Vale la pena señalar cuán controlado está el DSM por la industria farmacéutica. Aquí está un breve fragmento de la exposición marchita de Peter Goetzsche de la industria farmacéutica en su libro, 'Medicinas mortales y crimen organizado' (altamente recomendado) con respecto a la postura de DSM hacia el duelo: "... En DSM-V, el duelo es un trastorno depresivo si dura más de 2 semanas. En DSM-III, ese período se fijó en 1 año, y en DSM-IV, fueron 2 meses. ¿Por qué no 2 horas en DSM-VI? ".
Article épinglé
vendredi 3 avril 2026
Recensión y comentario de "Politics of the mind: Marxism and mental distress" de Iain Ferguson
dimanche 1 mars 2026
Bagnolet, carrefour de l'Est parisien (Miroslav Sebestik, 1973)
Documentaire municipal réalisé en 1973 - deux ans après les élections
municipales - par Miroslav Sebestik ayant pour sujet le développement
rapide de Bagnolet et les problèmes urbanistiques, politiques et humains
posés par ces transformations.
Des quartiers entiers se sont transformés, des milliers de logements ont
été construits, le métro est arrivé. Bagnolet est en train de devenir le
carrefour de l'est parisien. Ces transformations ne se sont pas faites
sans problème : est-il agréable de vivre à Bagnolet ? Les loyers sont
chers, les impôts sont lourds, qui est responsable ?
Le film tente de cerner les problèmes qui se posent aux habitants et de répondre à quelques grandes questions.
Des interviews de responsables (Jacqueline Chonavel, maire de Bagnolet) et d'habitants interrogés au hasard de la rue.
Le film est remarquable pour son ton décalé : toutes les interviews sont
entrecoupées de brèves séquences fictionnelles burlesques (plan sur une
cocotte minute, sur un couple s'embrassant fougueusement dans
l'ascenseur, sur un brossage de dents méticuleux, etc)
Réalisation : Miroslav Sebestik
Production : UNICITE
Image : Gilberto Azevedo
Montage : Geneviève Louveau
Son : Alain Muslin
Personnalités : Jacqueline Chovanel, maire de Bagnolet, députée de la Seine Saint-Denis
Vivre mieux, changer la vie (Jean-Patrick Lebel, 1972)
Commandé par le P.C.F. à l'occasion de la campagne des élections
législatives de début 1973, ce film présente le programme commun des
partis de gauche (communistes, socialistes, radicaux de gauche) à
travers l'expérience vécue d'un couple de travailleurs. A partir
d'images de leur existence quotidienne, le film montre quelques aspects
de ce qui pourrait changer concrètement avec le programme commun de
gouvernement. Parallèlement, il trace l'itinéraire qui va de la
réflexion sur la vie telle qu'elle est à l'action politique pour changer
la vie. [Notule catalogue UNICITÉ]
Mise en scène sophistiquée visant à une présentation "attrayante" du
programme commun. Didactisme, comique. Par exemple, certaines
propositions du programme commun sont énoncées sur un mode dérisoire par
tel personnage en position de "faire l'acteur" et ré énoncées par le
même en position "d'être militant". Brechtisme.
A noter une balade poétique et décalée dans la Cité de la Grande Borne,
construite par l'architecte Emile Aillaud. On y voit les courbes de la
cité alors toute neuve, les jeux de couleurs, le dédale des rues
intérieures, les sculptures et les mosaïques (comme ce portrait de
Rimbaud) qui émaillent les rues de la "Cité des enfants", piétonne et
poétique, voulue par l'architecte. « Qu’ont-ils à faire de Rimbaud, ces
immigrés qui partent à pied prendre le train de Juvisy, à cinq heures du
matin ? Rien, bien sûr, sinon que ce n’est pas Rimbaud qui les prive
d’autobus ou de bureau de tabac. Je ne peux pas ouvrir un café à la
Grande Borne pour que ce soit plus gai. La seule chose que je puisse
faire, c’est, à tout hasard, d’offrir Rimbaud en plus de l’HLM. »
— Émile Aillaud, Désordre apparent, ordre caché, Éditions Fayard.
Lieux : Morsang-sur-Orge (91), La Grande Borne (Grigny, Viry-Châtillon, Fleury-Mérogis), Essonne
GÉNÉRIQUE:
Production, UNICITÉ
Assistant, Jacques FRAENKEL
Images, Jacques MIRONNEAU
Montage, Christianne LACK
Participation de D.LANFRERE, R.BOUILLETTE, C.ZINS, J.C BRISSON, M.F
GUYONNEAU, B.ROCHUT, P.LERICHE, Jean-Pierre RIFFET, Lolita CHEREL,
L.THOULUC
Avec Chantal MUTEL, Patrick LARZILLE, René LOYON et la famille DELBOUYS.
