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jeudi 2 avril 2026

Les instruments économiques « masqués » de l’asservissement des peuples...

 

A l’inverse de ce que la classe dominante et les groupes de pression qui lui sont attachés n’ont eu de cesse de nous faire croire, la monnaie n’est pas accessoire dans la marche de l’économie, au contraire elle y joue un rôle central puisqu’elle est son « moteur ». Ainsi, c’est la façon dont le système monétaire a été configuré au fil du temps qui détermine les gagnants, l’étroite minorité qui en tire largement profit du fait qu’elle a réussi à se voir attribuer la maîtrise de la création monétaire, et les perdants, le peuple dans son ensemble qui, par ce moyen, est soumis, opprimé et maltraité par les grands, comme le disait Machiavel (1). C’est pourquoi, une refonte du système monétaire actuel est un premier pas nécessaire pour aller vers une économie qui travaille pour tous, et plus seulement pour le petit nombre de rentiers qui accumulent sans fin (2). Collectivement nous devons donc améliorer nos connaissances dans ce domaine, seul moyen d’inverser le rapport de force dans le but d’en finir avec l’ordre établi dominé par l’oligarchie financière (3). De plus en plus d’économistes dans le monde, dont de nombreux français, se joignent à la lutte pour tenter de mettre fin à l’emprise excessive des banques et de la finance sur la société. Pour le moment, ils ne reçoivent que peu d’échos, ce qui n’a rien de surprenant puisque les médias conventionnels et les dirigeants en place se gardent bien d’en faire état. De plus, il faut reconnaître que le plus souvent leurs travaux ne sont guère accessibles au grand public. C’est pourquoi je me propose de relayer les thèses qu’ils défendent en allant à l’essentiel, et de façon simplifiée.

Les instruments économiques « masqués » de l’asservissement des peuples : création monétaire privatisée ; indépendance de la Banque centrale ; mise en marché de la dette publique ; profit financier, principal critère d’évaluation de l’activé économique.

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mardi 31 mars 2026

L’Afrique du nord : le front de débordement de l’échec américain au Levant

 SOURCE https://www.legrandsoir.info/l-afrique-du-nord-le-front-de-debordement-de-l-echec-americain-au-levant.html

Alors que l’hégémonie américaine vacille sous les coups de boutoir de l’axe Iran-Chine-Russie au Levant, Washington opère une manœuvre de la dernière chance : le transfert du chaos moyen-oriental vers l’Afrique du Nord. En mettant la main sur le Maroc pour en faire son ultime verrou atlantique, l’empire américain tente d’endiguer l’expansion économique chinoise sur le continent. Mais cette stratégie du pire, portée par un unilatéralisme radical, pourrait bien être le chant du cygne d’une doctrine Trumpiste à bout de souffle, marquant la fin d’une ère de diktats géopolitiques.

Introduction

Alors que les regards sont braqués sur les décombres des stratégies occidentales au Proche-Orient, une manœuvre de grande envergure se dessine : le transfert de la conflictualité vers l’Afrique du Nord. Face à l’émergence d’un axe Iran-Chine-Russie désormais indéboulonnable, les États-Unis tentent une "revanche stratégique" au Maghreb, au risque de transformer la région en un brasier géopolitique.

I. Le Syndrome du Levant : L’Aveu d’Impuissance

L’histoire retiendra que les États-Unis et leur allié israélien ont échoué à briser la résilience de l’Iran. Téhéran, loin d’être isolé, est devenu le pivot d’une intégration eurasiatique profonde. En bénéficiant du parapluie technologique de la Russie et du poumon financier de la Chine, l’Iran a neutralisé les velléités de changement de régime et imposé une nouvelle réalité sur le terrain.

Cet échec humiliant au Moyen-Orient crée un vide que Washington tente désespérément de combler ailleurs. L’Afrique du Nord est l’élue : c’est ici que l’empire blessé cherche son "lot de consolation" et son nouveau verrou.

II. Le Maroc : De l’Alliance à la "Mainmise" Stratégique

Dans cette logique de repli, le Maroc n’est plus traité comme un simple partenaire, mais comme un bastion captif. En échange d’une reconnaissance diplomatique sur le Sahara, Washington a verrouillé le Royaume dans une architecture sécuritaire totale.

• L’Endiguement de l’Est : En armant massivement le Maroc (HIMARS, drones, renseignement), les États-Unis ne visent pas seulement la stabilité locale. Ils créent une barrière physique contre l’influence de l’Algérie, partenaire historique de Moscou, et bloquent l’accès de la Chine aux ports de l’Atlantique.
• La Guerre Froide des Phosphates : Le contrôle indirect des ressources marocaines est une réponse directe à la domination sino-russe sur les intrants agricoles mondiaux. C’est une guerre pour la sécurité alimentaire mondiale qui se joue sur le sol maghrébin.

III. La Stratégie du Chaos par Contagion

Le point le plus critique de cette analyse est la "contagion provoquée". Puisque la Chine consolide méthodiquement ses partenariats économiques (infrastructures, 5G, Route de la Soie) en Afrique du Nord, la seule carte qui reste à Washington est celle du désordre.

Si les États-Unis ne peuvent plus garantir la prospérité, ils peuvent exporter l’instabilité. En laissant le chaos moyen-oriental déborder sur le Maghreb et le Sahel, ils créent un environnement de "haut risque" qui rend les investissements chinois à long terme intenables. C’est la politique de la terre brûlée géopolitique : saboter le terrain pour que l’adversaire ne puisse pas s’y installer.

IV. Une Faute Stratégique Majeure ?

Vouloir transformer l’Afrique du Nord en un nouveau front de guerre froide est un pari extrêmement dangereux. En forçant des pays comme le Maroc à une alliance exclusive et en pressurisant les autres pour qu’ils tournent le dos à Pékin et Moscou, Washington prend le risque de fracturer définitivement l’unité régionale.

Cette tentative de freiner l’histoire pourrait produire l’effet inverse : accélérer la solidarité des pays du "Sud Global" autour de l’axe Iran-Chine-Russie, laissant l’Occident isolé dans sa forteresse maghrébine.

La fin de la "dictature" stratégique et l’éveil du Sud Global

L’acharnement américain en Afrique du Nord, symbolisé par une alliance quasi-organique avec le Maroc, ne doit pas être lu comme un signe de puissance, mais comme une réaction de survie. En tentant de transformer le Maghreb en zone de collision pour freiner la Chine et punir les alliés de la Russie, Washington joue sa dernière carte. Cependant, cette politique de la pression maximale et du "chaos exporté" se heurte aujourd’hui à une réalité multipolaire irréversible.

Cette dynamique porte en elle les germes de sa propre chute. La "dictature stratégique" de l’ère Trump — caractérisée par le mépris des équilibres régionaux, les transactions transactionnelles (Accords d’Abraham) et l’intimidation économique — arrive à son point de rupture. L’échec cuisant face à l’Iran a prouvé que la force brute et les sanctions ne suffisent plus à plier l’échine des puissances émergentes soutenues par Pékin et Moscou.

À terme, cette faute stratégique majeure en Afrique du Nord précipitera la fin du logiciel trumpiste. En aliénant les nations qui refusent de choisir un camp et en s’enfermant dans un tête-à-tête exclusif avec des partenaires satellites, les États-Unis s’isolent du "Sud Global". La fin de cette "dictature" diplomatique semble inéluctable : elle laissera place à un monde où l’Afrique du Nord ne sera plus l’arrière-cour d’un empire en déclin, mais un carrefour souverain au sein d’un bloc eurasiatique et africain intégré. Le rideau tombe sur l’unilatéralisme ; l’avenir du Maghreb s’écrira désormais loin des diktats de Washington.

L’Impératif de la Raison : Un Appel au Dialogue Maghrébin

Face à ce scénario de "terre brûlée" orchestré par des puissances lointaines, une responsabilité historique pèse aujourd’hui sur les épaules du Roi Mohammed VI et du Président Abdelmadjid Tebboune. Au-delà des calculs tactiques et des alliances de circonstance, le Maroc et l’Algérie partagent un destin commun que ni la géographie ni l’histoire ne peuvent effacer.

Laisser l’Afrique du Nord devenir le terrain de jeu d’une confrontation entre Washington, Pékin et Moscou serait une faute tragique dont les peuples de la région paieraient le prix fort pour des générations. Il est impératif que les deux dirigeants transcendent leurs différends bilatéraux pour bâtir un front de stabilité souverain. En refusant d’être les instruments d’une guerre par procuration ("proxy war") et en privilégiant une résolution diplomatique de leurs contentieux, ils peuvent transformer le Maghreb de "poudrière" en un pôle de puissance autonome, capable de traiter d’égal à égal avec l’Est comme avec l’Ouest. La paix au Maghreb n’est pas seulement une nécessité régionale, c’est l’unique rempart contre l’effondrement programmé par ceux qui ne voient dans cette terre qu’un pion sur un échiquier mondial.

