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lundi 21 juillet 2025

Situation de la Syrie en juillet 2025


 

La technologie et la finance américaines sont devenues les plus grands alliés d’Israël

 

La libéralisation des marchés de capitaux israéliens dans les années 1980 a créé des liens étroits entre la finance américaine et l’État israélien. Ces liens ont donné naissance à une coalition de capitaux dans les deux pays qui ont intérêt à poursuivre le génocide.

Source : Jacobin, Colin Powers
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

 
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou donne une conférence de presse pour le lancement du « Campus TLV », un centre technologique pour les start-ups, les entrepreneurs et les développeurs israéliens dans les nouveaux bureaux de Google, le 10 décembre 2012, à Tel Aviv. (Jack Guez / AFP via Getty Images)

Lors d’un discours enthousiaste devant le Congrès en 1986, le jeune Joe Biden a fait un aveu d’une franchise surprenante. Non seulement Israël était vital pour les intérêts américains, mais si « Israël n’existait pas, les États-Unis devraient l’inventer. » Peu après le 7 octobre, Joe Biden a réitéré cette déclaration en recevant le président israélien Isaac Herzog à la Maison Blanche.

Une façon d’interpréter les commentaires de Biden est de confirmer l’utilité militaire d’Israël pour les États-Unis. En tant qu’avant-poste de la puissance occidentale au Moyen-Orient, Israël a empêché la formation d’un bloc arabe fort et indépendant et a veillé, aux côtés des monarchies du Golfe, à ce que les combustibles fossiles circulent de manière ordonnée et prévisible. Ce service rend le pays essentiel à l’extraction de valeur en périphérie par l’Amérique et sous-tend le soutien indéfectible de Washington à Tel-Aviv.

Mais les considérations géostratégiques ne sont pas les seules à lier les États-Unis et Israël. Le lobbying intérieur, tel que le décrivent John Mearsheimer et Stephen Walt dans leur livre sur le sujet [The Israel Lobby and US Foreign Policy, 2008 – Le lobbye israélien et la politique étrangère des Etats-Unis, NdT ], joue certainement un rôle. Mais en plus de promouvoir les intérêts impériaux de l’Amérique, Israël entretient également des liens économiques profonds avec les États-Unis. Ces liens expliquent pourquoi, lorsqu’il s’agit de la sécurité d’Israël, il n’y a le moindre décalage entre Washington et Tel-Aviv, et pourquoi tant d’entreprises américaines sont complices du génocide israélien en cours à Gaza.

L’économie de l’intégration d’Israël dans l’Empire américain

L’imbrication de l’économie israélienne avec celle de l’Amérique a commencé sérieusement au milieu des années 1980. À l’époque, Israël a adopté une politique d’austérité préconisée par l’économiste Stanley Fischer comme solution à l’hyperinflation qui sévissait dans le pays. (Fischer a ensuite été le huitième gouverneur de la Banque d’Israël et vice-président de la Réserve fédérale américaine. Il est décédé le 31 mai de cette année). Washington a récompensé Tel-Aviv en lui accordant un accord de libre-échange, en lui injectant une aide financière et en renonçant à ses prétentions sur les dettes israéliennes. Cette aide a permis à Israël d’établir des relations plus étroites avec les marchés financiers américains, ce qui a été fait après le lancement du « processus de paix » qui a abouti aux accords d’Oslo au début des années 1990. Dans les années qui ont suivi, les flux d’investissement entre les deux pays ont augmenté de manière significative.

Stimulé par l’afflux de travailleurs qualifiés en provenance des États-Unis et de l’Union soviétique, Israël s’est également taillé, dans les années 1990, un rôle de laboratoire de R&D à faible coût dans le cadre de la division du travail élargie du capital américain. Les secteurs israéliens des technologies de l’information et de la communication (TIC), de la cybersécurité, de la défense et de la biotechnologie sont devenus particulièrement robustes grâce à ces liens. Avec le temps, les mouvements de personnel entre les deux pays sont devenus de plus en plus bidirectionnels. La migration d’Israéliens nés en Union soviétique, comme Ilya Sutskever, vers la Silicon Valley – où il est devenu le scientifique en chef d’OpenAI – est symptomatique de cette dernière évolution.

