Article épinglé

jeudi 29 janvier 2026

Trente ans après Sankara, Traoré veut raviver la flamme révolutionnaire au Burkina Faso

SOURCE https://www.initiative-communiste.fr/articles/international/sankara-la-france-des-travailleurs-tient-toujours-avec-toi/

 

Un coup d’Etat militaire fomenté par des officiers burkinabés liés au potentat ivoirien Ouattara, cet ultime tenant du néo-colonialisme françafricain, vient d’être déjoué à Ouagadougou. Il visait à renverser la direction anti-impérialiste du pays incarnée par Ibrahim Trahoré, ce continuateur de Sankara et de Lumumba. Les Français amis de l’Afrique et… de la dignité de la France ne peuvent que condamner les manigances néocoloniales, qu’elles émanent d’Abidjan et/ou de Paris.

Car, comme le disait Engels, « un peuple qui en opprime d’autre ne saurait être libre ».

PÔLE POSITIONS – JANVIER 2026 – Par Floréal, PRCF

Le 15 octobre 1987, Thomas Sankara, président révolutionnaire du Burkina Faso, tombait assassiné avec douze de ses proches dans des conditions dramatiques. Trente‑huit ans plus tard, son héritage continue de marquer profondément la politique burkinabé, notamment sous le leadership du président Ibrahim Traoré, qui s’affirme comme l’un de ses héritiers politiques les plus explicites.

Arrivé au pouvoir en 1983, Sankara avait rapidement initié une série de réformes radicales pour transformer la société de l’ancienne Haute‑Volta, qu’il rebaptisa Burkina Faso — « le pays des hommes intègres ». Gouvernant par ce qu’il qualifiait de Révolution démocratique et populaire, il prônait l’autosuffisance, l’émancipation des populations rurales, la lutte contre la corruption et l’impérialisme, des politiques de santé publique ainsi que l’égalité des sexes. Sous sa direction, des campagnes de reboisement furent lancées, des écoles ouvertes, la production locale encouragée, et la souveraineté nationale placée au cœur du projet politique.

Sankara ne se contentait pas d’un changement symbolique : il refusait l’aide étrangère qui, selon lui, était souvent une forme subtile d’emprise impérialiste, et nationalisa des ressources clés pour libérer le pays de la dépendance extérieure. Cette posture de rupture avec les logiques néocoloniales lui valut autant l’admiration de ses partisans que l’hostilité de nombreux gouvernements africains et occidentaux.

Les circonstances de son assassinat restent sujettes à débats. Sankara fut tué par un commando lors d’une réunion du Conseil national de la révolution, tandis que Compaoré prenait le pouvoir dans l’heure qui suivit le meurtre. Ce coup d’État mit fin à quatre ans de transformations sociales et politiques, ouvrant une longue ère de domination de Compaoré et de ses alliés, souvent perçus comme proches de structures de pouvoir étrangères, notamment françaises.

Depuis la chute de Compaoré en 2014, le peuple burkinabé et les héritiers politiques de Sankara réclament vérité et justice, notamment une enquête complète sur les responsabilités internes et internationales dans l’assassinat. Plusieurs inculpations ont été prononcées dans le cadre de l’enquête réouverte en 2015, mais le procès et les conclusions restent partiellement insatisfaisants pour beaucoup.

Sankara demeure aujourd’hui une icône de l’anti‑impérialisme, de la souveraineté populaire et de la lutte pour un développement autonome en Afrique. Sa mémoire continue d’alimenter les débats politiques et sociaux, tandis que des mouvements citoyens, comme le Balai citoyen, rattachent leur action à son héritage de transformation profonde du lien entre l’État et les populations.

Arrivé au pouvoir à la suite d’un coup d’État en 2022, le capitaine Traoré s’est rapidement positionné comme un continuateur du projet sankariste, glorifiant l’idéal de souveraineté nationale et de rupture avec les logiques néocoloniales. Dans un message solennel lu le 15 octobre dernier lors d’une commémoration au mausolée de Sankara, Traoré a salué « l’engagement et le combat pour un Burkina Faso digne, souverain et prospère », soulignant que l’œuvre du leader assassiné « demeure une source d’inspiration et une boussole pour la Révolution Progressive Populaire ».

Sous son mandat, le Burkina Faso a introduit des symboles forts rappelant le passé révolutionnaire : la devise emblématique « La Patrie ou la mort, nous vaincrons » — déjà associée à l’ère Sankara — a été rétablie comme devise nationale, marquant une rupture symbolique avec les précédentes orientations politiques.

Sur le plan politique et économique, Traoré s’est aussi inspiré des préceptes de Sankara en privilégiant des politiques d’autosuffisance et d’anti‑impérialisme. Il a mis l’accent sur la souveraineté alimentaire, la réappropriation des ressources — notamment via la nationalisation de certaines mines ou la création d’une raffinerie d’or nationale — et le refus des aides conditionnelles du FMI ou de la Banque mondiale.

Cette trajectoire s’accompagne d’un rejet assumé de l’influence française dans les affaires intérieures, avec des mesures telles que la suspension de certaines chaînes médiatiques étrangères et la redéfinition des alliances internationales du pays.

