Article épinglé

mardi 12 mai 2026

le massacre de Mỹ Lai (Vietnam, 1968) raconté par ses exécuteurs

 

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  Interviews with My Lai Veterans, un film de Joseph Strick, 1971

¡FUE MACRON QUIEN PIDIÓ A PUTIN QUE RETIRASE LAS TROPAS DE KIEV EN 2022!

 


Nouvelles anciennes du Monde Libre pour "sauver" Diên Biên Phu (1954)

 Une sortie honorable par Vuillard

 

Éric Vuillard, Une sortie honorable, p. 135-137 :

Le 21 avril 1954, tandis que le corps expéditionnaire français est à l’agonie, le secrétaire d’État américain, John Foster Dulles, fit une visite éclair en France. Dulles et Bidault se retrouvèrent, quelques jours plus tard, au Quai d’Orsay pour une petite réception. Les voici assis côte à côte sur un canapé, devant une table laquée, posant pour Paris Match. Leurs mains miment une conversation sérieuse, Dulles semble dire à Bidault “Vous seriez au moins d’accord avec la version modeste de mon argumentaire” et Bidault, moue interloquée, mais conciliante, regarde en direction de la fenêtre. L’ambiance est détendue, les hommes se connaissent et semblent s’apprécier.

On ignore si Bidault lui parla de Bergson, que Dulles admirait et dont il avait, jeune homme, suivi les cours lors d’une année qu’il dilapida à Parids ; mais ce fut, et de cela nous sommes certains, à l’occasion d’une ellipse régulière, qu’ils effectuaient pour la seconde fois en compagnie de deux ou trois secrétaires du Quai, que s’écartant soudain, formant un coude étrange, imprévu, Dulles, au plus incurvé de l’hyperbole, avec l’air le plus tortueux dont il était capable, se tourna brusquement vers Bidault :

“Et si je vous en donnais deux ?, lui lança-t-il.

  • -  Deux quoi ?, répondit le ministre français, interloqué, incapable de faire le lien entre la conversation diplomatique somme toute assez classique qu’il menait à propos de Diên Biên Phu, et cette question à la tournure tout à fait saugrenue.

  • -  “Deux bombes atomiques...”, précisa le secrétaire d’État américain.

    Quelques instants plus tard, Maurice Schumann voit entrer Bidault blafard dans son bureau. Il est un peu surpris, Bidault est d’habitude très à cheval sur l’étiquette, et en tant que ministre, il a toujours exigé un strict respect des convenances. Mais ce jour- là, Bidault ouvre la porte sans frapper, traverse la pièce, trébuchant sur le tapis, et s’asseyant sur une simple chaise face à son secrétaire d’Etat, l’air accablé, bredouille :“Savez-vous ce que Dulles m’a dit ?” Schumann le regarde désorienté : “Il m’a proposé deux bombes atomiques pour sauver Diên Biên Phu.” 

PS : 40 ANS DE TRAHISON ! (Saïd Bouamama, Nicolas Da Silva, Stefano Palombarini, Dr. Zoé)

Les États-Unis renforcent le blocus contre l'Iran [Étranglement économique]

 

Les États-Unis ont intensifié leur blocus contre l'Iran en frappant et en neutralisant trois navires commerciaux iraniens en l'espace de trois jours, à l'aide de canons de 20 mm peu coûteux et disponibles en grande quantité, ainsi que de missiles guidés standard. Cette escalade intervient alors que des informations indiquent que les États-Unis ont arraisonné plusieurs navires, refoulé des dizaines d'autres, tandis qu'un nombre presque équivalent a réussi à franchir le blocus américain. Ce renforcement du blocus par les États-Unis démontre à la fois leur capacité à neutraliser un grand nombre de navires à volonté, crée un effet dissuasif contre les navires iraniens qui tenteraient de forcer le blocus, et évite une escalade rapide et des fluctuations des prix du marché susceptibles de perturber la destruction contrôlée par Washington des exportations énergétiques du Moyen-Orient et d'accroître la dépendance énergétique de l'Asie envers les États-Unis.

