Article épinglé
vendredi 10 avril 2026
dimanche 1 mars 2026
Pluie de juillet (Marlen Khutsiev, 1966)
Synopsis
Léna et Volodia sot fiancés mais la jeune fille après de longues hésitations finit par décider qu'elle préfère son indépendance et sa liberté de rencontrer les autres à la recherche du vrai sens de la vie.
Commentaires
Le dégel de Khrouchtchev a été remplacé par la stagnation de Brejnev. Le critique de cinéma russe Miron Chernenko a qualifié Pluie de juillet de requiem pour l'époque, un film dans lequel les héros de la
Porte d'Ilitch n'ont pas seulement mûri de plus de trois ans, ils ont
mûri de tout un cataclysme historique. Chernenko a écrit sur le film :
«Jamais auparavant Khoutsiev n'avait été aussi proche de l'idéal de son
cinéma que dans la finale de Pluie de juillet, dans laquelle le
monde existe réellement simultanément à plusieurs niveaux, de nombreux
plans temporels, se croisant dans des partitions sonores complexes, se
heurtant et divergeant à nouveau dans les configurations et les
polygones les plus inattendus... C'est de cela, de l'inattendue
ambiguïté du monde, de l'insonorisation de l'histoire que s'échangent
ces regards tendus, méfiants, piquants entre vétérans qui pleurent pour
la première fois ici, au Bolchoï, en public, après vingt années entières
d'inconscience historique, et jeunes, déjà battus par l'école et la
famille, déjà partis dans les années soixante-dix... Khutsiev donne à
chacun un instant son regard sans ciller, étranger à l'illusion, non
romantique et non sentimental, et chacun d'eux en découvre un autre,
découvre une époque, une histoire, un avenir… ».
Festival des Archives de Moscou, 2021
Le Printemps dans la rue Zaretchnaïa (Marlen Khoutsiev, 1956)
Une jeune et timide professeur de littérature
arrive dans une ville étrangère pour ses débuts d'enseignantes. Peu
d'années la sépare de ses élèves et l'un d'eux tombe rapidement amoureux
d'elle.
Le film fait preuve d'une très grande tendresse et d'une attention
toute particulière aux visages et aux regards qui ne peuvent se
confronter directement. Il émane rapidement une mélancolie assez
profonde et silencieuse qui va droit au cœur avec ses personnages un peu
prisonnier de leurs rangs, surtout la professeure contrainte de devoir
toujours paraître digne et du niveau de son emploi (joli moment où elle
pousse un élève à étudier un poème moqueur qu'il avait inscrit sur le
tableau de la classe ou lors de la déclaration amoureuse alors que
l'étudiant essaie de contenir la foule de l'autre côté de la porte). Ce
sont les passages muets qui résonnent le mieux et délivrent de délicieux
frissons avec le visage fragile de Nina Ivanova par des travellings
tout en délicatesse.
De plus si la propagande est belle et bien présente, elle est
intelligemment mêlée aux caractères des deux personnages avec d'un côté
la culture (poésie, chanson traditionnelle, compositeur classique) et de
l'autre l'industrie (avec une visite dans une raffinerie stupéfiante de
beauté plastique) qui parviennent tous deux à décupler le lyrisme des
séquences. Avec les nombreuses grues dans l'arrière plan, le pays est en
reconstruction et en plein développement effervescent et semble
contaminer sa nouvelle génération qui se laissent doucement aller à
exprimer des sentiments individuels et allant contre l'ordre établi.
Cette histoire d'amour est donc une sorte de nouveau départ balbutiant
et frêle mais qui paraît trouver la voix de l'émancipation.