Environ 75 à 80 % du capital-risque soutenant le secteur technologique israélien provient des États-Unis.

Cela a créé des liens économiques durables entre les capitaux israéliens et américains. Par exemple, la société Intel de Santa Clara est depuis longtemps le plus grand employeur privé en Israël, où elle emploie environ 10 % de sa main-d’œuvre globale et contribue à hauteur de 2 % par an au PIB israélien. En souscrivant et en achetant les euro-obligations d’Israël (c’est-à-dire les dettes souveraines libellées dans une devise étrangère), les établissements financiers occidentaux ont également longtemps joué un rôle essentiel dans les finances publiques et la stabilité macroéconomique du pays.

Cette situation s’est encore accentuée après le 7 octobre 2023. Depuis cette date, Bank of America, Citi, Goldman Sachs, JPMorgan, Deutsche Bank, BNP Paribas et Barclays ont collectivement mis sur le marché des euro-obligations israéliennes d’une valeur de 19,4 milliards de dollars. Leur succès dans la commercialisation de 5 milliards de dollars d’euro-obligations en février dernier a permis aux taux d’intérêt attachés aux dettes de rester raisonnables (+1,2 % dans le cas des obligations à cinq ans et +1,35 % dans le cas des obligations à dix ans) des bons du Trésor américain d’échéances équivalentes. De plus, ces mêmes institutions se classent également parmi les principaux souscripteurs de bons du Trésor israéliens libellés en shekels et parmi les investisseurs les plus actifs sur le marché secondaire où ces dettes sont négociées.

Environ 75 à 80 % du capital-risque soutenant le secteur technologique israélien provient des États-Unis. À la fin du printemps 2025, 108 entreprises israéliennes étaient cotées en bourse aux États-Unis. Elbit Systems, l’un des plus grands fabricants d’armes israéliens, est l’une des sociétés qui émet ses actions. Depuis près de vingt ans, la filiale locale de l’entreprise bénéficie du capital patient offert par les fonds communs de placement et les gestionnaires d’actifs américains tels que le groupe Vanguard. En mai dernier, Elbit a levé 512 millions de dollars supplémentaires auprès d’investisseurs américains par le biais d’une nouvelle émission d’actions.

La technologie, l’État et le militarisme

Le secteur technologique américain a également joué un rôle majeur dans le génocide en cours. Amazon et Google, par exemple, ont tous deux fourni à l’armée israélienne et aux principaux fabricants d’armes des services en cloud au cours des vingt derniers mois.

Depuis octobre 2023, Google et Microsoft ont également fourni à l’armée israélienne leurs principaux modèles d’IA, ce qui leur a valu les félicitations publiques du colonel Racheli Dembinsky, commandant de l’unité du centre de calcul et des systèmes d’information de l’armée israélienne. En outre, les capitaux de la Silicon Valley ont servi à renforcer la stabilité macroéconomique de l’économie israélienne. L’acquisition en mars 2025 d’une société israélienne de sécurité informatique (Wiz) pour 32 milliards de dollars par Alphabet, la société mère de Google, a été la plus grande acquisition de l’histoire de la société et une bouée de sauvetage importante pour l’économie israélienne.

Mais l’implication de la technologie dans le génocide n’est pas seulement le résultat des liens sous-jacents entre les économies américaine et israélienne. Il s’agit également d’un produit du modèle d’entreprise des sociétés technologiques du XXIe siècle.

Ces dernières années, la technologie est devenue de plus en plus dépendante des États plutôt que des consommateurs privés pour réaliser des profits. À des degrés divers, les mastodontes de la Silicon Valley luttent tous contre trois problèmes interdépendants : la concurrence des entreprises chinoises, les inquiétudes quant à la viabilité à long terme de la publicité et des revenus tirés de l’informatique dématérialisée, et la crainte que leurs énormes dépenses d’investissement dans l’infrastructure de l’intelligence artificielle ne portent pas leurs fruits.

