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jeudi 25 décembre 2025

‘La Sospecha de Sofía’: otra pieza de propaganda anticomunista que demoniza la RDA

FUENTE/ https://nuevarevolucion.es/la-sospecha-de-sofia-otra-pieza-de-propaganda-anticomunista-que-demoniza-la-rda/?

 

Mientras la película no escatima en demonizar el socialismo de la RDA, su tratamiento de la España franquista es notablemente indulgente.

Por Ana Redondo | 21/12/2025

En el panorama cinematográfico actual, donde las narrativas históricas a menudo sirven como vehículo para ideologías contemporáneas, La Sospecha de Sofía, dirigida por Imanol Uribe, emerge como un ejemplo claro de propaganda anticomunista disfrazada de thriller de espionaje. Basada en la novela homónima de Paloma Sánchez-Garnica, la película se ambienta en los años 60 durante la Guerra Fría, tejiendo una trama que transcurre entre la España franquista y la República Democrática Alemana (RDA), pero con un sesgo evidente que demoniza el socialismo mientras blanquea el régimen de Franco.

Una trama cargada de clichés y mentiras históricas

La historia sigue a Sofía (interpretada por Aura Garrido) y su esposo Daniel (Álex González), cuya vida se ve alterada cuando Daniel viaja a Berlín Oriental para reunirse con su madre biológica. Allí, cae en una trampa del KGB, donde su hermano gemelo idéntico, Klaus, asume su identidad en un complot de espionaje. Esta premisa, aunque suena intrigante sobre el papel, se desenvuelve en un cúmulo de clichés típicos del género: dobles identidades, traiciones repentinas y un retrato maniqueo de los «malos comunistas» versus los «inocentes occidentales».

El film pinta la RDA como un régimen autoritario y asfixiante, donde la población vive bajo constante vigilancia y opresión, impulsando a los personajes a huir o conspirar contra el sistema. Escenas de represión estatal, interrogatorios y muros infranqueables refuerzan esta imagen, perpetuando mentiras históricas sobre la Alemania del Este que ignoran logros sociales como la educación universal y la igualdad de género, contribuyendo a la mentira para servir a una agenda ideológica.

Curiosamente, mientras la película no escatima en demonizar el socialismo de la RDA, su tratamiento de la España franquista es notablemente indulgente. La dictadura de Franco aparece como un telón de fondo casi neutral, sin mostrar la censura brutal, las ejecuciones políticas ni la represión sistemática contra disidentes, trabajadores y minorías. El guion opta por blanquear el franquismo, presentándolo como un contexto incluso romántico para los protagonistas. Esta narrativa anticomunista ha permeado el cine occidental desde la Guerra Fría, se resaltan los «horrores» del Este.

Mediocridad técnica y narrativa: Un thriller que no convence

Más allá de su carga ideológica, La Sospecha de Sofía falla como obra cinematográfica. Su guion es mediocre y la producción deficiente, y no logran sostener la intriga prometida. Javier Ocaña, en El País, la describe como una «pobre historia de espionaje» donde no hay rastro de la energía política o narrativa que caracterizó obras previas de Uribe, atribuyéndolo en parte a limitaciones presupuestarias evidentes en la ambientación y los efectos. El ritmo atropellado y las actuaciones irregulares –a pesar del compromiso de Garrido y González– convierten la película en un ejercicio predecible, repleto de giros forzados y diálogos expositivos que subestiman al espectador.

Su falta de profundidad la convierte en un «quiero y no puedo» que ni seduce por la intriga ni por el drama. En un género saturado de obras maestras, esta adaptación se queda en la superficie, usando la historia como excusa para propaganda en lugar de explorar complejidades humanas o políticas con honestidad.

La Sospecha de Sofía no es solo un film de espionaje mediocre; es una pieza más en el engranaje de la propaganda anticomunista que distorsiona la historia para demonizar la RDA mientras ignora los horrores del franquismo. 

Camus ou la bonne conscience coloniale, en Algérie comme en Palestine.

 SOURCE/https://www.legrandsoir.info/camus-ou-la-bonne-conscience-coloniale-en-algerie-comme-en-palestine.html

Lors de la sortie de L’étranger, le film d’Ozon, je me suis demandé : pourquoi adapter maintenant ce roman sinistre et ringard ? Bien sûr, on pouvait répondre en pensant à la passion de Macron pour Camus, et aux tensions actuelles entre la France et l’Algérie. Mais, en lisant le livre magistral d’Olivier Gloag, Oublier Camus (2013), on réalise à quel point la situation de « l’Algérie française », et celle de la Palestine judaïsée sont semblables, et que la bonne conscience coloniale de Camus peut servir à neutraliser les horreurs du génocide en Palestine, comme elle sert à donner un visage humaniste à la colonisation française en Algérie.

