Article épinglé
jeudi 25 décembre 2025
dimanche 21 décembre 2025
Exposition "Les gens de Paris, 1926-1936" (Musée Carnavalet)
Depuis le début du 19e siècle, Paris connaît une croissance démographique continue, avec un pic de population identifié en 1921 (2,89 millions d’habitants), jamais égalé depuis. Pour connaître le chiffre et la composition de la population, Paris, comme chaque commune française, procède tous les cinq ans à un recensement donnant lieu à la publication de statistiques. Mais, à la différence des autres communes, la capitale n’a jamais dressé de liste nominative des personnes avant 1926, ce qui rend ces trois recensements de 1926, 1931 et 1936, conservés aux Archives de Paris, sans précédent.
Souvent consultés lors de recherches généalogiques, ces registres invitent à se lancer dans une enquête inédite sur la population parisienne d’il y a cent ans. Partant de la structure générale bien spécifique de la population parisienne, le portrait des Parisiennes et des Parisiens est dressé en quatre étapes, des lieux de naissance et nationalités aux professions exercées, en passant par les situations familiales et la répartition au sein de chaque quartier et immeuble de la ville.
Kessel et Giacometti à propos du Montparnasse des années 1920
Un homme qui dort (Perec, 1973)
"Tu
n'as rien appris, sinon que la solitude n'apprend rien, que
l'indifférence n'apprend rien: c'était un leurre, une illusion
fascinante et piégée. Tu étais seul et voilà que tu voulais te protéger:
qu'entre le monde et toi les ponts soient à jamais coupés. Mais tu es
si peu de chose et le monde est un si grand mot: tu n'as jamais fait
qu'errer dans une grande ville, que longer sur quelques kilomètres de
façades, des devantures, des parcs et des quais."
Ce film est sorti dans les salles de cinéma le 24 avril 1974, mais fut "visiblement" tourné pendant l'été 1973.
El mito obrero del fascismo

Conclusiones
Algunas conclusiones que se extraen del presente artículo es que la retórica obrerista utilizada por los fascismos de la primera mitad del siglo XX, por una parte obedecía a una estrategia puramente propagandística, que tenía el fin de atraer a las masas de obreros y campesinos a sus filas y desvincularlas así de la influencia de los partidos y sindicatos marxistas y anarquistas. Si bien en los momentos iniciales podía haber una cierta predisposición a defender los intereses de los trabajadores, esta se aplacó o limitó con el transcurso de los años. Por otra parte, la estrategia también tenía como fin “acoger al obrero” en el seno de una sociedad fuertemente verticalizada y clasista. Pero acogerlo como subalterno y explotable que, a pesar de los pesares, formaría parte del “gran proyecto nacional” fascista. Esto enlazaría con otra de las características que atraviesan al fascismo, como es la defensa del darwinismo social como elemento vertebrador, tanto en el conjunto de la sociedad como en el seno de las empresas. Estos buscaban dejar a la clase obrera en una situación de subyugación respecto a la burguesía. En este sentido, al igual que el rey o el caudillo ejercía de líder absoluto de las masas, el fascismo defendía la idea de las empresas como el seno de una familia tradicional, donde el patrón debía cumplir con el papel autoritario de pater familias, desplegando así un poder absoluto sobre los trabajadores. En consecuencia, el corpus teórico del fascismo descansa sobre la negación absoluta de la lucha de clases y en favor de la armonización de las mismas. Bajo el pretexto de la búsqueda de objetivos superiores, abogaban por un gran pacto de capital/trabajo, con el fin de “elevar a los intereses de la nación por encima de las luchas internas”. Es decir, frente a la idea de “clases en pugna”, se impone una idea de “sociedad armónica” compuesta por sectores distintos, unos más dignos que otros, pero que encajan a la perfección si no se trata de alterar el statu quo y el “orden natural” ─español, italiano, alemán─ de las cosas.
Esta última idea explicaría perfectamente la batalla encarnizada que llevaron a cabo los diferentes movimientos fascistas contra las organizaciones obreras que en ese momento, y en sus respectivos países, tenían una gran influencia sobre los trabajadores, tanto a nivel sindical como de partidos políticos. El fascismo se convirtió en el brazo armado de la alta burguesía, buscando socavar las conquistas sociales que el conjunto de los trabajadores había conseguido durante años de luchas.
En ese sentido, cabe destacar que los tres fascismos se alinearon en todo momento con los intereses de industriales y terratenientes, abandonando por completo las pretensiones emancipadoras del conjunto de los trabajadores. No es de extrañar, por tanto, que sendas corrientes fascistas recibieran ingentes sumas de dinero de las altas burguesías de sus respectivos países. Dinero que utilizaron para financiar campañas electorales así como sufragar las acciones violentas que los propios fascistas llevaban a cabo contra los trabajadores organizados.
