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jeudi 12 février 2026

Prospective et utopies expérimentales dans l’architecture soviétique des années 1960

 Source https://ehne.fr/fr/encyclopedie/th%C3%A9matiques/les-arts-en-europe/le-fait-monumental/prospective-et-utopies-exp%C3%A9rimentales-dans-l%E2%80%99architecture-sovi%C3%A9tique-des-ann%C3%A9es-1960

Entre productions alternatives et stratégies de diplomatie culturelle

Á partir de la fin des années 1950, l’URSS connaît de profonds bouleversements dans le domaine de l’architecture et de l’urbanisme. Abandonnant le goût dit stalinien, les architectes soviétiques renouent avec le modernisme architectural et adoptent tant la construction préfabriquée que l’esthétique fonctionnaliste de l’Ouest. Se développe en outre une voie alternative : l’architecture expérimentale et prospective. Plus qu’une remise en cause profonde du modernisme, les utopies expérimentales qui fleurissent alors, à partir du début des années 1960, cherchent, dans la continuité de cet héritage, à faire évoluer architecture et urbanisme grâce aux progrès technologiques et à ceux engendrés par l’effervescence théorique de cette période. Les Soviétiques élaborent ainsi des solutions innovantes, qui ambitionnent de renouveler le modèle de la ville socialiste. Tentant de rivaliser avec les conceptions avant-gardistes développées à la même période tant en Europe que dans d’autres régions du monde, ils contribuent ainsi à réaffirmer l’URSS comme un centre pionnier en matière d’architecture. 


Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’URSS reste fidèle à l’architecture dite stalinienne, aux riches décors puisant dans un répertoire éclectique allant de la Renaissance à l’Art déco. Le congrès pan-soviétique des constructeurs réuni au Kremlin en décembre 1954 aboutit toutefois à sa remise en question, actée le 4 novembre 1955 par le décret no 1871 « Sur l’élimination des excès décoratifs dans l’architecture et la construction ». Les réformes politiques menées par Nikita Khrouchtchev après la mort de Staline en mars 1953 coïncident ainsi avec la ré-adhésion de l’URSS au « style international » qui s’était répandu dans le monde entier et promouvait une architecture dépouillée de béton et d’acier.

Entre conformismes et innovations

L’adoption par les Soviétiques de ce modernisme architectural semble avoir été le produit de plusieurs facteurs : le rejet du régime stalinien, une volonté politique de régler la crise du logement d’après-guerre et donc de bâtir plus, une généralisation dans les années 1950 de l’industrialisation de la construction et de la préfabrication, mais aussi une pleine réintégration de l’URSS dans les réseaux internationaux d’architecture. Membre actif de l’Union internationale des architectes depuis sa création en 1948, l’Union des architectes soviétiques accueille en 1958 à Moscou son cinquième congrès. Cette manifestation est suivie en 1959 par l’Exposition nationale américaine, tenue dans la même ville sous un dôme réalisé par Welton Becket (1902-1969) & Associates sur le principe des constructions géodésiques de Buckminster Fuller (1895-1983), puis en 1961 par l’Exposition française de Moscou, comprenant un secteur consacré à l’architecture et à l’urbanisme. De nombreux ouvrages étrangers sur l’architecture sont de plus diffusés et traduits à partir de la fin des années 1950. Une version russe de la revue française L’Architecture d’aujourd’hui est ainsi publiée à partir de 1961 et devient le principal canal de diffusion des productions architecturales occidentales.

L’URSS connaît de ce fait des mutations architecturales, qui sont d’abord principalement portées par les « nouvelles structures » permises par les progrès technologiques. Ces réalisations profitent du savoir développé à l’Ouest, le livre de l’ingénieur italien Pier-Luigi Nervi (1891-1979) Savoir construire étant édité à Moscou dès 1956 et celui de l’architecte allemand Curt Siegel (1911-2004) Formes structurales de l’architecture moderne, traduit en russe en 1965, ayant un retentissement important.

Les Russes mènent également d’importantes recherches théoriques dans ce domaine et l’ouvrage Pièces longues en voiles minces de Vassili Vlassov (1906-1958), consacré à l’étude des constructions à parois minces, est traduit en français en 1962. Au département de Structures de l’Institut d’architecture de Moscou, Mikhail Tupolev (1903-1975) travaille sur les couvertures sphériques et les systèmes croisés, et affirme en 1966 à L’Architecture d’aujourd’hui qu’il a inventé un système de coupole cristallographique dès 1946, avant de connaître l’existence des dômes géodésiques de Buckminster Fuller.

Prospective et utopies expérimentales

Les Soviétiques sont également particulièrement novateurs dans le domaine des architectures en zones climatiques critiques. Le LenZNIIEP (Institut expérimental situé à Léningrad) mène des recherches sur ce sujet sous la direction de Tatiana Rimskaja-Korsakova (1915-2006), tandis qu’Aleksandr et Elizaveta Šipkov et d’Ekab-Olgert Trušinʹš travaillent sur des unités urbaines dans le Grand Nord.

Sous l’impulsion d’architectes comme Viačeslav Škvarikov (1908-1971), Iouri Bočarov (1926), Boris Rubanenko (1910-1985), Vitaly Lavrov (1902-1988), Georgi Gradov (1911-1984), Nathan Osterman (1916-1969) ou encore Andrej Meerson (1930), chaque institut d’architecture et d’urbanisme se dote alors d’un département de recherches prospectives. Les créations les plus radicales émergent cependant dans les instituts d’enseignement et de recherche. Au MARKHI [Institut d’architecture de Moscou], un groupe d’étudiants mené par Aleksej Gutnov (1937-1986) et Ilya Lejava (1935-2018) présente ainsi en 1960, pour leur diplôme, un projet de ville futuriste nommé NER (Nouvel élément d’habitat). Cet ensemble fait date, car il est considéré comme la première utopie expérimentale de l’époque.

