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dimanche 11 octobre 2026

COMMENT LE COUPLE LANG-MOLLARD A « TUÉ LA PEINTURE » DANS LES ANNÉES 80

 
 
You said:
En France, les années 70 représentent-elles la dernière période faste pour la peinture vivante, en particulier figurative ?

Copilot said:
Oui, à bien des égards, on peut considérer les années 1970 comme la dernière grande période de centralité institutionnelle de la peinture figurative vivante en France, mais avec plusieurs nuances importantes.
Pourquoi les années 1970 apparaissent comme un dernier âge d'or ?
Durant les années 1960 et 1970, la peinture demeure encore l'un des médiums dominants du monde de l'art. Même lorsque l'avant-garde privilégie le conceptualisme, l'art minimal ou les pratiques performatives, de nombreux peintres figuratifs occupent encore une place visible dans les galeries, les salons, la critique et les collections publiques.
Cette période est marquée par plusieurs phénomènes simultanés : la persistance de la Nouvelle Figuration ; le succès de la Figuration narrative (Monory, Rancillac, Fromanger, Télémaque) ; la présence encore forte d'artistes issus de l'après-guerre comme Rebeyrolle, Bacon à Paris, Alechinsky ou Aillaud ; un marché qui reste largement structuré autour de l'objet pictural.
La peinture est alors encore perçue comme un langage capable de commenter le monde contemporain, la politique, la société de consommation et les médias.

Le basculement des années 1980

Paradoxalement, les années 1980 voient un retour international de la peinture : Trans-avant-garde italienne ; Néo-expressionnisme allemand ; Figuration libre en France avec Combas, Di Rosa, Blanchard. Mais en France, ce retour ne retrouve jamais le statut central que la peinture avait auparavant.
C'est précisément dans les années 1980 que se met en place l'écosystème institutionnel actuel : création des FRAC ; montée en puissance des centres d'art ; influence croissante des théories conceptuelles et postmodernes, valorisation de l'installation, de la vidéo et des pratiques interdisciplinaires.
La peinture continue d'exister, parfois avec succès commercial, mais elle cesse progressivement d'être le médium privilégié des institutions de légitimation.
Le cas particulier de la peinture figurative
La situation est encore plus marquée pour la figuration. Après la Figuration narrative, une partie importante du monde de l'art français développe une méfiance envers le récit, la représentation, l'image traditionnelle, les références à l'histoire de la peinture.
Pendant près de trente ans, entre les années 1980 et les années 2000, beaucoup d'artistes figuratifs ont le sentiment d'évoluer à la périphérie de la reconnaissance institutionnelle.
Une situation assez différente de celle observée en Allemagne avec Baselitz, Richter, Kiefer ; en Grande-Bretagne Freud, Hockney ; aux États-Unis avec Katz, Fischl puis la génération de Currin ou Saville.
Depuis les années 2000, on assiste à un retour spectaculaire de la peinture dans le monde entier. Plusieurs phénomènes y contribuent : fatigue vis-à-vis du tout-conceptuel, retour de l'objet matériel, importance des réseaux sociaux favorisant l'image peinte.
Aujourd'hui la peinture est probablement le médium le plus puissant du marché international. En revanche, en France, il existe toujours un décalage entre la puissance économique et culturelle de la peinture contemporaine et sa place dans les institutions d'art héritières des années 1980-1990.
C'est précisément ce décalage qui nourrit de nombreux débats.
Plutôt que de dire « Les années 1970 furent la dernière période faste de la peinture figurative vivante en France. », je dirais : « Les années 1970 constituent probablement la dernière période où la peinture figurative occupait encore une position centrale et largement consensuelle dans le système français de légitimation artistique. Après elle a cessé d'être le langage dominant des institutions contemporaines. »
C'est d'ailleurs l'une des clés pour comprendre un paradoxe français : alors que la peinture demeure extrêmement vivante chez les artistes et les collectionneurs, une partie de l'appareil institutionnel construit depuis les années 1980 s'est développée autour d'autres paradigmes esthétiques, ce qui a créé une dissociation durable entre vitalité picturale et reconnaissance institutionnelle.

analyse de la rupture institutionnelle de 1982 ?

La rupture de 1982 est une thèse historiographique très féconde pour comprendre l'art contemporain français. Elle ne désigne pas une disparition de la peinture, mais un changement du régime de légitimité artistique.
Pourquoi 1982 ?
1982 est l'année de création des FRAC (Fonds régionaux d'art contemporain) dans le contexte des grandes politiques culturelles de Jack Lang et de la décentralisation.
Ce qui change n'est pas seulement le financement mais le système entier de validation de l'art qui se transforme.
La rupture est d'abord structurelle.
Dans le système antérieur, un peintre pouvait construire une carrière à travers les galeries ; les salons ; les critiques d'art ; les collectionneurs privés ; les musées de beaux-arts. La reconnaissance passait essentiellement par l'objet artistique.
Après 1982, une partie croissante de la reconnaissance passe par les centres d'art, les FRAC, les écoles d'art, les réseaux de commissaires, les commandes publiques et résidences.
L'artiste doit être visible dans un écosystème institutionnel.
La peinture devient un médium parmi d'autres, c'est probablement là le point décisif.
Le modernisme du XXe siècle avait encore fait de la peinture la référence implicite. Même lorsqu'on attaquait la peinture, on la considérait comme centrale.
Le nouvel appareil institutionnel est fondé sur un principe inverse :
Aucun médium ne doit être privilégié. Une installation, une vidéo, un protocole, une archive, une performance ou une peinture sont théoriquement placés sur le même plan.
Cette égalisation des médiums favorise naturellement les pratiques expérimentales au détriment des médiums historiques.

Pourquoi la figuration est particulièrement touchée ?
La Figuration narrative avait été très visible dans les années 1960-1970.
Mais les années 1980 voient monter le post-structuralisme ; les théories critiques ; l'esthétique conceptuelle ; les approches contextuelles.
La représentation figurative est parfois perçue comme trop traditionnelle, trop attachée à l'objet, trop liée à l'expression individuelle, insuffisamment critique.
Cette attitude n'est jamais devenue une doctrine officielle, mais elle a fortement influencé une partie du milieu.
Une nouvelle figure dominante : le commissaire
Avant la rupture, le critique tenait souvent le rôle central.
Après 1982 apparaît progressivement la figure du commissaire d'exposition contemporain. Celui-ci ne sélectionne plus seulement des œuvres mais il construit un discours, une problématique, un dispositif, un parcours. L'exposition devient parfois plus importante que chacune des œuvres qui la composent.
Pour la peinture de chevalet, cette évolution n'est pas toujours favorable.

