Article épinglé

mardi 18 mars 2025

Lattaquié - Butcha, comparaison de l’information

 Contexte "spectaculaire" à la mi-mars 2025 au Proche-orient:

En quelques jours 7000 personnes ont été tuées en Syrie par les égorgeurs inclusifs. Que répond Bruxelles? Lundi 17 mars, le coeur du jardin mondial des saints herbivores européens versus la jungle de carnivores du monde extérieur (pour reprendre les éléments de langage de Josep Borrell, Haut représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères de 2019 à 2024) annonce un aide de 2.500 millions d'euros pour l'égorgeur en chef (qui sait bien tailler sa barbe et mettre une cravate, pas comme Zelenski!). De quoi le tenir en laisse tout en lui lâchant suffisament la bride pour continuer.

Israel vient aujourd'hui d'assassiner 400 palestiniens, visés dans leurs voitures, tirés comme des lapins. Hier, l'US army faisait de même au Yemen (depuis le Quatar): 50 femmes et enfants versus missiles.

🇺🇦⚡🇸🇾

🔸Sur l'exemple de Lattaquié, on peut voir à quoi ressemblent les véritables massacres de masse à l'ère de l'hyper-information : tout est pratiquement en direct, et un jour ou deux plus tard, on trouve des centaines de photos et de vidéos de cadavres défigurés et de rivières de sang.

🔸Et ce, alors que les djihadistes contrôlent Lattaquié.

🔸Comparez avec Bucha : les informations indiquant qu'il s'y passait quelque chose ont commencé à arriver seulement deux ou trois jours après l'entrée des FAU dans la ville.

🔸Une semaine plus tard, les premières vidéos obscures, des photos fragmentaires, avec des cadavres anonymes soigneusement disposés, sans visages visibles.

🔸La situation en 2025 est la suivante : Les bases militaires russes abritent des citoyens syriens qui sont tués par des djihadistes soutenus par l'UE en raison de leurs croyances religieuses ou appartenance ethnique.



PS: la mission d'enquête de gendarmes français dépêchée à Butcha n'a toujours pas remis son rapport sur le dit "massacre" qui occasionna la rupture des négociations de paix entre ukrainiens (un des négociateurs reçut à une balle dans la tête, trop pro-russe) et russes en avril 2023, après que Boris Johnson vint mettre son grain de sel pour les faire capoter.

lundi 17 mars 2025

Art Basel Paris triomphe au Grand Palais

 Avant Art Paris 2025, retour sur Art basel Paris 2024, contribuant au Paris pâtissier des oligarques (le Louvre prend l'eau, il faut rénover! Vite! Et hop, Emmanuel Macron va ouvrir une nouvelle sortie du musée côté Est, donnant directement sur La Samaritaine et le LVMH de Bernard Arnault). Dans ce nouveau quartier enbanané d'art-luxe et de botox, tout le monde se mâte et se méprise : je confirme, ils/elles/iels/ sont tous moches.

SOURCE:  https://www.revueconflits.com/art-basel-paris-triomphe-au-grand-palais/ 

Art Basel Paris triomphe au Grand Palais
Entrée du Grand Palais avec l'affiche de l'édition d'Art Basel Paris 2024

Par Aude de Kerros (17 novembre 2024)

La foire Art Basel a fait salle comble au Grand Palais. Derrière cet événement planétaire se jour la guerre culturelle internationale et les jeux d’influence entre les capitales et les fondations artistiques.

La quatrième succursale de la Foire de Bâle nommée en 2024 Paris + par Art Basel est renommée, en 2024 Art Basel-Paris. Son nom ne sera pas traduit en français. Tout vainqueur devient maître des mots, de la langue et des symboles régaliens de sa conquête. Cette marque qui représente le très haut marché international de l’art est désormais installée au Grand Palais, un des lieux institutionnels et emblématiques de l’art en France.