Mustapha STAMBOULI

 https://journal-de-mustapha-stambouli.blogspot.com/2026/03/lafrique-du-nord-le-front-de.html

 

dimanche 8 mars 2026

Le programme Prêt-Bail : comment l'Amérique a pillé l'Empire britannique pendant la Seconde Guerre mondiale

  Durant les années 1930, les Usa avaient des plans militaires contre la Grande-Bretagne et pas contre l'Allemagne (que ses banques et corporations contrôlaient déjà)...

31 décembre 2006 : La Grande-Bretagne a effectué son dernier versement aux États-Unis pour la Seconde Guerre mondiale : 83,25 millions de dollars. Soixante et un ans après la victoire. Trois générations de contribuables britanniques ont payé l’Amérique pour le privilège d’avoir survécu à Hitler. Mais cette dette n’était pas due à la victoire. C’était le prix que l’Amérique exigeait pour le droit de rester dans le conflit. Entre 1940 et 1945, les États-Unis ont procédé au plus important transfert pacifique de richesse de l’histoire. La Grande-Bretagne est entrée en guerre comme première nation créancière au monde, contrôlant 25 % de la surface terrestre. Elle en est sortie ruinée, dépouillée de son or, ses investissements liquidés, ses bases louées pour 99 ans et avec une dette de 31 milliards de dollars (486 milliards de dollars actuels). Ce n’était pas de la charité. C’était un pillage d’actifs déguisé en aide. CHRONOLOGIE DE L'EXTRACTION : Septembre 1939 : Début de la guerre, la Grande-Bretagne est la nation la plus riche du monde → Empire britannique : 35,5 millions de km² (24 % des terres émergées) → Investissements à l'étranger : 22 milliards de dollars (450 milliards de dollars actuels) → Réserves d'or : 6 milliards de dollars (plus que toute autre nation, à l'exception des États-Unis) → Londres = capitale financière du monde → Livre sterling = monnaie de réserve mondiale Décembre 1940 (7 mois plus tard) : La Grande-Bretagne est en faillite → Churchill écrit à Roosevelt : « Nous sommes ruinés » → Tout l'or a été dépensé, tous les dollars ont été dépensés → Les lois américaines sur la neutralité imposent le paiement comptant et anticipé des armes Opération Fish (juin 1940) : → La Grande-Bretagne charge l'intégralité de ses réserves d'or sur des cuirassés → Expédition de 7 milliards de dollars en lingots d'or à travers l'Atlantique infesté de sous-marins pour régler les factures américaines → Plus important mouvement de Patrimoine physique à travers l'histoire → Novembre 1940 : L'or a complètement disparu L'escroquerie du prêt-bail (mars 1941) : Henry Morgenthau Jr. (secrétaire au Trésor) exige une liquidation totale AVANT toute aide : VENTE FORCÉE N° 1 : American Viscose Corporation → Plus grand fabricant de rayonne aux États-Unis → Propriété de la société britannique Courtaulds → Valeur supérieure à 100 millions de dollars, générant 10 millions de dollars de dividendes par an → 15 mars 1941 : Le gouvernement britannique la saisit en vertu des pouvoirs d'urgence → Vendue pour 54,4 millions de dollars (la moitié de sa valeur réelle) lors d'une vente à prix bradés → Le produit de la vente est directement versé au Trésor américain Total des liquidations forcées à la mi-1941 : → 1,1 milliard de dollars de titres/actions américains saisis à des citoyens britanniques → Un siècle de portefeuilles d'investissement liquidés → Équivalent à 22 milliards de dollars Aujourd'hui ACCORD DESTROYERS CONTRE DES BASES (septembre 1940) : La Grande-Bretagne a accordé aux États-Unis des baux de 99 ans sur des bases situées à : → Terre-Neuve, Bermudes, Bahamas, Jamaïque, Sainte-Lucie, Trinité-et-Tobago, Antigua-et-Barbuda, Guyane britannique En échange de : 50 destroyers obsolètes de la Première Guerre mondiale (rouiller dans des hangars) La Grande-Bretagne a troqué le contrôle stratégique de tout l'hémisphère occidental contre 50 navires dont la marine américaine ne voulait pas. ARTICLE VII - L'ARRÊT DE MORT DE L'EMPIRE : Dissimulé dans l'accord de prêt-bail : La Grande-Bretagne doit éliminer le « traitement discriminatoire dans le commerce international » après la guerre. Traduction : Démanteler la préférence impériale (système tarifaire protégeant les produits britanniques sur les marchés de l'Empire). Cela a détruit le rempart économique qui maintenait l'Empire. Les négociateurs britanniques savaient que c'était l'arrêt de mort de l'Empire. Mais les bombardiers allemands survolaient la zone. La Grande-Bretagne a signé. TOTAL DU PRÊT-BAIL (1941-1945) : → 31 milliards de dollars d'aide à la Grande-Bretagne → Il ne s'agissait PAS d'un don, mais d'un BAIL (le nom est révélateur) → L'aide a été interrompue 7 jours après la capitulation du Japon (21 août 1945) → Les navires de ravitaillement américains en plein Atlantique ont reçu l'ordre de faire demi-tour LE PRÊT DE 1946 - LA DOMMAGE FINAL : John Maynard Keynes a sollicité une subvention de 6 milliards de dollars (en compensation du sacrifice britannique). Les États-Unis ont proposé : un prêt de 3,75 milliards de dollars à un taux d'intérêt de 2 % Condition : convertibilité en livres sterling sous un an (tout détenteur de livres pouvait les échanger contre des dollars). 15 juillet 1947 : La Grande-Bretagne rend la livre sterling convertible (comme prévu) → Le monde se précipite pour vendre ses livres contre des dollars → La Grande-Bretagne perd un quart de son emprunt en 5 semaines → 20 août 1947 : Suspension de la conver... 

jeudi 5 mars 2026

El Ataque a Irán es el último paso antes del Gran Israel y la subyugación china

 FUENTE https://follow.it/mail?t=l43tk52sgu4ger2knnpxuz32pf5g2qseoe3fgstfiqwwq3rznrza

 

El 28 de febrero 2026 Estados Unidos e Israel atacan Irán. Lo que está detrás del ataque de Estados Unidos a Irán no es un cambio de régimen cualquiera, es la reconstrucción del Gran Israel, un plan paralizado por Irán durante muchos décadas, sino siglos, y la subyugación de China, en un mismo movimiento, mediante el desarme de Irán. 


Todos pierden: Europa, EEUU, Irán, China...¿Alguien gana? Wall Street ¿Por qué victoria de Wall Street? Porque afianza a Israel en su condición de estado necesario intermediario y gestor entre Este y Oeste en el centro de gravedad del mundo, y le permite avanzar en su proyecto del Gran Israel. Porque Wall Street y el Gran Israel son lo mismo.

¿Por qué Irán? 6 puntos de interés

Irán es una Potencia regional, ya que dispone de estados vasallos, pero su soberanía no deja de estar sometida a la sanción de las Grandes Potencias (EEUU, Rusia y China). En su órbita actualmente entran Líbano, Yemen y una gran panoplia de ejércitos guerrilleros, así como facciones en Líbano, Irak y Siria.
  
Tiene 2 puntos de interés geoestratégicos globales:
- Control del estrecho de Ormuz, y los flujos petroleros. 
- Productor petrolero de primer orden.

Tiene 4 puntos de interés geoestratégicos particulares para las potencias:

1 Eje China-Rusia: Nodo de la Ruta de la Seda china, entre el eje este-oeste Pekín-Suez con el eje Norte-Sur Teherán-Moscú. Es decir, es una gran vía de suministros Rusia-China.
Sin embargo, este puesto privilegiado no reporta los beneficios económicos previsibles a Irán, no evita las sanciones, ni permite la libre comercialización petrolera ni la modernización del país, no evita la infiltración y tráfico de drogas, no permite su modernización ni rearme en la cantidad suficiente como para disuadir un ataque sio-euro-estadounidense, no finaliza el conflicto baluco ni kurdo.

