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mercredi 26 novembre 2025

Un effroyable carnage : l’héritage politique de Dick Cheney

 SOURCE: https://www.les-crises.fr/un-effroyable-carnage-l-heritage-politique-de-dick-cheney/

De la censure d’un rapport sur la surveillance intérieure par la CIA à la couverture de la guerre des Contras, en passant par son rôle dans le lancement de la guerre contre le terrorisme, Dick Cheney a consacré sa vie à faire en sorte que l’État américain puisse tuer, espionner et torturer en toute impunité.

Source : Jacobin, Chip Gibbons
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

 
Lorsque l’on réfléchit à l’héritage de Dick Cheney, on ne peut que reconnaître les millions de vies qu’il a fauchées, comme celles des femmes et des enfants irakiens qui ont été ligotés et exécutés en 2005. (David Hume Kennerly / Getty Images)

Le 15 mars 2006, les États-Unis étaient engagés depuis près de trois ans dans leur deuxième guerre en Irak. Après plus d’une décennie de sanctions brutales et de bombardements continus, les États-Unis avaient lancé au printemps 2003 une invasion à grande échelle de ce pays du Moyen-Orient riche en pétrole. Cette invasion constituait une violation flagrante du droit international. Après avoir renversé le gouvernement baasiste irakien, ancien allié intermittent de Washington, les États-Unis et leurs alliés ont entamé une occupation militaire prolongée de l’Irak. Cette affaire néocoloniale s’est avérée particulièrement brutale. Telle est la nature même de la volonté d’imposer sa présence par la force militaire à un peuple qui ne le souhaite pas et qui est prêt à recourir à la force pour s’y opposer.

Ce jour-là, le 15 mars, des soldats se sont approchgués de la maison de Faiz Harrat Al-Majma’ee, un agriculteur irakien. Ils auraient recherché un individu soupçonné d’être responsable de la mort de deux soldats américains et d’avoir facilité le recrutement d’Al-Qaïda en Irak. Selon la version des troupes américaines, quelqu’un dans la maison aurait tiré sur les soldats qui s’approchaient, déclenchant une confrontation de vingt-cinq minutes. Les soldats ont finalement pénétré dans la maison et tué tous ses occupants.

Parmi eux se trouvaient non seulement Al-Majma’ee, mais aussi sa femme, ses trois enfants, Hawra’a, Aisha et Husam, âgés de cinq mois à cinq ans, sa mère de 74 ans, Turkiya Majeed Ali, et ses deux nièces, Asma’a Yousif Ma’arouf et Usama Yousif Ma’arouf, âgées de cinq et trois ans. L’autopsie pratiquée sur les défunts « a révélé que tous les cadavres avaient reçu une balle dans la tête et étaient menottés ». Après avoir massacré la famille, les soldats américains ont demandé une frappe aérienne qui a détruit la maison. La raison présumée de ce bombardement était de dissimuler les preuves des exécutions extrajudiciaires.

Parmi les architectes de la guerre contre le terrorisme, un nom se détache particulièrement : Dick Cheney.

Les dix vies perdues ce jour-là, y compris celles des enfants menottés et abattus d’une balle dans la tête à bout portant, font partie des 4,5 à 4,7 millions d’êtres humains qui ont perdu la vie dans les zones de guerre après le 11 Septembre. Cela inclut non seulement l’Irak, mais aussi l’Afghanistan, la Syrie, le Yémen et le Pakistan. Il est impossible de réduire la « guerre contre le terrorisme » et son bilan humain colossal à une seule personne. Mais lorsqu’il s’agit des architectes de la guerre contre le terrorisme, un nom ressort plus que les autres : Dick Cheney.

Le lundi 3 novembre, Cheney est décédé à l’âge de 84 ans des suites d’une pneumonie et de maladies cardiaques et vasculaires. Je ne souhaite la mort à aucun être humain, pas plus que je ne souhaite voir souffrir aucun être vivant. Mais lorsque l’on réfléchit à l’héritage de Cheney, on se doit de reconnaître les millions de vies qu’il a fauchées, comme celles des femmes et des enfants irakiens qui ont été ligotés et exécutés en 2005. Ils font partie de l’héritage de Cheney, un héritage qui comprend une vie passée à défendre les pires crimes de l’État américain au nom de la sécurité nationale.

Une vie au service de l’État sécuritaire

La plupart des comptes rendus sur la politique de Cheney se concentrent sur sa croyance en des pouvoirs étendus pour le pouvoir exécutif, avec un rôle réduit pour le Congrès. Si cela est certainement vrai, la fidélité ultime de Cheney allait à la bureaucratie de la sécurité nationale qui s’était métastasée au sein du pouvoir exécutif. Les interventions de Cheney visaient à défendre le pouvoir de l’exécutif de lancer des guerres à l’étranger et d’exercer une surveillance à l’intérieur du pays.

Au début de sa carrière, Cheney a été témoin de tentatives visant à les restreindre. Les révélations selon lesquelles Richard Nixon avait mis en place une unité d’espionnage secrète appelée les « plombiers de la Maison Blanche » pour cibler d’abord le lanceur d’alerte Daniel Ellsberg, puis cambrioler les bureaux du Comité national démocrate à l’hôtel Watergate, ont contraint Nixon à démissionner dans le déshonneur. Cela a également entraîné un revers temporaire pour l’État sécuritaire.

Le programme d’espionnage personnel de Nixon était composé d’anciens combattants de l’État sécuritaire et imitait ses tactiques. Le scandale du Watergate a éclaté en même temps que les scandales concernant la surveillance par le FBI et la CIA des mouvements anti-guerre et des droits civiques. Des millions d’Américains ont participé à ces deux mouvements, pour découvrir que leur gouvernement considérait leur comportement comme digne d’être espionné. Cela a considérablement diminué la confiance dans le Léviathan de la sécurité nationale.

Et si la répression de la Guerre froide avait autrefois placé la politique de sécurité nationale américaine hors de portée de toute critique, la désillusion généralisée face à la guerre du Vietnam, meurtrière, immorale et désastreuse, signifiait que son avenir était très incertain. Si l’État sécuritaire a survécu, les retombées du Watergate et du Vietnam ont réduit son pouvoir à son plus bas niveau, du moins temporairement.

 
Dick Cheney en 1976, alors qu’il était chef de cabinet de Gerald Ford. (David Hume Kennerly / Bibliothèque présidentielle Gerald R. Ford)

Cheney a cherché à lutter contre ces restrictions. En tant que chef de cabinet du président Gerald Ford à la Maison Blanche, Cheney a apporté des modifications manuscrites à un rapport sur les activités de la CIA. La principale modification apportée par Cheney consistait à remplacer la description de la surveillance intérieure de la CIA comme « illégale » par « inappropriée. » Bien que Cheney n’ait pas réussi à empêcher les contrôles imposés à l’État en matière de sécurité nationale, il a refusé d’abandonner son combat.

En 1978, Cheney a été élu député républicain du Wyoming. Au Congrès, Cheney a voté contre les sanctions contre l’apartheid en Afrique du Sud et contre une résolution non contraignante demandant la libération de Nelson Mandela. Ces votes ont conduit John Nichols, du magazine The Nation, à surnommer Cheney « le député de l’apartheid. » Lors des élections de 2000, les votes de Cheney sur Mandela ont fait l’objet d’une controverse. Loin d’admettre son erreur, Cheney a défendu son vote, expliquant que l’African National Congress était alors considéré comme une organisation « terroriste. »

Les interventions de Cheney visaient à défendre le pouvoir de l’exécutif de lancer des guerres à l’étranger et d’exercer une surveillance sur le territoire national.

Au Congrès, Cheney était le membre républicain le plus haut placé dans une enquête de la Chambre sur le scandale Iran-Contra. Au début des années 1980, l’administration Reagan a été prise en flagrant délit de minage des ports du Nicaragua. Cet acte de guerre manifeste a été perpétré par la CIA, que Ronald Reagan avait promis de « libérer » pendant sa campagne présidentielle.

Dans le cadre de ses efforts visant à renverser le gouvernement socialiste sandiniste du Nicaragua, la CIA collaborait avec les « Contras. » Qualifiés de combattants de la liberté par l’administration Reagan, les Contras étaient en réalité une force terroriste avérée. Ils prenaient délibérément pour cible des infrastructures civiles telles que des centres d’alphabétisation et des cliniques afin de saper les efforts des Sandinistes pour améliorer la vie des Nicaraguayens ordinaires. Craignant que la guerre secrète de Reagan ne devienne un nouveau Vietnam, le Congrès a adopté une série d’amendements budgétaires connus sous le nom d’amendement Boland. Ceux-ci empêchaient l’envoi d’armes létales aux Contras dans le but de renverser le régime au Nicaragua. Plusieurs efforts ont été déployés pour continuer à fournir des armes aux Contras, notamment par le biais de réseaux de financement privés, ainsi que pour (au minimum) fermer les yeux sur le trafic de drogue des Contras.

Mais l’administration Reagan a failli imploser lorsque des responsables clés ont été surpris en train de vendre des armes à l’Iran et d’utiliser les recettes pour financer les Contras, en violation de l’amendement Boland. Dans le rapport minoritaire de Cheney, les hors-la-loi n’étaient pas ceux qui avaient armé la campagne terroriste des Contras, mais le Congrès qui avait tenté de limiter la guerre secrète de l’administration Reagan.

Cheney a quitté le Congrès pour occuper le poste de secrétaire à la Défense du président George H. W. Bush. À ce titre, Cheney a supervisé l’invasion américaine du Panama. Cette invasion, totalement illégale, a violé à la fois le droit international et la Constitution américaine. Elle a causé la mort de 3 500 Panaméens. Le prétexte officiel était que les États-Unis avaient inculpé le dirigeant panaméen Manuel Noriega pour trafic de drogue et envahi le pays afin de l’enlever et de le livrer à un tribunal de Miami. Noriega était un ancien agent de la CIA. Et il n’était pas le seul ancien allié des États-Unis avec lequel Cheney allait devoir se battre en tant que secrétaire à la Défense.

Tout au long des années 1980, les États-Unis avaient armé le dictateur irakien Saddam Hussein contre l’Iran, alors même que Hussein utilisait des armes chimiques. En 1990, Hussein est de nouveau entré en guerre avec l’un de ses voisins, cette fois-ci le Koweït. Certains éléments suggèrent que le dirigeant irakien croyait sincèrement, mais à tort, que les États-Unis fermeraient les yeux sur cette agression. Mais contrairement à l’Iran, le Koweït était un allié des États-Unis. Et les États-Unis, par l’intermédiaire du Conseil de sécurité des Nations unies, ont lancé une guerre contre l’Irak.

Les États-Unis sont allés bien au-delà de l’expulsion de l’Irak du Koweït. Ils se sont livrés à un bombardement massif de l’Irak, visant clairement les infrastructures civiles. Les Nations unies ont qualifié ces bombardements « d’apocalyptiques. » L’Irak étant désormais incapable de purifier l’eau, de traiter les eaux usées ou d’irriguer les cultures, l’ONU a estimé que ces bombardements avaient ramené le pays à « l’âge préindustriel. » Pendant la guerre, les États-Unis ont largué deux bombes « de précision » de 900 kg sur l’abri d’Amiriyah. Cette attaque contre un abri anti-aérien civil sans utilité militaire a causé la mort de 408 civils qui avaient cherché refuge pour échapper aux bombardements apocalyptiques de leur pays. Et lorsque les soldats irakiens se sont retirés du Koweït, les États-Unis les ont bombardés sur ce qui est devenu connu sous le nom « d’autoroute de la mort. » Les images d’êtres humains carbonisés sont devenues parmi les plus choquantes de la guerre. En tant que secrétaire à la Défense, Cheney porte la responsabilité de ces crimes.