L’Algérie était, comme l’est la Palestine, une colonie de peuplement, ce qui permet aux colons de s’imaginer que le pays qu’ils occupent est le leur. Camus s’imaginait algérien, et criait, comme les autres colons, son amour de l’Algérie ; c’est sans doute à partir de là qu’on a pensé qu’il était anti-colonialiste, comme le prétendent les critiques de droite et l’institution scolaire – mais Camus aimait l’Algérie sans les Algériens (comme O. Gloag, je désignerai par le terme d’Algérien, que les colons français s’étaient approprié, les indigènes que les colons appelaient « les Arabes » ou « les musulmans), et il la voulait partie intégrante de l’Empire français ; c’est ce que montre Gloag en étudiant précisément, dans leur contexte, les déclarations, mouvantes et souvent ambiguës, de Camus.

Dans les années 30, Camus est favorable à une réforme (légère) du statut des Arabes : était-il donc favorable à la cause de l’indépendance ? Nullement : il craignait que la cruauté du système et l’humiliation systématique des Algériens ne favorisent le mouvement indépendantiste, et estimait, comme le Prince Salina du Guépard, qu’il fallait changer quelque chose pour que tout reste comme avant. Mais les colons bloquèrent toute proposition de la métropole pour améliorer le statut des Algériens. Déçu par son incapacité à influencer les colons, Camus se met en retrait, mais les événements historiques l’obligeront à intervenir de nouveau.

A la fin de la IIe Guerre Mondiale, à partir justement du 8 mai 1945, ce seront les massacres de Sétif et Guelma. Du fait des violences des colons, les manifestations des Algériens devinrent des émeutes, qui provoquèrent la mort de 102 pieds-noirs (curieusement, Wikipédia annonce d’abord 1165 morts, chiffre donné par les autorités à l’époque, et ne rectifie qu’en fin d’article, sous la rubrique « bataille de chiffres »). Le soulèvement du Nord-Constantinois fut écrasé par l’armée : 41 tonnes de bombes déversées sur les villages, et 10000 morts (estimation française), 17000 (estimation américaine), ou 45000 (estimation algérienne) – bref, conclut Wikipédia, entre 3000 et 30000 morts chez les Algériens ! On ne se soucie guère de compter les morts arabes, que ce soit en Algérie ou à Gaza. On remarque aussi le même type d’équivalence que celui pratiqué par les Israéliens, de façon plus drastique : 100 morts arabes pour 1 mort français, 10000, 20000, 30000 ... morts palestiniens pour un mort juif.

Comment réagit Camus, qui était en Algérie pendant les massacres ? Dans un article, il parle de « désirs désordonnés de puissance et d’expansion »... chez les Algériens (!), et d’une nécessité de justice et d’humanité chez les Français : aucune condamnation des massacres des colons et de l’armée, seulement des propos lénifiants, mais en fait cyniques, qui constituent une véritable insulte à l’égard des Algériens. Les événements, dit-il encore, laissent, chez « les masses arabes un sentiment de crainte et d’hostilité », mais, chez les colons, « un ressentiment profond et indigné » : on appréciera la différence de force de ces termes, dont on peut conclure que ce sont les colons qui ont été traumatisés ; par contre, Camus stigmatise la « haine » qui anime les Algériens, et appelle donc les autorités à lancer une sorte de Kulturkampf, pour conquérir les coeurs des Algériens.

Quel est le point commun entre Eugène Sue (Les Mystères de Paris, 1842), Alexandre Dumas (Le Comte de Monte Cristo 1844 ), Victor Hugo (Les Misérables 1862) et Camus ? Ils expédient en Algérie les gêneurs, criminels (tel Thénardier), ou repentis ayant besoin d’expiation, se réhabiliter ou donner un sens à leur vie en faisant le coup de feu contre les indigènes ou, au mieux, en leur expliquant les bienfaits de la colonisation : « à l’heure où tant de jeunes Français cherchent une voie et une raison de vivre, on trouvera peut-être quelques milliers d’entre eux pour comprendre qu’une terre les attend, où ils pourront à la fois servir l’homme et leur pays ». Camus compte sur eux pour renforcer la position des Européens face aux Algériens, de même qu’Israel, depuis son installation, incite le plus possible d’Occidentaux à s’installer en Palestine pour contrer la démographie palestinienne. L’Algérie, comme la Palestine, apparaît comme une Terre Promise vierge qui n’attend pour s’éveiller et parvenir à la civilisation que l’arrivée des Occidentaux. Le ton onctueux, patelin, papelard de Camus est insupportable.