2 Rusia: Irán estabiliza militarmente su flanco sur, incluido Mar Negro y Cáucaso, impidiendo revueltas y alzamientos que deriven en golpes de estado e intervenciones militares.
Sin embargo, esta estabilización no evita la infiltración de EEUU en los propios gobiernos de Georgia, Kazajistán y Armenia, la infiltración estadounidense vía Afganistán, la infiltración turca vía Turkmenistán. No para el flujo de drogas proveniente de la misma región ni permite la expansión de sus productos no militares.

3 China: Irán controla y suministra petróleo, controla rutas de materias primas provenientes de África. 
Sin embargo, estas materias primas China también las obtiene sobre todo comerciando con la India y su ruta, el Collar de Perlas. La India no está sancionada por USA-UE-Sion, y posee una gran flota en el Índico, lo cual le permite superar a Irán como socio comercial. Y se han abierto nuevas vías con Moscú, tanto terrestres como las del Ártico, incluidos numerosos oleoductos.

4 Eje Estados Unidos-UE-Israel: obtienen petróleo barato de Irán por vías alternativas y frenan su desarrollo gracias a las sanciones, lo que además permite mantener el precio bajo.
Sin embargo, Irán envía el petróleo a los mercados asiáticos, permite el suministro a China y promueve su hegemonía industrial. Irán sigue armando estados vasallos (Yemen) y guerras delegadas (Siria, Líbano), evitando la eclosión del Gran Israel. EEUU ya no quieren una gestión autónoma del petróleo de Irán, ni el desarrollo económico del país. Para EEUU controlar Irán significa desarmarla, mande quien mande. La única garantía para Occidente es una Irán desarmada.

Este eje occidental propone la reorganización y asegurar los suministros, principalmente energéticos, por medio del control de los pozos petrolíferos, sus corredores comerciales, los hub de intercambio y el control de los puertos. Una que otorgue el control sobre materias primas que van hacia China, y sobre las  manufacturas provenientes de China. 

Si el proceso de producción de un bien se divide en suministro, producción y venta, las cañoneras EEUU controlarían el suministro y venta, importándoles poco cómo lo produzca China. De hecho, como vemos, así vertebrado, China y USA serían economías complementarias. Es decir, podrían llegar a un acuerdo de reparto de porcentajes, USA pondría los barcos (made in China) y China sería de nuevo un Protectorado, como en los tiempos de la guerra de los Boxer y el Siglo de la Humillación.

¿Qué es el Gran Israel?

El Gran Israel es el proyecto Geopolítico Anglo-euro-sionista para asegurar el dominio de Oriente Medio, sus rutas de mercancías, corredores, y asegurar el control del petróleo. 

La materialización fáctica del Gran Israel se formalizaría uniendo territorios, con Israel como núcleo. Absorbería totalmente a Jordania, que ya es un país vasallo, partes de la fragmentada Siria (sur). Y partes de países aun por fragmentar: Irak (la oeste), partes de Egipto (Suez, Sinaí y Negeb) y Arabia (norte). Se completaría la construcción del Canal/corredor Ben-Gurión, que uniría el Golfo Pérsico-Mar Mediterráneo vía Kuwait-Gaza. Para este proyecto, el único elemento discordante sería Irán, ya que el resto de países ya están alineados de uno u otro modo.

 ¿A quién más le interesa la creación del Gran Israel?

- Los kurdos de Irán, Irak y Siria sueñan con su independencia; como los Baluchis de Irán.
- Los turcos que sueñan su expansión al formar la Gran Turquía, un proyecto imperial. Que choca, pero no contradice en esencia, al Gran Israel. Potenciado convenientemente, las reclamaciones de este producto de nicromancia (resurrección del fenecido imperio Otomano) reclamaría numerosas regiones autónomos rusas. Porque el objetivo es desmembrar, balcanizar, a la Federación Rusa; como ya se desmembró a la URSS en 15 regiones autónomas en 1991. Este el Gran Juego del control de las potencias por el corazón de la tierra.
- Los emiratíes que ven en la ruptura de Arabia Saudita una forma de coger peso regional e influencia internacional. Todos creados y mantenidos en el poder por Gran Bretaña y la City. Las élites del Reino Unido se siguen riendo de los conflictos y problemas creados entre sus títeres.

Otros países no son ni siquiera pueblos per sé, son las uniones temporales de territorios con pueblos, y amalgamas creadas por el Imperio Británico durante su furia colonialista, gobernados actualmente por EEUU, y que obedecen órdenes sin rechistar:
- El propio Israel es un protectorado angloamericano venido a más, confeccionado con población europea indoctrinada de judaísmo revisionista; 
- Jordania, dictadura monárquica impuesta en 1921 por el Imperio Británico; 
- O Egipto, otra dictadura militar gobernada por el General Al-Sisi dede  2014, sostenida por el Reino Unido y EEUU. El día que estos decreten la cesión de territorios, su orden se cumplirá.

Realineamiento: ¿Qué prefiere EEUU, cambio de Política o Cambio de Régimen en Irán? Ni lo uno ni lo otro, Irán Desarmado

La pregunta del millón no es si se puede hacer un cambio que reoriente los flujos, sino ¿Cuál sería la garantía del cambio? ¿Cómo hacerlo permanente? Opciones: Realineamiento, sustitución o desarme. No hay más.

Con el régimen actual de 1979
EEUU ya mantiene bajo control a Irán de múltiples manera: económicamente mediante sanciones, políticamente mediante vetos, militarmente mediante aislamiento e intervención directa. EEUU es un actor principal en la vida política de este país, y está presente a diario desde que fue

 

mardi 3 mars 2026

Ya tenemos fecha oficial para la WWIII: sábado 28 de febrero 2026

 

La perturbación comercial y financiera será tan global que creo que podemos considerar el ataque del sábado 28 de febrero contra Irán como el verdadero detonante de la Tercera Guerra Mundial

Michael Hudson, economista estadounidense 

El viernes pasado, el mediador de las negociaciones nucleares entre Estados Unidos e Irán en Omán, el ministro de Asuntos Exteriores de ese país, Badr Albusaidi, desmintió la engañosa pretensión del presidente Trump de amenazar con una guerra contra Irán. ¿Por qué? Porque Irán se había negado a sus exigencias de renunciar a lo que él afirmaba era su propia bomba atómica. 

El ministro de Asuntos Exteriores omaní explicó en el programa Face the Nation de la CBS que el equipo iraní había acordado no acumular uranio enriquecido y ofreció una verificación completa y exhaustiva por parte del OIEA. Esta nueva concesión supuso un avance sin precedentes. Y creo que si podemos aprovecharlo y desarrollarlo, un acuerdo está a nuestro alcance para lograr que Irán nunca jamás tenga material nuclear que permita fabricar una bomba. Considero que es un gran logro.

Señalando que este avance «ha sido muy pasado por alto por los medios», enfatizó que al pedir «cero almacenamiento» se iba mucho más allá de lo que se había negociado durante la administración del presidente Obama, porque «si no se puede almacenar material enriquecido entonces no hay manera de poder crear una bomba».

El ayatolá Ali Jamenei –que ya había emitido una fatwa contra cualquier acción semejante y había repetido esta posición año tras año– llamó a los líderes chiítas y al jefe militar de Irán para discutir la ratificación del acuerdo de ceder el control de su uranio enriquecido con el fin de evitar la guerra.

Pero tal capitulación era precisamente lo que ni Estados Unidos ni Israel podían aceptar. Una resolución pacífica habría impedido el plan a largo plazo de Estados Unidos de consolidar y militarizar su control sobre el petróleo de Oriente Medio, su transporte y la inversión de sus ingresos por exportaciones petroleras, y de utilizar a Israel y a Al Qaeda/ISIS como ejércitos aliados para impedir que los países productores de petróleo independientes actúen en beneficio de sus propios intereses soberanos.

Al parecer, la inteligencia israelí alertó al ejército estadounidense para sugerir que la reunión en el complejo del Ayatolá ofrecía una gran oportunidad para decapitar a los principales responsables de la toma de decisiones. 

Esto siguió la recomendación del manual militar estadounidense de que matar a un líder político considerado antidemocrático liberará los sueños populares de un cambio de régimen. Esa era la esperanza del atentado con bomba en la residencia de campo del presidente Putin el mes pasado, y estaba en consonancia con el reciente intento de Estados Unidos, a través de Starlink, de movilizar la oposición popular a la revolución en Irán.

El ataque conjunto entre Estados Unidos e Israel deja claro que Irán no podría haber cedido nada que hubiera disuadido el prolongado afán estadounidense por controlar el petróleo de Oriente Medio, además de utilizar a Israel y a los ejércitos aliados del ISIS/Al Qaeda para impedir que las naciones soberanas de la región surjan y tomen el control de sus reservas petroleras. 