Japon : de nouveaux missiles à longue portée rapprochent Washington et Pékin d’un éventuel conflit [Empire et division du travail : mise en place du 3e théâtre de guerre Chine/Japon]

À la veille du sommet Trump-Xi, Tokyo prend des mesures qui pourraient attiser les tensions entre les deux puissances.

Source : Responsible Statecraft, Pavel Devyatkin
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

À l’approche du sommet américano-chinois le plus crucial depuis des années, le déploiement par le Japon de nouveaux missiles à longue portée provoque la Chine et augmente le risque que les États-Unis soient entraînés dans une spirale d’escalade en Asie de l’Est.

Le 31 mars, le Japon a déployé son premier missile de conception nationale à longue portée, de Type 25, à la base de Kengun, dans la préfecture de Kumamoto, au bord de la mer de Chine orientale. Avec une portée d’environ 965 km (contre les 195 km du précédent missile Type 12), le Type 25 est capable d’atteindre Shanghai. Si le Japon en déployait davantage dans les îles Ryūkyū, tout le littoral est de la Chine tomberait dans son rayon d’action.

Le même jour, le Japon a également déployé le « Hyper Velocity Gliding Projectile » (HVGP), sa première arme hypersonique, au Camp Fuji, une base américaine située près de Tokyo. Une semaine auparavant, le département d’État avait approuvé une vente d’équipements à hauteur de 340 millions de dollars à destination du Japon afin de soutenir le programme HVGP.

Le Japon prévoit de déployer davantage de ces deux systèmes d’armes au cours des prochaines années et se prépare à équiper ses destroyers de missiles Tomahawk de fabrication américaine. Il en résulte un renforcement de la capacité de frappe à longue portée du Japon, expansion à laquelle les États-Unis apportent un soutien concret.

Alors que le président Donald Trump s’apprête à se rendre à Pékin le mois prochain pour son sommet avec le président chinois Xi Jinping, la Maison Blanche devrait s’interroger : ces mesures renforcent-elles la sécurité en Asie de l’Est ou aggravent-elles un casse-tête sécuritaire susceptible d’entraîner les États-Unis dans une escalade non intentionnelle ? [la question elle est vite répondu! D'ailleurs après la Chine, Doni Trumpano se rend au Japon] 

Tensions entre le Japon et la Chine

Le ministre de la Défense, Shinjiro Koizumi, a déclaré aux journalistes que ces déploiements renforçaient la capacité de dissuasion du Japon dans ce que Tokyo considère comme « le contexte sécuritaire le plus grave et le plus complexe de l’après-guerre. »

Cependant, du point de vue de Pékin, un missile capable d’atteindre le continent chinois s’apparente davantage à une option offensive de première frappe. Le ministère chinois des Affaires étrangères affirme que les missiles à longue portée du Japon « dépassent largement le cadre de la légitime défense » et met en garde contre le fait que le « néo-militarisme » du Japon « jette une ombre menaçante sur la paix et la stabilité régionales. »

Pendant des décennies après la Seconde Guerre mondiale, la politique de sécurité du Japon a été façonnée par un engagement constitutionnel en faveur du pacifisme et par une structure militaire « exclusivement axée sur la défense. » Cette tradition pacifiste a été abandonnée en 2022, lorsque la Stratégie de sécurité nationale du Japon a préconisé le développement de « capacités de riposte » et le doublement des dépenses de défense pour les porter à 2 % du PIB.

Au Japon, certaines voix s’élèvent pour affirmer que réinterpréter la Constitution sans passer par un amendement officiel revient à contourner le processus démocratique. Le 8 avril, des dizaines de milliers de manifestants se sont rassemblés à Tokyo, tandis que des rassemblements similaires avaient lieu dans plus de 130 localités à travers le pays, pour protester contre la guerre en Iran et contre ce qu’ils considèrent comme un détricotage de la philosophie pacifiste de la Constitution japonaise. Mais la Première ministre Sanae Takaichi reste déterminée à poursuivre cette réorientation stratégique du pays.

Le Japon et la Chine continuent de traverser une crise diplomatique suite aux déclarations de Takaichi, qui a affirmé qu’un blocus chinois de Taïwan pourrait conduire à une intervention militaire japonaise. Cela marque une rupture avec des décennies de modération japonaise sur la question taïwanaise.

Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a déclaré que le Japon avait « franchi une ligne rouge. » Le ministère chinois de la Défense a averti que le Japon subirait une « défaite écrasante » s’il intervenait.

Takaichi a également fait part de sa volonté de renoncer à l’engagement pris par le Japon en 1967 de ne pas produire, posséder ni héberger d’armes nucléaires. Les responsables chinois font valoir que si le Japon venait à renoncer à son engagement de ne jamais se doter d’armes nucléaires, le rempart mondial contre la prolifération nucléaire s’en trouverait gravement affaibli. Ils ont raison de s’inquiéter, et Washington devrait en faire tout autant.

Dans le même temps, le Japon craint pour sa sécurité face à l’intensification des activités des navires de guerre chinois près de ses îles. En décembre dernier, des chasseurs chinois ont verrouillé leur radar de poursuite sur des jets militaires japonais près d’Okinawa, un geste signalant que le pilote se prépare à attaquer.

Le ministre de la Défense, Shinjiro Koizumi, a qualifié les exercices militaires menés par la Chine et la Russie près de la mer du Japon à la fin du mois de « véritable démonstration de force à l’encontre de notre pays, ce qui constitue une grave menace pour notre sécurité nationale. »

On est là face à un dilemme de sécurité classique. Le Japon met en avant les activités chinoises près de ses îles. La Chine, quant à elle, souligne les déploiements de missiles japonais ainsi que les déclarations concernant Taïwan et les armes nucléaires. Les arguments défensifs avancés par chaque partie ne font que renforcer la perception que l’autre est une menace.

Les nouvelles capacités de frappe à longue portée du Japon ne font qu’augmenter le risque d’un incident. Fort de ces nouvelles capacités de riposte, le Japon pourrait se sentir obligé de lancer une attaque préventive s’il soupçonne qu’une attaque se prépare. Il suffirait d’une mauvaise interprétation des intentions de la Chine pour que le Japon passe soudainement à l’action, entraînant immédiatement les États-Unis, qui sont liés par traité à la défense du Japon.

Un meilleur cadre de dissuasion

Alors que les États-Unis soutiennent les capacités avancées du Japon en matière de missiles, ils s’impliquent de plus en plus dans la dynamique d’escalade qui règne dans la région. Ils ne devraient pas exiger que le Japon mette un terme à la modernisation de sa défense. Il est toutefois dans l’intérêt des États-Unis d’accompagner la nouvelle position du Japon avec prudence afin de réduire le risque d’escalade... [qu'ils gèrent en bons profiteurs de guerre]

Il serait plus judicieux pour les États-Unis d’encourager le Japon à se concentrer davantage sur le « déni conventionnel. » Il s’agit ici de faire la distinction entre les capacités permettant de contrecarrer toute agression chinoise à proximité des eaux japonaises et celles qui constituent une menace pour la Chine continentale. Les premières ont un effet dissuasif, tandis que les secondes représentent une provocation.

Pour renforcer sa position de déni, le Japon pourrait renforcer ses bases afin qu’elles résistent à une première frappe, étendre ses systèmes de défense aérienne et développer ses capacités de guerre sous-marine. Washington devrait encourager ces efforts, plutôt que de soutenir la stratégie de frappe à longue portée du Japon.

Cette logique stratégique va dans le sens des recommandations formulées par des responsables américains de la défense pour la région, Elbridge Colby par exemple [Il s’agit de Strategy of Denial, (la stratégie du déni) cet ouvrage est un examen critique de la politique US dans l’indo-Pacifique, NdT] : les États-Unis et leurs alliés, comme le Japon, devraient faire en sorte qu’il soit trop coûteux pour la Chine de tenter de s’emparer de territoires contestés, plutôt que de menacer de frapper la Chine continentale elle-même.

Le prochain sommet Trump-Xi constitue également une opportunité. L’ordre du jour de ce sommet devrait inclure une discussion sur la prévention d’un affrontement accidentel entre les forces japonaises et les forces chinoises, lequel entraînerait les États-Unis dans la guerre.