 
Une photo de Dick Cheney prise en 1984, alors qu’il était représentant du Montana au Congrès. (Bibliothèque et musée présidentiels Ronald Reagan)

Avec une carrière aussi ignominieuse que celle de Cheney, il est impossible de ne pas passer sous silence certaines atrocités. Mais il convient de mentionner un dernier épisode de son mandat de secrétaire à la Défense qui est trop souvent omis. Les États-Unis ont longtemps été accusés d’avoir formé les militaires et les escadrons de la mort d’Amérique latine à la torture et à d’autres violations des droits humains. Ces allégations ont donné lieu à une enquête officielle. Un rapport classifié, intitulé de manière remarquablement bureaucratique « Improper Material in Spanish-Language Intelligence Training Manuals » (Contenu inapproprié dans les manuels de formation au renseignement en langue espagnole), a confirmé que le matériel de formation américain enseignait clairement des violations de la loi.

Le rapport a été remis au secrétaire à la Défense Cheney. Une copie obtenue par les Archives nationales de sécurité porte le cachet « SECDEF HAS SEEN » (Le secrétaire à la Défense a pris connaissance). Ce ne sera pas le dernier scandale de torture dans lequel il sera impliqué.

L’homme qui menait la danse

Après son mandat de secrétaire à la Défense, Cheney a passé le reste des années 1990 loin de la scène politique. Mais deux aspects de sa carrière pendant cette période étaient de mauvais augure. Il est devenu PDG de Halliburton, une société de services pétroliers qui allait plus tard obtenir plusieurs contrats liés à la guerre en Irak lorsque Cheney était vice-président. Cheney allait également être l’un des premiers partisans du Project for a New American Century (Projet pour un nouveau siècle américain). Ce groupe de réflexion néoconservateur prônait la promotion agressive de l’hégémonie américaine et le renforcement de la puissance militaire américaine. Dans un document particulièrement inquiétant, le projet déplorait que bon nombre de ses objectifs prendraient beaucoup de temps à être atteints « en l’absence d’un événement catastrophique et catalyseur, tel un nouveau Pearl Harbor. » Si le Project for a New American Century prônait une vision agressive et belliciste de la politique étrangère américaine en général, il concentrait son attention sur un pays en particulier : l’Irak.

L’Irak allait devenir la priorité de l’administration George W. Bush. En effet, moins d’un mois après que des manifestants scandant « Hail to the Thief » (Salut au voleur) aient bombardé la limousine de Bush d’œufs le jour de son investiture, celui-ci a considérablement intensifié les bombardements américains sur l’Irak. Cette escalade de la plus longue guerre aérienne menée par les États-Unis depuis la guerre du Vietnam a eu lieu deux ans avant le début officiel de la guerre en Irak et sept mois avant les terribles attentats du 11 Septembre.

Si l’Irak était clairement dans le collimateur de l’administration Bush quoi qu’il arrive, c’est le tragique assassinat de près de trois mille Américains le 11 septembre 2001 qui allait ouvrir la voie à la grande guerre tant attendue. Et Cheney allait jouer un rôle important. Cheney avait été sollicité par Bush pour l’aider à choisir un colistier. Fidèle à lui-même, il finit par devenir le candidat à la vice-présidence. Après une élection qui fut presque certainement truquée, Bush et Cheney arrivèrent à la Maison Blanche, rejetés par la majorité des Américains dans les urnes.

Cheney allait devenir le vice-président le plus puissant de l’histoire.

Le jour de l’attaque, Bush se trouvait en Floride pour une séance photo. Après qu’un deuxième avion eut percuté le World Trade Center, Bush fut évacué à bord d’Air Force One. Avec le commandant en chef effectif survolant l’espace aérien américain, Cheney a donné l’ordre d’abattre le vol 93 de United Airlines, l’un des avions détournés restant en vol. Au moment où l’ordre a été donné, les passagers s’étaient déjà révoltés, tentant de reprendre le contrôle de l’avion aux pirates de l’air qui avaient l’intention de l’utiliser comme une arme. À la suite de cet acte héroïque, l’avion s’est écrasé, tuant tous ses occupants, avant qu’il ne puisse être utilisé pour frapper une autre cible.

Même si l’ordre de tir donné par Cheney s’est finalement avéré inutile, il est révélateur du rôle inhabituel qu’il a joué dans la guerre contre le terrorisme. En règle générale, le vice-président ne prend pas ce genre de décisions militaires. Mais au lendemain des attentats, Cheney est devenu le vice-président le plus puissant de l’histoire.

 
Portrait officiel de Dick Cheney pendant son mandat de secrétaire à la Défense, de 1989 à 1993. (Département américain de la Défense)

Cheney a utilisé ce pouvoir pour pousser à la guerre en Irak. Cette guerre reposait sur deux mensonges majeurs, tous deux promus par Cheney : premièrement, que l’Irak possédait des armes de destruction massive ; deuxièmement, que l’Irak était impliqué dans les attentats du 11 Septembre. Le deuxième mensonge était particulièrement absurde. Le gouvernement baasiste nationaliste laïc de Saddam Hussein, bien que brutal, n’avait rien en commun avec le groupe djihadiste salafiste Al-Qaïda, responsable des attentats meurtriers. Si un gouvernement avait aidé Al-Qaïda, c’était bien l’Arabie saoudite.

Pourtant, l’Arabie saoudite était un allié majeur des États-Unis et un partenaire commercial de la famille Bush. Alors qu’elle fabriquait des preuves contre l’Irak, l’administration Bush bloquait toute enquête sur le rôle éventuel de l’Arabie saoudite.

La guerre en Irak a été lancée par une campagne de bombardements aériens effroyables, connue sous le nom de « Shock and Awe » (choc et effroi), et s’est poursuivie par une occupation sanglante et prolongée. Mais l’Irak n’était pas le seul crime de Cheney après le 11 Septembre. Cheney défendait depuis longtemps une théorie expansive des pouvoirs exécutifs. Et après le 11 Septembre, il a exploité la tragédie pour tenter de mettre en œuvre les théories qu’il défendait depuis longtemps. Cheney a joué un rôle déterminant dans la promotion de l’idée que, en tant que commandant en chef, le président américain pouvait détenir n’importe qui, y compris des citoyens américains, sans aucun contrôle judiciaire. Il a soutenu un programme de la CIA prévoyant des disparitions forcées et des tortures qui rappelaient la terreur d’État des dictatures fascistes ou militaires.

En plus d’avoir le pouvoir, en temps de guerre, d’enlever et de détenir n’importe qui, Cheney estimait également que l’autorité du commandant en chef de l’exécutif lui donnait le pouvoir d’espionner n’importe qui. Au lendemain du Watergate et des révélations sur l’espionnage de Martin Luther King et d’autres militants, une tentative sérieuse a été faite pour limiter la surveillance nationale en matière de sécurité intérieure. À cette fin, le Congrès a adopté la loi sur la surveillance des renseignements étrangers (FISA). Cette loi était loin d’être libérale sur le plan civil. Elle autorisait un tribunal secret à autoriser la mise sur écoute électronique des Américains. Mais pour Cheney et d’autres faucons de la sécurité nationale, il était intolérable de limiter le pouvoir du président en matière de surveillance électronique au nom de la sécurité nationale.

L’opposition de Cheney à Trump a permis à certains de tenter de le réhabiliter de manière écœurante en le présentant comme un champion de la démocratie. Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité.

Au moment même où l’administration Bush obtenait du Congrès qu’il modifie la FISA pour permettre une surveillance accrue, elle créait secrètement un programme d’espionnage totalement indépendant de la FISA. Il convient de noter que la FISA n’était pas une simple suggestion. Elle créait des dispositions pénales concernant les écoutes téléphoniques sans mandat. Ce régime de surveillance pénale a été baptisé « programme de surveillance du président », mais il aurait tout aussi bien pu s’agir du « programme de surveillance du vice-président. »

Ce programme était une idée originale de Cheney, de son chef de cabinet David Addington et du directeur de l’Agence nationale de sécurité (NSA) Michael Hayden. La version signée par Bush avait été en grande partie rédigée par Addington. Bien que ce programme fût tristement célèbre pour permettre à la NSA d’intercepter sans mandat les communications des Américains à l’étranger, tel que conçu par Addington, il autorisait à l’origine l’interception des appels purement nationaux. Même Hayden, fervent partisan de la surveillance, a estimé que cela allait trop loin et a refusé de mettre en œuvre cette partie du programme. Elle a été supprimée des réautorisations ultérieures.

Au fil des ans, le programme a fait l’objet de nombreuses justifications juridiques, mais la justification initiale et la plus radicale provenait directement du projet de Cheney. Les écoutes téléphoniques étaient justifiées par le pouvoir du président en tant que commandant en chef. Le fait que la FISA les ait criminalisées n’avait pas d’importance : la véritable violation de la loi était la tentative de la FISA de contrôler le président. Cela reflétait la logique avancée par Cheney lors de l’affaire Iran-Contra en tant que membre du Congrès.

Outre les guerres d’agression, les détentions illimitées et la torture, la guerre contre le terrorisme a également normalisé le recours aux assassinats. Techniquement, les assassinats sont interdits par décret. Mais ce décret ne définit pas les assassinats et, grâce à un raisonnement juridique tordu et à des jeux de mots, il est devenu superflu dans les faits, même s’il reste en vigueur sur le papier. Cette mesure reflète le programme d’assassinats mené par Israël, qui étaient pudiquement qualifiés « d’assassinats ciblés », en partie pour contourner les interdictions internationales relatives aux exécutions extrajudiciaires.

Il est difficile de l’imaginer aujourd’hui, mais avant le 11 Septembre, l’administration Bush était initialement opposée aux assassinats de dirigeants palestiniens par Israël. Il y avait un dissident. Cheney a publiquement rompu avec la ligne officielle de l’administration, approuvant les assassinats israéliens. Et pendant la guerre contre le terrorisme, l’administration Bush, aidée par les connaissances techniques et les arguments juridiques israéliens, a officiellement adopté les assassinats ciblés. Que ce soit par les forces spéciales ou par des drones mécanisés, les assassinats allaient devenir la marque de fabrique de la guerre contre le terrorisme menée par les États-Unis.

 
Le vice-président Dick Cheney s’adresse à la presse en compagnie du leader de la minorité au Sénat Mitch McConnell et du sénateur Trent Lott au Capitole américain, le 24 avril 2007. (Archives vice-présidentielles du bureau de la photographie, administration George W. Bush)

Vivre dans le monde de Cheney

La dernière apparition publique de Cheney est peut-être la plus étrange. Cet archiconservateur, républicain de longue date, s’est présenté comme un opposant à Donald Trump. Cheney est allé jusqu’à soutenir la candidature présidentielle infructueuse de Kamala Harris [Démocrate, NdT]. Dans l’une des initiatives les plus maladroites de toute l’histoire des campagnes électorales, la campagne de Harris a ouvertement vanté le soutien de Cheney ainsi que celui d’autres faucons républicains. Alors que la campagne de Harris peinait à convaincre les électeurs clés en raison de son refus de rompre avec le soutien criminel de Joe Biden au génocide israélien, elle a cherché à surpasser Trump en matière de bellicisme.

L’opposition de Cheney à Trump a permis à certains de tenter de le réhabiliter de manière écœurante en tant que champion de la démocratie. Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité. Cheney est devenu vice-président à la suite d’une élection volée. Une fois au pouvoir, ses attaques contre la démocratie n’ont fait qu’empirer. Exploitant la tragédie du 11 Septembre, il a enfreint presque toutes les normes démocratiques pour mettre en place un régime autoritaire et meurtrier. Non seulement il a été peut-être la figure la plus destructrice pour la démocratie américaine au XXIe siècle, mais il a également laissé derrière lui un carnage humain et la mort dans le monde entier.

Quelqu’un peut-il sérieusement affirmer que les actions de Trump ne sont pas le prolongement logique de la guerre contre le terrorisme menée par Cheney ?

