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lundi 27 avril 2026
dimanche 23 novembre 2025
Alexandre Deineka : un héros au-delà du réalisme socialiste (Art press)
SOURCE: https://www.artpress.com/2011/11/23/alexandre-deineka-un-heros-au-dela-du-realisme-socialiste/
Dans l'immédiat après Glasnost, s'était tenu à Paris un
énorme congrès d'intellectuels de l'Est et de l'Ouest où j'avais
rencontré pour la première fois ma jeune consœur russe Ekaterina
Diogot. Une de ses interventions m'avait beaucoup frappée : que va-t-on
faire, s'était-elle exclamée, de notre passé récent ? Se réapproprier
les avant-gardes bannies par le communisme impliquait-il de maintenant
jeter à la poubelle cette peinture réaliste socialiste méprisée en
Occident ? Allait-il falloir remplacer un tabou par un autre tabou ?
Quinze ans plus tard, la réponse est là : des œuvres de cette péiode
méritent, elles aussi, d'être revisitées. Démonstration ci-dessous due à
une autre Ekaterina.
CM
En 2010, la galerie d’État Tretiakov, à Moscou, consacrait son
exposition monographique à Alexandre Deineka, intitulée Travailler,
construire et ne pas geindre ! (le mot d’ordre d’une affiche de Deineka
datant de 1933). Elle rassemblait des peintures, des sculptures, ainsi
que différentes œuvres graphiques. L’exposition a provoqué un vif
intérêt chez les Moscovites, mais aussi à l’étranger, au point d’être
choisie en 2011 par les organisateurs de l’Année Russie-Italie pour une
présentation à Rome, où elle a attiré plus de soixante mille visiteurs
en trois mois. Et à Madrid, à la Fundación Juan March, est présenté,
jusqu’au 15 janvier 2012, un ensemble de deux cent cinquante œuvres sous
le titre Una vanguardia para el proletariado.
Selon Irina Lebedeva, directrice de la galerie Tretiakov, le visiteur
européen des musées est saturé d’icônes, de peinture classique russe et
d’avant-garde russe. C’est le moment de lui faire connaître d’autres
courants, et Alexandre Deineka (1899-1969) s’impose comme l’une des
figures les plus marquantes du siècle dernier (1). Il a en effet souvent
été présenté comme le « chantre du totalitarisme soviétique ». Ce
jugement pourrait s’appliquer aux sujets qu’il traite : premiers plans
quinquennaux soviétiques, années héroïques de la guerre, monde du sport,
etc. Mais son expression picturale est éloignée de celle de l’art
idéologique et ne révèle aucun signe de kitsch qui, d’après Clement
Greenberg, caractérise l’art totalitaire.
Pendant les années 1920, alors qu’il est encore étudiant, Deineka
collabore à de nombreuses revues. Cette expérience constitue pour lui un
véritable laboratoire, qui lui permet de constituer un répertoire de
formes et de sujets. Ce travail graphique révèle de nouvelles formes de
perception propres au 20e siècle. Comme le souligne Ekaterina Diogot, en
Union soviétique, l’art graphique devança dans un premier temps la
peinture de chevalet et jeta les fondements de l’art conceptuel
moscovite (2). Pour Deineka, l’irruption de la nouveauté dans le réel
(il survole lui-même sa ville natale en 1920) doit être exprimée par une
forme tout aussi neuve. Refusant le style narratif du 19e siècle, il
s’affranchit des règles de composition tout en maintenant une rigueur et
une précision implacables. Rythmes impétueux mais synchronisés, couleur
placée localement, importance accordée au vide ou au blanc : ce sont
quelques-uns des nouveaux procédés mis en œuvre par l’artiste, lequel
est profondément marqué par la photographie et le cinéma. Deineka n’a
pas peur des raccourcis risqués, d’une ligne brusque, d’un tracé
irrégulier. Ces caractéristiques apparentent ses œuvres à la poésie de
Maïakovski, avec ses lignes hachées, son rythme de fer, sa prédilection
pour les thèmes de la course, du vol et de la marche. « Je suis le
disciple de Maïakovski en tout ce qui concerne le rythme, la
perspicacité et le sens de la couleur du temps (3) ».
Marqué par sa formation initiale (au Vhoutemas, il suit les cours du
département de polygraphie), Deineka « importe » dans sa peinture la
conception graphique de la forme. L’expressivité dynamique de ses
tableaux des années 1920 repose sur le calcul du rythme linéaire des
compositions, rythme qui communique aux œuvres les plus réussies le
style minimaliste des affiches combiné à une incroyable monumentalité.
C’est notamment le cas du tableau préféré de l’artiste, Défense de
Pétrograd (Oborona Petrograda). Dans cette toile célèbre, le mouvement
est interprété avec une aisance presque cinématographique : deux groupes
de personnes, divisés en quatre sous-ensembles, se déplacent de gauche à
droite et de droite à gauche, évoquant un avant et un après inexorables
qui encadrent un présent insupportable, au point d’être évacué hors de
la composition. Le rythme dynamique et les raccourcis intempestifs
deviennent la marque de Deineka. Ce tournant dans la représentation de
l’objet, ce passage de l’observation immédiate à une conceptualisation
de la réalité matérielle est caractéristique des recherches de cette
période et de l’orientation vers une expression synthétique. Certains
traits de l’œuvre de Deineka s’expliquent aussi par son appartenance au
groupe des « technicistes » de l’OST (Société des peintres de chevalet,
qui s’intéresse aux aspects industriels et sportifs de la société
nouvelle) et par l’influence des expressionnistes allemands.
Dans les années 1930, le réalisme socialiste est proclamé style
principal de l’art. Il faut rappeler que le mot « réalisme » devait
servir d’antithèse au mot « art » (ancien et bourgeois), et remplacer le
futurisme puisque le futur était devenu réalité après la Révolution de
1917. L’État devient l’unique commanditaire et le seul juge des œuvres
d’art. Alexandre Deineka résout le problème le plus important de l’art
soviétique de l’époque : il élabore l’image du « héros collectif ». Il
est envoyé en mission de création, et ces « immersions » dans différents
milieux peuvent paradoxalement évoquer celles de certains artistes
actuels. Deineka travaille notamment dans le bassin houiller du Donbass,
parmi les mineurs. Il privilégie les recherches qui sollicitent la
mémoire. Pour obliger le spectateur à considérer le travailleur de force
différemment, il fait appel à ce qu’il nomme la « pression visuelle »
(visualnyi najim) et joue avec l’effet de persistance rétinienne : il
s’agit de représenter le mouvement dans ses formes les plus intenses,
les plus précipitées, les plus « condensées ». Le principe s’applique au
mouvement des personnes, mais aussi à l’espace des compositions,
construites suivant le principe du montage (4).
Alexandre Deineka pratique assidûment la boxe, son entraîneur lui avait
prédit une grande carrière. Les sujets sportifs dominent les œuvres des
années 1930. Ses sportifs, coureurs et skieurs se déplacent de façon
parfaitement agencée, en un rythme collectif, comme les pièces d’un
mécanisme bien réglé. L’artiste trouve sur les plages de Sébastopol les
motifs du pays heureux du futur. Les Futurs Pilotes (Boudoushie
liottchiki) est toujours présenté dans les expositions consacrées à
Deineka. Le tableau ne fait aucune allusion aux temps difficiles que vit
le pays (nous sommes en 1938), seuls subsistent le rêve, le vol, l’air
pur de la mer…
Vers la fin des années 1930, le pouvoir soviétique souhaitait que son
image se reflète de manière grandiose. Deineka crée alors plusieurs
œuvres monumentales : des peintures murales, des panneaux de mosaïques,
notamment ceux de la station de métro Maïakovskaïa à Moscou. En 1937, il
reçoit la médaille d’or de l’Exposition universelle de Paris pour son
panneau Gens illustres du Pays des Soviets (Znatnye ludi Strany
Sovetov), qui illustre parfaitement la « cristallisation » de la
typologie des héros soviétiques. Ensemble et égaux, unis mais différents
(ethnie, âge et profession clairement définis, au point d’en créer des
archétypes, presque tous habillés de blanc), les personnages de cette
œuvre démontrent la volonté de l’auteur de n’oublier personne dans ce
portrait collectif.