Finalizado el análisis del fascismo de la primera mitad del siglo XX, hay que señalar que actualmente nos encontramos en una contraofensiva reaccionaria que, aunque a nivel estético y simbólico se encuentra muy alejado de este, las estrategias discursivas utilizadas con el fin de atraer al conjunto de los trabajadores a sus filas son muy similares. Esto cobra mayor importancia si se tienen en cuenta las consecuencias de las políticas neoliberales impulsadas a partir de los años 70 y 80 en gran parte del mundo. Recetas económicas que han socavado la capacidad organizativa y de lucha del conjunto de la clase obrera. Desprovista esta de certezas y despojada de cualquier alternativa al capitalismo depredador imperante, es fundamental que las organizaciones obreras dispongan de un acervo de herramientas que nos permitan abordar la lucha contra el ─neo─fascismo con las máximas garantías de poder lograr su derrota definitiva.
vendredi 12 décembre 2025
Israël. « Pas de gay pride sous génocide » (30 mai 2025)
En 2017, Mirage gay à Tel Aviv démontait le pinkwashing, une stratégie de la propagande israélienne pour camoufler la guerre, l’occupation, le conservatisme religieux et l’homophobie derrière le paravent sea, sex and fun de Tel-Aviv. Dans cette nouvelle édition reprise dans la collection Orient XXI chez Libertalia, Jean Stern ajoute aux éclairages et reportages précédents des mises à jour, notamment sur l’extrême droite et les gays en 2025. « J’y raconte un succès planétaire et les racines d’une défaite », conclut-il dans sa préface que nous reproduisons ici. Même si la « parade gay » se déroule ce vendredi 13 juin 2025, alors que la guerre se poursuit à Gaza, le rouleau compresseur du « mirage rose » a fait long feu, à l’heure où Israël tente de faire disparaître les Palestiniens, hétéros comme homos, de Gaza et de la Cisjordanie.
La solidarité gay, renaissante dans le monde après des années de douces illusions, s’est mobilisée de façon extraordinaire dans le soutien aux Palestiniens depuis plus d’un an et demi. C’est réconfortant pour Libertalia et moi-même, car cela mesure le chemin parcouru depuis la sortie de Mirage gay à Tel-Aviv en 2017. Vous étiez quelques-un·es au début, lecteur·trices chéri·es, pas très nombreux·ses, nos rencontres avaient la chaleur de celles des grottes, on se serrait les coudes, homos, hétéros, trans ou non binaires. Le pinkwashing israélien écrasait alors tout, la Mairie de Paris d’Anne Hidalgo (socialistes, communistes, verts) venait d’accueillir « Tel-Aviv sur Seine » sur les quais, avec force drapeaux arc-en-ciel frappés de l’étoile de David. Tout le monde ou presque se laissait berner, puisque c’était (supposément) cool. Depuis, Hidalgo est constante dans son aveuglement et soutient la guerre livrée par Israël à Gaza, sans les communistes et les Verts (avec des nuances). Et surtout une partie de la communauté LGBT se retrouve, de diverses façons, du côté des Palestiniens. Cette solidarité d’évidence avec des opprimés, cette dénonciation de la lessiveuse rose, je les ai d’abord croisées chez des gays, lesbiennes et trans israéliens et palestiniens de l’intérieur, qui le disent avec force : « Pas de fierté sous génocide ».
Il fallait remonter aux racines de ce slogan, né « pas de fierté sous occupation ». Les Palestinien·nes LGBT ne sont pas une masse informe de victimes sans paroles, d’individus sans ressorts, de fantoches apeurés. Ce sont des hommes, des femmes et des trans, avec une âme, un corps, une identité sexuelle et des désirs. Dans la lignée des radicaux LGBT israéliens et palestiniens, de plus en plus de gays, lesbiennes et trans occidentaux commencent à trouver écœurants ces pèlerinages sea, sex & fun, en pause depuis le 7-Octobre, avec les horribles massacres autour de Gaza et puis la guerre génocidaire qu’Israël livre depuis. Le recours cynique au « Ce soir, j’oublie tout » ne fait plus recette. La gueule de bois et le retour au réel menacent le pinkwashing : de part et d’autre du mur, les mirages made by Israël ne doivent plus faire illusion. Ils se résument en quatre mots : « Pas en notre nom ».