Dans ces conditions, la plupart des grandes entreprises ont reconnu que l’obtention de contrats gouvernementaux constituait une protection essentielle face à l’insécurité. Inquiète des perspectives de rentabilité dans l’économie civile, l’industrie technologique américaine, à l’instar des industries américaines de capital-investissement et de capital-risque, en est venue à considérer la défense et la sécurité comme des marchés de croissance particulièrement prometteurs.

En passant des contrats avec l’État israélien, ces entreprises technologiques sont en mesure d’obtenir une source de revenus, une opportunité pour des services d’essais sur le terrain et des applications de services publicitaires, ainsi qu’un moyen de rester dans les bonnes grâces du Pentagone. Comme l’a fait remarquer l’économiste marxiste Rosa Luxemburg il y a un siècle, le militarisme contribue à lier la bourgeoisie à l’État capitaliste. À Gaza, le militarisme attire le capital financier par le biais des commandes de milliards de dollars passées par Israël à General Dynamics, Lockheed Martin et Northrop Grumman, qui appartiennent à Wall Street. Mais il bénéficie également du soutien d’une industrie technologique dont le mantra, il y a dix ans à peine, était « Don’t Be Evil » (Ne soyez pas diabolique).

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Colin Powers est chercheur principal et rédacteur en chef du programme MENA de Noria Research.


Serbie / Kosovo : Le plus gros bobard de la fin du XXe siècle- par Serge Halimi & Pierre Rimbert

 SOURCE: https://albagranadanorthafrica.wordpress.com/2020/07/13/serbie-kosovo-le-plus-gros-bobard-de-la-fin-du-xxe-siecle-par-serge-halimi-pierre-rimbert/

Castelao na Unión Soviética: "Pareceume que estaba na Galiza"

 FONTE: https://www.nosdiario.gal/articulo/memoria/castelao-union-sovietica-pareceu-que-estaba-galiza/20250719190914228606.html

O historiador Carlos Morais vén de dar ao prelo un estudo en Abrente Editora sobre a estadía de Daniel Castelao na Unión Soviética entre abril e maio de 1938. O volume titulado "26 días de Castelao na URSS" achega a visión do dirixente nacionalista sobre a viaxe e o socialismo.

Foto Delegaçom visita Moscovo. Crónica 19.6.1938
Castelao, canda outros integrantes da delegación do Goberno republicano que visitaron a Unión Soviética en 1938, ao seu retorno en Barcelona en xuño de 1938. (Foto: Crónica)

Castelao botou 26 días na Unión Soviética entre abril e maio de 1938. A súa visita á URSS enmarcouse nunha viaxe dunha delegación do Goberno republicano para asistir aos actos do Primeiro de Maio en Moscova. Na comitiva estaba, tamén, presente Virxinia Pereira.

O dirixente nacionalista deixou múltiples testemuñas da viaxe así como diversas reflexións sobre o sistema soviético. A este respecto, Morais "asegura que Castelao nunca foi comunista, mais si admirador, simpatizante e defensor da URSS" e apunta que "eses 26 días deixaron unha forte pegada en Castelao, que ideoloxicamente situamos nos parámetros do nacionalismo galego de esquerda radicalmente antifascista e antiimperialista"

As primeiras impresións de Castelao sobre a URSS, após un mitin na cidade de San Petersburgo, naquela altura denominada Leningrado, non deixan de sorprender. Así, sinalou,  que "me pareceu que estaba na Galiza, porque os tipos rusos son exactamente iguais. En xeral, deu-me a sensación de que estaba nun mitin nunha aldea galega".

O 10 de maio de 1938, nunha entrevista concedida ao diario Trud antes de abandonar Moscova con destino a Ucraína e Azerbaixan, Castelao afimrou  que "viñemos aquí para coñecer a súa enorme experiencia revolucionaria. Notamos nos ollos dos cidadáns soviéticos algo que, por cima de todo, fainos falta agora: un amor, unha compaixón pola nosa grande loita".

"O único pobo que nos defende de cheo é o pobo soviético", continúa Castelao, "por iso que a primeira palabra que aprendemos aquí é spsibo (obrigado). Agradecémosvos o voso cariño e a vosa hospitalidade, a vosa axuda. As horas que pasamos aquí ficaran na nosa memoria como o mellor das nosas vidas".