Bien qu’il reste dans le cadre du réalisme socialiste, Deineka
l’interprète à sa manière. L’amour de la vie, l’aspiration à une
harmonie de l’âme, du corps et de l‘activité créatrice irriguent son
travail et concurrencent, souvent en la dominant, la composante
idéologique de l’art soviétique. D’ailleurs, à la différence d’autres
artistes renommés, Deineka et la célèbre Vera Moukhina (auteur de la
sculpture Ouvrier et kolkhozienne placée au sommet du pavillon de
l’Union soviétique lors de l’Exposition universelle de Paris en 1937)
n’ont pratiquement jamais exécuté les portraits des leaders soviétiques.
Christina Kiaer affirme que Deineka a sincèrement essayé de vivre et de
travailler en accord avec l’idéal de la nouvelle personne soviétique.
Comme beaucoup d’autres réalistes socialistes originaux et engagés, il a
incarné avec succès le rêve soviétique de la modernité (5).
corps viril
Malgré la sévérité de la conjoncture, Deineka parvient à créer des
œuvres d’une grande force expressive et à aborder des sujets délicats ou
interdits : le culte de la nudité sensuelle et du sex-appeal est
manifeste, sans tabou ni vulgarité. Les corps nus, dévêtus ou habillés
de Deineka, représentés intimement, presque charnellement, évoquent le
plaisir esthétique, sensuel, érotique. La représentation du corps viril
athlétique pourrait même être associée à un certain homoérotisme (voire
autoérotisme ?). Il est intéressant de noter que l’homme nu, assis de
dos au premier plan de Après le combat (Posle boia), a le même
morphotype et une posture identique à celle de l’un des trois garçons
des Futurs Pilotes. L’homme mature regarde un jeune homme aux
proportions presque adolescentes se savonner. Un aller-retour
chronologique et un effet-miroir s’instaurent entre les deux œuvres, qui
appartiennent à la même période.
Deineka effectue en 1935 un voyage d’études de six mois en Italie, en
France et aux États-Unis. Puisque ses œuvres ont beaucoup de succès à
l’étranger et s’inscrivent dans le panorama artistique international,
elles deviennent une sorte de « vitrine » de l’art soviétique. Pourtant,
l’artiste est constamment critiqué dans son pays natal en tant que «
formaliste ». Le réalisme soviétique (qui visait à représenter la vie
dans son évolution sociale) s’oppose au formalisme, qui inclut,
paradoxalement, le « réalisme fétichiste (6) ». Deineka représente
néanmoins l’Union soviétique à plusieurs Biennales de Venise, lors des
Expositions universelles de Paris et de Bruxelles, et dans de nombreuses
autres expositions internationales. Il remporte plusieurs premiers
prix, s’imprègne des courants artistiques mondiaux de l’époque et marque
à son tour certains artistes occidentaux. Les paysages italiens de
Deineka sont souvent mis en regard des œuvres de De Chirico et ses
études américaines pourraient s’insérer dans l’art américain des années
1930. Pour évoquer ses liens avec les artistes européens et américains,
on peut aussi citer les noms de Renato Guttuso, Edward Hopper ou Anton
Refregier.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Deineka continue à travailler. Il
peint Moscou en temps de guerre, et pendant les jours les plus durs de
1942, il crée son chef-d’œuvre, la Défense de Sébastopol (Oborona
Sevastopolia). La guerre n’est pas représentée comme chaos et massacre,
mais comme le moment de l’héroïsme suprême. La ville est blanche comme
les uniformes des matelots qui la défendent contre la force sombre de
l’envahisseur. Le protagoniste, ainsi que d’autres personnages à
l’arrière-plan, présentent le même type physique (représenté à des âges
différents), caractéristique de l’œuvre de Deineka : un homme grand et
blond, une sorte d’Ivanouchka le Fou des contes russes. Paradoxalement,
on retrouve le même type dans le tableau As abattu (Sbityi ass), qui
montre un pilote nazi abattu en plein vol. Deineka est envoyé en mission
dans les zones de combat. En 1945, quelques jours après la reddition
allemande, il peint et dessine à Berlin. À partir de la fin de la
guerre, il est relégué au second plan par la nouvelle génération des
artistes « polisseurs » de l’actualité. Son Autoportrait de 1948 le
montre dans une posture caractéristique : à moitié nu, l’air décidé et
toujours sportif, il défie du regard le spectateur, prêt au corps à
corps. Il se consacre alors à l’enseignement et soutiendra plus tard les
artistes appartenant au « style austère ».
Le 5 juin 1969, l’Académie des beaux-arts de Moscou lui consacre une
grande exposition personnelle. Plus de deux cent cinquante œuvres y sont
présentées. Mais le maître, gravement malade, n’assiste pas au
vernissage. Il meurt le 12 juin 1969 sans savoir qu’on lui a accordé la
distinction suprême, le titre de Héros du travail socialiste.
L’héritage d’Alexandre Deineka a été revendiqué en Russie et, de façon
plus inattendue, en Italie. Il s’agit sans doute ici d’un phénomène lié
au repositionnement, après la guerre froide, du réalisme soviétique dans
l’histoire de l’art du 20e siècle.
L’œuvre de Deineka pose la question de la redéfinition du concept de
modernisme, les traditionnelles catégories binaires d’analyse de l’art
moderne empêchant une évaluation sérieuse du réalisme socialiste, «
segment ignoré de l‘art moderne ». D’autres redécouvertes sont donc à
prévoir.
(1) Catalogue d’exposition Aleksandr Deineka Il maestro sovietico della modernità, Skira, Milan, 2011.
(2) Ekaterina Diogot, « L’art soviétique entre l’avant-garde et le
réalisme socialiste 1927-1932 », Notre héritage no 93, Moscou, 2010.
(3) Alexandre Deineka, La vie, l’art, le temps, Éditions Artiste RSFSR, Leningrad,1974.
(4) Alexandre Deineka, ibidem.
(5) Christina Kiaer, « Was Socialist realism Forced Labour? The case of A. Deineka », Oxford Art Journal, 2005.
(6) Ekaterina Diogot, op. cit.
Ekaterina Tkatch est docteure en philosophie sociale, (Université de la Russie de l'Amitié des Peuples, Moscou), plasticienne et enseignante. Elle travaille actuellement sur l'art postmoderne.
jeudi 5 décembre 2024
Retrato de la Burguesía (Siqueiros/Renau, 1939-40)
La primera gran pintura mural en tierras mexicanas en donde ya aparece la huella de Renau, auque subsumida tras la arrebatadora personalidad de David Alfaro Siqueiros, es el mural Retrato de la burguesía. Aunque dicha obra siempre ha sido considerada como debida a la mano de Siqueiros, es bastante evidente que la aportación de Renau alcanza quizás un tercio del mural. Del primero es la concepción unitaria de la composición pictórica y la idea de integrar el movimiento del espectador en el mural mediante una secuencia dinámica, la mayor parte de las soluciones ópticas y visuales, el uso de pínturas plásticas sobre cemento, es decir, la materia y el soporte pictórico, y una buena parte de la plasmación práctica de la iconografía, a la cual se deben los efectos pictóricos subyacientes. A Renau pertenece casi toda la documentación fotográfica y por tanto las imagenes básicas antes de su proyección eléctrica, la técnica de yuxtaposición de los fotomontajes, la iconografía constructivista del techo y el inevitable acabado final. El empleo de imágenes simbólicas, la temática comunista, el uso del aerógrafo y las técnicas de proyección fotográfica parecen una puesta en común, aunque predomina la personalidad arrebatadora de Siqueiros. De cualquier modo, en mayo de 1940, a raíz del intento de asesinato de Trotsky por parte de Siqueiros y de sus colaboradores mexicanos, estos huyeron dejando en la más inopinada soledad al fotomontador valenciano, quien hubo de finalizar el mural por su cuenta y riesgo.