Cependant, cette réinvention du projet sankariste par Traoré suscite des débats. Certains analystes voient en lui un continuateur authentique des idées de Sankara, particulièrement en matière de renforcement de la souveraineté et de lutte contre l’impérialisme. D’autres soulignent les défis de gouvernance auxquels il est confronté, notamment le contexte sécuritaire dramatique, l’instabilité persistante et les critiques sur la liberté de la presse ou l’autoritarisme croissant du régime.

Quoi qu’il en soit, pour beaucoup de Burkinabè, la figure de Sankara reste un repère moral et politique, et les déclarations publiques de Traoré rappellent la volonté d’ancrer la politique contemporaine dans cet héritage. En évoquant le passé révolutionnaire comme un phare pour l’avenir, le président burkinabé souhaite montrer que les idéaux de dignité, de souveraineté et de justice sociale ne sont pas seulement des souvenirs, mais des objectifs toujours vivants dans la politique actuelle.

 

RAÚL MARTÍNEZ (Ciego de Ávila, 1927- La Habana, 1995)

 

Pintor, dibujante, grabador, fotógrafo y diseñador gráfico. 
Ingresa en la Escuela Elemental de Artes Plásticas anexa a la Escuela San Alejandro 
en 1941, y termina sus estudios en 1943. 
Hacia 1946 matricula en San Alejandro, cuyos estudios interrumpe en 1948 
por problemas económicos. Ese mismo año realiza su primera exposición personal 
en el vestíbulo del desaparecido teatro Adad. En 1952 solicita una beca y es aceptado 
en el Institute of Design de Chicago, Estados Unidos, fundado por Moholy Nagy. 
Forma parte del grupo Los Once y participa en numerosas exposiciones del mismo, 
entre ellas, la célebre muestra Expresionismo abstracto, en Galería Habana. 
Al siguiente año, exhibe Homenajes, donde comienza a desembarazarse del 
expresionismo abstracto e inicia su incursión en el pop a través del collage. 
A partir de 1966 comienza a trabajar la iconografía martiana, conjugando 
elementos de la pintura popular y del pop. Participa en el Salón 70 con su óleo 
de grandes dimensiones Isla 70. Numerosas exposiciones colectivas e individuales 
conforman su intenso quehacer artístico. El Museo Nacional de Bellas Artes organiza 
en 1988 la muestra Nosotros: la primera y mayor retrospectiva de su obra. 
Recibe a lo largo de su carrera disímiles premios. En 1995 recibe el Premio Nacional 
de Artes Plásticas en su primera edición.
Raúl Martínez
Raúl Martínez, Sin título 
Ustedes, nosotros, 1969
 

 

El Diputado (Eloy de la Iglesia, 1978)



 Pour constellation Guy Debord / mythe de l'Espagne

Le cinéma d'Eloy de la Iglesia est un cinéma physique dans tous les sens du terme: une formule cinématographique du "estar" situationniste. Il illustre l'esprit de l'Espagne durant la période tardofranquiste et dite de "transition démocratique" (transaction et pacte de l'oubli).


 

Présentation de Li Tuo

 SOURCE: http://www.chinese-shortstories.com/Auteurs_de_a_z_Li_Tuo.htm

 

 

Li Tuo 李陀

par Brigitte Duzan

 

Li Tuo est surtout connu pour son travail de scénariste et théoricien du cinéma, avec son épouse Zhuang Nuanxin, au début de la période d’ouverture, puis comme éminent critique littéraire à partir du début des années 1980.

 

On connaît moins son œuvre littéraire car il a peu écrit, mais ce qu’il a publié fait regretter qu’il ait décidé dès 1982 de se consacrer uniquement à la critique et à la promotion des jeunes auteurs d’avant-garde. Il a cependant récemment recommencé à écrire, et a publié en juin 2012 un roman original qui renoue avec ses recherches initiales sur la forme et sur la langue.

 

Débuts difficiles

 

De son vrai nom Meng Keqin (孟克勤), Li Tuo (李陀) est né

 

Li Tuo

en 1939 à Hochhot, en Mongolie intérieure. Il était d’une famille d’ethnie Daur (达斡尔族), originaire de la bannière de Morin Dawa  (莫力达瓦旗), bannière autonome alors sous la juridiction de la province du Heilongjiang. 

 

Li Tuo adolescent

 

Li Tuo est donc né dans une zone marginale de la Chine, qui parlait son propre dialecte et avait ses coutumes propres. On le présente souvent ainsi, à ses débuts : un homme des confins, des marges (边缘人). Ses parents sont cependant venus s’installer à Pékin quand il était enfant, et c’est là qu’il est allé à l’école, terminant ses études secondaires en 1958.

 

Mais il est tout de suite entré à l’usine, et a continué à travailler comme ouvrier pendant toute la Révolution culturelle : comme mécanicien dans une usine de machines-outils, puis ouvrier dans une usine de traitement thermique et enfin ajusteur.

 

Il a pourtant commencé à écrire dès le collège, des poèmes, des nouvelles et des essais.

 

1979-1982 : écrivain d’avant-garde, scénariste et théoricien du cinéma

 

Ses premiers textes sont publiés en 1975 et il participe à la rédaction du journal « Ouvriers de Pékin » (《北京工人》). Il se souvient :

最高兴的是领导说你有个小说写得还行,批你假,让你专心写作。

« ce qui m’a fait le plus plaisir, c’est quand la direction m’a dit que, si je voulais écrire d’autres nouvelles, c’était très bien, que je pouvais demander du temps de libre pour pouvoir me consacrer pleinement à l’écriture. »

 

En 1979, il entre à l’association des écrivains. Il devient un écrivain d’avant-garde, et, avec son épouse, la cinéaste Zhang Nuanxin (张暖忻), participe en tant que théoricien et scénariste au renouveau du cinéma chinois.