Ses concepteurs poursuivent leurs recherches au sein du NIITI, l’Institut de recherche sur la théorie, l’histoire et les problèmes de prospective en architecture, où, sous la direction d’Andrej Ikonnikov (1926-2001) et de Nikolaj Gulânickij (1927-1995), se réfugient les architectes préférant la voie de la recherche expérimentale à celle des réalisations pratiques. Les ateliers du NIITI se partagent entre des travaux plus ou moins abstraits et plastiques comme les œuvres de Viačeslav Loktev (1934-2018), Viačeslav Kolejčuk (1941-2018) ou Andrej Leonidov, qui reprend les travaux de son père Ivan Leonidov (1902-1959), et des recherches approfondies sur de nouvelles structures urbaines, faisant appel à des équipes transdisciplinaires. Les travaux menés en particulier par Aleksej Gutnov, Ilya Lejava, le sociologue Georgi Djumenton (1926), Zoja Kharitonova (1936), Andrej Baburov (1937-2012), Konstantin Pčelʹnikov, Igor Gunst (1935), Ilya Smoliar (1928-2008) et d’autres empruntent aussi bien aux métabolistes japonais qu’aux travaux sur la morphologie structurale poursuivis en France par Robert Le Ricolais (1894-1977) et David Georges Emmerich (1925-1996), en Allemagne par Konrad Wachsmann (1901-1980), Günter Günschel (1928-2008) et Eckhard Schulze-Fielitz (1929), et aux États-Unis par Buckminster Fuller. Ils sont également marqués par l’urbanisme spatial des Français Yona Friedman (1923) et Paul Maymont (1926-2007), que les Soviétiques connaissent grâce aux écrits de Michel Ragon, traduits en russe dès 1963. Le Laboratoire de bionique architecturale fondé par Iouri Lebedev engage pour sa part une coopération soutenue avec l’Institut pour les structures légères de l’Allemand Frei Otto (1925-2015).

Peu considérées par les instances politiques et décisionnelles, les architectures expérimentales et prospectives donnent lieu à très peu d’applications concrètes. Elles servent pourtant bientôt à montrer au reste du monde la capacité de l’URSS à produire de la pensée nouvelle, entre autres lors des concours internationaux d’architecture organisés par l’UIA. En 1966, les solutions les plus novatrices du concours pour la reconstruction du centre-ville de Moscou sont d’ailleurs présentées au colloque franco-soviétique d’urbanisme organisé à Paris sous l’égide de l’association France-URSS et permettent aux Ateliers de recherche et de réalisation en architecture et en urbanisme de Moscou [Mosproekt] de recevoir le grand prix 1966 du Cercle d’études architecturales français. Le NER est de même exposé lors de la triennale de Milan de 1968, à l’initiative de Giancarlo De Carlo (1919-2005). Ce dernier préface la même année un livre présentant le concept du NER, publié à Milan en italien (Idee per la città comunista) et à Boston en anglais (The Ideal Communist City). Il n’est enfin pas anodin que L’Architecture d’aujourd’hui ait consacré en décembre 1969 son numéro 147 à l’architecture soviétique, avec des articles assez complets sur des conceptions issues du NIITI et d’autres instituts soviétiques de conception expérimentale, ou encore que la coopération technique et scientifique franco-soviétique engagée à partir de 1966 ait inscrit dans son programme des thèmes de recherche comme les villes nouvelles en milieu artificiel ou l’urbanisme prospectif, qui témoignent de l’intérêt suscité par les réflexions soviétiques sur ces domaines pionniers. On voit donc que la division de l’Europe par le rideau de fer n’empêcha pas les échanges en architecture et en urbanisme, et que les créations de l’architecture expérimentale soviétique ont pu être utilisées comme éléments d’influence dans les réseaux internationaux.

 

Idee per la città comunista (1968) / The Ideal Communist City (1969)

 The Ideal Communist City (1969) is an English translation of urban concepts advanced by architects and planners from the University of Moscow. The book was first published in a Soviet journal of a communist youth organization in 1960 and was then republished in Italy in 1968. Offering a new way of thinking about mobility, equity and social interaction in neighborhood planning, The Ideal Communist City was a direct response to suburban development and its focus on private spaces for family life: “the new city is a world belonging to all and each” where life is “structured by freely chosen relationships representing the fullest, most well-rounded aspects of each human personality.”

 

jeudi 15 janvier 2026

Noticieros ICAIC Latinoamericano Vol.01 - 1960-1976 (INA)

 FUENTE: https://www.naranjasdehiroshima.com/2019/04/noticieros-icaic-latinoamericano-vol01.html

Título original: Noticiero ICAIC Latinoamericano - Actualidades nacionales e internacionales
Dirección: Alfredo Guevara (56), Santiago Álvarez (233),  Julio Batista (2), Manuel Perez (2), Jorge Fraga (1), Miguel Torres (16).
Fotografía: 16mm, B/N.
Productora: Instituto Cubano del Arte e Industria Cinematográficos ICAIC.
País de producción: Cuba
Año: 1960-1976
Duración: 50s - 20min.


Noticiero ICAIC Latinoamericano - Actualidades nacionales e internacionales

Compuesto por 1.490 emisiones semanales, producidas y exhibidas entre los años 1960 y 1990, el Noticiero ICAIC Latinoamericano fue testigo de grandes acontecimientos nacionales e internacionales de la segunda mitad del siglo XX.

El 21 de junio de 2012, El Institut National de l'Audiovisuel (INA) y el Instituto Cubano de Arte e Industria Cinematográficos (ICAIC) firmaron un acuerdo de colaboración para la restauración, digitalización y mejora de las imágenes de noticias latinoamericanas de ICAIC.

Este fondo, denominado "Noticiero ICAIC Latinoamericano" fue declarado Patrimonio Nacional de Cuba e inscrito en el "Registro de la Memoria del Mundo" de la Unesco en 2009.

En total, se digitalizarán 1490 ediciones de noticias cinematográficas producidas y difundidas entre junio de 1960 y julio de 1990, también miles de extractos estarán disponibles en Ina.fr.