Le paradoxe demeure que la peinture n'a jamais cessé d'exister.
Pendant les décennies 1990-2020 les ateliers continuent de produire, les collectionneurs continuent d'acheter, les foires montrent aussi la peinture et le marché international valorise encore des peintres. Mais une partie des mécanismes de consécration publique demeure organisée autour de catégories élaborées dans les années 1980. D'où un décalage durable entre le succès des peintres dans le marché et leur visibilité dans certaines institutions.
La rupture de 1982 oppose deux modèles culturels :
Le modèle moderne
L'institution cherche les meilleures œuvres. La question principale est « Qui est le grand artiste ? »
Le modèle contemporain
L'institution cherche à produire des discours sur le présent. La question devient « Quel projet permet de penser le monde actuel ? »
Dans le premier modèle, la peinture est naturellement avantagée, dans le second, elle devient simplement une possibilité parmi d'autres.
C'est pourquoi beaucoup d'observateurs ont eu le sentiment que la peinture figurative avait été marginalisée après 1982. En réalité, elle a surtout perdu son statut historique de médium de référence au moment même où l'institution française redéfinissait sa mission autour de la production du contemporain plutôt que de la continuation des beaux-arts.

You said:
Examinez le rôle de Jack Lang ?

Copilot said:
Le rôle de Jack Lang est central, mais il faut éviter deux simplifications opposées :
le présenter comme l'homme qui aurait « tué la peinture » ; le présenter comme un simple administrateur neutre.
En réalité, il est le principal architecte d'une refondation institutionnelle dont les conséquences ont profondément modifié la place de la peinture dans le système français.
Jack Lang n'est pas un théoricien de l'art contemporain et son projet reste avant tout politique.
Lorsqu'il arrive au ministère en 1981, il souhaite transformer la place de la culture dans la société et élargir considérablement le champ de l'action publique. Cela passe par le doublement du budget du ministère de la Culture ; la décentralisation culturelle ; le soutien à de nouvelles disciplines ; la création ou le renforcement d'instruments publics comme les FRAC. L'objectif affiché est la démocratisation culturelle et l'élargissement de la notion même de culture.
L'acte historique majeur est la création des FRAC en 1982. Leur mission est d'acquérir des œuvres d'artistes vivants, de constituer des collections et de diffuser l'art contemporain sur tout le territoire.
Avant 1982, la légitimation artistique reposait largement sur les galeries, les collectionneurs, les critiques, les musées.
Après 1982, un vaste réseau public commence progressivement à jouer un rôle de sélection et de consécration. Les FRAC deviennent des acheteurs majeurs d'œuvres contemporaines et un relais essentiel entre artistes, écoles d'art et institutions territoriales.
Rien dans les textes fondateurs des FRAC n'exclut la peinture. Mais le nouveau système valorise particulièrement l'expérimentation ; les nouvelles formes ; les pratiques conceptuelles ; les installations ; les démarches interdisciplinaires.
Cela découle de la définition même du contemporain adoptée par une partie des décideurs et conseillers de l'époque. Ainsi, la peinture perd son statut implicite de médium dominant.
Le rôle des conseillers
L'histoire institutionnelle montre également que Jack Lang délègue beaucoup à des personnalités spécialisées, notamment dans le domaine des arts plastiques. Parmi elles figure Claude Mollard, souvent considéré comme l'un des principaux concepteurs administratifs du dispositif des FRAC.
Autrement dit Lang fournit la vision politique et l'administration culturelle construit les outils et les commissions d'acquisition définissent les orientations esthétiques. C'est un phénomène collectif plus qu'individuel.

Les critiques adressées au système
Dès les années 1980, certains observateurs dénoncent un biais institutionnel contre la peinture figurative et la Nouvelle Figuration. On trouve déjà ce reproche dans les débats autour des collections et expositions des FRAC.
La critique ne porte donc pas seulement sur les œuvres acquises, mais sur la constitution d'un nouvel espace de reconnaissance où certaines pratiques semblent davantage valorisées que d'autres.
Si l'on adopte une lecture de longue durée, Jack Lang apparaît moins comme le responsable d'une marginalisation de la peinture que comme le fondateur d'un nouveau modèle culturel.

You said:
Analysez le rôle de Claude Mollard ?

Copilot said:
Si l'on cherche le véritable architecte de la rupture institutionnelle de 1982 dans le domaine des arts plastiques, il faut probablement regarder autant du côté de Claude Mollard que de Jack Lang.
On pourrait résumer la situation ainsi : Jack Lang fournit l'énergie politique ; Claude Mollard construit la machine.
Un haut fonctionnaire exceptionnellement influent
La singularité de Claude Mollard tient à son profil.
Avant son arrivée auprès de Jack Lang, il participe à la création du Centre Georges-Pompidou, dont il devient notamment secrétaire général. Il occupe ensuite diverses responsabilités dans les institutions culturelles avant d'entrer au cabinet du ministre en 1981.
Contrairement à beaucoup d'administrateurs culturels de l'époque, il ne pense pas seulement en termes de subventions ou de patrimoine.
Il pense en termes d'institutions, de réseaux, d'organisation territoriale, d'ingénierie culturelle.
Les sources indiquent que Claude Mollard est à l'origine de la création de la Direction des arts plastiques (DAP), dont il devient délégué à partir de 1982, cette réforme est capitale.
Avant lui, les arts plastiques occupent une place relativement fragmentée dans l'administration culturelle. Après apparaît un appareil capable de financer, d'acheter, de diffuser, de commander, c'est un changement d'échelle.
Les FRAC sont créés en 1982 par Claude Mollard, alors premier délégué général aux arts plastiques, c'est un point souvent oublié. Dans l'imaginaire collectif, les FRAC sont associés à Jack Lang.
Les FRAC répondent à plusieurs objectifs simultanés : constituer des collections d'art contemporain ; diffuser l'art sur tout le territoire ; soutenir les artistes vivants ; sensibiliser le public et dynamiser un marché français jugé insuffisamment développé.
Dans le modèle ancien, l'attention se concentrait principalement sur l'artiste, l'œuvre, le musée, la galerie.
Avec Claude Mollard, l'objet principal devient progressivement l'écosystème culturel.
On passe d'une logique de chefs-d'œuvre à une logique de circulation des œuvres ; d'une logique de patrimoine à une logique de réseau. Cette transformation correspond parfaitement à ce que lui-même appellera plus tard « l'ingénierie culturelle ».

