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vendredi 17 juillet 2026

Djamilia (Irina Poplavskaïa, 1968)


 

Le Bonheur d'Assia (Andreï Kontchalovski, 1967)


 

 
 

Le Chemin de la vie (Nikolaï Ekk, 1931)

 

 

Chanson de Le Grand voyage cosmique (Valentin SELIVANOV, 1974)

 

 
Tu me crois ?

J'ai vu un jour en hiver,
Des buissons de lilas tout fleuris
Comme au beau mois de mai.
Tu me crois, dis-moi ?
Tu me crois, ou pas ?

Je te crois, bien sûr !
Comment pourrais-je en douter ?
Je les ai vus moi aussi,
Ce sera notre secret,
Notre secret, à nous !

Et j’ai vu récemment,
Dans les branches des pins, la lune
S’égarer et s’assoupir.
Tu me crois, dis-moi ?
Tu me crois, ou pas ?

Je te crois, bien sûr !
Je l’ai vue, moi-aussi,
Hier soir par la fenêtre,
Ce sera notre secret,
Notre secret, à nous !

Et la nuit des étoiles filantes,
J’ai vu dans les cieux
Deux étoiles filer côte à côte.
Tu me crois, dis-moi ?
Tu me crois, ou pas ?

Je te crois, bien sûr.
Comment pourrais-je en douter ?
Je les ai vus moi aussi.

Ce sera notre secret,
Notre secret, à nous !

 

vendredi 24 avril 2026

LAS RUINAS DE UN IMPERIO / DÉBRIS DE L'EMPIRE / Oblomok imperii (Fridrikh Ermler, 1929)

 

Lors de la Première Guerre mondiale, le sous-officier Filimonov est victime d'une grave commotion qui le laisse amnésique. Une dizaine d'années plus tard, un événement lui permet de retrouver peu à peu la mémoire. Il rentre chez lui mais rien ne ressemble à ses souvenirs.

dimanche 12 avril 2026

Табор уходит в небо / Los gitanos se van al cielo ( Emil Loteanu, 1976)




 
En abril 1976 se estrenaba en las salas de cine soviéticas el melodrama "Табор уходит в небо" (Los gitanos se van al cielo), largometraje dirigido por Emil Loteanu para los estudios Mosfilm.
Basada en varios relatos de Máximo Gorki, la película transcurre a principios del siglo XX, en un campamento gitano en el río Tisza, en Transcarpatia, en las afueras del Imperio austrohúngaro, y narra la historia de amor de dos jóvenes y orgullosos gitanos, Loiko y Rada, que, aunque enamorados el uno del otro, creen que la vida familiar es una cadena que ata su independencia.
Protagonizada por Svetlana Toma (Rada) y Grigore Grigoriu (Loiko) en los papeles principales, la película seria la película más vista en la Unión Soviética en el año de su estreno, con cerca de 65 millones de espectadores, y obtuvo la Concha de Oro en el Festival de Cine de San Sebastián.
 
 

El sol negro / Черное солнце (Aleksei Speshnev, 1970)

 




El de abril de 1971 tenía lugar el estreno del drama político "Черное солнце" (El sol negro), largometraje dirigido por Aleksei Speshnev para los estudios Belarusfilm.
Basada en material biográfico sobre el líder congoleño Patrice Lumumba, la película está protagonizada por Ambroise M'Bia, Nikolai Grinko y Dzhemma Firsova, entre otros, y congregó en las salas de cine soviéticas a más de 8 millones de espectadores. En el rodaje participaron actores soviéticos de ascendencia africana y ciudadanos de treinta países africanos.
Sinopsis - Un país africano sin nombre se encuentra sumido en una crisis política. El gobierno de Robert Musombe (inspirado en Patrice Lumumba) busca la independencia económica, desarrollando programas sociales en las escuelas y atención médica masiva. Musombe es un joven idealista de izquierda que escribe poesía y pronuncia discursos apasionados. Nicole Gauthier, una asesora blanca afín que busca expiar la "culpa europea ante África", acompaña constantemente a Musombe.
 

dimanche 1 mars 2026

Pluie de juillet (Marlen Khutsiev, 1966)

 

Synopsis
Léna et Volodia sot fiancés mais la jeune fille après de longues hésitations finit par décider qu'elle préfère son indépendance et sa liberté de rencontrer les autres à la recherche du vrai sens de la vie.
 

Commentaires

Le dégel de Khrouchtchev a été remplacé par la stagnation de Brejnev. Le critique de cinéma russe Miron Chernenko a qualifié Pluie de juillet de requiem pour l'époque, un film dans lequel les héros de la Porte d'Ilitch n'ont pas seulement mûri de plus de trois ans, ils ont mûri de tout un cataclysme historique. Chernenko a écrit sur le film : «Jamais auparavant Khoutsiev n'avait été aussi proche de l'idéal de son cinéma que dans la finale de Pluie de juillet, dans laquelle le monde existe réellement simultanément à plusieurs niveaux, de nombreux plans temporels, se croisant dans des partitions sonores complexes, se heurtant et divergeant à nouveau dans les configurations et les polygones les plus inattendus... C'est de cela, de l'inattendue ambiguïté du monde, de l'insonorisation de l'histoire que s'échangent ces regards tendus, méfiants, piquants entre vétérans qui pleurent pour la première fois ici, au Bolchoï, en public, après vingt années entières d'inconscience historique, et jeunes, déjà battus par l'école et la famille, déjà partis dans les années soixante-dix... Khutsiev donne à chacun un instant son regard sans ciller, étranger à l'illusion, non romantique et non sentimental, et chacun d'eux en découvre un autre, découvre une époque, une histoire, un avenir… ».
Festival des Archives de Moscou, 2021


Le Printemps dans la rue Zaretchnaïa (Marlen Khoutsiev, 1956)

 

 

Une jeune et timide professeur de littérature arrive dans une ville étrangère pour ses débuts d'enseignantes. Peu d'années la sépare de ses élèves et l'un d'eux tombe rapidement amoureux d'elle.

