Article épinglé
samedi 9 mai 2026
mardi 5 mai 2026
dimanche 3 mai 2026
samedi 2 mai 2026
Sans peur / Без страха (Ali Khamraïev, 1971)
En 1927, en Ouzbékistan, un représentant local du Parti communiste mène
campagne contre le port du voile et rencontre une grande résistance,
surtout de la part des hommes.
samedi 25 avril 2026
El último día de vacaciones / La jeune fille à l'écho / Девочка и эхо (Arunas Zebriunas, 1964)
Film projeté le mardi 5 mai à 20h à l'Espace Saint-Michel (7 place Saint-Michel, 75005 Paris) dans le cadre du colloque Le plus important de tous les âges. Enfants, enfance(s) et enfantin dans le cinéma soviétique.
vendredi 24 avril 2026
LAS RUINAS DE UN IMPERIO / DÉBRIS DE L'EMPIRE / Oblomok imperii (Fridrikh Ermler, 1929)
Lors de la Première Guerre mondiale, le sous-officier Filimonov est victime d'une grave commotion qui le laisse amnésique. Une dizaine d'années plus tard, un événement lui permet de retrouver peu à peu la mémoire. Il rentre chez lui mais rien ne ressemble à ses souvenirs.
dimanche 12 avril 2026
Табор уходит в небо / Los gitanos se van al cielo ( Emil Loteanu, 1976)
El sol negro / Черное солнце (Aleksei Speshnev, 1970)
vendredi 10 avril 2026
dimanche 1 mars 2026
Pluie de juillet (Marlen Khutsiev, 1966)
Synopsis
Léna et Volodia sot fiancés mais la jeune fille après de longues hésitations finit par décider qu'elle préfère son indépendance et sa liberté de rencontrer les autres à la recherche du vrai sens de la vie.
Commentaires
Le dégel de Khrouchtchev a été remplacé par la stagnation de Brejnev. Le critique de cinéma russe Miron Chernenko a qualifié Pluie de juillet de requiem pour l'époque, un film dans lequel les héros de la
Porte d'Ilitch n'ont pas seulement mûri de plus de trois ans, ils ont
mûri de tout un cataclysme historique. Chernenko a écrit sur le film :
«Jamais auparavant Khoutsiev n'avait été aussi proche de l'idéal de son
cinéma que dans la finale de Pluie de juillet, dans laquelle le
monde existe réellement simultanément à plusieurs niveaux, de nombreux
plans temporels, se croisant dans des partitions sonores complexes, se
heurtant et divergeant à nouveau dans les configurations et les
polygones les plus inattendus... C'est de cela, de l'inattendue
ambiguïté du monde, de l'insonorisation de l'histoire que s'échangent
ces regards tendus, méfiants, piquants entre vétérans qui pleurent pour
la première fois ici, au Bolchoï, en public, après vingt années entières
d'inconscience historique, et jeunes, déjà battus par l'école et la
famille, déjà partis dans les années soixante-dix... Khutsiev donne à
chacun un instant son regard sans ciller, étranger à l'illusion, non
romantique et non sentimental, et chacun d'eux en découvre un autre,
découvre une époque, une histoire, un avenir… ».
Festival des Archives de Moscou, 2021
Le Printemps dans la rue Zaretchnaïa (Marlen Khoutsiev, 1956)
Une jeune et timide professeur de littérature
arrive dans une ville étrangère pour ses débuts d'enseignantes. Peu
d'années la sépare de ses élèves et l'un d'eux tombe rapidement amoureux
d'elle.
Le film fait preuve d'une très grande tendresse et d'une attention
toute particulière aux visages et aux regards qui ne peuvent se
confronter directement. Il émane rapidement une mélancolie assez
profonde et silencieuse qui va droit au cœur avec ses personnages un peu
prisonnier de leurs rangs, surtout la professeure contrainte de devoir
toujours paraître digne et du niveau de son emploi (joli moment où elle
pousse un élève à étudier un poème moqueur qu'il avait inscrit sur le
tableau de la classe ou lors de la déclaration amoureuse alors que
l'étudiant essaie de contenir la foule de l'autre côté de la porte). Ce
sont les passages muets qui résonnent le mieux et délivrent de délicieux
frissons avec le visage fragile de Nina Ivanova par des travellings
tout en délicatesse.
De plus si la propagande est belle et bien présente, elle est
intelligemment mêlée aux caractères des deux personnages avec d'un côté
la culture (poésie, chanson traditionnelle, compositeur classique) et de
l'autre l'industrie (avec une visite dans une raffinerie stupéfiante de
beauté plastique) qui parviennent tous deux à décupler le lyrisme des
séquences. Avec les nombreuses grues dans l'arrière plan, le pays est en
reconstruction et en plein développement effervescent et semble
contaminer sa nouvelle génération qui se laissent doucement aller à
exprimer des sentiments individuels et allant contre l'ordre établi.