Il a été construit sous la IIIe République dans le but d’affirmer l’idéal d’une création artistique et intellectuelle libre. Ce somptueux bâtiment situé dans le Triangle d’or du pouvoir en France, entre l’Élysée, l’Assemblée nationale et le Quai d’Orsay, a été conçu pour assurer la liberté des artistes. En s’associant pour créer divers Salons, ils pouvaient dès lors exposer indépendamment des institutions et des marchands, être vus par un large public. En 1880 Jules Ferry proclame ce statut libéral de l’artiste. En 1881 est votée la Loi sur la liberté de la presse qui donnera un grand essor à la critique d’art. Celle-ci contribuera à consacrer des artistes, français et étrangers, hors des circuits officiels. Cette liberté, ce palais ouvert à tous les courants, aux artistes du monde entier, feront de Paris la capitale des arts.

On notera qu’en 2024 la politique culturelle française du ministère de la Culture a été de  réduire encore la subvention[1] annuellement attribuée depuis le XIXe siècle aux Salons non commerciaux. Art Capital, qui réunit ces Salons chaque année au Grand Palais, pourra difficilement honorer le prix de la location du Palais sans augmenter la participation des artistes déjà très lourde. En conséquence, les salons ne peuvent pas faire une sélection des talents. Tout semble fait pour écarter les artistes indépendants de ce lieu régalien construit pour eux.

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Un triomphe médiatique : Art Basel a sauvé Paris ! 

Une victoire, cela se célèbre ! Le concert des médias est unanime et flatteur ! Ils titrent :   Paris sort de l’ombre ! Paris prend la deuxième place sur le marché de l’art mondial ! etc. Cette dernière affirmation est quelque peu duchampienne car, malgré le prestige de la foire de Bâle et les conséquences du Brexit, Paris reste à la quatrième place du marché, loin derrière l’Angleterre, la Chine et les USA. Certes, des galeries internationales se sont installées dernièrement à Paris afin de permettre à leur clientèle vivant en Europe de faire des transactions sans payer de taxes, cependant Londres garde sa clientèle mondiale et son rang.

La com. de Art Basel Paris est efficace. Experte, elle réussit à faire oublier les graves difficultés connues au moment de la pandémie par le groupe financier MCH qui détient le portefeuille des trois foires mondiales. En 2021 James Murdoch, grand magnat des médias américains, rachète 49% des parts et sauve le holding.  Son exigence première est de faire de Paris une nouvelle succursale complétant celles de Bâle, Hong Kong, Miami.

Paris, succursale de l’art

Paris offre de multiples avantages pour sortir MCH de ses difficultés. L’enjeu est de s’adapter d’urgence au contexte nouveau engendré par la pandémie, la fracturation du monde par les guerres, la montée de puissances économiques et culturelles non occidentales. L’hégémonie américaine est ébranlée. L’Art du très haut marché, qui se veut global, dépassant toute identité, doit trouver de nouvelles formes de légitimité pour échapper à l’étiquette néo-colonialiste. En conquérant Paris l’objectif majeur de Murdoch, au-delà des jeux subtils de l’influence, est de bénéficier des services empressés du Ministère de la Culture français qui met à disposition le grand patrimoine parisien, séduisant « show case »[2] qui communique son aura aux froids produits financiers du marché de l’art le plus cher du monde.

Ainsi, prennent place au pied des monuments parisien[3] les grandes installations conceptuelles de la Foire, le Grand Palais étant réservé aux œuvres plus commerciales. Très visibles et spectaculaires, leurs images, relayées par les médias,  feront le tour du monde. À cet avantage il faut ajouter la complaisance des musées de grande renommée pour y accueillir au milieu de leurs collections prestigieuses la monstration d’œuvres d’Art contemporain vendues à la Foire.