Texte off Albouy
Mon ami Pierre (Paula Neurisse, Jean-Pierre Chabrol, 1951)
Le travail en mer à bord du Franc-Tireur, chalutier bigouden basé à
Concarneau. Une fois présenté l'équipage ce documentaire décrit la peine
des pêcheurs « 20 jours en mer, 2 jours à terre » : filets que l'on
jette accompagnés par les mouettes, vidage et écaillage de la pêche sur
le bateau. Le travail ne s'arrête jamais de nuit comme de jour les
hommes tirent le «chalut», avec la crainte qu'il ne se déchire. Le
partage communautaire des recettes y est évoqué.
A la fin du voyage, les hommes se font beaux pour arriver à terre. mais les retrouvailles sont de courte durée.
Si les images (très soignées), le commentaire (littéraire) et la
chanson-titre (interprétée par Yves Montand), évoquent -parfois de
manière romancée- le métier de martin-pêcheur, Mon Ami Pierre... situe
également le quotidien des marins dans la vaste communauté des hommes au
travail...
Mon Ami Pierre... s'inscrit parmi les court-métrages soignés de Procinex
qui désirait présenter le monde du travail au public le plus large
possible, sans tenir un discours politique explicite. Le choix du Franc
Tireur ne relève cependant pas du hasard : ce chalutier fut construit en
coopérative au Guilvinec et, du patron au matelot, chacun touchait part
égale. Son lancement, comme celui du Franc-Tireur, fut d'ailleurs
popularisé par le P.C.F.
Générique : « (...) Nous dédions ce film aux 16 hommes du Gay Lussac
avec lesquels nous avons parlé par radio, là-bas, du côté de la Grande
Sole. 16 hommes péris en mer. Et à tous leurs camarades innombrables qui
poursuivent au large des froides côtes d'Irlande et de Norvège
l'éternel voyage entre deux eaux»
Production: Procinex
Images : Paula Neurisse et Louis Félix
Texte : Jean-Pierre Chabrol
Musique : Joseph Kosma
Interprétation : Trio Raisner
Voix et chant : Yves Montand Selon le témoignage de Gérard Avran qui a
étalonné le film, Mon Ami Pierre a été réalisé par Pierre Neurisse. Sa
femme, Paula Neurisse était chef monteuse à Eclair Journal, et a monté
le film.
Lieux : Concarneau.
Prix : Premier prix ex-aequo du court-métrage -section travail- au Festival de Venise en 1951.
Ma jeanette et mes copains (Robert Menegoz, 1953)
C'est le quotidien des mineurs du bassin cévenol raconté en voix off par
l'un d'entre eux, René. Il y a le travail à la mine et puis les
distractions comme la baignade ou l'apéritif au pastis. René aime
Jeannette, la belle bergère du village, et ils se retrouvent dans les
collines ou au bord de l'eau. Mais un jour l'un des collègues de René,
Vincent, a un accident grave. Tous les mineurs compatissent et
manifestent leur solidarité. Amputé d'une jambe, Vincent guérit et
réembauche à la mine ; malgré son infirmité, il réussira à plonger de
nouveau dans la rivière. La vie continue...Le film s'achève sur la fête
du 14 juillet joyeusement célébrée à Pont de Rastel ; c'est l'occasion
d'un grand banquet avec tous les villageois. Après la liesse et le feu
d'artifice, c'est cependant déjà l'heure de retourner travailler pour
les mineurs...
Le film s'intéresse à l'une des figures les plus prisées (et représentées) du PCF, celle du mineur. Le Point du jour de Louis Daquin, ainsi que La Grande lutte des mineurs
(également sous la direction de Daquin) tournés tous deux en 1948, en
donnent précédemment une vision cinématographique et « communiste ».
Mises en vis à vis, ces œuvres ont des discours bien différents,
complètement liés à leurs contextes historiques de production et aux
orientations politiques du PCF du moment. Le Point du jour (long métrage
de fiction) reste tributaire de l'immédiat Après-guerre et de l'appel à
la Reconstruction nationale lancé par le PCF lorsqu'il est un parti de
gouvernement ; les mineurs sont érigés en héros de la Bataille de la
Production. En revanche, La Grande lutte des mineurs
(court-métrage documentaire dans le style des « contre actualités »),
réalisé peu de temps après, est un « film de Guerre Froide » ; le PCF
est de nouveau un parti d'opposition au plan national et international.
