Article épinglé

mardi 6 janvier 2026

Moscú no cree en lagrimas (Vladimir Menshov, 1979)

La película ganó el Premio de la Academia a la Mejor Película en Lengua Extranjera en 1981 (el año de Kramer vs Kramer). Esta fue la tercera vez que una película soviética ganó un Premio de la Academia. 


lundi 5 janvier 2026

Le jour où Bush a ri… et révélé la vérité sur l’OTAN (été 2001)


En 2001, Vladimir Poutine présente à Bush un document soviétique de 1954 où l’URSS demandait à rejoindre l’OTAN.
Bush esquisse un rire nerveux, surpris par cette archive qui contredit totalement le récit occidental.
Poutine poursuit : la Russie moderne, elle aussi, est prête à intégrer l’Alliance.
Madeleine Albright enterre immédiatement l’idée.
Depuis, les faits sont têtus :
• la Russie tend la main → refus
• l’OTAN, elle, avance → jusqu’au seuil de Moscou
Ce n’était pas une alliance défensive.
C’était un projet d’encerclement de la Russie — Bush le savait, d’où ce rire mal à l’aise.
 

Et puis BOUM les twin towers.

dimanche 4 janvier 2026

Irving Brown, la CIA, la French Connection et la création du syndicat FO

 SOURCE/ https://tribunepopulaire.com/irving-brown-la-cia-la-french-connection-et-la-creation-du-syndicat-fo/

 

 Irving Brown.

Irving Brown, né en 1911 à Chicago et mort en 1989 à Paris, fut un syndicaliste américain aux multiples facettes, jouant un rôle central dans la lutte anticommuniste en Europe de l’Ouest au cours de la Guerre froide, notamment en France. Il est surtout connu pour ses liens étroits avec la CIA et son implication dans la création du syndicat Force Ouvrière (FO) en France, ainsi que pour son rôle controversé dans les milieux du pouvoir et des syndicats pendant plusieurs décennies.

Carrière et parcours

Issue d’une famille engagée politiquement il est le fils d’un adjoint de Kerensky, ancien chef du gouvernement provisoire russe Brown commence sa carrière de boxeur puis devient un syndicaliste actif aux États-Unis. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il sert comme lieutenant dans l’United States Army et est chargé par l’OSS (Office of Strategic Services, ancêtre de la CIA) de préparer les débarquements en Sicile et en Provence en 1944. Après-guerre, il s’installe en France où il dirige à partir de la fin des années 1950 les relations internationales de l’AFL-CIO (American Federation of Labor – Congress of Industrial Organizations) depuis un bureau parisien rue de la Paix.

Il est connu pour sa combativité syndicale dans les années 1930 aux États-Unis, notamment en animant d’importantes grèves dans l’industrie automobile, où il a bataillé contre des syndicats communistes et la mafia des Teamsters.

Liens avec la CIA et rôle dans la French Connection

Irving Brown est largement considéré comme un agent influent de la CIA en Europe, bien qu’agissant parfois de manière semi-autonome. Il utilise les fonds du Plan Marshall et du Free Trade Union Committee (FTUC), un instrument commun avec la CIA pour le financement des syndicats « libres », pour affaiblir les syndicats communistes, en particulier la CGT en France, très influente et liée au Parti communiste.

Dans ce contexte, Brown joue un rôle-clé dans le financement et la création de FO en 1947, un syndicat dissident de la CGT destiné à affaiblir l’influence communiste dans les milieux ouvriers français. Il organise la scission en soutenant financièrement et logistiquement Léon Jouhaux et André Bergeron, figures centrales de FO. Selon Yvonnick Denoël, le soutien financier initial vient d’abord des syndicats américains puis de la CIA, qui souhaite ainsi un contrepoids syndical au PCF et à la CGT.

Par ailleurs, Brown est impliqué dans ce qui est appelé la « French Connection », le réseau mafieux corse spécialisé dans le trafic d’héroïne entre Marseille et les États-Unis. Selon Frédéric Charpier, la CIA, via des financements et appuis logistiques, aurait aidé les clans mafieux corses (notamment les Guérini à Marseille) à interrompre les grèves portuaires pour garantir le transit des marchandises dans le cadre du Plan Marshall. Cette collaboration indirecte a simultanément permis à ces clans mafieux de développer le trafic de drogue vers les États-Unis.

Les Frères Guérini .

Rôle dans la création du syndicat Force Ouvrière

La création du syndicat « libre » Force Ouvrière était une manœuvre de la CIA

La création de FO est la pièce maîtresse de l’action syndicale d’Irving Brown. Dès 1946, il soutient activement la scission au sein de la CGT avec l’objectif clair d’affaiblir le syndicat communiste. Il offre des locaux, de l’argent, des ressources à FO, et met en œuvre un important travail d’influence pour pérenniser ce syndicat. FO est né pour être une organisation syndicale indépendante des communistes, avec un axe clairement anticommuniste, soutenu par les États-Unis via Brown et la CIA.

