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dimanche 12 octobre 2025

« L’école Polytechnique est sous l’emprise des multinationales »

  

Financements privés, cours orientés, discours sur l’écologie censurés... L’école d’ingénieurs Polytechnique est sous l’influence des multinationales, dénonce l’Observatoire des multinationales. Quitte à museler ses étudiants.

Sa gouvernance, ses financements, son secteur de recherche et même sa vie étudiante : l’École polytechnique est largement influencée par les grandes entreprises, révèle le rapport

Auteur principal de ce travail, Romain Poyet connaît de l’intérieur cette école d’ingénieurs dont les élèves sont sous statut militaire : il y a étudié trois ans avant de rejoindre l’Observatoire. Pour Reporterre, il décrit une école prestigieuse de plus en plus soumise aux logiques du CAC 40, au détriment de sa mission d’intérêt général et de l’urgence écologique.

Reporterre — Votre enquête montre que des dirigeants de grandes entreprises occupent des postes clés dans les instances de Polytechnique. Que révèle cette présence sur la manière dont l’école est gouvernée ?

Romain Poyet — Un modèle de réussite qui domine, à Polytechnique, c’est celui du PDG du CAC 40, du grand patron d’une multinationale. Les conférences proposées aux élèves, les intervenants, les anciens élèves mis en avant : beaucoup d’éléments convergent vers cette image.

Dans les instances de gouvernance se trouve un nombre disproportionné de dirigeants de très grandes entreprises françaises et internationales. Sur 24 membres du conseil d’administration de Polytechnique, 6 représentent des grandes entreprises (dont TotalEnergies, Sanofi et Thales) et le conseil d’administration de la Fondation de l’X [qui finance et soutient le développement de l’école] est également largement composé de grands patrons (Arkema, Sopra Steria, Sanofi, Thales, etc.). Cela crée un effet d’entre-soi, où un petit cercle de décideurs pèse sur l’orientation de l’école.

 
Parrains des anciennes promotions. Capture d’écran/Observatoire des multinationales  
 

L’intervention de la Russie en Ukraine : une révolution ? Joti Brar répond

 


Quién mató a Walter Benjamin? (documental, 2005)


 

 
 
Adorno y los "colegas" de la Escuela de Frankfurt, ya en USA, lo abandonaron como deshaciéndose  de un competidor demasiado rojo.

La exportación silenciosa de hachís marroquí y el riesgo de una Europa secuestrada

 FUENTE/ https://ecsaharaui.com/09/2025/como-marruecos-utiliza-el-narcotrafico-para-infiltrarse-en-la-politica-europea-y-corromper-sus-instituciones-2/#google_vignette

Por Ahmed Omar


La reciente incautación de tres toneladas de resina de cannabis en el puerto de Casablanca, destinadas a Bélgica a través de empresas pantalla como Unimer Group, revela una verdad incómoda: Marruecos el mayor productor de hachís del mundo, continúa siendo un actor clave en la exportación masiva de droga a Europa. Este no es un caso aislado; es la punta de un iceberg que ha infiltrado las instituciones políticas del continente y amenaza su independencia.

Marruecos y el narcotráfico: un problema sistémico

Según informes de la ONU, Marruecos produce cerca del 70% de la resina de cannabis mundial, con rutas de tráfico que atraviesan España y Bélgica como principales puertas de entrada al mercado europeo. El puerto de Amberes, en Bruselas, se ha convertido en un epicentro del contrabando, donde cada año toneladas de droga cruzan las fronteras ocultas en contenedores de supuestos productos legales, como conservas o harina de pescado.

La red marroquí no es solo una maquinaria delictiva; su objetivo es mucho más ambicioso. A través de los beneficios del narcotráfico, Marruecos ha construido un sistema paralelo que financia operaciones de presión diplomática, sobornos y chantajes a figuras políticas europeas.

Moroccogate: Europa comprada con dinero de droga

El escándalo ‘Moroccogate’, que sacudió al Parlamento Europeo, expuso las conexiones peligrosas entre el régimen marroquí y políticos europeos. Sobornos y maletas de dinero circulaban entre bastidores para ganar apoyos en cuestiones claves como la ocupación ilegal del Sáhara Occidental o los acuerdos comerciales. Marruecos no solo compra influencia; utiliza el dinero del narcotráfico para corromper y chantajear a políticos, debilitando así las decisiones soberanas de Europa.

El Parlamento Europeo, mientras declara luchar contra la corrupción, ha visto cómo sus cimientos tiemblan. Bélgica, que acoge las instituciones europeas, paradójicamente se ha convertido en una víctima y cómplice a la vez: víctima porque su puerto es una puerta de entrada, cómplice porque la corrupción sistémica facilita estas operaciones ilícitas.

Un silencio cómplice

¿Por qué Bruselas, epicentro de las decisiones europeas, permite que Marruecos exporte droga y corrupción con tanta impunidad? La respuesta es doble: miedo e intereses económicos. Los países europeos, dependientes de Marruecos en temas como migración o comercio, prefieren mirar hacia otro lado mientras toneladas de droga destruyen a generaciones enteras.