Pourquoi la peinture a perdu sa position dominante ?
Claude Mollard n'est pas vraiment hostile à la peinture. D'ailleurs, ses centres d'intérêt personnels sont beaucoup plus larges que le seul art conceptuel.
En revanche, le système qu'il met en place produit un effet structurel. Toute pratique artistique devient théoriquement légitime, la peinture cesse donc d'être la norme implicite ; la notion de projet gagne de l'importance, la médiation et la diffusion deviennent essentielles. Autrement dit, il dé-hiérarchise les médiums.
Claude Mollard est moins l'homme qui a promu l'art contemporain que celui qui a institutionnalisé le pouvoir de l'art contemporain. Son héritage principal n'est pas esthétique, il est organisationnel.
Les générations suivantes de directeurs de FRAC, de centres d'art, de commissaires, d'écoles d'art et d'administrations vont travailler à l'intérieur d'un cadre qu'il a largement contribué à élaborer.
Dans une perspective institutionnelle longue, si André Malraux est souvent considéré comme le fondateur du ministère de la Culture moderne, on pourrait voir Claude Mollard comme l'un des principaux fondateurs de la France de l'art contemporain telle qu'elle fonctionne encore aujourd'hui. Cette influence est probablement plus profonde et plus durable que celle de nombreux critiques ou commissaires pourtant beaucoup plus visibles médiatiquement.

You said:
Analysez l’impact sur la peinture ?

Copilot said:
L'impact sur la peinture est considérable, mais il ne faut pas le comprendre comme une disparition de la peinture. Il s'agit plutôt d'une perte de souveraineté culturelle.
Je distinguerais cinq niveaux.
1. La fin de la peinture comme langage de référence
Avant les années 1980, même ses adversaires raisonnaient par rapport à la peinture.
L'abstraction, le Nouveau Réalisme, Supports/Surfaces ou la Figuration narrative restaient des mouvements définis par rapport à une histoire essentiellement picturale.
Le monde de l'art fonctionnait encore selon une hiérarchie implicite peinture, sculpture, autres pratiques.
Le système construit autour de Claude Mollard et de la Direction des arts plastiques vise au contraire à placer tous les médiums sur un plan théoriquement égal.
La première conséquence est symbolique, la peinture cesse d'être la mesure de toutes les choses.
C'est probablement le changement le plus profond.
2. Le déplacement du critère de valeur
Avant la rupture institutionnelle, on demandait souvent : Cette œuvre est-elle une grande peinture ?
Après la rupture, la question devient davantage : Cette proposition produit-elle du sens dans le champ contemporain ?
Cette évolution favorise l'installation ; la vidéo ; la performance ; les pratiques relationnelles ; les démarches conceptuelles. Non parce qu'elles seraient intrinsèquement supérieures, mais parce qu'elles répondent souvent plus immédiatement à la logique du projet, de l'événement et du discours. La peinture, particulièrement figurative, demeure liée à une temporalité plus lente : atelier ; maîtrise technique ; histoire des formes ; durée.
3. La transformation des acquisitions publiques
Les FRAC sont créés pour soutenir l'art vivant, acquérir des œuvres contemporaines et diffuser les nouvelles formes artistiques sur le territoire. Le résultat est que les artistes vont progressivement adapter leur stratégie. L'écosystème récompense davantage l'innovation formelle ; l'expérimentation ; le caractère inédit d'une proposition. Pour la première fois depuis plusieurs siècles, un jeune artiste peut construire une carrière institutionnelle significative sans peindre du tout.
4. L'affaiblissement particulier de la figuration
C'est sans doute le point le plus sensible. La peinture abstraite possédait déjà un important capital de légitimité moderne. La peinture figurative, elle, souffre davantage parce qu'elle évoque la tradition, la narration, l'image, le sujet.
Or les années 1980-2000 correspondent à une période où une partie du discours critique valorise davantage la déconstruction, les systèmes, les dispositifs, les protocoles. Il existe alors un sentiment durable, chez de nombreux peintres figuratifs, d'être devenus périphériques dans la consécration institutionnelle.
5. Un paradoxe historique
La rupture institutionnelle produit un résultat paradoxal, dans les institutions la peinture perd sa centralité, dans le marché la peinture reste dominante. Dans les ateliers la peinture demeure omniprésente. Dans le goût du public la peinture conserve une force considérable. Autrement dit, le système de reconnaissance et la pratique réelle des artistes commencent à diverger. C'est un phénomène assez spécifiquement français.
Une hypothèse plus radicale
Si l'on regarde l'histoire sur cinquante ans, l'effet principal de la réforme Lang-Mollard n'est peut-être pas d'avoir marginalisé la peinture. Il serait d'avoir créé une situation où l'art contemporain institutionnel, la peinture contemporaine, le marché, le public, suivent désormais des trajectoires relativement autonomes. Avant 1982, ces mondes étaient beaucoup plus imbriqués. Après 1982, ils tendent à se séparer. C'est pourquoi vous pouvez avoir aujourd'hui un peintre admiré par les collectionneurs, très visible dans les foires internationales, et pourtant presque absent de certaines institutions publiques. Inversement, un artiste très présent dans les réseaux institutionnels peut avoir une visibilité beaucoup plus réduite auprès du public général. De ce point de vue, la véritable conséquence historique de Claude Mollard n'est peut-être pas la marginalisation de la peinture mais la création d'un système où la légitimité institutionnelle ne dépend plus prioritairement de la peinture, alors qu'elle en dépendait depuis la Renaissance.