Fuente: Albert Forment, "Josep Renau. Vida y obra", en Jaime Brihuega (comisario), Josep Renau (1907-1982): compriso y cultura, catálogo de exposición, Univesidad de Valencia, 2007, p. 51.
mercredi 13 novembre 2024
mercredi 6 novembre 2024
La fille du saint (Oleg Frelikh, 1930)
SYNOPSIS:Le drame "La Fille du Saint" est sorti en 1930. À cette époque, en Ouzbékistan, les membres du Komsomol faisaient pression sur les paysans pour qu'ils rejoignent les fermes collectives, mais le clergé local était contre la collectivisation. L'intrigue du film est basée sur ces événements.Le pauvre paysan Tursun a amené sa femme à la mosquée. Le couple n'avait pas d'enfants et Tursun croyait que sa femme était malade et que les prières l'aideraient. Là, l'ishan, le plus haut religieux islamique, en fit sa concubine. Le couple a eu une fille, Oinisa. Des années plus tard, Ishaan l'a vue par hasard et a décidé de l'épouser. Pour empêcher ce mariage, sa mère a envoyé Oinisa en ville, où elle a trouvé un emploi dans une usine textile et est devenue membre du Komsomol.Puis Ishan, qui s'est opposé au régime soviétique, a persuadé Tursun de tuer sa femme parce qu'elle avait voué sa fille à une voie pécheresse. Mais lors de la tentative d'assassinat, Tursun a appris la vérité sur la naissance d'Oinisa. OU ALORS : Lorsque le voile intégral de sa femme Khakima tombe accidentellement,
Abdu Nabi utilise ce prétexte pour purifier la jeune femme des mauvais
esprits ; profitant de son impuissance, il la viole. Khakima donne
bientôt naissance à une fille, Oinisa. Année de sortie : 1930.
Durée : 58 mn.
Genre : Drame
Autres noms : Zelim Khan
Réalisateur(s) : Oleg FRELIKH
Casting:
L. JALILOVA ...Oinizo
Rustam TURA-KHOJAEV ...Tursun
S. KHOJAEV ...ishan Abdu-Nabi
Z. SHAKIROVA ...Hakim
Opérateur(s) : Alexander GINTSBURG
samedi 17 août 2024
La maison de la rue Troubnaya (Boris Barnet, 1928)
Sur dailymotion, sous-titres en français: https://www.dailymotion.com/video/x3xzav1
Le cinéma soviétique des années 1920, avec ses héros féminins
prolétariens, me démontre à chaque fois que la lutte des classes est
forcément féministe. Cela devrait être le cas
aujourd'hui, puisqu'un ouvrier est majoritairement une ouvrière, mais depuis des lustres l'Otan culturelle a dans son agenda la rupture de ce lien (le cas Steinem, que je viens de postez, l'illustre bien).
Cette fois-ci c'est une comédie
de Boris Barnet, l'héroïne est une servante maltraitée qui
retrouve sa dignité en se syndiquant! Cette comédie n'est pas celle où le personnage féminin soit le plus fort par rapport à d'autres de Barnet, mais justement c'est parce qu'elle se syndique qu'elle retrouve des droits et une dignité, et ça le cinéma bourgeois ne le montrera jamais.
Si l'on compare le cinéma soviétique de cette période avec celui de l'Occident, la différence saute aux yeux: dans notre cinéma il est quasiment inconcevable que la femme soit le personnage principale, comme rôle moteur. Elle est le plus souvent confinée à celui de bourgeoise ou de mauvaise fille: comme une semeuse d'embûches. On rejoue la Chute biblique par mille manières, la faute c'est la femme.
Dans le cinéma de Barnet, ce rôle moteur du personnage féminin est une constante tout au long de sa carrière, et il me tarde de voir les films de son répertoire qui me manquent encore.
Ce cinéma-là devrait être vu pour nous dessiller les yeux, Eisenstein et ses films épiques c'est bien mais ce n'est pas la vie quotidienne, avec ceux de Barnet -et d'autres réalisateurs soviétiques qui m'étaient inconnus jusqu'à il y a peu- je prends une leçon sur les rapports des femmes et des hommes en Urss.
jeudi 15 août 2024
mercredi 3 juillet 2024
Tú y yo / Ty y ya (Larissa Chepitko, 1971)
Otro estudio de las relaciones interpersonales en el socialismo de mano de la gran directora Larisa Shepitko.
Sinopsis
- [fuente]
"Ty i ya" explora nuevas técnicas narrativas para contar una crisis de
conciencia de un cirujano. Piotr no logra compaginar sus necesidades
personales con su trabajo profesional; trabaja como cirujano en una
embajada extranjera. Tras pasar un tiempo vagando por la selva de Siberia, algunas veces con una encantadora mujer joven, regresa a su familia y a su trabajo...
dimanche 30 juin 2024
Les usines de Staline face aux armées d'Hitler
mercredi 26 juin 2024
Sur le Pacte germano-soviétique: la WWII réécrite par l’UE
La collaboration avec l’Allemagne nazie est loin de se limiter aux gouvernements des pays annexés et de groupes de citoyens adhérents à cette idéologie. De nombreux pays ont également collaboré avec la Wehrmacht, grâce à l’initiative de certains partis politiques ou organisations.
La Bulgarie, la Finlande, la Roumanie, la Hongrie, ainsi que des états « neutres » ont également collaboré à des degrés divers, comme la Suisse, la Suède, le Portugal… Il s’agit ensuite de rajouter à ces collaborateurs, ceux, nombreux aux USA en particulier mais pas seulement, qui ont largement financé l’effort de guerre nazi, et enfin ne pas oublier les alliés officiels : Italie, Japon, puis gouvernement de Vichy en France. Parmi les pays occupés, ou pas, des nuances sont évidemment nécessaires sur la collaboration, contrainte ou choisie, zélée ou pas…
Le procès de Nuremberg est devenu la source la plus reconnue de l'histoire de la 2ème GM pour juger ces nombreux criminels de guerre. À cette occasion, le monde entier a pu accéder à des documents jusqu’alors secrets de l'État agresseur, et « déclassifiés», prendre connaissance des techniques et méthodes utilisées par les fascistes allemands pour préparer la guerre. Le tribunal de Nuremberg a condamné les criminels politiques et de guerre nazis, ainsi que les collaborateurs de tous genres.
Malheureusement, une immense majorité de ces criminels de hauts rangs, ont non seulement échappé à la sentence, mais pis encore, ils ont officiellement été recrutés à des postes clés dans l’appareil policier allemand d’après guerre et surtout par la CIA… Le témoignage du maréchal F. Paulus, témoin clé du procès, a brisé le mythe de l'attaque préventive : « Les objectifs fixés étaient de conquérir les territoires russes à des fins de colonisation. L'utilisation et le pillage de ces territoires auraient mis fin à la guerre à l'Ouest et auraient définitivement établi la domination sur l'Europe ».