La période précédant le sommet est le moment idéal pour encourager le dialogue entre les forces armées tant japonaises que chinoises. Cela pourrait notamment passer par la réactivation de la ligne directe entre le Japon et la Chine mise en place en 2023, qui n’a été utilisée qu’une seule fois pour un appel protocolaire. Les canaux de dialogue permettent de désamorcer les incidents, par exemple lorsque des navires de guerre ou des avions de chasse s’approchent trop près les uns des autres, afin d’éviter que la situation ne dégénère.

Le fait que le Japon se dote de missiles à longue portée accroît le risque que les États-Unis se retrouvent davantage entraînés dans une politique de la corde raide au niveau régional. Des pourparlers directs entre le Japon et la Chine, ainsi qu’une approche plus judicieuse de la défense japonaise, contribueraient grandement à apaiser les tensions.

*

Pavel Devyatkin est chercheur associé au Quincy Institute et collaborateur principal à l’Arctic Institute.

Les opinions exprimées par les auteurs sur Responsible Statecraft ne reflètent pas nécessairement celles du Quincy Institute ou de ses collaborateurs.

Source : Responsible Statecraft, Pavel Devyatkin, 10-04-2026

lundi 11 mai 2026

Dos futuros en conflicto para la inteligencia artificial

 FUENTE https://observatoriocrisis.com/2026/05/10/dos-futuros-en-conflicto-para-la-inteligencia-artificial/

Un sistema crea una empresa (Palantir) que clasifica civilizaciones, arma genocidios y publica manifiestos racistas. El otro crea un laboratorio de investigación que distribuye gratuitamente un modelo de vanguardia.

Bappa Sinha, tecnólogo y analista del impacto social de la IA

Alex Karp, director ejecutivo de Palantir, publicó un manifiesto de 22 puntos el 19 de abril en el que declaraba que «el poder duro en este siglo se construirá sobre el software» y que ciertas culturas son «regresivas y dañinas». Cinco días después, el laboratorio chino de IA DeepSeek lanzó su tan esperado modelo V4: 1,6 billones de parámetros, código abierto bajo la licencia MIT, igualando a los modelos estadounidenses propietarios más caros a aproximadamente una trigésima parte del precio.

Dos acontecimientos. Con cinco días de diferencia. Dos visiones completamente opuestas sobre para qué sirve la inteligencia artificial, quién la controla y a qué intereses sirve.

Comencemos con el manifiesto. Extraído del libro de Karp, *La República Tecnológica: Poder Duro, Creencias Sutiles y el Futuro de Occidente* (escrito en colaboración con el director de Asuntos Corporativos de Palantir, Nicholas Zamiska), este documento de 22 puntos ha sido visto más de 32 millones de veces. En él se argumenta que Silicon Valley tiene una deuda con la nación, que las armas de IA son inevitables y que Occidente debe construirlas, que el servicio militar obligatorio debe reconsiderarse y que el pluralismo liberal no es más que una «tentación superficial».

Los puntos 21 y 22 revelan por completo la verdad. Afirman que «ciertas culturas, e incluso subculturas, han producido maravillas», mientras que «otras han demostrado ser mediocres, y peor aún, regresivas y perjudiciales». El punto 22 aboga por resistir «la superficial tentación de un pluralismo vacío y hueco», lamentando que Estados Unidos «durante el último medio siglo se haya resistido a definir las culturas nacionales en nombre de la inclusión». 

En pocas palabras, se trata de supremacismo racial y civilizacional en estado puro. Una empresa integrada en cadenas de exterminio imperiales jerarquiza a los pueblos del mundo y dicta a los gobiernos quiénes son considerados civilizados. La arrogancia colonial es inconfundible. Algunos la denominan tecnofascismo. Más de 200.000 personas en Gran Bretaña firmaron una petición exigiendo al gobierno la rescisión de sus contratos con Palantir. Miembros del Parlamento compararon el documento con los «desvaríos de un supervillano».