Non seulement Cheney est responsable de ses propres attaques contre la démocratie, mais il existe également des liens solides entre lui et Trump. La première campagne de Trump a été marquée par des appels à la surveillance des mosquées, au soutien à la torture, à l’escalade des guerres aériennes au Moyen-Orient et aux représailles meurtrières contre les familles des « terroristes. » Peut-on sérieusement affirmer que ce ne sont pas là les prolongements logiques de la guerre contre le terrorisme menée par Cheney ?

Et au cours de son deuxième mandat, Trump a revendiqué le droit de bombarder des pays sans l’autorisation du Congrès, qualifié ses opposants nationaux de terroristes afin de pouvoir exploiter le vaste appareil de surveillance antiterroriste du pays, procédé à l’assassinat de trafiquants de drogue présumés et cherché clairement à renverser le gouvernement de gauche au Venezuela. Ce sont là les politiques que Cheney a défendues toute sa vie. Trump a même réalisé le rêve de longue date de Cheney en bombardant l’Iran.

Le plus grand danger que Trump représente pour notre démocratie en tant qu’autoritaire provient du pouvoir exécutif illimité accumulé dans l’État sécuritaire que Cheney a passé sa vie à construire. Selon Cheney, le gouvernement américain pouvait non seulement mettre sur écoute un citoyen américain sans mandat, mais aussi le détenir sans aucun recours devant les tribunaux ni intervention possible du Congrès. Comme Cheney, Trump salive presque certainement à l’idée de mettre en œuvre de telles politiques.

Si l’on peut débattre du rôle que les fausses positions anti-guerre de Trump ou sa manipulation cynique du soutien de Cheney à Harris ont joué dans sa victoire électorale de 2024, il ne fait aucun doute que la victoire électorale de Barack Obama en 2008 était en grande partie un rejet des politiques de guerre contre le terrorisme de Cheney. Pourtant, malgré le fait qu’il ait surfé sur cette indignation populaire pour accéder à la Maison Blanche, Obama a consolidé et élargi bon nombre de ces politiques, notamment la surveillance sans mandat de la NSA et les assassinats à l’échelle mondiale.

Le fait que les présidents de tous bords politiques poursuivent les politiques les plus sombres de Cheney témoigne peut-être de son héritage le plus troublant : c’est en grande partie dans le monde créé par Dick Cheney que nous continuons à vivre.

*

Chip Gibbons est directeur des politiques chez Defending Rights & Dissent. Il est l’auteur du livre à paraître The Imperial Bureau: The FBI, Political Surveillance, and the Rise of the US National Security State [Le Bureau impérial : le FBI, la politique de surveillance et l’ascension de l’Etat américain de sécurité nationale, NdT].

Source : Jacobin, Chip Gibbons,05-11-2025

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

- novembre 26, 2025 Aucun commentaire:
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Libellés : capitalisme, Dick Cheney, génocide, Guerre, Hégémon, industrie de la tuerie de masse, LES GUERRES DE L'HISTOIRE, USA

A 50 años de la muerte del dictador: el franquismo después de Franco

 FUENTE: https://observatoriocrisis.com/2025/11/20/a-50-anos-de-la-muerte-del-dictador-el-franquismo-despues-de-franco/

Cincuenta años después, el pueblo español no enfrenta solo una coyuntura peligrosa, sino un edificio entero construido sobre la continuidad del franquismo: su cultura política, su arquitectura económica, sus mecanismos de impunidad, sus élites y sus alianzas internacionales.

Carmen Parejo Rendón, periodista española

Este 20 de noviembre se cumplen cincuenta años de la muerte del dictador Francisco Franco. Pero si algo demuestran estas cinco décadas es que, muerto el dictador, no terminó lo que significaba su régimen. Porque lo que movilizó al franquismo no empezó en 1939 ni acabó en 1975, sino que se inició con el golpe de Estado de 1936 —organizado por oligarquías agrarias, financieras y militares— y, con nuevas máscaras, sigue operando hoy.

La Segunda República fue una consecuencia política de una transformación social profunda. España tenía un movimiento obrero poderoso, mujeres que se incorporaban al espacio público, jornaleros que tomaban tierras —como en el trienio bolchevique andaluz— y un hartazgo popular estructurado. Por eso, el bloque golpista reunió a fascistas, tradicionalistas, sectores de la Iglesia, terratenientes y capitalistas. Su enemigo era claro: la España que estaba por venir. Y su respuesta es mundialmente conocida.

La reforma fiscal republicana, la reforma agraria, los derechos laborales, la educación laica y el reconocimiento de las autonomías, fueron demasiado para una clase social que estaba acostumbrada a hacer lo que le daba la gana y que no iba a permitir perder ni un poco de su poder. Así no solo promovieron un golpe de Estado que desembocó en una guerra, sino que después reorganizaron el país para que nada volviera a moverse. El famoso «atado y bien atado» de Franco.

El bloque golpista reunió a fascistas, tradicionalistas, sectores de la Iglesia, terratenientes y capitalistas. Su enemigo era claro: la España que estaba por venir.

El franquismo no solo aniquiló físicamente a la izquierda organizada. Impulsó un modelo de acumulación basado en el expolio, el trabajo esclavo y las concesiones a dedo. Los March, Koplowitz, Entrecanales o Villar Mir consolidaron imperios empresariales al calor de ese Estado. Luego, en 1959, vino la «modernización»: el Plan de Estabilización de Alberto Ullastres que desmanteló industrias, expulsó trabajadores hacia Europa y subordinó la economía al capital internacional. La transición no rompió ese ciclo, lo adaptó a las nuevas circunstancias. Y así estas élites, paridas por la dictadura, se proyectaron hacia el exterior, especialmente hacia una América Latina mutilada por otras dictaduras (de carácter similar), como las del Plan Cóndor, donde el capital español encontró nuevas vías para seguir ganando la guerra contra el pueblo que había comenzado en 1936.

El encargado de garantizar esa continuidad fue Juan Carlos de Borbón, el rey que Franco colocó a dedo. Y que, lejos de traicionar al régimen, lo administró con fidelidad, como él mismo reconoce —con emoción filial— en su reciente biografía, publicada precisamente por el Grupo Planeta, cuyo fundador participó en el golpe contra la República y llegó con las tropas franquistas a Barcelona. Desde su creación en 1949, Planeta ha levantado un imperio editorial que actúa prácticamente como un monopolio: ha absorbido sellos, adquirido canales televisivos y medios de comunicación y consolidado un poder cultural concentrado que es fundamental para entender la España actual.

Así, hoy, ese monarca impuesto —el «rey emérito»— es una suerte de prófugo institucionalizado: vive fuera del país, pero entra y sale como quiere, sin responder por los numerosos casos de corrupción que lo rodean. Las investigaciones sobre sus comisiones millonarias en operaciones internacionales, muchas de ellas conectadas con la red de relaciones que tejió en pleno franquismo y que consolidó una vez coronado, son la expresión más nítida de una institución construida desde la impunidad.

Juan Carlos no solo agradece a Franco el trono, sino que encarna el modelo de inmunidad y acumulación que define a las élites españolas surgidas de la dictadura. Un modelo que excede a la monarquía y que encuentra su reflejo también en el Grupo Planeta: un gigante cultural, como dijimos, nacido del golpe del 36, blindado durante el franquismo y convertido hoy en un actor casi hegemónico en la producción del sentido común para la sociedad en España. La historia de ambos —el rey y el imperio editorial que publica su biografía— muestra la misma lógica estructural: continuidad, concentración y protección.

Juan Carlos no solo agradece a Franco el trono, sino que encarna el modelo de inmunidad y acumulación que define a las élites españolas surgidas de la dictadura.

Porque si el poder económico y político del franquismo se recicló, no podemos afirmar lo mismo de su base ideológica. El franquismo sigue operando hoy en España como un relato mítico sostenido que sirve para anular las posibilidades de crítica o transformación, incluso sí estas son mínimas. 

A través del Movimiento Nacional, Falange y la Iglesia, se moldeó una cultura autoritaria y nacional-católica que nunca fue desmantelada. A las mujeres se las devolvió a la obediencia doméstica con el «manual de la buena esposa»; a los trabajadores se les delegó a la obediencia a los «proveedores», que es como el Fuero del Trabajo denominaba a los patrones. Solo así se garantizaba una «España de paz» que sirve, además, como una amenaza constante. Si tocas, aunque sea mínimamente, los intereses y arbitrariedades de estos, volverá la guerra. 

Hoy, esa pedagogía del orden revive como parodia entre ‘influencers’ que reivindican a Franco entre memes y banderas, sin saber lo que realmente fue. Pero no es solo ignorancia: es una consecuencia directa de una transición que no explicó que el franquismo fue terrorismo de Estado al servicio del capital.

Por eso no sorprende que cincuenta años después, el franquismo siga en el núcleo del Estado, tanto en la fortuna blindada del rey emérito, como en las grandes empresas que cotizan en el IBEX 35. En el poder cultural concentrado. Pero también en la judicatura que actúa como policía política, porque tampoco aprendieron —nadie les enseñó ni les recriminó— que debiesen actuar de otra manera.

La extrema derecha europea lo sabe, y por eso había elegido el 20N para movilizarse en Madrid. La expresión visible de un ecosistema reaccionario global en plena expansión, donde partidos, ‘think tanks’, ‘lobbies’ religiosos, magnates mediáticos e ‘influencers’ comparten estrategias, financiación, discursos y objetivos. Vox y la Comunidad de Madrid se han convertido en uno de los nodos principales de esa red: un laboratorio político donde se ensayan políticas liberales extremas, ofensivas culturales ultraconservadoras y una estética abiertamente fascistizante. 

Allí convergen actores de la derecha extrema de EE.UU., Italia, Argentina, Venezuela, Brasil o Polonia, todos articulados en una misma internacional reaccionaria.

50 años después de la muerte de Franco: jóvenes en España que no vivieron la dictadura se radicalizan

En paralelo, Europa avanza hacia un modelo cada vez más autoritario: leyes mordaza, vigilancia reforzada, criminalización del disenso y recortes de libertades independientemente de quién gobierne. Todo ello acompañado de un proceso de expolio social: privatización de servicios públicos, degradación de derechos laborales y transferencia sistemática de recursos colectivos a grandes empresas. 

Y como columna vertebral de esta reconfiguración, el militarismo europeo se consolida como un nuevo eje de acumulación del capital. La supuesta «ayuda a Ucrania» anunciada por Pedro Sánchez es un ejemplo: dinero público canalizado hacia el complejo militar-industrial español (Indra y otros) y hacia las corporaciones armamentísticas estadounidenses, bajo un relato «humanitario» destinado a encubrir lo esencial: las guerras se han convertido en el gran negocio del capitalismo europeo en crisis.

Cincuenta años después, el pueblo español no enfrenta solo una coyuntura peligrosa, sino un edificio entero construido sobre la continuidad del franquismo: su cultura política, su arquitectura económica, sus mecanismos de impunidad, sus élites y sus alianzas internacionales.