Yoav Atzmoni, aucun doute, se bat en son nom. Il manifeste ET fait la guerre. Sur les photos qui précèdent, il a l’air un peu idiot, ni plus ni moins que des tas d’autres garçons. Pas mon style, en tout cas, et pourtant sa photo me fascine, tant elle paraît incroyable. C’était la toute première d’une longue série, et j’ai d’abord cru à un montage, mais non. Le soldat Atzmoni pose vraiment, devant son char d’assaut, devant les ruines d’un quartier de Gaza, en brandissant son drapeau arc-en-ciel sur lequel il a écrit au feutre « Au nom de l’amour » en hébreu, en arabe et en anglais, pour l’universalité du message. Avec son allure passe-partout, le bidasse Atzmoni incarne, tragiquement, la banalité du mal, comme le disait Hannah Arendt. Atzmoni fait son boulot, il y croit, ce qui est le cas de la plupart des gens, même s’il s’agit de tuer. Arendt l’a bien compris avec Eichmann, l’homme clé de la solution finale croyait à son boulot. J’aime de plus en plus Arendt par parenthèse. Installée à Paris dans les années 1930, elle se battait comme une diablesse contre les bureaucrates de la préfecture de police de Paris qui traquait les réfugiés allemands juifs, dont elle-même, son amour, ses amis qui surnageaient dans la misère et l’humiliation. Lâchés par les bourgeois juifs de Paris, tiens donc1. Elle le faisait avec une générosité, une force, un sens de l’universalisme qui se fondaient sur ses combats contre les oppresseurs, les flics obtus, les staliniens serviles et les agents nazis qui pullulaient à Paris. Arendt voyait avec désespoir le monde rétrécir, ses amis se battaient et perdaient en Espagne. Les hommes s’emparaient de la guerre et s’en réjouissaient, tout comme le soldat Atzmoni.
Ce réserviste de Tel-Aviv a été mobilisé dans les jours qui ont suivi l’attaque sanglante du Hamas le 7 octobre 2023 et est aussitôt parti à la guerre sans rechigner. Six mois plus tôt, il se préparait à défiler pour la gay pride sur le front de mer de Tel-Aviv. Du sommet des buildings dominant la Méditerranée, par temps clair, on voit Gaza. Atzmoni et son petit ami seront ce soir de juin de toutes les fêtes, qui débordent de techno et de produits pour chemsex. C’est une partie de leur fierté, aux gays de Tel-Aviv, de se défoncer à fond deux jours par semaine et de pratiquer sous drogue ce sexe unlimited qui marque les esprits et les corps. Comme partout, les dégâts du chemsex sont intenses, et les plaintes pour viols et violences sexuelles de plus en plus nombreuses dans la communauté homosexuelle israélienne.
ARTICLE COMPLET: https://orientxxi.info/israel-pas-de-gay-pride-sous-genocide,8249
Eurovisión nunca fue un inocente concurso de canciones
FUENTE: https://nuevarevolucion.es/eurovision-nunca-fue-un-inocente-concurso-de-canciones/?
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La España franquista, el Portugal salazarista o la Grecia de los coroneles, encontraron en Eurovisión un instrumento de soft power doméstico.
Eurovisión nunca fue un inocente concurso de canciones. Nació en 1956 como un instrumento de Soft Power en plena Guerra Fría. Maurice Ollivier, primer director del programa, lo expresó claramente en el memorando interno de la UER de octubre de 1955: «Il faut créer un lien émotionnel entre les peuples européens par-delà les rideaux de fer et les frontières nationales». Es decir, un lazo emocional que soslaya el entonces llamado Telón de Acero, y buscaba cerrar las heridas abiertas por la IIGM en Europa. La que entonces se empezaba a llamar “música ligera” -aparentemente apolítica- era el vehículo perfecto para ocultar esta intención propagandística. Por su apariencia apolítica, su tono alegre y accesible, la musica ligera funcionaba como una herramienta de seducción ideológica, además, servía para extender a través de la televisión -el medio más emblemático de progreso- la imagen de una Europa occidental tecnológicamente avanzada.
Durante las primeras décadas, la ficción de neutralidad apolítica se mantuvo con cierta facilidad: la música de melodías simples y repetitivas, las coreografías coloristas y los presentadores impecables, contribuían a proyectar una imagen de convivencia y modernidad que esquivaba cualquier motivación ideológica. La inclusión de países del Este, como Yugoslavia desde 1961 -una especie puente simbólico entre bloques- reforzaba la ilusión de apertura pan-europea. Incluso Rumanía tanteó su entrada en 1967.