Mientras tanto, las empresas fachada, como las mencionadas en este último caso (Unimer Group), continúan operando con total normalidad, enmascarando cargamentos de hachís como harina de pescado o productos agroindustriales.

Europa: entre la seguridad y la decadencia

Europa enfrenta una disyuntiva crítica. Permitir que Marruecos continúe utilizando el narcotráfico para financiar su agenda política no solo destruye su credibilidad, sino que pone en peligro la seguridad de millones de ciudadanos europeos. Bruselas, el símbolo de la libertad y la democracia, está bajo asedio: asedio del narcotráfico, de la corrupción y de un régimen que usa la droga como moneda de presión diplomática.

El silencio cómplice de las instituciones europeas y la tolerancia hacia Marruecos son una traición a los principios de libertad e independencia política. Europa debe actuar con firmeza, revisar sus acuerdos con Marruecos, sancionar las empresas involucradas y exigir transparencia absoluta en el comercio.

No es solo una cuestión de drogas; es una cuestión de soberanía, dignidad y justicia. Si Europa no despierta, pronto el dinero del narcotráfico controlará más que sus puertos: controlará sus políticas, sus instituciones y, en última instancia, su futuro.

La impunidad de Marruecos no solo está manchada de droga, sino también de corrupción y chantaje. Europa debe decidir si enfrentará este problema con valentía o si seguirá siendo rehén de un narcoestado diplomático.

 

Le soleil blanc du désert (Vladimir Motyl, 1970)

 



Cette œuvre de Vladimir Motyl est sortie sur grand écran le 30 mars 1970, devenant l’un des easterns soviétiques les plus populaires.  

Westerns en Occident, easterns en URSS. Le sujet nous transporte dans la période suivant la Guerre civile russe. Le soldat de l’Armée rouge Soukhov rentre chez lui à travers les sables du Turkestan. Il se charge de conduire les femmes du harem du bandit Abdoullah dans le village de Pedjent, au bord de la Caspienne, pour leur sauver la vie.

Selon une légende, ce film serait arrivé sur grand écran grâce à l’amour de Léonid Brejnev pour les films d’action. D’ailleurs, le film l’a plus que satisfait. Rien qu’au cours de la première année suivant sa sortie en salles, Le Soleil blanc du désert a été visionné par plus de 50 millions de Soviétiques. Les droits de diffusion ont été achetés par 130 pays, dont les États-Unis. Les aventures de Soukhov ont été suivies même pas les astronautes américains.   
 
 Ce film est visionné par les cosmonautes en prévision d’un vol. Le cosmonaute Gueorgui Gretchko se rappelait que les médecins lui avaient conseillé de voir, la veille de son vol, un film léger pour se distraire. D’abord, le choix est tombé sur la comédie Trente-trois de Gueorgui Danielia. Cependant, Alexeï Leonov a assisté à une projection privée de l’eastern et est parvenu à obtenir une copie pour le Centre d’entrainement des cosmonautes.

« Tu sais que la surcharge, l’apesanteur et le danger, qui peut même être mortel, te guettent dans l’espace. Et tu apprends du soldat de l’Armée rouge Soukhov comment agir dans une situation dangereuse. Sans perdre sa présence d’esprit, il faut résister jusqu’au bout tout en gardant son sens de l’humour », témoignait Gretchko.

Ce film est considéré comme une sorte de gardien des cosmonautes : il est apparu dans la filmothèque du Centre d’entraînement après la perte tragique de l’équipage du Soyouz-11 – depuis, aucun homme de l’espace soviétique ou russe n’a péri. 

Les russes sont partis (Aleksandr Gutman, 1990)


 

Gorbatchev, pizzaiolo du Monde libre

 


1998. Dans l'annonce, Mikhail Gorbatchev, l'ancien président soviétique apparaît aux côtés de sa petite-fille d'alors âgée de 10 ans, Anastasia, tandis que les clients débattent farouchement de son héritage. Selon CNN, "la publicité utilise leur présence dans un restaurant Pizza Hut pour suggérer que le capitalisme est meilleur que le communisme parce qu'il rend disponible des luxes comme Pizza Hut".
 
Le porte-parole de Gorbatchev, Karen Karagezian, a déclaré que Gorbatchev avait accepté de faire la publicité afin de gagner de l'argent pour sa fondation de recherche.

"Je suis en train de créer une bibliothèque et une archive de perestroïka, et ce projet nécessite certains fonds", a déclaré Gorbatchev à CNN. " La Perestroïka a donné un élan à la Russie et au monde entier. Il est très important que tout ce qui s'est passé soit préservé dans ces deux centres."

Gorbatchev a déclaré qu'il avait refusé d'approuver d'autres produits, mais a fait une exception seulement pour Pizza Hut parce que la pizza "rassemble les gens".

