiosa wahabí de las poblaciones árabes no sunitas, o incluso las poblaciones iraní, cubana y otras bajo ataque patrocinado por Estados Unidos?

¿Pueden salvarse las Naciones Unidas sin liberarse a sí mismas y a sus países miembros del control estadounidense? Una prueba de fuego temprana para determinar el rumbo de las alianzas será qué países se suman a la iniciativa legal para declarar a Donald Trump y a su gabinete criminales de guerra. Se necesita algo más que la actual CPI, dados los ataques personales del gobierno estadounidense contra los jueces de la CPI que declararon culpable a Netanyahu.

Lo que se requiere es un juicio a escala de Núremberg contra la política militar occidental que ha buscado sumir al mundo entero en el caos político y económico si no se somete al orden unipolar estadounidense. Si otros países no crean una alternativa a la ofensiva estadounidense-europea-japonesa-wahabí, sufrirán lo que el secretario de Estado estadounidense Rubio denominó (en su reciente discurso en Múnich) un resurgimiento de la historia occidental de conquista a los principios básicos del derecho internacional y la equidad.

Una alternativa requiere reestructurar las Naciones Unidas para poner fin a la capacidad de Estados Unidos de bloquear resoluciones mayoritarias. Dado que el Secretario General de la ONU, António Guterres, ha declarado que la ONU podría estar en quiebra para agosto y tener que cerrar su sede en Nueva York, este es un momento propicio para trasladarla fuera de Estados Unidos. 

Estados Unidos ha prohibido la entrada a Francesca Albanese a raíz de su informe que describe el genocidio israelí en Gaza. No puede haber Estado de derecho mientras el control de la ONU y sus agencias siga en manos de Estados Unidos y de sus satélites europeos.

samedi 28 février 2026

Le Pentagone veut Terminator, Anthropic (IA Claude) résiste encore.

 


L'affaire a éclaté publiquement en février 2026: le Pentagone menace de rompre son contrat de 200 millions de dollars avec Anthropic si l'entreprise refuse de lever ses restrictions sur l'utilisation militaire de Claude. Au cœur du conflit, deux lignes rouges qu'Anthropic refuse de franchir: la surveillance de masse de la population américaine et le développement d'armes entièrement autonomes, c'est-à-dire capables de tuer sans intervention humaine.
L'été dernier, le Pentagone avait signé des contrats allant jusqu'à 200 millions de dollars avec les quatre grands laboratoires d'IA américains (Anthropic, OpenAI, Google et xAI) pour adapter leurs modèles aux usages militaires. Claude est allé plus loin que les autres : il a été le premier modèle d'IA à être déployé sur les réseaux classifiés du Département de la Défense, notamment via le partenariat avec Palantir, le controversé contractant militaire spécialisé dans le traitement de données de surveillance.
Cependant, les négociations sur les conditions d'utilisation "à venir" ont déraillé. Le Pentagone exige que Claude puisse être utilisé pour toutes fins légales, sans qu'Anthropic puisse imposer des restrictions supplémentaires. OpenAI, Google et xAI ont déjà accepté ce principe pour leurs systèmes non-classifiés. Anthropic est le seul à résister.
La position du Pentagone ouvre concrètement la porte à des usages que la science-fiction a longtemps anticipés. Les armes létales autonomes (drones armés, systèmes de défense ou d'attaque pouvant identifier et éliminer des cibles sans qu'un soldat appuie sur la gâchette) représentent le scénario "Terminator" par excellence. Si un modèle d'IA aussi puissant que Claude, capable de raisonner, d'analyser des données complexes et de planifier des actions, venait à être intégré dans de tels systèmes sans garde-fous éthiques, les conséquences pourraient être catastrophiques : erreurs d'identification de cibles civiles, escalade incontrôlée de conflits, ou décisions létales prises en millisecondes sans possibilité de révision humaine.
Claude a déjà été utilisé, via Palantir, dans l'opération militaire de capture de Nicolás Maduro au Venezuela — une opération au cours de laquelle des coups de feu ont été tirés. Anthropic aurait cherché à savoir si son IA avait été impliquée, ce que le Pentagone a interprété comme une ingérence inacceptable. Cet épisode illustre parfaitement le glissement progressif vers des usages militaires que l'entreprise elle-même ne maîtrise plus.
L'autre ligne rouge, la surveillance de masse, est tout aussi inquiétante. Le cadre juridique américain actuel sur la surveillance (les lois FISA, etc.) n'a pas été conçu pour l'ère de l'IA. Comme le soulignent certains observateurs, "la législation sur la surveillance de masse ne prend pas en compte l'IA". Ce vide réglementaire pourrait permettre des usages qui, dans les faits, constitueraient une surveillance totale, même s'ils sont techniquement "légaux". Le CEO d'Anthropic, Dario Amodei, est allé jusqu'à qualifier la surveillance de masse facilitée par l'IA de "crime contre l'humanité" dans un essai publié début 2026.
Face au refus d'Anthropic, la réaction du Pentagone est musclée. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth envisagerait de désigner Anthropic comme "risque pour la chaîne d'approvisionnement", une mesure normalement réservée aux adversaires étrangers comme la Chine. Cette désignation forcerait tous les contractants militaires, y compris Palantir, à couper tout lien avec Anthropic. Un haut responsable du Pentagone a déclaré : "Nous allons nous assurer qu'ils paient le prix de nous avoir forcé la main."
Ce conflit n'est pas qu'un désaccord commercial. Il pose une question fondamentale : qui contrôle les garde-fous éthiques de l'IA militaire ? Si les entreprises privées sont les derniers remparts contre des usages destructeurs, leur résistance peut être brisée par pression économique ou politique. Et si elles cèdent, comme OpenAI, Google et xAI l'ont déjà fait pour les systèmes non-classifiés, c'est la voie qui s'ouvre vers une IA militarisée sans véritable supervision humaine.
Le scénario Terminator n'est plus de la fiction : c'est une négociation contractuelle en cours à Washington, et le rapport de force entre l'État et la population va devenir tel que toute notion de démocratie ne pourra que disparaitre.

mercredi 4 février 2026

L' Allemagne est sous contrôle étatsunien depuis plus d'un siècle



 Chapitres :  

00:00:00 Prêts de la Première Guerre mondiale et plan Dawes 

 00:10:46 La Banque des règlements internationaux et la Seconde Guerre mondiale  

00:21:27 Le plan Marshall et l’OTAN 

 00:25:55 L’occupation d’après-guerre et la création du BND  

00:31:00 La réunification et l’élargissement de l’OTAN  

00:35:22 BlackRock, Merz et l’intégration moderne  

00:39:11 Complot stratégique ou nature capitaliste ?  

