Ils font tourner les urgences, la gériatrie, les hôpitaux de campagne… et pourtant, ils restent cantonnés à des statuts bricolés. Entre lenteurs administratives et mépris institutionnel, les médecins étrangers vivent une précarité qui n’a rien d’un accident : c’est un système.
- En France, les médecins étrangers sont devenus indispensables mais restent coincés dans des statuts précaires, mal payés et bourrés d’obstacles administratifs.
- Beaucoup se retrouvent en situation d’irrégularité à cause des lenteurs des préfectures, ce qui crée un rapport de force où leur vulnérabilité devient un outil d’exploitation.
- Cette précarité casse leur ancrage social : ils finissent par se sentir illégitimes pour s’engager plus. Certains directeurs d’hôpital assument clairement ce rapport de force.
- Au final, l’État utilise ce système pour avoir une main-d’œuvre qualifiée mais subalternisée, maintenir la concurrence et favoriser le dumping social.