FO bénéficie d’un soutien logistique et financier important notamment de la part de l’AFL-CIO et de syndicats européens alliés, ce qui lui permet de disposer d’un poids conséquent dans le paysage syndical français face à la CGT.

Livre de Annie Lacroix-Riz

Implications politiques et internationales

Au-delà de la France, Brown est actif dans la lutte contre les influences communistes dans plusieurs pays, notamment en Grèce où il lutte contre les communistes, au Chili contre Allende, et en Algérie où il finance des mouvements nationalistes dans l’espoir de placer le pays sous influence américaine – un échec selon les sources. Il est également participant au Congrès pour la liberté de la culture, un front intellectuel anticommuniste très actif pendant la Guerre froide.

Au fil des années, Brown développe une influence importante non seulement dans le domaine syndical mais aussi dans l’action politique indirecte, agissant comme un agent discret de la CIA dans la bataille idéologique contre le communisme en Europe.

Irving Brown fut une figure stratégique au croisement des syndicats, des services secrets américains et du monde politique français de la seconde moitié du XXe siècle. Agent déclaré ou officieux de la CIA, il a orchestré avec le soutien américain la scission de la CGT et la création du syndicat Force Ouvrière, utilisé comme levier pour contrôler et contenir l’influence communiste dans le mouvement ouvrier.

Son rôle dans la renommée French Connection démontre la complexité et l’ambiguïté des liens entre services de renseignement, milieux syndicaux et mafia dans l’après-guerre, avec des choix stratégiques parfois douteux visant à préserver les intérêts américains en Europe.

En résumé, Irving Brown fut un acteur clandestin majeur de la guerre froide syndicale en France, reflétant la politique américaine d’endiguement communiste à travers des méthodes mêlant financement, soutien logistique, compromis avec des milieux douteux et actions d’influence politique.

EL CINE SOVIÉTICO DE CIENCIA FICCIÓN : LA BÚSQUEDA DEL ALMA EN EL COSMOS

 

El cine de ciencia ficción soviético, conocido como nauchno fantastika (ciencia ficción científica), constituye un cuerpo cinematográfico singularmente profundo y contraintuitivo dentro del panorama mundial. Mientras que las producciones occidentales se forjaron a menudo en el espectáculo de la Guerra Fría y la fascinación por la tecnología, el sci-fi de la URSS se erigió como un dominio de la especulación filosófica, la alegoría social y el estudio psicológico, desdibujando la línea entre el arte elevado y el género popular.
 
I. ORÍGENES Y LA VANGUARDIA REVOLUCIONARIA (1920s)
El género se manifestó en la Rusia posrevolucionaria bajo la intensa energía de la vanguardia. La ciencia y la tecnología eran vistas como herramientas fundamentales para construir el socialismo y, por extensión, el "hombre nuevo" (el Homo Sovieticus).
 
AELITA : REINA DE MARTE (1924) Esta obra maestra del cine mudo es quizás la primera gran película de ciencia ficción de la URSS. Aunque la trama se centra en un ingeniero que viaja a Marte para iniciar una revolución proletaria, su significado visual va más allá. Su diseño de vestuario (de la artista Alexandra Ekster) y sus decorados constructivistas reflejan la utopía radical de la época. Sin embargo, la película termina con una nota de escepticismo, sugiriendo que la revolución es algo que debe ocurrir primero en la Tierra, no en el espacio, un mensaje que posteriormente incomodó al aparato político.
 
Los teóricos del cine soviético (Eisenstein, Kuleshov, Pudovkin) desarrollaron la idea de que el montaje dialéctico podía transmitir ideas complejas y manipular las emociones del espectador. Aunque el sci-fi no fue su foco central, esta base teórica elevó el cine soviético más allá del mero entretenimiento, enfatizando el contenido ideológico y la forma expresiva.
 
II. LA ERA DEL REALISMO SOCIALISTA Y y EL CULTO AL PROGRESO (1930s-1950s)
Bajo Iósif Stalin, la ciencia ficción sufrió una purga. El género fue sometido a los dictados del Realismo Socialista, que exigía un arte que fuera "nacional en la forma y socialista en el contenido". Las películas de esta época debían celebrar los logros soviéticos y la fe inquebrantable en el comunismo. Los viajes espaciales y los inventos grandiosos no eran cuestionados, sino presentados como una consecuencia natural de la superioridad del sistema. Películas como VIAJE CÓSMICO (1935), asesorada por el pionero de la cohetería Konstantin Tsiolkovsky, son ejemplos directos de esta propaganda didáctica.
Pavel Klushántsev (Innovación Técnica): Este director fue clave, a pesar de las restricciones ideológicas. Sus documentales y películas (como El6 PLANETA DE LAS TORMENTAS, 1962, o CAMINO A LAS ESTRELLAS, 1957) eran técnicamente muy avanzados. Sus innovaciones en efectos especiales y maquetas influyeron directamente en cineastas occidentales, ya que algunas de sus películas fueron compradas, dobladas y remontadas en Estados Unidos.
 