00:42:04 Conclusion

 


Una amistad condenada: La conquista de Europa por los Estados Unidos. Primera Etapa: De la Primera a la Segunda Guerra Mundial (Spanish Edition)    Paperback – November 12, 2024


El ascenso del capitalismo estadounidense se presentó al mundo bajo la bandera de la libertad, la democracia y la prosperidad. No obstante, las prácticas del América first, que incluían genocidios, explotación laboral y saqueo bélico de bienes ajenos, no desaparecieron, sino que fueron modernizadas. La Primera Guerra Mundial se convirtió en el primer gran negocio global, en torno al cual los aliados fueron sometidos. Después de la guerra, las corporaciones estadounidenses invirtieron en Europa Occidental. Mussolini fue inundado de créditos. Empresas estadounidenses suministraron armamento a Franco y equiparon a la Wehrmacht alemana para una guerra contra Rusia. El nuevo banco central liderado por EE. UU. en Suiza blanqueó oro saqueado por los nazis. Se ignoró la persecución de los judíos. Con el lanzamiento de dos bombas atómicas sobre la población civil, comenzaron nuevas guerras contra nuevos enemigos, en sistemática violación del derecho internacional. Werner Rügemer (1941), Dr. en Filosofía, publicista e intervencionista político.Desde los años 1980, ha publicado sobre la decadencia político-moral de la sociedad estadounidense, el extremo contraste entre ricos y pobres, la interconexión entre el ejército, los servicios de inteligencia y la alta tecnología, así como la destrucción ambiental y los daños a la salud de los trabajadores migrantes en los sectores de salarios más bajos.

 

jeudi 29 janvier 2026

Jeffrey Sachs: Si EEUU ataca Irán sería la guerra más explosiva del mundo, con muchos países con armas nucleares

FUENTE https://observatoriocrisis.com/2026/01/29/jeffrey-sachs-si-eeuu-ataca-iran-seria-la-guerra-mas-explosiva-del-mundo-con-muchos-paises-con-armas-nucleares/ 

Entrevista al profesor y economista Jeffrey Sachas realizada por el politólogo noruego Glenn Diesen

Glenn Diesen 

Nos acompaña hoy el profesor Jeffrey Sachs para hablar sobre las amenazas de Trump contra Irán. Estamos viendo un enorme acumulación de fuerza militar por parte de Estados Unidos en la región. 

También hay aviones de transporte británicos, alemanes, españoles e italianos dirigiéndose hacia Oriente Medio…parece ser que un ataque es inevitable. Los israelíes lo quieren, Washington lo quiere. 

Trump se refiere a un cambio de régimen en las redes sociales. Escribe: «Una armada masiva se dirige a Irán. Se mueve rápidamente con gran poder, entusiasmo y determinación». Luego continúa: El tiempo se acaba. ¿Qué opina de estas amenazas? 

Profesor Jeffrey Sachs

Creo que está claro, bueno, para Israel, este es un esfuerzo de 30 años para derrocar al gobierno iraní. Estados Unidos básicamente hace lo que Israel dice. En los hechos Israel ha estado arrastrando a Estados Unidos a una guerra con Irán. Lo hizo el verano pasado. El objetivo era provocar un cambio de régimen, lograr un derrocamiento. Eso no funcionó. 

Estados Unidos ha estado usando instrumentos económicos. Lo que el secretario del Tesoro, Scott Bessent llamó política económica son medidas deliberadas de Estados Unidos para destruir la economía iraní. 

La idea, de nuevo, es un cambio de régimen. Eso no ha funcionado. Y ahora tenemos un grupo de ataque de portaaviones en camino a Irán. Así que un ataque es inminente. Creo que el objetivo aquí nunca ha sido la negociación. Siempre que ha habido negociación, Israel ha protestado exigiendo que no negocien. 

Hace una década se alcanzó un acuerdo nuclear con Irán. El Plan de Acción Integral Conjunto (PAIC) fue ratificado por la resolución 2231 del Consejo de Seguridad de la ONU el 20 de julio de 2015. Luego, Trump lo desmanteló durante su primer mandato. Así que Israel nunca ha deseado llegar a un acuerdo negociado. 

Y desde entonces… Estados Unidos hace lo que Israel le dice que haga, nunca ha habido una disposición para tener negociaciones reales con Irán. Y Trump lo demostró de nuevo el verano pasado cuando Israel, con el apoyo de Estados Unidos, bombardeó Irán, fue el 12 y 13 de junio de 2025, dos días antes de las negociaciones programadas entre Estados Unidos e Irán. 

Así que toda la idea de negociar con Irán es falsa. Siempre ha sido una operación de cambio de régimen que se está llevando a cabo mediante una guerra híbrida. Es decir , se utiliza la guerra cibernética, la agitación callejera, se intenta aplastar la economía bombardear para asesinar a los dirigentes máximos. Están  tratando de todas las maneras posibles de derrocar al gobierno de Irán .

Por seo Trump declara “Esto es como Venezuela. La flota está lista, dispuesta y es capaz de cumplir su misión con rapidez y violencia si es necesario”. 

Es pura violencia. La gente debería entender que, según la Carta de la ONU, en el artículo 2, sección 4, dice que todos los miembros se abstendrán, en sus relaciones internacionales, de recurrir a la amenaza o al uso de la fuerza contra la integridad territorial o la independencia política de cualquier Estado. 