En Allemagne de l'Ouest, la critique acerbe du procès de Nuremberg a été lancée. Le but était de réhabiliter les nazis qui avaient été au service de Bonn. L'un d'entre eux, K. Kiesinger, chancelier fédéral de l'Allemagne (1966-1969), était membre du NSDAP et travaillait au ministère de la propagande de Goebels, il serait très long de citer tous les autres… On pourrait donc considérer que ce but funeste a été largement atteint.
Ces nazis, immédiatement réhabilités et exerçant à des postes décisionnels dans de nombreux pays occidentaux, laissent légitimement penser, que leurs descendances actuelles, élevées dans ces idéaux ignobles sont aujourd’hui à la tête d’organisations internationales particulièrement influentes…
Pour les plus curieux d’entre vous, il est aujourd’hui aisé de trouver l’arbre généalogique de certaines élites occidentales ayant eu des grands-parents gradés dans le régime nazi d’Hitler… Devant ces faits, lors de la commémoration du débarquement de Normandie, la France et ses alliés trouvent opportun de ne pas inviter la Russie…
Engels a écrit que « ...c'est le propre de la bourgeoisie de falsifier n'importe quelle marchandise et même l'histoire. Après tout, il est plus payant d'écrire la dissertation dans laquelle la falsification de l'histoire correspond le mieux aux intérêts de la bourgeoisie ».
Dans sa résolution de 2019, le Parlement européen a accusé l'URSS d'avoir déclenché la Seconde Guerre mondiale sur un pied d'égalité avec l'Allemagne hitlérienne. Désormais, toute mention des soldats-libérateurs soviétiques est interprétée comme une "distorsion de l'histoire". La Russie est une nouvelle fois invitée à se "repentir" - désormais pour avoir libéré l'Europe du nazisme.
En blâmant l'URSS pour le traité germano-soviétique de 1939, les politiciens européens, par tradition, dissimulent un autre traité (ou pacte ?), sans lequel le premier n'aurait peut-être pas eu lieu. Le Pacte de Munich de 1938, qui a décidé du sort de la Tchécoslovaquie sans ses représentants, est devenu une honte indélébile pour les représentants des démocraties européennes.
Les hommes politiques anglais et français, garants de l'inviolabilité du "système de Versailles" – la politique de sécurité collective en Europe – ont en fait autorisé le début de la liquidation définitive par le Troisième Reich de l'indépendance de la Tchécoslovaquie et de son énorme industrie militaire.
Aux côtés de l'Allemagne, la Pologne et la Hongrie participent au partage en s'emparant respectivement de la région de Teshinska et de Podkarpackie Rus. L'historien allemand Freund souligne que « Munich a été une grande capitulation de l'Occident. L'exclusion de l'URSS du concert européen des puissances signalait l'intention de laisser les mains libres à Hitler à l'Est ».
Churchill, s'adressant au Premier ministre Chamberlain, déclare : « Vous aviez le choix entre la guerre et l'ignominie. Vous avez choisi le déshonneur et maintenant vous avez la guerre ». En Grande-Bretagne, cet accord a été appelé "la vente de Munich".
Pour l'URSS, il est devenu évident qu'en matière de sécurité en Europe, chacun agit pour soi, et la politique de Munich a été perçue comme un apaisement de l'agresseur afin de le dresser contre l'URSS. Dans cette situation, les dirigeants soviétiques sont allés signer un traité de non-agression avec l'Allemagne, proposé par Hitler, et promettant une paix, bien que temporaire. Cette démarche s'inscrit dans le contexte du danger réel d'une guerre sur deux fronts - avec l'Allemagne à l'ouest et avec le Japon à l'est, où des combats intenses se déroulaient déjà sur la rivière Khalkhin-Gol.
L'URSS est le dernier d'une série de pactes de non-agression conclus par les pays européens avec l'Allemagne. La Pologne a été la première à signer un pacte de non-agression avec Hitler en 1934. La Grande-Bretagne a signé un pacte similaire au lendemain de la conspiration de Munich, la France le 6 décembre 1938, la Lettonie et l'Estonie en juin 1939, dans l'espoir de protéger leurs pays de l'agression allemande.
En fait, à la conférence de Munich, les chefs de gouvernement de Grande-Bretagne (N. Chamberlain), de France (E. Daladier), d'Allemagne (A. Hitler) et d'Italie (B. Mussolini) ont créé un bloc antisoviétique - le prototype de l'OTAN, qui a été détruit par une brillante initiative de l'URSS : le traité germano-soviétique. Staline a réussi à briser le jeu européen.
Le traité germano-soviétique de 1939 a permis à l'URSS de gagner 2 ans pour renforcer la défense du pays, augmenter les effectifs de l'armée, reporter l'entrée dans la 2GM et restituer les territoires perdus à la suite de l'agression polonaise de 1920. Plus de 160 000 soldats de l'Armée rouge se sont retrouvés en captivité en Pologne, dont, selon diverses estimations, 60 à 80 000 sont morts de faim et de froid.
De 1918 à 1922, le territoire de la République soviétique a fait l'objet d'une intervention militaire des alliée de la 1GM: 14 pays désireux de s'enrichir aux dépens d'un allié affaibli. Le jeune État se trouvait encerclé de fronts. L'été 1919 était critique pour l'Armée rouge, qui a subit des défaites sur tous les fronts: la question de la survie du pays se posa.
En 1919, le Conseil suprême de guerre recommanda la "ligne Curzon" comme frontière orientale de la Pologne. Cette ligne correspondait au principe ethnique : à l'ouest de cette ligne se trouvaient des terres majoritairement polonaises, à l'est des terres non polonaises : lituaniennes, biélorusses, ukrainiennes. L'État polonais nouvellement créé, rêvant de son ancienne puissance vola tous ses voisins: l'Allemagne, la Lituanie, la Russie soviétique, en s'emparant de l'Ukraine occidentale et de la Biélorussie occidentale, qui avaient autrefois fait partie de l'Empire russe.
Après avoir massacré la Tchécoslovaquie, Hitler posa une autre revendication territoriale à son récent complice dans le partage de la Tchécoslovaquie: la Pologne. L'occasion était aussi l'héritage de Versailles, le sort du "corridor de Dantzig". La tragédie, qui a suivi pour la Pologne est entièrement imputable à la conscience des dirigeants polonais de l'époque, qui ont empêché la création de l'alliance militaire anglo-franco-soviétique, exposant ainsi leur peuple à la machine de destruction hitlérienne.
La Pologne a également réagi en refusant les offres (du 10 mai et du 14 août) d'assistance de l'URSS en cas d'attaque allemande, comptant apparemment sur l'aide de ses alliés, l'Angleterre et la France.
Le 1er septembre 1939, l'Allemagne et la Slovaquie attaquèrent la Pologne. En frappant avec ses principales forces et en “dénudant”, ainsi le front occidental. L'Allemagne supposait que les Alliés n’interviendraient pas.
Le 1er septembre, le président Moscicki quitta la Pologne et le 5 septembre, ce fut le cas du gouvernement de Varsovie. Dès le 8 septembre, les combats pour Varsovie commencèrent. Le 10 septembre, les troupes allemandes occupèrent la partie occidentale de la Pologne. Le plan “Weiss” pour la conquête de la Pologne ne supposait aucune action de l'Armée rouge.
La menace de voir l'Allemagne s'emparer des territoires de la Biélorussie occidentale et de l'Ukraine occidentale était réelle, ce qui aurait directement menacé l'URSS. Le 17 septembre, l'ambassadeur polonais à Moscou a été informé de l’arrivée de troupes soviétiques pour protéger la population dans ces régions. Le commandant en chef suprême de l'armée polonaise, Rydz-Smigly, ordonna une retraite générale vers la Roumanie et la Hongrie et l'arrêt des combats avec l'Armée rouge.
