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mardi 26 mai 2026

Nazi friendly en 1962

 

 Voici une carte de 1962 indiquant les pays dans lesquels des anciens nazis (membres du NSDAP) ou d'anciens diplomates du Troisième Reich ont été nommés ambassadeurs de l'Allemagne de l'Ouest. Par exemple, en URSS en 1962, l'ambassadeur de l'Allemagne de l'Ouest était un diplomate pendant le Troisième reich, Horst Greppel. 

Quid de la « défense atlantique » menacée ? Les explications d’Annie Lacroix-Riz

SOURCE https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/quid-de-la-defense-atlantique-menacee-les-explications-dannie-lacroix-riz/

Depuis plusieurs mois, un chœur déchirant de dirigeants « européens » (Royaume-Uni inclus) déplore l’atteinte irréversible portée à la défense « européenne » par un Président américain grossier menaçant de ruiner les excellentes relations européo-américaines et de les exposer à l’agression des Russes, après près de 80 ans d’alliance de défense fidèle et sûre. Le succès de cette campagne repose sur l’ignorance dans laquelle ont été tenues les populations sur la réalité de cette « Alliance » : à l’exception, partielle, du deuxième mandat présidentiel de De Gaulle, où celui-ci ordonna le retrait de la France de l’organisation militaire du Pacte atlantique. En fait, il a ainsi contesté aux États-Unis l’unique substance dudit Pacte : leurs bases aéronavales. Cette décision importante, mais incomplète ‑‑ de Gaulle ne dénonça pas le Pacte atlantique ‑‑, fut mise en cause dans les présidences suivantes, et Nicolas Sarkozy lui porta un coup fatal, l’effort étant poursuivi par ses successeurs[1]. Nucléaire en moins, nous explique-t-on. Voire…

La « stratégie périphérique » des États-Unis

Le « Pacte » signé le 4 avril 1949 consacrait le triomphe de la « stratégie périphérique » mise en œuvre par les États-Unis depuis la Première Guerre mondiale. Elle consistait à obtenir la maîtrise totale du continent européen, sans participation à l’essentiel des combats (tâche structurellement impossible à l’armée d’un pays qui n’avait jamais été soumis à attaque extérieure). Elle serait remplacée par une participation financière à « l’effort de guerre », via les crédits d’armements octroyés à un groupe de belligérants (qui passeraient l’près-guerre à les rembourser, soumis aux pressions y afférentes) pour vaincre l’autre groupe et lui imposer, via la défaite, un nouveau « compromis », plus favorable aux États-Unis. Dans les deux premières guerres mondiales, ce fut l’Allemagne, partenaire d’affaires majeur, mais rival trop gourmand. Les États-Unis rognèrent ses prétentions par soldats européens interposés avant de la « reconstruire » avec un flot de crédits américains ‑‑ largement et notoirement voués à son réarmement de « revanche ». Cette stratégie supposait absence militaire jusqu’à fixation définitive de l’issue du conflit, printemps-été 1918, été 1944, puis intervention militaire finale, avant fixation définitive des gains de l’« Allié » vainqueur financier, et total, des deux conflits.

Est explicite le bilan officiel des pertes des deux guerres mondiales, très faibles pour les États-Unis : Première Guerre mondiale, 117 000 dont 53 000 « morts au combat », surtout en France ; Deuxième Guerre mondiale : moins de 300 000 morts sur les fronts asiatique et européen, là encore, surtout en France (et Belgique). Dans les deux guerres, pertes civiles nulles. Les deux pays les plus touchés dans la Première, la Russie (1914-1917), plus d’1,8 million de morts militaires, 1,5 million de morts civils (record battu pour les deux catégories), environ 7 millions supplémentaires pour la guerre non déclarée de l’« Occident », dont le Japon, 1918-1920 ; la France, 1914-novembre 1918, respectivement 1,4 million et 300 000. 1941-1945, l’URSS, selon l’historien militaire américain David Glantz, 35 millions de morts, dont 20 millions de civils[2]. Ces chiffres dispensent de débats sur l’identité des vainqueurs militaires.

Et ses périls mortels pour les « Alliés »

La « stratégie périphérique », fondée, depuis la Deuxième Guerre mondiale, sur une supériorité aérienne écrasante, via les « bombardements stratégiques », fut au cœur des préparatifs de la suivante, dès 1942-1943. Il s’agissait d’arracher la maîtrise militaire du monde, contre l’ennemi, l’URSS, objectif présenté (évidemment sans désignation) par le général Henry Arnold, chef d’état-major de l’Air, en novembre 1943 : il est exclu de « tolérer des restrictions à notre capacité à faire stationner et opérer l’aviation militaire dans et au-dessus de certains territoires sous souveraineté étrangère »; la prochaine guerre aura « pour épine dorsale les bombardiers stratégiques américains »; « une armée internationale, instrument de la politique américaine », sera chargée des tâches subalternes – terrestres – ce qui « internationalisera et légitimera la puissance américaine ». La prochaine grande guerre se mènerait, du côté américain, plus radicalement que la précédente, pas contre l’Allemagne, mais contre le rival soviétique (22,4 millions de km2 depuis 1940-1941 puis 1945, et des ressources naturelles si tentantes).

Chaque « allié » des États-Unis leur fournirait donc des bases aériennes et navales d’attaque, comme celles qu’avaient dû leur lâcher les Anglais, de l’été 1940 à 1941, pression aux « crédits » aidant (de Terre-Neuve, Caraïbes, 1940, Groenland, Islande, 1941, etc.). L’ouvrage incontournable de Michael Sherry sur ces plans doit être traduit[3]. La moisson, gigantesque, de la Deuxième Guerre mondiale (« Empire » français inclus, depuis l’invasion de l’Afrique du Nord de novembre 1942), grossit encore après mai 1945. La liste, confirmée ou allongée après la guerre par tous les cédants, dont la France, fut codifiée quand Washington imposa à ses « alliés » son Pacte, conclu pour 50 ans, et renouvelable (il l’a été en 1999). Ces dirigeants de pays essorillés par les règles américaines de Bretton Woods sur le règne sans partage du dollar étaient d’autant plus dociles que l’emprunteur et « protecteur » les protégeait de leur peuple radicalisé par la Crise puis la guerre : 1947-1948 le démontra en France (mai 1947) puis en Italie (mai 1947 et avril 1948). Aucun risque de changement intérieur ne résisterait à la « protection » américaine. Le Pacte atlantique était surtout « une Sainte-Alliance », comme l’écrivit, en mars 1948 (un an avant la signature), le secrétaire général du Quai d’Orsay, Jean Chauvel. Il le demeure.

Sur le plan militaire, c’est autre chose. Contrairement à la légende, les signataires n’avaient pas « peur » des intentions belliqueuses de l’URSS : mise à genoux par la guerre, ruinée, privée de « réparations » (comme les vainqueurs de la Première Guerre mondiale, dont elle-même), elle ne les avait jamais menacés du moindre conflit et ne risquait pas d’y prendre goût[4]. Chacun savait, en haut lieu, que cet après-guerre reproduirait à tous égards les précédents, guerres suivantes comprises. Le combat contre l’URSS impliquait prompt réarmement de l’Allemagne, entamé dès mars 1945 : sur les 27 divisions de la Wehrmacht encore à l’Ouest, 26 s’affairaient à évacuer par les ports du Nord troupes et matériel vers les « bons » ennemis ; les « 170 divisions sur le front de l’Est » combattirent jusqu’au 9 mai inclus (libération de Prague), révélation de 1969 de Gabriel Kolko (non traduit[5]). Pourquoi donc les « Alliés » occidentaux conservèrent-ils ces excellents combattants?