Simultáneamente, la España franquista, el Portugal salazarista o la Grecia de los coroneles, encontraron en Eurovisión un instrumento de soft power doméstico: un recurso de legitimación internacional, una manera de exhibir modernización, consumo juvenil y “normalidad europea”, que hiciese olvidar la represión política interna. Pero ya en 1969, cuando Franco manipuló descaradamente la votación para que Salomé ganara con «Vivo cantando» (empatada con tres países más, pero aun así celebrada como si fuese una victoria española), quedó claro que el festival era un recurso propagandístico usado por el desarrollismo franquista para lavar la cara de la dictadura en Europa. Eurovisión -alineada con el discurso aperturista del ministro Fraga y la estética del mal llamado “ milagro económico español”- servía para proyectar una imagen de país abierto, industrializado, en sintonía con la sociedad de consumo europea. La victoria de Salomé con “Vivo cantando” formaba parte de esta narrativa de éxito franquista, de la España moderna que el régimen quería mostrar al mundo. Pero las denuncias de manipulación en la votación llevadas a cabo por los países nórdicos, evidenciaron por primera vez que Eurovision había dejado de ser un escaparate cultural neutro para convertirse en una operación propagandística del franquismo anticomunista.
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En adelante, la tensión entre la apariencia de neutralidad y el uso político explícito se convirtió en el principal rasgo del Concurso. Cada país aprendió que Eurovisión podía servir tanto para redefinir identidades nacionales como para proyectar afinidades ideológicas. El punto de inflexión definitivo llegó con la caída del Muro de Berlín. Durante las décadas anteriores, el certamen había ofrecido una imagen armoniosa de Europa, había sido un escaparate de «reconciliación» occidental: un instrumento propagandístico de unidad cultural frente al bloque comunista. Sin embargo, al desaparecer el enemigo externo -el comunismo soviético- se disolvió también la necesidad de esa fachada integradora. El escenario del festival se transformó, entonces, en una pugna por convertir la representación musical en un campo donde los Estados competían por visibilidad política, prestigio internacional y en ocasiones hasta reivindicación geopolítica. La supuesta y antigua hermandad europea dio paso a estrategias de propaganda nacionalista: uso de símbolos patrios, narrativas históricas palingenesicas y votaciones marcadas por afinidades geopolíticas ajenas a criterios musicales. Durante los años noventa esta deriva se acentuó con la aparición de nuevos Estados procedentes del desmembramiento de la URSS y Yugoslavia.
Veremos este nuevo marco situándolo en tres momentos históricos y tres casos distintos:
El primero en 2008-2009: cuando los efectos de guerra ruso-georgiana se trasladan al festival. Rusia envía a Dima Bilán (2008) y luego, tras la invasión de Osetia del Sur, Georgia responde en 2009 con «We Don’t Wanna Put In», un tema cuyo estribillo era un juego de palabras velado contra Putin. La UER obligó a retirarlo por «contenido político». Fue la primera vez que se admitió oficialmente que existía «contenido político» en Eurovisión.
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El segundo momento se produce en 2014-2016, durante la anexión de Crimea y la guerra del Donbás. Ucrania envía en 2016 a la cantante Jamala con «1944», una canción sobre la deportación de los tártaros crimeos por Stalin. El contenido emocional del mensaje y la identidad de Jamala -elegida por ser descendiente de tártaros crimeos- se empleaban para intentar ocultar el mensaje anti ruso. Rusia lógicamente protesta, la UER declara que la canción no violaba las normas del concurso: “no es política», se afirmaba, porque habla de 1944, no de 2014. Las votaciones se prepararon para que ganase Ucrania como finalmente sucedió. Y La reacción rusa fue inmediata. Consideró la votación una maniobra política disfrazada de resultado artístico. Los medios rusos calificaron la victoria ucraniana de “acto de rusofobia cultural” y de manipulación del voto. Consecuentemente Rusia, para evidenciar su protesta, dejó de participar durante años.
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El último momento se sitúa entre 2019 y 2024. Es el punto de inflexión definitiva en la historia política del Festival de Eurovisión. En 2019, durante la edición celebrada en Tel Aviv coincidente con la campaña electoral de Netanyahu, que buscaba su reelección en un contexto de desgaste político y acusaciones de corrupción, Netta canta «Toy». Madonna -invitada externa para reactivar el prestigio perdido del certamen- decide actuar con bailarines que llevan banderas palestinas e israelíes en la espalda. El gesto, abiertamente político fue un instante fugaz, inmediatamente censurado por la realización televisiva oficial, que intentó cortar la imagen antes de que cobrara visibilidad. Cinco años después, en 2024, con la genocidio de Gaza en su momento más intenso y ante la avalancha de peticiones para excluir a Israel del certamen —idénticas a las que en 2022 llevaron a la expulsión de Rusia tras la invasión de Ucrania- la UER decidió mantener la participación israelí. La decisión reveló una grave contradicción que ya está definitivamente instalada en la opinion pública europea : cuando se trataba de un país con respaldo occidental, la institución apelaba al “carácter no político” del concurso; cuando el agresor- pese a ser europeo- era percibido como enemigo geopolítico de Europa, se aplicaba la exclusión inmediata.
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