 

Avant-garde littéraire

 

L’une de ses premières nouvelles publiées après la Révolution culturelle,  « Si seulement tu pouvais entendre cette chanson » (《愿你听到这支歌》), est couronnée du prix de la meilleure nouvelle en 1978.

 

Il en écrit d’autres : « Lourde charge » (《重担》), « Le rosier thé » (《香水月季》), « Septième grand-mère » (《七奶奶》), « Soleil couchant » (《余光》), « Chute libre » (《自由落体》)… Elles suscitent louanges et controverses car elles ne sont pas dans l’air du temps, c’est-à-dire dans le courant dominant de la littérature des cicatrices, puis de recherche des racines (1).

 

Ce qui intéresse avant tout Li Tuo, c’est la forme, la recherche stylistique et formelle :

每一篇都是做尝试,有的实验还可以,有的实验根本就失败了

Chacune de mes nouvelles est une expérience, les unes ont un certain intérêt, d’autres sont complètement ratées.

 

白话文的历史比较短,还有,中国老是打仗、革命,不太平,作家不能反复去琢磨。写中长篇的话,我老觉得我们的积累不够,可是学西方小说,那是人家的,怎样移植到中国小说中,有很大困难。对我来说,先写短篇练一练。

L’histoire de la littérature en baihua est relativement courte ; qui plus est, la Chine a été constamment le terrain de conflits, révolutions et désordres de toutes sortes qui ont empêché les écrivains de peaufiner leur style. Je pense que nous avons accumulé beaucoup de retard dans le domaine du roman ; on peut se mettre à l’école du roman occidental, mais il n’est pas facile de le transformer en un genre spécifiquement chinois. C’est pourquoi, pour ce qui me concerne, je préfère m’exercer en écrivant des nouvelles.

 

Parallèlement, il veut aussi renouveler la langue, lui enlever sa gangue idéologique, la raideur de la prose révolutionnaire, pour lui redonner la fraîcheur d’une langue vivante, au contact du parler populaire, c’est-à-dire reprendre là où Lu Xun s’était arrêté.

 

En 1980, il est invité à la réunion de l’Association des écrivains ; il y prononce un discours en forme de profession de foi qui est ensuite publié dans le Journal des lettres et des arts (《文艺报》) : « L’essentiel, en matière de création, c’est la forme » (《创新的焦点是形式》).

 

« Septième grand-mère » (《七奶奶》) et « Chute libre » (《自由落体》) sont des exemples types de cette approche. La première nouvelle, par exemple, représente une adaptation du style du « flux de conscience », très semblable à celui de Virginia Woolf dans sa première nouvelle, « The Mark on the Wall » (2). La démarche de Li Tuo est la même : il part d’un fait quotidien anodin, mais inexpliqué, pour développer toute une série de pensées qui en découlent plus ou moins inconsciemment dans la tête de la vieille « septième grand-mère ».

 

Chez Woolf, c’est une tache bizarre sur le mur qui est le point de départ du récit. Chez Li Tuo, c’est le fait que la vieille grand-mère n’arrive pas à comprendre ce que fait sa bru dans la cuisine, en face de sa chambre. Elle a beau tendre le cou, et l’oreille, elle n’arrive ni à voir ni à entendre ce que l’autre peut bien faire. On a ainsi un portrait direct, la vérité intime, d’une veille femme qui n’a plus de prise sur le monde extérieur.

 

Li Tuo utilise en outre une langue qui incorpore des expressions populaires pékinoises et colle d’autant mieux à la réalité qu’il dépeint. Le texte est dense, presque continu, comme le flux de pensées qu’il décrit. « Septième grand-mère » est une nouvelle étonnante, surtout pour l’époque. « Chute libre » est de la même eau, c’est d’ailleurs la nouvelle que Li Tuo dit préférer.

 

Avant-garde cinématographique

 

Li Tuo a mené avec son épouse Zhang Nuanxin (3) des recherches stylistiques du même ordre dans le domaine du cinéma. Moribond au lendemain de la Révolution culturelle, le cinéma chinois avait besoin de dépasser les schémas courants et se mettre au courant des innovations qui s’étaient produites dans le cinéma mondial, en particulier en France et en Italie, pendant que le pays était fermé au monde extérieur.

 

C’est ce que préconisent Li Tuo et son épouse dans un article fondamental publié en 1979 : « Sur la modernisation du langage cinématographique » (《谈电影语言的现代化》). L’article provoque une prise de conscience des déficiences accumulées et un débat théorique qui va durer sept ou huit ans (4).

 

Mais Li Tuo ne se borne pas à la théorie et au mouvement d’idées. Il participe à l’émancipation du cinéma chinois et à sa modernisation en collaborant à la réalisation de deux films illustrant cette réflexion dont il écrit les scénarios.