C’était clair avant la constitution de la RFA confiée au vieux pangermaniste Adenauer entouré de pairs ex-nazis. On ne parlait plus, dès 1948, que du réarmement imminent : comment se passer du « potentiel militaire que représentent en Allemagne de nombreuses générations bien aguerries » contre les « armées russes », écrivit l’ambassadeur de France à Washington, Henri Bonnet, en mars 1949. Le « potentiel » fut dirigé par les chefs de la Wehrmacht nazifiée jusqu’à l’os, qui formèrent l’armature « européenne » des exécutants de l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique-Nord, fondée en 1950). Tout fut mis en place quand Washington eut arraché, via la capitulation française, sous Mendès France puis Edgar Faure, le principe officiel du « réarmement allemand » (octobre 1954-mai 1955). Y compris les crédits en dollars « liés » aux achats gigantesques d’armements américains « intégrés », de complète actualité « européenne ».

Au débat de ratification américain de mai 1949, Clarence Cannon, président démocrate de la commission des crédits de la Chambre des Représentants, avait brutalement décrit les périls de l’adhésion, réduisant à néant le fameux « article 5 » du Pacte, celui aujourd’hui brandi sans répit, de « défense », États-Unis en tête, de tout « allié » attaqué : « concertation » des alliés à ce sujet ne vaudrait pas « engagement » américain contre « l’agresseur ». Quand Washington attaquerait « l’ennemi », les Européens devraient juste fournir ce que les adversaires du Pacte atlantique qualifiaient de « chair à canon » et laisser à disposition des États-Unis leurs bases permanentes.

Cannon leur assignait deux missions : 1° « apporter leur contribution en envoyant les jeunes gens nécessaires pour occuper le territoire ennemi après que nous l’aurons démoralisé et anéanti par nos attaques aériennes », sans préjudice, pour les nations maritimes, de leur contribution navale ; 2° offrir à l’Amérique la libre disposition, « sur leur territoire, des bases aériennes pour des bombardements stratégiques. Grâce au Pacte de l’Atlantique, nous aurons des Alliés qui ont des troupes et des navires et qui devraient aussi avoir l’occasion de remplir leurs obligations de puissances contractantes. » La grande presse (New York Times et Washington Post en tête) tenta aussitôt d’éteindre l’incendie, en qualifiant ces propos d’« intrusion inepte et stupide, d’élucubration, de délire irresponsable », etc. – qu’exploiterait « la presse communiste du monde entier ».

Les bombardements américains sur la France (1942-1944) avaient causé 75 000 morts civils. Le souvenir en restait vif et une (petite) partie des Français, était informée par L’Humanité de ce qui attendait la population en cas de conflit (le Quai d’Orsay, inquiet, avait dès 1947 organisé un service spécialisé de réponse aux « mensonges et exagérations » du journal). Même les lecteurs du Monde de Beuve-Méry glanèrent des informations, de 1948 à 1951. Le catholique Étienne Gilson, fâché contre la très longue « neutralité américaine » (pro-allemande) de l’avant-guerre et des premières années de la Deuxième, y traita des périls liés à la perte de souveraineté sur les bases américaines. Le tandem serait surpris du ton actuel du Monde. Le silence retomba vite, Humanité exceptée pendant plusieurs décennies.

L’actualité de la chose éclate et s’impose… Le Pacte atlantique consiste surtout, depuis sa signature, en bases cédées par les signataires, violant la souveraineté des cédants, point de départ d’agression contre d’autres puissances les exposant à des représailles du pays attaqué. Sans engagement aucun du cessionnaire à « protection ». La guerre contre l’Iran, conduite à partir de bases américaines d’Europe et du Golfe vient de le démontrer.

Annie Lacroix-Riz – historienne


Aux origines du carcan européen (1900-1960) Annie Lacroix-Riz

[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9int%C3%A9gration_de_la_France_dans_le_commandement_int%C3%A9gr%C3%A9_

de_l%27OTAN, « source » souvent contestable, fournit ici des citations utiles.

[2] La Guerre germano-soviétique 1941-1945, mythes et réalités, Paris, Delga, 2022

[3] Preparing for the next war, American Plans for postwar defense, 1941-1945, New Haven, Yale University Press, 1977.

[4] Lacroix-Riz, « L’entrée de la Scandinavie dans le Pacte atlantique (1943-1949) : une indispensable “révision déchirante” », guerres mondiales et conflits contemporains, cinq articles (au lieu de deux contigus), étirés de 1988 à 1994 par Jean-Claude Allain (liste, https://historiographie.info/cv0420252025.pdf).

[5] The Politics of War. The World and the United States Foreign Policy, 1943-1945, New York, Random House, 1969.

mardi 12 mai 2026

Les États-Unis renforcent le blocus contre l'Iran [Étranglement économique]

 

Les États-Unis ont intensifié leur blocus contre l'Iran en frappant et en neutralisant trois navires commerciaux iraniens en l'espace de trois jours, à l'aide de canons de 20 mm peu coûteux et disponibles en grande quantité, ainsi que de missiles guidés standard. Cette escalade intervient alors que des informations indiquent que les États-Unis ont arraisonné plusieurs navires, refoulé des dizaines d'autres, tandis qu'un nombre presque équivalent a réussi à franchir le blocus américain. Ce renforcement du blocus par les États-Unis démontre à la fois leur capacité à neutraliser un grand nombre de navires à volonté, crée un effet dissuasif contre les navires iraniens qui tenteraient de forcer le blocus, et évite une escalade rapide et des fluctuations des prix du marché susceptibles de perturber la destruction contrôlée par Washington des exportations énergétiques du Moyen-Orient et d'accroître la dépendance énergétique de l'Asie envers les États-Unis.

samedi 9 mai 2026

Au cœur de la machine iranienne des réseaux sociaux

 

Dans une vidéo réalisée par une maison de production soutenue par le Corps des gardiens de la révolution islamique, un groupe de jeunes filles blondes portant des dossiers intitulés « Dossier Epstein » se joint aux écolières iraniennes tuées lors d’une frappe sur Minab. Elles regardent Trump et Netanyahou basculer du haut d’une falaise dans une rivière de feu en contrebas. Vidéo : Corps des gardiens de la révolution islamique.

ARTICLE EN INTÉGRALITÉ 

jeudi 7 mai 2026

HONDURASGATE : la nouvelle "Opération Condor"


« S'il faut TUER des gens pour être tranquille, alors nous le ferons » 

 France, États-Unis et Israël sont DIRECTEMENT impliqués dans un scandale international dépassant le Honduras. 

Site Hondurasgate 

 Écouter audios sur Youtube

Les 2 rives : Israël et les USA font libérer un narco et essaient de le placer á la présidence du Honduras

 

 

 

mercredi 29 avril 2026

Llegó la Amerikan Perestroika: El Imperio Estadounidense ha Colapsado e inaugura el Salvaje Oeste Mundial

FUENTE https://tarcoteca.blogspot.com/2026/04/llego-la-amerikan-perestroika-el.html?

 El Imperio Americano Colapsó exactamente el 28 de Febrero de 2026, iniciando su periodo de Reforma Profunda, la Amerikan Perestroika


Sea por el motivo que sea, conscientes o no, causa justa o injusta, instigación de Israel o proyecto hegemónico nacional, error de calculo... con el Ataque a Irán y el bloqueo del suministro de los países del Golfo Pérsico, Estados Unidos inaugura a lo grande un Ciclo Económico de décadas, si no definitivo, caracterizado por la energía cara, lo cual trastocará todo su plantel de aliados, rivales y hasta su producción interna. Ya no hay nada que hacer, ahora solo se puede gestionar daños.