Le 17 septembre, alors que le gouvernement polonais et les hauts responsables militaires avaient abandonnés le pays à son sort, les troupes soviétiques pénétrèrent en Pologne et atteignirent la frontière, la "ligne Curzon". Les troupes soviétiques avancèrent en colonnes avec une résistance militaire minimale de la part des polonais. L’Armée rouge ne participa donc pas à la défaite de l'armée polonaise.
Dans de nombreux endroits, la population accueillit les soldats soviétiques avec des fleurs. En Pologne, il y avait une ségrégation nationale: les ukrainiens et les biélorusses étaient considérés comme des personnes de classe inférieure et ne jouissaient pas des mêmes droits. Les formations militaires de l'Est de la Pologne, constituant un pourcentage élevé de la population locale, ont volontairement rendu les armes.
La Grande-Bretagne et la France n'ont pas qualifié l'invasion soviétique de la Pologne d'agression et ne lui ont pas déclaré la guerre. Le ministre anglais des Affaires étrangères, Halifax, a déclaré : "...Il convient de rappeler que l'action du gouvernement soviétique a consisté à déplacer la frontière essentiellement sur la ligne recommandée lors de la conférence de Versailles par Lord Curzon. "
Le célèbre homme politique britannique Lloyd George a souligné : "Les armées russes ont occupé des territoires qui ne sont pas polonais et qui ont été pris de force par la Pologne après la Première Guerre mondiale... Ce serait un acte de folie criminelle que de mettre l'avancée russe sur le même pied d’égalité que celle des Allemands. "
De juillet à octobre 1941, les bureaux du gouvernement russes ont été évacués vers la ville de Samara, située à 862 km vol d’oiseau au Sud-Est de Moscou. Le 8 août 1941, Staline a été nommé commandant en chef suprême. Pendant toute la durée de la guerre, le quartier général du commandant en chef suprême est resté situé à Moscou.
Le déplacement de la frontière de 200 kilomètres a permis en 1941 de contrecarrer la guerre éclair visant à s'emparer de l'URSS. Ce n'est que le 30 novembre que les Allemands ont été arrêtés à 17 kilomètres de Moscou.
« Nous les avons libérés du nazisme, ils ne nous le pardonneront jamais » (maréchal Joukov, opération Bagration)
22 juin 1944, il y a trois ans jour pour jour qu’Hitler et l’Allemagne nazie ont lancé leur guerre d’extermination contre l’Union soviétique. Les forces alliées qui avaient débarqué le 6 juin piétinent en Normandie, les Allemands maîtrisent encore l’essentiel des territoires conquis dans les trois premières années du conflit mondial.
Aux premières heures de ce jour, les positions de l’armée allemande Biélorussie subissent la première préparation d’artillerie de l’opération Bagration, la plus grande opération militaire combinée de l’Histoire
Pour la première fois, Joukov et les Soviétiques vont pouvoir mettre en œuvre le fameux « art opératif » qu’ils ont été les premiers à théoriser au début des années 30.
Stalingrad fut une bataille d’anéantissement classique, Koursk une bataille défensive, Bagration qui va comporter 10 offensives coordonnées (« Joukov joue du piano » écrira Lidell Hart) va concerner un front de 1000 km et permettre, à la stupéfaction du monde entier, une avancée de 600 km. Elle sera précédée d’une préparation logistique assez incroyable pour un pays martyrisé et pour ses parties récemment libérées, détruit de fond en comble par les envahisseurs nazis avant leur fuite. L’Armée rouge déploie à cette occasion une puissance qui stupéfie les autres belligérants des deux camps. À l’issue de ce mouvement, la défaite du groupe d’armées Centre est consommée. Techniquement, les trois armées qui le composent (4e, 3e panzer et 9e armée) sont détruites, et seuls des éléments épars refluent en Prusse-Orientale et dans les Pays baltes. L’Union soviétique détruit près de 30 des divisions du groupe et brise complètement la ligne de front allemande.
Autre point commun avec le débarquement en Normandie, l’usage forcené de la ruse : Bagration fut précédé de la plus inimaginable « déception » de l’histoire militaire depuis le Cheval de Troie. Cette gigantesque opération d’intoxication, «la maskirovka » fût en vérité d’une autre ampleur que Fortitude. Comme la contribution de la Résistance. Le matin du 20 juin, 15 000 explosions paralysèrent toutes les communications ferroviaires et détruisirent tous les ponts importants sur les arrières allemands en Biélorussie. Les soviétiques ont aussi expérimenté la sauvagerie allemande. Des Oradour-sur-Glane, la Biélorussie en a connu 628.
En heureuse contrepartie, 800 000 Allemands furent mis hors de combat en trois semaines, soit cinq fois plus qu’en Normandie. On met souvent en avant, et à juste titre, le chiffre effarant des morts soviétiques de la deuxième guerre mondiale. Il y a un autre chiffre significatif qui dit bien la conséquence de cette contribution. Les alliés anglo-saxons mettront hors de combat chaque année en moyenne 200 000 Allemands. Les Soviétiques, 1 200 000… Trois ans jour pour jour après le déclenchement de Barbarossa, le fameux « Groupe d’armées centre », celui qui avait aperçu en décembre 1941 les bulbes de Moscou, est complètement détruit. La Bête est entrée en agonie.
Le coup de grâce lui sera porté en avril 1945 à Berlin. Les héritiers de ceux qui, aux côtés nazis, combattaient les soldats soviétiques sont aujourd’hui, au pouvoir en Ukraine et soutenus par l’Occident . Ukraine où on détruit les monuments aux morts de l’Armée rouge pour les remplacer par les statues des nazis ukrainiens auxiliaires de la Shoah. Et pendant qu’on acclame les génocidaires survivants dans les parlements occidentaux.
Pour donner raison à Gueorgui Joukov commentant le 9 mai 1945 la capitulation allemande et disant à propos de ces occidentaux : « nous les avons libérés du nazisme, ils ne nous le pardonneront jamais ».
lundi 17 juin 2024
Jean Lévy raconte les années 1930
Militant syndical et politique, Jean Lévy
fut l'animateur principal, pendant des années, des combats et des
succès revendicatifs de la CGT au Crédit du Nord, ce qui lui valut
d'être sollicité pour d'importantes responsabilités au Secrétariat du
Syndicat des employés de banque de la région parisienne, puis du Bureau
de la fédération des employés à partir de 1954.
Il
a vécu le front populaire, le pacte germano-soviétique, la débâcle,
l'occupation, la libération ... et la suite. Il a restitué cette
expérience militante et le contexte historique et politique dont il fut
le témoin et l'acteur dans une série de livre. Dans une perspective
d'éducation populaire et militante il est venu à la librairie en faire
un petit cours d'histoire... des luttes, réputées converger aujourd'hui.
1) Présentation
de notre historien journaliste, militant populaire
et premier (court) épisode introductif :
La vie syndicale après la libération et jusqu'au mitterandisme :
2) De la République à l'Etat Français
Première partie :
Les Années 30 : de l'exposition coloniale au Front Populaire:
Deuxième partie :
le transcendantal pétainiste de la bourgeoisie française.
"Hegel
fait quelque part cette remarque que tous les grands événements et
personnages historiques se répètent pour ainsi dire deux fois. Il a
oublié d'ajouter : la première fois comme tragédie, la seconde fois
comme farce [ la troisième fois comme guignolade grotesque, etc.].