J'ai vingt ans / Мне двадцать лет (Marlen Khoutsiev, 1962)
Réalisé en 1961-62, le film, dont le titre était La Porte d’Ilitch,
a dû être montré en 1963, avant sa sortie, à Khrouchtchev qui a ainsi
exprimé son jugement: « Même les figures les plus positives de ce film –
trois ouvriers – ne personnifient pas notre grandiose jeunesse. Ils
sont montrés comme s’ils ne savaient rien de la vie qu’ils ont à mener,
de ce vers quoi ils doivent tendre. Et cela dans notre époque de
progression et de la construction du communisme, éclairée par les idées
du programme du Parti communiste ! Une telle jeunesse construira-t-elle
donc le communisme avec ses pères, sous la direction du Parti ? Non, la
société ne peut pas s’appuyer sur de tels hommes, ce ne sont ni des
combattants, ni des transformateurs du monde. Ce sont des hommes
moralement infirmes, déjà vieillis dans leur jeunesse, à qui échappent
les buts et les tâches élevés de la vie ».
Le réalisateur fut obligé de remanier son film, ce qu’il réussit à
faire, selon ses propres termes « en conservant le sens de l’oeuvre »
Avant tout, écrit-il, « j’ai dû supprimer les scènes qui n’avaient pas
plu à Khroutchev. J’ai enlevé la scène de la soirée des poètes. Surtout
j’ai dû retourner la scène avec le fantôme du père »
En 1988 Marlen Khoutsiev restaurera la version originale.
"<...> Les personnages de Khoutsiev ne détiennent pas de vérité a
priori, ils ont simplement envie de se trouver. Ils vivent dans un pays
auquel ils tiennent, ils conservent la conviction qu'il est unique, une
utopie réalisée, tout en étant marqués par la blessure encore ouverte du
stalinisme, par celle encore ouverte de la guerre. Parfois ils disent
l'un pour l'autre. Un des plus beaux moments de Faubourg d'Ilytch est le
toast que porte son héros aux choses qu'il "prend au sérieux . Parmi
celles-ci, il mentionne "le fait que presque aucun d'entre nous n'a de
père . Celui de Serioja est tombé au combat, et un peu plus tard, la
rencontre entre le père mort à vingt et un ans et le fils de vingt-trois
est un des grands moments du cinéma soviétique. Mais le spectateur des
années soixante ne pouvait manquer de penser à d'autres circonstances, à
d'autres pères disparus, comme celui de Marlen Khoutsiev, arrêté en
1937.<...>"
Bernard Eisenchitz.
Film "générationnel" à comparer avec Rendez-vous de juillet de Becker (mais pas pour la forme, on reste ici dans du cinéma russe avec son formalisme sophistiqué), ou Les Tricheurs, de Carné?
dimanche 15 février 2026
Mission secrète / Секретная миссия (Mikhaïl Romm, 1950)
Un épisode méconnu et heureusement failli de la fin de la 2° GM. Et on comprend pourquoi, puisqu'il s'agit d'une tentative d'armistice séparée entre l'Allemagne nazie et les alliés occidentaux...en vue de se retourner ensemble contre l'URSS.
L’histoire se déroule en Allemagne en 1945. À la veille de l'effondrement du Reich, les nazis mènent les négociations secrètes avec les Américains sur la reddition des troupes allemandes à l'Ouest. Les agents de renseignement soviétiques font tout leur possible pour contrecarrer ces négociations.
samedi 14 février 2026
Adiós a las Noches Blancas / Проводы белых ночей" (Yulian Panich, 1969)
jeudi 12 février 2026
Il ne faut jamais changer le lieu d'un rendez-vous / Место встречи изменить нельзя (Stanislas Govoroukhine,1979)
Vladimir Vyssotski tourne dans une trentaine de longs métrages pour le cinéma et la télévision. Il a particulièrement marqué les spectateurs avec son rôle de Gleb Jiglov dans le film culte Il ne faut jamais changer le lieu d'un rendez-vous (1979) de Stanislav Govoroukhine adapté du roman de Gueorgui et Arkadi Vaïner. C'est d'ailleurs l'un des rares films où l'acteur n'interprète pas de chansons.