Como EEUU ha colapsado y entrado en franca decadencia energética (aparte del resto de decadencias), intenta destruir los sistemas energéticos del resto de países Alemania, Australia, Irán, Hungría, Malasia, Rumanía...  Sabe  que está cayendo en una sima sin fondo, a la que seguirá la Trampa de la Deuda. EEUU quiere que el resto de países estén igual o peor que él si cabe (patada en la escalera). No solo es que él no puede proveerse a sí mismo de energía barata, es que no podría proveer a los demás países aunque quisiera.


Desde ya, podemos observar cómo la vieja arquitectura geopolítica previa al 28 feb se disuelve delante de nuestros ojos, conforme cambian los flujos y cantidades de energía. OTAN, ONU, Petromonarquías, OMC, FMI, G7..., son solo palabras que no significan nada. Lo que antes era rentable ahora deja de serlo. Lo que se movía hacia un lado, lo hará hacia el otro; o incluso no lo hará. Y lo que no pueda conseguir por contrato, lo conseguirá por las armas. Bienvenidos al Salvaje Oeste del S.XXI

Estados Unidos es perfectamente consciente de esta situación, está cambiando de paradigma, y quiere cambiarlo para todos. El Nuevo Mundo de Estados Unidos va a ser también difícil para él, ya que tiene una economía totalmente dependiente de la energía barata y el petróleo, pero cree que lo aguantará mejor que el resto. Y ya ha hecho sus apuestas: Armas, Petróleo y Monopolio.

Las cuentas


EEUU tiene el 4% de la población mundial, produce 2 billones $ en exportaciones (no sabemos si mercancías físicas, pero si como beneficios económicos), y consume el 21% de petróleo, aunque produce el 20% mundial. Su otrora 'barata' sociedad se basaba en el petróleo y la energía barata. Su economía en la deslocalización de la producción. China, con un 12% aproximadamente de la población mundial, consume el 19% de la energía, y exporta 3'3 billones $ anuales. A grosso modo, es el triple más eficiente. Esto nos da una idea del ajuste que debe realizar EEUU y lo que le va a pasar. Su sector primario ya no puede disponer de tanto del petróleo como antes. La agricultura podría subsistir, gracias a las grandes superficies. Pero la minería no. El sector industrial también es totalmente dependiente de la energía, aunque está en su mayor parte externalizado; sobre todo en China. La población se refugia en el sector servicios.

En sus previsiones, EEUU es prácticamente autosuficiente en hidrocarburos, por lo que la retirada del 10-15% mundial subsecuente a la Guerra de Irán no supone una gran diferencia en su previsión de consumo, máxime después de haber conquistado Venezuela. Lo que realmente supone es una retirada de aproximadamente un 20% del petróleo para el resto de países, empezando por los no productores. 

Unas cuentas, que no salen. Porque las previsiones de producción de hidrocarburos son negativas, a pesar de la tecnología del fracking desplegada desde 2016. No un poco, bastante más negativas. 


Plan sin fisuras: Far West para el Brand New World


Lo que viene

Al externo: 

¿Qué sucede cuando los países que son proveedores son los que tienen problemas?  Efectivamente, disminuye la cantidad relativa de producto y, por lo general aumentan precios y la escasez. Pero eso es solo el principio, porque al final, el precio cae.

Cuando el país sufre demasiado, se deteriora, se desmecaniza, pierde servicios, calidad de vida, poder adquisitivo, disminuye su consumo, y baja precios. Disminuye su competencia en el mercado industrial y aumenta en el mercado de las materias primas. Un efecto visto en los 80 como resultado de los créditos del FMI, en los 90 durante la caída de la URSS, en el S.XXI en el Ecuador post Correa, en la Argentina de Miley, Ucrania, y en todos los países sometidos a bloqueo o guerra: Irak, Afganistán, Libia, Siria, Venezuela, Cuba, Yemen... La lista es demasiado extensa como para nombrarla. Lo que EEUU no puede comprar a bajo precio, lo obtiene por las armas a bajo precio. 

Si bien Estados Unidos ahora ha estado bombardeando a las producciones energéticas mundiales, es de esperar que también quiera dañar los centros de producción de armas, principalmente Rusia, China, Europa, para convertirse en el monopolista principal. De todos modos, a pesar de que las armas es una cuestión estratégica nacional, y por tanto bien protegida, nadie dice que no puedan pasar a formar parte del accionariado o situarse en sus listas de  proveedores y financiadores; es decir, controlarlas tácitamente, como el caso de Europa y la OTAN.

Al interno

Está aplicando implacablemente la doctrina de la Producción a Escala y Digitalización. Una tendencia mundial propulsada por la tecnología, imparable, en que la producción de un bien o servicio es centralizado en un solo lugar mundial. Una tendencia que lleva indefectiblemente a la tercermundialización. Es decir, devaluación y disminución del consumo interno. El producto 'escalado' se convierte en un bien monopolizado. Tal vez esta es la palabra que no desean emplear, por eso la esconden entre la verborrea de la IA, tecnofascismo, criptobros, fakenews, etc. Pero la producción concentrada de un producto en manos de una empresa es lo que es, MONOPOLIO de toda la vida. Corporativismo de siempre.

Los monopolios de los que Estado Unidos quiere apoderarse son básicamente 3: energía, corredores y armas.

1 La energía, que por ser una materia prima está deslocalizada: los países productores deben ser sometidos, lo cual implica un Gran Ejército.

2 Los corredores de mercancías: los países controladores y los estrechos (incluida España) deben ser sometidos, lo cual implica un Gran Ejército.. 

Este es el punto donde se encaja el infame proyecto del Gran Israel, controlador regional de energía y corredores de mercancías. Una tarea encomendada por los sionistas financieros de Wall Street y la City, los verdaderos amos de EEUU, a los sionistas supremacistas de Israel, por medio de un Gran Ejército.

3 Las armas. Este es el bien industrial clave, llave del resto de la macabra arquitectura. Propulsada por la IA, las Light off industries, robots, toda la ilusión de Hollywood, alimentada con el producto barato de los países sometidos y financiada por los ya mencionados.

Planazo

Por medio de la energía barata y las armas abundantes controlarán los corredores que les dará acceso a mercancías más baratas aún, que se producirán en todo el mundo, siendo ellos, por su puesto, desde Wall Street, los intermediarios. Pretenden, por ejemplo, ser los suministradores de materias primas a China y vender los productos allí manufacturados con marca americana. A los propios americanos, no al resto. Ese es su plan. 

No quieren un comercio mundial ni de petroleo ni de armas. Quieren ser ellos los proveedores únicos de seguridad y defensa. El resto de productos realmente la dan igual, porque pueden extraerlos del mercado mundial. Un mercado controlado desde Wall Street y la City, y a la orden de Jerusalem. Pero estos dos mercancías, armas y petróleo, son fundamentales tanto para la vida como para la muerte, para la construcción y la destrucción. Los Estado Unidos no tienen las materias primas, ni las fábricas, ni siquiera infraestructuras; pero sí tienen los medios de destrucción que creen que le abrirán todas las puertas del paraíso de las mercancías. O al menos, así piensan. 

