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dimanche 21 décembre 2025

Exposition "Les gens de Paris, 1926-1936" (Musée Carnavalet)

Dans l'exposition "Les gens de Paris", la "Carte industrielle de la région parisienne" 1927, BHVP, par Jean Majorelle et André Libault, extrait : Le treizième arrondissement. 
 

 

Depuis le début du 19e siècle, Paris connaît une croissance démographique continue, avec un pic de population identifié en 1921 (2,89 millions d’habitants), jamais égalé depuis. Pour connaître le chiffre et la composition de la population, Paris, comme chaque commune française, procède tous les cinq ans à un recensement donnant lieu à la publication de statistiques. Mais, à la différence des autres communes, la capitale n’a jamais dressé de liste nominative des personnes avant 1926, ce qui rend ces trois recensements de 1926, 1931 et 1936, conservés aux Archives de Paris, sans précédent.

Souvent consultés lors de recherches généalogiques, ces registres invitent à se lancer dans une enquête inédite sur la population parisienne d’il y a cent ans. Partant de la structure générale bien spécifique de la population parisienne, le portrait des Parisiennes et des Parisiens est dressé en quatre étapes, des lieux de naissance et nationalités aux professions exercées, en passant par les situations familiales et la répartition au sein de chaque quartier et immeuble de la ville.

Kessel et Giacometti à propos du Montparnasse des années 1920 

Kessel à propos de la rue de la Gaîté 



 

"Tu n'as rien appris, sinon que la solitude n'apprend rien, que l'indifférence n'apprend rien: c'était un leurre, une illusion fascinante et piégée. Tu étais seul et voilà que tu voulais te protéger: qu'entre le monde et toi les ponts soient à jamais coupés. Mais tu es si peu de chose et le monde est un si grand mot: tu n'as jamais fait qu'errer dans une grande ville, que longer sur quelques kilomètres de façades, des devantures, des parcs et des quais."    


 
Ce film est sorti dans les salles de cinéma le 24 avril 1974, mais fut "visiblement" tourné pendant l'été 1973.

El mito obrero del fascismo

“En materia económica somos liberales en el sentido clásico de la palabra”
Benito Mussolini, Il Popolo d'Italia, a finales de 1921.
 
(...) 
 
Una de las “demostraciones sindicales” del 1 de mayo

Conclusiones

Algunas conclusiones que se extraen del presente artículo es que la retórica obrerista utilizada por los fascismos de la primera mitad del siglo XX, por una parte obedecía a una estrategia puramente propagandística, que tenía el fin de atraer a las masas de obreros y campesinos a sus filas y desvincularlas así de la influencia de los partidos y sindicatos marxistas y anarquistas. Si bien en los momentos iniciales podía haber una cierta predisposición a defender los intereses de los trabajadores, esta se aplacó o limitó con el transcurso de los años. Por otra parte, la estrategia también tenía como fin “acoger al obrero” en el seno de una sociedad fuertemente verticalizada y clasista. Pero acogerlo como subalterno y explotable que, a pesar de los pesares, formaría parte del “gran proyecto nacional” fascista. Esto enlazaría con otra de las características que atraviesan al fascismo, como es la defensa del darwinismo social como elemento vertebrador, tanto en el conjunto de la sociedad como en el seno de las empresas. Estos buscaban dejar a la clase obrera en una situación de subyugación respecto a la burguesía. En este sentido, al igual que el rey o el caudillo ejercía de líder absoluto de las masas, el fascismo defendía la idea de las empresas como el seno de una familia tradicional, donde el patrón debía cumplir con el papel autoritario de pater familias, desplegando así un poder absoluto sobre los trabajadores. En consecuencia, el corpus teórico del fascismo descansa sobre la negación absoluta de la lucha de clases y en favor de la armonización de las mismas. Bajo el pretexto de la búsqueda de objetivos superiores, abogaban por un gran pacto de capital/trabajo, con el fin de “elevar a los intereses de la nación por encima de las luchas internas”. Es decir, frente a la idea de “clases en pugna”, se impone una idea de “sociedad armónica” compuesta por sectores distintos, unos más dignos que otros, pero que encajan a la perfección si no se trata de alterar el statu quo y el “orden natural” ─español, italiano, alemán─ de las cosas.