 
Hasta la fecha han digitalizado y subido a su web un total de 292 Noticieros ICAIC Latinoamericano, se pueden ver a una calidad media de forma gratuita y sin registros.
El Instituto Cubano del Arte e Industria Cinematográficos (ICAIC) recibió oficialmente el primer grupo de copias restauradas del Noticiero ICAIC Latinoamericano. La entrega se realizó este viernes por directivos del Instituto Nacional del Audiovisual (INA) de Francia, quien corrió a cargo del proceso tecnológico.

La recuperación del afamado Noticiero, dirigido por el fallecido y gran documentalista cubano Santiago Alvarez (1919-1998), y considerado desde 2009 como Registro de la Memoria del Mundo de la Organización de Naciones Unidas para la Educación, la Ciencia y la Cultura (UNESCO), es fruto de un acuerdo entre el ICAIC y el INA.

El convenio establece la restauración de las copias de 35 milímetros y la realización de copias digitales en formato de Alta Definición, de esta significativa obra del audiovisual cubano.

También asegura la explotación conjunta de los fondos digitalizados con beneficios para ambas partes, aunque el ICAIC se reserva los derechos patrimoniales y la titularidad de los fondos originales del Noticiero, que constituyó todo un suceso cultural en la isla.

La entrega de este viernes formó parte del XXXV Festival Internacional del Nuevo Cine Latinoamericano, que concluye mañana en La Habana, e incluyó al primer rollo del lote de 250 emisiones entregado a la institución francesa en una prueba de confianza, no sólo institucional, sino del nivel de colaboración internacional entre Cuba y Francia.

El director adjunto del INA, Michel Raynal, explicó que se trata un pequeño grupo de 54 programas emitidos entre 1960 y 1963, y anunció que ya se encuentra terminada la digitalización de casi la totalidad de ese primer grupo de Noticieros entregados por Cuba.

Raynal, quien está al frente de los trabajos, señaló que la mayor dificultad estuvo en el sonido, que se encontraba en muy malas condiciones, e insistió en que tuvieron muy en cuenta el respeto a la estética original de las obras.

Algunos de los contenidos recogidos en esta colección abordan hechos históricos vinculados a figuras como el ex presidente cubano Fidel Castro y el guerrillero argentino-cubano Ernesto Che Guevara, y a los procesos culturales y políticos de Europa y Asia, así como de Africa, en su lucha contra el colonialismo, y las gestas en América Latina.

Dirigido por Alvarez, el Noticiero se convirtió en escuela de cineastas cubanos y latinoamericanos, y en un fenómeno cultural capaz de despertar el interés de amplias audiencias.

La institución francesa se propone ahora la elaboración de un catálogo en español sobre los Noticieros, y dar a conocer a los franceses el contexto y el nombre de las figuras que aparecen en las películas, desconocidos prácticamente en el ámbito europeo actual.

El INA es una institución pública con la responsabilidad de archivar y compartir todas las producciones francesas de radio y televisión, con los escritos y otros materiales a partir de imágenes fijas, sonido, imágenes en movimiento, grabaciones musicales, mapas y planos.

Desde 1974, el INA se centró en la recopilación y conservación de las imágenes y sonidos que conforman la memoria histórica colectiva, con el propósito de compartirlos con el mayor público posible, de ahí que constituya en la actualidad un referente en materia de innovación tecnológica en esta rama.

En la actualidad, la institución francesa, reconocida como el primer centro audiovisual del mundo para el archivo digital y la valorización de fondos, trabaja de conjunto con Rusia en la digitalización de materiales de radio y televisión producidos por la antigua Unión Soviética.

El ICAIC se propone ahora emprender experiencias similares en un futuro con los fondos que agrupan las obras de otros significativos cineastas cubanos, como Tomás Gutiérrez Alea y Humberto Solás.


La colección que han llamado "Les archives cubaines / Los archivos cubanos" contiene descripción y datos de cada capítulo, así como su fecha exacta de emisión en las pantallas de los cines cubanos.

En Naranjas de Hiroshima hemos querido reunir todo lo que se ha publicado de este magnifico trabajo de recuperación del archivo cinematográfico latinoamericano, para apoyar con su difusión, ya que creemos en la importancia y el valor de los acervos del cine documental cubano, el cual siempre hemos difundido deste esta plataforma de difusión cultural.
 
Distribuidores de veneno - Noticiero ICAIC Latinoamericano (1961)

 
 

Sepelio de Benny Moré - Santiago Álvarez (Noticiero ICAIC) (1963)
 

 
Noticiero ICAIC Latinoamericano

Noticiero ICAIC Latinoamericano. Informativo fílmico semanal creado por Santiago Álvarez en 1960, con producción del ICAIC para mostrar al mundo la verdad de Cuba y América Latina.

Historia

A partir del 6 de junio de 1960, el Noticiero ICAIC Latinoamericano contaba cada año en medio centenar de salidas al aire, con capítulos distintos de las memorias y andar cotidiano del país. Grandes reportajes o principios de documentales, historias hiladas con el sabor de la ficción, armadas de una coherencia casi impecable en el discurso, abren los vestidos de un pueblo y un país que se muestra “real maravilloso” sobre las aguas que lo comunican con los puertos de la antigua URSS, América Latina, Viet Nam o Angola.

Ejemplo de periodismo cabal, comprometido con su tiempo y con su público, responsable e incisivo, crítico y solidario, el Noticiero ICAIC Latinoamericano, en sus muchas ediciones de los años 60, 70 y 80 lo mismo empleaba el tono emotivo de la crónica, que la ironía y el sarcasmo para burlarse de agujeros oscuros, que la entrevista en contrapunto de puntos de vistas contrapuestos.

