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jeudi 25 décembre 2025
¿Invadieron Polonia Hitler y Stalin? Lo que los re-escritores de la historia no te contarán.
Note sur Die Welt als Labyrinth
Un détournement s'offre toujours comme un jeu de piste, suggère quelques dérives entrelaçées de documents et lieux.
Sur le détournement de Die Welt als Labyrinth (titre d'un ouvrage de Gustav René Hocke de 1957)
Détourner des titres est affaire commune chez Debord, puis l'IS. Ainsi, les nombreux titres de films recyclés pour des articles ou encore pour signifier des territoires psychogéographiques (All the King's Men, La Taverne des Révoltés, The Naked City, etc).

Contrairement à d'autres titres détournés, Die Welt als Labyrinth ne vient pas du cinéma ni même d'une adaptation possible au cinéma: ce n'est pas un récit littéraire mais un ouvrage scientifique d'histoire de l'art. Si la pratique de ce type de détournement est très debordienne, l'élection du titre provient sans doute des artistes germanophones du groupe Spur ou d'Asger Jorn.
En 1959-1960, lors des préparatifs de la grande manifestation situationniste qui devait se tenir au Stedelijk Museum d’Amsterdam (la transformation de deux salles du musée en labyrinthe, qui avorta en raison des réticences de l’institution), ce furent les membres de Spur qui exigèrent qu’une brèche soit ouverte dans l’une des façades du bâtiment en guise d’entrée alternative, ce trou dans le mur valant comme "garantie de non-soumission à l’optique des musées".
Asger Jorn continuera son exploration du thème du labyrinthe en dehors de l'IS et notamment dans le nº4 de The Situationnist Times.
Le titre français, paru en 1967 ou 77?, Labyrinthe de l'art fantastique: Le maniérisme dans l'art européen, dénote ce fil expressionniste qui pour le coup renoue également avec le goût baroque de Debord (littéraire, musical mais surtout architectural et notamment dans Du Baroque d'Eugenio d'Ors). Développer sur base de lecture de la version française.
Maniérisme (renaissance-baroque). Greco un artiste proto-expressionniste. maniérisme et expressionnisme: "En Allemagne, à partir des années 1930, l’esthétique « anticlassique » et « expressionniste » du maniérisme florentin est rapprochée par les tenants d’une histoire de l’art officielle (Wilhelm Pinder) des avant-gardes berlinoises, munichoises ou viennoises et, pour cette raison, assimilée à ce qui sera désigné comme un « art dégénéré » (entartete Kunst). La plupart des historiens de l’art ayant travaillé sur le maniérisme fuient d’ailleurs l’Allemagne nazie pour se réfugier en Angleterre (Antal, Hauser) ou aux États-Unis (Friedlaender, Panofsky)."
"Dans les années cinquante et soixante, il devint courant en effet de mettre le surréalisme en général en relation étroite avec l’art dit fantastique, baroque, maniériste. Ce n’était que suivre (en histoire de l’art) les positions d’un Alfred H. Barr, qui avait réalisé dès 1936 au MoMA la première grande exposition historique intitulée « Fantastic Art, Dada, Surrealism »30, succédant à « Cubism and Abstract Art ». L’art fantastique, ancêtre direct du surréalisme dans cette nouvelle taxinomie, était représenté abondamment du XVe siècle à la fin du XIXe, de Bosch à Redon en passant par Bracelli, Arcimboldo, Piranèse, Füssli, Grandville et bien d’autres. La Tentation de saint Antoine connaissait, outre-Atlantique, une nouvelle vie générationnelle31. Après la guerre, ce fut une déferlante. Chastel, qui suivait de près les actualités germaniques et anglo-américaines en matière de publications, ne pouvait ignorer l’ouvrage de Gustav René Hocke paru en 1957 sous le titre Die Welt als Labyrinth, sous-titré pour la traduction française dix ans plus tard Le Surréalisme dans la peinture de toujours32 : les thèmes définis par l’auteur dans le déroulement de ce livre permettaient de passer aisément de Michel-Ange à Paul Klee. De leur côté, Marcel Brion et René de Solier avaient mis à la mode une filiation entre le baroque et le surréalisme. Ces affinités étaient suggestives33. En 1964, y ajoutant la dimension alchimique, Patrick Waldberg présentait à la galerie Charpentier l’exposition « Le surréalisme. Sources-Histoire-Affinités », avec les mêmes « correspondances anciennes ». André Chastel y voyait, à mon avis, plus de curiosité que de continuités