Franco murió. El franquismo —y lo que significa— sigue vivo

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Libellés : 1975, 2025, Espagne, Franco, franquisme, Transition espagnole

dimanche 23 novembre 2025

Alexandre Deineka : un héros au-delà du réalisme socialiste (Art press)

 SOURCE: https://www.artpress.com/2011/11/23/alexandre-deineka-un-heros-au-dela-du-realisme-socialiste/

Dans l'immédiat après Glasnost, s'était tenu à Paris un énorme congrès d'intellectuels de l'Est et de l'Ouest où j'avais rencontré pour la première fois ma jeune consœur russe Ekaterina Diogot. Une de ses interventions m'avait beaucoup frappée : que va-t-on faire, s'était-elle exclamée, de notre passé récent ? Se réapproprier les avant-gardes bannies par le communisme impliquait-il de maintenant jeter à la poubelle cette peinture réaliste socialiste méprisée en Occident ? Allait-il falloir remplacer un tabou par un autre tabou ? Quinze ans plus tard, la réponse est là : des œuvres de cette péiode méritent, elles aussi, d'être revisitées. Démonstration ci-dessous due à une autre Ekaterina.
CM

En 2010, la galerie d’État Tretiakov, à Moscou, consacrait son exposition monographique à Alexandre Deineka, intitulée Travailler, construire et ne pas geindre ! (le mot d’ordre d’une affiche de Deineka datant de 1933). Elle rassemblait des peintures, des sculptures, ainsi que différentes œuvres graphiques. L’exposition a provoqué un vif intérêt chez les Moscovites, mais aussi à l’étranger, au point d’être choisie en 2011 par les organisateurs de l’Année Russie-Italie pour une présentation à Rome, où elle a attiré plus de soixante mille visiteurs en trois mois. Et à Madrid, à la Fundación Juan March, est présenté, jusqu’au 15 janvier 2012, un ensemble de deux cent cinquante œuvres sous le titre Una vanguardia para el proletariado.
Selon Irina Lebedeva, directrice de la galerie Tretiakov, le visiteur européen des musées est saturé d’icônes, de peinture classique russe et d’avant-garde russe. C’est le moment de lui faire connaître d’autres courants, et Alexandre Deineka (1899-1969) s’impose comme l’une des figures les plus marquantes du siècle dernier (1). Il a en effet souvent été présenté comme le « chantre du totalitarisme soviétique ». Ce jugement pourrait s’appliquer aux sujets qu’il traite : premiers plans quinquennaux soviétiques, années héroïques de la guerre, monde du sport, etc. Mais son expression picturale est éloignée de celle de l’art idéologique et ne révèle aucun signe de kitsch qui, d’après Clement Greenberg, caractérise l’art totalitaire.
Pendant les années 1920, alors qu’il est encore étudiant, Deineka collabore à de nombreuses revues. Cette expérience constitue pour lui un véritable laboratoire, qui lui permet de constituer un répertoire de formes et de sujets. Ce travail graphique révèle de nouvelles formes de perception propres au 20e siècle. Comme le souligne Ekaterina Diogot, en Union soviétique, l’art graphique devança dans un premier temps la peinture de chevalet et jeta les fondements de l’art conceptuel moscovite (2). Pour Deineka, l’irruption de la nouveauté dans le réel (il survole lui-même sa ville natale en 1920) doit être exprimée par une forme tout aussi neuve. Refusant le style narratif du 19e siècle, il s’affranchit des règles de composition tout en maintenant une rigueur et une précision implacables. Rythmes impétueux mais synchronisés, couleur placée localement, importance accordée au vide ou au blanc : ce sont quelques-uns des nouveaux procédés mis en œuvre par l’artiste, lequel est profondément marqué par la photographie et le cinéma. Deineka n’a pas peur des raccourcis risqués, d’une ligne brusque, d’un tracé irrégulier. Ces caractéristiques apparentent ses œuvres à la poésie de Maïakovski, avec ses lignes hachées, son rythme de fer, sa prédilection pour les thèmes de la course, du vol et de la marche. « Je suis le disciple de Maïakovski en tout ce qui concerne le rythme, la perspicacité et le sens de la couleur du temps (3) ».
Marqué par sa formation initiale (au Vhoutemas, il suit les cours du département de polygraphie), Deineka « importe » dans sa peinture la conception graphique de la forme. L’expressivité dynamique de ses tableaux des années 1920 repose sur le calcul du rythme linéaire des compositions, rythme qui communique aux œuvres les plus réussies le style minimaliste des affiches combiné à une incroyable monumentalité. C’est notamment le cas du tableau préféré de l’artiste, Défense de Pétrograd (Oborona Petrograda). Dans cette toile célèbre, le mouvement est interprété avec une aisance presque cinématographique : deux groupes de personnes, divisés en quatre sous-ensembles, se déplacent de gauche à droite et de droite à gauche, évoquant un avant et un après inexorables qui encadrent un présent insupportable, au point d’être évacué hors de la composition. Le rythme dynamique et les raccourcis intempestifs deviennent la marque de Deineka. Ce tournant dans la représentation de l’objet, ce passage de l’observation immédiate à une conceptualisation de la réalité matérielle est caractéristique des recherches de cette période et de l’orientation vers une expression synthétique. Certains traits de l’œuvre de Deineka s’expliquent aussi par son appartenance au groupe des « technicistes » de l’OST (Société des peintres de chevalet, qui s’intéresse aux aspects industriels et sportifs de la société nouvelle) et par l’influence des expressionnistes allemands.
Dans les années 1930, le réalisme socialiste est proclamé style principal de l’art. Il faut rappeler que le mot « réalisme » devait servir d’antithèse au mot « art » (ancien et bourgeois), et remplacer le futurisme puisque le futur était devenu réalité après la Révolution de 1917. L’État devient l’unique commanditaire et le seul juge des œuvres d’art. Alexandre Deineka résout le problème le plus important de l’art soviétique de l’époque : il élabore l’image du « héros collectif ». Il est envoyé en mission de création, et ces « immersions » dans différents milieux peuvent paradoxalement évoquer celles de certains artistes actuels. Deineka travaille notamment dans le bassin houiller du Donbass, parmi les mineurs. Il privilégie les recherches qui sollicitent la mémoire. Pour obliger le spectateur à considérer le travailleur de force différemment, il fait appel à ce qu’il nomme la « pression visuelle » (visualnyi najim) et joue avec l’effet de persistance rétinienne : il s’agit de représenter le mouvement dans ses formes les plus intenses, les plus précipitées, les plus « condensées ». Le principe s’applique au mouvement des personnes, mais aussi à l’espace des compositions, construites suivant le principe du montage (4).
Alexandre Deineka pratique assidûment la boxe, son entraîneur lui avait prédit une grande carrière. Les sujets sportifs dominent les œuvres des années 1930. Ses sportifs, coureurs et skieurs se déplacent de façon parfaitement agencée, en un rythme collectif, comme les pièces d’un mécanisme bien réglé. L’artiste trouve sur les plages de Sébastopol les motifs du pays heureux du futur. Les Futurs Pilotes (Boudoushie liottchiki) est toujours présenté dans les expositions consacrées à Deineka. Le tableau ne fait aucune allusion aux temps difficiles que vit le pays (nous sommes en 1938), seuls subsistent le rêve, le vol, l’air pur de la mer…
Vers la fin des années 1930, le pouvoir soviétique souhaitait que son image se reflète de manière grandiose. Deineka crée alors plusieurs œuvres monumentales : des peintures murales, des panneaux de mosaïques, notamment ceux de la station de métro Maïakovskaïa à Moscou. En 1937, il reçoit la médaille d’or de l’Exposition universelle de Paris pour son panneau Gens illustres du Pays des Soviets (Znatnye ludi Strany Sovetov), qui illustre parfaitement la « cristallisation » de la typologie des héros soviétiques. Ensemble et égaux, unis mais différents (ethnie, âge et profession clairement définis, au point d’en créer des archétypes, presque tous habillés de blanc), les personnages de cette œuvre démontrent la volonté de l’auteur de n’oublier personne dans ce portrait collectif.
Bien qu’il reste dans le cadre du réalisme socialiste, Deineka l’interprète à sa manière. L’amour de la vie, l’aspiration à une harmonie de l’âme, du corps et de l‘activité créatrice irriguent son travail et concurrencent, souvent en la dominant, la composante idéologique de l’art soviétique. D’ailleurs, à la différence d’autres artistes renommés, Deineka et la célèbre Vera Moukhina (auteur de la sculpture Ouvrier et kolkhozienne placée au sommet du pavillon de l’Union soviétique lors de l’Exposition universelle de Paris en 1937) n’ont pratiquement jamais exécuté les portraits des leaders soviétiques. Christina Kiaer affirme que Deineka a sincèrement essayé de vivre et de travailler en accord avec l’idéal de la nouvelle personne soviétique. Comme beaucoup d’autres réalistes socialistes originaux et engagés, il a incarné avec succès le rêve soviétique de la modernité (5).


corps viril
Malgré la sévérité de la conjoncture, Deineka parvient à créer des œuvres d’une grande force expressive et à aborder des sujets délicats ou interdits : le culte de la nudité sensuelle et du sex-appeal est manifeste, sans tabou ni vulgarité. Les corps nus, dévêtus ou habillés de Deineka, représentés intimement, presque charnellement, évoquent le plaisir esthétique, sensuel, érotique. La représentation du corps viril athlétique pourrait même être associée à un certain homoérotisme (voire autoérotisme ?). Il est intéressant de noter que l’homme nu, assis de dos au premier plan de Après le combat (Posle boia), a le même morphotype et une posture identique à celle de l’un des trois garçons des Futurs Pilotes. L’homme mature regarde un jeune homme aux proportions presque adolescentes se savonner. Un aller-retour chronologique et un effet-miroir s’instaurent entre les deux œuvres, qui appartiennent à la même période.
Deineka effectue en 1935 un voyage d’études de six mois en Italie, en France et aux États-Unis. Puisque ses œuvres ont beaucoup de succès à l’étranger et s’inscrivent dans le panorama artistique international, elles deviennent une sorte de « vitrine » de l’art soviétique. Pourtant, l’artiste est constamment critiqué dans son pays natal en tant que « formaliste ». Le réalisme soviétique (qui visait à représenter la vie dans son évolution sociale) s’oppose au formalisme, qui inclut, paradoxalement, le « réalisme fétichiste (6) ». Deineka représente néanmoins l’Union soviétique à plusieurs Biennales de Venise, lors des Expositions universelles de Paris et de Bruxelles, et dans de nombreuses autres expositions internationales. Il remporte plusieurs premiers prix, s’imprègne des courants artistiques mondiaux de l’époque et marque à son tour certains artistes occidentaux. Les paysages italiens de Deineka sont souvent mis en regard des œuvres de De Chirico et ses études américaines pourraient s’insérer dans l’art américain des années 1930. Pour évoquer ses liens avec les artistes européens et américains, on peut aussi citer les noms de Renato Guttuso, Edward Hopper ou Anton Refregier.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Deineka continue à travailler. Il peint Moscou en temps de guerre, et pendant les jours les plus durs de 1942, il crée son chef-d’œuvre, la Défense de Sébastopol (Oborona Sevastopolia). La guerre n’est pas représentée comme chaos et massacre, mais comme le moment de l’héroïsme suprême. La ville est blanche comme les uniformes des matelots qui la défendent contre la force sombre de l’envahisseur. Le protagoniste, ainsi que d’autres personnages à l’arrière-plan, présentent le même type physique (représenté à des âges différents), caractéristique de l’œuvre de Deineka : un homme grand et blond, une sorte d’Ivanouchka le Fou des contes russes. Paradoxalement, on retrouve le même type dans le tableau As abattu (Sbityi ass), qui montre un pilote nazi abattu en plein vol. Deineka est envoyé en mission dans les zones de combat. En 1945, quelques jours après la reddition allemande, il peint et dessine à Berlin. À partir de la fin de la guerre, il est relégué au second plan par la nouvelle génération des artistes « polisseurs » de l’actualité. Son Autoportrait de 1948 le montre dans une posture caractéristique : à moitié nu, l’air décidé et toujours sportif, il défie du regard le spectateur, prêt au corps à corps. Il se consacre alors à l’enseignement et soutiendra plus tard les artistes appartenant au « style austère ».
Le 5 juin 1969, l’Académie des beaux-arts de Moscou lui consacre une grande exposition personnelle. Plus de deux cent cinquante œuvres y sont présentées. Mais le maître, gravement malade, n’assiste pas au vernissage. Il meurt le 12 juin 1969 sans savoir qu’on lui a accordé la distinction suprême, le titre de Héros du travail socialiste.
L’héritage d’Alexandre Deineka a été revendiqué en Russie et, de façon plus inattendue, en Italie. Il s’agit sans doute ici d’un phénomène lié au repositionnement, après la guerre froide, du réalisme soviétique dans l’histoire de l’art du 20e siècle.
L’œuvre de Deineka pose la question de la redéfinition du concept de modernisme, les traditionnelles catégories binaires d’analyse de l’art moderne empêchant une évaluation sérieuse du réalisme socialiste, « segment ignoré de l‘art moderne ». D’autres redécouvertes sont donc à prévoir.

