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dimanche 12 octobre 2025

Une autoroute de cocaïne vers l’Europe que Washington préfère ignorer

 SOURCE/https://blogs.mediapart.fr/hernando-calvo-ospina/blog/120925/une-autoroute-de-cocaine-vers-leurope-que-washington-prefere-ignorer

Bien qu'il existe des plaintes concrètes liant certaines entreprises bananières en Équateur au trafic de cocaïne, parmi lesquelles Noboa Trading, les enquêtes judiciaires n'ont pas avancé.

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hernando calvo ospina

Journaliste, écrivain et réalisateur

Il était président de la Colombie depuis à peine un mois quand Alvaro Uribe Vélez s'est rendu à Washington. Le mercredi 25 septembre 2002, il devait rencontrer son homologue George Bush fils. On raconte que, la veille, on l’avait conduit très discrètement au Département d’État et que, dans un salon à part, on lui montra plusieurs cartons contenant des rapports de renseignement et des mémorandums le liant aux narcotrafiquants du Cartel de Medellín, ainsi qu’aux structures paramilitaires. Lorsqu’Uribe Vélez fit comprendre qu’il avait saisi le message, on l’amena en un lieu où l’attendaient des membres de sa délégation qui furent frappés par sa pâleur. Le National Security Archive a rendu publics quelques-uns de ces documents en juillet 2004.

Si, avant ce jour-là en Colombie, les gringos exerçaient déjà un grand pouvoir, à partir de ce septembre le pays s’est retrouvé à genoux, à leur merci, parce qu'Uribe devait accepter tout ce que Washington lui demandait. Cependant que toute l’horrible criminalité d’Uribe était tolérée, et même encouragée par Washington. Il devint alors clair que le narcotrafic et sa cruauté n’étaient pas un problème pour les États-Unis, du moment qu’ils servaient leurs intérêts stratégiques.

Car Washington dispose d’une arme très puissante pour atteindre ses objectifs sans recourir directement aux armes : le chantage à l’information, presque toujours personnelle, intime, toujours destinée à être utilisée contre ses alliés ou ceux qui veulent cesser de l’être. Car contre ceux qu’il déclare ennemis ou peu fiables, il s’autorise à inventer des histoires, même sans preuves à présenter. Comme l’avait dit l’un des plus grands idéologues de ce régime, Henry Kissinger : « Être l’ennemi des États-Unis peut être dangereux, mais être leur ami est fatal. »

Bush fils, puis Obama, vantèrent les mérites d’Uribe pour sa « coopération » avec les États-Unis, tandis que la cocaïne entrait dans le pays comme par une canalisation, tout en se félicitant d’une prétendue « lutte conjointe contre le narcotrafic et le terrorisme ».

Sous le gouvernement du président Biden, les éloges furent adressés à Daniel Noboa, puis continués sous Trump. Noboa, président de l’Équateur depuis novembre 2023, est né à Miami et possède la double nationalité. Il a poursuivi des études supérieures aux États-Unis de 2008 à 2022, avant de revenir en Équateur pour se lancer en politique. Son père, Álvaro Noboa, est l’homme le plus riche d’Équateur et candidat présidentiel à cinq reprises. La fortune familiale provient principalement de la production et de l’exportation de bananes, via l’entreprise Noboa Trading.

En Équateur, grand producteur et exportateur mondial de bananes, la plupart des entreprises qui les produisent et/ou les exportent ont leur siège aux États-Unis. Certaines de ces multinationales opèrent par le biais de filiales : UBESA, filiale de Dole Food Company, principal exportateur ; Reybanpac, filiale de Holding Favorita Fruit Company Ltd. ; Del Monte Fresh ; et Chiquita Brands International.

Une autre grande entreprise est Noboa Trading, équatorienne, détentrice de la marque Bonita Banana. Ce groupe contrôle toute la chaîne : production, commercialisation, fabrication d’intrants (comme les cartons d’emballage et les engrais) jusqu’à l’exportation. Noboa Trading appartient majoritairement à Lanfranco Holding S.A., une société offshore basée au Panama. Selon les documents révélés par les « Pandora Papers », les véritables propriétaires et bénéficiaires de Lanfranco sont Daniel Noboa, président de l’Équateur, et son frère Juan (John) Noboa. Lanfranco Holding détient 51% des actions de Noboa Trading. L’autre actionnaire est Inmobiliaria Zeus S.A., liée à d’autres membres de la famille Noboa, dont le président lui-même.