Dificultades insalvables

Sinceramente, no creemos que lo vayan a lograr. No van a hacerse con el Monopolio Mundial ni aunque tengan todo el dinero del mundo porque:
- Sus armas son malas, pocas y caras. Buenas para masacrar poblaciones, para hacer bloqueos, para hacer negocios espúrios, pero inútiles contra países. Lo mismo es aplicable a sus armas nucleares.
- Sus productos son malos, y tendentes a empeorar: sobrediseñados, obsolencestes o enshittificados.
- Sus gastos son excesivos, y tendente a aumentar. 
- Su rendimiento ridículo, como hemos visto en las cuentas al compararlo con China.
- Su robotización y digitalización es ineficiente, costosa, y lenta. 
- Han acabado con el talento, hundiendo su sistema educativo y su sistema de incentivos. Es decir, se han cargado su capacidad de innovación.
- Sus aliados son inconsistentes, volubles y volátiles.
- Sus acuerdos ya no son respetados, ellos mismos los primeros.
- A pesar de ser capaces de cooptar élites, sus adversarios son todos los ciudadanos, de todos los países, incluido el suyo, y de todas las condiciones; consecuencia del supremacismo. 
- A pesar de generar guerras delegadas, son incapaces de crear un bloque de aliados y evitar el surgimiento de bloques opositores.
- Falla su sistema de propaganda. "Inexplicablemente", después de saturar las redes con mentiras desde hace 40 años, pretenden que alguien les crea.

Conclusiones

Como cabía esperar, después del Colapso, Estados Unidos está practicando una reorganización interna de todo su sistema productivo, la cual implica una reorganización externa de su sistema de vasallaje.

Los problemas creados a raíz de la Guerra de Irán, en el resto de países, no se harán sentir inmediatamente en Estados Unidos. Podrán aguantar una temporada, tal vez un par de años. Pero el rebufo de la marejada les llegará como un tsunami.

El abandono del softpower, del consenso ideológico mundial, frente al belicismo abierto y la represión, supone un desplazamiento de capitales a estos sectores. Fomenta el salvaje Oeste, rivales fuertes capaces de usar las armas que legitimen intervenciones. Que permitan su infiltración. Pero también implica pérdida de influencia sobre élites extranjeras, dificultad en su cooptación, dificultades en su cooperación, y alianzas multinacionales opositoras. Al tiempo.

En pocas palabras, sus cálculos han fallado de nuevo, porque se han sobreestimado. Y seguirán fallando, porque, con sus niveles de consumo, bajo rendimiento y energía menguante, sus planes son, simplemente IMPOSIBLES. No son realistas. Su única posibilidad es de supervivencia como hegemón es su regionalización en el Fortress America y el Gran Israel y el inicio de reformas profundas.

A la reforma económico-monopolística iniciada, le seguirá una serie de reformas de todo tipo. 

Una vez que se reconfigure el mundo, vendrá un segundo Colapso, por la caída de la producción interna de carburantes. Por eso EEUU va a evitar por todos los medios que este nuevo mundo, estos bloques, acabe de reconfigurarse. Por eso iniciará más guerras regionales.

A este tsunami le seguirán otras varias réplicas, imposibles de determinar pero evidentes. 

Y finalmente, si sobreviven como sociedad, se atendrán al derecho internacional, que es lo que pide el resto de países y de la población de la tierra. Lo que tarden. Eso sí, el reguero de sangre y miseria que dejarán a su paso será épico. 

¿Guerra mundial? Económica, difusa, 2.0, pero, debido a la disuasión nuclear, no como las dos anteriores. Apostaríamos a que tomarán la forma de un Rosario de Guerras Civiles y delegadas.

¿Dónde quedamos nosotras? 

¿Hay sitio para el Pueblo entre tanto ricachón y ejército? ¿Hay sitio para las trabajadoras desposeídas? Cada una somos agentes de cambio; porque a nadie le gustará vivir en lo que se nos viene. Las élites dominantes han demostrado que no son capaces de gestionar ni un resfriado. Nuestro destino manifiesto es despojarlas de su poder, despojarlas de sus propiedades, hacernos con la producción, y repartirla fraternalmente entre el pueblo como iguales. No hay misterio, debemos hacer especularmente lo contrario que ellas hacen, medida por medida. Usar la red cooperativa resilente como respuesta a sus nodos monopolísticos dependientes. Nacionalización generalizada de expropiaciones, desconcentración de capitales privados y comunismo descentralizado. Quieren todo para ellos. Nosotras lo repartiremos todo.

Quieren sumisos soldados; ovejas para enviar a sus holocaustos y aquelarres. Les daremos beligerantes activistas; gatos salvajes con ganas de revolución. En este nuevo escenario en que los mantras neoliberales y neofascistas pierden su efecto sedante, es posible.
 
Salud!PHKl/tctca

mercredi 15 avril 2026

Las posibilidades estratégicas de EEUU tras la continuación de su derrota en la batalla de Irán

 Fuente https://observatoriocrisis.com/2026/04/15/las-posibilidades-estrategicas-de-eeuu-tras-la-continuacion-de-su-derrota-en-la-batalla-de-iran/

Andrés Piqueras, profesor senior de la Universidad Jaume I

Son muchas las especulaciones que se vienen dando sobre posibles estrategias, o falta de ellas, por parte del hegemón imperial, Estados Unidos, para intentar preservar su dominio mundial.  Desde quienes sostienen alegremente que en su enfrentamiento con Irán -que es de larga data pero se acentúa ahora- EE.UU. “ya perdió la guerra”, hasta los que nos hablan de la hecatombe nuclear que estaría cerniéndose sobre la formación persa y sobre buena parte de Asia en general.

Para hacer un correcto análisis materialista dialéctico debemos ir siempre más allá de lo concreto y parcial, hacia la concepción o la mirada holística, de conjunto, de totalidad. Eso en primer lugar. Además, es imprescindible dejar de lado cualquier personificación de las relaciones sociales, que centre los análisis en individuos o singularidades políticas como responsables de los procesos históricos. Mucho más necesario, aún, es descartar atribuciones del tipo de “locura”, “soberbia” o “egotismo”, para dar cuenta de decisiones estratégicas y, en general, de la realidad histórica.

No. Estados Unidos no se deja arrastrar a guerras por un genocida sionista, ni una base militar-política como es la entidad sionista ocupante de Palestina manda sobre la potencia imperial del Sistema capitalista sólo porque haya un supuesto “loco” al timón de mando. El rabo no mueve al perro, jamás.   

Esos tipos de pseudoanálisis no hacen más que distraer de las razones profundas de lo que sucede, y no son, por tanto, materialistas (no van a la raíz material de los procesos) ni dialécticos (no conciben la realidad en su totalidad ni las retroalimentaciones socio-económico-ecológicas de complejidad, retroversión, recursividad o diferente cualidad, entre otras, que se entrecruzan para dar forma a lo real y que se plasma en situaciones –históricas- concretas).

Vamos, pues, a ver algunas de las opciones que se pueden anticipar a partir de un análisis materialista dialéctico, y las contrastamos con las visiones que predominan sobre el actual escenario bélico en Asia central

La más “optimista” de esas perspectivas: Estados Unidos ha perdido la guerra porque no puede mantenerla.

Hay verosimilitud en ello si consideramos la “guerra” solamente como el enfrentamiento con Irán.  Acaba de salir un análisis de The Cradle que es preciso en ese punto: ENTRE LA GUERRA Y EL COLAPSO INDUSTRIAL: LA CRISIS DE DESGASTE ENTRE ESTADOS UNIDOS E ISRAEL. The Cradle. – Observatorio de Trabajador@s en Lucha     La clave la marcan probablemente las palabras con las que se cierra el artículo: 

“Esta guerra pone de manifiesto los límites del poder estadounidense-israelí y apunta a una nueva ecuación estratégica, en la que la resiliencia industrial supera a la potencia de fuego. La capacidad de mantener la producción, más que la de lanzar ataques de precisión, define cada vez más el poder militar en un conflicto prolongado.

En esa ecuación, Washington ya no es dominante”.

Ciertamente, pero si nuestra perspectiva es de totalidad, o al menos más global, las posibilidades de análisis se agrandan.