Cette histoire d'amour est donc une sorte de nouveau départ balbutiant
et frêle mais qui paraît trouver la voix de l'émancipation.
J'ai vingt ans / Мне двадцать лет (Marlen Khoutsiev, 1962)
Réalisé en 1961-62, le film, dont le titre était La Porte d’Ilitch,
a dû être montré en 1963, avant sa sortie, à Khrouchtchev qui a ainsi
exprimé son jugement: « Même les figures les plus positives de ce film –
trois ouvriers – ne personnifient pas notre grandiose jeunesse. Ils
sont montrés comme s’ils ne savaient rien de la vie qu’ils ont à mener,
de ce vers quoi ils doivent tendre. Et cela dans notre époque de
progression et de la construction du communisme, éclairée par les idées
du programme du Parti communiste ! Une telle jeunesse construira-t-elle
donc le communisme avec ses pères, sous la direction du Parti ? Non, la
société ne peut pas s’appuyer sur de tels hommes, ce ne sont ni des
combattants, ni des transformateurs du monde. Ce sont des hommes
moralement infirmes, déjà vieillis dans leur jeunesse, à qui échappent
les buts et les tâches élevés de la vie ».
Le réalisateur fut obligé de remanier son film, ce qu’il réussit à
faire, selon ses propres termes « en conservant le sens de l’oeuvre »
Avant tout, écrit-il, « j’ai dû supprimer les scènes qui n’avaient pas
plu à Khroutchev. J’ai enlevé la scène de la soirée des poètes. Surtout
j’ai dû retourner la scène avec le fantôme du père »
En 1988 Marlen Khoutsiev restaurera la version originale.
"<...> Les personnages de Khoutsiev ne détiennent pas de vérité a
priori, ils ont simplement envie de se trouver. Ils vivent dans un pays
auquel ils tiennent, ils conservent la conviction qu'il est unique, une
utopie réalisée, tout en étant marqués par la blessure encore ouverte du
stalinisme, par celle encore ouverte de la guerre. Parfois ils disent
l'un pour l'autre. Un des plus beaux moments de Faubourg d'Ilytch est le
toast que porte son héros aux choses qu'il "prend au sérieux . Parmi
celles-ci, il mentionne "le fait que presque aucun d'entre nous n'a de
père . Celui de Serioja est tombé au combat, et un peu plus tard, la
rencontre entre le père mort à vingt et un ans et le fils de vingt-trois
est un des grands moments du cinéma soviétique. Mais le spectateur des
années soixante ne pouvait manquer de penser à d'autres circonstances, à
d'autres pères disparus, comme celui de Marlen Khoutsiev, arrêté en
1937.<...>"
Bernard Eisenchitz.
Film "générationnel" à comparer avec Rendez-vous de juillet de Becker (mais pas pour la forme, on reste ici dans du cinéma russe avec son formalisme sophistiqué), ou Les Tricheurs, de Carné?
dimanche 15 février 2026
Mission secrète / Секретная миссия (Mikhaïl Romm, 1950)
Un épisode méconnu et heureusement failli de la fin de la 2° GM. Et on comprend pourquoi, puisqu'il s'agit d'une tentative d'armistice séparée entre l'Allemagne nazie et les alliés occidentaux...en vue de se retourner ensemble contre l'URSS.
L’histoire se déroule en Allemagne en 1945. À la veille de l'effondrement du Reich, les nazis mènent les négociations secrètes avec les Américains sur la reddition des troupes allemandes à l'Ouest. Les agents de renseignement soviétiques font tout leur possible pour contrecarrer ces négociations.
samedi 14 février 2026
Adiós a las Noches Blancas / Проводы белых ночей" (Yulian Panich, 1969)
jeudi 12 février 2026
Il ne faut jamais changer le lieu d'un rendez-vous / Место встречи изменить нельзя (Stanislas Govoroukhine,1979)
Vladimir Vyssotski tourne dans une trentaine de longs métrages pour le cinéma et la télévision. Il a particulièrement marqué les spectateurs avec son rôle de Gleb Jiglov dans le film culte Il ne faut jamais changer le lieu d'un rendez-vous (1979) de Stanislav Govoroukhine adapté du roman de Gueorgui et Arkadi Vaïner. C'est d'ailleurs l'un des rares films où l'acteur n'interprète pas de chansons.