Esta última idea explicaría perfectamente la batalla encarnizada que llevaron a cabo los diferentes movimientos fascistas contra las organizaciones obreras que en ese momento, y en sus respectivos países, tenían una gran influencia sobre los trabajadores, tanto a nivel sindical como de partidos políticos. El fascismo se convirtió en el brazo armado de la alta burguesía, buscando socavar las conquistas sociales que el conjunto de los trabajadores había conseguido durante años de luchas.

En ese sentido, cabe destacar que los tres fascismos se alinearon en todo momento con los intereses de industriales y terratenientes, abandonando por completo las pretensiones emancipadoras del conjunto de los trabajadores. No es de extrañar, por tanto, que sendas corrientes fascistas recibieran ingentes sumas de dinero de las altas burguesías de sus respectivos países. Dinero que utilizaron para financiar campañas electorales así como sufragar las acciones violentas que los propios fascistas llevaban a cabo contra los trabajadores organizados.

Finalizado el análisis del fascismo de la primera mitad del siglo XX, hay que señalar que actualmente nos encontramos en una contraofensiva reaccionaria que, aunque a nivel estético y simbólico se encuentra muy alejado de este, las estrategias discursivas utilizadas con el fin de atraer al conjunto de los trabajadores a sus filas son muy similares. Esto cobra mayor importancia si se tienen en cuenta las consecuencias de las políticas neoliberales impulsadas a partir de los años 70 y 80 en gran parte del mundo. Recetas económicas que han socavado la capacidad organizativa y de lucha del conjunto de la clase obrera. Desprovista esta de certezas y despojada de cualquier alternativa al capitalismo depredador imperante, es fundamental que las organizaciones obreras dispongan de un acervo de herramientas que nos permitan abordar la lucha contra el ─neo─fascismo con las máximas garantías de poder lograr su derrota definitiva.

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vendredi 12 décembre 2025

Israël. « Pas de gay pride sous génocide » (30 mai 2025)

 En 2017, Mirage gay à Tel Aviv démontait le pinkwashing, une stratégie de la propagande israélienne pour camoufler la guerre, l’occupation, le conservatisme religieux et l’homophobie derrière le paravent sea, sex and fun de Tel-Aviv. Dans cette nouvelle édition reprise dans la collection Orient XXI chez Libertalia, Jean Stern ajoute aux éclairages et reportages précédents des mises à jour, notamment sur l’extrême droite et les gays en 2025. « J’y raconte un succès planétaire et les racines d’une défaite », conclut-il dans sa préface que nous reproduisons ici. Même si la « parade gay » se déroule ce vendredi 13 juin 2025, alors que la guerre se poursuit à Gaza, le rouleau compresseur du « mirage rose » a fait long feu, à l’heure où Israël tente de faire disparaître les Palestiniens, hétéros comme homos, de Gaza et de la Cisjordanie. 

La solidarité gay, renaissante dans le monde après des années de douces illusions, s’est mobilisée de façon extraordinaire dans le soutien aux Palestiniens depuis plus d’un an et demi. C’est réconfortant pour Libertalia et moi-même, car cela mesure le chemin parcouru depuis la sortie de Mirage gay à Tel-Aviv en 2017. Vous étiez quelques-unes au début, lecteurtrices chéries, pas très nombreuxses, nos rencontres avaient la chaleur de celles des grottes, on se serrait les coudes, homos, hétéros, trans ou non binaires. Le pinkwashing israélien écrasait alors tout, la Mairie de Paris d’Anne Hidalgo (socialistes, communistes, verts) venait d’accueillir « Tel-Aviv sur Seine » sur les quais, avec force drapeaux arc-en-ciel frappés de l’étoile de David. Tout le monde ou presque se laissait berner, puisque c’était (supposément) cool. Depuis, Hidalgo est constante dans son aveuglement et soutient la guerre livrée par Israël à Gaza, sans les communistes et les Verts (avec des nuances). Et surtout une partie de la communauté LGBT se retrouve, de diverses façons, du côté des Palestiniens. Cette solidarité d’évidence avec des opprimés, cette dénonciation de la lessiveuse rose, je les ai d’abord croisées chez des gays, lesbiennes et trans israéliens et palestiniens de l’intérieur, qui le disent avec force : « Pas de fierté sous génocide ».