Les mineurs, qui sont alors en pleine grève en 1948, deviennent les
portes paroles d'une lutte contre la politique pro-américaine du
gouvernement. Dans Ma Jeannette et mes copains, le contenu est tout
autre. Atemporel, fictionnel, le film donne une image beaucoup moins
combattante des mineurs, plus poétique. L'arrière plan n'est plus le
même puisqu'en 1953 Staline meurt, ce qui entraîne le passage dans la
phase dite de « coexistence pacifique ». Par ailleurs les modalités de
production du film restent « classiques » avec une volonté de le faire
circuler dans le réseau commercial, ce qui explique aussi sans doute sa
tonalité moins militante.
Tourné dans les Cévennes, Ma Jeannette et mes copains
a été écrit par un enfant du pays, Jean-Pierre Chabrol. Devenu par la
suite un écrivain reconnu, il travaille pour la seconde fois comme
scénariste pour Procinex, après Mon ami Pierre. Il raconte une
réalité qu'il a observé dans sa jeunesse, celle des mineurs du bassin
d'Alès. La vision qui en est donnée est celle d'un labeur éminemment
difficile et risqué ; elle est néanmoins contrebalancée par une certaine
joie de vivre qui s'exprime dans l'histoire d'amour de René et
Jeannette ou encore dans les festivités du 14 juillet. Les acteurs du
film sont tous non-professionnels ; ce sont les habitants et les mineurs
de la région qui jouent leur propre rôle. Pour l'anecdote, Vincent (le
blessé de la mine) est joué par deux frères, dont l'un avait perdu une
jambe pendant la Seconde Guerre Mondiale. À noter une belle réalisation
de Robert Menegoz ; quelques très beaux plans, notamment ceux des
mineurs dans les wagons du train destiné à transporter le charbon ou un
travelling sur les visages des mineurs après l'accident.
En août
1953, le film a obtenu un visa d'exploitation commerciale et non
commerciale. Il semble qu'il ait été souvent diffusé dans les Cévennes
où l'on conserve une mémoire très forte et encore vivante du tournage.
Production : Procinex
Réalisation : Robert Menegoz
Directeur de production : Antoine Maestrati
Scénario, commentaires et chanson : Jean-Pierre Chabrol
Commentaire dit par : Roger Pigaut
Image : André Dumaître
Assistant image : Philippe Brun
Montage : Marguerite Renoir et Suzanne Sandeberg
Musique : Joseph Kosma
Chanson interprétée par : Mouloudji Marcel
Ingénieur du son : P. Boistelle
Lieux : Gard, Cévennes, Pont de Rastel, mine de la Vernarède, mine de la Jasse
Visa d'exploitation : 14 527
Carton
final : « le film que vous venez de voir a été réalisé par grâce au
concours de tous les habitants du village de Pont de Rastel, et des
mineurs de la Vernarède et la Jasse dans le Gard ».
MOTS CLE :
France, Gard, Cévennes, Pont de Rastel
Bassin minier, mine, mineur
Travail, vie quotidienne, loisir
Accident du travail
Fête, 14 juillet, banquet
Jean-Pierre Chabrol, Robert Menegoz
«
La vie paraît toute simple et tranquille dans ce petit village de
mineurs du Gard. Mais la mine frappe. Vincent, victime d'un grave
accident, est amputé d'une jambe. Le reprendra-t-on à la mine ? Mais
oui, car ses copains sont là, qui le soutiennent, l'accompagnent à la
direction. Le film se termine par le repas du 14 juillet, servi à tous
les habitants sur une table commune, dans l'unique rue du village. C'est
un film humain, optimiste, un film qu'il faut voir. » (Extrait d'un
article paru dans L'Humanité Dimanche, daté du 11 juillet 1954).
Film
disponible en DVD dans le coffret <a
href="https://www.cinearchives.org/Edition-DVD-Grands-Soirs-et-Beaux-Lendemains.-1945-1956_-le-cinema-militant-de-la-Liberation-et-de-la-Guerre-froide-827-6-0-0.html"><b>Grands
soirs et beaux lendemains, 1945-1956 - Le cinéma militant de la
Libération et de la Guerre froide</b></a>
samedi 7 février 2026
Quand les bars-tabacs ferment : l’érosion du lien social local et la progression du vote d’extrême droite en France
Cette note analyse les conséquences politiques de l’érosion des lieux de sociabilité en France. Elle s’appuie sur l’étude de 18 000 fermetures de bars-tabacs entre 2002 et 2022, combinée aux résultats des élections législatives et présidentielles sur vingt-cinq ans.