(1) Catalogue d’exposition Aleksandr Deineka Il maestro sovietico della modernità, Skira, Milan, 2011.
(2) Ekaterina Diogot, « L’art soviétique entre l’avant-garde et le réalisme socialiste 1927-1932 », Notre héritage no 93, Moscou, 2010.
(3) Alexandre Deineka, La vie, l’art, le temps, Éditions Artiste RSFSR, Leningrad,1974.
(4) Alexandre Deineka, ibidem.
(5) Christina Kiaer, « Was Socialist realism Forced Labour? The case of A. Deineka », Oxford Art Journal, 2005.
(6) Ekaterina Diogot, op. cit.

Ekaterina Tkatch est docteure en philosophie sociale, (Université de la Russie de l'Amitié des Peuples, Moscou), plasticienne et enseignante. Elle travaille actuellement sur l'art postmoderne.

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Libellés : Aleksander Deineka, bolchévisme culturel, culture rouge, réalisme socialiste

Syrie : HTC annule les accords portuaires avec la Russie et cède Tartous aux Émirats et Lattaquié à la France

 

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Vue aérienne de porte-conteneurs ancrés au large de Tartous, 
ville portuaire de l'ouest de la Syrie.

La Syrie a officiellement cédé l'exploitation du port de Tartous, le deuxième plus grand port du pays, à la société de logistique DP World des Émirats arabes unis, dans le cadre d'une concession de 30 ans d'une valeur de 800 millions de dollars.

DP World a officiellement commencé ses opérations quelques mois après la signature de cet accord avec l'Autorité générale syrienne des ports terrestres et maritimes.

« Nous sommes déterminés à mettre à profit l'expertise mondiale de DP World pour construire un port moderne et numérique, qui stimulera le commerce, créera des opportunités et positionnera réellement Tartous comme une plaque tournante du commerce en Méditerranée orientale », a déclaré Fahad al-Banna, le nouveau directeur général de DP World Tartous.

Le chef de HTC, Abou Mohammad al-Jolani, reçu par Macron à Paris

Selon les termes de l'accord, DP World modernisera l'infrastructure portuaire, augmentera les capacités de manutention et de stockage, et investira dans des systèmes de manutention en vrac.

Cette décision intervient alors que le régime syrien, dirigé par Hayat Tahrir al-Cham (HTC), a décidé en juin d’annuler un accord de 2019 entre le gouvernement de l'ancien président Bachar Assad et la société russe Stroytransgaz, affirmant que cette dernière avait violé son contrat en ne dépensant pas les 500 millions de dollars promis pour moderniser Tartous.

Outre Tartous, un contrat de concession de 30 ans a également été signé avec la compagnie maritime française CMA CGM pour gérer le port de Lattaquié, la plus grande ville portuaire de Syrie.

Cette évolution survient après l'annonce en mai par le président américain Donald Trump de la levée de toutes les sanctions américaines contre la Syrie.

Trump a fait cette annonce à Riyad, lors de sa visite en Arabie saoudite, où il a rencontré Abou Mohammed al-Jolani, chef du régime dirigé par HTC, qui s’est dit prêt à normaliser les relations entre Damas et le régime de Tel-Aviv.

Des responsables syriens et israéliens comptent se rencontrer à Bakou

Autrefois affilié à Al-Qaïda et Daech, al-Jolani a pris le pouvoir en Syrie après une offensive rapide de son groupe armé, HTC, qui a renversé le gouvernement du président Bachar al-Assad en décembre 2024.

- novembre 23, 2025 Aucun commentaire:
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Libellés : Abu Mohamed al Jolani, CMA-CGM, Macron, Russie, Syrie

vendredi 21 novembre 2025

El golpe de Estado de las plataformas digitales

 

En su nuevo libro “¿Capitalismo de la vigilancia o democracia? Una lucha a todo o nada en la era de la información” (Unsam Edita), Shoshana Zuboff profundiza su reflexión crítica sobre el ecosistema digital. Para hacerlo, desgrana la perspectiva de lo que llama un “campo unificado”, ciclo conceptual que empieza con una operación económica, sigue con un vector de gobernanza y termina en uno de daños sociales. Las plataformas como nueva forma de capitalismo sincronizado con políticas antidemocráticas que les permiten tener un control casi absoluto, desafiar a los Estados y, a través de la IA, generar servidumbre laboral en el sur global.

Por: Pablo Manolo Rodríguez

 

Cuando vinieron a llevarse los datos, guardé silencio porque me brindaban servicios. 
Cuando vinieron a pedir que no haya regulaciones para sus negocios, guardé silencio, porque ya sabían mucho de mí y de mis acciones. 
Cuando vinieron a manipular todo lo que puedo saber y querer, guardé silencio, porque ya no sabía qué era verdad y qué no. 
Cuando vinieron a gobernar todo, ya era tarde, porque no había gobierno a quien protestarle.

En esta versión libre del famoso poema escrito por el pastor luterano alemán Martin Niemöller en 1946 se puede cifrar algo de lo que Shoshana Zuboff, profesora emérita de la Escuela de Negocios y de la Facultad de Derecho de la Universidad de Harvard, quiere advertir en su último libro, ¿Capitalismo de la vigilancia o democracia? Una lucha a todo o nada en la era de la información, publicado por Unsam Edita.

Zuboff forma parte del campo de estudios críticos sobre plataformas e inteligencia artificial. El tema viene explotando editorialmente en Argentina con la salida reciente de libros centrales como The Stack de Benjamin Bratton (Interferencias), El ojo del amo de Matteo Pasquinelli (Fondo de Cultura Económica), Lo impensado de N. Katherine Hayles (Caja Negra), Metamorfosis de la inteligencia de Catherine Malabou (La Cebra), Los costos de la conexión de Nick Couldry y Ulises Mejias (Godot, 2023) Atlas de la Inteligencia Artificial de Kate Crawford (Fondo de Cultura Económica, 2022), Nanofundios de Agustín Berti (Cebra, 2022) y Tecnoceno de Flavia Costa (Taurus, 2021). Y más lejos en el tiempo, Capitalismo de plataformas de Nick Srnicek (Caja Negra, 2018), Los dueños de Internet de Natalia Zuazo (Debate, 2018) y el propio La era del capitalismo de la vigilancia de Zuboff (en 2019).

¿Capitalismo de la vigilancia o democracia?, el último libro de Shoshana Zuboff, es una actualización del esquema analítico compartido con el resto de las publicaciones. Este esquema plantea una tripartición entre datos, algoritmos y plataformas como “matriz social” de la inteligencia artificial y de los ecosistemas digitales que habitamos. En el caso de Zuboff, por un lado, se inscribe dentro de una caracterización de las plataformas en términos de nueva forma de capitalismo (como Srnicek con su “capitalismo de plataformas”); y, por el otro, se trata de un capitalismo sincronizado con una forma política antidemocrática. El capitalismo de la vigilancia, plantea Zuboff, nació exactamente con el siglo XXI y se puede rastrear en hechos clave. Con ellos, se desgrana su ambiciosa perspectiva de lo que llama el “campo unificado” de las cuatro etapas del orden institucional del capitalismo de la vigilancia, que conforma un “poder instrumentario”, “que conoce el comportamiento humano y le da forma, orientándolo hacia los fines de otros”. Este poder es tan peligroso como lo fue el “poder totalitario” apuntado por Niemöller.

ARTÍCULO COMPLETO

- novembre 21, 2025 Aucun commentaire:
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Libellés : Argentine, colonialisme, GAFAM, Hégémon, IA

El rol de Cuba en Angola cambió el curso de la historia africana

 FUENTE: https://jacobinlat.com/2025/11/el-rol-de-cuba-en-angola-cambio-el-curso-de-la-historia-africana/

 Cuando Angola conquistó su independencia en 1975, el ejército cubano acudió en defensa del nuevo gobierno. La misión tuvo repercusiones a escala mundial: aceleró la caída del apartheid sudafricano y remodeló la propia identidad y visión del mundo de los cubanos.

La experiencia angoleña repercutió en Cuba de múltiples maneras: reforzó muchas de las creencias y compromisos del país, le valió numerosos aliados e inspiró un hondo sentimiento de orgullo. (Pascal Guyot / AFP vía Getty Images)

El fin del dominio colonial portugués en Angola hace cincuenta años también supuso el inicio de una misión militar cubana que tuvo un gran impacto en la historia del país, al repeler una invasión sudafricana y negar a Pretoria la oportunidad de llevar al poder a sus aliados locales. También dejó su huella en toda la región: Nelson Mandela atribuyó a la victoria cubana sobre el ejército sudafricano en 1988 el haber acelerado la caída del apartheid.

Cuando las fuerzas armadas cubanas se involucraron abiertamente en Angola en noviembre de 1975, se extendió la creencia de que Cuba era un «proxy» soviético. Quienes conocían bien a Cuba argumentaban que no era tan sencillo. Cuestionaban si realmente se podía describir como un Estado cliente y si Moscú estaba realmente interesado en verse envuelto (indirectamente) en los conflictos internos del sur de África.

Con el tiempo, nuevas investigaciones desviaron la atención de una interpretación que se basaba en gran medida en la perspectiva hegemónica de la Guerra Fría. Poco a poco quedó claro que la participación de Cuba se había producido a petición del nuevo gobierno del Movimiento Popular para la Liberación de Angola (MPLA), al que Portugal había cedido apresuradamente el control del país.

El MPLA se veía ahora amenazado por fuerzas rivales que contaban con el respaldo de Sudáfrica y Estados Unidos. El MPLA solicitó ayuda a La Habana basándose en sus estrechos vínculos con Cuba y en el historial de apoyo cubano a la lucha anticolonial.

Solidaridad internacional

Desde 1961, Cuba siguió una estrategia de apoyo activo a las revoluciones armadas y las luchas anticolonialistas en América Latina, África y Asia. La trascendental Conferencia Tricontinental de La Habana de 1966 expresó esta línea de solidaridad ideológica con los radicales del Tercer Mundo.

Esa política también incluía el apoyo a los Estados poscoloniales frente a amenazas externas, por ejemplo, mediante ayuda militar para defender a Siria frente a Israel en 1973. La solicitud del MPLA en 1975 fue, por lo tanto, un paso natural, al igual que la respuesta positiva de Cuba. Desde agosto, ya había un pequeño contingente cubano en Luanda asesorando sobre las defensas de la ciudad.

La rápida respuesta de Cuba a la solicitud de ayuda tomó por sorpresa a Moscú, y los líderes soviéticos se vieron obligados a ofrecer apoyo logístico a pesar de sus reservas, que se hacían eco de su anterior oposición a la estrategia insurreccional de Cuba. Lejos de obedecer los dictados de su aliado soviético, La Habana estaba influyendo en las interpretaciones soviéticas de los acontecimientos en el Sur Global, un patrón que se repitió más tarde con Nicaragua y Granada.

Había otro contexto más interno para la participación de Cuba en Angola, arraigado en la cultura política del país. La solidaridad con las fuerzas antiimperialistas en el extranjero era en parte una manifestación externa de patrones bien establecidos en el país, como se ha visto en muchas de las movilizaciones y campañas participativas exitosas desde 1959.