Il fallait remonter aux racines de ce slogan, né « pas de fierté sous occupation ». Les Palestiniennes LGBT ne sont pas une masse informe de victimes sans paroles, d’individus sans ressorts, de fantoches apeurés. Ce sont des hommes, des femmes et des trans, avec une âme, un corps, une identité sexuelle et des désirs. Dans la lignée des radicaux LGBT israéliens et palestiniens, de plus en plus de gays, lesbiennes et trans occidentaux commencent à trouver écœurants ces pèlerinages sea, sex & fun, en pause depuis le 7-Octobre, avec les horribles massacres autour de Gaza et puis la guerre génocidaire qu’Israël livre depuis. Le recours cynique au « Ce soir, j’oublie tout » ne fait plus recette. La gueule de bois et le retour au réel menacent le pinkwashing : de part et d’autre du mur, les mirages made by Israël ne doivent plus faire illusion. Ils se résument en quatre mots : « Pas en notre nom ».

Un soldat tient un drapeau arc-en-ciel dans un paysage dévasté.
Yoav Atzmoni, réserviste de l’armée, est le premier soldat israélien à brandir un drapeau arc-en-ciel sur les ruines de Gaza, le 17 novembre 2023,sur lequel est écrit : «  Au nom de l’amour  » en anglais, arabe et hébreu.

Yoav Atzmoni, aucun doute, se bat en son nom. Il manifeste ET fait la guerre. Sur les photos qui précèdent, il a l’air un peu idiot, ni plus ni moins que des tas d’autres garçons. Pas mon style, en tout cas, et pourtant sa photo me fascine, tant elle paraît incroyable. C’était la toute première d’une longue série, et j’ai d’abord cru à un montage, mais non. Le soldat Atzmoni pose vraiment, devant son char d’assaut, devant les ruines d’un quartier de Gaza, en brandissant son drapeau arc-en-ciel sur lequel il a écrit au feutre « Au nom de l’amour » en hébreu, en arabe et en anglais, pour l’universalité du message. Avec son allure passe-partout, le bidasse Atzmoni incarne, tragiquement, la banalité du mal, comme le disait Hannah Arendt. Atzmoni fait son boulot, il y croit, ce qui est le cas de la plupart des gens, même s’il s’agit de tuer. Arendt l’a bien compris avec Eichmann, l’homme clé de la solution finale croyait à son boulot. J’aime de plus en plus Arendt par parenthèse. Installée à Paris dans les années 1930, elle se battait comme une diablesse contre les bureaucrates de la préfecture de police de Paris qui traquait les réfugiés allemands juifs, dont elle-même, son amour, ses amis qui surnageaient dans la misère et l’humiliation. Lâchés par les bourgeois juifs de Paris, tiens donc1. Elle le faisait avec une générosité, une force, un sens de l’universalisme qui se fondaient sur ses combats contre les oppresseurs, les flics obtus, les staliniens serviles et les agents nazis qui pullulaient à Paris. Arendt voyait avec désespoir le monde rétrécir, ses amis se battaient et perdaient en Espagne. Les hommes s’emparaient de la guerre et s’en réjouissaient, tout comme le soldat Atzmoni.

Ce réserviste de Tel-Aviv a été mobilisé dans les jours qui ont suivi l’attaque sanglante du Hamas le 7 octobre 2023 et est aussitôt parti à la guerre sans rechigner. Six mois plus tôt, il se préparait à défiler pour la gay pride sur le front de mer de Tel-Aviv. Du sommet des buildings dominant la Méditerranée, par temps clair, on voit Gaza. Atzmoni et son petit ami seront ce soir de juin de toutes les fêtes, qui débordent de techno et de produits pour chemsex. C’est une partie de leur fierté, aux gays de Tel-Aviv, de se défoncer à fond deux jours par semaine et de pratiquer sous drogue ce sexe unlimited qui marque les esprits et les corps. Comme partout, les dégâts du chemsex sont intenses, et les plaintes pour viols et violences sexuelles de plus en plus nombreuses dans la communauté homosexuelle israélienne.

 ARTICLE COMPLET: https://orientxxi.info/israel-pas-de-gay-pride-sous-genocide,8249