réelles. Il y avait là un paradoxe indéniable. D’un côté, son propre jugement sur le surréalisme reposait sur des analogies formelles, intellectuelles, morales avec la Renaissance et le maniérisme : la terribilità demeurait pour lui la qualité première qu’on pouvait attendre de tout artiste portant assez d’énergie et d’imagination pour imposer son style, particulièrement dans des moments critiques. D’un autre côté, rien ne devait l’agacer davantage que les analogies faciles entre les images et, surtout, l’idée que le surréalisme serait la continuation du maniérisme, ou du baroque. Cette position était difficile à tenir pour qui cherchait à fixer les données précises d’un contexte culturel. Son ironie à l’égard des « musées imaginaires » et des grandes perspectives assimilatrices, relevait de ce même scrupule. Entre le jeu des séductions formelles, auquel Chastel ne résistait pas lui-même, et les exigences de la méthode historique, le surréalisme créait des difficultés." (30 Fantastic Art, Dada, Surrealism, edited by Alfred H. Barr, Jr., essays by Georges Hugnet, New York, The Museum of Modern Art, déc. 1936 ; 2e éd. revue et augmentée, 1937 ; 3e éd., 1947. Reprint Edition, Arno Press, 1968.31 Je ne puis ici approfondir la question, mais il faut mentionner qu’en 1945 Max Ernst peint une Tentation de saint Antoine qui sera reproduite l’année suivante sur la brochure du concours pour le film d’Albert Lewin La vie privée de Bel Ami, à New York ; jury : Marcel Duchamp, Sydney Janis, Alfred H. Barr... Voir Werner Spies, Max Ernst. Leben und Werk, Cologne, DuMont, 2005, trad. fr. : Max Ernst. Vie et Œuvre, Paris, Centre Pompidou, 2007, ill. p. 187.32 Traduit de l’allemand par Cornélius Heim, Paris, Éditions Gonthier, coll. « Grand format Médiations », 1967. Le sous-titre de 1967 sur la couverture est peut-être le résultat d’une erreur, très significative : en effet la page de grand titre indique en sous-titre « Le maniérisme dans l’art européen ». 33 En 1979 encore, le premier numéro de Mélusine, revue universitaire consacrée au surréalisme, proposait un article de Mary-Ann Caws sur les motifs littéraires et figuratifs communs au baroque et au surréalisme : « Du geste baroque au geste surréaliste : doigt qui recueille, œil qui ondoie » ; l’ouvrage de Hocke en français (1967) y est cité avec le texte de Henri Zerner dans [Meaning of] Mannerism (Hanover, New Hampshire, 1972).
L'auteur parle-t-il du baroque? de l'expressionnisme?
Mettre aussi image de Du Baroque.
dimanche 21 décembre 2025
Exposition "Les gens de Paris, 1926-1936" (Musée Carnavalet)
Depuis le début du 19e siècle, Paris connaît une croissance démographique continue, avec un pic de population identifié en 1921 (2,89 millions d’habitants), jamais égalé depuis. Pour connaître le chiffre et la composition de la population, Paris, comme chaque commune française, procède tous les cinq ans à un recensement donnant lieu à la publication de statistiques. Mais, à la différence des autres communes, la capitale n’a jamais dressé de liste nominative des personnes avant 1926, ce qui rend ces trois recensements de 1926, 1931 et 1936, conservés aux Archives de Paris, sans précédent.
Souvent consultés lors de recherches généalogiques, ces registres invitent à se lancer dans une enquête inédite sur la population parisienne d’il y a cent ans. Partant de la structure générale bien spécifique de la population parisienne, le portrait des Parisiennes et des Parisiens est dressé en quatre étapes, des lieux de naissance et nationalités aux professions exercées, en passant par les situations familiales et la répartition au sein de chaque quartier et immeuble de la ville.
Kessel et Giacometti à propos du Montparnasse des années 1920
Un homme qui dort (Perec, 1973)
"Tu
n'as rien appris, sinon que la solitude n'apprend rien, que
l'indifférence n'apprend rien: c'était un leurre, une illusion
fascinante et piégée. Tu étais seul et voilà que tu voulais te protéger:
qu'entre le monde et toi les ponts soient à jamais coupés. Mais tu es
si peu de chose et le monde est un si grand mot: tu n'as jamais fait
qu'errer dans une grande ville, que longer sur quelques kilomètres de
façades, des devantures, des parcs et des quais."
Ce film est sorti dans les salles de cinéma le 24 avril 1974, mais fut "visiblement" tourné pendant l'été 1973.
