Voici une hypothèse, qui déplace l'axe de
l'influence étrangère sur Donald Trump. Elle s'appuie sur les faits
récents de ce début d'année 2026 (notamment l'expiration du traité New
START ce 5 février) pour démontrer que les intérêts servis ne sont pas
ceux de Moscou, mais ceux d'un complexe sécuritaire et économique
israélien.
Hypothèse : Le "Kompromat" comme outil de pivot géopolitique
L'idée
d'un kompromat russe sur Donald Trump (via l'affaire Epstein) est de
plus en plus perçue comme un écran de fumée. Les faits suggèrent que si
une forme de pression ou d'influence majeure existe, elle émane de
réseaux liés à la sécurité d'Israël. L'objectif est double : maintenir
une tension perpétuelle entre les puissances nucléaires et sécuriser la
survie économique d'Israël par l'exportation technologique.
1. Le sabotage du traité New START (5 février 2026)
L'expiration du traité aujourd'hui même est une victoire stratégique pour Tel-Aviv, plus que pour Washington ou Moscou.
L'intérêt
israélien : Une relation stabilisée entre Trump et Poutine pourrait
conduire à un "Grand Deal" incluant le Moyen-Orient. Israël redoute
par-dessus tout une reconnaissance américaine de l'influence russe en
Syrie et en Iran.
Le mécanisme : En poussant Trump
vers une posture de "poker" intransigeante sur le nucléaire (en exigeant
l'inclusion impossible de la Chine), les conseillers proches des
intérêts israéliens garantissent la rupture. Cette rupture empêche tout
rapprochement diplomatique qui pourrait se faire au détriment de la
liberté d'action militaire d'Israël dans la région.
2. La "Guerre Perpétuelle" comme modèle économique
L'économie israélienne, fragilisée en 2025 par des mois de conflit, ne survit désormais que grâce à son secteur de pointe.
Le
marché de la peur : Pour que l'Europe continue d'acheter massivement
des systèmes de défense (comme le contrat Arrow 3 de 6,5 milliards de
dollars avec l'Allemagne finalisé fin 2025), il faut que la menace russe
reste crédible et terrifiante.
Le label
"Battle-Tested" : Les technologies de surveillance et d'intelligence
artificielle testées à Gaza et au Liban sont les nouveaux fleurons de
l'exportation israélienne. Si Trump signait une paix durable avec
Poutine, l'OTAN réduirait ses budgets, et Israël perdrait ses débouchés
vitaux en Europe.
3. L'éviction de la Russie du Moyen-Orient
Maintenir Trump en porte-à-faux avec Poutine sert un but géopolitique précis : isoler l'Iran.
Le
bouclier russe : La Russie est historiquement le seul acteur capable de
freiner les ambitions israéliennes contre l'Iran en fournissant des
systèmes de défense (S-400) ou un appui diplomatique à Téhéran.
La
manœuvre : En utilisant des leviers d'influence (qu'ils soient
financiers ou liés aux dossiers Epstein déclassifiés en 2025 mentionnant
des liens avec le Mossad), Israël s'assure que Trump voie Poutine non
comme un partenaire, mais comme un adversaire à affaiblir. Un Poutine
occupé en Ukraine et sous pression nucléaire est un Poutine qui ne peut
plus protéger ses alliés moyen-orientaux.
4. Le dossier Epstein : Un levier de redirection
La
déclassification des "Epstein Files" fin 2025 a révélé des connexions
suspectes avec des services de renseignement bien au-delà de la Russie.
La
thèse du pivot : Si ces dossiers servent de kompromat, ils ne servent
pas à forcer Trump à aimer Poutine, mais à lui interdire toute
concession envers la Russie qui nuirait à la suprématie régionale
d'Israël.
Conclusion
Dans ce
scénario, Donald Trump n'est pas le "complice" de Poutine, mais le
captif d'une architecture sécuritaire où l'intérêt national américain
(America First) est détourné au profit d'une économie de guerre
israélienne. Le "poker" sur New START n'est pas une preuve de force de
Trump, mais le signe qu'il est contraint de maintenir un état de tension
mondiale pour satisfaire les impératifs de son allié le plus influent.