L’instrumentalisation de Paris offre mille opportunités. Ainsi en 2024 on voit sur les cimaises de la Foire, côte à côte, des œuvres modernes historiques, en particulier du courant Surréaliste, et des œuvres d’Art contemporain. Il est vrai que la grande exposition de l’année à Beaubourg, Surréalisme, sert de faire valoir.  Les galeries en bénéficieront pour la vente de sa marchandise tant moderne que contemporaine. Elles profiteront de l’opportunité pour lancer les femmes de ce mouvement, si injustement mal cotées. Vertueuse spéculation qui profitera aussi aux artistes émergentes, très tendance.

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Paris, capitale et ville globale

Le rôle des fondations parisiennes

Art Basel bénéficie aussi de la collaboration des Fondations parisiennes crées par les groupes financiers de la mode, dont les deux grandes, Vuitton et Artémis très impliquées dans l’Art contemporain et actrice de l’effacement des frontières entre œuvres d’art et produits de luxe. Art Basel profite en particulier du mécénat des Galeries Lafayette soutenant les nouvelles galeries dont le rôle et de présenter des artistes émergents. Paris devient ainsi le lieu tout particulier du lancement de nouveaux produits. Qui peut faire mieux ?

Ce qui est à noter est que les institutions françaises privées ou publiques fournissent tous ces services sans contrepartie. Les artistes français, officiels ou non, ne bénéficient pas de cette « Renaissance » parisienne proclamée par les médias. Patrimoniaux sont rares dans des lieux patrimoniaux et les stands des galeries d’Art Basel Paris. Un fait est éloquent: comme c’est la règle, toute foire labélisée « internationale » attribue 30% des stands à des galeries dites « locales » et 70% à des galeries de tous les pays, or en 2024 ont été classées « françaises » et introduites dans ce quota les succursales parisiennes de galeries internationales, ce qui a fortement réduit le nombre réel de galeries françaises. Plus encore, ces galeries ne comprennent généralement dans leur achalandage que 20% d’œuvres d’artistes français.

Si l’on compare les quatre foires de Bâle, trois d’entre elles sont accueillies dans d’immenses hangars de luxe situés à la périphérie de villes, seul Paris offre un monument historique et le cœur de la capitale comme décor.

Succès médiatique

L’encensement médiatique de la Foire de Bâle ne dit pas que ce très haut marché qu’elle représente est en souffrance. Depuis 2023, d’après Art Price, les enchères millionnaires d’Art contemporain en salle des ventes ont baissé de 45%.  En 2024 aucune enchère d’Art contemporain n’a dépassé les 50M$ alors même que les autres marchés de l’art, dont les prix ne sont pas financiers, mais commerciaux et raisonnables, ont beaucoup prospéré.  Dans son bilan annuel de 2023, Art Price résume ainsi la situation : le résultat des enchères est en repli alors que l’engouement des acheteurs est à son paroxysme sur les autres marchés non financiers de l’art.

Cette réalité explique le changement de stratégie commerciale que l’on observe en parcourant la foire, fruit d’une nécessaire adaptation au monde postCovid. Celui-ci est devenu multipolaire et connaît une révolution technologique numérique qui enlève aux mass-médias le monopole de la communication. Le numérique, devenu l’autre source d’information, de visibilité internationale, donne au public un rôle actif de recherche, de choix et avis et engendre de nouvelles formes de commerce.  Une concurrence naît là où il y avait une suprématie fondée sur le prix élevé d’une minute de visibilité. La communication digitale offre un accès gratuit sans intermédiaire.

Art Basel, fait aussi face à une évolution de sa clientèle, à de nouvelles générations de collectionneurs aux fortunes multimilliardaires qui ne sont plus principalement occidentales. Enfants du numérique, elles sont moins dociles, et pas contrôlables de la même façon.

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Nouvelle stratégie : Confusion-Hybridation-Historicisation

Dès les premiers mois de la pandémie en 2020, le très haut marché et sa chaine de production de la valeur : collectionneurs-hyper galeries-foires-salles des ventes-institutions, à changer ses stratégies en s’adaptant d’urgence aux écrans.