Glenn Diesen 

Por supuesto, acabamos de ver esto con Venezuela: amenazas descaradas seguidas de una invasión, el secuestro del presidente y la primera dama, y la afirmación de que Estados Unidos es el que gobierna Venezuela. Esto incluye el robo del petróleo de los barcos petroleros y su envío a Estados Unidos, con Donald Trump declarando que el dinero le pertenece. 

Así que este tipo de descaro es parte de nuestra escena actual . Pero una guerra contra Irán es mucho más peligrosa para el mundo y todavía espera que algún país europeo diga basta. Que diga algo como …Quizás no deberíamos tener una guerra. Quizás deberíamos respetar la Carta de la ONU. 

Profesor Jeffrey Sachs 

La pregunta para Europa es: ¿solo se pronuncia cuando Estados Unidos está a punto de atacarla o tiene Europa ya no tiene ningún principio ? El canciller Mertz, quien dijo durante el primer ataque a Irán que Israel estaba haciendo el trabajo sucio, ahora ha dicho que los días de Irán están contados. Así que creo que los europeos se están sumando a esto por completo. 

Pero, Trump también dijo que ahora es el momento de que Irán llegue a un acuerdo; de lo contrario, les golpeará duramente. ¿A qué acuerdo se refiere? ¿ A un nuevo acuerdo nuclear? Esto parece muy deshonesto a estas alturas, ya que han sido muy abiertos al afirmar que el objetivo es un cambio de régimen. Así que lo que quieren es la destrucción de Irán . 

No tienen interés en un acuerdo negociado, porque los acuerdos negociados han existido durante más de doce años, y siempre Irán cumplió . Estados Unidos los destrozó , e Israel ha sido el principal defensor de la desmantelación de cualquier acuerdo negociado. Y como Trump trabaja para Israel, no hay ninguna intención de negociar. Su objetivo es derrocar al gobierno.

Entonces ¡Las declaraciones de Mertz son una vergüenza! Pero, la brutalidad de Europa no debería sorprenderme. El único intento de aferrarse a los principios, es cuando están en juego los propios intereses de Europa. De repente, no es correcto que Estados Unidos ataque a Dinamarca reclamando Groenlandia. Sería un abuso. Pero derrocar al gobierno de Irán está bien. 

Estoy seguro de que en los medios europeos se habla del colapso económico, la corrupción y la mala gestión del régimen iraní. Por qué no serían aptos para gobernar, como acaba de declarar el Canciller Mertz . 

La gente debería entender que esto es parte de un juego absolutamente vulgar. Es perfectamente comprensible si se le presta un poco de atención. Resulta que nuestro Secretario del Tesoro en Estados Unidos, Scott Bessent, lo expuso de forma muy clara y explícita en Davos, casi de forma caricaturesca. Y si me permite, Glenn, leeré sus palabras para que se entienda lo que ha estado sucediendo durante el último año. 

El entrevistador le pregunta: «¿Qué quiere decir sobre las sanciones?. ¿Qué planea con respecto a Irán y su impacto allí? Bessent respondió : 

«Bueno, si miran un discurso que di en el Club Económico de Nueva York en marzo pasado, dije que creía que la moneda iraní estaba al borde del colapso. Que si yo fuera ciudadano iraní, retiraría mi dinero. El presidente Trump ordenó al Tesoro y a nuestra Oficina de Control de Activos Extranjeros, que ejercieran la máxima presión sobre Irán , y funcionó porque en diciembre su economía colapsó. El banco central comenzó a imprimir dinero. Hay escasez de dólares… Y por eso la gente salió a las calles. Así que esto es arte de gobernar económicamente. No hubo disparos y las cosas se están moviendo de manera muy positiva para nosotros” . 

Es una declaración escandalosa . Tan escandalosa que el New York Times no se atrevió a informarla. El Washington Post no se atrevió a informarla. Porque lo que Bessent explica es que Estados Unidos ha utilizado sus recursos financieros para derrocar al gobierno, sacar a la gente a las calles y provocar disturbios masivos.

Así que la vulgaridad del asunto es tan impactante que los grandes medios de comunicación ni siquiera la mencionaron . Pero lo que hacen es publicar historias a diario sobre la mala gestión, corrupción, colapso económico y sufrimiento de la gente, sin mencionar que nuestro Secretario del Tesoro explicó que este es el juego estadounidense. 

El gobierno iraní ha explicado que no pueden cobrar por su petróleo debido a las acciones de Estados Unidos. Los pagos no llegan. Todos los bancos están bajo sanciones. Todos están amenazados. Todos los bancos del mundo se niegan a procesar ninguna transacción. Esta es otra manifestación de la instrumentalización del dólar por parte de Estados Unidos. Y el objetivo es crear caos, provocar quiebras bancarias, un colapso monetario, para que la gente salga a las calles. 

Como dice Bessent, por eso la gente salió a las calles. Incluso presenta la cadena de causalidad y la bendice: “La situación se está desarrollando de forma muy positiva para Estados Unidos” . 

Si este es el mundo en el que la gente cree que estaremos seguros, lamento decir que descubrirán que esta es la ruta definitiva hacia la aniquilación y el desastre. Esto es puro gangsterismo, contrario a todo principio. Y me cuesta muchísimo entender por qué Mertz o los europeos participan en este gangsterismo. Hay que recordar que  participaron en la negociación del Plan de Acción Integral Conjunto (PAIC) y vieron cómo Estados Unidos lo desbarató. Así que saben la verdad, pero no la dicen. 

Todo el mundo puede ver a Bessent sentado diciendo cómo estamos desestabilizando a Irán, como le estamos causando problemas económicos. Como esto sacará a la gente a la calle. 

Al respecto Mike Pompeo declaró hace poco y sin rubor: «Bueno, en la calle están los rebeldes, pero además tenemos a los agentes del Mossad». 