Ese control sigue siendo un arma esencial de la política exterior estadounidense. Es la clave de la capacidad de Estados Unidos para perjudicar a otras economías al negarles el acceso a la energía si no se adhieren a la política exterior estadounidense. Esta insistencia en bloquear el acceso mundial a fuentes de energía que no están bajo control estadounidense es la razón por la que Estados Unidos ha atacado a Venezuela, Siria, Irak, Libia y Rusia.

El ataque a los negociadores (la segunda vez que Estados Unidos comete este tipo de actos contra Irán) es una perfidia que pasará a la historia. Su objetivo era impedir que Irán avanzara hacia la paz, antes de que sus líderes pudieran refutar la falsa afirmación de Trump de que Irán se había negado a renunciar a su deseo de obtener su propia bomba atómica.

Sería interesante saber cuántos miembros del personal interno de Trump hicieron grandes apuestas a que los precios del petróleo se dispararán cuando los mercados abran el lunes por la mañana.

La semana pasada, los mercados subestimaron enormemente el riesgo de cerrar la Bahía Petrolera. Las compañías petroleras estadounidenses se beneficiarán enormemente. China y otros importadores de petróleo sufrirán. Los especuladores financieros estadounidenses también se beneficiarán, ya que su producción petrolera es nacional. Este hecho incluso podría haber influido en la decisión de Estados Unidos de poner fin al acceso mundial al petróleo de Oriente Medio durante lo que promete ser un largo período.

De hecho, la perturbación comercial y financiera será tan global que creo que podemos considerar el ataque del sábado 28 de febrero contra Irán como el verdadero detonante de la Tercera Guerra Mundial. Para la mayor parte del mundo, la inminente crisis financiera (por no hablar de la indignación moral) definirá la próxima década de reestructuración política y económica internacional.

Los países europeos, asiáticos y del Sur Global no podrán obtener petróleo, salvo a precios que hagan que muchas industrias sean poco rentables y que muchos presupuestos familiares sean inasequibles. El aumento de los precios del petróleo también imposibilitará a los países del Sur Global pagar sus deudas en dólares, que están disminuyendo debido a los tenedores de bonos occidentales, los bancos y el FMI.

Los países solo pueden evitar tener que imponer medidas de austeridad interna, depreciación monetaria e inflación reconociendo que el ataque estadounidense (apoyado por Gran Bretaña y Arabia Saudita, con la ambigua aquiescencia turca) puso fin al orden unipolar estadounidense y, con él, al sistema financiero internacional dolarizado. Si esto no se reconoce, la aquiescencia continuará hasta que se vuelva insostenible.

Si esta es la verdadera batalla inaugural de la Tercera Guerra Mundial, es en muchos sentidos la batalla final para decidir el verdadero significado de la Segunda Guerra Mundial. 

¿Se derrumbará el derecho internacional como resultado de la falta de voluntad de suficientes países para proteger las normas del derecho civilizado que sustentan los principios de soberanía nacional, libres de interferencia y coerción extranjeras, desde la Paz de Westfalia de 1648 hasta la Carta de las Naciones Unidas? 

Y respecto a las guerras que inevitablemente se librarán, ¿perdonarán a civiles y no beligerantes, o serán como el ataque de Ucrania contra su población ruso hablante en sus provincias orientales, el genocidio de Israel contra los palestinos étnicos, la limpieza religiosa wahabí de las poblaciones árabes no sunitas, o incluso las poblaciones iraní, cubana y otras bajo ataque patrocinado por Estados Unidos?

¿Pueden salvarse las Naciones Unidas sin liberarse a sí mismas y a sus países miembros del control estadounidense? Una prueba de fuego temprana para determinar el rumbo de las alianzas será qué países se suman a la iniciativa legal para declarar a Donald Trump y a su gabinete criminales de guerra. Se necesita algo más que la actual CPI, dados los ataques personales del gobierno estadounidense contra los jueces de la CPI que declararon culpable a Netanyahu.

Lo que se requiere es un juicio a escala de Núremberg contra la política militar occidental que ha buscado sumir al mundo entero en el caos político y económico si no se somete al orden unipolar estadounidense. Si otros países no crean una alternativa a la ofensiva estadounidense-europea-japonesa-wahabí, sufrirán lo que el secretario de Estado estadounidense Rubio denominó (en su reciente discurso en Múnich) un resurgimiento de la historia occidental de conquista a los principios básicos del derecho internacional y la equidad.

Una alternativa requiere reestructurar las Naciones Unidas para poner fin a la capacidad de Estados Unidos de bloquear resoluciones mayoritarias. Dado que el Secretario General de la ONU, António Guterres, ha declarado que la ONU podría estar en quiebra para agosto y tener que cerrar su sede en Nueva York, este es un momento propicio para trasladarla fuera de Estados Unidos. 

Estados Unidos ha prohibido la entrada a Francesca Albanese a raíz de su informe que describe el genocidio israelí en Gaza. No puede haber Estado de derecho mientras el control de la ONU y sus agencias siga en manos de Estados Unidos y de sus satélites europeos.

samedi 28 février 2026

Le Pentagone veut Terminator, Anthropic (IA Claude) résiste encore.

 


L'affaire a éclaté publiquement en février 2026: le Pentagone menace de rompre son contrat de 200 millions de dollars avec Anthropic si l'entreprise refuse de lever ses restrictions sur l'utilisation militaire de Claude. Au cœur du conflit, deux lignes rouges qu'Anthropic refuse de franchir: la surveillance de masse de la population américaine et le développement d'armes entièrement autonomes, c'est-à-dire capables de tuer sans intervention humaine.
L'été dernier, le Pentagone avait signé des contrats allant jusqu'à 200 millions de dollars avec les quatre grands laboratoires d'IA américains (Anthropic, OpenAI, Google et xAI) pour adapter leurs modèles aux usages militaires. Claude est allé plus loin que les autres : il a été le premier modèle d'IA à être déployé sur les réseaux classifiés du Département de la Défense, notamment via le partenariat avec Palantir, le controversé contractant militaire spécialisé dans le traitement de données de surveillance.
Cependant, les négociations sur les conditions d'utilisation "à venir" ont déraillé. Le Pentagone exige que Claude puisse être utilisé pour toutes fins légales, sans qu'Anthropic puisse imposer des restrictions supplémentaires. OpenAI, Google et xAI ont déjà accepté ce principe pour leurs systèmes non-classifiés. Anthropic est le seul à résister.
La position du Pentagone ouvre concrètement la porte à des usages que la science-fiction a longtemps anticipés. Les armes létales autonomes (drones armés, systèmes de défense ou d'attaque pouvant identifier et éliminer des cibles sans qu'un soldat appuie sur la gâchette) représentent le scénario "Terminator" par excellence. Si un modèle d'IA aussi puissant que Claude, capable de raisonner, d'analyser des données complexes et de planifier des actions, venait à être intégré dans de tels systèmes sans garde-fous éthiques, les conséquences pourraient être catastrophiques : erreurs d'identification de cibles civiles, escalade incontrôlée de conflits, ou décisions létales prises en millisecondes sans possibilité de révision humaine.
Claude a déjà été utilisé, via Palantir, dans l'opération militaire de capture de Nicolás Maduro au Venezuela — une opération au cours de laquelle des coups de feu ont été tirés. Anthropic aurait cherché à savoir si son IA avait été impliquée, ce que le Pentagone a interprété comme une ingérence inacceptable. Cet épisode illustre parfaitement le glissement progressif vers des usages militaires que l'entreprise elle-même ne maîtrise plus.
L'autre ligne rouge, la surveillance de masse, est tout aussi inquiétante. Le cadre juridique américain actuel sur la surveillance (les lois FISA, etc.) n'a pas été conçu pour l'ère de l'IA. Comme le soulignent certains observateurs, "la législation sur la surveillance de masse ne prend pas en compte l'IA". Ce vide réglementaire pourrait permettre des usages qui, dans les faits, constitueraient une surveillance totale, même s'ils sont techniquement "légaux". Le CEO d'Anthropic, Dario Amodei, est allé jusqu'à qualifier la surveillance de masse facilitée par l'IA de "crime contre l'humanité" dans un essai publié début 2026.
Face au refus d'Anthropic, la réaction du Pentagone est musclée. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth envisagerait de désigner Anthropic comme "risque pour la chaîne d'approvisionnement", une mesure normalement réservée aux adversaires étrangers comme la Chine. Cette désignation forcerait tous les contractants militaires, y compris Palantir, à couper tout lien avec Anthropic. Un haut responsable du Pentagone a déclaré : "Nous allons nous assurer qu'ils paient le prix de nous avoir forcé la main."
Ce conflit n'est pas qu'un désaccord commercial. Il pose une question fondamentale : qui contrôle les garde-fous éthiques de l'IA militaire ? Si les entreprises privées sont les derniers remparts contre des usages destructeurs, leur résistance peut être brisée par pression économique ou politique. Et si elles cèdent, comme OpenAI, Google et xAI l'ont déjà fait pour les systèmes non-classifiés, c'est la voie qui s'ouvre vers une IA militarisée sans véritable supervision humaine.
Le scénario Terminator n'est plus de la fiction : c'est une négociation contractuelle en cours à Washington, et le rapport de force entre l'État et la population va devenir tel que toute notion de démocratie ne pourra que disparaitre.