A prensa soviética ocupouse da obra de Castelao. Así, Pravda, órgano do comité central do Partido Comunista da Unión Soviética (PCUS), sinala na súa edición de 11 de maio de 1938  que "un dos membros da delegación obreira (...) é un destacado pintor e artista revolucionario español, Castelao. Trouxo a Moscova unha serie de debuxos que, con grande mestría e realismo, mostran os horrores e barbaries fascistas”.

O dramaturgo soviético Alexander Viliamovich Fevralski, nun artigo publicado nesas mesmas datas na revista Iskusstvo titulado A arte na República española, escribía "o artista galego Alfonso R. Castelao, deputado das Cortes (o Parlamento español) é autor dunha serie de gravados de grande forza expresiva”, describindo a continuación o contido dos gravados de Galiza mártir.

O traballo de Morais recolle toda unha serie de reflexións e análises de Castelao sobre a Unión Soviética. Nos mesmos o dirixente nacionalista, destaca a aposta do Goberno da URSS polas linguas minorizadas e pola "liberdade das nacionalidades soviéticas" como lle lembrou nunha carta a Rodolfo Prada.

"O fío vermello do movemento de afirmación nacional galego"

Morais explica que "Castelao é continuador do fío vermello do movemento de afirmación nacional galego, que de Rosalía de Castro, pasando por Manuel Murguía, simpatiza con o socialismo utópico e posteriormente co socialismo científico"

"Castelao non foi unha anomalía nin un verso solto no movemento nacionalista da altura", continúa Morais, quen lembra a influencia no seu pensamento e en todo o nacionalismo dos anos 20 e 30 das achegas teóricas de Ramón Vilar Ponte. Neste punto, destaca as análises recollidas na súa Doctrina Nazonalista de 1921, "onde presenta o nacionalismo

Dionísio Pereira: “A represión adopta un carácter de clase nas Frieiras”

 


Dionisio Pereira (A Coruña,1953) é un das grandes referencias nos estudos da memoria na Galiza. Autor dunha abondosa bibliografía arredor dos movementos sociais e político no período republicano e sobre a represión franquista, achegámonos nesta conversa a súa investigación sobre os vitimarios na comarca das Frieiras.
Pereira Verín

A dinámica da etapa republicana remata condicionando o proceso represivo após o golpe militar de 18 de xullo de 1936, cal era a realidade social e política das terras das Frieiras nos anos anteriores ao levantamento franquista?

As obras do camiño de ferro Zamora-Ourense, coa conseguinte concentración de milleiros de “carrilanos” procedentes quer da contorna galaico-portuguesa, quer doutras zonas do Estado, deron lugar a unha importante conflitividade sociolaboral na zona. Neste contexto, no eido municipal a presión dos traballadores da vía conforme avanzaba o mandato da Fronte Popular, comezou a mudar tanto a composición dos concellos como a súa orientación ao servizo das elites locais, tradicionalmente debedoras de vellas reminiscencias caciquís a penas agachadas tras o 14 de Abril por unha aparencia de republicanismo. A conflitividade laboral, asemade, tomou outra dimensión a partir da frustrada Revolución de Outubro de 1934, tras a cal os “destajistas” das obras pretenderon substituír cadros sindicais por obreiros afíns ás dereitas. Un mes antes do golpe militar, a totalidade dos sindicatos operativos na vía entre A Pobra de Seabra e Vilar de Barrio, con maioría da CNT e presenza destacada do PCE, declararon a folga xeral para acadar a readmisión dos despedidos en 1934, incremento do xornal, semana de 44 horas, roupa de traballo a cargo da empresa, horas extras valoradas un 25% máis, despedimentos indemnizados e o recoñecemento dos delegados sindicais por parte dos contratistas. No transcurso do conflito, a empresa concesionaria MZOV considerará como revolucionarias unhas peticións tan sinxelas, apostando por converter un conflito laboral nun de orde pública. Daquela, a intervención da Garda Civil tivo unha resposta contundente por parte dos “carrilanos”, chegándose á confrontación armada. Neste clima, ten lugar o golpe de Estado de xullo de 1936.