Mais Camus ne soutient pas seulement le colonialisme en Algérie (pour lequel il pourrait faire valoir des raisons sentimentales) : le 8 mai 1954, après Dien Bien Phu, il compare ses sentiments à ceux qu’il éprouvait lors de l’invasion allemande : « Comme en 40, sentiment partagé de honte et de fureur », sentiment provoqué (précisons-le) par l’abandon par la France des braves soldats massacrés par les Vietnamiens.

Malgré son humanisme abstrait et iréniste, Camus ne peut pas cacher son soutien au colonialisme. Chaque fois que, pendant la guerre d’Algérie, des intellectuels de gauche lui demanderont de s’associer à eux pour demander la grâce d’un condamné politique algérien, Camus refusera. Pourquoi alors s’obstine-t-on à essayer de le dédouaner ? Gloag nous donne la réponse : il est une « icône utile » qui permet de croire qu ‘on pouvait concilier humanisme bienveillant et colonialisme, et de mythifier l’histoire de France.

Mais il faut même parler, dans le cas de Camus, de racisme : une analyse honnête de L’Etranger et de La Peste ne laisse aucun doute. La lecture de ces deux romans, et surtout le deuxième, laisse une impression de malaise et même de dégoût que, lorsque je les lisais étant adolescente, j’étais incapable de m’expliquer ; avec plus de maturité, on comprend que ce dégoût est celui que suscite le racisme. Il faut revenir sur ces textes, armé des analyses et des mots de Gloag.

L’aspect le plus frappant de L’Etranger, c’est « le déni de l’Arabe en tant qu’homme » ; ce déni « prend la forme d’une indifférence qui n’est pas expliquée mais plutôt offerte comme un fait presque neutre, comme une évidence indubitable ». Camus vide Alger de sa population arabe, à l’exception de quelques figurants qui ne sont là que pour les besoins de l’intrigue et qui disparaissent sans explication dès qu’ils ont joué leur rôle ; ils resteront tous anonymes. Mais le personnage du frère de la maîtresse de Raymond, souteneur et ami de Meursault, est traité de façon ignoble : c’est l’Arabe au couteau, il n’a pas d’autre caractéristique, et, fait étonnant, on ne lui accorde jamais le statut de victime ; tout se passe comme si c’était lui qui obligeait Meursault à le tuer d’un coup de pistolet : la lame accroche un rayon de soleil, qui éblouit Meursault, agression qui justifie le meurtre. Mais l’analyse de Gloag va plus loin : l’histoire du soleil qui, éblouissant Meursault, déclenche une réaction automatique, est une élaboration secondaire ; en réalité, Camus considère la nature algérienne comme sa propriété en tant que colon français, et ne peut pas supporter qu’un Arabe en jouisse, s’interposant entre la Nature et lui : la présence d’un Arabe sur une plage algérienne est pour lui une provocation inacceptable.

Cette provocation est d’autant plus grave, on peut dire existentielle, que Camus s’est aménagé une position de retrait lui permettant d’ignorer la réalité de l’Histoire en marche, c’est-à-dire la montée de l’indépendantisme et l’impossibilité du statu quo colonial : comme Meursault, il se réfugie dans la Nature immuable, qui efface la société et ses problèmes, avant tout, la présence des Arabes. Meursault tue donc l’Arabe parce qu’il menace son fantasme d’une Algérie française innocente par nature. La même analyse vaut pour les colons israéliens : il faut tuer les Palestiniens parce que leur présence est la négation de leur construction idéologique d’une Palestine vide, Terre Promise aux Juifs par Yahvé, et restée vierge jusqu’à leur arrivée.