En l’espace de quelques mois de travail intense, le haut marché a fait entrer ses produits dans l’étroit format de poche d’un Smartphone. Pour cela il a été obligatoire de favoriser la marchandise en 2D la plus rétinienne possible et de mettre de côté les œuvres conceptuelles peu séduisantes pour l’œil. Ce marché a dû aussi adopter les méthodes du marketing numérique qui se fonde sur l’examen des data fournies par la clientèle potentielle afin de s’adapter à sa demande. Ainsi chaque amateur qui entre dans la foire, en retenant sa place en ligne, donne nom et autres informations, âge, sexe, nationalité, données bancaires, etc. Informations complétées quand le visiteur scannera avec son téléphone les QR codes de présentation des œuvres dans les galeries.

On comprendra que la stratégie du mépris, de l’intimidation, de la cooptation, si caractéristique de ce marché de l’offre qu’est le marché de l’Art contemporain, n’opère plus avec autant d’efficacité en raison d’un changement dans les rapports de pouvoir. Il faut donc, en partie, revenir à des stratégies de séduction.  En cela Paris offre, par le charme de son décor, un atout qui atténue la froideur de ce haut marché.

New-Look 2024 – Art Basel Paris

Le résultat de cette adaptation est très visible quand on se promène dans les allées du Grand Palais. On constate que l’époque de rupture entre Art contemporain conceptuel et art moderne esthétique est définitivement close ainsi que la diabolisation de la peinture. L’accrochage des œuvres d’Art Basel dans les galeries est systématiquement fondé sur un projet d’hybridation entre : art – art contemporain conceptuel – luxe. Cela se voit sur les cimaises. Sur le même mur alternent une œuvre historique moderne ou post war et une œuvre d’Art contemporain. Les codes sémantiques ont aussi changé. Désormais ce qui était nommé « Art contemporain » (sous-entendu art conceptuel) est aujourd’hui qualifié de « peinture » et « sculpture ». Ce jeu confusionnel permet une réécriture de l’histoire de l’art qui fait désormais de l’Art contemporain conceptuel la suite de l’art et non plus son exacte inversion. Un changement de story telling est en cours.

Le mariage Bâle-Paris est une hybridation intéressante à observer. Ce sont les noces du puritain et du glamour. Le Grand Palais, fantaisie architecturale, feu d’artifice de fer, verre et pierre, unissant tradition, modernité et technologies nouvelles, accueille un monde tout autre : le dressing code d’Art Basel est dogmatique et sévère : « White cube ». Toutes les galeries, sauf une, ont adopté le fond blanc éblouissant pour leurs cimaises.

Une autre importante métamorphose est très perceptible en 2024 à Art Basel Paris: le contenu et les œuvres ne sont plus les mêmes. C’est une « foire sage comme une image, chère comme un diamant » commente Guy Boyer dans sa chronique de Connaissance des arts. En effet on voit beaucoup moins d’œuvres d’artistes contemporains, trash, porno, gore. La tendance est plutôt soft, minimaliste, chic, ou spirituel, cool, allant jusqu’au néo-magique. On note l’abréviation des prêches sur les valeurs sociétales. Cependant, restent exclues les œuvres élégiaques ou ayant une beauté esthétique sans discours.

L’hybridation entre art et luxe a fait un grand pas. Les galeries de sacs à main, parfums, champagne, montres on été multipliées. Ces objets sont signés-numérotés, qualifiées d’œuvre d’art. Une boutique de produits dérivés a ouvert avec ses T-shirts, casquettes, pin’s, etc.

On remarquera par ailleurs une atténuation de l’habituel « french bashing ». Certes un Astérix au casque ailé, tirant la langue, est incrusté en haut de l’entrée du Petit Palais qu’aucun visiteur du Grand Palais ne peut manquer de voir. Mais qui a compris cette coquine moquerie ?  Quant à l’œuvre placée cette année place Vendôme, le Giant triple Mushrum de Carsten Höler, un champignon hallucinogène, toxique et gentiment phallique, elle n’a pas défrayé la chronique. Rien à voir avec l’humiliant Plug annal de Mac Carthy dressé en 2014.