Si uno escucha las noticias israelíes, en la radio explican que cómo Israel  está introduciendo armas para alimentar. Así que para este gente, si de verdad te importaran los iraníes, deberías abogar por bombardearlos. 

Es decir, esto es muy perverso, pero así es con todas las guerras que provoca Estados Unidos . Si le importa los sirios, pedirás el derrocamiento Assad. Si te importan los ucranianos, mantendrías la guerra eternamente. Es que es tan vil y cruel.

Pero lo interesante es que si te importan los iraníes, entonces deberías prestar atención a lo que dijo Bessent, por cierto, tenía una pequeña sonrisa en su rostro cuando hablo con la televisión . No pudo evitar sonreír con sorna al terminar su última frase. Fue solo un toque de vulgaridad. 

La gente debería saber quién es Bessent. Es nuestro Secretario del Tesoro. Se podría pensar que sabe algo de macroeconomía, de política fiscal o que es un experto en política tributaria. No, sabe nada en esos campos. Es un operador de fondos de cobertura, famoso por trabajar con George Soros que destruyó la libra esterlina hace más de dos décadas. Esas son sus credenciales: un hombre que puede destruir divisas . 

Glenn Diesen

El Secretario del Tesoro de EEUU es un sicario económico, esto es cierto… pero, permíteme preguntarte sobre la posibilidad que esta guerra se extienda, porque parece que tanto el objetivo estadounidense como los iraníes piensan que será muy diferente de la guerra anterior, que puede ser una guerra de todo o nada. Porque Irán ya ha dicho que tomará represalias contra cualquiera que participe, pero luego Arabia Saudita dijo que no usarán su espacio aéreo, así que se lo toman en serio. Entonces,¿Qué tan probable cree que el conflicto se expanda a toda la región?

Profesor Jeffrey Sachs 

No soy un experto militar, pero por lo que entiendo Irán puede penetrar las defensas aéreas israelíes. Han demostrado que tienen misiles hipersónicos que pueden hacerlo. No los apuntaron a objetivos altamente sensibles la primera vez . Ahora los apuntarán a esto objetivos. Así que creo que esta guerra será muy diferente. Irán está preparados para eso. 

Otra cosa que aprendimos es que los ataques a las instalaciones nucleares no detuvieron éxito , ni siquiera obstaculizaron, el camino de Irán hacia las armas nucleares si lo desean . La cantidad de enriquecimiento que tendrían para llevar su uranio enriquecido a niveles suficientes para la bomba atómica no es mucho. 

Y si esto se convirtiera en una lucha existencial, Irán podría, sin lugar a dudas, intentar obtener armas nucleares. Han dicho, con credibilidad, que no quieren hacer una bomba atómica . Quieren que el OIEA esté aquí para supervisar. Pero eso es lo que Estados Unidos destruyó hace una década cuando Trump asumió su primer mandato. Así que el siguiente punto es que el propio Irán, y especialmente la Guardia Revolucionaria, podría decidir que Iran debería apresurarse en obtener armas nucleares. 

Ahora, si la situación se volviera desesperada para Irán, supongo que otros países lo apoyarían. Irán es un país grande. Y todo esto podría ser el preludio de una guerra mucho más extensa. Esto no es Venezuela, Irán no es el patio trasero de Estados Unidos. 

Sería una guerra en la región más explosiva del mundo, con muchos países con armas nucleares. Así que creo que sería completamente imprudente y devastador a nivel mundial, por lo que debería prevenirse ahora antes de que tengamos que especular sobre su fin. 

Repito, me consterna la opinión alemana al respecto. No me sorprende, pero me consterna. Si no tenemos países en el mundo dispuestos a decir que no se pueden lanzar guerras como esta en estas regiones explosivas, contrariando por completo todos los principios del sistema de la ONU, la probabilidad de un desastre total es muy alta. 

Creo que el Consejo de Seguridad de la ONU debería reunirse de inmediato y a asumir su responsabilidad. Debería detener esta escalada y decirle claramente al presidente de Estados Unidos que no puede amenazar de esa manera, y mucho menos atacar. 

La amenaza en sí misma es una grave violación de la Carta de la ONU.  Sin embargo, temo que ya no se puede detener la dinámica actual … y la única forma de evitarlo es un acuerdo que, en esencia, es inexistente. Es difícil ver qué más pueden hacer. 

Sí. Trump, a veces, se echa atrás. Lo hace si se enfrenta a un verdadero muro de oposición. Aún no se ha enfrentado a ese muro. Pero yo no dejaría de intentar crear ese muro de oposición… incluso después que  Trump, llegue imprudentemente apretar el gatillo.

 Aún no ha sucedido. Y, Dios nos ayude. Debe haber alguien en Europa con cerebro… alguien en el poder con un mínimo de responsabilidad por la humanidad. Y hay muchos países en todo el mundo que no quieren que esto suceda. 

Y curiosamente, creo que los saudíes no quieren una guerra , que Qatar no quiere una guerra, que los Emiratos no quieren una guerra. Que Turquía no quiere una guerra. ¿De verdad quieren estar en otra guerra regional creada por Israel que podría escalar hasta un desastre total ? No creo que nadie quiera eso, salvo Israel y su estado vasallo, Estados Unidos 

mercredi 21 janvier 2026

Bases militaires dans l’Arctique : le Groenland, nouveau pivot stratégique

 *Ce n'est pas tant la Chine ou la Russie que les USA veulent contrer au Groenland mais l'Europe qui aurait pu y installer ses data centers.
Les USA veulent également accaparer l'île pour l'IA. Les européens paieront et se soumettront.
Là aussi l'Europe sera pressée comme un citron. 

 

 SOURCE: https://www.institut-ega.org/l/bases-militaires-dans-l-arctique-le-groenland-nouveau-pivot-strategique/

 

Carte réalisée par Nato Tardieu, directeur du département de cartographie de l'Institut d'études de géopolitique appliquée (Iega). 