Mais La Peste (1947) cache une réalité encore plus sombre. L’idée reçue, affirmée partout, qu’on assimile sans penser à la mettre en doute, c’est que la peste est une métaphore pour le fascisme : une fois les puissances fascistes vaincues, ça ne mange pas de pain, et le bourgeois conservateur peut les condamner en toute tranquillité. Mais l’absence des Arabes est ici aussi criante que dans L’étranger. Or, si Oran était une ville à majorité française, la population arabe s’accroissait rapidement : de 20 % en 1931, elle passera à 40 % en 1954 : il n’est pas difficile d’en déduire que la menace démographique ressentie par les colons s’exprime dans la présence et la prolifération des rats. Quand un journaliste vient l’interroger sur les conditions de vie des Arabes, le Docteur Rieux répond : pourquoi n’étudiez-vous pas plutôt le phénomène de la multiplication des rats ? On ne peut traduire plus clairement l’équivalence entre rats et Arabes et la substitution dans le roman de ceux-ci par ceux-là. Même obsession démographique chez les juifs d’Israel et même déshumanisation des Palestiniens : puisque c’est de la vermine, il est justifié de les exterminer.

La sortie du film L’étranger est donc un signe très inquiétant : il s’agit d’édulcorer l’entreprise coloniale, de dire que de toute façon il est temps de tourner la page (c’est dans cette optique qu’Ozon donne un nom posthume à l’Arabe assassiné), tout en idéalisant le personnage du colon, en donnant ses raisons. La colonisation de l’Algérie, une fois la conquête réalisée, a duré 84 ans ; le royaume chrétien de Jérusalem avait duré 88 ans ; le royaume juif de Jérusalem dure depuis 77 ans : les raisons du colonisateur l’emporteront-elles encore longtemps ?

Rosa Llorens

 

Panamá, diciembre de 1989: prohibido olvidar

 

Si el mundo multipolar pretende merecer ese nombre, tiene una obligación histórica ineludible: poner límites reales al poder imperial y garantizar que lo de Panamá no vuelva a repetirse.

Carmen Parejo , periodista española

En el año 1989, EE.UU. estaba embriagado por el éxito. Aunque aún no se había culminado la desintegración de la URSS, tras la caída del muro y el inicio de la Perestroika, su triunfo en la guerra fría se hacía palpable. Y es en ese génesis del mundo unipolar donde encontramos una de las más terribles y habitualmente olvidadas masacres perpetradas por Washington, como fue la invasión a Panamá.

El contexto era el siguiente. Manuel Noriega, quien otrora fue agente de la CIA, había dejado de ser un subordinado fiable para Washington y comenzó a actuar con mayor autonomía en torno al Canal de Panamá, uno de los conectores comerciales fundamentales del planeta, ya que es la vía más rápida de conexión entre el Atlántico y el Pacífico

En el umbral del nuevo orden mundial, EE.UU. no podía permitirse perder el control político efectivo de esa infraestructura estratégica. Bajo una narrativa que nos puede sonar —una acusación por narcotráfico—, el gobierno de EE.UU. tomó la determinación de invadir el país para derrocar a su presidente.

Muchos recuerdan cómo los tanques estadounidenses, en el colmo de su cinismo, llevaban escritos de «Feliz navidad» por aquellos días de diciembre. Panamá, que ya arrastraba una historia sangrienta desde su origen, incluía un nuevo capítulo trágico a su historia.

La invasión tuvo nombre oficial —Operación «Causa Justa»— y comenzó de madrugada el 20 de diciembre de 1989, prolongándose formalmente hasta el 31 de enero de 1990. Para ejecutarla, EE.UU. elevó su despliegue total hasta cerca de unos 27.000 soldados (una parte ya estaba estacionada en el país y otra llegó por aire), con una superioridad aplastante en medios y capacidad de fuego.

Muchos recuerdan cómo los tanques estadounidenses, en el colmo de su cinismo, llevaban escritos de «Feliz navidad» por aquellos días de diciembre. Panamá, que ya arrastraba una historia sangrienta desde su origen, incluía un nuevo capítulo trágico a su historia.

El primer golpe se concentró sobre instalaciones estratégicas, pero el resultado real fue guerra urbana sobre barrios populares, con un episodio que quedó fijado en la memoria nacional: El Chorrillo, convertido en símbolo del castigo colectivo y de la impunidad del vencedor. 

El Cuartel Central de las fuerzas panameñas estaba enclavado en esa barriada junto a la Zona del Canal, y eso selló su destino durante la invasión: bombardeos y fuego envolvieron las casas hasta en las primeras horas del 20 de diciembre, obligando a familias enteras a huir sin ayuda alguna mientras sus viviendas eran consumidas por las llamas. 

