Article épinglé
dimanche 6 octobre 2024
Gabriel Rockhill: La "Industria de la Teoría Global" capitalista al descubierto (vídeo)
REDACCIÓN CANARIAS-SEMANAL.ORG.-
Gabriel Rockhill es un filósofo, escritor, crítico cultural y profesor de Filosofía en la Universidad de Villanova de Filadelfia, especializado en el estudio de lo que él mismo ha calificado como la "Industria de la Teoría Global".
"Un sistema de producción, circulación y consumo" de ideas financiado por las grandes corporaciones capitalistas y agencias de inteligencia como la CIA la USAID, la NED o el MI6 que, en muchas ocasiones se presentan como "críticas" con el capitalismo pero que, finalmente, transmiten la idea de que cualquier alternativa socialista sería siempre una opción "totalitaria" e inviable.
En esta entrevista concedida a Tita Barahona, en exclusiva para Canarias-semanal, el profesor Rockhill explica cómo conocidos intelectuales, desde los históricos fundadores de la Escuela de Franckfurt a autores postmodernos como Jacques Derrida o Foucault, forman parte de este mercado de idas que se encarga de establecer "los parámetros de debate público aceptables", controlando donde se ubica "el flanco izquierdo de la crítica".
dimanche 29 septembre 2024
Géant penseur de la révolution africaine, Amilcar Cabral aurait eu 100 ans
C'est une grande figure de la révolution africaine qui aurait eu 100 ans ce 12 septembre. Mais sa vie s'est arrêtée en 1973 à travers un assassinat commandité par le colonialisme portugais. Amilcar Cabral a marqué l'histoire du continent africain. Diagne Fodé Roland lui rend hommage et souligne en quoi l'héritage de ce grand penseur reste d'actualité. (I'A)Révolté par l’oppression coloniale fasciste portugaise, notamment les famines successives qui avaient provoqué 50 000 morts entre 1941 et 1948 au Cap-Vert, Amilcar Cabral choisit de faire des études d’agronomie dans l’optique d’aider les paysans et fait ses études d’ingénieur agricole à Lisbonne capitale du Portugal jusqu’en 1952.
Il y rencontre des étudiants militants de la libération des colonies africaines de l’impérialisme portugais. Avec ces militants de la lutte indépendantiste en Afrique lusophone, occidentale et australe, tels Agostinho Neto (MPLA), Eduardo Mondlane du FRELIMO, etc., ensemble ils créent clandestinement le Centro de Estudos Africanos pour promouvoir la culture des peuples noirs colonisés et collaborent avec le Parti Communiste Portugais (PCP) (également clandestin). Ces futurs leaders se forment au communisme scientifique et décident de fonder les mouvements de libération anticoloniale de leurs pays respectifs.
Cabral décide de renoncer à un poste de chercheur à la station agronomique de Lisbonne (Portugal) pour un emploi d’ingénieur de deuxième classe en Guinée où il est chargé du recensement agricole qui lui permet de cerner les nationalités et les classes sociales qui composent la Guinée.
En 1954, il met en place sous couvert d’activités culturelles et sportives une organisation politique nationaliste à Bissau. Cette association est interdite par les colonialistes portugais et Cabral est expulsé de son propre pays pour se retrouver en Angola où il mène des missions pour des entreprises agricoles.
Ces enquêtes et études du paysannat sous le colonialisme lui permettent d’appliquer le matérialisme dialectique et historique et d’élaborer sa propre analyse de la société coloniale en adaptant le communisme scientifique aux réalités africaines.
En 1956, étant autorisé à revenir en Guinée Bissau une fois par an, il fonde le PAIGC (Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et des îles du Cap-vert) dans la clandestinité et Cabral en est désigné secrétaire général.
Après le massacre colonial fasciste de la grève des dockers en 1959, le PAIGC opte en 1963 pour la lutte armée et se bat contre l’armée portugaise sur plusieurs fronts à partir des pays voisins, la Guinée Conakry et la Casamance, province du Sénégal.
Le PAIGC contrôle assez rapidement 50 % du territoire en 1966 et 70 % à partir de 1968 et met en place une organisation politico-administrative dans les régions libérées dont les caractéristiques sont exposées ainsi par Cabral : « La dynamique de la lutte exige la pratique de la démocratie, de la critique et de l’autocritique, la participation croissante de la population à la gestion de leur vie, l’alphabétisation, la création d’écoles et de services sanitaires, la formation de cadres issus des milieux paysans et ouvriers, et bien d’autres réalisations qui impliquent une véritable marche forcée de la société sur la route du progrès culturel. Cela montre que la lutte de libération n’est pas qu’un fait culturel, elle est aussi un facteur culturel ».
