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dimanche 1 mars 2026

Actualités Vietnam (Gérard Guillaume, 1972)

 FILM ET TEXTE

Ce film est constitué d'une série de documents tournés en République Démocratique du Vietnam en mai-juin 1972 dans le cadre du projet de film intitulé « Les chemins de la victoire» (production UNICITE) par Gérard Guillaume et par les combattants du Front National de Libération.
Il est composé des films suivants : « Haiphong », « Le combinat sidérurgique de Tay Nguyen », « Hanoi Mai 1972 », « Vinh Linh », « Images de l’offensive au Sud », « Quang Naï », « La bataille des routes », « L’enrôlement des volontaires en République Démocratique du Vietnam » et « Giap mai 1972 ».

L'escalade au Nord Vietnam (Bombardements d'Haïphong et du combinat sidérurgique de Tay Nguyen)
Depuis le 16 avril 1972, Haïphong a été plusieurs fois bombardée. C'est le port qui est visé, mais aussi les quartiers ouvriers, les hôpitaux, les écoles, les villages de la banlieue qui sont rasés. Les victimes civiles sont très nombreuses.
Les Vietnamiens pleurent leurs morts, pansent leurs plaies, recueillent dans les décombres les maigres débris récupérables.
Et chaque fois, inlassablement, avec un courage et une détermination étonnants, ils se remettent à l'ouvrage et reconstruisent leur maison.
Dans le port en partie détruit, l'activité reprend peu à peu, et sur les quais s'accumulent, une fois encore, les témoignages de la solidarité internationale.

Alerte à Hanoï
Chaque matin, les habitants assiègent le vendeur de journaux.
Au sud, l'offensive se poursuit. La province du Quang Try est entièrement libérée.
Plusieurs fois par jour, les hauts parleurs diffusent un extrait d'un discours enregistré par Ho Chi Minh pendant la première escalade.
Partout dans la ville de grands panneaux informent la population, jour après jour, des développements de l'offensive du sud au 17° parallèle.
Depuis le début de la nouvelle escalade, par mesure de sécurité, les cinémas, théâtres, musées sont fermés. Et les vieux artisans qui peignent habituellement les affiches des spectacles réalisent aujourd'hui des panneaux célébrant les nouvelles victoires de la DCA.
L'alerte quotidienne est passée. La défense anti-aérienne sur Hanoï est telle que tout va très vite. Les Américains concentrent leurs efforts sur un seul objectif : Hier l'hôpital militaire, aujourd'hui un dépôt de carburant, demain le vieux pont Paul Doumer. Sur le chemin du retour, les avions américains largueront les bombes qu'ils n'ont pu déverser sur Hanoï, de préférence sur les villages ou sur les digues.
A Hanoï, chacun reprend ses activités là ou ils les avaient interrompues. Ici les femmes ont repris la construction des abris individuels en béton, ; et sur le panneau, le vieux peintre va pouvoir maintenant inscrire le chiffre des avions abattus ce jour : 2.
Une affiche appelle les unités d'auto-défense à l'émulation pour que, dans les jours suivants, le 300è avions américain soit abattu.
Au 31 mai 1972, depuis le début de la première escalade, plus de 3 600 avions américains ont été détruits, plus de 400 pilotes ont été capturés.

Enrôlement de jeunes volontaires de l'institut de technologie d'Hanoï pour combattre sur le front du sud

Images de l'offensive du Sud Vietnam et images de Vinh linh situé au nord du 17è parallèle : mai 1972.
La plaine de Quang Maï, entre Hué et Saigon.
Pendant l'offensive qui se déroule au Sud, les unités de guérilleros du Front National de Libération ont une tâche stratégique importante. Leur mission est de harceler les bases américano-saïgonnaises, de lancer des opérations de diversion et de détourner sur eux, qui ne sont qu'une trentaine, le maximum des forces aériennes. Jeu subtil et stratégique de cache-cache, car il faut aussi acheminer les armes et munitions qui seront cachées jusqu'au jour de l'attaque de la base américano-saïgonnaise.
Il faut aussi faire des provisions suffisantes de riz et les dissimuler pour les protéger soigneusement dans la campagne. Les unités saïgonnaises ont beau patrouiller les guérilleros restent introuvables et pourtant, le caméraman du F.N.L. a qui nous devons ces images n'est pas loin.

Interview du général Giap
Professeur d'histoire, journaliste, révolutionnaire, général chef de l'armée populaire. Vainqueur de Dien Bien Phu, ministre de la défense et vice-premier ministre de la République Démocratique du Vietnam.
Interview sur : la guerre du peuple, l'évolution, la capacité du peuple Vietnamien à résister, le sens d'une victoire. 