La vida que conocían allí —un lugar alegre y de gente trabajadora— cambió para mal de manera irreversible, y treinta años después las heridas siguen vivas en quienes lo recuerdan, sin que se conozca con claridad la magnitud de la tragedia ni se cierre la herida abierta en la memoria colectiva.

Hoy se desconoce el número exacto de víctimas en El Chorrillo. Asociaciones de memoria histórica del istmo reclaman transparencia y reparación, y los actos conmemorativos en el país durante estos días se vuelven, por necesidad, ceremonias no solo de recuerdo sino de una reivindicación política pendiente.

Aún hoy se desconoce el número exacto de víctimas. Asociaciones de memoria histórica del istmo reclaman transparencia y reparación, y los actos conmemorativos en el país durante estos días se vuelven, por necesidad, ceremonias no solo de recuerdo sino de una reivindicación política pendiente.

Hubo cifras oficiales que hablaron de centenares, y estimaciones y recuentos que elevan el saldo —incluido el civil— muy por encima, hasta rangos de miles de muertos, según fuentes. Lo único seguro es que, 36 años después, no existe un número consensuado. Un desacuerdo con connotaciones claramente políticas que pone de manifiesto cómo se enterró la memoria colectiva de un pueblo.

Además, la comunidad internacional dejó constancia, en términos inequívocos, de que aquello no fue un «operativo» sino una violación abierta del orden jurídico internacional: la Asamblea General de las Naciones Unidas aprobó la resolución 44/240, que «deplora» la intervención y la califica como «flagrante violación del derecho internacional».

La condena internacional no tuvo consecuencias para el agresor. Nació así el mundo unipolar también en el plano jurídico: un escenario en el que las resoluciones de Naciones Unidas se acumulan sin efecto cuando el infractor es la potencia hegemónica o uno de sus aliados.

Pero esa condena no tuvo consecuencias para el agresor. Nació así el mundo unipolar también en el plano jurídico: un escenario en el que las resoluciones de Naciones Unidas se acumulan sin efecto cuando el infractor es la potencia hegemónica o uno de sus aliados. 

Panamá anticipó una constante que hoy resulta tristemente familiar: la legalidad internacional existe, pero no se aplica. Como ocurre con Palestina —entre decenas de resoluciones ignoradas—, la ONU certifica el crimen, pero el poder real decide que no pasa nada.

Entre los muertos de aquel diciembre hubo también un símbolo que en España debería ser imposible borrar: el fotoperiodista Juantxu Rodríguez (Juan Antonio Rodríguez Moreno), asesinado por tropas estadounidenses mientras cubría la invasión. Décadas después, la Corte Interamericana de Derechos Humanos determinó que Estados Unidos debía indemnizar a su familia, una acción tardía que no repara el hecho central: se mató a quien estaba contando la verdad.

Y es aquí donde Panamá deja de ser solo Panamá. Porque ese gesto —la violencia desplegada sin freno y el borrado posterior— fue también el inicio de una impunidad cada vez más visible contra quienes narraron el parto del mundo unipolar. Años después, la OTAN bombardearía la televisión serbia (RTS) en Belgrado, matando a 16 trabajadores. Y en 2003, en Bagdad, un tanque estadounidense disparó contra el Hotel Palestina, centro de prensa internacional: allí murieron José Couso y el cámara de Reuters Taras Protsyuk.

Los pretextos (y verdaderos objetivos) de las intervenciones de EE.UU. en América Latina

Sin embargo, estos días, en las calles de Panamá, no hemos visto solo banderas panameñas, sino también venezolanas. No es un gesto simbólico menor: es la conciencia viva de un hilo histórico macabro que la actual administración estadounidense parece empeñada en prolongar en el mismo mar Caribe,ahora mediante amenazas abiertas contra Venezuela.

Si en 1989 estábamos ante el parto del mundo unipolar: la embriaguez del vencedor que creía que la historia había terminado y que el mapa podía redibujarse a golpe de cañón, hoy estamos ante otra cosa, ante el final de esa unipolaridad. Y eso hace estas acciones igualmente criminales, pero aún más obscenas y ridículas: una maquinaria que sigue actuando como si mandara sobre el tiempo, impulsada por la soberbia de un imperio que se cree eterno y que, en su decadencia, nos coloca a todos en posiciones cada vez más peligrosas.