Cabral élabore une analyse détaillée des réalités nationales et des contradictions des sociétés guinéenne et cap-verdienne pour déterminer les groupes nationaux et sociaux qui sont les plus à même de s’engager dans la lutte contre le colonialisme.
En 1961, il représente au Caire, lors de la troisième Conférence des peuples africains, les mouvements de libération des pays colonisés par le Portugal fasciste. Il y expose, partant de la formule de Lénine de « l’analyse concrète de chaque situation concrète », que la lutte doit « Renforcer les moyens d’action…, développer les moyens efficaces et en créer d’autres, sur la base de la connaissance de la réalité concrète de l’Afrique et de chaque pays africain, et du contenu universel des expériences acquises dans d’autres milieux et par d’autres peuples ».
Cabral enseigne qu’il faut étudier les nationalités et les classes sociales à partir du fait que « les gens ne se battent pas pour des idéaux ou pour ce qui ne les intéressent pas directement ; Les gens se battent pour des choses concrètes pour de meilleures conditions de vies dans la paix et pour l’avenir de leurs enfants. La liberté, la fraternité et l’égalité sont des mots vides de sens s’ils ne signifient pas une véritable amélioration de la vie des gens qui se battent ».
Cabral allie lutte idéologique et politico-militaire à la lutte diplomatique pour faire reconnaître la lutte de libération anti-coloniale à l’échelle internationale. En 1972, l’ONU reconnaît le PAIGC comme « véritable et légitime représentant des peuples de la Guinée et du Cap-Vert ».
Cabral fut aussi « l’ambassadeur porte-parole » des mouvements de libération nationale des colonies portugaises dans les différents forums à l’échelle africaine et internationale. Il en fut le leader incontesté notamment à la conférence de la Tricontinentale où il prit la parole le 6 janvier 1966 à Cuba pour y exposer sa théorie révolutionnaire de l’émancipation nationale et sociale africaine : « Nous ne luttons pas simplement pour mettre un drapeau dans notre pays et pour avoir un hymne mais pour que plus jamais nos peuples ne soient exploités, pas seulement par les impérialistes, pas seulement par les Européens, pas seulement par les gens de peau blanche, parce que nous ne confondons pas l’exploitation ou les facteurs d’exploitation avec la couleur de peau des hommes; nous ne voulons plus d’exploitation chez nous, même pas par des Noirs ».
Reconnaissant à la fois le rôle internationaliste de Cuba et panafricain de l’Algérie indépendante pour sa solidarité active avec tous les mouvements de libération en Afrique, il a déclaré : « Les chrétiens vont au Vatican, les musulmans à la Mecque et les révolutionnaires à Alger. »
Malheureusement Amilcar Cabral est assassiné le 20 janvier 1973 à Conakry par le colonialisme portugais qui a utilisé des agents renégats infiltrés dans la branche militaire du PAIGC pour commettre ce forfait empêchant ainsi le vrai père de l’indépendance de vivre la proclamation le 10 septembre 1974 de la naissance de l’État de Guinée-Bissau et du Cap-Vert.
Héros et martyr de la première phase de la libération africaine, Cabral doit inspirer la génération actuelle des lutteurs de l’actuelle seconde phase de l’émancipation nationale, panafricaine et sociale des peuples d’Afrique.
Source: Fernent
samedi 28 septembre 2024
jeudi 26 septembre 2024
Les villes et décors psychédéliques de Wenzel Hablik (synthèse de arts)
Dans ses peintures il laisse libre cours à ses utopies urbaines en dehors de toute considération pratique, et ramène ses décors dans l'espace intérieur concret. Fascinant.
Je me demande si Roger Caillois, qui aimait lui aussi pierres et cristaux, connaissait son oeuvre?
Évidemment on pense au Formulaire de Chtcheglov, à La Nouvelle Babylone de Constant, et plus largement à la synthèse des arts, des romantiques aux situationnistes.
mercredi 25 septembre 2024
Cuando las locas teorías del "Deep State" y "los Amos del Mundo" chocaron contra la teoría del "Imperialismo"
FUENTE: https://follow.it/la-tarcoteca-contrainfo/temp/MTAwMjg2MzI2NQ==
¿Qué es lo que tienen en común los agentes dispersos pero organizados del Deep State, con los Amos del Mundo y sus constantes pugnas? Monopolios e imperialismo.