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Des rapports journalistiques et des études, comme le rapport publié en 2025 par la Commission européenne, affirment que la plupart de la cocaïne saisie en Europe provenait de cargaisons de bananes équatoriennes. Selon la Commission, 57% des conteneurs quittant le port de Guayaquil, principal port équatorien, transportaient de la drogue parmi les fruits. Plus de la moitié de la cocaïne saisie en Équateur à destination de l’Europe et des États-Unis provenait également de ce port, dissimulée de cette manièr

Par exemple, la plus grande saisie de l’histoire de l’Espagne, le 14 octobre 2024, concernait 13 tonnes de cocaïne camouflée de cette manière, découvertes au port d’Algésiras. Le navire était parti de Guayaquil.

L’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) a rappelé, dans son Rapport mondial sur les drogues 2025, que la Colombie demeurait l’épicentre de la production de feuilles de coca et de cocaïne. Il précise que la majeure partie du trafic (87%) vers l’Amérique centrale, le Mexique, les États-Unis et l’Europe transite par le Pacifique. En partie par la Colombie, mais principalement depuis l’Équateur. Seuls 8% passeraient par la Caraïbe colombienne.

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Bien qu'il existe des plaintes concrètes liant certaines entreprises bananières en Équateur au trafic de cocaïne, parmi lesquelles Noboa Trading, les enquêtes judiciaires n'ont pas avancé, car les procureurs chargés de ces dossiers sont régulièrement démis de leurs fonctions. Le nouveau venu doit alors tout reprendre presque à zéro.

Malgré cela, et reprenant presque les éloges qui avaient été adressés en son temps à Álvaro Uribe, le célèbre narco-paramilitaire, le 5 septembre dernier, le secrétaire d’État Marco Rubio a affirmé depuis Quito que les États-Unis sont l’un des grands alliés de l’Équateur en matière de sécurité, de commerce et de coopération. La chancelière Gabriela Sommerfeld a clairement déclaré que l’Équateur était prêt à s’aligner sur les priorités de son principal partenaire : « Les objectifs que s’est fixés le président Daniel Noboa sont exactement ceux du président Trump. 

La chancelière s’est aussi félicitée des accords conclus à l’occasion de la visite du secrétaire d’État, qui prévoyaient 13,5 millions de dollars pour combattre les « menaces narcoterroristes », et 6 millions pour des drones destinés à renforcer la Marine. Déjà en juillet, les Forces armées équatoriennes avaient reçu des équipements technologiques d’une valeur de 8 millions de dollars pour le contrôle frontalier terrestre et maritime, livrés par les États-Unis, afin de « renforcer les capacités » militaires dans la lutte contre le narcotrafic, selon le ministre de la Défense Gian Carlo Loffredo.

En contrepartie de ces apports militaires, Sommerfeld a annoncé que l’Équateur avait accédé à une demande clé de Rubio : accueillir des migrants expulsés des États-Unis, en tant que « pays tiers sûr », comme « geste de gratitude » envers son partenaire : « L’Équateur va soutenir les États-Unis dans cette démarche, c’est un symbole, c’est important pour notre allié. »

Lors de la conférence de presse, un journaliste rappela à Rubio que le rapport de l’ONU sur les drogues avait été clair : près de 90% de la cocaïne sort par le Pacifique, principalement par le pays qu’il visitait, l’Équateur. Sans s’attarder, le journaliste lui demanda pourquoi un quasi-blocus naval frappait le Venezuela, alors que par ce pays ne transitait qu’à peine 5% de la cocaïne, elle-même en provenance de Colombie. Il n’a pas eu le temps de lui dire, et aucun autre journaliste n’a osé ajouter, que l’ONU soulignait que le Venezuela n’était pas un acteur majeur de la production ni du trafic de drogues dans la région, son territoire étant reconnu libre de cultures illicites.

Et dans sa réponse, Marco Rubio a laissé transparaître une certaine colère : « On dit que le Venezuela n’est pas impliqué dans le trafic de drogues parce que l’ONU l’affirme. Mais je me fiche de ce que dit l’ONU ! Parce que l’ONU ne sait pas de quoi elle parle ! Maduro est inculpé par un grand jury du district sud de New York. (…) Il n’y a aucun doute que Maduro est un narcotrafiquant. » Ainsi balaya-t-il les rapports internationaux sur le narcotrafic pour justifier des actions unilatérales, en l’occurrence militaires, de son gouvernement

La vérité est que, jusqu’à aujourd’hui, la justice américaine n’a présenté aucune preuve tangible contre le président Maduro ni contre aucun haut dirigeant de cette nation bolivarienne.