Hubo muchas ediciones célebres, que hicieron llorar o reír a miles de cubanos. Los hacedores del Noticiero, sobre todo en las postrimerías de los años setenta, y hacia finales de los ochenta, se buscaron mil problemas con funcionarios holgazanes, corruptos, indolentes.
Forja de talentos

Son memorables algunos números realizados por directores que luego integrarían la llamada generación intermedia de directores, los que debutaron en los años ochenta. Entre ellos los luego famosos Fernando Pérez (Clandestinos, Hello Hemingway), Rolando Díaz (Los pájaros tirándole a la escopeta, En tres y dos) y Daniel Díaz Torres (Jíbaro, Alicia en el pueblo de Maravillas), quienes evidenciaron en sus primeras películas de ficción un acercamiento complejo, crítico, a la realidad y la historia de Cuba que mucho le debía conceptualmente a sus respectivos aprendizajes en el Noticiero ICAIC Latinoamericano, de la mano de Santiago Álvarez, quien los dejaba trabajar, indagar, cuestionar, siempre y cuando las críticas estuvieran de parte de la objetividad y la responsabilidad.

El movimiento documental fue la verdadera base del séptimo arte en la Isla, y por supuesto, el Noticiero ICAIC Latinoamericano fue la forja de graduación para la mayor parte de los cineastas cubanos, quienes nos legaron importantes obras de ese género antes de incursionar en la ficción.

Aparte de los fundadores Tomás Gutiérrez Alea y Julio García Espinosa (formados en el periodo prerrevolucionario), Manuel Octavio Gómez] firmó la excepcional y emotiva Historia de una batalla antes de entregarnos esa clásica entremezcla de ficción y documental que fuera La primera carga al machete; Humberto Solás realizó un paréntesis con Simparelé y Wifredo Lam entre largometrajes de ficción tan memorables como Lucía o Cecilia, Fernando Pérez presentó credenciales con Camilo y Omara previamente a los mayores opus que significaron Clandestinos o Madagascar; Orlando Rojas se le recuerda casi tanto por A veces miro mi vida como gracias a Una novia para David y Papeles secundarios; Octavio Cortázar hizo Por primera vez antes de El brigadista, Pastor Vega solo igualó el éxito artístico de Viva la República con Retrato de Teresa; Manuel Herrera es el autor de Girón y Enrique Pineda Barnet de David aunque después se dedicaran con éxito a la puesta en escena de películas históricas y espectaculares.

También se recuerdan ediciones problemáticas de la segunda mitad de los años 80, hechos con muy alta temperatura crítica y dirigidos por José Padrón, al calor del proceso de rectificación de errores, consagrados a la situación nefasta del Río Almendares, de los albergados o del transporte público.
Imagen de Cuba al mundo

En cuanto al pálpito internacional, o al papel de Cuba en las guerras de independencia del Tercer Mundo, el Noticiero posee imágenes excepcionales del Comandante en Jefe en sus viajes por todo el mundo durante tres décadas; numerosas secuencias consagradas a Che Guevara, Ho Chi Minh, Salvador Allende, la guerra de Angola, terremotos y acontecimientos políticos en treinta años de historia latinoamericana, la Revolución de los Claveles… todo lo cual le ha valido la incorporación por parte de la Organización de Naciones Unidas para la Educación, la Ciencia y la Cultura (UNESCO) a su lista Memoria del Mundo. 
 

Historia a través de los ojos cubanos: Noticiero ICAIC 


'Noticiero ICAIC Latinoamericano' fue una serie de noticiarios cinematográficos producidos entre 1960 y 1990 por el cine cubano Instituto ICAIC. El programa de noticias semanal que cubre los principales eventos locales y mundiales se mostraría antes de las proyecciones de películas en la capital, La Habana, y en ciudades y pueblos de la isla.

Muchos de esos 1,493 noticiarios podrían ser ridiculizados como propaganda, pero empujaron los límites de las noticias, de la narración visual que ha dejado un legado.

Al principio, los noticiarios de Noticiero estaban destinados a "defender la posición de la revolución y al mismo tiempo apoyar una posición firmemente antiimperialista ... En 1962-1963, se podía ver que el noticiario era más que una reseña semanal de noticias, no importa cuán ágil, dinámico - militante. Había también una visión artística ", dice Manuel Pérez Parades, el ex director de Noticiero ICAIC.

A medida que comenzó a desarrollar su creatividad, "fue capaz de alterar ciertas reglas establecidas sobre cómo deberían decirse las cosas ... El ICAIC adoptó una postura particular hacia la expresión artística, que asumió riesgos. También existía el peligro de que se cometieran errores. . Y sin embargo, era un riesgo que valía la pena tomar ".

Los noticieros de cine ahora son anacronismos, pero en aquel entonces, los cubanos cubrían las noticias a su manera. Y no hemos visto nada como lo que produjeron desde entonces.
 
 
Santiago Álvarez  (1919 - 1998) habla de los Noticieros del ICAIC 
 

dimanche 26 octobre 2025

Notes sur Michèle Bernstein

 

 
    Portrait par Ivan Chtcheglov
 
Bien qu’ancienne habituée de Chez Moineau ayant notamment assisté à la projection mouvementée du premier film de Guy Debord, Hurlements en faveur de Sade, le 13 octobre 1952, elle reprend contact avec lui à l’occasion de l’exposition Avant la Guerre – 66 métagraphies influentielles organisée à la galerie du Double Doute, passage Molière à Paris du 11 juin au 7 juillet 1954 et n’intègre le groupe lettriste qu’en juillet 1954 à partir du no 3 de Potlatch où elle signe au début Michèle-Ivich Bernstein.  
 
« Pour moi, elle [Michèle Bernstein] est la plus situationniste de tous. À Cosio [l’IS est formellement créée en juillet 1957 à la conférence d'unification de Cosio di Arroscia] elle reprenait tout le monde sur le fait qu’on ne dit pas situationnisme mais situationniste, parce que quand ça devient un isme, il y a de fortes chances pour que ça tourne à l’idéologie, à la secte, à la religion. » 
Ralph Rumney, Le Consul, 1999, p. 116.
 