"C'est une partie importante de la vie", a-t-il déclaré. "Ce n'est pas seulement la consommation, c'est aussi socialiser. Si je n'avais pas vu que c'était bénéfique pour les gens, je n'aurais pas accepté."

Au moment où la publicité a été faite, Sergueï Tatosyan, le directeur de la Pizza Hut, basée à Moscou, où la publicité a été filmée, a déclaré que la publicité ne sera pas montrée en Russie en raison de l'impopularité de Gorbatchev.

Septiembre (Geo Milev, 1924)



«[…] El día que nací mi corazón se congeló: un pedazo de
hielo, enorme y brillante…

GM

 

« Septiembre »

De sus vísceras muertas
ha parido la noche
el secular furor de los esclavos;
cólera desolada
y escarlata.

Profunda
entre la oscuridad y la neblina.

Antes que el alba llegue:
de los valles oscuros,
de los montes,
de las selvas lejanas,
de los delgados campos,
de los valles fangosos,
periferia,
ciudad,
cortijos,
de los refugios y de las barracas,
de fábricas, estaciones y depósitos
de graneros
factorías
molinos
bodegas
canteras
oficinas:
sobre calles y cuestas
en alto
sobre derrumbes, precipicios, peñas,
por desmontes
y terraplenes,
a través de los bosques amarillos de otoño,
a través de pedregales,
a través de sórdidas guaridas de culebras,
agua,
turbios arroyos,
jardines,
prados,
viñas,
pastizales,
zarzas,
matorrales de espinas,
ciénagas y pantanos.

Rotos,
embarrados,
hambrientos,
afligidos,
quemados por el hielo y por la fiebre,
escarnecidos por el sufrimiento,
lisiados
y deformes,
hirsutos,
negros,
lacerados,
descalzos,
ignorantes,
salvajes,
furibundos,
revueltos,
sin cánticos ni rosas
sin tambor ni fanfarria
sin clarinete o tímpano
sin organillos
con sacos rotos en bandolera,
no con espadas centelleantes en el puño
sino con plebeyos garrotes
en las manos,
campesinos con palos
con pértigas,
picanas,
azadones,
horquetas,
con huascas
y con hachas
y con guadañas
y con girasoles:
jóvenes y viejos,
de todas partes,
como un niño animal que se desborda
como el túmulo inalterable
de los toros heridos,
con gritos,
con aullidos,
─ y sobre ellos la cúpula de la noche de piedra:
en desorden se lanzan
avanzando:
frenéticos
terribles
y solemnes

ES EL PUEBLO!

*******

En los valles oscuros
antes del amanecer
en todos los montes
y los valles desiertos
campos hambrientos
villas fangosas
villorrios
ciudades
patios
cabañas y tugurios
en las fábricas, en los almacenes, en las estaciones
en el granero
en las granjas
y en los molinos
en las oficinas
centrales eléctricas
establecimientos

en las calles y en las curvas
arriba
entre barrancos, precipicios, cumbres y colinas
márgenes de los campos
pendientes
en los lugares más sombrios y desiertos
en los bosques amarillos del otoño
en las piedras
en el agua
en los tórbidos remolinos
en las praderas
jardines
campos
viñedos
en los refugios de los pastores
entre arbustos
rastrojos ardientes
pantanos
flores con espinas:
andrajosos
sucios de fango
hambrientos
de caras entumecidas
del trabajo emancipados
del bochorno y del frio endurecidos
deformes
lisiados
retintos
negros
descalzos
torturados
ordinarios
salvajes
rabiosos
furibundos

─ sin rosas
sin cantos
sin marchas y tambores
sin clarinetes, tímpanos y organillos,
sin trombones, trompetas y cornetas:

sacos andrajosos al hombro,
mejor dicho espadas brillantes –
ropas ordinarias en mano
mendigos con bastones
con palos
picos
astillas
arados
hachas
halcones
girasoles
─ viejos y jóvenes –
se apresuran todos, de todas partes
─ como una manada de bestias ciegas
en enloquecedora carrera a lanzarse,
unas miradas
de toros furibundos ─
con gritos
con aullidos
(detrás de ellos – el tiempo nocturno – petrificado)
volaron, avanzando
en desorden
irrefrenable
formidable
sublime:
¡EL PUEBLO!

Geo Milev

Traducción de Pablo Neruda

Georghi Milev Kassabov nació en Radnevo, Bulgaria, el 15 de junio de 1895.
Escribió fundamentalmente poesía social. Su poema épico Septiembre, de 1924, que trata de la revolución agraria de septiembre de 1923, representa el punto culminante del expresionismo búlgaro.
El libro en el que estaba publicado el poema fue confiscado y Milev detenido y multado.
Tras el juicio, fue secuestrado y asesinado en Sofía por la policía, no se sabe la fecha exacta, sí que fue después del 15 de mayo de 1925.
Su cuerpo fue hallado en el año 1954, casi treinta años después, en una fosa común, gracias a su ojo de vidrio, había perdido uno de ellos en la Primera Guerra Mundial.

A Luta Continua (Miriam Makeba, 1980)