Le film fait preuve d'une très grande tendresse et d'une attention toute particulière aux visages et aux regards qui ne peuvent se confronter directement. Il émane rapidement une mélancolie assez profonde et silencieuse qui va droit au cœur avec ses personnages un peu prisonnier de leurs rangs, surtout la professeure contrainte de devoir toujours paraître digne et du niveau de son emploi (joli moment où elle pousse un élève à étudier un poème moqueur qu'il avait inscrit sur le tableau de la classe ou lors de la déclaration amoureuse alors que l'étudiant essaie de contenir la foule de l'autre côté de la porte). Ce sont les passages muets qui résonnent le mieux et délivrent de délicieux frissons avec le visage fragile de Nina Ivanova par des travellings tout en délicatesse.

De plus si la propagande est belle et bien présente, elle est intelligemment mêlée aux caractères des deux personnages avec d'un côté la culture (poésie, chanson traditionnelle, compositeur classique) et de l'autre l'industrie (avec une visite dans une raffinerie stupéfiante de beauté plastique) qui parviennent tous deux à décupler le lyrisme des séquences. Avec les nombreuses grues dans l'arrière plan, le pays est en reconstruction et en plein développement effervescent et semble contaminer sa nouvelle génération qui se laissent doucement aller à exprimer des sentiments individuels et allant contre l'ordre établi. Cette histoire d'amour est donc une sorte de nouveau départ balbutiant et frêle mais qui paraît trouver la voix de l'émancipation.

J'ai vingt ans / Мне двадцать лет (Marlen Khoutsiev, 1962)

 

 
 

Réalisé en 1961-62, le film, dont le titre était La Porte d’Ilitch, a dû être montré en 1963, avant sa sortie, à Khrouchtchev qui a ainsi exprimé son jugement: « Même les figures les plus positives de ce film – trois ouvriers – ne personnifient pas notre grandiose jeunesse. Ils sont montrés comme s’ils ne savaient rien de la vie qu’ils ont à mener, de ce vers quoi ils doivent tendre. Et cela dans notre époque de progression et de la construction du communisme, éclairée par les idées du programme du Parti communiste ! Une telle jeunesse construira-t-elle donc le communisme avec ses pères, sous la direction du Parti ? Non, la société ne peut pas s’appuyer sur de tels hommes, ce ne sont ni des combattants, ni des transformateurs du monde. Ce sont des hommes moralement infirmes, déjà vieillis dans leur jeunesse, à qui échappent les buts et les tâches élevés de la vie ».
Le réalisateur fut obligé de remanier son film, ce qu’il réussit à faire, selon ses propres termes « en conservant le sens de l’oeuvre » Avant tout, écrit-il, « j’ai dû supprimer les scènes qui n’avaient pas plu à Khroutchev. J’ai enlevé la scène de la soirée des poètes. Surtout j’ai dû retourner la scène avec le fantôme du père »
En 1988 Marlen Khoutsiev restaurera la version originale.

"<...> Les personnages de Khoutsiev ne détiennent pas de vérité a priori, ils ont simplement envie de se trouver. Ils vivent dans un pays auquel ils tiennent, ils conservent la conviction qu'il est unique, une utopie réalisée, tout en étant marqués par la blessure encore ouverte du stalinisme, par celle encore ouverte de la guerre. Parfois ils disent l'un pour l'autre. Un des plus beaux moments de Faubourg d'Ilytch est le toast que porte son héros aux choses qu'il "prend au sérieux . Parmi celles-ci, il mentionne "le fait que presque aucun d'entre nous n'a de père . Celui de Serioja est tombé au combat, et un peu plus tard, la rencontre entre le père mort à vingt et un ans et le fils de vingt-trois est un des grands moments du cinéma soviétique. Mais le spectateur des années soixante ne pouvait manquer de penser à d'autres circonstances, à d'autres pères disparus, comme celui de Marlen Khoutsiev, arrêté en 1937.<...>"
Bernard Eisenchitz.
 

Film "générationnel" à comparer avec Rendez-vous de juillet de Becker (mais pas pour la forme, on reste ici dans du cinéma russe avec son formalisme sophistiqué), ou Les Tricheurs, de Carné?

dimanche 15 février 2026

Mission secrète / Секретная миссия (Mikhaïl Romm, 1950)

Un épisode méconnu et heureusement failli  de la fin de la 2° GM. Et on comprend pourquoi, puisqu'il s'agit d'une tentative d'armistice séparée entre l'Allemagne nazie et les alliés occidentaux...en vue de se retourner ensemble contre l'URSS.


 L’histoire se déroule en Allemagne en 1945. À la veille de l'effondrement du Reich, les nazis mènent les négociations secrètes avec les Américains sur la reddition des troupes allemandes à l'Ouest. Les agents de renseignement soviétiques font tout leur possible pour contrecarrer ces négociations.