 

Le premier est « Li Siguang » (《李四光》), tourné par Ling Zifeng (凌子风) au studio de Pékin en 1979. Le second est réalisé par son épouse : « Sha’ou » ou « The Drive to Win » (《沙鸥》), en 1981 (3) ; il donnera lieu à

 

Li Siguang

un article, publié en décembre 1983, expliquant les conditions d’adaptation du scénario à l’écran : « Sha’ou, du scénario au film » (《沙鸥——从剧本到电影》). Les deux films obtiennent le prix du ministère de la culture, en 1979 et 1981.

 

En 1982, cependant, Li Tuo a cessé d’écrire. Ce devait être une interruption temporaire de deux ou trois ans, le temps de lire et réfléchir, cela a duré trente ans…

        

1982-2012 : critique littéraire

 

Il a expliqué cette décision soudaine à diverses reprises dans des interviews. Au départ, il a voulu faire une pause pour perfectionner ses connaissances, de la littérature étrangère en particulier, afin d’affiner son style. Cependant, la littérature chinoise évolua très vite pendant ce début des années 1980 : Li Tuo n’était pas satisfait de la littérature des cicatrices : c’était pour lui la dernière phase de la « littérature des paysans-ouvriers-soldats ». Il n’avait pas d’affinités non plus avec le courant de recherche des racines qui se développa ensuite.

 

Parrain des jeunes écrivains

 

Li Tuo dans les années 1980

 

Mais, en 1985, apparaissent Yu Hua, Su Tong, Mo Yan ; il se demande comment écrire des œuvres d’avant-garde qui soient meilleures que les leurs. Ces jeunes sont en rupture, brisent les conventions, les normes : c’est ce que tout le monde aime… Ce n’est cependant pas ce qu’il veut faire, ni ce qu’il est prêt à soutenir.

 

En 1984, par exemple, il fulmine contre les louanges prodiguées à Zhang Xianliang (张贤亮) lors de la publication de « Mimosa »

(《绿化树》), roman dont le thème est la famine de 1960 ; le jeune protagoniste de ce roman a faim et il est dépeint disputant sa nourriture aux rats ? Très bien, dit Li Tuo, mais il n’est pas mort de faim, comme tant d’autres, et il a même trouvé quelqu’un pour l’aimer… Il reconnaît cependant le nécessaire respect de quelque chose comme la dignité de la chose écrite : on ne pouvait en fait pas aller plus loin que Zhang Xianliang  dans « Mimosa », hors toute question de censure.

 

Il préfère arrêter d’écrire. Il devient critique littéraire et va s’employer à faire connaître les jeunes et brillants auteurs d’avant-garde. Il illustre l’importance croissante de la critique littéraire, en Chine, pour la reconnaissance des nouveaux talents, mais aussi l’émergence de nouveaux courants.

 

C’est Li Tuo qui fait connaître A Cheng (阿城) et son « Roi des échecs » (《棋王》) en 1984 : le manuscrit ayant été refusé par le journal « Littérature de Pékin », il le recommande à son concurrent, « Littérature de Shanghai », qui le publie.

 

En 1986, il accède au poste de rédacteur adjoint du journal littéraire « Littérature de Pékin » (《北京文学》) ce qui renforce son influence.  Il publie nombre de nouvelles dans le journal, celle de Yu Hua (余华) « Parti à 18 ans loin de chez moi » (《十八岁出门远行》) étant l’une des premières. On

 

Li Tuo en 1986 avec les écrivains

 A Cheng (en bas à g.) et Liu Xinwu (à sa droite)

l’appelle affectueusement « Papi Tuo » (陀爷).

 

C’est Li Tuo aussi qui a fait connaître Bei Dao (北岛) ; il a ensuite gardé des liens étroits avec lui et publié beaucoup de critiques dans le journal qu’il édite : « Jintian » (《今天》).

 

Rupture en 1989

 

Horizons, n° de juillet 2002

 

Après les événements de juin 1989,  le professeur Leo Ou-fan Lee, de l’université de Chicago, ayant trouvé le financement nécessaire pour venir en aide à « quelques dissidents chinois notoires » qui avaient été particulièrement actifs pendant la « fièvre culturelle » des années 1980, dont Li Tuo, celui-ci s’exile aux Etats-Unis,

 

Il est accueilli à l’université Columbia où il est toujours maître de conférences, mais tout en revenant souvent en Chine. Sa première épouse, Zhang Nuanxin, étant décédée en 1995, il s’est remarié avec une jeune femme d’origine chinoise, professeur de littérature comparée à Columbia, Lynda Liu, très active dans le domaine de la recherche sur les échanges interculturels, et en particulier sur les mouvements de mots, de théories et d’idées dans le monde, par delà les frontières nationales ; ils ne pouvaient que s’entendre.

Li Tuo et sa seconde épouse Lydia Liu

lors du mouvement de protestation

Occupy Wall Street, en octobre 2011

 

 

En 2000, Li Tuo franchit une étape supplémentaire en fondant la revue, « Horizons » (世界), qui devient le porte-parole de la Nouvelle Gauche (新左派), un mouvement qui entend se distancier de la gauche, mais en contestant la vague de libéralisme extrême dont le résultat est de créer des inégalités et des déséquilibres en Chine comme dans le monde entier.

 

« Horizons » a pour autre caractéristique d’avoir une forme thématique et une approche interculturelle qui rapproche la revue de Tian Nan/Chutzpah, le magazine littéraire de Ou Ning (欧宁). 