A lo largo del tiempo, fruto de la desinformación y desorientación general de guerra cognitiva contra la humanidad, se han impuesto 2 archifamosas narrativas contrapuestas pero que en el imaginario mediático habitual conviven acríticamente para explicar quién manda en el mundo. Hoy compararemos la teoría conspirativa del "Estado Profundo", la de "Los Amos del Mundo" y le pasaremos el rodillo de la lógica básica, descubriendo que lo que estas teorías quieren ocultar es una teoría antigua pero coherente, y que explique ambos fenómenos, la Teoría de los Monopolios.Teoría 1: El Estado Profundo
Teoría 2: Los Amos del Mundo
Teoría 3: Los Monopolios
¿Qué es lo que tienen en común los agentes dispersos pero organizados y coluídos del Deep State, con los Amos del Mundo, y sus constantes pugnas por el mercado? El misterio final lo desentrañó históricamente Lenin 1916 (pdf) y no otro, con su obra icónica "Imperialismo, Fase superior del Capitalismo" (lectura obligatoria, también en audiolibro para vagos). Al final resulta que no hay misterio: Monopolios.
¿Quién controla el Imperio?
¿Quién controla los monopolios? ¿Qui Bono?
No existe el Deep State, solo Grandes Financieros
Pourquoi les soldats israéliens violent, torturent et massacrent les Palestiniens
Instiller la peur auprès du peuple palestinien n’est pas le corollaire des brutales violations des droits humains perpétrées par les forces de défense israéliennes. C’est une stratégie.
Source : Common Dream, Ramzy Baroud
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises
- Des groupes d’extrême droite manifestent devant le parquet militaire alors que le tribunal militaire israélien instruit l’affaire de 9 soldats emprisonnés pour avoir torturé sexuellement un prisonnier palestinien dans le centre de détention de Sde Teiman où sont détenus les Palestiniens de Gaza, à Kfar Yona, Israël, le 30 juillet 2024. (Photo par Mostafa Alkharouf/Anadolu via Getty Images)
Le 25 octobre 2023, le responsable politique israélien Moshe Feiglin a déclaré à Arutz Sheva-Israel National News : « Les musulmans n’ont plus peur de nous. »
Il peut sembler étrange que Feiglin considère que la peur soit un élément essentiel au bien-être, voire à la survie même d’Israël.
En réalité, cet élément de peur est directement lié au comportement d’Israël et il est fondamental dans son discours politique.
De tout temps dans l’histoire, Israël a perpétré des massacres avec une stratégie politique bien précise à l’esprit : il s’agit d’instiller la peur requise pour chasser les Palestiniens de leurs terres. Deir Yassin, Tantara et les plus de 70 massacres documentés au cours de la Nakba, ou Catastrophe palestinienne, en sont les exemples.
Israël a également eu recours à la torture, au viol et à d’autres formes d’agression sexuelle pour atteindre des objectifs similaires dans le passé, il s’agissait d’obtenir des informations ou de briser la volonté des prisonniers.
Des experts affiliés à l’ONU ont déclaré dans un rapport publié le 5 août : « Ces pratiques visent à punir les Palestiniens pour avoir résisté à l’occupation et cherchent à les détruire individuellement et collectivement. »
La guerre qu’Israël mène actuellement à Gaza a donné cours à toutes ces stratégies horribles d’une manière sans précédent dans le passé, tant en termes de généralisation que de multiplication.
Pour l’armée israélienne, utiliser la torture est une stratégie concertée.
Dans un rapport intitulé « Bienvenue en enfer », publié le 5 août, le groupe israélien de défense des droits humains, B’tselem, a déclaré : « Les centres de détention israéliens, dont les détenus sont délibérément soumis à de fortes et incessantes douleurs et souffrances, fonctionnent en fait comme des camps de torture. »
Quelques jours plus tard, le groupe de défense des droits des Palestiniens, Addameer, a publié son propre rapport documentant « des cas de torture, de violence sexuelle et de traitements dégradants, ainsi que des sévices systématiques et des violations des droits humains infligés aux détenus de Gaza ».
Si les cas de viols, d’agressions sexuelles et d’autres formes de torture étaient indiqués sur une carte, ils couvriraient une vaste zone géographique, à Gaza, en Cisjordanie et en Israël même, notamment dans le tristement célèbre camp de Sde Teiman.
Compte tenu de la taille et de l’implantation de l’armée israélienne, les preuves bien documentées de viols et de tortures démontrent que ces tactiques ne sont pas liées à une branche spécifique de l’armée. Cela veut dire que l’armée israélienne utilise la torture comme une stratégie concertée.