Y Palantir no se limita a publicar manifiestos. Está integrada operativamente en la maquinaria de la guerra imperial. Su plataforma Gotham proporciona sistemas de puntería basados en IA para el ejército ucraniano. El propio Karp se ha jactado  que el software de Palantir es «responsable de la mayor parte de la puntería en Ucrania», procesando imágenes de drones, imágenes satelitales e inteligencia de señales para generar opciones de ataque que mejoran con cada impacto. El sistema aprende de cada bomba lanzada. En enero de 2026, la compañía profundizó esta integración con la sala de datos Brave1 de Ucrania, alimentando con datos del campo de batalla en tiempo real los modelos de IA para la interceptación de drones.

Pero es el papel de Palantir en el genocidio de Gaza y la guerra ilegal estadounidense-israelí contra Irán lo que revela lo que realmente significa en la práctica el concepto de «poder duro basado en software». 

Palantir firmó una alianza formal con el ejército israelí en enero de 2024, tres meses después del inicio del ataque a Gaza, integrando comunicaciones interceptadas y datos satelitales para generar bases de datos de objetivos, es decir, listas de objetivos a eliminar. Mantiene una oficina permanente en el Centro de Coordinación Cívico-Militar, liderado por Estados Unidos, en el sur de Israel, proporcionando la arquitectura tecnológica para controlar la entrega de ayuda humanitaria a Gaza, un proceso que se ha utilizado sistemáticamente como arma para someter por hambre a una población civil asediada. 

Y en la guerra más amplia contra Irán, la misma maquinaria de la cadena de ataque alimentó los sistemas de selección de objetivos que bombardearon la escuela de niñas Shajareh Tayyebeh en Minab el 28 de febrero, causando la muerte de más de 170 niñas. Amnistía Internacional calificó el ataque de ilegal. La UNESCO lo consideró una grave violación del derecho humanitario. Cuando Karp escribe que las armas de IA son inevitables y que Occidente debe construirlas, está describiendo lo que su empresa ya hace, todos los días, en tiempo real.

Ahora bien, consideremos el contraste. El 24 de abril, DeepSeek lanzó la versión 4 bajo la licencia MIT. Cualquiera puede descargarla, modificarla e implementarla comercialmente. Su arquitectura es un sistema de mezcla de expertos con un total de 1,6 billones de parámetros (49 mil millones activados por consulta) y una ventana de contexto de un millón de tokens. 

El documento técnico presenta tres innovaciones: una arquitectura de atención híbrida, hiperconexiones con restricciones de variedad y el optimizador Muon, que reemplaza los métodos de entrenamiento estándar. El resultado: un 27 % menos de cálculo de inferencia y un 10 % menos de caché de memoria en comparación con su predecesor.

Los resultados hablan por sí solos. V4-Pro obtuvo 3206 puntos en Codeforces, superando los 3168 de GPT-5.4, la puntuación más alta en programación competitiva alcanzada por cualquier modelo en el momento de su lanzamiento. En SWE-bench Verified, la prueba de rendimiento estándar para la ingeniería de software en el mundo real, obtuvo una puntuación de 80,6, tan solo 0,2 puntos por debajo de Claude Opus 4.6. Lidera a todos los modelos de código abierto en matemáticas, ciencia y programación.

¿Y el precio? DeepSeek lo redujo aún más el 26 de abril. V4-Pro ahora cuesta: $0.435 por millón de tokens de entrada y $0.87 por millón de tokens de salida. Compárese con GPT-5.5, que cuesta $5.00 por entrada y $30.00 por salida, o Claude Opus 4.7, que cuesta $5.00 y $25.00. V4-Pro cuesta aproximadamente una trigésima parte de la tasa de salida de GPT-5.5. La variante más ligera, V4-Flash, cuesta $0.14 por entrada y $0.28 por salida, casi 100 veces más barata. Para un desarrollador en Lagos, Dhaka o São Paulo, estas no son cifras abstractas. Determinan si la IA de vanguardia es accesible o si está restringida por el muro de pago estadounidense.

Luego está la soberanía del hardware. V4 es el primer modelo de vanguardia chino diseñado para funcionar de forma nativa con chips Huawei Ascend y Cambricon de fabricación nacional, en lugar de Nvidia. Esto responde directamente a los controles de exportación de semiconductores de EE. UU., diseñados para impedir que China acceda a chips de IA avanzados. 