 

 

 

Derniers recueils de critiques

 

Deux de ses derniers livres sont particulièrement intéressants.

 

Le premier, édité avec Bei Dao et publié en juillet 2009, s’intitule « Les années 1970 » (《七十年代》).

Pourquoi les années 1970 ? Parce que, dit-il dans la préface, comparée aux années 1960 et 1980 qui l’encadrent, on a l’impression qu’il ne s’est rien passé pendant cette période, qu’il ne s’agit que d’un bref intermède entre deux ouragans (两个狂飙之间这个短暂的十年). Or, ce sont ces années-là, selon lui, qui ont préparé l’ouverture des années 1980 et l’épanouissement des années qui ont suivi.

 

La période est liée à l’émergence d’un groupe d’intellectuels, d’écrivains qui ont grandi ou mûri pendant cette décennie. Ce livre est un regard rétrospectif sur

 

Les années 1970

 

L’histoire d’hier

 

eux ; il leur donne la parole pour qu’ils racontent leur propre histoire, les souvenirs de leur vie pendant cette décennie, en la replaçant dans son contexte historique. Les plus connus sont A Cheng (阿城), Yan Lianke (阎连科) et Wang Anyi (王安忆)

 

L’autre livre récent, publié en mai 2011, est « L’histoire d’hier » (昨天的故事》), qui regroupe une sélection d’articles de critique littéraire parus dans la rubrique spéciale « Réécrire l’histoire littéraire » (重写文学史”) que Li Tuo a tenue pendant dix ans, de 1991 à l’été 2001, dans la revue de Bei Dao Jintian (《今天》).

 

 

2012 : Retour à l’écriture

 

Et finalement, Li Tuo est revenu à l’écriture romanesque. Il a publié en juin 2012 un roman intitulé « L’annulaire » (《无名指》).

 

Evidemment, on lui a tout de suite demandé pourquoi il s’était remis à écrire maintenant, au bout de trente ans. Sa réponse est simple : la littérature chinoise est aujourd’hui trop pauvre en œuvres suffisamment intéressantes pour nourrir une critique régulière. Il a eu envie de reprendre son exploration de la forme et de la langue, pour dépasser le sempiternel réalisme qui a fait son temps, selon lui, surtout dans la forme politisée qu’il a prise.

 

Ce n’est cependant que lorsqu’il a arrêté la publication de « Horizons » qu’il a pu se lancer dans son projet. Pour ce nouveau livre, il s’est mis à la fois à l’école de Cao Xueqin (曹雪芹) et à celle de Dostoievski, l’un pour la référence à la tradition chinoise, l’autre pour ses analyses psychologiques.

 

L’annulaire

 

Il a conçu une histoire vue sous l’angle d’un psychologue : il reçoit et traite toutes sortes de gens, qui tous ont des problèmes. Li Tuo fait ainsi défiler un bout d’humanité à la fois complexe et au bord de l’absurde. Mais son observation sociale est relayée par une langue moderne qui fait appel à l’argot. Il est vital pour lui de moderniser l’expression, de la rendre plus proche de la langue parlée, ou plutôt de faire de la langue parlée une langue littéraire. Inutile de dire qu’il écrit très lentement.

 

 

Notes

(1) Sur ces deux mouvements, voir Repères historiques

(2) Nouvelle de 1917. Voir le texte : http://www.bartleby.com/85/8.html

(3) Sur Zhang Nuanxin, voir chinese movies (à venir)

(4) Sur le sujet, voir chinese movies (à venir)

 


 

A lire en complément

 

《七奶奶》 (李陀) « Septième grand-mère » (Li Tuo)

mercredi 28 janvier 2026

Brat (Aleksei Balabanov, 1997)


 

La caída de Berlín (Mikhaïl Tchiaoureli, 1950)

 

El 21 de enero de 1950 se estrenaba en las pantallas soviéticas la cinta bélica "Падение Берлина" (La caída de Berlín), largometraje dirigido por Mijail Chiaureli para los estudios Mosfilm.
Protagonizada por Mijail Gelovani, en el papel de Stalin, Boris Andreev, Yuri Timoshenko y Marina Kovalyova, entre otros, la película fue la tercera más vista en 1950 en la Unión Soviética, con una asistencia de más de 38 millones de espectadores.
Sinopsis - El obrero siderúrgico Aleksei Ivanov, como muestra de reconocimiento a su labor, es recibido por Stalin y, en una conversación privada, le habla de una chica que le gusta. La relación entre los jóvenes no está destinada a continuar: estalla la guerra. Aleksei se presenta voluntario para el frente, y su prometida, Natasha, es hecha prisionera por los alemanes. La película retrata los acontecimientos más importantes de la guerra a través de la participación personal de Aleksei.
 

 

Una síntesis del suicidio europeo

La Unión Europea neoliberal y sus instituciones han provocado el colapso más grave que Europa haya sufrido jamás

Andrea Zhok, filósofo italiano 

Hubo un tiempo en que una Europa unida se presentó como

1) baluarte competitivo frente a los EE.UU.;

2) creación de un organismo supranacional con una masa crítica capaz de afirmarse a nivel internacional.

Todo esto resultó ser una farsa.

¿Por qué?

A) El modelo ideológico

Cuando se redactó el Tratado de Maastricht, Occidente estaba dominado por la leyenda del triunfo neoliberal sobre el oso soviético, y así el marco neoliberal definió todos los principales mecanismos jurídicos, el papel de la industria pública y las relaciones con las finanzas, según ese modelo ideológico.