As Frieiras é unha das comarcas da Galiza que máis tarda en caer en mans dos franquistas, cales son as razóns que explican esa capacidade de resistencia?

Penso que é a que máis tarda. A columna de soldados, gardas civís e de asalto, carabineiros e milicianos ao mando do capitán da Garda Civil Juan Ros, entra na Vilavella o 29 de xullo: é a última localidade galega de certa importancia en caer en mans dos facciosos. E a columna do comandante Reyna, que avanzaba na parte zamorana das Portelas, aínda é tiroteada no Padornelo ao día seguinte. A capacidade de resistencia estivo baseada na multitudinaria concentración operaria e a súa organización nunha ducia de sindicatos entre Requeixo de Seabra, Campobecerros e Portocamba, xa no municipio de Castrelo do Val; daquela, os “carrilanos” tiveron acceso á dinamita empregada a eito nas obras do tendido e ás camionetas de servizo que aseguraron a coordinación dos resistentes deste amplo territorio. Mais tamén foron determinantes a lealdade á República por parte dos carabineiros de A Gudiña, A Mezquita e Padornelo e a actitude dalgunhas autoridades municipais, caso dos alcaldes de A Gudiña e da localidade zamorana de Lubián, Felicísimo Pérez Ortega e Emilio Silva, respectivamente, que tentaron organizar a defensa dende os concellos.

Sinala no seu traballo que algúns dos responsábeis das milicias fascistas foron encargados das obras do camiño de ferro, até que punto isto non é un síntoma do carácter de clase que toma a represión?

Na Gudiña, os primeiros xefes de Falanxe e os responsábeis das milicias que se crean de contado por parte da Garda Civil, adoitan ser contratistas, capataces e, mesmo, responsábeis da empresa concesionaria das obras. Logo, as milicias teñen un aporte moi significativo de “carrilanos” de dereitas recrutados en outubro de 1934 e, logo, despedidos dos traballos tras a Fronte Popular. Todo isto tamén acontece noutros lugares do tendido ourensán, caso de Amoeiro ou Campobecerros. Semella claro que estamos diante dunha consecuencia da loita de clases que, conforme avanzaba a República, foi a máis debido á combatividade e organización dunha boa parte dos “carrilanos”. Coa súa participación directa e singularmente cruel na represión, cuxas principais vítimas foron os protagonistas tanto das loitas societarias como da resistencia ao golpe, capataces e “carrilanos” de dereitas amosaban ás claras as motivacións que os asimilaban á patronal e, ao tempo, os confrontaban cos seus compañeiros de clase. Sobre isto, quixera facer unha reflexión. Hai quen critica os traballos que, maiormente fora da Universidade, se están a facer no eido dos vitimarios, presentando aqueles como simples listaxes de individuos cuxas prácticas noxentas se explican botando man tan só de argumentos morais. Se acaso, esta visión reducionista puido primar nun primeiro intre, debido, máis que nada, ás propias dificultades que este tipo de investigacións levaban de seu nos anos 80 e 90 do século pasado. Grande parte dos traballos que compoñen este coleccionábel d´Os Nomes do Terror demostran que esa fase ficou superada, pois presentan os verdugos como “suxeitos históricos” inseridos nun contexto sociopolítico determinado, actuando en defensa de intereses moi concretos mediante mecánicas represivas pautadas. O cal non exclúe, ás veces, un descontrol máis aparente que real, onde imperan os abismos da condición humana.

Un dos actores da represión que aparece no seu traballo é a Falanxe de Verín, que destacaría da súa actuación nas terras das Frieiras pero tamén noutras comarcas galegas e do Estado?