Como que siempre hay que ponerse en las opciones que tiene el enemigo (en este caso el enemigo de la Humanidad -Estados Unidos-), desde la más favorable a la más desfavorable al mismo, y sobre todo nunca subestimar su capacidad estratégica, pongámonos primero en la estrategia más sutil e inteligente que podría estar llevando a cabo el hegemón imperial en decadencia.

  1. Estrategia inteligente. Ganadora. El guion -sacado de su propia National Security Agency (NSA)[1]–  propone una “estrategia de fortaleza norteamericana” donde aparentes derrotas (una guerra perdida en Irán, fricción con aliados y colapso global), serían un diseño para cortar el flujo energético de Asia central (Estrecho de Ormuz), forzar a Europa y Asia oriental a depender del petróleo, fertilizantes y minerales detentados por Estados Unidos (gracias, aparte de los de su propio territorio, al control de los recursos de Canadá, Venezuela –y resto de continente americano-, más Groenlandia), y, así también, obligar a los tenedores de deuda estadounidense (Japón, China, Europa) a sostener el dólar por necesidad energética, pues necesitarían seguir consiguiendo todos esos recursos mediante el papel verde estadounidense. Al tiempo, EE.UU. se reindustrializaría militarmente, de manera cada vez más planificada.

“Ayudar” a cortar el Estrecho de Ormuz va encaminado a satisfacer todos esos objetivos.

Hay que reconocer que las repercusiones económicas de esa acción son ya graves y no harían sino acentuarse en los próximos meses. Consideremos, sencillamente, que sin diésel Europa colapsa. Su sector primario y el subsector del transporte no se pueden sostener. 

A partir de ahí se enciende la espiral del desastre.  Las propias aerolíneas ya han anunciado que tendrán interrupciones en mayo (https://www.20minutos.es/lainformacion/economia-y-finanzas/aerolineas-revelan-fecha-quedaran-sin-combustible-si-sigue-guerra-iran_6957025_0.html?utm_source=firefox-newtab-es-es), lo que quiere decir que de seguir ese sendero el turismo será también duramente golpeado.

En suma, potencias industriales como Japón, India y Europa, que dependen masivamente del petróleo de Asia central (entre el 50% y el 75%), enfrentan un colapso económico inminente.

La Excepción Estratégica: USA, con sus vastas reservas en EE. UU., Canadá y Venezuela, permanece inmune a este shock de suministro, convirtiéndose en el único proveedor viable. Al mismo tiempo, convierte la Deuda en un Arma para fortalecer al dólar, y por tanto a su Ejército.

Pero, entonces, ¿acentuar la Crisis para ganar entre perdedores es una estrategia?

Como tal sólo podría tener alguna lógica si pensamos que … “el capitalismo contemporáneo ha abandonado la búsqueda del equilibrio para erigir la crisis en su modo de funcionamiento primario (…) Los mercados, los Estados y las sociedades ya no se gobiernan hacia un ideal de equilibrio, sino manteniéndolos permanentemente descompensados. 

¿Por qué? Porque el equilibrio expondría la insolvencia estructural (…) Crecimiento y ganancias de productividad pertenecen en gran medida al pasado; los sistemas políticos se fragmentan deliberadamente, pues cualquier intento serio de estabilización exigiría impagos violentos, reestructuraciones profundas y, sobre todo, imaginación política auténtica. La crisis perpetua, en cambio, permite posponer la resolución indefinidamente, en perfecto estilo tecnocrático. 

En este marco, figuras como Trump constituyen más que aberraciones: son acelerantes funcionales del desorden: su volatilidad legitima medidas de emergencia, inyecciones de liquidez y reencuadres narrativos que mantienen vivo un sistema que solo sobrevive aplazando su colapso.     https://observatoriodetrabajad.com/2026/04/09/la-modulacion-del-caos-control-deuda-y-reorganizacion-a-traves-de-la-guerra-ernesto-cazal/

¿Qué podría salir mal, pues?

Pues que la cadena causal de esta hipótesis descansa en supuestos no demostrados: 

  1. Para empezar, que se tenga el control efectivo de los recursos de Venezuela, y que la coerción sobre Canadá y Groenlandia se traduzca en detentación real de sus recursos.  
  2. B) Que la viabilidad de sustituir rápidamente el suministro de Asia central no es ni mucho menos fácil. La infraestructura (upstream, midstream, refino y transporte marítimo/terrestre) no puede reconfigurarse a escala mundial en semanas; los crudos son heterogéneos y las refinerías están configuradas por gravedad y contenido de azufre. Los fertilizantes y nitrógeno -el amoníaco/urea- dependen del gas natural y capacidad de síntesis; el mercado es multi-origen (EE. UU., Canadá, Rusia, Asia central y otros), con cuellos de botella logísticos y regulatorios. La tenencia de bonos responde a balances externos, reservas y política monetaria; la energía incide, pero no determina mecánicamente la demanda de activos estadounidenses. La diversificación (oro, euro, francos, RMB) sigue sigue siendo una buena baza bajo escenarios de estrés. 

Hay, además, un riesgo de choque inverso: un cierre total de Ormuz dispararía precios, dañaría consumidores estadounidenses, presionaría aún más la inflación y podría forzar respuestas coordinadas (liberaciones de reservas estratégicas, racionamiento, sanciones, convoyes navales) que neutralizan la lógica de “dependencia unilateral”.

C) Para terminar, la analogía simplista con la transformación económica rusa, basada en una industrialización planificada, con soporte militar es, hoy por hoy, casi imposible de conseguir por Estados Unidos (porque ni tiene todavía esa urgencia ni sus grandes corporaciones permitirían la estatalización industrial).

Rusia en guerra reorientó producción hacia la defensa y absorbió sanciones con integración energética regional; EE. UU. opera en una arquitectura financiera abierta, con aliados y cadenas globales críticas que penalizan una “autarquía bélica”. Los costos políticos y económicos de “perder a propósito” son estructuralmente diferentes.

Hasta aquí el propio debate interno de la NSA estadounidense.

Vamos, a continuación, con la que podría ser una estrategia intermedia del hegemón decadente.

2. A Estados Unidos le interesa obstruir el flujo energético por Ormuz para ir afianzando su proyecto del IMEC (ver mapa), al tiempo que consolida su dominio de Asia occidental y central, gracias a la expansión de su entidad sionista.


proyecto IMEC quiere conectar Asia occidental y central –especialmente mediante una India alineada con EE.UU.- y sus recursos, con Europa, a través de formaciones estatales “aliadas” (subordinadas) a USA, la cual dispone a discreción de esos recursos y entorpece que otros puedan hacerlo libremente o tengan protagonismo en las redes infraestructurales de los flujos energéticos.

La expansión sionista del “Gran Israel” y la limpieza étnica de Palestina es parte imprescindible de ese plan. La agresión de década y media a Siria, más las realizadas o en curso contra Iraq, Yemen y Líbano, por tanto, también. Este plan se contempla dentro de la estrategia de medio plazo de sabotear la Nueva Ruta de la Seda china, obstaculizar su articulación de continentes o relegar su papel en ello y cortarle las fuentes de suministro al gigante asiático.  

En ese camino va la -descuidada para casi todo el mundo- acentuación de la cooperación militar que está teniendo lugar entre Estados Unidos y Malasia para terminar de cerrar el bloqueo del Estrecho de Malaca y ahogar la salida china al Índico (amén de toda la parafernalia bélica que USA apelotona en el Mar de China).

Pero para contrastar esta hipótesis estratégica se necesitan también algunas verificaciones. La propia NSA ofrece las siguientes (entre otras):

“Señales operativas a vigilar: movimientos en fletes y seguros marítimos del Golfo Pérsico, spreads de crudos por calidad, oferta de gas y amoníaco, posiciones de reservas estratégicas, cambios en compras de bonos, coordinación de la AIE/OPEP+, y posturas de OTAN/alianzas asiáticas. Mapear escenarios de disrupción en Ormuz (duración, alcance, respuesta multilateral) y sus impactos en precios, logística y seguridad de suministro para Europa/Asia. 