Cette carte des bases militaires dans l'Arctique illustre la requalification rapide d'un espace longtemps considéré comme marginal en un théâtre central des rivalités de puissance. La montée en visibilité stratégique de l'Arctique s'opère à la convergence de plusieurs dynamiques; notamment le recul structurel de la banquise, m’émergence de nouvelles routes maritimes et la réévaluation des priorités militaires et sécuritaires des grandes puissances.

Dans ce cadre, le Groenland occupe une position singulière. Situé à l'interface de l'Amérique du Nord, de l'Europe et de l'espace arctique, il constitue à la fois un avant-poste de défense pour les États-Unis, un nœud essentiel des dispositifs de surveillance et d'alerte balistique, et un territoire recelant d'importants gisements de minéraux critiques. Cette centralité s'inscrit dans un contexte de dépendance structurelle des États-Unis à l'égard des chaînes d'approvisionnement contrôlées par la Chine, laquelle concentre une part déterminante de la production et du raffinage des minerais stratégiques indispensables aux industries de défense et aux technologies avancées.

Dès lors, le Groenland apparaît pour Washington comme un levier stratégique face à la capacité de Pékin à instrumentaliser sa position dominante. Si les contraintes techniques, environnementales et économiques liées à l'exploitation minière sur l'île demeurent considérables, elles ne constituent pas un frein décisif à une logique de sécurisation à long terme. D'autant que les États-Unis disposent déjà, en vertu des accords de défense existants, d'une latitude militaire et juridique significative sur le territoire. L'enjeu ne réside donc pas tant dans l'accès que dans la maîtrise durable des conditions politiques, économiques et stratégiques de cet espace.

Cette orientation s'inscrit dans une doctrine plus large, caractéristique du trumpisme, qui assume une logique de recolonisation stratégique. Celle-ci repose sur la sécurisation directe des ressources, des infrastructures critiques et des axes de circulation jugés vitaux. Le contrôle de l'énergie, la domination technologique, la supériorité militaire et la maîtrise des espaces clés structurent une vision des relations internationales où les normes cèdent le pas à la force, et où les alliances sont subordonnées à des rapports de puissance de plus en plus asymétriques.

Contrairement à certaines rhétoriques alarmistes, le Groenland ne constitue pas aujourd'hui un espace d'implantation militaire chinoise ou russe. La Russie concentre prioritairement ses efforts sur sa propre façade arctique, tandis que la Chine privilégie une présence commerciale et scientifique de moyen terme. Toutefois, ce relatif vide stratégique alimente précisément les logiques de préemption, dans une perspective où il s'agit d'investir, de sécuriser et de verrouiller l'espace avant qu'il ne devienne l'objet de concurrences plus directes.

Le cas groenlandais rappelle ainsi une constante historique des relations internationales : les réorganisations territoriales ou fonctionnelles entre alliés ne relèvent jamais de la générosité, mais traduisent des déséquilibres profonds de puissance. En période de recomposition systémique, les alliances ont un coût, fréquemment supporté par les périphéries. Le Groenland n'est pas une exception et est un révélateur des transformations en cours de l'ordre international.

 

lundi 19 janvier 2026

Globalisation et privatisation de la guerre, l’évolution de la stratégie de défense américaine

SOURCE: https://www.institutschiller.org/Globalisation-et-privatisation-de-la-guerre-l-evolution-de-la-strategie-de

par Christophe Lavernhe

Cet article rend compte, entre autres, du travail de Nel Bonilla, doctorante, sur le thème de « l’Ouest et le reste » (West and the rest) [1]. Nel Bonilla est partie d’une lecture attentive de la littérature publiée par les organismes de pouvoir liés de près ou de loin à l’Alliance atlantique et à son moteur anglo-américain [2].
Ci-dessous, une courte vidéo mentionnée par Nel Bonilla dans son article. Elle a été réalisée par le Commandement allié transformation de l’OTAN sous les auspices de la division dite Clairvoyance stratégique dirigée par Florence Gaub.


De par sa nature intrinsèquement destructrice (par le pillage et la spéculation financière), le système politico-économique occidental n’est plus capable de surmonter les crises qu’il génère. Refusant à prendre les mesures de fond qui nous permettraient d’en sortir par le haut, nos « élites » paniquent. Dans le paradigme de compétition dont elles n’arrivent pas à s’extraire (je ne peux gagner que si tu perds), les fenêtres d’opportunité qui s’offrent encore à elles pour tenter de combler l’écart avec les pays des BRICS+++ sont en train de se refermer et l’avance de ces derniers devient irratrapable.

A cet égard, les Etats-Unis et l’Europe voient la Chine, en pleine effervescence créative, comme le défi ultime. Pour se prémunir d’une telle concurrence,

« les élites occidentales (…) ont choisi de militariser la concurrence elle-même, traitant le développement économique, les avancées technologiques et la coopération diplomatique des puissance non occidentales comme des problèmes militaires requérant des solutions militaires »

.

Sûr du soutien de l’Etat profond américain dont sa société est une pièce maitresse, Peter Thiel, patron avec Alex Karp de la firme Palentir (spécialiste du logiciel d’analyse de données à grande échelle) affirme ainsi que « la concurrence c’est fait pour les losers (les perdants) » [3]. Les patrons de la Tech américaine travaillent le gouvernement fédéral pour qu’ils les aident à imposer, par la force s’il le faut, un monopole mondial dans leur spécialité.

Cela dit, avec ou sans Palentir, la plupart des conflits actuellement en cours de par le monde sont le résultat d’une volonté de domination occidentale qui n’arrive plus à s’affirmer. L’Alliance atlantique, dominée par des pays va-t-en-guerre, désire pareillement passer en force sans en être capable. Les « losers » ne sont donc pas ceux qu’on croit. Et le fait qu’ils s’accrochent les rend terriblement dangereux.