Este modelo supone que el libre intercambio es un sustituto idealmente completo de la democracia (de hecho, una mejora del mecanismo rudimentario de las elecciones democráticas) y privilegia el papel dinámico del gran capital, respecto del cual la política debe desempeñar un papel auxiliar y facilitador.

B) La soberanía de la economía financiera

Teorías escandalosamente abstractas, como el modelo de Nozick sobre el surgimiento del Estado a partir del libre comercio egoísta, constituyeron la base de un modelo novedoso que imaginaba una entidad política (una unión política, un Estado federal, etc.) que surgía de una intensa interacción de mercado. El modelo europeo se convirtió así en el primer experimento histórico (y, dado el resultado, también el último) en el que se creyó que un mercado común (es decir, un sistema de competencia mutua entre Estados dentro de un marco que forzaba la máxima competitividad) sería el precursor de una unión política.

Obviamente, lo que en realidad ocurrió fue lo que siempre ocurre en condiciones de mercado altamente competitivos y sin filtros políticos (sin barreras aduaneras, sin ajustes monetarios, etc.): hubo ganadores y perdedores, hubo países que obtuvieron ventajas y países cuyos recursos fueron vampirizados (Italia es uno de estos últimos).

La idea obsoleta de gobiernos democráticos responsables ante los votantes fue reemplazada por la idea de “gobernanza” como un sistema de reglas para la gestión económica, lo que condujo a la idea de una política funcionando en “piloto automático”.

C) La política del ganador se lleva todo

Los sistemas financieros son impersonales, acéfalos y supranacionales, pero eso no significa que carezcan de centros de gravedad. El principal centro de gravedad del sistema financiero occidental es el eje Nueva York-Londres, mientras que su principal brazo político siempre ha sido el gobierno estadounidense (cualquier gobierno estadounidense).

La Europa de Maastricht, que comenzó a operar internacionalmente según las reglas neoliberales, cayó inevitablemente en la órbita gravitacional de los grandes gestores de fondos financieros, encarnados en la política estadounidense. En Estados Unidos, las políticas de supremacía nacional y de lucro financiero son indistinguibles: son lo mismo con mínimas variaciones estilísticas. 

La Europa de Maastricht regresó así plenamente bajo el ala hegemónica de Estados Unidos precisamente en el momento histórico en que el desarrollo económico de la posguerra habría permitido la autonomía.

Desde la década de 1990, la hegemonía estadounidense ha sido financiera, militar y, sobre todo, cultural, demoliendo gradualmente toda resistencia interna europea. En el ámbito cultural, los últimos 30 años han presenciado una completa americanización ideológica de Europa, importando no solo estilos cinematográficos y musicales, sino también modelos institucionales, modelos de gestión para escuelas, universidades, servicios públicos, etc.

D) Suicidio geopolítico

La hegemonía cultural facilitó el crecimiento de la hegemonía político-militar de Estados Unidos, que, en lugar de retroceder ante los resultados de la Segunda Guerra Mundial, se impuso en una nueva dimensión geopolítica.

Europa (UE) comenzó a apoyar sistemáticamente todas las iniciativas estadounidenses de reorganización geopolítica, desde Afganistán hasta Irak, Yugoslavia y Libia. 

El marco ideológico —la leyenda progresista de un sistema internacional basado en normas y el respeto a los derechos humanos— permitió que las políticas estadounidenses se aprobaran sin oposición de la opinión pública europea. Durante dos décadas, los ciudadanos europeos se tragaron como gansos los cuentos de hadas estadounidenses de «emancipación de los pueblos oprimidos», «intervención humanitaria» y «vigilancia policial internacional».

Mientras tanto, mientras nuestros periódicos se alababan mutuamente por nuestra civilización e ilustración, Estados Unidos cortó todas las cadenas de suministro vitales para Europa. Desestabilizó a todos los productores de petróleo de Oriente Medio que no eran ya vasallos estadounidenses (Arabia Saudí, Emiratos Árabes Unidos, etc.). Así, Irak y Libia pasaron de ser proveedores independientes a ser un montón de ruinas donde solo cuenta la fuerza militar. 

Bajo la crédula fábula de los derechos humanos, Irán fue sancionado y se le impidió comerciar con sus recursos con Europa. Finalmente, las reiteradas provocaciones en la frontera con Ucrania desencadenaron la guerra en curso, que ha cortado la principal fuente de suministro energético para la industria europea: Rusia.

Con Oriente Medio y Rusia fuera del camino, los genios de la política europea se han apoyado fuertemente en el GNL estadounidense, reduciendo drásticamente la competitividad de la industria europea. Y en este punto, obviamente, el poder de negociación de Europa con EE. UU. es nulo. Si Trump quiere Groenlandia, se la daremos; si quiere el derecho de primera noche, se lo daremos (solo necesita desconectar el GNL y el continente quedará de rodillas).

E) ¿Qué hacer?

Es verdaderamente difícil recuperarse de una situación tan comprometida. De hecho, la Unión Europea neoliberal y sus instituciones han provocado el colapso más grave que Europa haya sufrido jamás, peor incluso que la Segunda Guerra Mundial, en términos de poder comparativo.