Distinguir supuestos no verificables de restricciones reales (soberanía de recursos, infraestructura, derecho internacional) (…) Construir un tablero de indicadores críticos (fletes marítimos, primas de seguro en el Golfo, salidas de crudo, capacidad de refino por tipo de crudo, precios de amoníaco/urea) con alertas umbral. 

Modelar sustitución parcial de volúmenes de Asia central con Norteamérica/Rusia bajo tres horizontes (30/90/180 días) y estimar costos logísticos/regulatorios. Preparar Q&A para stakeholders (clientes/autoridades) sobre resiliencia de suministro y planes de contingencia en caso de disrupciones en rutas críticas”.

Como vemos, nada fácil de llevar a cabo, menos aún en el corto plazo. Y tiempo es precisamente lo que no le sobra a Estados Unidos.

Ahora vamos a la suposición mejor para el mundo, en la que tantos insisten: la falta de una auténtica estrategia de los USA.

3. Estados Unidos se estrella en Asia central y no tiene plan B para su enfrentamiento con Irán (más allá de “ayudarle” a bloquear el Estrecho de Ormuz).

Esta es la más querida por casi todas las sociedades del planeta, y de tan deseada se traslada fácilmente a análisis hechos a la carrera, a declaraciones impactantes, a vídeos grabados con el “ya ganamos” o “ya perdimos” según de qué lado se mire –lo cual debería ser todavía más sospechoso-, a redes sociales que multiplican su efecto y, en general, a cierta algarabía triunfalista.

De ser así, efectivamente, EE.UU. comenzaría una vertiginosa carrera en su decadencia como potencia imperial hacia una de segundo orden, replegándose de Asia hacia su hemisferio occidental y deteriorando aceleradamente su situación económica y social.

Esta hipótesis se suele combinar, como advertimos, con la personificación de las relaciones sociales o el análisis de éstas a partir de personas. Personas a las que además se las define por categorías morales antes que estratégicas, cuando no por las de vesania directamente. 

A menudo leemos o escuchamos, pues, que todo esto es obra de dos locos sanguinarios (Trump-Netanyahu, por ejemplo).  Lo que oculta las relaciones de poder profundas tanto a escala estatal como global (sin menoscabo de que esos personajes sean en verdad siniestros asesinos genocidas).

El Poder Sionista Mundial (PSM) lo es por dominar una buena parte de la economía global y de la estructura de poder de la principal potencia capitalista, Estados Unidos. 

Es por ello que su entidad sionista en la Palestina ocupada puede gozar de absoluta impunidad para sus crímenes y desplegar el papel relevante que ahora mismo tiene en la región (un análisis de ello puede encontrarse, por ejemplo, en UNA APROXIMACIÓN A LAS CLAVES DEL PODER SIONISTA MUNDIAL – El blog de Andrés Piqueras y también en https://laotraandalucia.com/2026/04/10/la-crisis-del-imperialismo-se-intensifico-aun-mas-por-la-guerra-de-iran/).

Esa estructura de poder profunda no está “loca” ni juega a los dados. Tiene estrategias altamente inteligentes, controla buena parte de la política y economía del mundo, dirige en gran medida los Foros globales, maneja a sus anchas el control ciudadano, domina la guerra cognitiva casi a la perfección, entre otras muchas claves de Poder con mayúsculas, algunas de las cuales apenas imaginamos. 

Las figuras políticas que aparecen al frente de las acciones en curso o de las pantallas televisivas son apenas mejores o peores representantes de sus intereses. “Representantes” o delegados que, por cierto, tampoco están “locos”. Trump, como empresario sin escrúpulos, ha ganado alrededor de 40 mil millones de dólares en el primer año de su segundo mandato, tras provocar con sus declaraciones el alza o caída de las Bolsas o de los precios de unos u otros activos (información privilegiada por medio), por poner un ejemplo.

Así que no, el “Estado profundo” que domina nuestras políticas y economías, que impide que podamos comprarnos un piso o que nos tengamos que endeudar cada día más para vivir, que nos desesperemos en las colas de una seguridad social cada vez más desasistida, que el monedero dé apenas para ir al mercado y volver con la bolsa medio vacía, y que, por tanto, condiciona nuestros comportamientos sociales y nuestras posibilidades de vida, ese Poder en la sombra pero bien real no va a dejar de atacar Irán de unas u otras maneras, como parte de su Guerra Sistémica Permanente o Guerra Total contra el Mundo Emergente. Una guerra que lleva a cabo durante años a través de su principal potencia estatal.

Como tal esa potencia, EE.UU., sabe que la Batalla de Irán es una batalla decisiva contra el Mundo Emergente (China-Rusia sobre todo), para no ser relevada. En cuanto que parasitada, además, por ese PSM, como “lideresa” del modo de producción capitalista global que es, no la abandonará si no se la obliga a hacerlo. Y esa es una tarea titánica.

Eso no quiere decir tampoco que vaya a ganar la Batalla, ni mucho menos. Irán es mucho Irán.

Lo que sí que puede asegurarse casi con total certeza, pues, es que en cualquiera de los tres escenarios -más todo el abanico de opciones que hay entremedias de ellos-, la Batalla de Irán dentro de la Guerra Total continuará de una u otra manera, posiblemente de muy diferentes maneras. También con seguridad que las perdedoras serán buena parte de las sociedades del mundo, entre las que más las europeas. 

El desastre energético (y alimenticio –la fertilización de la tierra está en peligro-) que se cierne ya sobre ellas no hará sino agravarse dramáticamente con la continuación de la Guerra. Círculo vicioso: una Guerra que el propio modo de producción capitalista requiere (por eso es “Sistémica Permanente”) y que la potencia imperial necesita para mantenerse.

Pero ni el PSM ni su potencia imperial ni su brazo sionista son todopoderosos ni imbatibles. Antes bien, vienen mostrando que son prisioneros de sus propias contradicciones infraestructurales o ecológicas y estructurales o económicas, que les lleva a acciones cada vez más “atrevidas”, cuanto menos, sin cobertura de fondo. 

A poco que las contradicciones supraestructurales o políticas (dialécticamente todas están unidas, las separamos sólo para facilitar la explicación) también se agraven, sus pies se harán cada vez más de barro.

La resistencia y lucha de sociedades hechas pueblo (en cuanto que sociedad unida en el combate), como puede ser el caso de Irán, pero igualmente el de Cuba, Líbano, Yemen, Burkina Faso… (¿también todavía Venezuela?), puede, efectivamente, acelerar su derrumbe.

Lo cual no significa que estemos cerca de poder cantar victoria. La Guerra será dura y larga. Y la “opción Sansón”, la de las armas atómicas (la de derribar el templo antes que perder frente al enemigo), está siempre pendiente sobre nuestras cabezas, como una condena de muerte en suspenso. No lo olvidemos.

Las sociedades del mundo -y las europeas en concreto- tienen un gran desafío por delante para que los Poderes del Capital (PSM, USA, OTAN, Davos, G7…) no las destrocen, tanto si ganan como si pierden en esta Batalla. 

Su única opción pasa también por hacerse pueblo para la lucha.