On le constate à travers la volonté irréaliste et suicidaire de la part des Européens de doubler la mise face aux forces russes mais aussi celle des néo-conservateurs américains d’étendre l’Otan en Asie. Les deux nous mènent - à plus ou moins brève échéance - vers une guerre de haute intensité à partir de l’un de ces théâtres. C’est du moins ce que nous promettent les autorités civiles et militaires de notre pays, mais aussi celles du Royaume Uni, de l’Allemagne et de l’Otan pour ne citer qu’elles. La conflictualité « se déploie désormais dans tous les domaines et en amont du conflit ouvert » constatait déjà en 2017 la Revue Stratégique de défense et de sécurité nationale [4]. Une conflictualité à même de contrecarrer la pacification des relations internationales voulue par la majorité du Sud Planétaire.

Dans ce contexte et faute de pouvoir produire suffisamment d’armes, de munitions, de soutiens logistique pour neutraliser l’adversaire en cas de conflit de haute intensité, les Etats-Unis ont concocté une nouvelle doctrine qui consiste d’abord à se donner du temps.

Gagner du temps

A une domination qui ne peut plus se justifier par la prospérité, l’innovation ou le consentement, les capitales de l’Alliance atlantique opposent une coercition diffuse, jusqu’à avoir rattrapé leur retard (c’est du moins le but affiché).

Pour cela, il faut changer les caractéristiques de la guerre pensent-elles. « D’épisodique et régionale » la guerre doit devenir « trans-régionale et globale ». On y abandonne le principe « d’interventions ponctuelles et limitées » en faveur « d’un engagement simultané dans tous les domaines » [5] :

« Le système westphalien de conflits délimités entre états nations souverains fait place à un engagement permanent et partout (…) Les théâtres de guerre séparés deviennent, dans ce système « post-westphalien », les nœuds interconnectés d’un réseau de chantage planétaire ».

Parce qu’elles offrent la possibilité de maintenir des foyers de déstabilisation, les plaies héritées du passé sont maintenues ouvertes ou peuvent être réveillées n’importe quand au gré de déclarations hostiles, d’exercices militaires surprise ou d’incidents mis en scène. Concrètement on évite la résolution des conflits ainsi que l’illustre l’exemple tragique de ce qu’il se passe en Palestine ou en Ukraine. Mais aussi autour de Taiwan, au Vénézuela, dans de nombreux pays africains etc.

Outre que cela consolide le lobby militaro-industriel occidental, la multiplication d’accrochages de basse intensité est censée épuiser l’adversaire non-occidental. La mobilisation vers la guerre permet également d’occulter le déclin de nos économies civiles, tout en préparant les conflits de haute intensité.

Mais chaque jour qui passe met ce scénario à mal. Ne serait-ce que parce qu’il active de multiples solidarités entre pays partageant le sentiment d’être menacés par cette doctrine de guerre tous azimuts.

Guerre tous azimuts

Selon la National Defense Strategy de 2018, le problème pour les Etats-Unis est désormais principalement de répondre aux menaces de ce qu’elle appelle les « puissances révisionnistes » (sous entendu toutes celles qui rejettent la suprématie occidentales), principalement la Russie et la Chine (et aussi la Corée du Nord et l’Iran). C’est sur le plan de la protection aérienne que les Etats-Unis ont le plus perdu. Leurs routes d’approvisionnement traditionnelles sont devenues vulnérables, et les bases statiques (800 bases américaines autour du globe) peuvent devenir des pièges mortels face aux dangers venus du ciel.

Les « trous » existants dans le « dôme de fer » israélien, constatés lors du dernier conflit avec l’Iran en juin 2025 en sont un exemple. Rappelons que le dôme de fer a été développé conjointement par Israël et l’armée américaine, pour défendre le territoire israélien, mais aussi comme terrain d’expérimentation mettant en oeuvre l’IA et les dernières technologies. Pour riposter, l’Iran a utilisé de puissants missiles balistiques qui sont venus saturer la défense du dôme de fer, provoquant des dégâts largement occultés par le narratif officiel israélien. Précisons que Téhéran disposerait d’un arsenal de 2 000 missiles balistiques.

Plus généralement, la vulnérabilité occidentale est liée à la « prolifération » des systèmes de défense anti-aérienne multi-couches, des tirs de précision dans la profondeur, des systèmes de guerre électronique et des moyens cyber offensifs et défensifs. Un nombre croissant de pays à qui les Etats-Unis ont affublé l’étiquette « adversaire » ou « ennemi » sont désormais en mesure de « contester » la liberté d’action dont les forces américaines ont pu bénéficier, remettant en cause l’aptitude à la manœuvre interarmées qui conditionne la domination américaine.

C’est dans cette atmosphère de contestation générale du primat américain que l’Army ne veut (ou plutôt ne peut) pas rester focalisée sur la conduite des « batailles ». Elle se prépare plutôt à mener toutes formes d’opérations dans le cadre d’une « compétition stratégique » de nature globale visant à mettre au pas le bloc révisionniste, où qu’il soit et quand il le faut. La persistance des foyers de tension soigneusement entretenus vise à dérouter l’adversaire, le faire douter dans un contexte d’éternels recommencements.

L’ambiguïté stratégique

Cette doctrine porte un nom : l’ambiguïté stratégique. Elle brouille les intentions de sorte que les adversaires doivent se préparer à tous les scénarios et défendre tous les fronts, tout le temps. L’effet de surprise lié à l’imprévisibilité peut aussi donner à des moyens limités un effet multiplicateur sur le terrain. La fait d’alléguer en flux continu de l’existence de menaces diverses contribue aussi à alimenter la psychose dans le public, ce qui le prépare à la guerre. En Europe, chaque jour qui passe égrène sont lot d’évènements allégués et montés en épingle, destinés à accroitre l’inquiétude : déraillement de train suspects en Pologne (sur les lignes ravitaillant l’Ukraine), incendies d’entrepôts logistiques au Royaume Uni et en Allemagne, coupure inexpliquées de câble sous-marins en Baltique, brouillages GPS affectant l’aviation civile etc.

Si l’ambiguïté stratégique relève plus du discours diplomatique ou de la communication d’informations vers le grand public (conditionnements, propagande), l’incertitude opérationnelle intervient avant et durant l’intervention armée.