A los pocos días del lanzamiento de V4, ByteDance, Tencent y Alibaba se apresuraron a realizar pedidos de los procesadores Huawei Ascend 950PR. Huawei tiene previsto enviar 750.000 unidades este año. DeepSeek ha indicado que el precio de V4-Pro podría bajar aún más una vez que estos supernodos se envíen a gran escala en la segunda mitad de 2026. 

El régimen de sanciones de EE. UU., destinado a mantener el monopolio estadounidense sobre la computación de IA, ha acelerado, en cambio, el desarrollo de una plataforma de IA china totalmente autóctona, desde la fabricación de chips hasta la implementación de inferencias.

El modelo de negocio de Palantir se basa en sistemas propietarios y clasificados que se venden a gobiernos y fuerzas armadas a un precio exorbitante. La tecnología como arma de competencia entre civilizaciones, según sus propias palabras. 

DeepSeek publicó públicamente los pesos de su modelo, y su director ejecutivo y fundador, Liang Wenfeng, declaró que su visión es proporcionar IA de vanguardia gratuita para todos, con el fin de impulsar el progreso humano. 

Bajo el capitalismo, la IA de vanguardia queda confinada tras muros de pago de API y contratos clasificados, y se integra en cadenas de ataque. Bajo la planificación socialista, la misma tecnología se libera como un bien público.

El patrón histórico es conocido. En la década de 1960, el gobierno estadounidense adquirió el 60% de los circuitos integrados para la carrera espacial de empresas de Silicon Valley. Esa inversión pública generó fortunas privadas. Tras el estallido de la burbuja puntocom, y de nuevo tras la crisis financiera de 2008, los rescates bancarios y de fondos de inversión con dinero público canalizaron nuevo capital hacia el mismo ecosistema, creando empresas valoradas en billones de dólares a pesar de no producir nada físico. 

La riqueza generada dio origen a una clase de oligarcas tecnológicos que ahora buscan privatizar el mismo aparato estatal que los impulsó. Palantir, que pasó de la financiación inicial de la CIA a In-Q-Tel, se convirtió en una corporación de 280 mil millones de dólares que publica manifiestos sobre la guerra civilizacional. Inversión pública que crea monopolio privado; monopolio privado que luego se apodera del Estado. El manifiesto es esta clase exponiendo abiertamente su programa.

La trayectoria de China apunta en la dirección opuesta. La inversión estatal en la autosuficiencia de semiconductores y la investigación en IA, llevada a cabo bajo las hostiles sanciones estadounidenses, no ha creado otro ecosistema cerrado. Ha generado tecnología de código abierto disponible para todo el mundo. La lógica es sistémica: el Estado socialista absorbe los costos de la investigación, frena los monopolios y los incentivos para restringir el acceso al conocimiento mediante suscripciones de pago. La tecnología se libera. La gente la usa.

La IA se está convirtiendo rápidamente en la capa infraestructural de la producción económica. Para el Sur Global, la elección entre estos dos modelos definirá las condiciones de desarrollo durante décadas. La dependencia de los sistemas propietarios estadounidenses implica controles de exportación, restricciones de licencias, tecnología revocable a capricho de Washington y apropiación imperialista mediante superganancias monopólicas. 

Los modelos de código abierto que se ejecutan en chips libres de la jurisdicción de las sanciones estadounidenses ofrecen capacidad de IA soberana a precios que una universidad en Nairobi o un hospital en Kerala pueden permitirse, con total libertad para adaptarlos a los idiomas y condiciones locales. 

Los países que buscan la soberanía digital y de IA deberían prestar mucha atención. La alternativa es permanecer atrapados en un sistema donde la misma empresa que tacha a tu cultura de «mediocre» también desarrolla el software que genera las listas de objetivos a eliminar.

Un sistema crea una empresa que clasifica civilizaciones, arma genocidios y publica manifiestos al respecto. El otro crea un laboratorio de investigación que distribuye gratuitamente un modelo de vanguardia. ¿Quién controla la tecnología, quién se beneficia, quién paga el precio? Para la gente trabajadora de todo el mundo, estas preguntas definirán la próxima década.