Todo esto sucedía en un Tercer Mundo que estaba experimentando transformaciones dramáticas. Estaban surgiendo nuevos gobiernos poscoloniales, y muchos de ellos buscaban el asesoramiento o la ayuda de Cuba sobre la base de vínculos pasados. En América Latina, el patrón de regímenes militares proestadounidenses durante los años sesenta y principios de los setenta había comenzado a cambiar, con gobiernos más nacionalistas en muchos países dispuestos a reconocer a Cuba y comerciar con ella.

Esto pone en tela de juicio la visión tradicional de que Cuba puso fin a su apoyo activo a la lucha armada en América después de 1970 debido a su dependencia económica de la URSS. De hecho, al haberse relajado en cierta medida el asedio de Estados Unidos y del continente a la isla, Cuba podía ahora buscar aliados a través de la diplomacia en lugar de apoyar a los movimientos guerrilleros.

La estrategia insurreccional regional de Cuba no se basaba únicamente en una interpretación radical y poco ortodoxa del marxismo y en un compromiso ideológico con el antiimperialismo. También reflejaba la realidad de que Cuba tenía poco que perder al responder de esa manera al asedio y al aislamiento, en el contexto del compromiso secreto de Estados Unidos, tras la crisis de los misiles cubanos de 1962, de no invadir la isla. Ahora que el aislamiento se estaba suavizando, La Habana podía explorar nuevas formas de promover la solidaridad del Tercer Mundo.

Una vez que el MPLA y sus aliados cubanos detuvieron la amenaza militar inmediata a Angola, la ayuda cubana se extendió a las áreas civiles para la construcción de infraestructura poscolonial. Cientos de técnicos, personal médico, maestros, agrónomos e incluso trabajadores culturales se ofrecieron como voluntarios por períodos prolongados. La práctica cubana del internacionalismo se expresaría a partir de entonces principalmente en campos no militares, extendiéndose a más de cuarenta países.

Punto de inflexión

¿Qué significó todo esto para la propia Cuba? En retrospectiva, está claro que la participación del país en Angola representó un punto de inflexión en varios sentidos. El voluntariado desempeñó un papel importante desde el principio. Los dirigentes de La Habana dejaron claro que toda la empresa se basaría en ese principio y pidieron a los soldados cubanos que respondieran.

La magnitud de su respuesta fue notable. De hecho, a muchos extranjeros les pareció increíble, ya que asumieron que la voluntad de servir era el resultado de la coacción o de la promesa de beneficios materiales. Sin embargo, cuando académicos de fuera de Cuba investigaron el fenómeno, tendieron a coincidir en que el voluntariado era genuino, al menos en las primeras etapas.

Para comprenderlo debemos situarlo en el contexto de la participación popular en Cuba desde 1959. En 1975, la solidaridad práctica e ideológica se había movilizado a través de la participación masiva en diversas organizaciones —sobre todo en los Comités de Defensa de la Revolución (CDR) de los barrios— y una serie de campañas para alcanzar objetivos definidos, desde la promoción de la alfabetización y la salud hasta la defensa de Cuba contra la amenaza de invasión.

A través de esas experiencias colectivas constantes, las nociones de solidaridad y voluntariado se habían convertido en partes familiares del tejido social y la cultura política cubanos. De hecho, gran parte del proyecto de construcción nacional de los años sesenta y principios de los setenta se había logrado gracias a esos mecanismos.

También había otros atractivos. Por ejemplo, muchas personas veían el trabajo en el extranjero como una forma de romper con sus hábitos impuestos de mirar hacia dentro bajo el asedio de Estados Unidos, lo que les ofrecía nuevas experiencias. También les daba acceso a bienes y divisas que de otro modo serían escasos. Además, existía cierta presión social en el lugar de trabajo, ya que el ejemplo de los voluntarios persuadía a otros a seguir sus pasos.

Sin embargo, con el tiempo, la estrategia de enviar personas al extranjero para prestar ayuda se convirtió en un elemento natural y destacado de la política exterior de Cuba y de la vida de los cubanos de a pie. Muchas personas trabajaban en el extranjero o tenían un amigo o familiar que lo hacía.

Cuba y África

En cuanto al esfuerzo militar real en Angola, una de las primeras reacciones del público fue un alto grado de orgullo nacional. Ahora se consideraba que Cuba estaba actuando en apoyo de un Estado poscolonial hermano, contra los impopulares Estados Unidos y el régimen paria del apartheid de Sudáfrica. Esto impulsó la confianza colectiva en el potencial de Cuba para desempeñar un papel global que era claramente honorable, pero que antes parecía imposible.

La campaña de Angola también tuvo un efecto imprevisto pero significativo. Trajo consigo un nuevo enfoque, tanto popular como oficial, sobre la composición étnica de Cuba. A partir de noviembre de 1975, los dirigentes cubanos se refirieron al proyecto como «el regreso de los esclavos», recordando el gran número de africanos que los colonialistas españoles habían traído a la fuerza desde Angola para impulsar la producción de azúcar. El nombre oficial de la campaña fue Operación Carlota, en honor a una famosa esclava rebelde angoleña de la época.

Angola recordó así a los cubanos el impacto cultural de África en su sociedad y su contribución vital a los patrones económicos del país, así como a su radicalismo político (en las tres rebeliones independentistas del siglo XIX). Esto reconfiguró el proceso de definición de la identidad cubana como base de la revolución y como forma de encontrar un lugar en el mundo.

Esto era necesario porque los cubanos habían pasado por una experiencia bastante típica en la que el colonialismo y el neocolonialismo habían moldeado su identidad, llevándolos a aceptar su propia inferioridad y la superioridad de sus colonizadores, y a mirar hacia el norte en busca de aspiraciones colectivas para una futura «Cuba Libre». Ese patrón se había mantenido durante el periodo de independencia cuestionable de Cuba entre 1902 y 1958, reforzado por una importante inmigración española hasta la década de 1930.

Después de 1959, las nuevas políticas y la hostilidad de Estados Unidos hacia la Revolución Cubana obligaron a desarrollar una nueva afinidad radical con América Latina. Esto se expresó a través del apoyo activo a la rebelión armada en la región, pero también a través del protagonismo cultural continental seminal de la Casa de las Américas. Sin embargo, a principios de la década de 1970, la adhesión de Cuba al Comecon, la red comercial del bloque liderado por la Unión Soviética, puso fin a la austeridad de la década anterior. Las mejoras materiales generaron una tendencia entre los cubanos a considerarse potencialmente parte del «Segundo Mundo».

La participación cubana en Angola, junto con nuevas formas de colaboración con un Caribe anglófono cada vez más radicalizado y un visible giro hacia la izquierda en Centroamérica, sirvió como un poderoso recordatorio de que África siempre había contribuido de manera sustancial a la formación de la identidad nacional cubana. Esa contribución había sido objeto de cuestionamientos y controversias durante mucho tiempo, a pesar de las reformas sociales y las declaraciones oficiales tras la victoria rebelde.

De repente, el color dejó de ser un tema tabú (en una sociedad supuestamente ciega al color) y pasó a representar un elemento básico de una identidad de la que los cubanos podían sentirse orgullosos. La nueva ola de austeridad que azotó a Cuba tras el colapso de la Unión Soviética y la pérdida de esperanza que lo acompañó socavaría en cierta medida esta conciencia del color. Aun así, dicha conciencia tenía ahora raíces más profundas que antes y seguía siendo una parte fundamental de toda la ecuación cubana.

Legados

En vista de todo esto, ¿cómo siguieron percibiendo los cubanos el papel de su país en Angola? En la década de 1980 se produjo un ligero descenso del entusiasmo inicial, con un número estimado de víctimas mortales de alrededor de seis mil, de los más de doscientos mil que prestaban servicio allí. También hubo una tendencia en algunos sectores a considerar la presión de los compañeros como una forma de presión estatal, y el voluntariado como un medio para que las personas se saltaran las colas para obtener viviendas u otros beneficios.

Tras una epidemia de dengue en 1980, se extendió el rumor de que su origen se encontraba en el voluntariado internacionalista. Al año siguiente, la huida masiva de más de 120 000 cubanos en el puerto de Mariel, que conmocionó tanto al pueblo cubano como a sus dirigentes, hizo que las quejas sobre Angola se hicieran más audibles.

Sin embargo, el entusiasmo y el orgullo volvieron tras los acontecimientos de marzo de 1988, cuando una fuerza de más de cincuenta mil soldados cubanos infligió una importante derrota al ejército sudafricano en Cuito Cuanavale, en una batalla campal que levantó la moral.

El orgullo creció a medida que se hicieron evidentes los efectos de la victoria cubana: las tropas sudafricanas se retiraron de Angola y Namibia poco después, y el Estado del apartheid pronto comenzó a desmoronarse con la liberación de Mandela en 1990, seguida de su elección como presidente del país. Ese sentimiento de orgullo incluso sobrevivió (y puede que ayudara a consolar a la gente) durante la crisis de principios de la década de 1990.

Sin embargo, esa misma crisis también acabó con la capacidad de Cuba para continuar con su política de internacionalismo a la escala anterior. La prestación de ayuda se limitó entonces, en general, a la asistencia tras desastres naturales o, como en el caso de Palestina, a la educación y formación gratuitas para estudiantes del Sur Global.

La paciencia de los cubanos se vio a menudo puesta a prueba durante los años de crisis, ya que algunos contrastaban sus dificultades diarias para sobrevivir con suministros limitados y racionados con lo que consideraban la generosidad de Cuba en el extranjero. Sin embargo, en general, el compromiso con la idea de la solidaridad internacional pareció perdurar entre muchos cubanos, lo que sugiere (en las situaciones más desesperadas) que la creencia popular en la solidaridad todavía tenía cierta influencia.

También pudo haber ayudado el hecho de que el historial de Cuba en la prestación de ayuda a otros países, incluso durante la crisis, suscitara una importante simpatía mundial hacia el país. Esto se puso de manifiesto cada año a partir de 1992 en las abrumadoras votaciones de la Asamblea General de las Naciones Unidas contra el embargo estadounidense (al que solo se oponían ritualmente Estados Unidos e Israel), lo que reforzó la sensación de que Cuba no estaba sola. Con Donald Trump endureciendo aún más el embargo, esa simpatía podría parecer una pequeña bendición, pero no obstante lo era (y quizás lo siga siendo).

La experiencia angoleña afectó así a Cuba de varias maneras, en su mayoría para mejor. Reforzó muchas de las creencias y compromisos del país, le granjeó muchos aliados e inspiró sentimientos de orgullo (así como quejas y resentimientos). Cuba después de 1975 era diferente, y probablemente aún estemos descubriendo el alcance y el carácter de esas diferencias.

Antoni Kapcia

Profesor de historia latinoamericana en el Centro de Investigación sobre Cuba de la Universidad de Nottingham. Entre sus obras destacan Leadership in the Cuban Revolution: The Unseen Story, A Short History of Revolutionary Cuba: Revolution, Power, Authority and the State from 1959 to the Present Day y Cuba in Revolution: A History Since the Fifties.