 (Radio France) Michèle Bernstein, la chanson et la montagne Sainte-Geneviève : Avec Michèle Bernstein et Serge Korber... Retrouvailles au quartier latin ! dans Étonnez-moi Benoît !

mercredi 24 septembre 2025

La défaite du socialisme européen était loin d’être inévitable

Contrairement à la croyance populaire, les années 1970 ont été une période où la gauche européenne était à son apogée. Les syndicats étaient puissants et les socialistes étaient convaincus que les changements économiques pourraient leur être favorables. Alors pourquoi la gauche a-t-elle été vaincue une décennie plus tard ?

Source : Jacobin, Ashok Kumar, Matt Myers
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Des syndicalistes défilant lors d’une manifestation à Milan, en Italie, le 4 mai 1979. (Edoardo Fornaciari / Getty Images)

Entretien avec Matt Myers réalisé par Ashok Kumar

  Intégralité de l'article: https://www.les-crises.fr/la-defaite-du-socialisme-europeen-etait-loin-d-etre-inevitable/

 

dimanche 20 avril 2025

Operación Gladio: cómo la CIA y la OTAN llevaron a cabo ataques terroristas en Italia

 FUENTE: https://nuevarevolucion.es/operacion-gladio-como-la-cia-y-la-otan-llevaron-a-cabo-ataques-terroristas-en-italia/

A pesar de que estos hechos impactantes fueron expuestos hace 30 años y afectaron a todos los gobiernos europeos de la OTAN, siguen siendo en gran medida desconocidos fuera de Italia.

Por Massimo Innamorati | 21/01/2025

En 1990, el primer ministro italiano Giulio Andreotti se vio obligado a revelar la existencia de una vasta red paramilitar clandestina que operaba en Italia desde hacía décadas bajo el mando de la OTAN . Esta red, llamada Gladio, había sido responsable de varios atentados terroristas que habían causado cientos de víctimas civiles, así como de dos intentos de golpe de Estado (1964 y 1970).

Estas revelaciones, que implicaban a muchos países europeos, entre ellos Gran Bretaña y Estados Unidos, dieron lugar a una serie de investigaciones nacionales y durante meses provocaron una tormenta política internacional que compitió con la Guerra del Golfo por conseguir atención en la prensa. Sin embargo, hoy esas revelaciones parecen haber sido borradas de la memoria histórica.

Sin duda, las lecciones políticas que se deben extraer de estos acontecimientos son la razón de su eliminación. Los acontecimientos de la Operación Gladio demostraron cómo responde la burguesía imperialista cuando siente que su dominio está amenazado, incluso si la oposición juega según las reglas de las propias instituciones de la burguesía.

Raíces de la operación

Durante la mayor parte del siglo XX, los comunistas en Italia gozaron de un apoyo masivo, siendo reconocidos como la primera línea de la resistencia partidista contra el fascismo , y el Partido Comunista Italiano (PCI) creció hasta tener más de dos millones de miembros (más que cualquier otro partido en Europa durante la mayor parte del período de posguerra), obteniendo más del 34 por ciento del voto electoral en su apogeo y desempeñando un papel clave en la vida social y cultural de la clase trabajadora.

Tras la caída del fascismo, el PCI contó también con el apoyo de miles de hombres y mujeres armados, antiguos miembros de la resistencia partisana y también de las fuerzas policiales de la nueva república. Si bien esa base podría haberse movilizado para hacer avanzar la posición de la clase obrera, el líder del PCI, Palmiro Togliatti, optó por mantener la línea de guerra de un frente único con las fuerzas democrático-burguesas, que se había establecido como parte de la lucha contra el fascismo.

Según su línea, que convertía de manera oportunista el frente único de una táctica antifascista en un principio general, el partido debía obtener el poder por medios parlamentarios burgueses y sólo entonces sus fuerzas armadas serían movilizadas defensivamente. Pero para la burguesía incluso estas condiciones eran inaceptables.

Esta fue la situación en la que el imperialismo intentó montar una ofensiva aprovechando las fuerzas más reaccionarias de la sociedad italiana: el fascismo, la mafia y la Iglesia.

Tras el desembarco aliado en Sicilia en 1943 durante la Segunda Guerra Mundial, Estados Unidos había reclutado los servicios de la mafia a través de la Operación Underworld. En 1945, el comandante fascista Príncipe Junio ​​Valerio Borghese, que había sido capturado por los partisanos y estaba a la espera de ser ejecutado, fue rescatado por la predecesora de la CIA (la OSS) y absuelto de sus crímenes de guerra.

Muchos de estos casos de colaboración permitieron a Estados Unidos establecer una red de agentes fascistas en el país que podrían emplear como fuerzas anticomunistas. Licio Gelli fue otro de los camisas negras fascistas que escapó de la justicia partidaria gracias a la protección de Estados Unidos. Más tarde, la CIA le encargó que dirigiera el ala política secreta de Gladio, una sociedad secreta conocida como Propaganda Due o P2, que fue descubierta en 1981 y que contaba con más de 900 miembros, entre los que se encontraban altos oficiales del ejército, la policía y los servicios secretos, así como industriales, políticos y jueces (uno de los miembros más conocidos fue el ex primer ministro Silvio Berlusconi).

En las elecciones de 1948, las primeras desde la caída del fascismo, compitió el Frente Democrático Popular (FDP) del PCI contra los Demócratas Cristianos (DCI), respaldados por Estados Unidos. Aunque aparentemente se le dio al pueblo la opción de elegir entre dos coaliciones, en la práctica quedó claro que la elección era entre la continuación del gobierno burgués bajo el DCI o la guerra civil, ya que la dirección del DCI dejó en claro que no concedería la victoria al PCI ni siquiera si obtenía la proporción necesaria de votos.

Tras las revelaciones de los años 90, el presidente Francesco Cossiga admitió que la DCI había creado su propia organización paramilitar, lista para entrar en acción en caso de una victoria comunista, y que él mismo estaba “armado hasta los dientes”.