mardi 17 février 2026

De Davos a Múnich: Info-oligarquía y dominio mundial

 Fuente https://observatoriocrisis.com/2026/02/17/de-davos-a-munich-info-oligarquia-y-dominio-mundial/


El monopolio del capitalismo digital es, sin duda, una nueva modalidad de desarrollo del capitalismo monopolista…

Andrés Piqueras, profesor senior de la Universidad Jaume I

Acaba de celebrarse la Conferencia de Seguridad de Munich, que fue diseñada desde el principio para que el Imperio Occidental y su OTAN barajaran cómo prolongar su dominio del mundo, pero que en un momento dado, fruto de la caída de la URSS, pareció poder albergar un proyecto de seguridad común europea, incluida Rusia, complementario de la OSCE, hasta que el Eje Anglosajón decidió que una Eurasia integrada energética, política y económicamente sería demasiado fuerte y peligrosa para su control del mundo y mandataron a los “líderes” europeos desplazar la frontera militar hasta las mismas puertas de Rusia, tras haber dado un golpe de Estado en Ucrania.

Esta edición de 2026 ha estado marcada por un diagnóstico contundente: el orden internacional posterior a 1945 está “bajo destrucción”, según el propio Munich Security Report 2026. De cierto, Estados Unidos no ha hecho más que confirmar su imposición de un mundo basado en naciones fuertes, no en instituciones multilaterales. 

Mientras que el primer ministro alemán, Friedrich Merz, declaró que el tan pregonado orden internacional basado en reglas “ya no existe”, y que es hora de asentarse en la fuerza, luego añadió para suavizar o disimular lo dicho, “de nuestros valores”. En todo caso se supone que son unos valores que, como “las reglas” de su orden se han de imponer a la fuerza, porque finalmente Merz instó a Europa a reforzar urgentemente sus “capacidades de defensa” (aquí todavía se utiliza ese eufemismo para guerrear, cuando en USA ya hablan directamente de “Departamento de Guerra”). Tras él, cómo no, el titiritero de los Rothschild elevado por esos poderes a presidente de la república francesa, volvió a abogar por un ejército europeo.

El informe oficial describe una era de política de bola de demolición, donde actores poderosos —incluida la administración estadounidense actual— buscan desmantelar estructuras del orden internacional en lugar de reformarlas.

Pero más allá de este guion que se viene siguiendo concienzudamente, puede empezar a evidenciarse una novedad clave: la tecnología ya no es un tema periférico, sino parte estructural de “la seguridad” (léase guerra) global. 

En concreto la Conferencia destaca como elementos clave la ciberseguridad, las infraestructuras digitales críticas, la inteligencia artificial y la competencia tecnológica entre potencias. Lo cual imprime los pasos de un nuevo camino: Múnich deja de ser sólo “tanques y tratados” para integrar plenamente lo digital. No es de extrañar que por eso quienes acopiaran protagonismo fueran los CEOs de grandes tecnológicas, líderes financieros, innovadores y reguladores, al tiempo que los debates sobre IA se hacían omnipresentes.

Así que la info‑oligarquía “cortó el bacalao” sin necesidad de exhibirse (y eso que cada vez le gusta más hacerlo): su poder se manifiesta en que todos los demás actores dependen de ella. De manera que si hasta ahora el Foro de Davos ha marcado la agenda económica y tecnológica del mundo, mientras Múnich decidía los parámetros militares y geopolíticos, estas dos esferas se han solapado y juntas definen la arquitectura del Poder Global.

¿Qué es la tecno o la info-oligarquía?

Es la que está al frente de las grandes corporaciones tecnológicas, las cuales controlan infraestructuras digitales (nubes, redes, servidores, sistemas operativos…), plataformas de interacción (redes sociales, buscadores, marketplaces…), algoritmos de decisión (recomendación, moderación, publicidad…), datos masivos (hábitos, preferencias, ubicaciones, relaciones…) y que, por consiguiente, tienen la capacidad de moldear comportamientos (lo que se ve, lo que se compra, lo que se cree que es importante…). Gobiernos, empresas y ciudadanías dependen de sus servicios; ellas deciden no sólo qué es real o no, qué se prohíbe, qué se prioriza… sino también qué es pensable y lo que ni siquiera entra en la imaginación social. Tienen, además, una ventaja competitiva casi insuperable: más datos → mejores algoritmos → más usuarios → más datos…

Son oligopolios de facto (de buscadores, redes sociales, sistemas operativos…), promueven decisiones algorítmicas que afectan a millones de personas sin transparencia alguna, influyen en las políticas públicas y en la regulación social. Controlan el ecosistema informativo -plataformas digitales, grandes medios de comunicación, empresas de publicidad y análisis de datos…-  determinan las políticas gubernamentales. 

Proporcionan los marcos interpretativos que condicionan la opinión pública, trazan o canalizan la atención social, con burbujas informativas y cámaras de eco. Viralizan contenidos diseñados para manipular emociones, desinforman o tergiversan de forma mucho más rápida que la información verificada (la verdad compite en desventaja frente a lo viral, por eso la verdad deja de tener interés en favor del número de los que creen otra cosa, esto es, de cuántas personas dicen gustarles lo que se dice). 

Además, el conjunto de los medios depende de sus plataformas para sobrevivir, por lo que no las opondrán. Trabajo, comunicación, educación, ocio, creación, finanzas… todo pasa por sus manos. Tienen un poder económico superior al de la mayoría de los Estados.

No es casualidad, pues, que los líderes de las grandes tecnológicas tengan más visibilidad que muchos jefes de Estado o presidentes de gobierno.

“Los gigantes de la tecnología de la información, como Microsoft para los sistemas operativos de computadoras, Google para los motores de búsqueda, Meta (antes Facebook) y X (antes Twitter) para las redes sociales y Amazon para el comercio electrónico, poseen la capacidad de dominar el mercado en una medida mucho mayor que los gigantes del ferrocarril, el petróleo, el acero y el automóvil del pasado. Esto se debe principalmente a los efectos de red de las plataformas digitales, inigualables por las economías de escala tradicionales. Internet no está limitado por el espacio físico y tiene una tendencia hacia la infinitud, otorgando a las plataformas una capacidad de penetración y de intercambio de información más poderosa (…) 

Esto eleva el límite superior de las economías de escala de la plataforma y crea un efecto sifón sobre diversos recursos clave (usuarios, datos, capital, tecnología, etc.) bajo las economías de escala, resultando en un monopolio donde ‘el ganador se lleva todo’.  El monopolio del capitalismo digital es, sin duda, una nueva modalidad de desarrollo del capitalismo monopolista” (https://observatoriocrisis.com/2026/02/13/tecno-feudalismo-el-canto-de-cisne-del-capitalismo-o-su-proximo-acto/).

Una modalidad crecientemente rentista o parasitaria, que apenas genera nuevo valor pero que absorbe para su propio beneficio el menguante valor producido. Ese rentismo deslocalizado que flota en el espacio virtual supuestamente por encima del mundo del trabajo, le hace estúpidamente ajeno a pactos de clase y a redistribuciones del beneficio, desdeñoso de servicios sociales y de marcos de negociación de las condiciones de vida de las poblaciones. Cree que puede prosperar indefinidamente según ellas se van empobreciendo de la misma manera.

Para hacerlo necesitan pensar que les basta con seguir controlando el pensamiento de los demás. Trazan con ello una agenda profundamente reaccionaria, que (de momento) es seguida a millones por las propias víctimas de la misma, dada la amplia y profunda capacidad de control de las conciencias que los dispositivos, procedimientos e interconexiones de la info-oligarquía contienen (de ahí sale el chiste del lobo diciendo a las ovejas que le voten y que hagan lo que él les dice para estar seguras -volveremos sobre ello más adelante-).