- novembre 21, 2025 Aucun commentaire:
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Libellés : Afrique du Sud, Angola, anti-impérialisme, Cuba, Guerre froide, Sud Global, USA

mercredi 12 novembre 2025

Luces sobre un pasado deformado. La Guerra Civil ochenta años después (2020)

 

 
Prólogo
Juan Andrés Blanco
Jesús A. Martínez
Ángel Viñas

 

La guerra civil y sus antecedentes son los capítulos más controvertidos de nuestra historia. Este libro recoge las aportaciones de diecinueve historiadores españoles y dos extranjeros que participaron en un simposio en la UNED de Zamora al cumplirse el 80 aniversario de su final. Su título responde estrictamente al contenido. Se abordan tanto viejos temas desde una perspectiva actualizada como otros nuevos. Su base es estrictamente empírica  y documental. El conjunto constituye un desafío en toda regla a multitud de patrañas que circulan como “historia” en las redes sociales, en ciertos medios de comunicación e incluso en el mismo Parlamento. Sin concesión alguna. Es un libro de historia y sólo de historia. (Contracubierta del libro)

 

El presente volumen recoge las ponencias del Congreso que, bajo el título Queda mucho por decir sobre la Guerra Civil, Aportaciones recientes y reflexiones ochenta años después, se celebró en Zamora, y con el patrocinio de la UNED, los días 27, 28 y 29 de marzo de 2019. Su convocatoria, aprovechando el convencionalismo conmemorativo, respondía a razones historiográficas de peso para actualizar perspectivas de análisis y reflexiones sobre la Guerra Civil a los ochenta años de su finalización, y exponer en el escenario historiográfico aportaciones nuevas desde el punto de vista temático y empírico. Pero, principalmente, también había una razón de fondo de naturaleza emocional y personal: el presente volumen pretende ser un homenaje al profesor Julio Aróstegui, estrechamente vinculado a quienes esto escriben durante buena parte de su trayectoria como historiador de la Guerra Civil. El congreso que se celebró y la obra que, como resultado, ahora se presenta, se insertan en una trayectoria de «Encuentros sobre el conflicto central del siglo xx español» que impulsó Julio Aróstegui, Él proyectó y dirigió un amplio congreso celebrado con ocasión del cincuentenario del inicio de la guerra en septiembre de 1986 en la Universidad de Salamanca, con la apoyatura de la Sociedad de Estudios de la Guerra y el Franquismo (SEGUEF), y publicado en tres volúmenes bajo el entonces novedoso título de Historia y memoria de la Guerra Civil, cuando el tema de la memoria, que tanto debe a Julio Aróstegui, apenas si estaba iniciándose en España. Con él colaboramos estrechamente en la organización de tal evento. Significó un punto de inflexión para estimular y multiplicar los estudios sobre la Guerra Civil y el Franquismo, y dibujó una cantera de jóvenes historiadores que entonces abrían perspectivas de análisis distintas o no contempladas hasta el momento.

19 de julio de 1936: vecinos de Zamora leen el bando por el que los sublevados declaran el estado de guerra 
(foto: colección García Rubio)

En esa estela se pusieron en marcha después muchas iniciativas académicas e investigadoras. Bajo su codirección se programó, asimismo otro encuentro en diciembre de 2006, que se ha publicado digitalmente con el titulo de A los 70 años de la Guerra Civil española, obra en la que se integra una renovadora aportación, no solo en cuanto a contenidos sino también a metodología de Aróstegui, que en aquel momento era director de la Cátedra de la Memoria Histórica de la Universidad Complutense de Madrid, con el título «Memoria de batallas y batallas de memorias: reabrir el pasado».

Constatando la indudable realidad del avance historiográfico en el co­nocimiento de la Guerra Civil, crecientemente protagonizado por los his­toriadores españoles, en distintas ocasiones comentamos con él la con­veniencia de dedicar en su momento un nuevo encuentro científico con ocasión del ochenta aniversario del final del conflicto. Este debería contar con equilibrada presencia de las distintas generaciones de historiadores de la guerra y sobre los aspectos nuevos o que se vislumbraban como in­suficientemente tratados. En este caso no fue posible su implicación hasta el final, pues lo impidió su prematuro fallecimiento, pero el congreso que finalmente se realizó en Zamora en marzo de 2019 siguió en buena medida la impronta ya marcada por él. En el encuentro participaron muchos de quienes ya estuvieron en el de 1986, ya en su madurez historiográfica, y los que iniciaban una trayectoria investigadora en no pocos casos bajo el impulso del propio Aróstegui.

Pancarta en el Madrid asediado, fotografía atribuida a Mijail Koltsov

Como se ha indicado, también respondía este Congreso a la tendencia de la historiografía española a recordar los aniversarios redondos del comienzo o final de la Guerra Civil con cierto empaque. En general, con el resultado de compilaciones bibliográficas o, más frecuentemente, con obras colectivas –en las que un número restringido de investigadores expone sus reflexiones con respecto a aquella cesura radical en la vida española. En el mismo 2019 se publicó ya un volumen de estas características, que obedeció a un congreso celebrado años antes en la Universidad Rovira y Virgili. También tuvieron lugar dos grandes congresos, con acentos diversos, en los que se reunieron especialistas de la materia.

¿Se podía decir algo más de la Guerra Civil después de un inabarcable repertorio de publicaciones convertido en el más prolífico entre cuantos temas se han abordado en la historia contemporánea de España? Más allá de la convención conmemorativa, la respuesta es evidente y afirma­tivamente rotunda y da lugar al titular del congreso. No solo era opor­tuno el encuentro, sino necesario en términos historiográficos y sociales. Se puede decir mucho más desde el punto de vista de los fundamentos empíricos, con la documentación de muy diversa naturaleza en nuestros archivos y otras fuentes de información. Pero no se trataba solo de una cuestión empírica, sino de la exigencia metodológica de abordar otras interpretaciones y otros marcos de comprensión, replanteando la forma de pensar la Guerra Civil de manera distinta, fuera de los habituales carriles metodológicos. Sobre todo porque nunca ha habido posiblemente más información y al mismo tiempo tanto desconocimiento historiográfico.

Franco en el frente de Cataluña, invierno de 1938 (foto: BNE)

En su momento nos dirigirnos a un amplio y diverso número de historiadores, y aceptaron todos sin excepción, para que hicieran llegar a los asistentes sus reflexiones sobre la Guerra Civil a los ochenta años de su finalización en función de sus últimas aportaciones a la mejor comprensión de sus antecedentes, desarrollo y consecuencias, sus nuevos descubrimientos sobre aspectos relacionados con ella o su análisis del impacto que la moderna historiografía sigue teniendo en la sociedad española de nuestros días. La idea estribó en proyectar los focos de la investigación histórica documentada y analizada críticamente sobre ciertas facetas atrapadas en un pasado tergiversado, deformado, manipulado y planteado más para una divulgación en términos de consumo y con carácter presentista, no exento de connotaciones político-ideológicas, que corno resul­tado de investigaciones contrastadas.

Las ponencias se transmitieron por circuito cerrado a los alumnos de la UNED y, más adelante, en abierto a todos los interesados. Para este vo­lumen, sin embargo, todas y cada una han sido revisadas concienzudamente por sus autores. El plazo final para la admisión de las actualizaciones se fijó a finales del año 2019. Nos complace reconocer que todos los participantes cumplieron con el plazo establecido. En consecuencia, este libro recoge lo que representa el punto al que cada autor ha llegado, en los momentos actuales, sobre las dimensiones que les fueron sugeridas. Un vistazo al índice permite advertir tanto la diversidad temática como de enfoques de los investigadores. Lo que ahora hemos pretendido es acercar el estado actual de sus reflexiones al mayor número posible de lecto­res. Con las solas y relevantes excepciones de sir Paul Preston y de la doctora Daniela Aronica, todos los autores son españoles. No hemos pre­ferido esta opción por casualidad. Es el fruto de una reflexión meditada. Desde los años ya lejanos de la Transición democrática los historiadores españoles hemos ido ascendiendo, a veces penosamente, hacia la punta de lanza de la investigación sobre la Guerra Civil. Es el resultado de tres factores que han obrado al unísono: en primer lugar, la desaparición de la censura y la recuperación de la libertad de pensamiento, publicación y cá­tedra. Toda una generación de historiadores, entonces jóvenes, hoy muy veteranos, estaba esperando con ansiedad la eliminación de las trabas ins­titucionales, políticas e ideológicas para empezar a poder investigar sobre el común pasado español sin miedo de ir a la cárcel o al exilio. En segundo lugar, la progresiva apertura de archivos españoles a sus diversos niveles, estatales, regionales y locales; políticos y militares, públicos y privados. Es un truismo afirmar que sin archivos no se hace la historia. Si bien no todos los archivos existentes son hoy de libre acceso, y en los que lo son todavía quedan fondos inaccesibles porque no han sido desclasificados, como los fondos de los Consejos Superiores de los tres Ejércitos, lo que el sistema democrático ha logrado en los últimos cuarenta años no es nada desdeñable. Existe material para mantener ocupadas a nuevas generaciones de historiadores. Por último, la importación por parte de los investigadores españoles de enfoques, técnicas y rnetodologías que han enriquecido la panoplia de instrumentos con los cuales han ido despejándose parcelas ocultas del pasado. Parcelas que no habían sido objeto de tratamiento en la historiografía que podríamos caracterizar de tradicional. El resultado es que la historia se ha mejorado con las aportaciones de otras historiografías y de otras ciencias naturales y sociales, y puede así pre­sentar una visión mucho más compleja del pasado español.

Detenidos por los sublevados en Utrera (Sevilla)(foto: Biblioteca Nacional)

Por otro lado, también ha sido resultado de una reflexión meditada la participación de representantes de, al menos, tres generaciones de histo­riadores: los que hicieron sus primeras investigaciones en los años de la Transición; los que se incorporaron en los años 1980 y 1990 en un contexto político e historiográfico muy diferente y, por último, los alevines, formados en el nuevo milenio y que ya aportan fuerza renovadora en sus trabajos.

Las veintidós contribuciones se articulan en tres partes. La primera aborda generalidades sobre la Guerra Civil o sus antecedentes en una visión historiográfica; la segunda trata de aspectos relevantes para la comprensión de la guerra, desde la dinámica militar hasta la internacional o la social, todos sumamente controvertidos; la tercera, sobre sus consecuencias inmediatas en términos de represión y configuración de la dictadura. En todo momento solicitamos a los autores que nos hicieran llegar sus reflexiones de la forma que consideraran más apropiada para alcanzar el objetivo que nos proponemos con el presente volumen. A saber, hacer llegar al público interesado una reflexión sobre las nuevas formas de ver la Guerra Civil gracias a los descubrimientos más recientes, analizados por ellos mismos o con su participación. No son, por supuesto, todos los que están ni están todos los que son. La historiografía española de hoy goza de gran diversidad y de una salud excelente, pero las razones de espacio exigían una limitación. Eso sí, todos tienen un denominador común: el de abordar la investigación desde el punto de vista historiográfico, es decir, con fundamentos empíricos, rigor metodológico y perspectivas de análisis solventes para intentar distanciar al lector de controversias distorsionadoras que publicitan medios de comunicación, redes sociales o partidos políticos, y de los que intencionadamente manipulan el pasado. En la actualidad circulan muchas versiones que carecen de solidez científica, o exageraciones en búsqueda de un éxito rápido o presentaciones en formato novedoso de tesis y afirmaciones desacreditadas. Si bien como historiadores sabemos perfectamente que no existe, ni puede existir, una histo­ria definitiva, y que su propia naturaleza científica exige un permanente diálogo historiográfico y una continua redefinición de análisis, no pode­mos enmudecer ante una agresiva falsificación del pasado bajo un disfraz historiográfico. Y la mejor forma de hacerlo es divulgar nuestras investi­gaciones siempre sujetas a un debate crítico y serio.