La solución teórica a seguir es sencilla en teoría (mucho menos en la práctica).

La UE debe cerrar sus puertas, colocar un cartel de cerrado por fracaso y reconocer que ha sido una página oscura en historia europea . (El problema técnico es qué hacer con el euro si este persiste).

En lugar de la UE, deberían formarse inmediatamente alianzas estratégicas entre estados europeos con intereses similares.

Hay que reabrir de inmediato todos los canales diplomáticos y económicos con todos los países que el poder blando estadounidense ha retratado como monstruos: Rusia, China, Irán.

Sólo de esta manera se podrá romper el asedio estadounidense a Europa (y al resto del mundo).

Sólo así Europa podrá abrir de nuevo un futuro a las generaciones futuras.

Obviamente, en el clima cultural que se ha cultivado durante décadas, tal perspectiva seguramente encontrará una fuerte resistencia. Y, de ser así, Europa se habrá sacrificado una vez más por ideas estúpidas.

Pero a diferencia de la canción de Georges Brassens, esta vez moriremos por las ideas, pero no será una muerte lenta.

 FUENTE: https://observatoriocrisis.com/2026/01/27/una-sintesis-del-suicidio-europeo/

A Trump le gusta jugar duro pero Cuba no se rendirá … remember Playa Girón

FUENTE: https://observatoriocrisis.com/2026/01/28/a-trump-le-gusta-jugar-duro-pero-cuba-no-se-rendira-remember-playa-giron/ 

Los cubanos, víctimas verdaderas del terrorismo practicado por la Casa Blanca desde hace 67 años, están preparados para enfrentar una nueva escalada contra la Revolución.

Luis Manuel Arce Isaac – periodista cubano

El secuestro del presidente de Venezuela, Nicolás Maduro, y de su esposa Cilia Flores, la debilidad mostrada por Europa en el caso de Groenlandia, el lenguaje de guapo del barrio usado en el reciente Foro de Davos, y la publicación de la nueva estrategia de defensa por el Departamento de Guerra dirigida a dominar el hemisferio occidental y parte del indopacífico, son expresiones concretas de la voluntad de Donald Trump de hacerle frente a un cambio de época desde posiciones de fuerza.

En tal sentido, Cuba está en la línea de fuego de la Casa Blanca, el Departamento de Estado y del Pentágono, y está obligada a prepararse ante cualquier eventualidad y nadie puede sorprenderse.

Está comprobado que la emulación pacífica con China, Rusia, la supuestamente aliada Europa incluida la OTAN, no le interesa a Trump porque el comercio, las finanzas, el dólar, las ciencias y la tecnología, e incluso la cultura, ya no les son confiables para imponerse por sí mismo en un mundo demasiado competitivo en esos aspectos en los que Estados Unidos ya no es líder absoluto. Simplemente tiene miedo de que una confrontación civilizada en esos campos muestre la debilidad del imperio.

Su principal opción, no hay dudas, es la de combinar el gran poder económico, comercial y financiero innegable, con el militar, el cual sigue liderando más por cantidad y despliegue territorial de bases militares en el planeta, que por calidad y modernidad del armamento nuclear y convencional, pues el desarrollo actual de armas de destrucción masiva no da margen a comparaciones como las de la época de la guerra fría cuando era casi un dogma asegurar que ganaba quien más misiles tuviera instalados cerca del enemigo, o quien apretara primero el botón. Hace rato que ya no es así.

Esa opción belicosa es la que Trump ha estado aplicando en este primer año de su segundo mandato en la cual ha primado la política del miedo, aunque sin provocar militarmente mucho a China y a Rusia, con cuyos gobiernos el discurso es muy diferente al que habla con el resto del mundo, incluido sus aliados, y las negociaciones con esas dos potencias no son desde posiciones de fuerza, sino de conveniencia pragmática.

En este contexto tan complicado es que Trump renueva sus amenazas contra Cuba mientras refuerza al máximo su guerra económica para reducir al gobierno y al pueblo a su voluntad, eliminar de raíz a la Revolución, arrinconar a la isla mediante un bloqueo más hermético y ahora añadir a todo eso un bloqueo por mar y tierra con las mismas tropas del Comando Sur desplegado en el Caribe para impedir no solamente la llegada de petróleo a la isla, sino también de alimentos y medicinas.

Hay un ánimo de exterminio por hambre y enfermedades, como los romanos de Pompeyo hicieron a los heroicos pobladores de Calahorra, quienes a pesar de un cerco militar descomunal que duró cuatro años, no se rindieron, igual que pasó en Numancia.

Ahora Trump pretende llegar a cualquier extremo para arrancar a los cubanos la independencia y libertad conquistada a golpes de sacrificio y penurias después de tantos años de lucha y martirologio desde Carlos Manuel de Céspedes hasta Fidel Castro.

Tras reconocer la valentía de los cubanos en 67 años de enfrentamiento a las agresiones de EEUU, Trump confesó que su gobierno ha aplicado todas las medidas posibles de presión y daño contra Cuba, excepto la opción militar. 

