Vladimir Vyssotski tourne dans une trentaine de longs métrages pour le cinéma et la télévision. Il a particulièrement marqué les spectateurs avec son rôle de Gleb Jiglov dans le film culte Il ne faut jamais changer le lieu d'un rendez-vous (1979) de Stanislav Govoroukhine adapté du roman de Gueorgui et Arkadi Vaïner. C'est d'ailleurs l'un des rares films où l'acteur n'interprète pas de chansons.
Cinq faits sur Il ne faut jamais changer le lieu d'un rendez-vous
Le roman 38, rue Petrovka (en russe : Эра милосердия) des frères
Vaïner, à l’origine du film, s’appuie sur des faits réels. Après la
guerre, la bande d’Ivan Mitine a terrorisé Moscou pendant plusieurs
années. Leur arrestation aurait été rendue possible grâce à… la bière.
L’un des membres du groupe avait acheté un fût entier et offrait cette
boisson à tous les passants près d’un stade. Les autorités, sachant que
le gang sévissait dans le secteur des installations sportives, ont été
intriguées par cette générosité suspecte. Des arrestations se sont
ensuivies.
Les personnages de Gleb Jeglov et de Volodia Charapov s’inspirent en
réalité d’une seule et même personne. L’inspecteur Vladimir Arapov, qui a
notamment élucidé l’affaire du véritable « Chat noir », était reconnu
au sein de la police criminelle pour sa rigueur et son remarquable
talent d’enquêteur.
L’idée du film appartient à Vladimir Vyssotski, qui y interprétera plus
tard le rôle principal. C’est d’ailleurs lui qui a présenté les frères
Vaïner au réalisateur Stanislav Govoroukhine. Par ailleurs, les
scénaristes ont modifié l’apparence du personnage afin de le rapprocher
davantage du physique de l’acteur.
Les frères Vaïner ont exigé que leurs noms soient retirés du générique :
ils n’ont pas apprécié que Govoroukhine ait opté pour une fin heureuse.
Ils n’ont pas non plus approuvé le choix de Vladimir Konkine pour
incarner Volodia Charapov.
À chaque diffusion à la télévision, les rues des
villes et des localités se vidaient : tout le monde voulait connaître
l’issue de l’affrontement entre les gangsters et la police. On disait
même que la criminalité était alors particulièrement faible.