Cuando preparábamos este prólogo, recordamos un artículo del dis­tinguido escritor y ensayista Javier Marías que viene como anillo al dedo para explicar la coyuntura en que aparece el presente volumen. No nos re­sistirnos a citar una parte de él por su esclarecedora visión:

«Si yo fuera historiador, viviría desesperado, porque la labor de es­tos jamás había caído tanto en saco roto. El historiador investiga y se documenta, dedica años al estudio, cuenta honradamente lo qué averi­gua (bueno, los que son honrados, porque también proliferan los des­honestos a sueldo de políticos sin escrúpulos, los que mienten a con­ciencia), matiza y sitúa los hechos en su contexto. Nada de esto sirve para la mayoría. Tienen mucha más difusión y eficacia unos cuantos tuits falaces y simplistas, y lo más grave es que casi todo el mundo se achanta ante los aluviones de falsedades. […] Demasiada gente ha de­cidido abrazar el viento que le gusta, como los niños, independiente­mente de que sea o no verdadero. El historiador actual se desgañita: “Pero, oigan, que esto no fue así, que esta versión es falsa, que nada hay que la sostenga”. Y la respuesta es cada vez más: “Eso nos trae sin cuidado. Nos conviene este relato, nos complace esta ficción, y es la que mejor se adecúa a nuestros propósitos. Es el espejo en que nos ve­rnos más favorecidos, a saber, como víctimas y ofendidos, corno so­juzgados y humillados, como mártires y esclavos. Sin esos agravios a los nuestros, no vamos a ninguna parte ni podemos vengarnos. Y de eso se trata, de vengarnos”»

Gran Vía de Barcelona tras el bombardeo del 17 de marzo de 1938 (foto de Michele Francone, incluida en el libro Catalunya any zero, de David Gesalí y David Íñiguez, Angle Editorial, 2019)

La sociedad española no es, ciertamente, la única en la que se dan cita los bulos, estereotipos y fake news sobre el pasado, pero sí es una de las pocas en Europa Occidental que los utiliza como arma política arrojadiza y que los ha elevado al rango de una fake history desde instancias mediáticas y políticas. Por eso, precisa todavía de una indagación solvente de su pasado con fundamentos historiográficos principalmente del siglo XX, en general, y de la Guerra Civil, en particular.

El presente libro está dividido en tres bloques temáticos: preliminares, guerra y consecuencias. Se inicia con las contribuciones de Matilde Eiroa y Alberto Reig, que ponen de relieve dos de los hilos que condujeron al congreso de Zamora. El primero trata del papel, la función, los límites y las posibilidades de la labor del historiador. Como no existe historia definitiva, la que se escribe en un momento dado es en parte función de las preocupaciones de su presente, pero puede interpretarse de diferentes maneras. No somos los historiadores los únicos proveedores de conoci­miento sobre el pasado, aunque pretendamos reconstruir parcelas de este con el mayor rigor posible. Hoy los medios, bien tradicionales bien digitales, aportan su granito de arena para redondearlas o, con harta frecuencia, deformarlas.

Refugiados en la carretera Málaga-Almería, febrero de 1937 (foto: Comité Internacional de la Cruz Roja)

Al tema de la deformación dedica Reig su contribución, planteando que hay que volver a los hechos y enmarcarlos en un cuadro de referencia teórico, para extraer de ellos todo lo que pueden dar de sí. En la medida en que la Guerra Civil fue una guerra entre ideologías, una de las cuales fue bendecida por la Iglesia católica, de manera inmediata por la española y trentina, su aportación estudia cómo su discurso formó parte del cuerpo doctrinal con el que la dictadura trató de «legitimar» su victo­ria y, con mayor denuedo si cabe, su interpretación, y cómo esta se pro­yecta hoy, con escasos retoques aunque significativos, en una parte de la literatura de masas que persigue continuar extrayendo réditos políticos y monetarios.

Continúa el libro con la aportación de Ricardo Robledo sobre la significación de la reforma agraria, aprovechando el aniversario del fallecimiento de Edward Malefakis, que fue el primer historiador en acercarse al tema con planteamientos modernos, hoy en parte superados. Le sigue Eduardo González Calleja, uno de los mejores conocedores de la historia de la Segunda República, desmitificando una vez más la interpretación que los vencedores hicieron sobre ella y que continúa hoy propagada por una subliteratura historiográfica. De notar son sus repetidas llamadas a la pervivencia, en ciertos sectores, de una historiografía ayuna de fuentes primarias y recargada de consideraciones puramente ideológicas de va­rios de los mitos sobre la primavera de 1936. Si bien González Calleja se ocupa de ciertos preparativos para la insurrección, Viñas y Alía entran más profundamente en ellos. El primero con la provocadora tesis de que se trató de un golpe monárquico, militar y fascista desde sus lejanos orígenes en 1932, gracias al descubrimiento de nueva documentación en los archivos italianos. El segundo, pasando revista a los esfuerzos que des­pliegan algunos autores para embarullar los orígenes del golpe de Estado e, incluso, de cierta manera, para postular un supuesto papel director de Franco que jamás existió.

Soldados republicanos cruzan el Ebro (foto: Efe)

Cuantitativamente, es el segundo bloque, el referido a la Guerra Civil misma, el que engloba el mayor número de contribuciones. Juan Carlos Losada, uno de los historiadores españoles más importantes en el tema militar, destaca sus momentos estelares contemplando las dimensiones estratégicas y sus implicaciones políticas. Juan Andrés Blanco se ocupa del muy mitificado papel de las milicias en ambos bandos, pero en particular en el republicano, que es donde más atención han despertado. Jesús A. Martínez aborda el papel de la propaganda escrita, y también oral, con sus abismales diferencias entre los dos contendientes, pero en todo caso elaborada para dar sentido a una lucha a la que la inmensa mayoría de los combatientes fueron obligados, partiendo de la interpretación tam­bién provocadora de que antes de julio de 1936 no existían dos bloques políticos e ideológicos dispuestos a enfrentarse en un destino irreversible, y que por ello el descomunal esfuerzo de propaganda tuvo como objetivo principal el de configurarlos. Por su parte, Miguel L. Campos, que acaba de terminar una monografía de próxima aparición sobre el contro­vertido aspecto de la soledad de la República con respecto al aprovisio­namiento de armas, excluidas las soviéticas, pone de relieve el desastre que fue la política seguida para romper el dogal de la no intervención. A ello añade David Jorge un ensayo sobre el degradadísimo papel que las potencias democráticas occidentales impusieron a la Sociedad de Naciones, con una demostración acabada que ha tardado en penetrar en cierta historiografía. Por la vía de los suministros y por la político-diplomática, el estrangulamiento tuvo efectos devastadores. Los republicanos hubieran debido ser trasuntos del capitán América para sobreponerse, solo con la ayuda de la Unión Soviética y de México, al peso muerto que les echaron encima el resto del orbe más Franco. José Ramón Rodríguez-Lago aporta una puesta al día sobre los estudios más recientes, y señala cómo la próxima apertura de los papeles relativos al pontificado de Pío XII puede permitir muchos más progresos sobre el factor religioso en la Guerra Civil. Es un aspecto ‘en crecimiento exponencial’ en el que abundan nuevos planteamientos y, como es lógico, nuevas preguntas. El joven doctor Carlos Píriz adelanta parte de los resultados de su reciente tesis sobre la actividad y significado de la no menos mitificada «Quinta Columna». Solo aborda una minúscula parte de ella y desde aquí anunciamos que, cuando se publique, alterará muchas de las concepciones que hasta ahora habían hecho autoridad sobre el asunto. Daniela Aronica examina los esfuerzos de la propaganda fascista para imponer una determinada visión que exaltara la gloria del Duce. Por su parte, sir Paul Preston, a quien no le fue posible asistir personalmente al Congreso de Zamora, nos ha permitido re­producir las palabras sobre el final de la guerra que pudieron presentarse ante los participantes gracias a una conexión digital.

Cadáveres (según algunas fuentes, de rehenes fusilados) en un cráter junto al alcázar de Toledo (foto: Erich Andrés)

El tercer bloque se ocupa, como una de las consecuencias principales de la guerra, de la represión por parte de los vencedores. Es, sin duda al­guna, la más ocultada y distorsionada por la literatura generada durante el Franquismo y que tuvo continuidad como pieza estructural de su fun­cionamiento. Aquí hemos procedido desde lo general (Gutmaro Gómez Bravo, uno de los historiadores de la generación intermedia que ya se ha hecho con un nombre respetado gracias a sus investigaciones) hasta lo más particular (Francisco Espinosa, uno de los grandes pioneros en el es­tudio del tema, sobre todo en Andalucía Occidental y Extremadura). Ade­más, un criterio territorial por el lugar en que se celebró el congreso ha permitido la aportación sobre el estudio de la represión en esta zona de Enrique Berzal (Castilla y León) y Cándido Ruiz y Eduardo Martín (Zamora). Este bloque contiene también estudios innovadores, como el de Julio Prada acerca de la represión económica, sobre la que acaba de pu­blicar un denso libro en inglés, o el de Miriam Saqqa, antropóloga, con respecto a la gestión de los cuerpos de las víctimas del «terror rojo» por parte de los vencedores. También nos complace contar con una visión muy actualizada sobre el continuum entre represiones en Cataluña, y sus consecuencias sociales y políticas tras la guerra, cuyo autor es el gran his­toriador catalán José Luis Martín Ramos, que cierra el volumen.

Con vistas a su publicación en papel y por razones de espacio, hemos optado por no ampliar el elenco de contribuciones que, en forma de comunicaciones, se presentaron al congreso. Somos plenamente conscientes de que subsisten lagunas, así como que es una banalidad pensar que el tema se agota en un congreso. Nuestro propósito ha sido, es, actualizar con sentido historiográfico aportaciones recientes sobre la Guerra Civil y reflexiones ochenta arios después y, quizá, contribuir a encender luces académicas e investigadoras sobre un pasado muy a menudo deformado.

 


Índice

Prólogo,
por Juan Andrés Blanco, Jesús A. Martínez y Ángel Viñas 

Del estudio del pasado a la transmisión en el presente: ¿qué papel desempeñan los historiadores a los ochenta años de la Guerra Civil?,
por Matilde Eiroa 

La inconclusa guerra de palabras en torno a la represión y el terror en la Guerra Civil,
por Alberto Reig Tapia 

Sobre los orígenes agrarios de la Guerra Civil: cincuenta años del libro de Malefakis,
por Ricardo Robledo 

La República, ¿víctima o responsable de la Guerra Civil?,
por Eduardo González Calleja 

Con Mussolini hacia el 18 de julio. El vector fascista en la conspiración,
por Ángel Viñas 

Lo que hemos aprendido sobre el éxito y el fracaso de la conspiración militar,
por Francisco Alía Miranda 

Los momentos decisivos de la guerra. Las estrategias militares,
por Juan Carlos Losada 

Las limitaciones del impulso miliciano,
por Juan Andrés Blanco 

El abandono de la República en materia de suministros de armamentos. Nuevas investigaciones,
por Miguel Í. Campos  

El papel de la propaganda y la propaganda de papel. Púlpitos en el frente y prensa
en las trincheras,
por Jesús A. Martínez Martín   

El abandono de la República por las democracias: nuevos hallazgos y enfoques,
por David Jorge 

Desarmando la cruzada. La Iglesia católica en la Guerra Civil española, ¿qué sabemos?, ¿qué nos queda por saber?, 
por José Ramón Rodríguez Lago 

Lo dicho y lo que está por decir sobre la Quinta Columna: otra contribución en el octogésimo aniversario de la conclusión de la Guerra Civil, 
por Carlos Píriz 

La ofensiva de Cataluña en el cine de no ficción de la Italia fascista,
por Daniela Aronica 

Los últimos días de la República,
por Paul Preston 

Del golpe a la guerra de ocupación. La violencia en la Guerra Civil,
por Gutmaro Gómez Bravo  

Andalucía y Extremadura: la represión franquista en perspectiva,
por Francisco Espinosa Maestre 

Una zona no tan «azul». Guerra Civil y represión en Castilla y León,
por Enrique Berzal de la Rosa 

La represión franquista en Zamora: un estado de la cuestión,
por Cándido Ruiz González y Eduardo Martín González 

Lo que sabemos de la represión económica. Un balance,
por Julio Prada Rodríguez 

Cataluña, fracturas en guerra para después de la guerra,
por José Luis Martín Ramos 

Las exhumaciones de los caídos por Dios y por España: la gestión de los cuerpos,
por Miriam Saqqa Carazo 


Portada: Portada del libro publicado por Marcial Pons

Ilustraciones: Conversación sobre la historia

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