mardi 24 mars 2026

José Ortega y Estampa popular

Dentro de Estampa Popular destaca la figura icónica de Pepe Ortega como pintor y grabador militante comunista, que experimentó el sistema carcelario franquista y plasmó sus experiencias en obras como la serie ‘El terror’ (1952). Perseguido por la dictadura, se exilió en Francia y luego en Italia. Su arte recurrentemente exploró las duras jornadas de trabajo de los segadores, un tema que conoció de primera mano. La influencia de Ortega fue fundamental para los futuros miembros de los grupos de Sevilla y Córdoba de Estampa Popular, quienes se encontraron con él en momentos cruciales durante la creación de estas agrupaciones, ya sea en Madrid o en París. El nombre “Estampa Popular” y su enfoque en el grabado se derivan de la combinación de la difusión masiva de dispositivos como los pliegos de cordel y el compromiso político del Taller de Gráfica Popular mexicano (TGP). El grupo sevillano operó como una cooperativa, inspirándose en este enfoque mexicano. Es en este contexto, cuando José Duarte, que ya contaba con una carrera ya consolidada en el grupo interdisciplinario Equipo 57, se unió a la formación de los grupos de Estampa Popular en Córdoba y Vizcaya a finales de la década de 1960, llevando consigo la vanguardia abstracta y geométrica con un fuerte enfoque social y político. Este fue un momento crucial en la intersección del arte y la política , dónde una figura emergió en el mundo del arte: Francisco Cuadrado. Su vínculo estrecho de camaradería, donde la amistad, la militancia política y el arte se entrelazaban, inspiró a Cristóbal, Cortijo y Cuadrado a emprender juntos diversas empresas colectivas.

vendredi 6 février 2026

Le musée de la maison Jorn à Albissola Marina, un poème de la spontanéité

 SOURCE https://www.finestresullarte.info/fr/carnets-de-voyage/804v_le-musee-de-la-maison-jorn-a-albissola-marina-un-poeme-de-la-spontaneite.php

Asger Jorn a vécu et travaillé pendant des années à Albissola Marina: la Casa Museo Jorn, qui fut sa maison, conserve la poésie de son art. Par Federico Giannini | 04/01/2018 

 La route qui part du village balnéaire et grimpe les collines derrière lui, entre palmiers, oliviers et murs de pierres sèches, menait dans les années 1950 à un terrain vague et à une ferme abandonnée, datant d'on ne sait quelle époque. Ces pentes ensoleillées qui s'élèvent depuis Albissola Marina ont été le lieu où deux papes, Sixte IV et Jules II, ont passé leur enfance: il est donc probable que même ce bâtiment mal conservé ait fait partie d'un domaine agricole appartenant à la famille della Rovere, qui était originaire de ce territoire.

De là-haut, on jouit d'un vaste panorama sur la mer. On voit toute la ville d'Albissola, mais le regard embrasse aussi le port de la ville voisine de Savone et, de l'autre côté, le petit promontoire qui sépare la ville de la céramique des communes voisines. Dans les années 1950, l'expansion des constructions commençait tout juste à mordre sur cette partie de la côte ligure, et la vue, comparée à celle d'aujourd'hui, rencontrait certainement moins d'obstacles. Mais le parfum des pins, le chant des cigales, la tranquillité reposante sont restés inchangés. Un environnement très propice à la réflexion d'un artiste: c'est ce qu'a dû penser le grand Asger Jorn (Vejrum, 1914 - Aarhus, 1973) lorsque, en 1957, il décida de s'installer dans cette vieille maison de pierre et de brique, dès que les conditions économiques lui permirent de déménager dans un lieu plus accueillant que ceux auxquels il avait été habitué depuis son arrivée en Italie.

Vue du jardin de Casa Jorn
La vue du jardin de Casa Jorn. Ph. Crédit Finestre sull'Arte


Asger Jorn
Asger Jorn. Avec l'aimable autorisation des Amis de Casa Jorn

Trois ans plus tôt, l'artiste avait accepté l'invitation d'Enrico Baj et de Sergio Dangelo, avec lesquels il entretenait une correspondance de longue date. Jorn a toujours manifesté une certaine hostilité à l'égard du fonctionnalisme: "l'impulsion artistique", écrivait-il dès 1943, "est le centre de notre imagination et de notre intuition. C'est elle qui unit nos réalités à nos potentialités, ce qui existe à ce qui n'existe pas, ce qui a été à ce qui vient mais n'est pas encore arrivé, le possible à l'impossible. C'est ce qui nous permet de nous élever au-dessus des questions de temps et d'espace. C'est quelque chose de fondamental dans notre nature, car cela renforce notre volonté de vivre et de créer". Sa polémique contre un style qu'il juge coupable de supprimer la créativité de l'artiste l'amène à fonder, en 1954, le Mouvement international pour un Bauhaus imaginiste, dont l'objectif est de recréer l'esprit communautaire du Bauhaus de Gropius, de s'opposer aux dérives du groupe fondé à Weimar (et les dérives étaient considérées comme le très contesté "nouveau Bauhaus" de Max Bill), d'accorder confiance et importance à l'expression artistique de l'individu, et de s'élever contre l'excès de rationalité propre au fonctionnalisme. Baj rejoint le mouvement, et Jorn est enthousiaste à l'idée de s'installer en Italie: la Marina Albissola lui est suggérée par Baj, car plusieurs de ses amis, dont Lucio Fontana, la fréquentent, et l'artiste milanais, bien qu'il n'y soit jamais allé en personne, en a toujours entendu du bien.

Jorn, quant à lui, n'a pas d'endroit où loger. Au printemps 1954, lorsqu'il arrive à Albissola Marina avec sa compagne Matie et leurs enfants Olga, Martha, Ole et Bodil, il est d'abord l'hôte de Lucio Fontana dans sa propriété de Pozzo Garitta, la pittoresque petite place du centre historique d'Albissola, puis, l'été venu, il campe sur un terrain appartenant au marquis Faraggiana, dans le quartier de Grana, non loin d'Albisola Superiore. Littéralement: le logement du "Viking", comme Baj avait l'habitude de l'appeler, n'était rien d'autre qu'une tente de camping. Mais elle n'en était pas moins confortable: dans une lettre adressée à Piero Simondo en 1997, sa fille Martha (née Nieuwenhujis) se souvient que la tente était "presque aussi grande qu'un bungalow", spacieuse, du dernier modèle, de fabrication danoise, pouvant accueillir six personnes qui dormaient en grand à l'intérieur. Elle disposait même d'une véranda. Le logement d'hiver, en revanche, était le studio qu'Asger avait pris à Via Isola: "une pièce énorme", écrit encore Martha, "équipée d'une salle de bains, divisée en deux par un mur de bois, dans laquelle nous avons séjourné confortablement". L'atelier se trouve à proximité des fours où l'on fabrique les céramiques: l'artiste danois est venu à Albissola avec la ferme intention d'approfondir cette technique qu'il considère comme particulièrement adaptée à sa façon d'appréhender l'art.