En 2024, on ne « met plus en abîme », on fait tout « dialoguer » : le moderne et le contemporain, le luxe et l’art, le concept et l’artisanat, etc.  La stratégie de confusion générale masque, juste ce qu’il faut, le dogme toujours en vigueur de l’Art contemporain fondé sur la rupture, critique, déconstruction, devenu institutionnel.

Le charme de Paris, ajouté aux nouvelles stratégies de marketing et d’influence, réussira-t-il à sauver Art Basel ? C’est à suivre…

[1] Entre 2017 et aujourd’hui la subvention faite à Art Capital qui organise un Salon annuel regroupant plusieurs salons historiques est passée de 280 000 euros à 47 000 cette année. Le prix demandé pour louer Le Grand Palais est 1,4 M euros pour la semaine, tout compris.  Pour ce prix on les déplace cependant de la date prévue et il est question de leur supprimer le week-end. Les artistes payent 50 euros pour le dossier de candidature et si admis 400 euros pour un tableau accroché.

[2] Le Surréalisme à Beaubourg ? Tom Wesselman Fondation Vuitton, Arte Povera, Fondation Pinault, L’art nucléaire au Musée d’art moderne de la Ville de Paris. Ali-Chery Musée Delacroix.

[3] Lieux investis ; Louvre, Tuileries, Hôtel de la Marine, Place Vendôme, Place Winston Churchill, Institut de France, École des Beaux-Arts de Paris, Palais d’Iéna, Théâtre du Châtelet.

 


Heavy Traffic (Ralph Bakshi, 1973)

Un film de l'année méridienne: 1973.
 
Heavy Traffic es un film d'animation de la contreculture étatsunienne. Les valeurs y sont amplement capitalistes mais sans petit noeud rose: les bas instincts sont la norme, struggle for life
 
Les personnages de ce collage urbain sont des marginaux (travelos, petites frappes) ou issus du lumpenprolétariat. Un film fait pour le spectateur "révolté" de la petite bourgeoisie intellectuelle qui adore ce genre de personnages encore plus"maudits" que lui –et pour cause, ils n'ont pas de deuxième chance et n'ont pas le temps de porter le Tragique comme une décoration. Le protagoniste est un dessinateur, Michael Corleone, qui tue le temps en jouant au flipper. Ses parents, le mafioso Angelo Corleone et Ida, la mère juive, se haïssent. Carole, la serveuse afroaméricaine semble la seule vraiment capable de se sortir de la mouise. C'est l'American way of life dans un New-York pourri.
Le père est raciste mais utilise des travailleurs noirs contre les blancs syndiqués: un vrai personnage "bolloréen" (je tape sur les bronzés pour mieux les exploiter). Ce genre de vérité est assez rare dans le cinéma occidental. Peut-être que l'animation, comme souvent les genres mineurs (série noire par exemple), permet d'aller plus loin dans la critique sociale. C'est un petit aspect dans ce film d'animation, mais si rare qu'on le remarque. Le film fut classé X à sa sortie et on se demande pourquoi? Parce que le dessinateur a une copine noire où/et à cause de ce qui se passe concrètement sur les docks? 

 

À voir avec ce film d'animation soviétique des années 1970: la décennie de la chute des utopies. L'American way of life y est rendue par un psychédélisme strident mettant en scène un safari humain dans une ambiance de fête foraine.


dimanche 16 mars 2025

Chip cerebral para reclusos: Una prisión dentro de la cabeza

 FUENTE: https://www.grupotortuga.com/Chip-cerebral-para-reclusos-Una

 

 Más madera de la tecnología digital para conducirnos a la distopía. 