Les Opérations multi-domaines (OMD)

Ce que les stratèges américains ont nommé Opérations Multi-Domaines (Multi Domain Operations, MDO) permet de prolonger l’incertitude sur le terrain, avant et durant l’intervention armée.

Le document rédigé en 2018 sur la stratégie nationale de défense le résume ainsi :

« Soyez (...) opérationnellement imprévisible... notre déploiement dynamique des forces, notre posture militaire et nos opérations doivent introduire un élément d’imprévisibilité pour les décideurs adverses... manœuvrez vos concurrents dans des positions défavorables, contrecarrez leurs efforts, éliminez leurs options tout en développant les vôtres ».

La Rand corporation affirme au même moment que « l’imprévisibilité opérationnelle, c’est rendre l’adversaire incertain sur la façon dont les Etats-Unis vont combattre ». La meilleure façon de faire précise la Rand est de mettre au point et d’expérimenter plusieurs méthodes d’action qui demanderont chacune une réplique adaptée, différente de toutes les autres, de la part de l’ennemi.

Des attaques multiples, menées en collaboration étroite entre les domaines terrestre, maritime, spatial, aérien, cybernétique et électromagnétique visent à coordonner les effets et provoquer des dilemmes chez l’adversaire. On y intègre aussi celui de l’information, l’espace extra-atmosphérique… et le cerveau humain qui, pour les stratèges de l’Otan, est devenu le nouveau domaine opérationnel. La Russie est par exemple accusée de mener une guerre permanente contre les esprits européens, pour briser la volonté de résistance.

Ces attaques impliquent aussi le recours à différents types d’acteurs, sortes de mercenaires (voire de groupes terroristes) il est question de forces « de substitution » ou auxiliaires locaux (aussi appelés proxys). Ces modalités d’opération entrent dans le cadre de stratégies dites « hybrides » ou de « zones grises ». Les limites traditionnelles de la notion de conflit s’estompent, instaurant une lutte d’influence dont les enjeux sont les « alliés et partenaires » (pays de l’Otan, de l’AUKUS [6]...) ainsi que « les Etats vulnérables de la ligne de partage » (Ukraine, Turquie, Inde...).

La France s’inscrit en plein dans ces « nouveaux modes de conflictualité », notre Président de la République reprend à son compte l’ambiguïté stratégique : « la frontière entre compétition et confrontation, qui nous permettait de distinguer le temps de paix du temps de crise ou de la guerre, est aujourd’hui profondément diluée (…) Elle laisse place à de multiples zones grises où, sous couvert d’asymétrie ou d’hybridité, se déploient des actions d’influence, de nuisance, voire d’intimidation, qui pourraient dégénérer » (extrait de son discours sur la stratégie de défense et de dissuasion le 7 février 2020).

Mais entre ce qui est visé et la réalité, l’écart est encore manifeste. Les OMD supposent acquises de nombreuses conditions qui ne sont que très rarement réunies. Les communications doivent notamment éviter les brouillages et rester fluides entre les différents domaines. En Ukraine par exemple, on peut observer que la guerre électronique menée par la Russie perturbe avec succès les réseaux ISR (Intelligence, surveillance, reconnaissance) locaux tout en brouillant le GPS, en dégradant les drones et en interférant avec les tirs guidés de précision.`

La guerre mosaïque

La guerre de demain telle qu’elle est pensée au Pentagone sera aussi faite par des unités de taille réduite (composant une mosaïque), assemblées en vue de combattre de manière fluide et décentralisée, sans structure préalablement définie. Les éléments individuels d’une mosaïque – des petits drones par exemple - sont vulnérables, mais ensemble, ils représentent un réel danger. Même si un adversaire parvient à neutraliser plusieurs pièces de la mosaïque, l’ensemble peut réagir instantanément selon les besoins pour obtenir l’effet global souhaité.

Dans le cadre des Opérations Multi-Domaines que l’on vient de décrire, les responsables de la DARPA américaine (Defense Advanced Research Projects Agency) mettent en avant ce concept de guerre mosaïque pour qualifier les nouvelles configurations rendues possibles par les progrès dans la communication entre machines :

« petits fragments en grand nombre, interopérables, faibles et fragiles pris isolément, les drones peuvent être agencés dans un contexte spécifique pour tuer. Un même drone peut être une fois un capteur, une autre fois une munition vagabonde, un leurre, ou un brouilleur. Chaque drone est autonome. Il a été doté de données communes à tous les autres drones et peut s’intégrer très rapidement à une configuration locale de force. Le commandement humain fournit les grandes lignes de l’intention ; les algorithmes assemblent des forces opérationnelles à partir de tout ce qui se trouve à proximité et en réseau. L’orchestration est instantanée et, idéalement, intraçable ».

Contrairement aux systèmes monolithiques et aux architectures rigides actuels, dont le développement prend des décennies au point où certains systèmes militaires deviennent obsolètes avant même d’être livrés, de tels systèmes sont moins coûteux et moins complexes fait valoir l’État Major. La guerre mosaïque utilise aussi l’interopérabilité entre machines et IA pour mettre en réseau des systèmes en partie habités (par l’homme) et en partie non habités :

« La guerre mosaïque nous est présentée comme l’archétype de la résilience : un force distribuée qui ne peut être décapitée, qui survit en se dispersant plus vite qu’elle ne peut être à son tour frappée. »

Il existe une hypothèse sous-jacente à cette guerre apparemment « joyeuse » que veulent mener les occidentaux au XXIeme siècle, c’est que nos adversaires, contrairement à nous, sont fragiles, centralisés et incapables de se recomposer de manière adaptative. Ici perce à nouveau « la vision civilisationnelle de supériorité qui sous-tend la vision stratégique globale du monde. ». Une vision qui amène de nombreux stratèges occidentaux à sous-estimer la capacité des nations apparemment moins avancées à surpasser leurs manœuvres.