Vivre mieux, changer la vie (Jean-Patrick Lebel, 1972)

 FILM ET TEXTE

Commandé par le P.C.F. à l'occasion de la campagne des élections législatives de début 1973, ce film présente le programme commun des partis de gauche (communistes, socialistes, radicaux de gauche) à travers l'expérience vécue d'un couple de travailleurs. A partir d'images de leur existence quotidienne, le film montre quelques aspects de ce qui pourrait changer concrètement avec le programme commun de gouvernement. Parallèlement, il trace l'itinéraire qui va de la réflexion sur la vie telle qu'elle est à l'action politique pour changer la vie. [Notule catalogue UNICITÉ]

Mise en scène sophistiquée visant à une présentation "attrayante" du programme commun. Didactisme, comique. Par exemple, certaines propositions du programme commun sont énoncées sur un mode dérisoire par tel personnage en position de "faire l'acteur" et ré énoncées par le même en position "d'être militant". Brechtisme.

A noter une balade poétique et décalée dans la Cité de la Grande Borne, construite par l'architecte Emile Aillaud. On y voit les courbes de la cité alors toute neuve, les jeux de couleurs, le dédale des rues intérieures, les sculptures et les mosaïques (comme ce portrait de Rimbaud) qui émaillent les rues de la "Cité des enfants", piétonne et poétique, voulue par l'architecte. « Qu’ont-ils à faire de Rimbaud, ces immigrés qui partent à pied prendre le train de Juvisy, à cinq heures du matin ? Rien, bien sûr, sinon que ce n’est pas Rimbaud qui les prive d’autobus ou de bureau de tabac. Je ne peux pas ouvrir un café à la Grande Borne pour que ce soit plus gai. La seule chose que je puisse faire, c’est, à tout hasard, d’offrir Rimbaud en plus de l’HLM. »
— Émile Aillaud, Désordre apparent, ordre caché, Éditions Fayard.

Lieux : Morsang-sur-Orge (91), La Grande Borne (Grigny, Viry-Châtillon, Fleury-Mérogis), Essonne

GÉNÉRIQUE:
Production, UNICITÉ
Assistant, Jacques FRAENKEL
Images, Jacques MIRONNEAU
Montage, Christianne LACK
Participation de D.LANFRERE, R.BOUILLETTE, C.ZINS, J.C BRISSON, M.F GUYONNEAU, B.ROCHUT, P.LERICHE, Jean-Pierre RIFFET, Lolita CHEREL, L.THOULUC
Avec Chantal MUTEL, Patrick LARZILLE, René LOYON et la famille DELBOUYS.
Texte off Albouy

jeudi 4 décembre 2025

Entretien avec Henri Lefebvre (1972). Note sur l'impasse de la "révolution urbaine"

 

 

 Vers 11mns, Henri Lefebre dit : "On a mis entre 1960 et 70 des espoirs illimités, insensés dans l'urbanisme. On allait constituer une grande science nouvelle et une science immédiatement efficace: une science de la vie sociale. L'échec est complet, total, absolu."

Cependant, pour lui, il ne s'agit que d'un "échec administratif" et il croit encore en une élaboration à venir, à construire (pourrait-on dire) du "temps-espace". La chimère du quotidien comme mille-feuille phénoménologique à creuser, cette projection du poétique sur la ville qui devrait en rester là, continue.

 

Mais justement il ne construit pas sa petite situation sans avenir (Ivan Chtcheglov). Il veut encore la grande, l'infinie, l'idéale.

La chimère vaut toujours tant qu'elle vient de lui: idéalisme performatif, pas de ciment, pas de mortier.

Pas de valeur d'usage réelle à laquelle se confronter.

Le niveau de l'artiste, de Jorn par exemple avec Albisola, est plus concret et vrai. Même si plus limité en apparence. Mais c'est un ilôt matériel auquel se rattacher et unir à d'autres, à des parcours aussi, eux aussi réels et concrets.

Lefebvre est amplement responsable de l'impasse "utopique urbaine" contre la dictature de marché. Cette révélation arrive toujours au bout de sa logique alors qu'elle est le déjà-là permanent, l'ennemi premier, celui que les élucubrations idéalistes ne peuvent mettre de côté qu'un temps: le pari de la marge contre l'impérialisme est forcément déceptif.