Eu non investiguei as actividades dos verdugos falanxistas de Verín, tan só dou fe da súa presenza nas Frieiras en diversas accións de inhumana brutalidade, caso do asasinato do mestre alaricán José Luis Bouzas, cuxo cadáver foi queimado en Pentes, ou do estarrecedor calvario que debeu pasar Anuncia Casado nas Reverdeitas de Viana. Nestes e noutros episodios acontecidos na contorna das Frieiras, repítense os nomes de Fernando Salgueiro, fillo dos propietarios de Cabreiroá e a quen no exilio mexicano se lle atribuían oitenta asasinatos, Antonio Sanguino médico daquel Balneario, ou de Antonio Aguirre “O Churro” de Vilaza, axustizado mediados os anos 40 pola guerrilla. A crueldade da Falanxe de Verín espallouse, polo que se pode saber, por Monterrei, polas Terras de Viana, por Valdeorras, polas Frieiras e, mesmo, por Villablino, onde Verín esperta aínda lembranzas desgraciadas. É urxente unha investigación a fondo sobre a Falanxe de Verín, cuxa pegada chega até os nosos días; de feito, o actual estadio de fútbol da vila do Támega leva, de xeito incomprensíbel, o nome de José Arjiz Salgado, “camisa vieja”, alcalde na Ditadura de Franco e director en 1936 do periódico da Falange local “España Nueva”, onde se describen algunhas daquelas atrocidades.

Sinala un crego, José Fernández Rivada como organizador da milicia falanxista de Campobecerros en Castrelo de Val, cos dados dos que dispón que panorámica fai sobre a participación da igrexa no operativo do terror das Frieiras?

Aínda que de pouca importancia, durante a Fronte Popular as axitacións operarias no tendido do camiño de ferro tamén deron lugar a algún episodio antirrelixioso. Por exemplo na Gudiña e Requeixo, respectivamente, onde a igrexa parroquial e a capela da Guadalupe foron asaltadas polos “carrilanos” coa pretensión de convertelas en locais para os sindicatos, ou en Campobecerros onde a parroquial foi obxecto dun atentado. No intre do golpe militar o crego Rivada estaba perto da capital ourensá, en Palmés concretamente, visitando a un seu tío que era o párroco da localidade. E alí ambos salvaron a vida debido á intervención do mestre anarquista Luis Bazal. Aos poucos, cando a columna Ros controlou Campobecerros, Rivada retornou á súa parroquia, onde organizou con permiso de autoridades civís e militares unha garda de protección persoal, que pronto se converteu en milicia de acompañamento á devandita columna nas tarefas de “limpeza” que, con resultados sanguentos, se levaron a cabo polos montes do Invernadoiro e proximidades. En diante, a ascendencia de Rivada na contorna de Campobecerros, converteuno en peza esencial para o control social dos seus habitantes, algo que a memoria colectiva conserva aínda hoxe con singular énfase. Aparte de Rivada, houbo outros cregos nas Frieiras comprometidos coa represión, caso do párroco de Chaguazoso, Francisco Pérez Anta, primeiro xefe da Falanxe local e destacado polo seu aquel delator. Mesmo entre a manda salvaxe de falanxistas procedentes de Amoeiro que durante tres días de agosto matou, roubou e violou con total impunidade na Gudiña, figurou un sacerdote. Pola contra, malia as tirapuxas que tivo cos “carrilanos”, o párroco da Gudiña, Primitivo San Román, defendeu varios veciños que foron obxecto de consellos de guerra, algo que tamén fixo o crego de Tameirón. En definitiva, o “lusco fusco” do clero non xerárquico verbo da represión franquista, fica mais unha vez ás claras.

"Os que mataban, que eran falanxistas todos, non sei si eran mandados por ese da Gudiña"

 FONTE: https://www.nosdiario.gal/articulo/memoria/que-mataban-que-eran-falanxistas-todos-non-sei-eran-mandados-da-gudina-polo-camba

Ponte Arandos
Ponte dos Arandos, no concello da Mezquita, na comarca de Viana, onde as milicias falanxistas da Gudiña asasinaron a Francisco Sánchez Guerra. (Foto: Adriansito Estévez Iglesias)

O 29 de agosto de 1936 un grupo de falanxistas da Gudiña (comarca da Viana) paraban o seu coche da morte nas proximidades da Ponte dos Arandos, no concello da Mezquita, na comarca de Viana, co obxectivo de asasinar mediante a aplicación da Lei de fugas a dous militantes de esquerda.