Une telle stratégie a été associée à des personnalités comme Itamar Ben-Gvir, ministre israélien de la sécurité nationale. Ses déclarations agressives, par exemple celle voulant que les prisonniers palestiniens soient « abattus d’une balle dans la tête au lieu de continuer à être nourris », sont en parfaite adéquation avec ses actions tout aussi violentes : la politique qui consiste à affamer des prisonniers, la normalisation de la torture et l’apologie du viol.
Mais Ben-Gvir n’a pas initié ces politiques tortionnaires. Elles lui sont antérieures de plusieurs décennies et elles ont été utilisées contre des générations de prisonniers palestiniens, qui bénéficient de peu de droits au regard de ceux inscrits dans le droit international, en particulier dans la quatrième convention de Genève.
Mais pourquoi les Israéliens torturent-ils les Palestiniens aussi massivement ?
Les guerres menées par Israël contre les Palestiniens comportent deux éléments : un élément matériel et un élément psychologique. Le premier se manifeste dans le génocide en cours, l’assassinat de dizaines de milliers de personnes, les blessures infligées à des dizaines de milliers d’autres et la quasi-destruction de Gaza.
Le facteur psychologique, quant à lui, vise à briser la volonté du peuple palestinien.
Law for Palestine, un groupe de défense juridique, a publié une base de données de plus de 500 cas montrant que des dirigeants israéliens, dont le Premier ministre Benjamin Netanyahou, ont incité au génocide à Gaza.
La plupart de ces déclarations semblent se focaliser sur la déshumanisation des Palestiniens. Prenons par exemple, la déclaration du 11 octobre du président israélien Yitzhak Herzog qui estime : « Il n’y a pas de civils innocents à Gaza. » Voilà qui a contribué à la condamnation à mort collective qui a rendu l’extermination des Palestiniens moralement justifiable aux yeux des Israéliens.
La sinistre référence biblique inquiétante de Netanyahou lui même, qui a appelé les soldats israéliens à se venger des Palestiniens en déclarant : « Souvenez-vous de ce qu’Amalek vous a fait » [référence aux Amalékites, les ennemis bibliques des Israélites antiques, NdT], était également un blanc-seing pour un massacre de masse.
En choisissant de ne pas considérer les Palestiniens comme des êtres humains, des êtres innocents, dignes de vivre et d’être en sécurité, Israël a donné carte blanche [en français dans le texte] à son armée pour agir comme elle l’entendait à l’encontre de ces « animaux humains », pour reprendre les termes du ministre israélien de la défense, Yoav Gallant.
Les massacres, la famine, les viols et les tortures que subissent les Palestiniens sont le résultat inévitable de cette dialectique choquante. Mais l’objectif global d’Israël n’est pas simplement d’exercer une vengeance, même si cette dernière a joué un rôle important dans le désir de reconstruction nationale d’Israël.
En essayant de briser la volonté des Palestiniens par la torture, l’humiliation et le viol, Israël veut rétablir une autre forme de dissuasion, celle qui lui a échappé le 7 octobre.
À défaut de rétablir une dissuasion militaire ou stratégique, Tel-Aviv investit dans la dissuasion psychologique, c’est-à-dire dans le rétablissement de l’élément de peur qui a été rompu le 7 octobre.
Violer des prisonniers, faire fuiter des vidéos de ces actes horribles et les perpétrer encore et encore, cela fait partie de la stratégie israélienne, à savoir recréer la peur.
Mais Israël échouera, tout simplement parce que les Palestiniens ont déjà réussi à démolir la matrice de 76 ans de domination physique et de torture mentale d’Israël.
La guerre israélienne contre Gaza s’est avérée être la plus destructrice et la plus sanglante de toutes les guerres menées par Israël. Pourtant, la résilience palestinienne ne cesse de se renforcer, simplement parce que les Palestiniens ne sont pas passifs, ils participent activement à l’élaboration de leur propre avenir.
Si la résistance populaire est effectivement le processus de restauration du moi, les Palestiniens de Gaza prouvent que, nonobstant leur indicible douleur et leur affliction, ils ressortent comme un tout, prêts à arracher leur liberté, quel qu’en soit le prix
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Ramzy Baroud est journaliste et rédacteur en chef de Palestine Chronicle.
Source : Common Dream, Ramzy Baroud, 16-08-2024
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises
Guerre Israël-Hamas : la justice française classe une plainte dénonçant des tortures imputées à un Franco-israélien
Des associations dénonçaient, vidéo à l’appui, des tortures sur des hommes présentés comme des prisonniers palestiniens à Gaza.