Caussidière pour Danton, Louis Blanc pour Robespierre, la Montagne de
1848 à 1851 pour la Montagne de 1793 à 1795, le neveu pour l'oncle [Sarkozy pour Pétain, Hollande pour Sarkozy, Valls pour Hollande, Macron pour Valls, etc...] . Et nous constatons la même caricature dans les circonstances où parut la deuxième édition du 18 Brumaire"
Marx : "Le 18 brumaire de L. Bonaparte"
dimanche 16 juin 2024
Información sobre Siberiada
Сибириада
Inicios
del siglo XX. En la aldea siberiana de Elan viven dos familias: los humildes
Ustyuzhanin y los Solomin, que viven holgadamente. Afanasi, el patriarca de los
Ustyuzhanin, era antiguamente el mejor cazador de la taiga. Ahora trabaja
cortando leña. Su hijo Kolya se decide a robar comida de un almacén
perteneciente a los Solomin. Natya Solomina, de su misma edad, lo descubre in
fraganti durante el hurto, pero accede a darle pelmeni, a cambio de que Kolya
corra desnudo por la nieve, momento en que la joven arroja la ropa de Kolya a
un perro encadenado. Más tarde, Kolya acompaña a casa a Rodion, un terrorista
fugitivo que le habla sobre la idea de la Ciudad del Sol, y que causa una
fuerte impresión al joven. Los miembros de esta generación conocen al “abuelo
eterno”, un misterioso habitante del bosque que, invariablemente conocerán
también los miembros de las siguientes generaciones a lo largo de sesenta años.
Años
20.
Nikolai y Nastya se han enamorado, pero Nikolai conoce el estallido de la
Revolución de Octubre, que es recibida con júbilo por los Ustyuzhanin. Pero los
dos jóvenes discuten. Nastya se siente ofendida, y toma la decisión de casarse
con un familiar lejano, Filipp Solomin. Éste es consciente de que Nastya actúa
así por despecho y de que no le ama. Nikolai le pide disculpas a Nastya, pero
ésta no le perdona, y los Solomin le pegan una paliza, y lo arrojan dentro de
una barca que dejan libre en la corriente del río. Ese mismo día, Afanasi, el
padre de Nikolai, que ha sido capturado por el Ejército Blanco, muere de un
ataque al corazón. Mientras tanto, Nastya reflexiona sobre lo ocurrido y se
marcha de casa, alcanzando la barca en la que han arrojado a Nikolai y huyendo con
él de la aldea. Ambos partirán con la idea de unirse al movimiento
revolucionario que se extiende por el imperio ruso.
Años
30.
Nikolai, convertido en soldado bolchevique y combate a los cosacos blancos,
pero Nastya muere durante una revuelta. Nikolai vuelve a Elan acompañado de
Aleksei, el hijo que ha tenido con Nastya, con objeto de explotar los ricos
recursos naturales de Siberia. Spiridon Solomin, hermano de Nastya, no perdona
a Nikolai la muerte de su hermana. Nikolai arresta a Spiridon por su antibolchevismo,
pero éste logra evadirse y mata a Nikolai. El pequeño Aleksei huye entonces de
la aldea. Años 40. Aleksei, ahora
adolescente, regresa a Elan tras huir del orfanato donde ha pasado estos años,
para ajustar cuentas con Spiridon por el asesinato de su padre. Allí conoce a
Taya Solomin, de la que se enamora. La Gran Guerra Patria ha estallado, y
Aleksei se alista como voluntario cuando a Elan llega un comisario militar.
Mientras tanto, prosiguen las perforaciones petrolíferas que el padre de Aleksei
promoviera.
Años
60.
Durante la guerra, Aleksei, sin saberlo, salva de la muerte a Filipp Solomin,
por aquel entonces teniente coronel del Ejército Rojo. Tras acabar la guerra,
Aleksei se convierte en maestro perforador, y cuando se reencuentra con Spiridon
le perdona, y le dice que junto con su equipo llegado de Moscú van a construirá
una torre de perforación que convertirá a Elan en la “Ciudad del Sol”. Aleksei
se reencuentra con Taya, a la que hace tantos años que no ve. Sin embargo, los
planes petrolíferos de Aleksei chocan con la pretensión que el poder moscovita
tiene de construir en la aldea una central hidroeléctrica. La intervención de
Filipp Solomin, convertido ahora en primer secretario del comité provincial del
partido, permite a Aleksei proseguir sus planes. Pero Aleksei muere cuando
trata de salvar a un compañero durante una avería en una torre de perforación.
Filipp, ahora en Moscú, recibe un telegrama de Taya donde le
informa de que las perforaciones en Elan han tenido éxito, y han encontrado gas
y petróleo. Asimismo, se entera de que Aleksei ha fallecido en el accidente. En
ese momento Filipp recuerda que la persona que le salvó de la muerte durante la
guerra fue Aleksei, y pide a todos los presentes que guarden un minuto de
silencio en su memoria. Mientras tanto, Taya confiesa a Spiridon que la saga de
los Ustyuzhanin no ha acabado con Aleksei, ya que está esperando un hijo de
éste. Filipp viaja a Elan para supervisar las operaciones, y comprende que el
cementerio de la aldea debe ser arrasado para salvar la ciudad. Mientras
contempla la destrucción del cementerio, Filipp contempla como aparecen ante él
los espíritus de los Solomin y los Ustyuzhanin expresándole gratitud.
Andrei Konchalovski nació en 1937 en Moscú. Es hijo de los
escritores Sergei Mijalkov y Natalya Konchalovskaya, y hermano mayor del
también director Nikita Mijalkov. En 1980 fue distinguido como Artista del
Pueblo de la RSFSR. En 1952 acaba sus estudios en la Escuela Musical Central, y
en 1957 en la Escuela Musical del Conservatorio de Moscú. En 1964 se gradúa en
la facultad de dirección de la Universidad Estatal Rusa de Cinematografía. Al
año siguiente dirige su primer largometraje Первый
учитель (El primer maestro),
adaptación de la obra homónima del kirguiz Chingiz Aitmatov sobre un antiguo
combatiente del Ejército Rojo que llega a una aldea en Kirguizstán para
trabajar como profesor. La película está protagonizada por Natalya
Arinbasarova, que luego sería la primera esposa de Konchalovski. En 1967
realiza История Аси Клячиной, которая любила, да не вышла замуж (La
historia de Asya Klyachina, que amó, pero no se casó), melodrama sobre una
joven de un pequeño koljós que decide dar a luz a su hijo pese a que el padre
no está dispuesto a casarse con élla. En 1969 adapta la obra de Ivan Turgenev Дворянское
гнездо (Nido de hidalgos).
Al año siguiente dirige una nueva adaptación, en este caso de la obra de Anton
Chejov Дядя Ваня (El tío Vanya), historia de un
intelectual ruso que se siente atraído por una dama, esposa de un escritor para
el que Vanya ha trabajado indirectamente toda su vida. En 1978 Konchalovski se
embarca en uno de sus proyectos más ambiciosos, el melodrama Siberiada, que logrará el Gran Premio del
Jurado en el Festival de Cannes, y que narra la historia de dos familias
siberianas desde los años anteriores a la Revolución de Octubre hasta 60 años
más tarde. En 1984 inicia su carrera en los Estados Unidos, donde rueda media
docena de películas, en general bastante olvidables, con la excepción de Maria’s Lovers (Los amantes de María), adaptación de
un relato de Andrei Platonov sobre un joven que tras ser prisionero durante la
Gran Guerra Patria, vuelve a casa dispuesto a reencontrarse con su antiguo
amor, una mujer deseada por todos; y la cinta de acción Runaway Train, historia de dos
convictos fugados y una trabajadora ferroviaria que quedan atrapados en un tren
sin frenos que rueda a través de Alaska, cinta rodada en 1986. En 2002 dirige Дом дураков (Casa de locos), historia sobre un
hospital psiquiátrico situado en la república de Ingushetia en los años del
conflicto checheno, y una joven esquizofrénica que cree ser la novia del músico
Bryan Adams, y que se enamora de un soldado checheno. En 2007 dirige la comedia
dramática Глянец (Brillo), sobre una joven obrera de
una fábrica que sueña con convertirse en modelo, cinta como la anterior
protagonizada por su actual esposa Yuliya Vysotskaya.