Les résultats montrent que la fermeture des bars-tabacs contribue à la progression du vote d’extrême droite, dans un contexte de transformations plus larges des conditions d’existence locales — indépendamment de l’immigration, du chômage ou d’autres indicateurs économiques. Les effets sont très faibles à court terme, mais augmentent fortement dans le temps.
Symétriquement, l’ouverture de bars-tabacs est associée à une baisse du vote d’extrême droite, suggérant que ces dynamiques ne sont pas irréversibles.
Aucune autre fermeture commerciale ne produit un effet comparable. La spécificité des bars-tabacs tient à leur fonction de lieu de socialisation : leur disparition est associée à une progression durable du vote RN. Les effets sont trois fois plus forts dans les communes rurales, où ces établissements constituent souvent le dernier lieu de sociabilité.
Une analyse complémentaire des discours parlementaires montre que, depuis 2012, le RN a acquis une position dominante dans le cadrage du déclin territorial. Il mobilise un langage symbolique et affectif, là où les autres partis privilégient un registre plus technique.
Ces résultats révèlent un mécanisme distinct du déclin économique : l’érosion de l’infrastructure sociale qui rend la délibération possible. Lorsque les lieux de sociabilité disparaissent, la politique devient un face-à-face entre individus atomisés et récits médiatiques nationaux. Les discours offrant des réponses simples et une interprétation symbolique cohérente des transformations locales disposent alors d’un avantage structurel.
Hugo Subtil, Université de Zurich
dimanche 12 octobre 2025
samedi 21 juin 2025
Dans Les Tricheurs (Marcel Carné, 1958), les bistrots fréquentés furent aussi ceux de l'Internationale lettriste
Bistrots: La Pergola, Le Bonaparte, Aux Trois-Mailletz.
Paris Jazz, Paris flipper, jukebox --> Américanisation.
La bohème existentialiste commence à se faire dégager par la bohème Sagan, friquée.
L'art du Néant n'était donc que la préfiguration de l'individualisme de masse et du aquoibonisme.
FILM COMPLET: https://m.ok.ru/video/165857676759
Quand l'Internationale lettriste fréquentait les lieux
--> La Pergola et Ivan Chtcheglov:
Il boit, et se met à fumer de la marijuana. Jean le Poète, un de leurs amis communs, écrit à Henry le 20 avril 1952: "Je ne sais si mon jugement est fondé en te disant qu'Ivan se force sur ton chemin. Il m'en donne l'impression, errant lamentable à La Pergola. Il passe son temps à se faire des tours de prestidigitation, conservant la naïveté du bon public. Il faut avoir de l'amitié pour lui pour croire en lui. Sa directive est pourtant bonne. Ses gestes ne sont néanmoins pas à la hauteur de sa pensée luciférienne".
Jean-Marie Apostolidès et Boris Donné, Ivan Chtcheglov, profil perdu, Allia, 2006, p. 45
--> La Pergola et Patrick Straram:
La Pergola – ouvert toute la nuit –, bouquets de lumières criardes et vulgaires. Dans un coin un appareil à disques, teintes mauves et rouges acidulés, vitre en courbe, vingt francs l'audition, Miles Davis ou Yma Sumac, la déesse péruvienne. Au bar, aux tables, aux chiottes, des copains d'un soir, des filles d'une nuit, des inconnus, des indicateurs de police, des maquereaux, des planqués. Bizarre et dépravé cortège vautré dans la bière, le café crème et le scotch, les trompettes new-orléans, les rouges à lèvres éparpillés, les pantalons salis, les cacahuètes, les mêmes endormis sur un bout de banquette trop étroit, les fatigues et les délires.
Cavalcades d'harmonicas. Musiques à fleur de peau.
Dehors il commençait à faire froid, l'horloge du boulevard Saint-Germain marquait onze heures...
Patrick Straram, Les bouteilles se couchent, Allia, 2006, p. 13.
– Gueulez moins, ordonna une voie descendue des airs, serpent ailé, Quetzalcoatl, et claqua une porte de La Pergola.
Le grand mystère de l'océan s'ouvrit à notre coque. Les hommes se tenaient au gaillard d'avant, les yeux fixés sur le gouffre hurlant d'une nuit d'hiver.
Idem, p. 48.
--> Aux Trois-Mailletz et Jean-Louis Brau:
Bigre que c'est loin, la Marche à l'Étoile Scellée, la Recherche des Mineures aux Trois-Mailletz, les Séances du Cabaret des Révoltés, la Marche au Quartier Chinois, l'Accès à Aubervilliers par le Port de la Villette, et d'autres, et d'autres.
Jean-Louis Brau, Le Singe appliqué, Grasset, 1972, p. 56.