La victoria del DCI en estas elecciones dudosas, caracterizadas por una tremenda injerencia norteamericana , fue seguida por una larga serie de protestas, durante las cuales más de 60 trabajadores, la mayoría de ellos comunistas, fueron asesinados por el Estado. El líder del PCI, Togliatti, sobrevivió a un intento de asesinato durante este período, pero mientras los militantes comunistas se rebelaban, Togliatti llamó a la calma.

Ya en los años 50, los “Gladiadores” (como se denominaba internamente a los agentes de Gladio) empezaron a recibir entrenamiento en Gran Bretaña y armas de los Estados Unidos. Se hicieron planes para iniciar un conflicto e incluso invadir el país si los comunistas ganaban las elecciones o se les permitía participar en algún gobierno. Se instaló una base de Gladio en Cerdeña donde los gladiadores podían recibir entrenamiento británico y estadounidense.

A medida que la organización de la clase trabajadora aumentaba y el PCI continuaba ganando mayor apoyo en las elecciones siguientes, amenazando finalmente el monopolio del DCI en los puestos del gabinete en 1963, la clase dominante dependió de sus activos de Gladio para responder con una violencia cada vez mayor, tanto de manera dirigida como indiscriminada.

Golpes de Estado, atentados y asesinato de Aldo Moro

En 1963, por primera vez en la historia de la República, la DCI tuvo que ceder puestos en el gabinete al Partido Socialista Reformista (PSI) y al PCI. Preocupada por que el líder de la DCI, Aldo Moro, estuviera haciendo demasiadas concesiones al PSI reformista, un sector de la burguesía organizó un golpe de Estado conocido como «Piano Solo», con la colaboración de la CIA, el jefe de la policía paramilitar De Lorenzo y los servicios secretos italianos, encargados de dirigir las operaciones de Gladio bajo el mando del coronel Renzo Rocca.

La primera fase del golpe consistió en atentados con bandera falsa contra las oficinas de la DCI, de los que se atribuyó la culpa a grupos comunistas. La segunda fase, en junio de 1964, comenzó bajo la apariencia de un desfile militar. Después del desfile, las tropas permanecieron en Roma con el falso pretexto de «cuestiones logísticas», preparándose para llevar a cabo el golpe. Tras una reunión entre Aldo Moro y el general De Lorenzo, el golpista, el gobierno anunció la intención del PSI de renegar de muchas de sus demandas reformistas. Esta genuflexión ante la clase dominante por parte del PSI socialdemócrata fue suficiente para calmar la situación y abortar el golpe.

A finales de los años 60, cuando la lucha de clases se intensificó, las huelgas masivas exitosas permitieron a la clase obrera italiana obligar al Estado a hacer varias concesiones, entre ellas, protección legal contra el despido por razones políticas (como la actividad sindical) y protección contra la vigilancia en el lugar de trabajo. Al mismo tiempo, los operadores de Gladio llevaron a cabo varias acciones terroristas.

Una de ellas fue la masacre de la Piazza Fontana (1969), un atentado indiscriminado contra los trabajadores agrícolas del Banco Nacional de Agricultura. En un principio se atribuyó la acción a grupos anarquistas, pero, aunque más tarde se descubrió a los autores fascistas, ninguno fue castigado. Como testificó más tarde Vincenzo Vinciguerra, miembro de la organización fascista responsable, Ordine Nuovo (Orden Nuevo):

“Había que atacar a los civiles, a la población, a las mujeres, a los niños, a gente inocente, a gente desconocida, alejada de cualquier juego político. El motivo era muy sencillo: se pretendía obligar a esa gente, a la opinión pública italiana, a dirigirse al Estado para pedir más seguridad.

“Éste fue precisamente el papel de la derecha en Italia: ponerse al servicio del Estado, que creó una estrategia llamada acertadamente “Estrategia de la tensión”, en la medida en que tuvo que hacer aceptar a la gente común que en cualquier momento durante un período de 30 años, desde 1960 hasta mediados de los años ochenta, podía declararse el estado de excepción.

“Así, la gente estaría dispuesta a cambiar parte de su libertad por la seguridad de poder caminar por la calle, viajar en tren o entrar en un banco. Ésta es la lógica política que se esconde detrás de todos los atentados. Quedan impunes porque el Estado no puede condenarse a sí mismo.” [1]

En documentos desclasificados de la P2, Renzo Rocca también afirmó: “Una acción anticomunista eficaz y global… requiere la creación de grupos activistas, grupos de jóvenes, pandillas que puedan utilizar todos los métodos, incluidos los no ortodoxos como la intimidación, las amenazas, el chantaje, las peleas callejeras, los asaltos, el sabotaje y el terrorismo”. [2]

En el frente político, la clase dominante también encargó al ex fascista y agente de la CIA Junio ​​Valerio Borghese que liderara otra operación golpista en diciembre de 1970. Bajo el nombre clave Tora Tora, varios grupos armados se reunieron en Roma y Milán con el plan de ocupar edificios gubernamentales, arrestar a figuras políticas y reprimir la resistencia en zonas obreras.

Pero el golpe fue abortado en el último momento en circunstancias misteriosas. El agente de la CIA y mafioso Tommaso Buscetta especuló más tarde que el golpe había sido detenido debido a la presencia de barcos soviéticos en el Mediterráneo. De hecho, durante las investigaciones sobre la masacre de Gladio en Piazza Fontana, se supo que el golpe había sido abortado por órdenes de los EE.UU.

Durante las investigaciones también se descubrió la complicidad de la sociedad secreta P2 y de los grandes grupos mafiosos. De los más de 100 conspiradores, todos fueron finalmente absueltos, mientras que el líder del golpe Borghese pudo huir a España, demostrando una vez más la complicidad de todas las instituciones del Estado burgués.

Tras las elecciones de 1976, el PCI y el DCI estaban empatados, obteniendo alrededor del 34% y el 38% de los votos respectivamente. Incapaz de marginar legítimamente al PCI en ese momento, el líder del DCI, Aldo Moro, se abrió a la teoría revisionista del PCI de lo que llamó el «Compromiso Histórico» (Compromesso Storico).