En 2025, le régime étasunien aurait fourni environ 25 millions de dollars au gouvernement Noboa pour lutter contre la principale route du trafic de cocaïne, que la BBC qualifiait déjà en 2021 « d’autoroute de cocaïne vers les États-Unis et l’Europe ».

Ces 25 millions devraient servir à combattre les mafias étrangères en Equateur — italiennes, albanaises, colombiennes et mexicaines — qui, chaque année, contrôlent davantage de territoire. Mais nul ne sait comment de tonnes de cocaïne se retrouvent dissimulées dans les bananes principalement, ainsi que dans des cargaisons de crevettes et d’autres produits d’exportation.

Sans doute trop modestes pour ce travail titanesque, ces 25 millions contrastent avec les dépenses colossales engagées pour maintenir le siège militaire contre le Venezuela, qui serait le grand centre du narcotrafic universel, selon Washington : 8 cuirassés, 2 400 missiles, près de 8 000 marines et même un sous-marin nucléaire, qui coûtent au contribuable étasunien entre 7 et 10 millions de dollars par jour. Ils sont stationnés depuis près d'un mois au large des côtes bolivariennes, où leur seule prouesse fut de couler une petite barque avec un missile. Faites le calcul.

En définitive, ces 25 millions de dollars, bien utilisés, seraient suffisants pour surveiller de près les exportateurs de bananes, à commencer par l’entreprise de ce grand « coopérateur », le président Noboa, ainsi salué par Marco Rubio entre embrassades.

Et entre deux étreintes, Washington tient Noboa bien en main. Comme Uribe jadis. Pauvre Équateur.

« Plus jamais ça » pour tous ? L’effondrement de l’autorité morale des études sur l’Holocauste face au génocide de Gaza


La Fin de l'Exception : Pour une lecture universaliste et décoloniale de la mémoire de la Shoah

Le génocide perpétré à Gaza révèle, avec une brutalité tragique, que la commémoration de l’Holocauste ne sert plus nécessairement à prévenir de telles horreurs, mais parfois à les justifier. Loin d’éclairer le passé, sa mémoire serait détournée pour manipuler le présent.

Presque tous les spécialistes de l’Holocauste, qui considèrent toute critique à l’encontre d’Israël comme une trahison absolue, se sont abstenus de condamner les atrocités commises à Gaza. Aucune des institutions consacrées à la recherche et au souvenir de la Shoah n’a établi les parallèles historiques pourtant évidents, ni dénoncé le massacre des Palestiniens.

Ce silence révèle, à quelques exceptions près, leur véritable objectif : non pas étudier la nature humaine et sa terrible propension au mal, mais sanctifier les Juifs en tant que victimes éternelles, et ainsi absoudre l’État ethno-nationaliste d’Israël de ses crimes – colonialisme, apartheid et génocide.
En instrumentalisant ainsi l’Holocauste et en refusant de défendre les victimes palestiniennes au seul motif de leur identité, ces institutions et mémoriaux ont perdu toute autorité morale. Désormais, ils sont publiquement dénoncés comme des instruments non pas de prévention, mais de perpétuation du génocide ; non pas d’exploration du passé, mais de manipulation du présent.

ARTICLE EN INTEGRALITE 

La Joven guardia (Sergueï Guerassimov, 1948)

 






El 11 de octubre de 1948 tenía lugar el estreno del drama bélico "Молодая гвардия" (La joven guardia), largometraje dirigido por Sergei Gerasimov para los Estudios de Cine Gorki.
Adaptación de la novela homónima de Alexander Fadeev, la película está protagonizada por Vladimir Ivanov, Inna Makarova, Sergei Gurzo, Boris Bityukov, Nonna Mordyukova, Sergei Bondarchuk, Lyudmila Shagalova y Vyacheslav Tijonov, entre otros, y atrajo a las salas de cine soviéticas a más de 34 millones de espectadores.
Sinopsis - Julio de 1942. Unidades del ejército soviético abandonan la ciudad minera de Krasnodon y los alemanes la ocupan. Los tanques enemigos cortan la carretera y un grupo de miembros del Komsomol se ve obligado a regresar a casa. En respuesta a las atrocidades nazis, los estudiantes recién llegados a la escuela formaron una organización clandestina, la "Joven Guardia", que librará una guerra encubierta contra los ocupantes: distribuyen panfletos, liberan a un grupo de soldados del Ejército Rojo capturados, incendian una bolsa de valores alemana, salvando a sus compatriotas de la esclavitud nazi, y ondean banderas rojas soviéticas en el aniversario de la Revolución de Octubre.