III. LA EDAD DE ORO de LA REFLEXIÓN FILOSÓFICA (1960s-1970s)
Tras el deshielo de Jrushchov, la ciencia ficción experimentó su periodo más brillante, convirtiéndose en el refugio de la crítica intelectual y la metafísica. Los autores utilizaban planetas distantes o futuros distópicos como alegorías de la sociedad soviética, permitiendo la exploración de temas que eran tabú en el cine "realista".
 
A. Andrei Tarkovski: La Visión Más Profunda
Andrei Tarkovski dominó este periodo, elevando el género a alturas artísticas sin precedentes. Su enfoque fue la antítesis del espectáculo espacial:
SOLARIS (1972): Basada en la novela de Stanisław Lem. Lejos de ser la "versión soviética de 2001", es un drama psicológico sobre la memoria, la culpa y la moralidad humana. La tecnología espacial se convierte en un medio para mirar hacia el interior: el planeta Solaris confronta a los protagonistas con "visitantes" (encarnaciones de sus recuerdos reprimidos). La película cuestiona si la humanidad está lista para explorar el cosmos si no ha resuelto sus propios problemas terrenales.
STALKER (1979): Adaptada de la novela Picnic Extraterrestre de los hermanos Strugatski. El viaje a la "Zona" (un área prohibida donde supuestamente hay una habitación que concede deseos) se convierte en una peregrinación espiritual y existencial. El enfoque no está en lo que encuentran, sino en lo que los personajes revelan sobre sí mismos y sobre sus necesidades de fe y significado en un mundo desilusionado.
 
B. LA INFLUENCIA LITERARIA (STRUGATSKI Y LEM)
La fuerza de este cine residió en su base literaria. Autores como Stanisław Lem y los hermanos Arkadi y Borís Strugatski proporcionaron un material fuente que priorizaba el pensamiento crítico y el humanismo sobre la física.
 
IV. LA DISTOPÍA TARDÍA Y y LA DECADENCIA (1980s)
A medida que la URSS se acercaba a su colapso, el tono se volvió más oscuro y a menudo satírico. La fe en el futuro comunista se desvaneció, dando paso a representaciones de la burocracia, la decadencia social y el absurdo.
KIN-DZA-DZA! (1986): Una de las películas más extrañas y queridas. Se trata de una sátira surrealista y distópica sobre dos moscovitas transportados a un planeta desértico y ridículamente burocrático, "Pluke". Es una crítica cáustica al absurdo burocrático soviético, donde la comunicación se reduce a dos palabras y las clases sociales se distinguen por el color de los pantalones.
 
EL MISTERIO DEL TERCER PLANETA (1981): Un ejemplo notable de animación, que, aunque destinado al público infantil, mantuvo una calidad estética y una sensibilidad aventurera y ecologista distintivas.
 
V. LEGADO ARTÍSTICO
La herencia del cine de ciencia ficción soviético es la de un cine que se atrevió a ser lento, visualmente sobrio y radicalmente intelectual. Rechazó la parafernalia tecnológica para enfocarse en la moralidad, la filosofía, la espiritualidad y la condición humana. Proporcionó una alternativa estética y temática vital a la hegemonía de Hollywood, demostrando que la ciencia ficción podía ser una de las formas más elevadas de la expresión artística y un tesoro de obras que invitan a la meditación profunda.


CIUDAD CERO/Gorod Zero (Karen Shakhnazarov, 1988)

 


De Karen Shakhnazarov
La película soviética CIUDAD CERO (Gorod Zero, 1988) es una comedia negra surrealista que refleja el caos y el absurdo de la Rusia de la perestroika. La trama sigue a Alexei Varakin, un ingeniero moscovita enviado a una remota ciudad provincial para un viaje de negocios rutinario: acordar la entrega de un lote de piezas industriales. A su llegada, la realidad se vuelve progresivamente disparatada e lógica. Al visitar la oficina del director de la fábrica, el viaje de Varakin se desvía cuando la secretaria le ofrece un pastel en forma de su propia cabeza y luego se suicida. Este evento desencadena una serie de sucesos cada vez más extraños: los ciudadanos afirman que Varakin es un famoso músico local llamado "el Compositor" y exigen que se quede. El director de la fábrica, para evitar el escándalo del suicidio, lo arrastra a un museo de historia local con una sala dedicada a Varakin (el supuesto Compositor) y otra con una perturbadora exposición de figuras de cera de Stalin; Varakin intenta marcharse, pero descubre que los trenes han dejado de funcionar, las oficinas de billetes están cerradas y el único camino fuera de la ciudad parece inaccesible. Se ve obligado a integrarse en la vida local, y en un banquete es testigo de cómo todos los comensales, el personal y el chef confiesan haber participado en el asesinato de un supuesto pariente del camarero, culpando a Varakin del crimen. La cinta es una alegoría sobre la pérdida de identidad y la sensación de irrealidad en un sistema que se desmorona, cuyo sentido del humor negro y delirante, simboliza el rumbo desconocido y la confusión de la sociedad rusa en la época de la desintegración de la URSS.
Versión original con subtitulos en inglés
Versión original con subtitulos en español

Rendez vous avec Paris", court-métrage de Bernard Bos (juillet 1969)