Esta teoría, creada por el líder del PCI Enrico Berlinguer, sostenía que la experiencia chilena del líder marxista Salvador Allende, que había sido asesinado en un golpe de estado tras su victoria electoral, demostraba la necesidad de que los comunistas impidieran una alianza entre el “centro” y la “derecha” burguesa “colaborando con fuerzas de orientación católica u otra orientación democrática”. [3]

En otras palabras, el PCI pretendía cortejar al ala “moderada” de la burguesía para impedir que se aliara con los golpistas fascistas (lo que no sabía era que todos los jefes de gobierno habían sido informados secretamente de Gladio, y más tarde incluso Bettino Craxi del supuestamente “izquierdista” PSI).

Para este propósito, el partido rompió oficialmente sus vínculos con el Partido Comunista de la Unión Soviética (PCUS), dando paso a la tendencia corrupta y traidora del eurocomunismo.

A pesar de la debilidad de esa posición antimarxista, el gobierno estadounidense seguía insistiendo ante Moro en que no se toleraría ninguna apertura hacia el PCI. No obstante, Moro decidió desafiar las directivas estadounidenses e incluir al PCI en su gobierno. Sin embargo, el 16 de marzo de 1978, Moro fue secuestrado y asesinado después de 55 días de cautiverio por el grupo guerrillero urbano comunista conocido como las Brigadas Rojas (BR).

Los BR pensaron que acorralando a la DCI podrían hacer estallar las contradicciones entre la base proletaria del PCI y su dirección oportunista. Sin embargo, el PCI se mantuvo firme junto a la DCI y al Estado al negarse a cualquier compromiso para rescatar a Moro. Cerca del momento de su ejecución, Moro, que comprendió que las instituciones del Estado no tenían intención de organizar su liberación, exigió que nadie de su propio partido, la DCI, pudiera asistir a su funeral.

Un informe oficial de 1995 afirmaba que las Brigadas Rojas habían sido convertidas en instrumentos de un complot político más amplio. En 1979, Carmine Pecorelli, periodista de investigación y miembro de la P2, fue asesinado por la mafia por su trabajo, lo que indicaba la complicidad del Estado en el caso Moro (el líder de la DCI, Andreotti, fue posteriormente juzgado y condenado por ordenar el asesinato, pero fue absuelto en 2003).

Hasta el día de hoy, el panorama completo del caso de Moro sigue siendo oscuro. No obstante, es revelador comparar el caso de Moro con el secuestro del oficial de la OTAN estadounidense James L. Dozier por parte de los BR en 1981. En el caso de Dozier, el Estado movilizó todas las fuerzas e incluso llevó a cabo una campaña de tortura salvaje contra los brigadistas encarcelados, con el fin de lograr la liberación del cautivo.

El terrorismo de Estado continuó, a menudo con motivos poco claros, y alcanzó su punto álgido en la masacre de la estación de trenes de Bolonia en los años 80. Un grupo de fascistas atacó a la gente que esperaba en la sala de espera de la clase económica y colocó una bomba que mató a más de 80 personas. El jefe de la P2, Licio Gelli, fue acusado de intentar desbaratar las investigaciones, mientras que los dos fascistas encarcelados por el crimen, Francesca Mambro y Valerio Fioravanti, fueron liberados en 2004 y 2008. Aunque admitieron otros asesinatos, siguen negando cualquier implicación en la masacre de Bolonia.

El revisionismo del PCI acabó dando sus frutos amargos. El número de miembros del partido había ido disminuyendo de forma lenta y constante desde el XX Congreso del PCUS de 1956, en el que Nikita Khrushchev denunció el legado de Stalin . Creció en la década posterior a las exitosas luchas de finales de los años 1960, pero volvió a declinar a partir de finales de los años 1970.

En aquella época, el ritmo acelerado de las exportaciones de capital, que trasladaban al exterior una proporción cada vez mayor de la producción, estaba llevando a un desempoderamiento constante del proletariado en todos los países imperialistas occidentales. Durante los años eurocomunistas de 1980, el PCI perdió apoyo y finalmente se liquidó con la caída de la URSS en 1991.

Tras estos acontecimientos, la estrategia de tensión y terrorismo de Estado también llegó a su fin.

Cómo se deshizo el nudo

A partir de los años 60, los funcionarios de la OTAN comenzaron a cultivar relaciones con organizaciones terroristas fascistas como Ordine Nuovo (ON), entre otras. En esa época, ya se había formado una división dentro del campo fascista entre los llamados «fascistas» y los «neofascistas». Los primeros acusaban a los segundos de traicionar al fascismo al convertirse en agentes de la OTAN y del régimen liberal burgués.

Estos fascistas, a diferencia de los «neofascistas», expresaban una posición estrictamente nacionalista burguesa y consideraban al régimen liberal de posguerra como un enemigo (a pesar de que tanto los estados fascistas como los liberales eran formas de gobierno burgués). Como resultado, también entraron ocasionalmente en conflicto armado con las fuerzas estatales. A este grupo pertenecían Valerio Fioravanti, su esposa Francesca Mambro y Vincenzo Vinciguerra.

En 1972, Vinciguerra colocó una bomba en la ciudad nororiental de Peteano (muy cerca de la frontera con Eslovenia) que mató a tres policías, una acción que él consideraba parte de una lucha contra el Estado y una ruptura con el movimiento neofascista que estaba “dirigido por el Estado y los poderes internacionales”. Esta acción fue encubierta por un agente de la ON que operaba dentro de las fuerzas policiales y reutilizada como una operación de bandera falsa.

Durante diez años estuvo atribuido oficialmente a un grupo militante comunista, hasta que el juez de instrucción Felice Casson, al revisar el caso, descubrió sus irregularidades y ordenó la detención de Vinciguerra.