« L’école Polytechnique est sous l’emprise des multinationales »

  

Financements privés, cours orientés, discours sur l’écologie censurés... L’école d’ingénieurs Polytechnique est sous l’influence des multinationales, dénonce l’Observatoire des multinationales. Quitte à museler ses étudiants.

Sa gouvernance, ses financements, son secteur de recherche et même sa vie étudiante : l’École polytechnique est largement influencée par les grandes entreprises, révèle le rapport

Auteur principal de ce travail, Romain Poyet connaît de l’intérieur cette école d’ingénieurs dont les élèves sont sous statut militaire : il y a étudié trois ans avant de rejoindre l’Observatoire. Pour Reporterre, il décrit une école prestigieuse de plus en plus soumise aux logiques du CAC 40, au détriment de sa mission d’intérêt général et de l’urgence écologique.

Reporterre — Votre enquête montre que des dirigeants de grandes entreprises occupent des postes clés dans les instances de Polytechnique. Que révèle cette présence sur la manière dont l’école est gouvernée ?

Romain Poyet — Un modèle de réussite qui domine, à Polytechnique, c’est celui du PDG du CAC 40, du grand patron d’une multinationale. Les conférences proposées aux élèves, les intervenants, les anciens élèves mis en avant : beaucoup d’éléments convergent vers cette image.

Dans les instances de gouvernance se trouve un nombre disproportionné de dirigeants de très grandes entreprises françaises et internationales. Sur 24 membres du conseil d’administration de Polytechnique, 6 représentent des grandes entreprises (dont TotalEnergies, Sanofi et Thales) et le conseil d’administration de la Fondation de l’X [qui finance et soutient le développement de l’école] est également largement composé de grands patrons (Arkema, Sopra Steria, Sanofi, Thales, etc.). Cela crée un effet d’entre-soi, où un petit cercle de décideurs pèse sur l’orientation de l’école.

 
Parrains des anciennes promotions. Capture d’écran/Observatoire des multinationales  
 

L’intervention de la Russie en Ukraine : une révolution ? Joti Brar répond

 


Quién mató a Walter Benjamin? (documental, 2005)


 

 
 
Adorno y los "colegas" de la Escuela de Frankfurt, ya en USA, lo abandonaron como deshaciéndose  de un competidor demasiado rojo.

La exportación silenciosa de hachís marroquí y el riesgo de una Europa secuestrada

 FUENTE/ https://ecsaharaui.com/09/2025/como-marruecos-utiliza-el-narcotrafico-para-infiltrarse-en-la-politica-europea-y-corromper-sus-instituciones-2/#google_vignette

Por Ahmed Omar


La reciente incautación de tres toneladas de resina de cannabis en el puerto de Casablanca, destinadas a Bélgica a través de empresas pantalla como Unimer Group, revela una verdad incómoda: Marruecos el mayor productor de hachís del mundo, continúa siendo un actor clave en la exportación masiva de droga a Europa. Este no es un caso aislado; es la punta de un iceberg que ha infiltrado las instituciones políticas del continente y amenaza su independencia.

Marruecos y el narcotráfico: un problema sistémico

Según informes de la ONU, Marruecos produce cerca del 70% de la resina de cannabis mundial, con rutas de tráfico que atraviesan España y Bélgica como principales puertas de entrada al mercado europeo. El puerto de Amberes, en Bruselas, se ha convertido en un epicentro del contrabando, donde cada año toneladas de droga cruzan las fronteras ocultas en contenedores de supuestos productos legales, como conservas o harina de pescado.

La red marroquí no es solo una maquinaria delictiva; su objetivo es mucho más ambicioso. A través de los beneficios del narcotráfico, Marruecos ha construido un sistema paralelo que financia operaciones de presión diplomática, sobornos y chantajes a figuras políticas europeas.

Moroccogate: Europa comprada con dinero de droga

El escándalo ‘Moroccogate’, que sacudió al Parlamento Europeo, expuso las conexiones peligrosas entre el régimen marroquí y políticos europeos. Sobornos y maletas de dinero circulaban entre bastidores para ganar apoyos en cuestiones claves como la ocupación ilegal del Sáhara Occidental o los acuerdos comerciales. Marruecos no solo compra influencia; utiliza el dinero del narcotráfico para corromper y chantajear a políticos, debilitando así las decisiones soberanas de Europa.