A peine trois ans se sont écoulés entre l'arrivée d'Asger Jorn en Ligurie et l'achat du terrain et de la maison sur la colline du Bruciati: le produit de la vente de ses œuvres ne lui a certes pas permis de vivre dans le luxe, mais il a eu la satisfaction d'avoir une maison à lui, et surtout de l'aménager comme il l'entendait. Et il s'est efforcé de faire de la maison elle-même une grande œuvre d'art. À Albissola Marina, Asger a noué une amitié forte et profonde, destinée à durer jusqu'à la fin de ses jours, avec un artisan local, Umberto Gambetta (mais pour tout le monde, simplement Berto), qui l'a aidé à restaurer la ruine. "Pendant des années, se souvient Martha, Berto a consacré tous ses moments libres à des restaurations et à des embellissements qui, en crescendo, ont transformé notre maison et son jardin en maison-musée". Berto, qui avait des compétences en maçonnerie, fut chargé par Asger de s'occuper des murs, des cloisons et des sols. L'artiste, quant à lui, a créé les céramiques qui allaient décorer les pièces. Tout devait être agréable, coloré, une maison dans laquelle il ferait bon vivre, travailler, recevoir amis et collègues pour de longues réflexions dans le jardin, peut-être autour d'un bon verre de vin. Un vin que Jorn lui-même, grand amateur (surtout de vins piémontais), produisait à partir des raisins que lui fournissaient Berto et sa femme Teresa. Cher Asger", lui écrit Berto dans une lettre datée du 24 janvier 1973, "ta lettre qui m'est parvenue aujourd'hui nous a attristés en nous apprenant que tu es à l'hôpital. Tu me dis que le vin et le minestrone te manquent beaucoup, pour le vin je t'ai envoyé un petit colis avec deux bouteilles de Barolo '64 et une de Barbera '67, qui j'espère seront bonnes et te feront plaisir, pour le minestrone rien à faire, nous t'attendrons à Albissola pour le manger ensemble, tu comprendras, chaud on dit que c'est meilleur".

Malheureusement, Asger ne reviendra jamais à Albissola: les tribulations infligées par le cancer du poumon ont eu raison de lui et il s'est éteint le 1er mai à Aarhus, au Danemark. Mais son amitié avec Berto avait déjà été éternisée par une œuvre particulièrement touchante. Adossé à l'annexe dans laquelle l'artiste voulait installer son atelier, on voit un four dont la hotte a été décorée par Asger d'une mosaïque réalisée selon la technique du rissêu ligure: typique des cours d'église et des jardins, elle exigeait que l'image soit composée avec des galets strictement noirs et blancs, récupérés dans les rivières ou sur le littoral. Sur le devant de la hotte se trouve l'un des nombreux personnages étranges qui peuplent la résidence. Sur le côté droit, Asger a composé l'inscription "BERTO / JORN". Une manière de sceller ce lien particulier entre le "foresto", comme on dit ici, et l'autochtone, entre l'artiste globe-trotter et le travailleur, entre le Viking au grand cœur et le Ligure qui a renversé les stéréotypes sur la méfiance des habitants de cette terre (ainsi que la quasi-totalité des habitants d'Albissola, qui n'ont jamais manqué de soutenir l'artiste venu de loin). Mais aussi une manière de "signer" la grande œuvre d'art qu'est la Casa Jorn.

Maison Jorn à Albissola Marina
Casa Jorn à Albissola Marina. Ph. Crédit Finestre Sull'Arte


Extérieur de la maison Jorn
Extérieur de Casa Jorn. Ph. Crédit Amis de Casa Jorn


L'entrée du musée
L'entrée du musée. Ph. Crédit: Fenêtres sur l'art


Asger Jorn et Berto Gambetta
Asger Jorn et Berto Gambetta. Courtesy Amici di Casa Jorn


Le four à mosaïque
Le four en mosaïque. Ph. Crédit Finestre Sull'Arte


La signature de Berto et Jorn
La signature de Berto et Jorn. Ph. Crédit Finestre sull'Arte

Une maison qui est devenue la Casa Museo Jorn, dirigée avec compétence, passion et perspicacité par Luca Bochicchio. C'est l'artiste lui-même qui a voulu que la maison devienne un musée. Son testament prévoyait qu'après sa mort, la maison devait être mise à la disposition de Berto et Teresa, à titre gratuit et à vie. Après leur décès, la maison, déjà donnée à la municipalité d'Albissola Marina, serait transformée en musée. Et c'est ce qui s'est passé: après une restauration longue et complexe, qui a commencé au début des années 2000 et s'est achevée en 2014, année du centenaire de la naissance d'Asger Jorn, elle a été ouverte au public le 3 mai.

"Il est important de comprendre que la poésie n'est pas seulement quelque chose en dehors des besoins essentiels de la vie, mais que le pain et le vin sont poétiques, qu'une maison est un poème et qu'une ville est un ornement, un bijou précieux". Les mots d'Asger Jorn trouvent leur accomplissement dès les premiers pas qui mènent de la rue au jardin, puis à la maison. Dans chaque recoin de la maison, on respire la poésie. Les sols extérieurs sont recouverts de fragments de céramique apportés par Ceramiche Artistiche de Santa Margherita Ligure. Des fragments de formes, de tailles et de couleurs différentes, assemblés pour former l'une des mosaïques les plus étranges sur lesquelles on puisse marcher: ce qui, pour d'autres, est un déchet, est pour Asger Jorn une possibilité. Rien n'est jeté: des peintures d'artistes amateurs trouvées dans les marchés aux puces aux tuiles récupérées dans les manufactures de la moitié de la Ligurie, tout est bon pour créer une nouvelle œuvre d'art, conformément au principe de "revalorisation" (comme l'appelle l'universitaire Karen Kurcynski) qui animait la poétique d'Asger Jorn, intéressé par les expressions artistiques populaires car elles sont chargées de créativité spontanée, loin des académies et de l'avant-garde. "Jorn a créé pour lui et sa famille, écrit Luca Bochicchio, une architecture spontanée, dans laquelle la peinture, la sculpture, les arts appliqués et décoratifs fusionnent, créant un continuum avec les formes et les couleurs de la nature. C'est pourquoi chaque partie des murs, des sols et des bâtiments contient des traces d'interventions artistiques, souvent réalisées avec des matériaux et des objets recyclés: débris de verre, de marbre, de fours, de tuiles, de pierres de rivière, de coquillages, de vases anciens et, bien sûr, d'assiettes et de sculptures de Jorn et de ses amis". À l'extérieur de la maison, des monstres de toutes sortes sont placés sur les murs extérieurs avec des fonctions apotropaïques claires. Pour la plupart, il s'agit de figures qui se réfèrent à la mythologie nordique (mais pas seulement: dans le jardin se trouve également une petite grotte qui abrite, trois cent soixante-cinq jours par an, une crèche chrétienne en terre cuite): pour Jorn, le mythe est une manifestation intéressante de la créativité collective, et la tâche de l'artiste n'est pas de croire aux mythes (une action passive totalement inadaptée pour un artiste), mais de créer des mythes.