Nota

[1] Es sumamente difícil poder dar las referencias de las citas de sus páginas, pues suele borrar los textos a las pocas horas de publicarlos (ver National Security Agency | Central Security Service).

mardi 14 avril 2026

L'affaire Abdallah (Pierre Carles, 2026)

 


La IA entrenada en el genocidio palestino contribuye a los avances de Israel en Líbano e Irán

 FUENTE https://www.publico.es/internacional/ia-entrenada-genocidio-palestino-contribuye-avances-israel-libano-e-iran.html

Unidad militar de drones de las FDI durante un entrenamiento con drones cerca del kibutz Merom Golan, en la frontera con Siria, en el norte de los Altos del Golán, Israel
Unidad militar de drones de las FDI durante un entrenamiento con drones cerca del kibutz Merom Golan en el norte de los Altos del Golán.Michael Giladi / Middle East Images via AFP

El origen de la fábrica

"Probado en combate"

 

jeudi 2 avril 2026

Les instruments économiques « masqués » de l’asservissement des peuples...

 

A l’inverse de ce que la classe dominante et les groupes de pression qui lui sont attachés n’ont eu de cesse de nous faire croire, la monnaie n’est pas accessoire dans la marche de l’économie, au contraire elle y joue un rôle central puisqu’elle est son « moteur ». Ainsi, c’est la façon dont le système monétaire a été configuré au fil du temps qui détermine les gagnants, l’étroite minorité qui en tire largement profit du fait qu’elle a réussi à se voir attribuer la maîtrise de la création monétaire, et les perdants, le peuple dans son ensemble qui, par ce moyen, est soumis, opprimé et maltraité par les grands, comme le disait Machiavel (1). C’est pourquoi, une refonte du système monétaire actuel est un premier pas nécessaire pour aller vers une économie qui travaille pour tous, et plus seulement pour le petit nombre de rentiers qui accumulent sans fin (2). Collectivement nous devons donc améliorer nos connaissances dans ce domaine, seul moyen d’inverser le rapport de force dans le but d’en finir avec l’ordre établi dominé par l’oligarchie financière (3). De plus en plus d’économistes dans le monde, dont de nombreux français, se joignent à la lutte pour tenter de mettre fin à l’emprise excessive des banques et de la finance sur la société. Pour le moment, ils ne reçoivent que peu d’échos, ce qui n’a rien de surprenant puisque les médias conventionnels et les dirigeants en place se gardent bien d’en faire état. De plus, il faut reconnaître que le plus souvent leurs travaux ne sont guère accessibles au grand public. C’est pourquoi je me propose de relayer les thèses qu’ils défendent en allant à l’essentiel, et de façon simplifiée.

Les instruments économiques « masqués » de l’asservissement des peuples : création monétaire privatisée ; indépendance de la Banque centrale ; mise en marché de la dette publique ; profit financier, principal critère d’évaluation de l’activé économique.

ARTICLE EN TOTALITÉ

mardi 31 mars 2026

L’Afrique du nord : le front de débordement de l’échec américain au Levant

 SOURCE https://www.legrandsoir.info/l-afrique-du-nord-le-front-de-debordement-de-l-echec-americain-au-levant.html

Alors que l’hégémonie américaine vacille sous les coups de boutoir de l’axe Iran-Chine-Russie au Levant, Washington opère une manœuvre de la dernière chance : le transfert du chaos moyen-oriental vers l’Afrique du Nord. En mettant la main sur le Maroc pour en faire son ultime verrou atlantique, l’empire américain tente d’endiguer l’expansion économique chinoise sur le continent. Mais cette stratégie du pire, portée par un unilatéralisme radical, pourrait bien être le chant du cygne d’une doctrine Trumpiste à bout de souffle, marquant la fin d’une ère de diktats géopolitiques.

Introduction

Alors que les regards sont braqués sur les décombres des stratégies occidentales au Proche-Orient, une manœuvre de grande envergure se dessine : le transfert de la conflictualité vers l’Afrique du Nord. Face à l’émergence d’un axe Iran-Chine-Russie désormais indéboulonnable, les États-Unis tentent une "revanche stratégique" au Maghreb, au risque de transformer la région en un brasier géopolitique.

I. Le Syndrome du Levant : L’Aveu d’Impuissance

L’histoire retiendra que les États-Unis et leur allié israélien ont échoué à briser la résilience de l’Iran. Téhéran, loin d’être isolé, est devenu le pivot d’une intégration eurasiatique profonde. En bénéficiant du parapluie technologique de la Russie et du poumon financier de la Chine, l’Iran a neutralisé les velléités de changement de régime et imposé une nouvelle réalité sur le terrain.

Cet échec humiliant au Moyen-Orient crée un vide que Washington tente désespérément de combler ailleurs. L’Afrique du Nord est l’élue : c’est ici que l’empire blessé cherche son "lot de consolation" et son nouveau verrou.

II. Le Maroc : De l’Alliance à la "Mainmise" Stratégique

Dans cette logique de repli, le Maroc n’est plus traité comme un simple partenaire, mais comme un bastion captif. En échange d’une reconnaissance diplomatique sur le Sahara, Washington a verrouillé le Royaume dans une architecture sécuritaire totale.

• L’Endiguement de l’Est : En armant massivement le Maroc (HIMARS, drones, renseignement), les États-Unis ne visent pas seulement la stabilité locale. Ils créent une barrière physique contre l’influence de l’Algérie, partenaire historique de Moscou, et bloquent l’accès de la Chine aux ports de l’Atlantique.
• La Guerre Froide des Phosphates : Le contrôle indirect des ressources marocaines est une réponse directe à la domination sino-russe sur les intrants agricoles mondiaux. C’est une guerre pour la sécurité alimentaire mondiale qui se joue sur le sol maghrébin.

III. La Stratégie du Chaos par Contagion

Le point le plus critique de cette analyse est la "contagion provoquée". Puisque la Chine consolide méthodiquement ses partenariats économiques (infrastructures, 5G, Route de la Soie) en Afrique du Nord, la seule carte qui reste à Washington est celle du désordre.

Si les États-Unis ne peuvent plus garantir la prospérité, ils peuvent exporter l’instabilité. En laissant le chaos moyen-oriental déborder sur le Maghreb et le Sahel, ils créent un environnement de "haut risque" qui rend les investissements chinois à long terme intenables. C’est la politique de la terre brûlée géopolitique : saboter le terrain pour que l’adversaire ne puisse pas s’y installer.

IV. Une Faute Stratégique Majeure ?

Vouloir transformer l’Afrique du Nord en un nouveau front de guerre froide est un pari extrêmement dangereux. En forçant des pays comme le Maroc à une alliance exclusive et en pressurisant les autres pour qu’ils tournent le dos à Pékin et Moscou, Washington prend le risque de fracturer définitivement l’unité régionale.

Cette tentative de freiner l’histoire pourrait produire l’effet inverse : accélérer la solidarité des pays du "Sud Global" autour de l’axe Iran-Chine-Russie, laissant l’Occident isolé dans sa forteresse maghrébine.

La fin de la "dictature" stratégique et l’éveil du Sud Global

L’acharnement américain en Afrique du Nord, symbolisé par une alliance quasi-organique avec le Maroc, ne doit pas être lu comme un signe de puissance, mais comme une réaction de survie. En tentant de transformer le Maghreb en zone de collision pour freiner la Chine et punir les alliés de la Russie, Washington joue sa dernière carte. Cependant, cette politique de la pression maximale et du "chaos exporté" se heurte aujourd’hui à une réalité multipolaire irréversible.

Cette dynamique porte en elle les germes de sa propre chute. La "dictature stratégique" de l’ère Trump — caractérisée par le mépris des équilibres régionaux, les transactions transactionnelles (Accords d’Abraham) et l’intimidation économique — arrive à son point de rupture. L’échec cuisant face à l’Iran a prouvé que la force brute et les sanctions ne suffisent plus à plier l’échine des puissances émergentes soutenues par Pékin et Moscou.