Vladimir Samoilov (Afanasi Ustyuzhanin) nació en 1924 en Odessa (RSS
de Ucrania) y falleció en 1999 en Moscú. Entre otros galardones en 1984 fue
distinguido como Artista del Pueblo de la URSS. Habiendo acabado la educación
secundaria en 1941, combate durante la Gran Guerra Patria. En 1945 ingresa en
la Escuela Estatal Teatral de Odessa y, antes ya de graduarse, empieza a
trabajar como actor en teatros de Odessa, Kemerovo o Gorki. No será hasta 1959
cuando debute delante de las cámaras, con un pequeño papel en Неоплаченный долг (La deuda), drama
dirigido por Vladimir Shredel. Su primer gran papel, y posiblemente el más
recordado de su carrera le llegará de la mano del director Andrei Tutyshkin en Свадьба в Малиновке (Boda en Malinovka),
comedia musical ambientada en la Guerra Civil donde interpreta a un comandante
de caballería del Ejército Rojo. En 1973 interviene en Мачеха (La madrastra), melodrama dirigido por Oleg Bondarev sobre
un matrimonio que inesperadamente tiene que acoger a una niña, fruto de una
anterior relación del esposo que su mujer no conocía. En 1978 hace el papel de
Afanasi Ustyuzhanin en Siberiada. Al año siguiente protagoniza Белый снег России (La blanca nieve de
Rusia), cinta biográfica sobre el ajedrecista Alexander Alekhin dirigida por
Yuri Vyshinski. En 1990 protagoniza la comedia Сэнит зон (Zona sanitaria), cinta dirigida por Efim Galperin
ambientada en una ciudad de provincias en la que van a implantar una fábrica de
armas. Al año siguiente protagoniza Цена
головы (El precio de la cabeza), cinta de detectives dirigida por Nikolai
Ilinski que adapta una novela de Georges Simenon, en la que da vida al
inspector Maigret.
Natalya Andreichenko (Nastya Solomina) nació en 1956 en Moscú. En 1977
se gradúa en la facultad de interpretación de la Universidad Estatal Rusa de
Cinematografía (VGIK) donde estudia en el taller de Sergei Bondarchuk. Durante
su etapa como estudiante debuta como figurante en От зари до зари (De sol a sol), drama dirigido por Gavriil
Egiazarov. En 1976 participa en Колыбельная
для мужчин (Canción de cuna para hombres), melodrama dirigido por Ivan
Lukinski sobre una madre que, como tantas otras, ha criado sola a su hijo
después de perder a su esposo en la guerra. En 1978 hace el papel de Nastya Solomina
en el drama Siberiada.
En 1983 protagoniza Военно-полевой роман
(Romance bélico-campestre), melodrama dirigido por Pyotr Todorovski sobre un
joven soldado y una enfermera que se enamoran durante la guerra, a los que ésta
separa, y su reencuentro años después cuando él está casado y ella tiene a una
hija. Ese mismo año protagoniza Мэри
Поппинс, до свидания! (¡Hasta la vista, Mary Poppins!), comedia musical
dirigida por Leonid Kvinijidze donde da vida a la heroína de las novelas de la
escritora británica Pamela Travers, y papel por el que será especialmente
recordada. En 1989 protagoniza Леди
Макбет Мценского уезда (Lady Macbeth de Mtsenk), adaptación del relato
homónimo de Nikolai Leskov dirigido por Roman Balayan, papel por el que sería
nominada al premio Nika. En 2001 protagoniza Подари мне лунный свет (Regálame la luz de la luna), comedia
dramática dirigida por Dmitri Astrajan sobre un popular presentador televisivo
que mantiene una relación adúltera, durante los viajes periódicos de su esposa
a San Petersburgo.
Lyudmila Gurchenko (Taya Solomina) nació en Jarkov (RSS de Ucrania) en
1935 y falleció en 2011 en Moscú. Entre sus numerosos galardones, en 1983 fue
distinguida como Artista del Pueblo de la URSS. Tras la liberación de Jarkov en
1943, Lyudmila empieza sus estudios y en 1953, tras acabar la escuela
secundaria se marcha a Moscú para estudiar en la Universidad Estatal Rusa de
Cinematografía (VGIK). Su primer gran éxito le llega con su papel de Lena en la
comedia musical Карнавальная ночь
(Noche de carnaval), cinta dirigida por Eldar Ryazanov sobre la fiesta de Nochevieja
que organizan anualmente los trabajadores de una casa de cultura. En 1958
protagoniza Девушка с гитарой (La
chica de la guitarra), comedia musical dirigida por Alexander Faintsimmer sobre
una joven dependienta de una tienda de música que sueña con convertirse en
actriz. En 1971 participa en Тень
(La sombra), cuento dirigido por Nadezhda Kosheverova sobre un científico que
llega a un pueblo donde los cuentos se convierten en realidad. En 1974
participa en Соломенная шляпка (El
sombrero de paja), comedia dirigida por Leonid Kvinijidze sobre el vodevil de
Eugène Labiche y Marc-Michel. En 1976 protagoniza Двадцать дней без войны (Veinte días sin guerra), drama dirigido
por Aleksei German sobre un escritor y periodista de guerra que acude a
Tashkent a dar el pésame a la familia de un compañero caído en el frente. En
1978 hace el papel de Taya Solomina en el drama Siberiada. En 1978 protagoniza
el melodrama Пять вечеров (Cinco tardes),
cinta dirigida por Nikta Mijalkov sobre el reencuentro, dieciocho años después,
de un escritor que regresa de París a Moscú y una antigua amiga. En 1982
protagoniza Вокзал для двоих (Una
estación de tren para dos), melodrama dirigido por Eldar Ryazanov sobre un
pianista y la camarera de una bar que se enamoran en una estación. En 1984
interviene en Любовь и голуби (El
amor y las palomas), comedia dirigida por Vladimir Menshov, una irónica
revisión del Amanecer de F. W.
Murnau.
Igor Ojlupin (Filipp Solomin) nació en 1938. En 1988 fue
distinguido como Artista del Pueblo de la RSFSR. En 1960 finaliza su formación
en la Escuela Teatral Schukin, y seguidamente entra a formar parte de la
compañía del Teatro Mayakovski de Moscú. Su carrera estará ligada a este teatro
desde ese momento y hasta la actualidad, siendo una de las principales
estrellas del mismo. Su breve colaboración en el mundo del cine se inicia en
1960, con un pequeño papel en Алёшкина
любовь (El amor de Alyoshka), comedia lírica dirigida por Semyon Tumanov
sobre un joven geólogo apocado que, al enamorarse de una joven ferroviaria, se
llena de valor para enfrentarse a las bromas de sus compañeros. En 1976 hace
uno de los papeles principales en Обелиск
(Obelisco), drama dirigido por Richard Viktorov sobre una profesor de una aldea
bielorrusa ocupada por los alemanes durante la Gran Guerra Patria, que se une a
los partisanos. En 1978 hace el papel de Filipp Solomin en la epopeya Siberiada.
En 1981 participa en Ночь коротка
(La noche es breve), drama realizado por Mijail Belikov ambientado en los días
posteriores al final de la guerra, sobre un huérfano que vive con su tía y que,
pese a los cuidados de ésta, a menudo comete errores irreparables.
Vitali Solomin (Nikolai Ustyuzhanin) nació en 1941 en Chitá y
falleció en 2002 en Moscú. Entre otros galardones en 1992 fue distinguido como
Artista del Pueblo de la URSS. Nacido en el seno de una familia de músicos
profesionales, en 1959 ingresa en la Escuela Teatral Shchepkin. Durante sus
estudios empieza a interpretar algunos papeles en espectáculos del Teatro Maly.
