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dimanche 12 octobre 2025

Le soleil blanc du désert (Vladimir Motyl, 1970)

 



Cette œuvre de Vladimir Motyl est sortie sur grand écran le 30 mars 1970, devenant l’un des easterns soviétiques les plus populaires.  

Westerns en Occident, easterns en URSS. Le sujet nous transporte dans la période suivant la Guerre civile russe. Le soldat de l’Armée rouge Soukhov rentre chez lui à travers les sables du Turkestan. Il se charge de conduire les femmes du harem du bandit Abdoullah dans le village de Pedjent, au bord de la Caspienne, pour leur sauver la vie.

Selon une légende, ce film serait arrivé sur grand écran grâce à l’amour de Léonid Brejnev pour les films d’action. D’ailleurs, le film l’a plus que satisfait. Rien qu’au cours de la première année suivant sa sortie en salles, Le Soleil blanc du désert a été visionné par plus de 50 millions de Soviétiques. Les droits de diffusion ont été achetés par 130 pays, dont les États-Unis. Les aventures de Soukhov ont été suivies même pas les astronautes américains.   
 
 Ce film est visionné par les cosmonautes en prévision d’un vol. Le cosmonaute Gueorgui Gretchko se rappelait que les médecins lui avaient conseillé de voir, la veille de son vol, un film léger pour se distraire. D’abord, le choix est tombé sur la comédie Trente-trois de Gueorgui Danielia. Cependant, Alexeï Leonov a assisté à une projection privée de l’eastern et est parvenu à obtenir une copie pour le Centre d’entrainement des cosmonautes.

« Tu sais que la surcharge, l’apesanteur et le danger, qui peut même être mortel, te guettent dans l’espace. Et tu apprends du soldat de l’Armée rouge Soukhov comment agir dans une situation dangereuse. Sans perdre sa présence d’esprit, il faut résister jusqu’au bout tout en gardant son sens de l’humour », témoignait Gretchko.

Ce film est considéré comme une sorte de gardien des cosmonautes : il est apparu dans la filmothèque du Centre d’entraînement après la perte tragique de l’équipage du Soyouz-11 – depuis, aucun homme de l’espace soviétique ou russe n’a péri. 

Les russes sont partis (Aleksandr Gutman, 1990)


 

Gorbatchev, pizzaiolo du Monde libre

 


1998. Dans l'annonce, Mikhail Gorbatchev, l'ancien président soviétique apparaît aux côtés de sa petite-fille d'alors âgée de 10 ans, Anastasia, tandis que les clients débattent farouchement de son héritage. Selon CNN, "la publicité utilise leur présence dans un restaurant Pizza Hut pour suggérer que le capitalisme est meilleur que le communisme parce qu'il rend disponible des luxes comme Pizza Hut".
 
Le porte-parole de Gorbatchev, Karen Karagezian, a déclaré que Gorbatchev avait accepté de faire la publicité afin de gagner de l'argent pour sa fondation de recherche.

"Je suis en train de créer une bibliothèque et une archive de perestroïka, et ce projet nécessite certains fonds", a déclaré Gorbatchev à CNN. " La Perestroïka a donné un élan à la Russie et au monde entier. Il est très important que tout ce qui s'est passé soit préservé dans ces deux centres."

Gorbatchev a déclaré qu'il avait refusé d'approuver d'autres produits, mais a fait une exception seulement pour Pizza Hut parce que la pizza "rassemble les gens".

"C'est une partie importante de la vie", a-t-il déclaré. "Ce n'est pas seulement la consommation, c'est aussi socialiser. Si je n'avais pas vu que c'était bénéfique pour les gens, je n'aurais pas accepté."

Au moment où la publicité a été faite, Sergueï Tatosyan, le directeur de la Pizza Hut, basée à Moscou, où la publicité a été filmée, a déclaré que la publicité ne sera pas montrée en Russie en raison de l'impopularité de Gorbatchev.

Septiembre (Geo Milev, 1924)



«[…] El día que nací mi corazón se congeló: un pedazo de
hielo, enorme y brillante…

GM

 

« Septiembre »

De sus vísceras muertas
ha parido la noche
el secular furor de los esclavos;
cólera desolada
y escarlata.

Profunda
entre la oscuridad y la neblina.