El mito obrero del fascismo

Conclusiones
Algunas conclusiones que se extraen del presente artículo es que la retórica obrerista utilizada por los fascismos de la primera mitad del siglo XX, por una parte obedecía a una estrategia puramente propagandística, que tenía el fin de atraer a las masas de obreros y campesinos a sus filas y desvincularlas así de la influencia de los partidos y sindicatos marxistas y anarquistas. Si bien en los momentos iniciales podía haber una cierta predisposición a defender los intereses de los trabajadores, esta se aplacó o limitó con el transcurso de los años. Por otra parte, la estrategia también tenía como fin “acoger al obrero” en el seno de una sociedad fuertemente verticalizada y clasista. Pero acogerlo como subalterno y explotable que, a pesar de los pesares, formaría parte del “gran proyecto nacional” fascista. Esto enlazaría con otra de las características que atraviesan al fascismo, como es la defensa del darwinismo social como elemento vertebrador, tanto en el conjunto de la sociedad como en el seno de las empresas. Estos buscaban dejar a la clase obrera en una situación de subyugación respecto a la burguesía. En este sentido, al igual que el rey o el caudillo ejercía de líder absoluto de las masas, el fascismo defendía la idea de las empresas como el seno de una familia tradicional, donde el patrón debía cumplir con el papel autoritario de pater familias, desplegando así un poder absoluto sobre los trabajadores. En consecuencia, el corpus teórico del fascismo descansa sobre la negación absoluta de la lucha de clases y en favor de la armonización de las mismas. Bajo el pretexto de la búsqueda de objetivos superiores, abogaban por un gran pacto de capital/trabajo, con el fin de “elevar a los intereses de la nación por encima de las luchas internas”. Es decir, frente a la idea de “clases en pugna”, se impone una idea de “sociedad armónica” compuesta por sectores distintos, unos más dignos que otros, pero que encajan a la perfección si no se trata de alterar el statu quo y el “orden natural” ─español, italiano, alemán─ de las cosas.
Esta última idea explicaría perfectamente la batalla encarnizada que llevaron a cabo los diferentes movimientos fascistas contra las organizaciones obreras que en ese momento, y en sus respectivos países, tenían una gran influencia sobre los trabajadores, tanto a nivel sindical como de partidos políticos. El fascismo se convirtió en el brazo armado de la alta burguesía, buscando socavar las conquistas sociales que el conjunto de los trabajadores había conseguido durante años de luchas.
En ese sentido, cabe destacar que los tres fascismos se alinearon en todo momento con los intereses de industriales y terratenientes, abandonando por completo las pretensiones emancipadoras del conjunto de los trabajadores. No es de extrañar, por tanto, que sendas corrientes fascistas recibieran ingentes sumas de dinero de las altas burguesías de sus respectivos países. Dinero que utilizaron para financiar campañas electorales así como sufragar las acciones violentas que los propios fascistas llevaban a cabo contra los trabajadores organizados.
Finalizado el análisis del fascismo de la primera mitad del siglo XX, hay que señalar que actualmente nos encontramos en una contraofensiva reaccionaria que, aunque a nivel estético y simbólico se encuentra muy alejado de este, las estrategias discursivas utilizadas con el fin de atraer al conjunto de los trabajadores a sus filas son muy similares. Esto cobra mayor importancia si se tienen en cuenta las consecuencias de las políticas neoliberales impulsadas a partir de los años 70 y 80 en gran parte del mundo. Recetas económicas que han socavado la capacidad organizativa y de lucha del conjunto de la clase obrera. Desprovista esta de certezas y despojada de cualquier alternativa al capitalismo depredador imperante, es fundamental que las organizaciones obreras dispongan de un acervo de herramientas que nos permitan abordar la lucha contra el ─neo─fascismo con las máximas garantías de poder lograr su derrota definitiva.
vendredi 12 décembre 2025
Israël. « Pas de gay pride sous génocide » (30 mai 2025)
En 2017, Mirage gay à Tel Aviv démontait le pinkwashing, une stratégie de la propagande israélienne pour camoufler la guerre, l’occupation, le conservatisme religieux et l’homophobie derrière le paravent sea, sex and fun de Tel-Aviv. Dans cette nouvelle édition reprise dans la collection Orient XXI chez Libertalia, Jean Stern ajoute aux éclairages et reportages précédents des mises à jour, notamment sur l’extrême droite et les gays en 2025. « J’y raconte un succès planétaire et les racines d’une défaite », conclut-il dans sa préface que nous reproduisons ici. Même si la « parade gay » se déroule ce vendredi 13 juin 2025, alors que la guerre se poursuit à Gaza, le rouleau compresseur du « mirage rose » a fait long feu, à l’heure où Israël tente de faire disparaître les Palestiniens, hétéros comme homos, de Gaza et de la Cisjordanie.