 

dimanche 10 mai 2026

La France soutient al Qaeda au Mali

SOURCE https://nicolascinquini.blog/2026/05/08/la-france-soutient-al-qaeda-au-mali/

Georges Malbrunot le confirme dans un article que RTL publie le 8 mai 2026

Le journaliste Georges Malbrunot a recueilli les confidences d’une source française anonyme, quand dans un article publié par RTL le 8 mai 2026, il confirme ce qu’affirme depuis longtemps les autorités du Mali.


Comment la France, chassée du Mali, combat indirectement la junte au pouvoir et ses soutiens russes via des militaires ukrainiens

 

Si elle a quitté le Mali, la France apporte une aide opérationnelle à des militaires ukrainiens sur place, passés par la Légion étrangère, et qui coopèrent avec les rebelles touaregs.

Les forces françaises ne sont officiellement plus sur le sol malien, et pourtant elles continuent à opérer indirectement. Selon une source sécuritaire française, la France se repose notamment sur de nombreux militaires ukrainiens francophones passés par la Légion étrangère : des unités du renseignement militaire ukrainien, le GUR, opèrent ainsi au Mali en coordination avec les rebelles touaregs, lesquels ont débuté il y a deux semaines une conquête de plusieurs villes grâce à une alliance avec les djihadistes.

Les rebelles indépendantistes touaregs cherchent ainsi à affaiblir la junte au pouvoir à Bamako, tandis que la France et l’Ukraine veulent renverser les soutiens russes de la junte, les anciens de la milice Wagner (renommés l’Afrika Corps) qui ont tout fait pour chasser la France de l’Afrique. Un partage d’intérêts, alors même que les rebelles touaregs ont une ancienne relation avec les services de renseignements français au Sahel.

Ce n’est pas la première fois qu’il est question d’une alliance franco-ukrainienne sur ce plan : en début d’année dernière, le service de renseignements ukrainien avait proposé aux autorités françaises un plan détaillé pour déloger les juntes de la région du Sahel, et ainsi faire reculer l’ennemi russe. Mais Paris n’avait pas donné de suites à cette proposition, en raison notamment de l’aspect sécuritaire.

Une hiérarchisation de l’ennemi

Le verrou est aujourd’hui levé, permettant un jeu de stratégies qui semble favoriser les djihadistes, ces derniers étant actuellement alliés aux indépendantistes touaregs, eux-mêmes aidés par ces forces ukrainiennes. Une sorte de hiérarchisation de l’ennemi afin d’atteindre un objectif commun, ici de renverser la junte au pouvoir et d’affaiblir les Russes et leurs alliés dans la région.

En limitant son aide opérationnelle à ces relais ukrainiens, la France évite ainsi une coopération directe avec les djihadistes liés à Al-Qaïda. Interrogé, le ministère des Armées est toutefois resté vague et a indiqué que si les militaires ukrainiens avaient quitté la Légion étrangère pour servir l’Ukraine de manière qu’ils jugent utile, la France n’a de son côté pas de commentaire à faire sur le sujet.

Plusieurs pays du Sahel avaient dénoncé l’an dernier ce jeu d’alliances, qui semble toutefois faire ses preuves dans la région, avec la reprise récemment de grandes villes – dont Kidal, reprise fin avril par les djihadistes alliés aux rebelles touaregs. De quoi faire des remous entre la junte au pouvoir et son allié russe, qu’elle accuse de l’avoir “trahi” alors que les mercenaires russes ont quitté le navire après avoir passé un accord quelques jours avant l’attaque.

La mort du ministre malien de la Défense, Sadio Camara, tué fin avril dans une attaque kamikaze, a également marqué un autre coup de la Russie, puisque ce numéro deux de la junte, considéré comme l’homme de Moscou, avait été formé en Russie.