Un extrait de l'étage extérieur de la Casa Jorn
Un extrait du sol extérieur de la Casa Jorn. Ph. Crédit Finestre Sull'Arte


Un des monstres sur les murs extérieurs
Un des monstres des murs extérieurs. Ph. Crédit Finestre sull'Arte


Le berceau
La crèche. Ph. Crédit Finestre sull'Arte

Le rez-de-chaussée de la maison est une sorte de manifeste visuel de ces concepts. Nous avons déjà parlé des monstres qui peuplent l'extérieur. À l'intérieur, la première pièce que le visiteur rencontre est la cuisine, l'une des pièces les plus utilisées par Jorn et ses invités. On y trouve des carreaux de céramique et des ustensiles de cuisine, tous issus d'ateliers locaux. Certains d'entre eux sont probablement des céramiques anciennes. Sur les murs figurent également les esquisses de deux œuvres monumentales: le Grand relief pour le lycée d'État d'Aarhus (1959) et le Grand monde pour la maison de la culture de Randers (1971). Un panneau illustre les phases de réalisation du Grand Relief. Pour Albissola Marina, il s'agissait d'un événement, compte tenu de la taille de l'œuvre (une sculpture colossale en céramique de trois mètres de haut et vingt-sept mètres de large) et des techniques peu orthodoxes utilisées par l'artiste pour la réaliser: une image célèbre le montre chevauchant sa Vespa blanche sur l'argile. Un geste qui entendait faire de la création artistique elle-même une sorte de performance, une action qui mettait en évidence le fait que l'acte même de créer est dicté par une pulsion. Les figures que le visiteur trouve dans la pièce suivante, une véranda qui relie le rez-de-chaussée au premier étage, répondent également à la même impulsion: semblables à celles qui peuplaient l'art de Jean Dubuffet, l'artiste malgré lui par excellence, elles sont composées de pierres et de fragments de céramique qui créent des personnages bizarres qui semblent sortis de l'esprit d'un enfant. Et avec les enfants, Jorn était particulièrement à l'aise.

En témoignent les céramiques accrochées à l'un des murs du salon de l'étage supérieur. Il s'agit d'assiettes fabriquées par les enfants d'Asger Jorn lorsqu'ils étaient encore enfants, en 1955, lors d'une expérience menée dans le cadre d'un congrès imaginiste du Bauhaus. Elles ont été placées dans l'une des pièces les plus importantes de la maison, car pour l'artiste danois, l'art produit par un enfant était quelque chose à prendre très au sérieux. L'artiste Aksel Jørgensen (Copenhague, 1883 - 1957), avec qui Jorn a beaucoup travaillé dans sa jeunesse, a écrit que "l'enfant n'est pas retenu ou entravé par des connaissances psychologiques, et personne ne lui demande de subordonner son besoin naturel de créer à ce type de connaissances. L'enfant est seul au milieu du monde et ne perçoit tout ce qui l'entoure qu'avec ses propres yeux et sans reflet. [L'enfant n'a pas de concept clair de l'existence physique du monde et vit donc selon ses propres pensées. Et Jorn, qui pensait de la même manière, écrivait qu'"un enfant qui aime les belles figures et les colle dans un livre avec l'inscription "ALBUM", donne à l'artiste plus d'espoir que n'importe quel critique d'art ou directeur de musée ne pourrait lui en donner". Il n'est donc pas surprenant que l'artiste danois se soit inspiré des gribouillis d'enfants pour la plupart de ses projets artistiques, ni que ses enfants aient participé à la décoration de la maison. Il pensait tout simplement que les enfants étaient capables de manifestations artistiques beaucoup plus spontanées et libres que les adultes, qui étaient contraints de respecter certains modèles en raison des connaissances acquises, des compétences mûries et des convictions esthétiques devenues conscientes.

Dans ses œuvres, il essayait autant que possible de travailler avec le même émerveillement qu'un enfant. Il essayait d'imaginer, et de faire imaginer, ceux qui observaient ses œuvres. Comme celles que l'on trouve dans les chambres à coucher. Luca Bochicchio les décrit ainsi: "Dans les peintures murales que nous voyons ici, nous pouvons voir la charge expressive, gestuelle et chromatique de la peinture de Jorn. Du chaos apparent des lignes, des taches et des coulures de couleur, semblent émerger des figures déformées que nous pouvons reconstruire ou interchanger dans notre esprit. Selon Jorn, l'art visuel, comme l'architecture, doit interagir avec le spectateur en stimulant son imagination et sa fantaisie. L'art public et l'art décoratif étaient encore plus importants pour Jorn, car ils pouvaient changer la perception de l'espace en influençant positivement la vie. Le style est typique des artistes du groupe Co.Br.A.: des lignes violentes, des couleurs fortes qui se mélangent, des formes indéfinies, mais jamais totalement détachées de la réalité. Selon la propre définition de Jorn: "unart abstrait qui ne croit pas à l'abstraction".

Nous quittons le bâtiment principal pour nous rendre à l'annexe. Dans le jardin se trouve un grand bassin qui, à l'origine, était destiné à recueillir l'eau de pluie: elle devait ensuite servir à irriguer les champs voisins. Des lys en fleurs mènent au bâtiment dans lequel Asger Jorn souhaitait installer son atelier. La plus petite pièce avait été aménagée en chambre de réflexion: l'artiste s'y retirait lorsqu'il souhaitait profiter d'un moment de calme en solitaire. Et lorsqu'il était absent, la petite pièce était attribuée à Berto et Teresa, qui pouvaient l'utiliser comme chambre à coucher. La plus grande pièce est plutôt une grande salle en mezzanine: c'est là que l'artiste peignait, et quelques photos sur les murs témoignent de l'utilisation de cette partie de la maison. La table sur laquelle Jorn posait ses toiles pour les faire sécher est toujours présente.