Damián Tuset Varela
Investigador en Derecho Internacional Público e IA. Tutor Máster Relaciones Internacionales y Diplomacia UOC, UOC - Universitat Oberta de Catalunya

En un futuro cercano, las prisiones podrían no tener paredes ni barrotes. Imagínese un sistema donde, en lugar de cumplir una condena tras las rejas, los reclusos tienen la opción de recibir un chip cerebral que controla su comportamiento y graba sus emociones. Este concepto no es ciencia ficción, es una propuesta real llamada Cognify.

Esta controvertida herramienta en desarrollo sugiere una nueva forma de rehabilitar a los delincuentes mediante la implantación de recuerdos artificiales y el uso de inteligencia artificial (IA) para reconfigurar los patrones de pensamiento. Pero ¿hasta qué punto puede considerarse justa? ¿Estamos creando una solución revolucionaria o allanando el camino hacia una distopía tecnológica?

El sistema Cognify pretende ofrecer a los reclusos una opción inusual: cumplir una sentencia en una prisión tradicional o aceptar un implante cerebral como este.

La idea central es que los delincuentes puedan “vivir” su castigo en minutos mediante una serie de recuerdos artificiales que los confrontan con el daño que han causado. Esta tecnología, desarrollada a partir de investigaciones sobre la modulación del comportamiento, busca reconfigurar las neuronas responsables de las conductas criminales, obligando al reo a experimentar culpa, arrepentimiento y empatía.

Los defensores de Cognify argumentan que es una forma más humana y eficiente de gestionar el sistema penal. ¿Por qué gastar años en cárceles superpobladas cuando, en teoría, un implante cerebral podría reformar a un criminal en minutos? El sistema promete reducir las tasas de reincidencia y acelerar la reintegración social. Sin embargo, la premisa no deja de generar preguntas inquietantes.
¿Rehabilitación o control mental?

Sus defensores sostienen que la neurotecnología podría ser la clave para reducir la reincidencia y facilitar la reintegración de los delincuentes en la sociedad. ¿Pero es realmente posible cambiar la naturaleza de una persona alterando sus pensamientos mediante un chip cerebral? Y, más importante aun, ¿es legal y ético?

La premisa central de esta tecnología, la posibilidad de modificar el comportamiento de los reclusos directamente en su cerebro, plantea profundas cuestiones éticas. El proceso de rehabilitación, tradicionalmente, se enfoca en cambiar conductas a través de la reflexión personal, el trabajo y la educación.

Con la neurotecnología, el arrepentimiento ya no sería una elección consciente, sino un proceso programado por un algoritmo. Esto genera una reflexión inevitable: ¿podemos considerar verdaderamente rehabilitada a una persona que ha sido forzada a experimentar arrepentimiento?

Además, si un chip puede controlar los pensamientos de un individuo, ¿qué nos impide usar esa misma tecnología para controlar a otros sectores de la población bajo el pretexto de la seguridad o el orden? La historia está llena de ejemplos de cómo las tecnologías inicialmente concebidas para el bien terminan siendo utilizadas con fines opresivos.

El hecho de que un chip pueda intervenir en los pensamientos plantea una pregunta crucial: ¿quién controla la tecnología? Si permitimos que los reclusos estén sujetos a este nivel de control mental, ¿qué impide que la sociedad en general siga el mismo camino? La libertad mental podría convertirse en una reliquia del pasado si no se establecen límites claros.

Prisiones invisibles

Uno de los aspectos más radicales de la neurotecnología es su capacidad para crear una “prisión sin muros”. En lugar de confinar a los delincuentes en un espacio físico, sus movimientos, pensamientos y comportamientos estarían bajo constante vigilancia digital. Esto podría marcar el fin de las cárceles tradicionales como las conocemos.

Las prisiones cumplen una función simbólica en la sociedad: representan las consecuencias tangibles de los actos criminales. ¿Qué implicaciones tendría reemplazarlas por un control mental invisible? En un contexto donde la sociedad espera que el castigo sea visible y reparador, una prisión mental podría parecer insuficiente o incluso permisiva. ¿Estamos listos para redefinir el concepto de pena en una era digital?