El Parlamento Europeo, mientras declara luchar contra la corrupción, ha visto cómo sus cimientos tiemblan. Bélgica, que acoge las instituciones europeas, paradójicamente se ha convertido en una víctima y cómplice a la vez: víctima porque su puerto es una puerta de entrada, cómplice porque la corrupción sistémica facilita estas operaciones ilícitas.

Un silencio cómplice

¿Por qué Bruselas, epicentro de las decisiones europeas, permite que Marruecos exporte droga y corrupción con tanta impunidad? La respuesta es doble: miedo e intereses económicos. Los países europeos, dependientes de Marruecos en temas como migración o comercio, prefieren mirar hacia otro lado mientras toneladas de droga destruyen a generaciones enteras.

Mientras tanto, las empresas fachada, como las mencionadas en este último caso (Unimer Group), continúan operando con total normalidad, enmascarando cargamentos de hachís como harina de pescado o productos agroindustriales.

Europa: entre la seguridad y la decadencia

Europa enfrenta una disyuntiva crítica. Permitir que Marruecos continúe utilizando el narcotráfico para financiar su agenda política no solo destruye su credibilidad, sino que pone en peligro la seguridad de millones de ciudadanos europeos. Bruselas, el símbolo de la libertad y la democracia, está bajo asedio: asedio del narcotráfico, de la corrupción y de un régimen que usa la droga como moneda de presión diplomática.

El silencio cómplice de las instituciones europeas y la tolerancia hacia Marruecos son una traición a los principios de libertad e independencia política. Europa debe actuar con firmeza, revisar sus acuerdos con Marruecos, sancionar las empresas involucradas y exigir transparencia absoluta en el comercio.

No es solo una cuestión de drogas; es una cuestión de soberanía, dignidad y justicia. Si Europa no despierta, pronto el dinero del narcotráfico controlará más que sus puertos: controlará sus políticas, sus instituciones y, en última instancia, su futuro.

La impunidad de Marruecos no solo está manchada de droga, sino también de corrupción y chantaje. Europa debe decidir si enfrentará este problema con valentía o si seguirá siendo rehén de un narcoestado diplomático.

 

Le soleil blanc du désert (Vladimir Motyl, 1970)

 



Cette œuvre de Vladimir Motyl est sortie sur grand écran le 30 mars 1970, devenant l’un des easterns soviétiques les plus populaires.  

Westerns en Occident, easterns en URSS. Le sujet nous transporte dans la période suivant la Guerre civile russe. Le soldat de l’Armée rouge Soukhov rentre chez lui à travers les sables du Turkestan. Il se charge de conduire les femmes du harem du bandit Abdoullah dans le village de Pedjent, au bord de la Caspienne, pour leur sauver la vie.

Selon une légende, ce film serait arrivé sur grand écran grâce à l’amour de Léonid Brejnev pour les films d’action. D’ailleurs, le film l’a plus que satisfait. Rien qu’au cours de la première année suivant sa sortie en salles, Le Soleil blanc du désert a été visionné par plus de 50 millions de Soviétiques. Les droits de diffusion ont été achetés par 130 pays, dont les États-Unis. Les aventures de Soukhov ont été suivies même pas les astronautes américains.   
 
 Ce film est visionné par les cosmonautes en prévision d’un vol. Le cosmonaute Gueorgui Gretchko se rappelait que les médecins lui avaient conseillé de voir, la veille de son vol, un film léger pour se distraire. D’abord, le choix est tombé sur la comédie Trente-trois de Gueorgui Danielia. Cependant, Alexeï Leonov a assisté à une projection privée de l’eastern et est parvenu à obtenir une copie pour le Centre d’entrainement des cosmonautes.

« Tu sais que la surcharge, l’apesanteur et le danger, qui peut même être mortel, te guettent dans l’espace. Et tu apprends du soldat de l’Armée rouge Soukhov comment agir dans une situation dangereuse. Sans perdre sa présence d’esprit, il faut résister jusqu’au bout tout en gardant son sens de l’humour », témoignait Gretchko.

Ce film est considéré comme une sorte de gardien des cosmonautes : il est apparu dans la filmothèque du Centre d’entraînement après la perte tragique de l’équipage du Soyouz-11 – depuis, aucun homme de l’espace soviétique ou russe n’a péri. 

Les russes sont partis (Aleksandr Gutman, 1990)