La cuisine de Casa Jorn
La cuisine de Casa Jorn. Ph. Crédit Finestre Sull'Arte


Asger Jorn, Sans titre
Asger Jorn, Sans titre, cuisine (vers 1959-1960 ; déchets de four ; Albissola Marina, Casa Museo Jorn)


Extérieur de la véranda la nuit
Extérieur de la véranda la nuit. Ph. Crédit Amici di Casa Jorn


Détail de la véranda
Détail de la véranda. Crédit Ph. Crédit Finestre Sull'Arte


Asger Jorn, Sans titre
Asger Jorn, Sans titre, véranda (vers 1959-1960 ; rejets de four et techniques mixtes ; Albissola Marina, Casa Museo Jorn)


Le salon de Casa Jorn
Le salon de la Casa Jorn. Ph. Crédit Finestre Sull'Arte


Détail du salon avec, à droite, les assiettes des enfants
Détail du salon avec, à droite, les assiettes des enfants. Ph. Crédit Finestre Sull'Arte


Les enfants d'Asger Jorn, assiette, deuxième expérience imaginiste du Bauhaus
Enfants d'Asger Jorn, assiette, deuxième expérience imaginiste du Bauhaus (1955 ; terre cuite peinte sous vernis, 29 x 26 cm ; Albissola Marina, Jorn House Museum)


Asger Jorn, peinture murale
Asger Jorn, peinture murale, chambre à coucher (années 1960 ; peinture acrylique ; Albissola Marina, Casa Museo Jorn)


Asger Jorn, peinture murale
Asger Jorn, peinture murale, chambre à coucher (années 1960 ; peinture acrylique ; Albissola Marina, Casa Museo Jorn)


La baignoire de jardin
La baignoire de jardin. Ph. Crédit Finestre Sull'Arte


Lys en fleur
Les lys en fleurs. Ph. Crédit Fenêtres sur l'art


Le groupe de réflexion
Le pensoir. Ph. Crédit Fenêtres sur l'art


Photo d'Asger Jorn dans son atelier, appuyé contre la table qu'il utilisait pour faire sécher les peintures.
Photo d'Asger Jorn dans son atelier, adossé à la table qu'il utilisait pour faire sécher ses peintures

Aujourd'hui, l'ancien atelier d'Asger Jorn est devenu un lieu d'expositions temporaires. En effet, des expositions sont également organisées à la Casa Jorn, aussi bien par des artistes confirmés que par des jeunes qui commencent à faire leur chemin dans le monde de l'art: l'Association des amis de la Casa Jorn, chargée de la mise en valeur du complexe, est composée de jeunes professionnels qui ont à cœur de maintenir la qualité des événements qui s'y déroulent. Des expositions, mais aussi des rencontres, des présentations de livres, des performances, des concerts. Ainsi qu'une collection permanente d'une centaine d'œuvres d'Asger Jorn (au cas où la maison ne serait pas une œuvre en soi) et un centre de recherche sur l 'art contemporain actif et vivant. Un musée créé grâce à une administration municipale attentive et à un groupe d'universitaires aux idées claires, capables de travailler sur un projet culturel de haut niveau, capable de satisfaire aussi bien les initiés que les visiteurs et les amateurs d'art. Tout cela dans l'esprit de ce grand artiste danois qui, un jour de mars 1954, est arrivé à Albissola Marina pour écrire une nouvelle et riche page de l'histoire de l'art. Une page qui, à Casa Jorn, peut être lue dans toute sa poésie ambitieuse et chaleureuse, délicate et énergique à la fois.

 

dimanche 1 février 2026

jeudi 29 janvier 2026

RAÚL MARTÍNEZ (Ciego de Ávila, 1927- La Habana, 1995)

 

Pintor, dibujante, grabador, fotógrafo y diseñador gráfico. 
Ingresa en la Escuela Elemental de Artes Plásticas anexa a la Escuela San Alejandro 
en 1941, y termina sus estudios en 1943. 
Hacia 1946 matricula en San Alejandro, cuyos estudios interrumpe en 1948 
por problemas económicos. Ese mismo año realiza su primera exposición personal 
en el vestíbulo del desaparecido teatro Adad. En 1952 solicita una beca y es aceptado 
en el Institute of Design de Chicago, Estados Unidos, fundado por Moholy Nagy. 
Forma parte del grupo Los Once y participa en numerosas exposiciones del mismo, 
entre ellas, la célebre muestra Expresionismo abstracto, en Galería Habana. 
Al siguiente año, exhibe Homenajes, donde comienza a desembarazarse del 
expresionismo abstracto e inicia su incursión en el pop a través del collage. 
A partir de 1966 comienza a trabajar la iconografía martiana, conjugando 
elementos de la pintura popular y del pop. Participa en el Salón 70 con su óleo 
de grandes dimensiones Isla 70. Numerosas exposiciones colectivas e individuales 
conforman su intenso quehacer artístico. El Museo Nacional de Bellas Artes organiza 
en 1988 la muestra Nosotros: la primera y mayor retrospectiva de su obra. 
Recibe a lo largo de su carrera disímiles premios. En 1995 recibe el Premio Nacional 
de Artes Plásticas en su primera edición.
Raúl Martínez
Raúl Martínez, Sin título 
Ustedes, nosotros, 1969
 

 

lundi 8 décembre 2025

Guillermo Monroy, el artista malogrado de Atlántica (2022)

 El Espacio Sirvent de Vigo exhibe una selección de su obra, la gran mayoría inédita

Uno de los lienzos que forman la exposición.  | // FDV

Ágatha de Santos VIGO

Coincidiendo con el cuarenta aniversario de la muerte de Guillermo Monroy (Vigo, 1954-1982), el Espacio Sirvent de Vigo inaugura mañana una selección de sus obras, en su mayoría inéditas, que muestra solo una parte de una década de dedicación plena a la pintura que truncó un desafortunado accidente. Tenía solo 28 años. Sin embargo, dejó un importante legado y de una gran madurez artística a pesar de su juventud.

Guillermo Monroy, en 1978.  | // FDV 
Guillermo Monroy, en 1978. | // FDV / a. de santos

Según su comisario, Ángel Cerviño, esta muestra se presenta como un ejercicio de memoria y llamada de atención sobre una producción artística de extraordinaria calidad que ya forma parte indisoluble de nuestro imaginario colectivo y sobre la figura de un artista injustamente olvidado. A la inauguración de la muestra, que podrá visitarse hasta el 4 de febrero, asistirá Flor Monroy, hermana del artista y albacea de su legado.