Début septembre, le Parquet national antiterroriste (Pnat) a classé une plainte requise par des associations montrant sur la base d’une vidéo les actes de tortures imputées à un Franco-israélien accompagnés d’hommes présentés comme des prisonniers palestiniens dans le cadre de la guerre entre Israël et le Hamas, a appris l'AFP ce mardi 10 septembre de source judiciaire.
Cette vidéo daterait de janvier 2024 mais a été relayée en mars sur les réseaux sociaux et aurait été «prise» par ce «supposé soldat franco-israélien, filmant des prisonniers palestiniens dans une situation dégradante et faisant état de tortures», et qui se déroulerait à Gaza. Mais d'après la source judiciaire, la plainte a été classée le 2 septembre.
«Au terme de l'examen de cette procédure, les faits dénoncés apparaissent insuffisamment caractérisés, les éléments versés à l'appui de la plainte n'étant pas suffisants pour établir l'existence d'éventuels actes matériels de complicité», a-t-on précisé. Cette plainte simple contre X, consultée par l'AFP, avait été adressée mi-avril à Paris au Pnat, compétent en matière de crimes de guerre et crimes contre l'humanité.
«Stupéfaction» des associations
Les signataires sont l'association belge «Le mouvement du 30 mars», la française «Justice et droits sans frontières» (JDSF), et l'«association des Palestiniens de France-AL JALIYA-Union des Associations palestiniennes en France». «C'est avec stupéfaction que nous apprenons ce classement sans suite, alors que la plainte comprenait tous les éléments pour ouvrir une enquête. Nous demanderons l'accès au dossier pour comprendre», ont réagi auprès de l'AFP les avocats des associations.
«Le Pnat montre par cette décision une volonté de ne pas faire la lumière sur l'implication, à Gaza, de bi-nationaux dans des crimes de guerre (...). Cette volonté ne peut être que politique», ont-ils encore ajouté. La plainte retenait les chefs de «tortures» et «complicité de tortures en tant que crime de guerre» dans «le contexte d'un conflit armé international».
Sur la vidéo publiée notamment le 19 mars sur X, on entendait une voix parlant français disant «t’as vu ces enculés, mon neveu ? (...) il s'est pissé dessus. Je vais te montrer son dos, tu vas rigoler, ils l'ont torturé pour le faire parler». «Vous étiez contents le 7 octobre, bande de fils de putes», dit encore la voix, en référence à l'attaque inédite du mouvement islamiste palestinien dans le sud d'Israël, qui a entraîné la mort de 1.205 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes.
Provocation et manipulation : quand le FBI faisait les dessins (USA, 1968)
1968, livre de coloriage des black panther…
sauf qu’en réalité celui-ci a été produit par le FBI pour pouvoir accuser le mouvement d’être un promoteur de haine.
Le capitalisme en crise (E.I. Liskovich, 1932)
Installation satirique du 1er mai. Érigée sur le canal Obvodny (Leningrad) en parfaite harmonie avec le paysage environnant, l'installation représente l’immense figure en contreplaqué d’un capitaliste, à moitié immergé dans l’eau du canal et appelant à l’aide (les copains nazis).
Quand le 13º était rock, bananes, et chaines à vélo
En 1976-1977, alors que le mouvement Punk explose à Londres, un revival rockabilly occupe la scène des sous-cultures musicales. Autour des groupes Crazy Cavan, Riot Rockers, Matchbox, Cadillac ou Flying Saucers, les Teddy Boys font la chasse aux Punks lorsqu’ils les croisent sur leur route. En France, à la même époque et jusqu’au début des années 1980, les “Rebelles” s’affichent au Golf Drouot et déploient le drapeau sudiste (des États confédérés d’Amérique) dans les concerts de rockabilly et dans leurs cafés à la Bastille ou à Vincennes. En 1980, avec son following de jeunes loubards locaux, les anciens Béruriers (1978-1982) évoluait dans cette zone grise de la banlieue-est entre reprises rock massacrées et avant-gardisme musical punk rock minimaliste. No Future.
General Lee & Teddy Boys – Paris 13e – 1979, en trois parties :
Photos : Thomas Gilou, prise de vue et animation : Olivier Esmein, son : François Waledisch, montage : Marie-Ange Baratier, musique : Dakota Soviet, voix : Dale Andrew, production : CAD (maintenant : Amorce Films), réalisation : Thomas Gilou & Olivier Esmein.
En 1980, au milieu des tours du XIIIème arrondissement de Paris, une bande de jeunes s’adonnait à une mode spectaculaire et rétro issue des U.S.A. de la fin des années 50 : les Teddy Boys. Leur mode de vie délirant, raciste et folklorique recouvrait une réalité sociale : celle de la misère.