La desilusión de Vinciguerra con el «neofascismo» de ON lo motivó a revelar lo que sabía sobre la operación Gladio, la naturaleza organizada de la violencia política y el terrorismo y los vínculos profundos e insolubles entre las organizaciones fascistas y el aparato estatal italiano. Sus declaraciones se destacan porque no fueron realizadas a cambio de una reducción de la pena, sino por convicción política.

Fue el trabajo del juez Casson el que acabó implicando al propio primer ministro Andreotti. Las revelaciones de Andreotti también introdujeron una narrativa oficial, según la cual esta red secreta existía para “ser activada en caso de agresión soviética”. De hecho, la clase obrera italiana organizada era el objetivo de la operación, que no estaba latente sino extremadamente activa, y la clase dominante italiana y sus amos imperialistas estadounidenses estaban dispuestos a calificar cualquier avance de los trabajadores de “intervención soviética”.

A principios de los años 90, cuando la batalla legal se intensificó, Andreotti se dio cuenta de que sus superiores podrían estar preparándose para sacrificarlo como chivo expiatorio para poner fin al creciente escándalo. Para protegerse, comenzó a quitarle la alfombra a otros funcionarios estatales involucrados, así como a los gobiernos de Estados Unidos y otros países europeos. Se reveló que la CIA había distribuido alijos de armas por todo el país para que las usaran gladiadores seleccionados ideológicamente. Además, los líderes de todos los países de la OTAN estaban al tanto de las reuniones de Gladio y habían participado en ellas .

Al final, incluso el Parlamento Europeo se vio obligado a reconocer la existencia de Gladio, sus vínculos con los servicios secretos europeos, la OTAN y los Estados Unidos, así como sus arsenales de armas. En 1990, una resolución exigía que se realizaran investigaciones parlamentarias en todos los Estados miembros, así como procesos judiciales y el desmantelamiento de todas las redes de Gladio. Como era de esperar, ninguna de esas demandas se llevó a cabo.

Una profunda lección política

La Operación Gladio demuestra claramente el vínculo inquebrantable que existe entre el poder burgués y las instituciones burguesas, que la clase dominante está dispuesta a proteger mediante los crímenes más atroces. También pone al descubierto los cuentos de hadas revisionistas sobre «vías parlamentarias al socialismo» como ingenuos e idealistas temerarios.

Mientras el Partido Comunista italiano se ocupaba de la reconciliación de clases, el Estado burgués llevaba a cabo acciones terroristas para evitar incluso reformas socialdemócratas moderadas. Mientras el revisionismo quería dejar de lado el antagonismo de clases, la clase dominante nunca cuestionó ni por un momento su necesidad de aplastar a la clase obrera organizada por cualquier medio necesario.

Al promover la idea de que el parlamento burgués podía ofrecer a los trabajadores un camino hacia el socialismo, el PCI no sólo desvió las energías de sus miembros y del movimiento en general, sino que también concedió un argumento ideológico central de la burguesía: que la democracia formal que se había restaurado después de la guerra era lo suficientemente buena para todas las clases. En el contexto de una militancia generalizada de la clase obrera, no es difícil entender que la renegación de la dirección del PCI contribuyó a la formación espontánea de grupos guerrilleros urbanos comunistas como las Brigadas Rojas, que al final estaban desesperadamente mal equipados para participar en una confrontación prolongada con el Estado.

Los acontecimientos de Gladio también pusieron de manifiesto la íntima relación entre el Estado, las organizaciones fascistas y la mafia. Estas últimas eran instrumentos utilizados en la lucha de clases, a veces sin saberlo, pero a menudo con complicidad explícita. Se podía confiar en ellas para llevar a cabo operaciones que las fuerzas estatales oficiales no podían permitirse asumir sin dañar su legitimidad, como ataques violentos contra trabajadores y manifestantes e incluso actos de terrorismo.

Esta actividad requería un apego ideológico inquebrantable a la clase dominante y un desprecio absoluto por el proletariado (es decir, anticomunismo). Por esta razón, surgió un sistema de dos capas dentro de las instituciones estatales italianas, una de las cuales era encubierta y operaba sobre una base anticomunista y otra que abierta pero ciegamente buscaba defender nociones burguesas de legalidad y democracia que, de hecho, ya no eran sostenibles ni siquiera para la propia burguesía.

Fueron las contradicciones dentro del propio sistema burgués las que finalmente llevaron a los activos fascistas como Vinciguerra a volverse contra el Estado. La clase dominante pretendía representar los intereses de «la nación», pero en realidad actuó como un voluntario asistente de una burguesía extranjera más fuerte con el fin de mantener su lugar en la mesa del capital financiero global y su papel en la cadena imperialista. Esto alienó a los elementos pequeñoburgueses del movimiento fascista que adherían a un nacionalismo puramente idealista muy similar a los «pequeños ingleses» que imaginan que hay algún camino de regreso a los «días de gloria» del imperio británico.

Para las masas italianas, estos acontecimientos expusieron la perversidad de las instituciones estatales y la vacuidad de su democracia. Nociones como el «estragismo di stato» (doctrina de las masacres estatales) ganaron popularidad y quedaron grabadas en la comprensión popular de la historia italiana. El papel de liderazgo de la CIA en la supervisión de la Operación Gladio expuso la naturaleza limitada de la soberanía italiana desde la Segunda Guerra Mundial, y de los países de Europa occidental en general.

Si queremos honrar a los trabajadores que perdieron la vida durante esas décadas, y si queremos evitar una repetición de las terribles calamidades causadas a nuestro movimiento por la traición revisionista, debemos recordar y difundir la conciencia de la memoria de esta historia y sus profundas lecciones.


Notas:

[1] Allan Francovich, entrevista con Vinciguerra para BBC2 Timewatch, 1992.

[2] Informe sobre la masacre de Piazza della Loggia expediente n. 1962-2-21-32: “Aspetti dell’azione anticomunista in Italia e suggerimenti per attuare una politica anticomunista”.

[3] Enrico Berlinguer, Riflessioni sull’Italia dopo i fatti del Cile , publicado en Rinascita, 12 de octubre de 1973.