mardi 10 février 2026
Primer trayecto, último trayecto / Рейс первый, рейс последний" (Samvel Gasparov, 1974)
El Comunista (Yuli Raizman, 1957)
lundi 9 février 2026
Giuli / Гюлли (Nikoloz Chenguelaïa, Lev Pouch, 1927)
1927 - 1h10
URSS-Géorgie
Réalisation : Lev Pouch, Nikoloz Chenguelaïa
Scénario : Lev Poush, Nikoloz Chenguelaïa, Mikhaïl Kalatozov
Photographie : Mikhaïl Kalatozov
Décors : Valerian Sidamon-Eristavi
Avec : Nato Vatchnadze, M. Vardiachvili, Cetsilia Tsutsunava, Aleksandre Imedachvili, Kokhta Karachvili, Aleksandre Takaichvili, Gaioz Meliava, Dimitri Kipiani
Giouli, une jeune fille musulmane, est amoureuse de Mitro, son serf chrétien. Après la mort de son père, Giouli est contrainte d'épouser Ali, son voisin riche mais âgé. Avec l'aide de Kerbala, le fils d'Ali, Giouli tente de s'enfuir avec Mitro.
Khanouma / Ханума (Alexandre tsutsunova, 1926)
Khanouma
1926 - 1h16
URSS-Géorgie
Réalisation et scénario : Alexandre Tsoutsounava
Photographie : Sergei Zabozlaev
Décors : Valerian Sidamon-Eristavi, Mikheil Chavichvili
Avec : Vladimer Kavsadze, Valerian Gounia, Tamar Bolkvadze, Kote Mikaberidze, Elisabed Tcherkezichvili
Le prince Levan Pantiachvili passe sa vie à festoyer. Autrefois riche propriétaire terrien, il dilapide de manière irresponsable le reste de ses biens. Malgré son âge avancé, il décide d'améliorer sa situation matérielle en épousant une femme riche. Dans ce but, il envoie un entremetteur chez le riche marchand Varakhidze, père de la belle Elo. Varakhidze est prêt à donner son consentement au mariage d'Elo avec un prince d'âge mûr. Grâce à cette union, il souhaite se rapprocher de la haute société. La date de la visite à Elo est fixée mais elle ne veut pas entendre parler du prince puisqu’elle est amoureuse d'Ilo, un jeune professeur. Une autre entremetteuse, Khanouma, s'en mêle.
Le dieu de la guerre / Белый всадник (Efim Dzigan, 1925)
Omis Rmerti (Le Dieu de la guerre)
1925 - 1h07
URSS-Géorgie
Réalisation : Efim Dzigan
Scénario : Efim Dzigan, Lev Goldenveizer
Photographie : Sergei Zabozlaev, Aleksandr Galperin
Décors : Robert Fedor
Avec : A. Skaldov, Raisa Esipova, M. Kojevnikov, Aleksandre Gougouchvili, Vladimir Ouralski
Première Guerre mondiale. Des religieux de différentes confessions, notamment orthodoxes, catholiques, musulmans et juifs, appellent les soldats à défendre leur patrie. Ils soutiennent les intentions impérialistes de l'Angleterre, de la France, de la Russie, de l'Allemagne et de la Turquie. Cependant, la brutalité de la guerre ouvre les yeux des plus démunis. Le soldat russe Giorgi, ancien ouvrier, était un croyant humble avant de partir au front. Dans les tranchées, il est témoin de l'absence totale de droits des soldats et de l'absurdité de la guerre impérialiste.