Guillermo Monroy formó parte del núcleo fundacional del movimiento artístico Atlántica, que propició una radical renovación de las prácticas artísticas en Galicia, y fue una pieza sin la que no se podría entender este grupo de jóvenes artistas. “Según todos los testimonios de sus compañeros de aventura, el vitalismo y la generosidad de Guillermo fueron unos de los elementos integradores del grupo, el nexo cohesionador que marcará con su impronta plástica e ideológica numerosos aspectos del movimiento, hasta el punto que se llegará a afirmar que ‘Atlántica xestouse no seu estudio’”, sostiene.

Esta energía vital y la celebración de la existencia serán también las características más señaladas de su trabajo pictórico. “Una suerte de panteísmo visual en el que el más humilde objeto se verá elevado a la categoría de acontecimiento. Una obra dotada, por otro lado, de un fuerte componente analítico que arranca siempre de la estricta geometría del soporte, paralelepípedo a partir del cual se establecen las líneas compositivas básicas: el trazado arquitectónico de lo real, recubierto por juegos cromáticos de complementariedad y contraste sobre los que la dinámica del gesto traza nuevos ritmos y procesos de desarrollo y crecimiento”, explica.

El accidente que le costó la vida dejó a Galicia sin un artista que legó una “producción artística única e irrepetible” en apenas diez años. En una década de intenso trabajo y dedicación plena a la pintura, Guillermo desarrolló un proyecto artístico de inusitada madurez y coherencia, que parece desmentir su extremada juventud. “Su legado lo constituyen una gran cantidad de lienzos y dibujos sobre papel, centenares de bocetos y apuntes; pintura aplicada sobre toda clase de soporte: tela, papel, cartones y embalajes encontrados, como si –sobre todo en sus últimos años– “un oscuro presentimiento lo empujara a una infatigable actividad creadora gobernada por la voluntad de entregar su vida a la pintura”, comenta Cerviño.

vendredi 28 novembre 2025

XAIME QUESSADA PORTO, LA PASIÓN POR EL ARTE I

Fuente: https://arelarte.blogspot.com/2013/06/xaime-quessada-porto-la-pasion-por-el.html

"Polo Miño", 1957
“Quessada Porto, un pintor verdadeiro, diante do que se poden acender tódalas chamas do amor e do odio e tódolos sentimentos, menos as frases e os paralelismos. A terrible metafísica do ser foille desvelada para sempre polas soidades da néboa e dos soles ourensáns máis alá da paisaxe”. RAMÓN OTERO PEDRAYO


“La pintura es una ventana abierta al mundo” 
Xaime Quessada

PRIMERAS OBRAS: ENTRE 1950 Y 1970
La obra pictórica de Quessada es enorme. Sorprende su capacidad creativa. Haré dos o tres entradas para mostrar las distintas etapas por las que pasó su obra.  Abarca distintas corrientes artísticas, desde el impresionismo, el arte abstracto, el figurativismo o el expresionismo. Es discípulo reconocido por Picasso. Investiga en las diversas vanguardias artísticas sin olvidar los conceptos más clásicos del arte.
"Todo aquilo que parece modernidade, para min non o é. Desta forma eu considérome un artista multiforme. Para min os dous maiores pintores multiformes de todos os tempos foron Goya e Picasso. Considérome un discípulo destes dous singulares artistas, pero non só destes dous...". Xaime Quessada.
"Aos 14 anos coñecin a Picasso e cambioume a vida. É un xenio. Eu definoo como o gran desertor porque cada día fai unha creación. O importante é que o home domine os estilos e non ao revés." X. Quessada
La influencia de Picasso tanto en las formas y colores como en el tema es muy clara. El propio Picasso llegó a afirmar:
"¡Venid, venid y ved!, por fin tengo un auténtico discípulo en España...PABLO PICASSO (Notre Dame de Vie, 1967. Francia)
"Arlequines", 1960
"Nai pobre", 1963
"Estío", 1960
“Aínda que teña só 22 anos este pintor, o seu cadro “Estío” seguirá exposto entre os grandes da pintura española do século XX”. CHUECA GOITIA, 1961
"A pombiña", 1963

"A ceguiña", 1963

"Cabeza de Chus", 1966

 "El dictador", 1962
“De esquerda a dereita, coma na lectura dun verso localizado dentro da súa tradición; desde a violencia do trazo ata o etéreo dos corpos que se disolven sen vida, ata a total permeabilidade da morte.. Transparencia da tea, pero tamén dos ollos que perderon, como o resto da figura, a harmonía, planetas desorbitados que aceptan o seu senrumbo na estraña violencia da duplicidade repetida no xogo cruel dos espellos. Un home abraza a súa amada xacente: o Amor sería o primeiro plano a pesar de que a morte confunde o vivo co outro, a pesar de que o Amor o era, éo, impulso cara á sabedoría. Unha patética nai aleita, nun aceno ritual, o seu fillo: o feito sacralízase na precisión das ausencias. Coma o simulacro de bailarina –a muller nos brazos do amado, triste arlequín, o home- a nai ignora se será posible continuar trala escena múltiple narrada en tres espacios pero na sincronía dos tres tempos.
(…) Destacando sobre o demais, o touro, o Minotauro centro os pés do cal transcorre atemporal a barbarie: o crucuficado.”
Mª FERNANDA SANTIAGO BOLAÑOS: “Contemplo “O dictador”, e penso na “arte comprometida” (artículo en “Quessada. Arte e compromiso”)

Se adentra también en el EXPRESIONISMO  


"Genocidio", 1964
"Holocausto", 1968












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PAISAJES Y ABSTRACCIÓN

“Estas fermosas e turbadoras paisaxes son tan exquisitas que parecen estar pintadas con po de ás de bolboretas”. EDUARDO BLANCO AMOR,1974
"Paisaxe telúrico", 1960

Ya en esta primera etapa de su obra se adentra en la pintura abstracta. A pesar de su compromiso con la realidad no huye de las últimas tendencias. Nunca dejó de experimentar nuevas formas de expresión y de reinterpretar a los grandes maestros.
"Grises", 1961
 "Abstracción en rojos", 1958

"Materia", 1961
“Siendo siempre él mismo, poseía una de las personalidades más vigorosas y polifacéticas que puedan imaginarse. Era tal su versatilidad que, gracias a él, recreamos la pintura flamenca, el muralismo mexicano, el Renacimiento, el surrealismo, la pasión de Goya, el realismo mágico, el naif, el pop-art y el pop-ficción, el constructivismo, la figuración esquemática, el minimalismo o el informalismo. DARÍO VILLANUEVA: Xaime Quessada, ciudadano de la cultura.