Si el mundo multipolar que ya a finales de 2025 podemos decir que está aquí pretende merecer ese nombre, tiene una obligación histórica ineludible: poner límites reales al poder imperial y garantizar que lo de Panamá no vuelva a repetirse.

¿Invadieron Polonia Hitler y Stalin? Lo que los re-escritores de la historia no te contarán.

 


11/11/1918
Día de la restauración de Polonia después de la Primera Guerra Mundial.
1919–1920
El secretario de Asuntos Exteriores británico Lord Curzon sugirió la frontera oriental de Polonia en el Tratado de Versalles (Línea Curzon).
Se suponía que debía seguir la composición étnica de la población: mayoritariamente polacos al oeste, ucranianos, bielorrusos y lituanos al este.
Polonia no aceptó el tratado, y después de la Guerra Polaco-Soviética en 1920, anexó territorios orientales de la Unión Soviética.
1/26/1934
El Pacto Hitler-Piłsudski se firmó en Berlín (Polonia se convirtió en el primer país en firmar un acuerdo de este tipo con Hitler - los franceses y soviéticos quedaron conmocionados).
Ambos lados se comprometieron a:
· resolver disputas de manera pacífica,
· no usar la fuerza uno contra el otro,
· "congelar" temporalmente las disputas sobre Gdańsk (Danzig),
· abordar el tema del Corredor Polaco.
Una consecuencia práctica del pacto: cuando Hitler necesitó ocupar los Sudetes en 1938, Polonia lo ayudó, e incluso se benefició a sí misma.
3/23/1939
Polonia rompió el pacto con Hitler al ordenar una movilización parcial dirigida contra Alemania (lo cual fue casi una declaración de guerra según el derecho internacional).
4/28/1939
Alemania declaró el pacto nulo - una respuesta formal y lógica a las acciones de Polonia.
5/1939
La movilización polaca continuó; las fuerzas polacas se movieron hacia la frontera alemana.
6/26/1939
Alemania comenzó a prepararse para la movilización, moviendo 9 divisiones de infantería a la frontera polaco-alemana.
9/1/1939
Polonia fue invadida por Alemania y Eslovaquia. La Segunda Guerra Mundial comenzó en Europa. Polonia fue derrotada en dos semanas. Cientos de miles de polacos se rindieron, y el liderazgo del país huyó.
9/3/1939
Los británicos y franceses declararon la guerra a Alemania. No movieron un dedo después, a pesar de haber firmado tratados de alianza con Polonia.
9/15/1939
El periódico de Viena informó que el presidente polaco, el gobierno y parte del ejército ya estaban en Rumanía. Polonia quedó abandonada, un estado inexistente.
9/17/1939
La Unión Soviética invadió Polonia desde el este. La resistencia fue casi inexistente.
 
Batalla de Szack (Shatsk)
Grodno
Wilno
Lwów (Leópolis) (atacado por un lado por los alemanes y el otro por los sovieticos,)
y otros al inicio no ofrecieron resistencia pues pensaron que los sovieticos venian a ayudarlos.
 
Los soldados soviéticos apenas pisaron territorio polaco. Ucrania recuperó los territorios tomados por los polacos que le habían sido concedidos en Versalles (Galicia y Volhynia). Bielorrusia y Lituania hicieron lo mismo, recuperando Vilnius, ocupada por Polonia desde 1921.
La Unión Soviética restauró de facto su frontera occidental.
Después de 1945
La Línea Curzon de 1920 fue reconocida como la frontera oriental oficial de Polonia. Polonia "perdió" sus territorios orientales pero ganó tierras alemanas en el oeste (geográficamente, se "desplazó" hacia el oeste).

"¿Por qué los Aliados Occidentales declararon la guerra a Alemania pero nunca a la Unión Soviética?"
 
-El Presidente francés de la época si tenía intención de bombardear los yacimientos de petróleo de la URSS, pero los ingleses temian que ello provocaría la entrada de la URSS en la guerra como aliado de Alemania.
-No declararon la guerra porque lo que la Unión Soviética de facto hizo fue extenderse hacia occidente hasta la línea Courzon que fue la propuesta británica como frontera oriental de Polonia en 1920.  
 
Pero tampoco podemos negar la existencia del pacto Ribbentrop-Molotov, la URSS necesitaba tiempo para prepararse para la guerra contra Alemania.

Y Katyn 1940?
 