La poésie est une arme de circonstance pas un objectif.


dimanche 2 novembre 2025

Ettore Sottsass Jr. – The Planet As A Festival, 1972

 SOURCE : https://socks-studio.com/2011/09/08/ettore-sottsass-jr-the-planet-as-a-festival/

 

A pop utopia on Casabella #365, 1972.


“Production problems no longer exist. A few movements alone are sufficient, and the machines make everything by themselves in eternally repeating cycles. (…)
The explosive decentralization of consumer goods distribution has pulverized the cities, has eliminated them from the face of the earth. (…)
There are no longer men going to work, because men are not needed in the factories (…)”

 

 
Cover by Ettore Sottsass Jr: “Rafts for listening to chamber music. They set off from the sources of the Tocantins River, in the mist of the jungle, and reach the sea. During the pause on the shore one can change rafts, or stay on the ground, collecting fruit, or mushrooms growing there, if so desiring. (Or look at the bird of paradise, the pale-blue polychrome phenomenon, cloud of feathers or flying cushion)”
 
 
 

 

 

 

dimanche 26 octobre 2025

1972, "Napalm Girl" : cuando la opinión pública occidental existía

FUENTE: https://www.diario-red.com/articulo/cultura/fascinante-historia-detras-foto-mas-famosa-guerra-vietnam/

La fotografía causó una tremenda conmoción en la opinión pública, que seguía percibiendo que aquella guerra, que causó la muerte de dos millones de personas inocentes, era tan absurda como criminal. Hoy, el impacto mundial de “Napalm Girl” resulta envidiable por una sencilla razón: en la actualidad llegan a nuestros teléfonos imágenes de víctimas infantiles más espantosas que la de Kim Phuc quemada, pero la reacción no es la misma.

ARTICULO COMPLETO 

dimanche 8 décembre 2024

Deux films de Stanislav Rostotsky : Nous Vivrons Jusqu'à Lundi, 1968 / La 359e Section ou Ici Les Aubes Sont Calmes, 1972

 Nous Vivrons Jusqu'à Lundi

 
 

La 359e Section / Ici Les Aubes sont Calmes

Le seul extrait youtube que j'ai trouvé de ce film est celui-ci:

Sans doute l'aspect guerrier féminin a-t-il retenu le uploader, cet extrait "technique" de la guerre manifeste un rôle des femmes inconnu ailleurs duranr la WWII, tant du côté allié occidental qu' allemand (qui avait des gardiennes de camps de concentration, donc armées). Dans la Guerre (dite) civile russe, les femmes sont déjà "au contact" (voir La Commissaire). Elles sont d'ailleurs à l'origine de la Révolution russe en 1917, mais ce rôle actif nous défrise encore, ce qui souligne d'autant le peu de choses que nous savons sur la révolution, le socialisme et les femmes (Cuba aussi est un cas manifeste d'un féminisme rouge qui incommode). 

Encore un très beau film de PROPAGANDE que j'ai pu voir grâce au fond des bibliothèques parisiennes...encore cette sensibilité et esthétique russes qui fait d'autant plus passer le cinéma occidentalo-yankee pour du pipi de chat (où l'émotionnel frappe toujours au même endroit, de manière aussi "bourrine" que le monde globalement construit par l'hégémon). 

Sur Yandex, la deuxième partie de ce film (mauvaise qualité d'image, sous-titré espagnol, et c'est déjà ça pour sortir du "female warrior" ): https://twitter.yandex.com.tr/video/preview/10415079433316117448

mardi 2 juillet 2024

Sbatti il mostro in prima pagina / Viol en première page (Marco Bellochio, 1972)

Toute ressemblance avec une conspiration médiatique en vu d'influer sur les élections en France au mois de juin 2024 serait purement fortuite et ne pourrait être que le fruit d'une pure coïncidence
 

Synopsis

Dans un contexte politique particulièrement explosif, le journal conservateur milanais Il Giornale affiche envers et contre tout son soutien à la classe patronale. Se préparant à des élections qui s'annoncent houleuses, la rédaction, menée par le peu scrupuleux Bizanti, met d'ailleurs tout en œuvre pour orienter l'opinion publique, profitant d'une sombre affaire de crime sexuel pour l'émouvoir. Le sinistre fait divers est ainsi monté en épingle et Mario Boni, jeune militant communiste soupçonné du meurtre, est très vite désigné comme coupable en première page afin de mieux discréditer les différents courants gauchistes. Intrigué par de criantes anomalies dans la façon dont est menée l'enquête, le jeune reporter Roveda, d'abord docile, finit par démonter la vaste machination médiatique dans laquelle se sont engagés ses employeurs et découvre le véritable coupable.