La solidarité gay, renaissante dans le monde après des années de douces illusions, s’est mobilisée de façon extraordinaire dans le soutien aux Palestiniens depuis plus d’un an et demi. C’est réconfortant pour Libertalia et moi-même, car cela mesure le chemin parcouru depuis la sortie de Mirage gay à Tel-Aviv en 2017. Vous étiez quelques-un·es au début, lecteur·trices chéri·es, pas très nombreux·ses, nos rencontres avaient la chaleur de celles des grottes, on se serrait les coudes, homos, hétéros, trans ou non binaires. Le pinkwashing israélien écrasait alors tout, la Mairie de Paris d’Anne Hidalgo (socialistes, communistes, verts) venait d’accueillir « Tel-Aviv sur Seine » sur les quais, avec force drapeaux arc-en-ciel frappés de l’étoile de David. Tout le monde ou presque se laissait berner, puisque c’était (supposément) cool. Depuis, Hidalgo est constante dans son aveuglement et soutient la guerre livrée par Israël à Gaza, sans les communistes et les Verts (avec des nuances). Et surtout une partie de la communauté LGBT se retrouve, de diverses façons, du côté des Palestiniens. Cette solidarité d’évidence avec des opprimés, cette dénonciation de la lessiveuse rose, je les ai d’abord croisées chez des gays, lesbiennes et trans israéliens et palestiniens de l’intérieur, qui le disent avec force : « Pas de fierté sous génocide ».
Il fallait remonter aux racines de ce slogan, né « pas de fierté sous occupation ». Les Palestinien·nes LGBT ne sont pas une masse informe de victimes sans paroles, d’individus sans ressorts, de fantoches apeurés. Ce sont des hommes, des femmes et des trans, avec une âme, un corps, une identité sexuelle et des désirs. Dans la lignée des radicaux LGBT israéliens et palestiniens, de plus en plus de gays, lesbiennes et trans occidentaux commencent à trouver écœurants ces pèlerinages sea, sex & fun, en pause depuis le 7-Octobre, avec les horribles massacres autour de Gaza et puis la guerre génocidaire qu’Israël livre depuis. Le recours cynique au « Ce soir, j’oublie tout » ne fait plus recette. La gueule de bois et le retour au réel menacent le pinkwashing : de part et d’autre du mur, les mirages made by Israël ne doivent plus faire illusion. Ils se résument en quatre mots : « Pas en notre nom ».
Yoav Atzmoni, aucun doute, se bat en son nom. Il manifeste ET fait la guerre. Sur les photos qui précèdent, il a l’air un peu idiot, ni plus ni moins que des tas d’autres garçons. Pas mon style, en tout cas, et pourtant sa photo me fascine, tant elle paraît incroyable. C’était la toute première d’une longue série, et j’ai d’abord cru à un montage, mais non. Le soldat Atzmoni pose vraiment, devant son char d’assaut, devant les ruines d’un quartier de Gaza, en brandissant son drapeau arc-en-ciel sur lequel il a écrit au feutre « Au nom de l’amour » en hébreu, en arabe et en anglais, pour l’universalité du message. Avec son allure passe-partout, le bidasse Atzmoni incarne, tragiquement, la banalité du mal, comme le disait Hannah Arendt. Atzmoni fait son boulot, il y croit, ce qui est le cas de la plupart des gens, même s’il s’agit de tuer. Arendt l’a bien compris avec Eichmann, l’homme clé de la solution finale croyait à son boulot. J’aime de plus en plus Arendt par parenthèse. Installée à Paris dans les années 1930, elle se battait comme une diablesse contre les bureaucrates de la préfecture de police de Paris qui traquait les réfugiés allemands juifs, dont elle-même, son amour, ses amis qui surnageaient dans la misère et l’humiliation. Lâchés par les bourgeois juifs de Paris, tiens donc1. Elle le faisait avec une générosité, une force, un sens de l’universalisme qui se fondaient sur ses combats contre les oppresseurs, les flics obtus, les staliniens serviles et les agents nazis qui pullulaient à Paris. Arendt voyait avec désespoir le monde rétrécir, ses amis se battaient et perdaient en Espagne. Les hommes s’emparaient de la guerre et s’en réjouissaient, tout comme le soldat Atzmoni.
Ce réserviste de Tel-Aviv a été mobilisé dans les jours qui ont suivi l’attaque sanglante du Hamas le 7 octobre 2023 et est aussitôt parti à la guerre sans rechigner. Six mois plus tôt, il se préparait à défiler pour la gay pride sur le front de mer de Tel-Aviv. Du sommet des buildings dominant la Méditerranée, par temps clair, on voit Gaza. Atzmoni et son petit ami seront ce soir de juin de toutes les fêtes, qui débordent de techno et de produits pour chemsex. C’est une partie de leur fierté, aux gays de Tel-Aviv, de se défoncer à fond deux jours par semaine et de pratiquer sous drogue ce sexe unlimited qui marque les esprits et les corps. Comme partout, les dégâts du chemsex sont intenses, et les plaintes pour viols et violences sexuelles de plus en plus nombreuses dans la communauté homosexuelle israélienne.
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