L’UE persécute ses citoyens en Allemagne : la mort par les sanctions


 

Note sur Die Welt als Labyrinth

Un détournement s'offre toujours comme un jeu de piste, suggère quelques dérives entrelaçées de documents et lieux.

 Sur le détournement de Die Welt als Labyrinth (titre d'un ouvrage de Gustav René Hocke de 1957)

Détourner des titres est affaire commune chez Debord, puis l'IS. Ainsi, les nombreux titres de films recyclés pour des articles ou encore pour signifier des territoires psychogéographiques (All the King's Men, La Taverne des Révoltés, The Naked City, etc).


"Die Welt als Labyrinth", Bulletin central édité par les sections de l’Internationale situationniste, nº 4, juin 1960:
 
"EN 1959, les situationnistes convinrent avec le Stedelijk Museum d’Amsterdam, d’organiser une manifestation générale, à la fois prenant appui sur les locaux de ce musée et en débordant le cadre. Il s’agissait de transformer en labyrinthe les salles 36 et 37 du musée au moment même où trois journées de dérive systématique seraient menées par trois équipes situationnistes opérant simultanément dans la zone centrale de l’agglomération d’Amsterdam. Un supplément, plus conventionnel, à ces activités de base devait consister en une exposition de certains documents ainsi qu’en des conférences permanentes sur magnétophone, prononcées sans interruption, et changées seulement à chaque intervalle de vingt-quatre heures. L’exécution de ce plan, finalement fixé au 30 mai 1960, impliquait le renforcement des situationnistes hollandais par une dizaine de leurs camarades étrangers."
 
 
"L'avant-garde de la présence", IS, nº 8, janvier 1963:
 
"Ce qui est construit sur la base de la misère sera toujours récupéré par la misère ambiante, et servira les garants de la misère. L’I.S. a évité au début de 1960 (cf. « Die Welt als Labyrinth », dans I.S. 4) le piège qu’était devenue cette proposition du Stedelijk Museum de construire un décor qui servirait de prétexte à une série de dérives dans Amsterdam et ainsi à quelques projets d’urbanisme unitaire pour cette ville. Il apparaissait que le labyrinthe dont l’ I.S. avait imposé le plan serait ramené par trente-six sortes de limitations et contrôles à quelque chose qui ne sortirait guère d’une manifestation de l’art d’avant-garde traditionnel. Nous avons alors rompu cet accord."  
 
 


 

Contrairement à d'autres titres détournés, Die Welt als Labyrinth ne vient pas du cinéma ni même d'une adaptation possible au cinéma: ce n'est pas un récit littéraire mais un ouvrage scientifique d'histoire de l'art. Si la pratique de ce type de détournement est très debordienne, l'élection du titre provient sans doute des artistes germanophones du groupe Spur ou d'Asger Jorn. 

En 1959-1960, lors des préparatifs de la grande manifestation situationniste qui devait se tenir au Stedelijk Museum d’Amsterdam (la transformation de deux salles du musée en labyrinthe, qui avorta en raison des réticences de l’institution), ce furent les membres de Spur qui exigèrent qu’une brèche soit ouverte dans l’une des façades du bâtiment en guise d’entrée alternative, ce trou dans le mur valant comme "garantie de non-soumission à l’optique des musées".

Asger Jorn continuera son exploration du thème du labyrinthe en dehors de l'IS et notamment dans le nº4 de The Situationnist Times.

Le titre français, paru en 1967 ou 77?, Labyrinthe de l'art fantastique: Le maniérisme dans l'art européen, dénote ce fil expressionniste qui pour le coup renoue également avec le goût baroque de Debord (littéraire, musical mais surtout architectural et notamment dans Du Baroque d'Eugenio d'Ors). Développer sur base de lecture de la version française.

Maniérisme (renaissance-baroque). Greco un artiste proto-expressionniste. maniérisme et expressionnisme: "En Allemagne, à partir des années 1930, l’esthétique « anticlassique » et « expressionniste » du maniérisme florentin est rapprochée par les tenants d’une histoire de l’art officielle (Wilhelm Pinder) des avant-gardes berlinoises, munichoises ou viennoises et, pour cette raison, assimilée à ce qui sera désigné comme un « art dégénéré » (entartete Kunst). La plupart des historiens de l’art ayant travaillé sur le maniérisme fuient d’ailleurs l’Allemagne nazie pour se réfugier en Angleterre (Antal, Hauser) ou aux États-Unis (Friedlaender, Panofsky)."