Les Diablotins rouges / Красные дьяволята (Ivan Perestiani, 1923)
Tsiteli Echmakounebi (Les Diablotins rouges)
1923 - 1h25
URSS-Géorgie
Réalisation : Ivan Perestiani
Scénario : Pavel Bliakhin, Ivan Perestiani
Photographie : Aleksandre Digmelov
Décors : Fedor Push
Avec : Aleksandr Davidovski, Pavel Esikovski, Sofia Jozeffi, Kador Ben-Salim, G. Lein, N. Nirov
Ukraine, au début des années 1920. La guerre civile fait rage. Dans un hameau habite le cheminot Petrov et ses enfants adolescents Micha et Douniacha. Micha est passionné des œuvres de Fenimore Cooper et Douniacha est folle du roman Ovod. Soudain, le hameau subit l’attaque de la bande de Makhno. Les ouvriers-cheminots organisent rapidement la défense. Au cours de la fusillade, les bandits blessent mortellement Petrov. En mourant, il lègue à ses enfants la mission de lutter contre les ennemis du pouvoir des Soviets. Micha et Douniacha fuient. En chemin, ils rencontrent un acrobate de rue, Tom Jackson, qui devient leur ami.
La forteresse de sourami / Сурамская крепость (Ivan Perestiani, 1922)
Souramis Tsikhe (La Forteresse de Sourami)
1922 - 1h05
URSS-Géorgie
Réalisation et scénario : Ivan Perestiani
Photographie : Boris Zavelev
Décors : Evgeni Lansere, Valerian Sidamon-Eristavi, K. Tiri, V. Akichni
Avec : Amo Bek-Nazarov, Mikheil Tchiaoureli, Tamar Sakvarelidze, Tatiana Maksimova, L. Galoustian, Nino Dolidze, Olga Maisuryan
Dourmichkhan, qui est amoureux de la servante Vardoua, aspire à l'épouser, mais il doit d'abord se libérer du servage. Pour gagner de l'argent, il accepte de travailler pour le riche Osman Agha. Il réussit et devient rapidement riche, mais oublie Vardoua et sa promesse. Sa vengeance est impitoyable : se transformant en une célèbre voyante, elle suggère au prince local que le seul moyen de construire le mur de la forteresse de Sourami, qui continue de se délabrer, est de sacrifier Zourab, le fils unique de Dourmichkhan.
dimanche 1 février 2026
Pavel Korchagin / Павел Корчагин (Alexandre Alov, Vladimir Naoumov, 1956)
jeudi 29 janvier 2026
Le Poème de la mer / Поэма о море (Ioulia Solntseva, 1958)
Un village ukrainien est menacé d'engloutissement par la construction d'une centrale hydroélectrique. Sur un scénario écrit par son mari, Oleksandr Dovjenko, à la fin de sa vie, Ioulia Solntseva achève Le Poème de la mer, en respectant fidèlement l'esthétique du cinéaste.
La Sacoche du courrier diplomatique / Сумка дипкурьера (Aleksander Dovjenko, 1927)
D'après un fait réel historique – l'assassinat d'un coursier soviétique à l'étranger –, Dovjenko raconte comment les agents du renseignement tentent de récupérer la valise diplomatique. Un thriller d'espionnage amusant, où de malfaisants diplomates britanniques affrontent leurs homologues soviétiques.
Zvenygora / Звенигора (Aleksander Dovjenko, 1927)
En Ukraine, un vieux grand-père veille au trésor caché du mont Zvenygora
par-delà les siècles, des invasions successives jusqu'à
l'industrialisation par le régime bolchévique. La légende
populaire – fil conducteur d'un drame en douze parties – permet à
Dovjenko d'évoquer l'histoire millénaire de son peuple, dans un
ciné-poème novateur au lyrisme étourdissant, que les historiens
considèrent comme l'acte de naissance du cinéma ukrainien.
mercredi 28 janvier 2026
La caída de Berlín (Mikhaïl Tchiaoureli, 1950)
El 21 de enero de 1950 se estrenaba en las pantallas soviéticas la cinta bélica "Падение Берлина" (La caída de Berlín), largometraje dirigido por Mijail Chiaureli para los estudios Mosfilm.