Sin embargo, la tecnología para modificar pensamientos y comportamientos plantea una cuestión aún más fundamental: la autonomía personal. La intervención directa en la mente de un individuo desafía principios fundamentales sobre la libertad de pensamiento y la integridad personal.

Países como Chile ya han comenzado a legislar sobre los neuroderechos, en un intento por proteger a las personas del acceso no autorizado a sus procesos neuronales.

¿Innovación o distopía?

Aunque la neurotecnología puede parecer una solución moderna y eficiente para el problema del hacinamiento en las cárceles y la reincidencia, sus implicaciones éticas son profundas. Controlar la mente de los delincuentes podría parecer una solución ideal a corto plazo, pero podría erosionar la dignidad humana y plantear serios riesgos a largo plazo.

Fuente: https://theconversation.com/chip-ce..

 

« Gender-washing » : comment les multinationales du secteur extractiviste détournent les revendications féministes

 TotalEnergie dans la région:

Ouganda totalenergie ouganda 

Tanzanie totalenergie tanzanie

Monzambique totalenergie mozambique

SOURCE: https://multinationales.org/fr/enquetes/survivre-a-eacop/gender-washing-comment-les-multinationales-du-secteur-extractiviste-detournent

Face à la contestation sociale et environnementale, les multinationales pétrolières ou minières se posent de plus en plus souvent en champions de l’égalité des femmes pour légitimer leurs projets controversés. Enquête sur ce « gender-washing » dont TotalEnergies en Ouganda fournit une parfaite illustration.

Publié le 11 mars 2025 , par Agatha Allain


KABerglund cc by-sa

« C’est une pionnière. Elle défie les obstacles, les surmonte, inspire le changement, et ouvre la voie aux leaders de demain. » Ces louanges, on peut les lire sur le site de Women In Mining, une organisation dédiée à la promotion des femmes dans le secteur minier, qui récompense chaque année cent femmes censées incarner cet idéal éblouissant. Cela pourrait sembler un paradoxe pour ce secteur souvent qualifié de « boys club » du fait de son inaccessibilité aux personnes ne correspondant pas aux normes de masculinité et de virilité [1]. Pourtant, le sujet semble être devenu incontournable. En effet, les industries extractives (minières, pétrolières et gazières), régulièrement dénoncées pour leurs impacts irréversibles sur l’environnement – dégradations des sols, déforestation, pollutions, pertes de biodiversité – et pour la dépossession des communautés locales, sont embarquées depuis les années 2000 sur un nouveau terrain : celui de l’égalité hommes-femmes. Une tendance qu’illustrent parfaitement les activités de Women in Mining, tout comme elles illustrent la conception particulière, individualiste et très « corpo-compatible », de l’émancipation des femmes qui est promue par l’industrie.

Cet intérêt n’a rien de fortuit. Selon Kyra Grieco, anthropologue spécialiste des inégalités créées par le développement minier au Pérou, les multinationales ont commencé à intégrer la question du genre dans les années 2005-2010 afin de répondre aux nombreuses publications dénonçant les impacts des activités minières et pétrolières sur les femmes, leurs moyens de subsistance, leur sécurité, et les nouvelles inégalités de genre que l’extractivisme entraîne au sein des familles et des communautés [2]. « L’industrie minière a ainsi été obligé d’intégrer l’égalité de genre parmi ses objectifs en matière de responsabilité sociale d’entreprise (RSE), » explique-t-elle. L’attention médiatique grandissante sur les activistes, juristes et chercheuses participant aux oppositions locales aux projets d’extraction a aussi contribué à amplifier les revendications des femmes et des mouvements féministes.