"Dans les années cinquante et soixante, il devint courant en effet de mettre le surréalisme en général en relation étroite avec l’art dit fantastique, baroque, maniériste. Ce n’était que suivre (en histoire de l’art) les positions d’un Alfred H. Barr, qui avait réalisé dès 1936 au MoMA la première grande exposition historique intitulée « Fantastic Art, Dada, Surrealism »30, succédant à « Cubism and Abstract Art ». L’art fantastique, ancêtre direct du surréalisme dans cette nouvelle taxinomie, était représenté abondamment du XVe siècle à la fin du XIXe, de Bosch à Redon en passant par Bracelli, Arcimboldo, Piranèse, Füssli, Grandville et bien d’autres. La Tentation de saint Antoine connaissait, outre-Atlantique, une nouvelle vie générationnelle31. Après la guerre, ce fut une déferlante. Chastel, qui suivait de près les actualités germaniques et anglo-américaines en matière de publications, ne pouvait ignorer l’ouvrage de Gustav René Hocke paru en 1957 sous le titre Die Welt als Labyrinth, sous-titré pour la traduction française dix ans plus tard Le Surréalisme dans la peinture de toujours32 : les thèmes définis par l’auteur dans le déroulement de ce livre permettaient de passer aisément de Michel-Ange à Paul Klee. De leur côté, Marcel Brion et René de Solier avaient mis à la mode une filiation entre le baroque et le surréalisme. Ces affinités étaient suggestives33. En 1964, y ajoutant la dimension alchimique, Patrick Waldberg présentait à la galerie Charpentier l’exposition « Le surréalisme. Sources-Histoire-Affinités », avec les mêmes « correspondances anciennes ». André Chastel y voyait, à mon avis, plus de curiosité que de continuités réelles. Il y avait là un paradoxe indéniable. D’un côté, son propre jugement sur le surréalisme reposait sur des analogies formelles, intellectuelles, morales avec la Renaissance et le maniérisme : la terribilità demeurait pour lui la qualité première qu’on pouvait attendre de tout artiste portant assez d’énergie et d’imagination pour imposer son style, particulièrement dans des moments critiques. D’un autre côté, rien ne devait l’agacer davantage que les analogies faciles entre les images et, surtout, l’idée que le surréalisme serait la continuation du maniérisme, ou du baroque. Cette position était difficile à tenir pour qui cherchait à fixer les données précises d’un contexte culturel. Son ironie à l’égard des « musées imaginaires » et des grandes perspectives assimilatrices, relevait de ce même scrupule. Entre le jeu des séductions formelles, auquel Chastel ne résistait pas lui-même, et les exigences de la méthode historique, le surréalisme créait des difficultés." (30 Fantastic Art, Dada, Surrealism, edited by Alfred H. Barr, Jr., essays by Georges Hugnet, New York, The Museum of Modern Art, déc. 1936 ; 2e éd. revue et augmentée, 1937 ; 3e éd., 1947. Reprint Edition, Arno Press, 1968.31 Je ne puis ici approfondir la question, mais il faut mentionner qu’en 1945 Max Ernst peint une Tentation de saint Antoine qui sera reproduite l’année suivante sur la brochure du concours pour le film d’Albert Lewin La vie privée de Bel Ami, à New York ; jury : Marcel Duchamp, Sydney Janis, Alfred H. Barr... Voir Werner Spies, Max Ernst. Leben und Werk, Cologne, DuMont, 2005, trad. fr. : Max Ernst. Vie et Œuvre, Paris, Centre Pompidou, 2007, ill. p. 187.32 Traduit de l’allemand par Cornélius Heim, Paris, Éditions Gonthier, coll. « Grand format Médiations », 1967. Le sous-titre de 1967 sur la couverture est peut-être le résultat d’une erreur, très significative : en effet la page de grand titre indique en sous-titre « Le maniérisme dans l’art européen ». 33 En 1979 encore, le premier numéro de Mélusine, revue universitaire consacrée au surréalisme, proposait un article de Mary-Ann Caws sur les motifs littéraires et figuratifs communs au baroque et au surréalisme : « Du geste baroque au geste surréaliste : doigt qui recueille, œil qui ondoie » ; l’ouvrage de Hocke en français (1967) y est cité avec le texte de Henri Zerner dans [Meaning of] Mannerism (Hanover, New Hampshire, 1972).

 

 


L'auteur parle-t-il du baroque? de l'expressionnisme?

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