En réalité, les militaires russes de l’African Corps opèrent toujours au Mali et n’en déplaise à une presse bleu horizon revancharde, l’offensive que les djihadistes ont lancée vers le sud le 25 avril n’est pas parvenue à conquérir le pays. Car avec des attaques de SVBIED (suicide vehicle-borne improvised explosive device) à Kati, banlieue de Bamako, pour tuer le ministre de la défense et aussi le président Assimi Goïta -la seconde échoua- la prise du pouvoir central était bien l’objectif

Carte de la situation au Mali le 2 mai 2026 (RYBAR) : l’offensive djihadiste n’a que peu changer les zones de contôle du pays et les assaillants ont subi des pertes considérables

Par pudeur, Malbrunot limite aux rebelles touaregs la portée du soutien franco-ukrainien. Le sujet mérite d’être approfondi

Drapeau du FLA

Fondé dans le nord du Mali le 30 novembre 2024, par la fusion d’organisations plus anciennes, le Front de libération de l’Azawad (FLA, 4000 hommes) est indépendantiste et aussi islamiste. Son chef est Alghabass Ag Intalla, un ancien d’Ansar Dine [Les Défenseurs de la religion], pas exactement un laïc

Début mai 2026, un écusson du renseignement militaire ukrainien (HUR) est retrouvé sur le cadavre d’un djihadiste de JNIM (réseaux sociaux)

De fait, l’offensive était une opération conjointe du FLA et des djihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM, 6000 hommes), branche malienne d’al Qaeda, dont le chef est Iyad Ag Ghali, également Touareg et fondateur d’Ansar Dine en 2012

Que vous rappellent ces drapeaux de JNIM ?

Bashar Assad énonça autrefois

Le terrorisme n’est pas une carte qu’on sort et qu’on range dans sa poche. Comme un scorpion, il peut vous piquer à tout moment

Dix ans après la Syrie et la cruelle leçon de choses du 13 novembre 2015, la France perpétue de scabreux calculs stratégiques et soutient encore une fois des insurgés sunnites radicaux.

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15 février 2026 : Rubio gives green light to new era of US-European colonialism – Roger McKenzie, Morning Star

19 novembre 2025 : Mali Defends Sovereignty Against a Western-Backed “Proxy War” – Pavan Kulkarni, Internationalist 360°

As panic-inducing travel advisories and doomsaying media reports prophesy the fall of Mali to an Al Qaeda affiliate attacking fuel convoys, the government has re-secured supply routes and hosted Mali’s first international defense expo in a supposedly besieged capital

7 mai 2025 : Un djihadiste à Paris

dirigée et interprétée par Emmanuel Macron, sa dernière romance

17 mars 2025 : ‘Ethnic cleansing!’ Videos show Syrian government-aligned forces [HTS Jihadists] reveling in massacre of minorities in coastal town – CNN

[the uncomfortable convolutions of CNN presstitutes produce the comic effect of this article, because alongside Qatari channel Al Jazeera and most Western mainstream media, its editorial line was supporting since 2011 the radical Sunni uprising against the secular government of Bashar Assad]

11 décembre 2024 : Report: Ukraine Sent Drones and Drone Operators to HTS Before Offensive That Ousted Assad – Dave DeCamp, Antiwar.com

HTS, an offshoot of al-Qaeda, is designated by the US as a terror organization

10 octobre 2023 : African revolution

France is expelled from its former colonies in West Africa

5 septembre 2023 : Le grand-guignol, une tradition française

Abaya contre Samuel Paty

13 novembre 2022 : The French debacle on November 13, 2015

2 août 2022 : Gone with the wind

30 août 2021 : La débâcle du 13 novembre 2015

commentaire du film documentaire Les ombres du Bataclan, mis à jour après la déposition devant la cour d’assises spéciale, le 17 septembre 2021, du commandant de la Brigade criminelle qui a coordonné les constatations sur la scène de crime de la salle de spectacle, celle, le 22 septembre, du commissaire X, qui y fut primo-intervenant, celle, le 6 octobre, de Jean-Marc, présent dans la fosse au début de l’attaque, celles, le 27 octobre, de plusieurs autres BACqueux

13 novembre 2020 : The path to November 13, 2015

L’engagement français dans les rangs ukrainiens

chronique alphabétique et nécrologique de l’engagement français dans les rangs atlantistes en Ukraine, ce que les journalistes serviles ne vous raconteront pas. Où le lecteur retrouve des Ukrainiens de la Légion étrangère

La alianza que creó el narco moderno: CIA, n*zis y c*caína en América Latina