Un deles, o veciño da Gudiña e obreiro dos camiños de ferro, Francisco Sánchez Guerra, rematou morto alí mesmo polos milicianos fascistas. O outro, tamén residente na Gudiña, operario do ferrocarril e dirixente da CNT, José Martínez Saquete, popularmente coñecido como Jacinto, logrou librarse dos falanxistas e fuxir.

Unha testemuña daqueles feitos, Josefa Pérez, parella durante toda unha vida do guerrilleiro Cándido Losada Malvavisco, contou, canda o seu compañeiro, décadas despois  ao etnógrafo José Rodríguez Cruz  o acontecido naquela xornada. Precisamente, o historiador Dioniso Pereira divulgou esta semana parte das conversas nas súas redes sociais.

Josefa e Cándido lembraron que "trouxérono a matar aquí, nun camión. Que din, que aínda dicían que o puidera salvar o chofer, e o chofer aínda lle axudou. O Jacinto escapou e o outro, se non é polo chofer, creo que tamén escapaba, pero o chofer axudoulle aos outros. Iso foi aí, entre a Canda" (concello da Mezquita) "e a "Vilavella" (concello da Mezquita), "pero máis cerca da Vilavella ca da Canda, aí mesmo onde vai o cruce para Vilanova, nas Hortas".

"Ese que mataron aquí", continuaron Josefa e Cándido, "me parece que lle chamaban Paco aínda sería noviño, tiña unha camisa branca, levaba... e se coñece que lle andaron e levábaa toda rota; nós estabamos na estrada..., subimos á camioneta, e despois a Garda Civil rifounos. Eles engarráronse cos que ían a matalos e si o tal Jacinto puido escapar, pero o outro como ía preso non puido,...non sei que pasou".

A parella sinalou que "hai quen di que foi o chofer o que lle pegou un tiro, o que o matou. El ao que o levaba, dominábao. Iso foi aí, onde aparta a estrada para Pías, ao lado de abaixo da estrada....., e os que  mataban, que eran falanxistas todos, non sei si eran mandados por ese da Gudiña, polo Camba. O Camba foi un asasino...".

"Os Rebidos"

Dioniso Pereira, un dos pioneiros na investigación dos vitimarios na Galiza e o mellor coñecedor do aparato represor na comarca de Viana, explica a Nós Diario que "Manuel Camba Peñuelas, comerciante de A Gudiña, fixo parte segundo a documentación que chegou da época da partida falanxista dos Rebidos".

A acción deste grupo represor chegou mesmo a Portugal. A este respecto, Pereira recuperou un documento en decembro de 2020 do gobernador civil de Bragança que advertía que este grupo "fora quen de invadir territorio portugués, entre O Seixo e Cisterna, e andar a tiros con algún cidadán lusitano simpatizante das esquerdas". Precisamente, o informe sinala a "Manuel Camba, Carlos e Carlos (sic), coñecidos pelos Rebidos, residentes na Gudiña".

Pereira, partindo da información que custodian os arquivos portugueses, sitúa entre os membros da partida fascista da Gudiña que actuou en Portugal ao "propietario Manuel Camba Peñuelas, ao estudante Carlos Pliego, ao dono dunha ferraría na Barxa e xefe local da Falanxe da Gudiña, Pedro Barxa e, se acaso, ao fillo do sarxento da Garda Civil de Erosa, Graciano Barxa Vázquez".

"As milicias da Falanxe Española da Gudiña, nas que salientou algún capataz do camiño de ferro", sinala Pereira, "tiveron tamén a súa participación nos asasinatos e abusos padecidos na vila e na súa contorna". A este respecto, o historiador significa o asasinato en Pentes (A Gudiña) o 21 de agosto de 1936 do mestre nacionalista de Flariz en Monterrei, José Luis Bouzas.  

"Tras atalo a un poste e pegarlle un tiro, queimaron o cadáver"

"No caso de Bouzas", continúa Pereira, "si acreditamos no protagonismo do somatén daquela pequena localidade encabezado por dous veciños apelidados Ameneiro e Feixoo, que o detiveron diante dos seus alumnos, o ingresaron na cadea de Verín  e, ao cabo, conducírono até Pentes, onde tras atalo a un poste e pegarlle un tiro, queimaron o cadáver".