Le réseau

A l’échelle globale, la guerre mosaïque repose sur un réseau unifié, véritable architecture planétaire. Sur le papier, il permet par exemple à « un capteur situé en Afrique de déclencher une frappe dans le Pacifique, tandis que l’analyse est effectuée en Allemagne et au Colorado. »

Sorte de meta-réseau, le cyberespace inclut l’informatique, Internet, les réseaux subsidiaires, les technologies numériques, en particulier lorsqu’il s’agit de contrôle, de communication ou de sécurité. Pas de drapeau, pas de bases dans le cyberespace. Ce qui demeure c’est le maillage de l’espace, avec la possibilité d’y fonctionner d’une façon décentralisée. Au sein de ce réseau qui stipule avant tout l’interopérabilité, la puissance coercitive circule.

Mais attention, celui qui accepte d’en être membre accepte la loi en vigueur. Cela se fait à travers l’alignement sur les normes qui régissent le fonctionnement des infrastructures, de la logistique, des finances et de la communication. Au plan militaire plus spécifiquement :

« Grâce à l’infrastructure numérique, les alliés intégreront leurs forces armées dans un système technologique dirigé par les États-Unis dont ils ne pourront se dissocier sans renoncer à leur propre capacité opérationnelle »

.

Cet embrigadement fait écho au chantage exercé auprès des acteurs économiques qui acceptent de commercer en dollars. Ils doivent se soumettre aux conditions américaines (extraterritorialité du droit, taxes, sanctions et interdits divers). Voilà une bonne dizaine d’années que les territoires du Sud planétaire ont entamé la longue marche pour se désengager du système dollar. Ils ont aussi très bien compris – Chine en tête – à quel point la mise en place d’une infrastructure réseau indépendante de l’Occident collectif est un élément vital.

Globalisation et privatisation de la guerre

Voilà un exemple de ce que cela donne sur le terrain, à Gaza en l’occurence. Les entreprises technologiques américaines (Palantir à nouveau, et Dataminr) sont intégrées au centre de coordination civilo militaire (CMCC) partenariat public/privé élaboré par les Américains :

« Elles contribuent au modèle sécuritaire baptisé « alternative safe communities », qui propose de regrouper des civils palestiniens dans des zones clôturées, surveillées et connectées aux systèmes prédictifs des firmes américaines. L’IA identifierait les « comportements à risque » en suivant téléphones, déplacements et traces numériques. Ces sociétés ne se contentent pas de fournir des outils. Elles co-écrivent, avec les Etats, l’architecture sécuritaire de l’après-guerre. Cette fusion entre l’appareil militaro diplomatique et l’industrie du big data pose une question fondamentale : que devient la liberté quand la puissance publique délègue à des société privées le pouvoir de surveiller, cibler et contrôler des populations entières ? » [7]

Plus généralement, à Gaza ou bien en Ukraine qui pilote réellement ? Ce ne sont pas les peuples, consultés ni sur l’état de belligérance (est-on en guerre ou non ?), ni sur l’emploi de nouvelles armes, ni sur l’apparition d’outils de contrôle redoutables, ou sur l’élargissement de l’Otan. Ce sont à peine les ministres, à la fois complices et dépassés par la complexité technique des dossiers.

L’obstacle sur lequel l’humanité bute à l’aube du deuxième quart du 21e siècle, c’est donc la prééminence de ces intérêts militaro-financiers privés qui se substituent au pouvoir souverain des peuples, reléguant les nations porteuses de l’intérêt général au rang d’annexes « juridico-policières ».

Dans ce type de contexte international, les enjeux diplomatiques, militaires, les règles d’attribution de marchés privés, la multiplication des acteurs (incluant les organismes internationaux, supranationaux et autres ONG..), rend le fonctionnement général difficilement déchiffrable pour la plupart des intervenants.

Ce n’est pas le cas pour les sociétés qui organisent les processus de délibération/décision. Elles imposent des pratiques managériales qui compartiment les problèmes et entretiennent l’opacité. A travers l’élaboration de structures qui permettent de concentrer le pouvoir de décision sans attirer l’attention, de fixer la rémunération des sous-traitants, d’attribuer les budgets de façon à rémunérer au mieux le secteur militaro-industriel, le tout dans une logique de maximisation du profit et de rétrocommissions à des fins politiques.

* * *

Plutôt que de rechercher des terrains d’entente et de négociation, les élites occidentales préfèrent donc « gérer » l’opposition orchestrée entre les deux blocs que nous venons de décrire. La guerre généralisée reste, à leurs yeux, le dernier recours. C’est leur façon de repousser l’écroulement inévitable du système financier occidental. Elles peuvent pour cela compter sur l’aide active des gouvernements qu’elles ont réussi à subvertir. Pour nous européens la subversion est emmenée par le trio Emmanuel Macron, Friedrich Merz, Keir Starmer. Sous peine d’écroulement, nous devons sortir de cette logique de bloc, très vite.


A lire aussi :


Notes

[2Les sources de la chercheuse sont les publications de think-tanks privés (tels la Rand Corporation, le CSIS, la Heritage Foundation), les médias qui en sont les relais (Wall Street Journal, Financial Times) et enfin les publications des organismes officiels au coeur de la bureaucratie permanente des Etats Unis et de l’Otan. Ces positions officielles reflètent souvent des politiques qui leur ont été soufflées par les lobbyistes, cabinets des conseil et autres agents d’influence extérieurs.

[3Si l’on prend l’exemple français, Palentir n’a effectivement aucun concurrent. Voilà dix ans que les autorités françaises ont choisi Palentir comme partenaire exclusif de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI), au coeur des services de renseignement français, pour exploiter nos données les plus sensibles. Et l’on a appris le 15 décembre 2025 que le contrat qui lie la France à cette société va être renouvelé pour les trois prochaines années…

[5Selon le Plan de réseau unifié de l’armée 2.0 pour Army Unified Network Plan 2.0, ou AUNP, auquel fait écho l’Analyse prospective stratégique de l’OTAN pour 2023 établie par l’Otan.

[6Acronyme de l’anglais Australia, United Kingdom et United States