Debuta en el mundo del cine en 1963, con un papel secundario en Улица
Ньютона, дом 1 (Calle Newton, 1), melodrama sobre un estudiante de
física, dirigido por Teodor Vulfovich. En 1966 interviene en el melodrama Женщины (Mujeres), sobre una de las
consecuencias de la guerra, la mortalidad masculina y el difícil destino de las
mujeres, cinta dirigida por Pavel Lyubimov. En 1971 hace el papel del cosaco
Roman Ulibin en el eastern Даурия (Dauriya),
cinta de Viktor Tregubovich ambientada en un poblado cosaco durante la Guerra
Civil. En 1978 hace el papel de Nikolai Ustyzhanin en la epopeya Siberiada.
En 1979 interpreta uno de los papeles que lo hará más popular, el del doctor
Watson en Шерлок Холмс и доктор Ватсон (Sherlock Holmes y el Dr. Watson),
primer episodio de un serial televisivo sobre los personajes de Arthur Conan
Doyle realizado por Igor Maslennikov. Hasta en cinco ocasiones más volvió a
interpretar el papel de Watson, como por ejemplo en 1981 en Приключения
Шерлока Холмса и доктора Ватсона: Собака Баскервилей (Las aventuras de Sherlock
Holmes y el doctor Watson: El perro de los Baskerville), igualmente a las
órdenes de Igor Maslennikov. En 1985 protagoniza Искренне
Ваш... (Atentamente...),
tragicomedia dirigida por Alla Surikova. En 1992 participa en el thriller Чёрный
квадрат (El
cuadrado negro), sobre la investigación de un asesinato por parte de un fiscal
novato, con dirección de Yuri Moroz. En 2003 cierra su carrera cinematográfica
con un papel en Казус Белли (Casus Belli), comedia dirigida por
Igor Ugolnikov.
Nikita Mijalkov (Aleksei
Ustyuzhanin) nació en 1945 en Moscú. Entre sus muchos
galardones fue distinguido como Artista del Pueblo de la RSFSR en
1984. Es presidente de la Unión de Cineastas de Rusia. Mijalkov nace en el seno
de una familia de artistas. Su padre, Sergei Mijalkov, era autor de literatura
infantil y escribió la letra del Himno de la Unión Soviética. Su madre, Natalya
Konchalovskaya, era poetisa y nieta del pintor Vasili Surikov. Es además
hermano del también cineasta Andrei Konchalovski. Cursó estudios de piano en la
Escuela Central de Música de Moscú, y con 18 años ingresó en la Escuela Teatral
Schukin. En 1971 se graduó en la Escuela de Cinematografía Gerasimov. Debuta
muy temprano como actor de cine, y en 1963 salta a la fama con su
interpretación en la comedia de Georgi Daneliya Я шагаю по Москве (Yo paseo
por Moscú), cinta dirigida por Eldar Ryazanov sobre un joven escritor siberiano
que viaja a Moscú para mantener un encuentro con un famoso autor.
Continúa su carrera como intérprete, y dirige varios cortometrajes hasta que en
1974 rueda su primer largo, el eastern Свой среди чужих, чужой среди своих (Amigo
entre mis enemigos, enemigo entre mis amigos). Al año siguiente rueda el
melodrama Раба любви (Esclava del amor),
ambientado en la guerra civil rusa, y en la que participa como actor en el
papel del bolchevique Ivan. En 1977 dirige el drama inspirado en varias obras
de Anton Chejov Неоконченная
пьеса для механического пианино (Pieza inconclusa para
piano mecánico). En 1979 interpreta el papel de Aleksei Ustyuzhanin en la
epopeya Siberiada.
Ese mismo año dirige Несколько
дней из жизни И. И. Обломова (Algunos días en la vida de
Oblomov) a partir de la novela de Ivan Goncharov. En 1982 intervien en el
melodrama de Eldar Ryazanov Вокзал
для двоих (Una estación de tres para dos). En 1987 dirige
la que, posiblemente, es su obra maestra Очи чёрные (Ojos negros), inspirada en el
relato La dama del perrito de
Anton Chejov. En 1991 realiza el drama Урга — территория любви (Urga, el territorio
del amor), nominada al Oscar a la mejor película extranjera, premio que
conseguiría en 1994 al dirigir el drama histórico Утомлённые солнцем (Quemado
por el sol). En 1998 dirige y participa como actor en el drama histórico Сибирский цирюльник (El
barbero de Siberia). En 2005 interviene en la comedia negra de Alexei
Balabanov Жмурки (La
gallinita ciega). Sus últimos trabajos como director son las dos secuelas de
Quemado por el sol: en 2010 Утомлённые
солнцем 2: Предстояние (Quemado por el sol 2: Inminencia) y en 2011 Утомлённые солнцем 2: Цитадель (Quemado
por el sol 2: Ciudadela).
Sergei Shakurov (Spiridon Solomin) nació en 1942 en Moscú. Entre
otros galardones fue distinguido como Artista Popular de la RSFSR en 1991. Como
actor de teatro trabajó en varias compañías, entre ellas en el Teatro Central
del Ejército Rojo. Su debut en el cine se produce en 1966 en Я
солдат, мама (Soy
soldado, mamá), dirigida por Manos Zajarias. En 1970 participa en el film
bélico Был месяц май (Era el mes de mayo), dirigida por
Marlen Jutsiev. En 1972 interviene en el drama ambientado en la Segunda Guerra
Mundial Четвёртый (El cuarto), dirigido por
Alexander Stoller. Su siguiente papel es el de Andrei Zabelin en Свой среди чужих, чужой среди своих (Amigo
entre mis enemigos, enemigo entre mis amigos), Eastern dirigido por Nikita
Mijalkov. En 1978 hace el papel de Spiridon Solomin en la epopeya Siberiada. En 1981 interviene en el
melodrama de Alexander Pankratov Портрет жены художника (Retrato
de la mujer de un pintor). En 1983 participa en el biopic dirigido por Emil
Loteanu Анна Павлова (Anna Pavlova), sobre la célebre
bailarina rua. En 1984 colabora con el director Vadim Abradshitov en el drama Парад
планет (El
desfile de los planetas). En 1988 protagoniza la tragicomedia Француз (Francés), dirigida por Galina
Yurkova. En 1990 hace el papel del Iosif Stalin en el drama político Враг
народа — Бухарин (El
enemigo del pueblo: Bujarin), dirigido por Leonid Maryagin. En 1991 protagoniza
el drama Божья тварь (La criatura de Dios), en una nueva
colaboración con la directora Galina Yurkova. En el año 2000 participa en Пан
Тадеуш (Pan Tadeusz), melodrama histórico dirigido por el
polaco Andrzej Wajda. En 2005
interpreta de nuevo a un presidente de la URSS en Брежнев (Brezhnev), serial televisivo dirigido
por Sergei Snezhkin.Música

La
película está inspirada en la figura de Farman Salmanov, un buscador de
petróleo que durante los años 50 buscó petróleo en la provincia de
Tyumen.
Mención especial merece el tema musical principal que compuso Artemev, el maestro de la música electrónica. Поход (Campaña
/ Expedición) es, sin duda, uno de los temas más destacables del
compositor. En 2001 el grupo ruso de música electrónica PPK, hizo una
lamentable versión del tema que, sin embargo, alcanzó el top 3 en la
lista de singles del Reino Unido.
La cinta obtuvo el Gran Premio del Jurado en el Festival de Cannes de 1979.
FUENTE: https://cinerusia.blogspot.com/2015/07/siberiada.html?m=1