Por supuesto que también ahondan en la desigualdad mundial.

“En última instancia, [la info-tecnología] amplía la brecha de los países capaces de participar en la revolución de la IA y aquellos que carecen de los recursos necesarios, disminuyendo el número de países capaces de participar. Como resultado, esto llevará inevitablemente a un mayor grado de monopolio de conocimiento y tecnología, consolidando aún más el dominio de los oligarcas financieros y tecnológicos.  

Al mismo tiempo, la brecha de información existente y la brecha digital entre países se transmutarán en una brecha de IA, resultando en la perpetuación, en lugar de la mejora, de las disparidades de riqueza globales. Más importante aún, con la proliferación de sistemas de toma de decisiones automatizados, los individuos corren el riesgo de ceder su dominio cognitivo sobre las visiones del mundo racionales a las herramientas de toma de decisiones de IA, profundizando la dependencia de estos sistemas en la producción social y la vida diaria.  

Esto empodera al gran capital que controla tales sistemas para establecer estructuras jerárquicas aún más rígidas, mientras que los mecanismos autorreforzados inherentes a los sistemas inteligentes amplifican aún más la desigualdad y la estratificación de clase” (https://observatoriocrisis.com/2026/02/13/tecno-feudalismo-el-canto-de-cisne-del-capitalismo-o-su-proximo-acto/).

Un tecno-oligarca puede ganar en horas lo que un/a trabajador/a normal en un año.

Y a eso le llaman “democracia”, pero en su defecto, por si fuera poco, nos dicen que son ellos mismos los que van a salvar a las sociedades.

Dominio mundial

La desigualdad a ultranza, cuidadosamente cultivada, es paralela al dominio mundial, claro está.

De hecho, la tecnología informacional, el procesamiento de datos, la computación algorítmica y la IA en general, se tratan ahora como instrumentos de política estatal y de dominación mundial. Donde esto se hace más realidad es en Estados Unidos, para garantizar su papel de liderazgo mundial y la subordinación del resto de potencias.

“La fusión entre el Estado y el capital es más fácil de ver en Was­hington, donde se ha convertido en un objetivo político no ex­portar productos, sino dependencia”. 

La diplomacia informática no es nueva, sólo lo es su franque­za. Estados Unidos lleva mucho tiempo gobernando a través de intermediarios: bancos y aduanas en la era de la diplomacia del dólar, compañías petroleras y mercados del Tesoro en la era del reciclaje del petrodólar. El intermediario actual son los elementos necesarios para la IA. Los controles de exporta­ción y la jurisdicción de la nube hacen lo que antes hacían los cañoneros y los comisionados de deuda, pero con menos titu­lares. 

La capa compradora se reduce a medida que el sistema madura: se necesitan menos intermediarios locales cuando el cumplimiento se logra mediante licencias, telemetría y acceso al único hardware que importa. La economía política es sencilla. Un centro de datos a hiperescala no es una fábrica en el sentido tradicional del desa­rrollo; se parece más a un nodo de servicios públicos gestionado de forma privada, integrado en ecosistemas de nube extranjeros y tratado cada vez más como una infraestructura estratégica. 

Una vez que los Estados canalizan la administración pública y los servicios privados a través de dichos nodos, las posiciones de negociación cambian. Lo que se vende como inversión puede convertirse silenciosamente en dependencia administrativa”  https://www.alai.info/wp-content/uploads/2026/02/ALenMovimiento_559_febrero2026_Espanol.pdf

Del dominio técnico-militar del mundo, al condicionamiento económico (disrupción económica mediante información controlada, manipulación de datos, interferencias, corte de suministros, confusión en la red…), ecológico (provocación de sequías, plagas, inundaciones, desertificación…), y el dominio de las poblaciones, en la generación de seres humanos programables, predecibles, voluntariamente subordinados.  Individuos-masa que piensan y dicen lo mismo que han dicho los algoritmos diseñados y reproducidos hasta la saciedad por redes, dispositivos y medios de difusión masiva, y que realmente creen que lo piensan ellos mismos.

De la clásica massmmediatización de la realidad (saber del mundo lo que los media cuentan de él) estamos pasando a la computación cuántica de las conciencias y el poder de hackear las mentes.

“Hoy, al menos en Occidente, este desarrollo se concentra en ma­nos de las mega-corporaciones digitales estadounidenses (las “big tech”), que desde hace unas tres décadas han venido consolidando –con apoyo del capital financiero– no sólo su modelo de negocios, sino también, gracias a la estrecha colaboración del Estado, el marco geopolítico y el correspondiente andamiaje institucional que lo sostiene. 

Es lo que Shoshana Zuboff denomina ‘capitalismo de vigilancia’. Este marco abarca políticas públicas que les son favorables, gobernan­za respecto al libre flujo de datos, tratados comerciales, acuerdos de instituciones internaciona­les e infraestructura militar de vigilancia, entre otros (…) 

Diversos estudios señalan que, por ejemplo, debido al diseño actual de los sistemas de IA, su funcionamiento deteriora las instituciones cívicas fundamentales (como universidades, derecho, periodismo, democracia), al erosionar la experiencia, cortocircuitar la toma de decisiones y aislar a unas personas de otras. Incluso arriesga causar su destrucción. 

Otros estudios muestran cómo la narrativa cultural dominante en la IA atenta contra la diversidad y la alteridad, en una especie de «hackeo cognitivo» de identidades, valores y creencias culturales y sociales. También se ha demostrado que la dificultad de distinguir entre contenidos verdaderos o falsos conlleva a una desconfianza general en las instituciones y la democracia” https://www.alai.info/wp-content/uploads/2026/02/ALenMovimiento_559_febrero2026_Espanol.pdf

Operaciones de influencia política para manipular o amañar elecciones en todo el mundo en favor de la agenda reaccionaria antes mencionada, preparan un proto-fascismo latente para saltar a la palestra y hacerse del todo explícito si las circunstancias de la Guerra Sistémica Permanente desatada por el Imperio así lo requieren.

De momento ese “proto-fascismo democrático” va minando las instituciones liberales del propio capitalismo que fueron fruto de las luchas de clase de siglos. Sus Big Tech moldean la opinión pública a través de campañas digitales, manipulación informativa y ecosistemas de “fake news”, ampliamente reproducidas por sus distintos medios de masas (en realidad todos están dentro de unas u otras formas de su propiedad  (Una aproximación a las claves del poder sionista mundial concomitante con la centralización y concentración del capital – ObservatorioCrisis) e incluso judicializadas si se trata de perseguir alguna disidencia (el control del poder judicial viene siendo parte imprescindible del poder de clase). También se traducen en políticas gubernamentales, por supuesto.

Así que las info-oligarquías tecnológicas, personalizadas en tipos como Elon Musk, Mark Zuckerberg,  Larry Page, Sergey Brin, Jeff Bezos y otros pocos,  intervienen ya abiertamente en la política interna de los Estados, dictan instrucciones globales en los grandes Foros de magnates, pues ya no se ocultan en ellos, como acabamos de ver en Davos y Múnich , e imprimen carácter a las distintas sociedades [de ahí la derechización mundial en curso, proto-fascista, promotora de partidos como Vox, Rassemblement National, Fratelli d’Italia, Lega, Alternative für Deutschland (AfD), Partij voor de Vrijheid (PVV), Freiheitliche Partei Österreichs (FPÖ), Vlaams Belang, Perussuomalaiset (Partido de los Finlandeses), Fidesz; Mi Hazánk, Konfederacja, Solución Griega (Ellinikí Lýsi), Partido Liberal (en su corriente bolsonarista, en Brasil), La Libertad Avanza, Bharatiya Janata Party (BJP), One Nation -australiana-, New Zealand First, etc. (esta es la continuación del chiste del lobo antes mencionado].

Pero esto no es “tecno-feudalismo”, como muchos se empañan en designarlo, sino capitalismo en metamorfosis, huyendo de la caída del valor, o dicho de otra forma, metamorfoseándose según decae más y más el valor. Un capitalismo en degeneración que en consecuencia patrocina de un “proto-fascismo democrático” que implosiona la democracia liberal desde dentro y ataca cualquier proceso de autonomía social, auto-organización popular o soberanía nacional, y en el que la info-oligarquía quiere adquirir el poder político que le corresponde a su enorme poder económico (como nueva “clase rica” no incluida en las grandes familias poderosas tradicionales del capitalismo desde el siglo XVIII, busca ahora a toda costa su cuota de poder mundial). Para ello se sumergen en las entretelas de los “estados profundos” de las formaciones imperiales, sobre todo Estados Unidos, cortejando cuando no haciéndose parte del Poder Sionista Mundial (Una aproximación a las claves del poder sionista mundial concomitante con la centralización y concentración del capital – ObservatorioCrisis).