Antes que el alba llegue:
de los valles oscuros,
de los montes,
de las selvas lejanas,
de los delgados campos,
de los valles fangosos,
periferia,
ciudad,
cortijos,
de los refugios y de las barracas,
de fábricas, estaciones y depósitos
de graneros
factorías
molinos
bodegas
canteras
oficinas:
sobre calles y cuestas
en alto
sobre derrumbes, precipicios, peñas,
por desmontes
y terraplenes,
a través de los bosques amarillos de otoño,
a través de pedregales,
a través de sórdidas guaridas de culebras,
agua,
turbios arroyos,
jardines,
prados,
viñas,
pastizales,
zarzas,
matorrales de espinas,
ciénagas y pantanos.

Rotos,
embarrados,
hambrientos,
afligidos,
quemados por el hielo y por la fiebre,
escarnecidos por el sufrimiento,
lisiados
y deformes,
hirsutos,
negros,
lacerados,
descalzos,
ignorantes,
salvajes,
furibundos,
revueltos,
sin cánticos ni rosas
sin tambor ni fanfarria
sin clarinete o tímpano
sin organillos
con sacos rotos en bandolera,
no con espadas centelleantes en el puño
sino con plebeyos garrotes
en las manos,
campesinos con palos
con pértigas,
picanas,
azadones,
horquetas,
con huascas
y con hachas
y con guadañas
y con girasoles:
jóvenes y viejos,
de todas partes,
como un niño animal que se desborda
como el túmulo inalterable
de los toros heridos,
con gritos,
con aullidos,
─ y sobre ellos la cúpula de la noche de piedra:
en desorden se lanzan
avanzando:
frenéticos
terribles
y solemnes

ES EL PUEBLO!

*******

En los valles oscuros
antes del amanecer
en todos los montes
y los valles desiertos
campos hambrientos
villas fangosas
villorrios
ciudades
patios
cabañas y tugurios
en las fábricas, en los almacenes, en las estaciones
en el granero
en las granjas
y en los molinos
en las oficinas
centrales eléctricas
establecimientos

en las calles y en las curvas
arriba
entre barrancos, precipicios, cumbres y colinas
márgenes de los campos
pendientes
en los lugares más sombrios y desiertos
en los bosques amarillos del otoño
en las piedras
en el agua
en los tórbidos remolinos
en las praderas
jardines
campos
viñedos
en los refugios de los pastores
entre arbustos
rastrojos ardientes
pantanos
flores con espinas:
andrajosos
sucios de fango
hambrientos
de caras entumecidas
del trabajo emancipados
del bochorno y del frio endurecidos
deformes
lisiados
retintos
negros
descalzos
torturados
ordinarios
salvajes
rabiosos
furibundos

─ sin rosas
sin cantos
sin marchas y tambores
sin clarinetes, tímpanos y organillos,
sin trombones, trompetas y cornetas:

sacos andrajosos al hombro,
mejor dicho espadas brillantes –
ropas ordinarias en mano
mendigos con bastones
con palos
picos
astillas
arados
hachas
halcones
girasoles
─ viejos y jóvenes –
se apresuran todos, de todas partes
─ como una manada de bestias ciegas
en enloquecedora carrera a lanzarse,
unas miradas
de toros furibundos ─
con gritos
con aullidos
(detrás de ellos – el tiempo nocturno – petrificado)
volaron, avanzando
en desorden
irrefrenable
formidable
sublime:
¡EL PUEBLO!

Geo Milev

Traducción de Pablo Neruda

Georghi Milev Kassabov nació en Radnevo, Bulgaria, el 15 de junio de 1895.
Escribió fundamentalmente poesía social. Su poema épico Septiembre, de 1924, que trata de la revolución agraria de septiembre de 1923, representa el punto culminante del expresionismo búlgaro.
El libro en el que estaba publicado el poema fue confiscado y Milev detenido y multado.
Tras el juicio, fue secuestrado y asesinado en Sofía por la policía, no se sabe la fecha exacta, sí que fue después del 15 de mayo de 1925.
Su cuerpo fue hallado en el año 1954, casi treinta años después, en una fosa común, gracias a su ojo de vidrio, había perdido uno de ellos en la Primera Guerra Mundial.

A Luta Continua (Miriam Makeba, 1980)


 

Rajesh Vora: baroque du quotidien