À terme, cette faute stratégique majeure en Afrique du Nord précipitera la fin du logiciel trumpiste. En aliénant les nations qui refusent de choisir un camp et en s’enfermant dans un tête-à-tête exclusif avec des partenaires satellites, les États-Unis s’isolent du "Sud Global". La fin de cette "dictature" diplomatique semble inéluctable : elle laissera place à un monde où l’Afrique du Nord ne sera plus l’arrière-cour d’un empire en déclin, mais un carrefour souverain au sein d’un bloc eurasiatique et africain intégré. Le rideau tombe sur l’unilatéralisme ; l’avenir du Maghreb s’écrira désormais loin des diktats de Washington.

L’Impératif de la Raison : Un Appel au Dialogue Maghrébin

Face à ce scénario de "terre brûlée" orchestré par des puissances lointaines, une responsabilité historique pèse aujourd’hui sur les épaules du Roi Mohammed VI et du Président Abdelmadjid Tebboune. Au-delà des calculs tactiques et des alliances de circonstance, le Maroc et l’Algérie partagent un destin commun que ni la géographie ni l’histoire ne peuvent effacer.

Laisser l’Afrique du Nord devenir le terrain de jeu d’une confrontation entre Washington, Pékin et Moscou serait une faute tragique dont les peuples de la région paieraient le prix fort pour des générations. Il est impératif que les deux dirigeants transcendent leurs différends bilatéraux pour bâtir un front de stabilité souverain. En refusant d’être les instruments d’une guerre par procuration ("proxy war") et en privilégiant une résolution diplomatique de leurs contentieux, ils peuvent transformer le Maghreb de "poudrière" en un pôle de puissance autonome, capable de traiter d’égal à égal avec l’Est comme avec l’Ouest. La paix au Maghreb n’est pas seulement une nécessité régionale, c’est l’unique rempart contre l’effondrement programmé par ceux qui ne voient dans cette terre qu’un pion sur un échiquier mondial.

Mustapha STAMBOULI

 https://journal-de-mustapha-stambouli.blogspot.com/2026/03/lafrique-du-nord-le-front-de.html

 

dimanche 8 mars 2026

Le programme Prêt-Bail : comment l'Amérique a pillé l'Empire britannique pendant la Seconde Guerre mondiale

  Durant les années 1930, les Usa avaient des plans militaires contre la Grande-Bretagne et pas contre l'Allemagne (que ses banques et corporations contrôlaient déjà)...

31 décembre 2006 : La Grande-Bretagne a effectué son dernier versement aux États-Unis pour la Seconde Guerre mondiale : 83,25 millions de dollars. Soixante et un ans après la victoire. Trois générations de contribuables britanniques ont payé l’Amérique pour le privilège d’avoir survécu à Hitler. Mais cette dette n’était pas due à la victoire. C’était le prix que l’Amérique exigeait pour le droit de rester dans le conflit. Entre 1940 et 1945, les États-Unis ont procédé au plus important transfert pacifique de richesse de l’histoire. La Grande-Bretagne est entrée en guerre comme première nation créancière au monde, contrôlant 25 % de la surface terrestre. Elle en est sortie ruinée, dépouillée de son or, ses investissements liquidés, ses bases louées pour 99 ans et avec une dette de 31 milliards de dollars (486 milliards de dollars actuels). Ce n’était pas de la charité. C’était un pillage d’actifs déguisé en aide. CHRONOLOGIE DE L'EXTRACTION : Septembre 1939 : Début de la guerre, la Grande-Bretagne est la nation la plus riche du monde → Empire britannique : 35,5 millions de km² (24 % des terres émergées) → Investissements à l'étranger : 22 milliards de dollars (450 milliards de dollars actuels) → Réserves d'or : 6 milliards de dollars (plus que toute autre nation, à l'exception des États-Unis) → Londres = capitale financière du monde → Livre sterling = monnaie de réserve mondiale Décembre 1940 (7 mois plus tard) : La Grande-Bretagne est en faillite → Churchill écrit à Roosevelt : « Nous sommes ruinés » → Tout l'or a été dépensé, tous les dollars ont été dépensés → Les lois américaines sur la neutralité imposent le paiement comptant et anticipé des armes Opération Fish (juin 1940) : → La Grande-Bretagne charge l'intégralité de ses réserves d'or sur des cuirassés → Expédition de 7 milliards de dollars en lingots d'or à travers l'Atlantique infesté de sous-marins pour régler les factures américaines → Plus important mouvement de Patrimoine physique à travers l'histoire → Novembre 1940 : L'or a complètement disparu L'escroquerie du prêt-bail (mars 1941) : Henry Morgenthau Jr. (secrétaire au Trésor) exige une liquidation totale AVANT toute aide : VENTE FORCÉE N° 1 : American Viscose Corporation → Plus grand fabricant de rayonne aux États-Unis → Propriété de la société britannique Courtaulds → Valeur supérieure à 100 millions de dollars, générant 10 millions de dollars de dividendes par an → 15 mars 1941 : Le gouvernement britannique la saisit en vertu des pouvoirs d'urgence → Vendue pour 54,4 millions de dollars (la moitié de sa valeur réelle) lors d'une vente à prix bradés → Le produit de la vente est directement versé au Trésor américain Total des liquidations forcées à la mi-1941 : → 1,1 milliard de dollars de titres/actions américains saisis à des citoyens britanniques → Un siècle de portefeuilles d'investissement liquidés → Équivalent à 22 milliards de dollars Aujourd'hui ACCORD DESTROYERS CONTRE DES BASES (septembre 1940) : La Grande-Bretagne a accordé aux États-Unis des baux de 99 ans sur des bases situées à : → Terre-Neuve, Bermudes, Bahamas, Jamaïque, Sainte-Lucie, Trinité-et-Tobago, Antigua-et-Barbuda, Guyane britannique En échange de : 50 destroyers obsolètes de la Première Guerre mondiale (rouiller dans des hangars) La Grande-Bretagne a troqué le contrôle stratégique de tout l'hémisphère occidental contre 50 navires dont la marine américaine ne voulait pas. ARTICLE VII - L'ARRÊT DE MORT DE L'EMPIRE : Dissimulé dans l'accord de prêt-bail : La Grande-Bretagne doit éliminer le « traitement discriminatoire dans le commerce international » après la guerre. Traduction : Démanteler la préférence impériale (système tarifaire protégeant les produits britanniques sur les marchés de l'Empire). Cela a détruit le rempart économique qui maintenait l'Empire. Les négociateurs britanniques savaient que c'était l'arrêt de mort de l'Empire. Mais les bombardiers allemands survolaient la zone. La Grande-Bretagne a signé. TOTAL DU PRÊT-BAIL (1941-1945) : → 31 milliards de dollars d'aide à la Grande-Bretagne → Il ne s'agissait PAS d'un don, mais d'un BAIL (le nom est révélateur) → L'aide a été interrompue 7 jours après la capitulation du Japon (21 août 1945) → Les navires de ravitaillement américains en plein Atlantique ont reçu l'ordre de faire demi-tour LE PRÊT DE 1946 - LA DOMMAGE FINAL : John Maynard Keynes a sollicité une subvention de 6 milliards de dollars (en compensation du sacrifice britannique). Les États-Unis ont proposé : un prêt de 3,75 milliards de dollars à un taux d'intérêt de 2 % Condition : convertibilité en livres sterling sous un an (tout détenteur de livres pouvait les échanger contre des dollars). 15 juillet 1947 : La Grande-Bretagne rend la livre sterling convertible (comme prévu) → Le monde se précipite pour vendre ses livres contre des dollars → La Grande-Bretagne perd un quart de son emprunt en 5 semaines → 20 août 1947 : Suspension de la conver...