Por eso sus plataformas, dispositivos y poderes también se convierten en armas cognitivas de guerra, que parecen haber sido probadas desde su uso directo e inmediato en la anulación de la voluntad o en la perturbación de los sentidos y la confusión cognoscitiva (quizás en algún momento iremos sabiendo de su puesta en juego en la “extraña” caída de Siria y en la tan fulminante como fugaz invasión de Venezuela, por ejemplo), hasta la lenta y constante penetración-moldeamiento en-de las conciencias a través de toda suerte de dispositivos tecnoculturales, mediáticos, de información-formación instalados en todos los campos de la sociedad.

De momento, para Estados Unidos impedir que el Mundo Emergente pueda disponer de sus chips, de los elementos de tecnología necesarios, resulta vital para mantener su dominio cada vez más despótico ante su falta de recursos para hacerlo de forma legitimada. 

El último Plan de Acción de IA de EE. UU. pretende “ganar la carrera de la inteligencia artificial”.  Por su parte, China controla el procesamiento global de tierras raras (vital para la industria bélica de Estados Unidos). El Mundo Emergente ha comenzado a diseñar sus propias estrategias en función de sus posibilidades, y para defenderse de la agresión y el chantaje continuados (https://elterritoriodellince.blogspot.com/2026/02/el-pan-para-manana-hay-un-refran.html?m=1).

Quienes nos hablan de no situarse en esa gran pugna mundial apelando a la “lucha de clases” en abstracto, no tienen idea de lo que está en juego.

“Pax Silica es, en definitiva, una expresión inusualmente hones­ta. Admite que la nueva paz es una paz gestionada: la paz a tra­vés del silicio, mantenida por quienes controlan el suministro. Los imperios anteriores perduraron porque mantuvieron la ficción del beneficio mutuo. El actual está cada vez más impa­ciente con la ficción. Esa impaciencia puede resultar ser su de­bilidad. 

Cuando la dominación ya no se disfraza de comercio, el consentimiento se vuelve más difícil de fabricar, y las fricciones de las redes, los presupuestos y la política comienzan a parecer menos como ruido de fondo y más como el terreno en el que se disputará la paz del silicio”  (https://www.alai.info/wp-content/uploads/2026/02/ALenMovimiento_559_febrero2026_Espanol.pdf).

Por muchas plataformas y control de nuevas tecnologías que se tengan, no se puede machacar las condiciones de las sociedades indefinidamente con su apoyo o su pasividad. La “lucha de clases” no es una simple quimera que ya pasó en la Historia. El capital la ejerce cada día de forma inmisericorde, y es imposible que lo haga sin reacción popular y de los Estados perdedores, por muchos partidos proto-fascistas que convoque. 

Tampoco la trasnochada neosocialdemocracia de la que también tira el Sistema con la otra mano, podrá seguir haciendo de contención social por mucho tiempo, ni mantener el espejismo de la democracia capitalista en un mundo en el que menos del 1% de la población detenta entre el 45 y el 50% de la riqueza mundial y decide ya prácticamente todo sobre nuestras vidas. Empezando por la guerra o la paz, la vida o la muerte de miles de millones de seres humanos.

Ya “el nuevo orden no busca consensos, sino la inhibición de la soberanía mediante el terror económico, político y militar” (La abdicación de la soberanía – ObservatorioCrisis).

Davos y Múnich lo han dejado bien claro este año: las “nuevas reglas” capitalistas son ya reglas de muerte, barbarie y destrucción.  

The Return of the Bunker State: An Interview with Nel Bonilla, Part I

 SOURCE https://landmarksmag.substack.com/p/the-return-of-the-bunker-state-an?triedRedirect=true

LANDMARKS: Welcome to Landmarks; it’s great to be having this extended conversation with you. In your essay, Administrative Warfare & The End of the Political (Landmarks, Jan. 27, 2026), you argued – convincingly, to my mind – that governance as it exists today in the West has drastically changed the relation between state and citizen compared with the prior, liberal order. From being a protector of a sphere where citizen-subjects had their private lives and experienced freedoms of various sorts, the state has become a technocratic body oriented to the engineering and sanitation of persons-as-objects in a system whose purpose is to ensure security. But this is not the security of bona fide human subjects, but the security of something closer to what the Italian philosopher Giorgio Agamben termed ‘bare life.’ The result, you note, is the de facto disappearance of the political, its replacement with an impersonal technocratic management. It is a frightening, and to my mind also a quite convincing diagnosis of the present moment. I am not sure that this summary is altogether accurate, so please explain what it gets wrong.

NEL BONILLA: This summary is exactly right. I would also add two things: First, the nation-state here is reduced to a mere territorial entity with resources for maintaining “security.” It is a functional container within a transatlantic security architecture. Its sovereignty is wholly repurposed. The state’s territory, infrastructure, laws, and population become “dual-use” assets: simultaneously civilian in form but increasingly designed or assessed for their utility in permanent strategic competition and war-preparation. The citizen becomes a “node” or “human resource” precisely because the state itself has become a managed node in a larger, anti-entropic network. Second, this security is, in essence, anti-entropic management (i.e., the effort to prevent the dissipation of concentrated Western power in the face of multipolarity), meaning it seeks to maintain the current status quo of multipolar competition while still aiming to revert to a “Global West” world order, similar to that of the 1990s. Since this is a transatlantic ruling strata-imposed dynamic, operating with varying degrees of awareness across elite strata, the different resources available for this aim of anti-entropic management are no longer the task of a sovereign country; rather, their use is determined by what the current iteration of this transatlantic anti-entropic management needs. The state’s technocratic management, therefore, is not an end in itself. It is the internal governance correlate of an external project of hegemony maintenance. The ‘disappearance of the political’ domestically (the replacement of debate with hygiene) mirrors and enables the ‘end of politics’ internationally (the replacement of diplomacy with coercive statecraft).

"The ‘disappearance of the political’ domestically (the replacement of debate with hygiene) mirrors and enables the ‘end of politics’ internationally (the replacement of diplomacy with coercive statecraft).

Crucially, this technocratic management is not actually impersonal in the sense of being non-violent. What disappears is not violence, but its political visibility and contestability. The citizen can no longer meaningfully oppose these decisions because they are presented as technical necessities (national security, supply chain resilience, interoperability standards) rather than political choices.

This anti-entropic management also operates under a temporal imperative: the US military’s Multi-Domain Operations readiness by 2030, critical mineral independence by 2035, and other doctrine-driven deadlines create a speed requirement that is structurally incompatible with democratic deliberation. When material imperatives (rare earth access, Arctic control) are presented as existential and time-bound, the political sphere, where citizens could contest ends and means, is bypassed in favor of technocratic emergency governance. The “end of the political” is thus also temporal: politics requires time that the Bunker State logic cannot afford.

Thus, the relationship you describe, from citizen-subject to sanitized object, is orchestrated by a transnational securotocracy for whom individual nation-states are zones for resource extraction (material, financial, and human) in service of this systemic preservation. The political vanishes because its foundational unit, the sovereign citizen in a sovereign polity, has been subsumed by this larger, amoral engineering project.

LANDMARKS: Do you have a theory as to what caused or inspired this shift in the meaning of the political? How did Europe’s ‘Open Society’ inspired by the likes of Karl Popper, Alexandre Kojève, and Jurgen Habermas degrade into what is now the Closed Society, this ‘bunker’?

NEL BONILLA: Yes, I have a theory. But it is still under construction. First, the ‘Open Society’ was not a spontaneous intellectual evolution but a deliberate US-led Cold War project. Through the Congress for Cultural Freedom, Marshall Plan educational conditions, and active suppression of Communist movements, US intelligence and foundation networks systematically funded and promoted anti-Marxist intellectuals across Europe, especially in Germany, where postwar reconstruction was tightly controlled. Thinkers like Popper, Aron, and later Habermas were structurally advantaged by US-backed academic, media, and publishing infrastructure. Meanwhile, Communist parties were banned in West Germany (1956), and radicals were barred from public employment (Berufsverbot, 1972). The Open Society was open only to those who accepted capitalist hegemony and US leadership. Historically and in consequence, the dominance of Popperian and Atlanticist thought in post-war Europe was heavily subsidized by US functional elites specifically to dismantle the European “Social” and “Marxist” traditions.

[T]he ‘Open Society’ was not a spontaneous intellectual evolution but a deliberate US-led Cold War project.