“No creo que se pueda ejercer mucha más presión, salvo entrar y destrozar el lugar”, declaró con un cinismo sin límites en una entrevista con Hugh Hewitt, con lo cual desmintió en segundos un discurso mentiroso de más de 60 años que negaba rotundamente que el bloqueo existía y que la crisis económica cubana no era por la guerra sin tregua en ese ámbito impulsada por la Casa Blanca, el Departamento de Estado, el Tesoro y la CIA, sino por el fracaso de un sistema de gobierno popular por el pueblo y para el pueblo que, de no estar cercado, saboteado y agredido, lo más probable es que en estos momentos fuera uno de los más desarrollados del mundo pues, aun así, se convirtió en potencia médica, educativa y deportiva y de más humana distribución de la riqueza nacional.

Y ahora lo confiesa abiertamente, sin tapujos, y justifica con ese fracaso su advertencia de “entrar y destrozar el lugar”, creando de esa manera un reflejo condicionado en América y el mundo de que una agresión militar de imprevisibles consecuencias es posible.

El mundo, y en particular el pueblo estadounidense, que es también víctima del neofascismo trumpiano como se ha demostrado en Minnesota, están a tiempo de impedir una nueva acción criminal y despiadada como la que se mantiene en Gaza a pesar de un mentiroso acuerdo en contrario y el intento de crear una especie de nueva ONU mediante un Consejo de Paz con subalternos que realmente son un grupo de guerra, o con el secuestro de Maduro.

Paralelamente, como parte de ese escenario de terror hacia Cuba, su embajador en La Habana anunció que había dialogado con el jefe del Comando Sur, y ya los cipayos en Miami hablan de bloqueo militar para impedir que buques petroleros toquen puertos de la isla. Se está creando un ambiente mediático malévolo, un reflejo condicionado perverso.

Las presiones son muy grandes sobre el gobierno de la presidenta de México, Claudia Sheinbaum, quien ha defendido el derecho soberano de su país, de enviar petróleo a La Habana, tanto en su variante comercial como de ayuda humanitaria, aun cuando Trump insiste en que no se le enviará más petróleo a los cubanos ni dinero de Venezuela y sugirió al gobierno revolucionario llegar a un acuerdo con Washington antes de que sea demasiado tarde. El propósito es torcer el brazo a los mexicanos para que suspendan su ayuda solidaria a los cubanos y sus relaciones económicas y comerciales.

No es cierto lo que afirmó Trump de que Cuba está lista para caer en manos de Estados Unidos, mientras pintaba un panorama sombrío de la situación económica y política también, esto último para hacer creer que el pueblo ha dejado de ser revolucionario, fidelista y que está contra la independencia y la soberanía de Cuba heredada de Céspedes, Martí, Maceo, Máximo Gómez y los héroes y mártires mambises y de la Sierra Maestra.

Cuba hace su máximo esfuerzo para extraer su crudo y bajar todo lo más que pueda su dependencia al petróleo extranjero, pero los inversionistas temen mucho operar en la isla por la cacería de la Oficina de Control de Activos Extranjeros (OFAC), la agencia del Departamento del Tesoro de EEUU que aplica sanciones económicas y comerciales a las empresas que se relacionan con La Habana.

La suerte no ha acompañado a los cubanos y la producción de petróleo, en general pesado y alto contenido de azufre que encarece y dificulta su refinación, cubre en muy bajo porcentaje la necesidad de combustible de la nación, por lo que sus viejas termoeléctricas dependen del hidrocarburo importado.

La perforación de nuevos pozos está en línea con el Programa de Gobierno para reducir de manera gradual la dependencia de la importación de combustibles, y avanzar en soberanía energética a partir del uso de recursos propios para la generación de electricidad. Sin embargo, la descapitalización del país no logra desarrollar al ritmo necesario la exploración y explotación de nuevos yacimientos tanto en tierra como en aguas someras y profundas en el golfo, ni tampoco las fuentes alternativas de energía, en especial la solar y eólica, que podrían solucionar el problema de forma definitiva.

La OFAC actúa permanentemente para impedir la inversión extranjera, no solamente en el petróleo, sino en otros sectores como el farmacéutico, el alimentario y el transporte, que son puntos focales colimados por el gobierno de EEUU para debilitarlos, estancarlos, impedir inversiones foráneas y torpedear compras en el exterior, para lo cual utiliza una de sus armas más cínicas y perjudiciales al país: la incorporación de Cuba en la lista espuria de países patrocinadores del terrorismo.

Las consecuencias más asfixiantes para el pueblo cubano, y para el gobierno, de esa inclusión, se derivan del mayor riesgo asociado a cualquier tipo de ayuda humanitaria, negocio, inversión y comercio que implique a Cuba y, por extensión, a los ciudadanos cubanos.

Las intenciones aireadas por Trump de que Cuba se rinda, parecen un intento de alinearlas con la perversa y arbitraria calificación de terrorista (como a Maduro la de narcotraficante), lo cual incluye castigar al ejército y tachar al país de adversario. Es decir, lo usaría de cobertura sin importarle que no lo crea nadie, para cualquier barbaridad neofascista contra un pueblo tan abnegado y viril que se ha ganado el respeto y la relación pacífica con el mundo.

Los cubanos, víctimas verdaderas del terrorismo practicado por la Casa Blanca desde hace 67 años, están preparados para enfrentar una nueva escalada contra la Revolución. A Trump le gusta jugar al duro, pero Cuba está acostumbrada. Numancia es admirable, pero no estamos ni en la época de Escipión ni Trump es el rey que se cree. 

Remember Vietnam, y sobre todo Girón y la Crisis de los Misiles…