Also, the goal was to delegitimize teleological planning or the idea that a society can collectively plan for a higher common good. By labeling all such planning as ‘totalitarian,’ they cleared the board for a society run by market signals and technocratic management. Therefore, the degradation into the “Bunker” is actually a logical continuation since a society that is forbidden to plan for a distinct future can only obsessively secure its present.

Furthermore, one could say that the societal visions of Popper and Habermas in their most positive forms presupposed a world that could only flourish when the West was the undisputed hegemon. As the West entered a phase of relative decline (entropy) and multipolar competition, its elites realized that ‘Openness’ was now a vulnerability (allowing ‘disinformation’ or ‘foreign influence’). Thus, they actively dismantled the Open Society to build the Bunker.

Since 1945 (maybe even before that, starting around 1917), and accelerating after 1990, the US elite structure, which lacks the European historical memory of the “Common Good” or the “Social State”, has culturally, materially, and institutionally integrated the European elites. This transatlantic caste, then, gradually, as the tides turned, needed the “Bunker” as an architectural form of society since they fear their own decline more than they value their own values.

In essence, the Open Society rhetoric masked what was actually a period of concentrated Western power projection through NATO expansion, financial globalization, structural adjustment, and the Washington Consensus. Communities were atomized and fragmented into market actors and identity groups, which simultaneously destroyed older forms of solidarity (labor unions, class politics) and created new manageable categories for technocratic governance. Capitalism became an ordering principle of society, reducing citizens to consumers in the first step.

Finally, I think there were several other steps in normalizing this gradual closing. For example, the War on Terror of the 2000s gradually normalized the “state of exception” (Agamben) through emergency powers, surveillance, and extrajudicial violence as permanent features of governance. The financial crisis of 2008 also normalized undemocratic forms of governance such as the imposition of austerity. Lastly, amid the emergence of multipolar development and a legitimacy crisis, the bunker is a response to all of these shifts. When material access (resources, markets, hegemony) is threatened, and domestic as well as global legitimacy erodes, technocratic emergency governance becomes permanent.

Sovereignty is replaced by anti-entropic management: the effort to freeze or reverse the diffusion of Western power. Democracy is replaced by speed imperatives: military timelines (Multi-Domain Operations by 2030, critical mineral independence by 2035) that cannot wait for deliberation. Law is replaced by selective enforcement: “our” annexations (Greenland) are strategic necessities; “theirs” (Crimea) are violations. Politics is replaced by technocracy: decisions are presented as technical necessities. The shift from Open Society to Bunker is simply the revelation of its limits when the material conditions (unipolar power, resource access, domestic acquiescence) that sustained it dissolve.

LANDMARKS: Do you view the present moment as a radical departure from liberalism/modernity, as something that has happened after the collapse of the former liberal regime? Or do you view it as a development of something already implicit within the liberal idea that has now ‘unfolded’?

In this same connection, I’m also interested in your point about the new social contract as a sort of protection racket. It’s a theme I took up in a recent essay on Landmarks. Some view this as a long-standing feature of modern states. And yet the distinctions you draw between the former order and the new are recognizable, and point to something distinctive about this Bunker reality.

NEL BONILLA: I view the present moment as both an unfolding and a radicalization. The Bunker State is pre-Enlightenment modernity returning after a brief interlude of metropolitan liberalism. Where the witch hunts served a nascent capitalism, and conquest & colonialism served imperial mercantilism, the Bunker State serves the Klepto-Securitocracy’s project of permanent systemic preservation. The tools have evolved, but the core logic, the use of a dichotomous logic to break communal bonds, destroy historical memory, and enforce a new, exploitative order, is consistent. Thus, the Bunker State is not a novel anomaly, but the reactivation of the deepest, most violent layers of the modern project since its inception. In other words, this is a return to its most savage, foundational impulses, now charged with 21st-century technology and global reach.

[T]he Bunker State is … the reactivation of the deepest, most violent layers of the modern project … now charged with 21st-century technology and global reach.

As articulated by Enrique Dussel and Silvia Federici, modernity was born through a sacralizing, dichotomous framework applied both internally (the witch hunts) and externally (the conquest of the Americas). This logic sought not merely to control resources, but to annihilate and replace entire worldviews, dividing reality into superior/inferior, order/chaos, to sanctify its extreme violence. Today, the Bunker State’s ostensibly amoral, technocratic management is guided by this same Manichean orientation framework, which now sanctifies coercion under a new secular absolute: existential security. The dismantling of the common good and the targeting of dissent are justified as hygienic necessities for the survival of the system itself, reframing class struggle as a metaphysical battle against chaos (or the “jungle”).

While thinkers like Charles Tilly correctly identify the “protection racket” as a longstanding feature, where the state monopolizes violence and “sells” security back to the population, the Bunker State transforms this logic into something historically distinct. The distinction lies not in the existence of a coercive bargain (a coercive social contract), but in its purpose, totality, and metaphysical emptiness. The classic social contract, however imperfect, traded some liberty for the positive goods of order, rights, and the possibility of prosperity. The Bunker contract is a negative bargain: it demands the surrender of political autonomy and cognitive sovereignty in exchange for only the chance of survival within a secured perimeter. Its sole purpose is anti-entropic management, the preservation of a decaying system against multipolar entropy, offering no vision of a future good life.

[T]echnocratic management … now sanctifies coercion under a new secular absolute: existential security.

Importantly, this shift is operationalized through a new totality. Where past mobilization was partial and episodic, the Bunker demands “whole-of-society” permanent mobilization. Every domain, infrastructure, cognition, biology, is a battlespace. Consequently, the relationship to law and truth sheds all pretense. Law becomes a pure instrument to be weaponized through coercion or bypassed, while the patina of legitimacy is discarded as a strategic liability. Additionally, social contracts (Hobbes, Rousseau, even Tilly’s “war made the state”) maintained the fiction that emergency powers were temporary, that the goal was to restore normalcy. However, the Bunker State operates under permanent exception: multipolarity is a permanent threat, material constraints are permanent, the “crisis” never ends. Agamben showed that exception becomes the rule; I would add that elites now openly acknowledge this. There is no horizon of normalcy because anti-entropic management, preventing the diffusion of Western power, is an endless task.

Finally, this is enabled by a transformed elite configuration: a transnational Klepto-Securitocracy. This fusion of amoral strategists and personalist kleptocrats manages populations as assets and liabilities within a global security architecture. The state becomes a functional container, and the citizen is re-engineered from a subject of rights into a node in the grid: the final, logical destination of a modern instrumental rationality severed from all emancipatory promise. This severance from emancipatory promise is, ultimately, out in the open (Mark Carney (2026): “We knew the rules-based order was partially false”), taking the mask off liberalism with all the consequences it entails.

Nel Bonilla is a geographer, sociologist, and the author of the publication Worldlines. With a background in Human Geography and Urban Development, she is currently a Ph.D. candidate specializing in the sociology of migration and organized violence. Her work investigates the intersection of geopolitics, transatlantic networks, and the social dynamics of conflict.

samedi 14 février 2026

LES ACCORDS BLUM-BYRNES : étape essentielle de la colonisation américaine de la France

 

 

L’Europe sous tutelle : La France "carpette" ? 

Loin des analyses superficielles des médias sur les relations transatlantiques, Annie Lacroix-Riz, historienne et professeure émérite d’histoire contemporaine (Paris-Cité), livre ici une analyse implacable de la dépendance française. 

Elle démontre que la situation actuelle n'est pas le fruit d'une "brutalité" passagère d'une administration américaine, mais le résultat d'un processus historique long : le passage à la phase impérialiste hégémonique des États-Unis. 

Le mythe du renouveau : Pourquoi l'impérialisme américain est une constante depuis les années 1890. 

Les accords Blum-Byrnes (1946) : Bien plus qu'un dossier sur le cinéma, ces accords sont le symbole de l'asservissement financier de la France au sortir de la guerre. 

La "Classe dirigeante atlantique" : Comment les élites européennes ont choisi la tutelle américaine pour sauver leurs intérêts de classe, quitte à sacrifier la souveraineté nationale. 

L’histoire censurée : Pourquoi l’effondrement de l’enseignement de l’histoire empêche aujourd'hui de comprendre les mécanismes de notre propre dépendance. 

"Le travail sur les archives originales permet de démontrer que rien n'est neuf. Nous sommes dans une période de relations de dépendance qui transforme l'ancien centre de la puissance coloniale en 'carpette' diplomatique." 

00:00:00 : conférence  

01:39:18 : Questions du public