TotalEnergies, défenseur autoproclamé des femmes

Dans le secteur pétrolier et gazier, un groupe comme TotalEnergies cherche ainsi à se construire une image de défenseur de la cause des femmes et de leur émancipation économique dans le cadre de ses projets en Ouganda et en Tanzanie – les forages pétroliers dans la région du lac Albert et le projet d’oléoduc EACOP destiné à transporter l’or noir vers l’océan Indien en vue de son exportation [3]. En donnant la parole aux femmes sur le terrain, l’Observatoire des multinationales et le Tasha Research Institute ont cependant montré comment, malgré les promesses de TotalEnergies, l’EACOP a engendré de nouvelles inégalités de genre, que ce soit au sein de l’entreprise ou dans les communautés affectées (lire notre enquête Survivre à EACOP).

Ce grand écart entre les beaux discours favorables aux femmes et la réalité du terrain a un nom : le « gender-washing » – soit l’équivalent pour les questions de genre du « greenwashing » pour les questions environnementales. Outre TotalEnergies pour ses activités ougandaises, d’autres multinationales derrière des projets extractivistes très contestés ont elles aussi adopté cette stratégie pour tenter de neutraliser la contestation sociale – dont celle menée par des femmes. C’est le cas par exemple du groupe TCEnergy, responsable du Coastal Gas Link, un gazoduc de 670 kilomètres acheminant principalement du méthane jusqu’à un site d’exportation à Kitimat, en Colombie Britannique, au Canada, qui traverse différents territoires autochtones. Ou encore du géant suisse Glencore à propos de sa mine de charbon à ciel ouvert de Cerrejón en Colombie, qui a derrière elle un lourd passif de répression et de déplacement de populations (lire notre article).

Comme souvent en matière de RSE, les multinationales concernées cherchent à se construire une légitimité à travers des partenariats avec des acteurs externes ou avec des institutions internationales. Par exemple, TotalEnergies s’est associé avec le Forum de Davos pour s’engager à réduire les inégalités de genre avec une vingtaine d’autres entreprises pétrolières dont Shell, BHP et Saudi Aramco en 2016, citant des objectifs vagues tels que : « créer une culture d’entreprise inclusive et ouverte où tous les genres peuvent s’épanouir ». En 2023, et malgré les différentes accusations des femmes des communautés affectées par l’EACOP – dont celle de ne pas respecter le droit à une compensation juste et digne à travers la sous-évaluation de leurs terres [4] –, TotalEnergies a instrumentalisé la journée mondiale des femmes du 8 mars afin de signer un partenariat avec l’Organisation internationale de la francophonie en faveur de l’émancipation des femmes. TCEnergy s’est associé au réseau professionnel Women+Power, tandis que Glencore finance la Canadian Mining Association, qui lui apporte de la visibilité auprès de la cause féminine. Cette organisation organise les HuEllas awards, qui ont récompensé la directrice de la mine Cerrejón, Claudia Bejarano, pour son engagement auprès des femmes, et est financée par Glencore à hauteur de 120 541 dollars en 2023 [5].

La machine méritocratique de Glencore, TotalEnergies et TCEnergy

Le « gender-washing » a deux terrains d’actions – à l’extérieur, au sein des communautés affectées, mais aussi à l’intérieur même des entreprises concernées. C’est ainsi que les secteurs miniers et pétroliers – comme on l’a dit traditionnellement très masculins – cherchent aujourd’hui à faire croître la part des femmes dans leurs effectifs, qui se situe aujourd’hui respectivement à 10 et 29% [6].

Une de leurs stratégies de prédilection se résume à sélectionner, récompenser, et mettre en avant certaines employées dans leur communication. On peut ainsi voir TCEnergy et Glencore mettre en avant les « femmes qui font une différence » (« women making a difference ») [7]. TCEnergy publie des entretiens de sept employées qui témoignent avec fierté sur leur parcours personnel, sur l’importance qu’elles se sentent accordées dans leur rôle, et même sur les stéréotypes qu’elles entendent briser : « Je veux montrer à ma fille qu’il n’existe pas de rôles genrés lorsqu’il s’agit de faire ce que l’on aime », déclare l’une d’elles. Glencore de son côté met en avant la figure de Claudia Bejarano, directrice de la mine et poste sur son site une vidéo où une employée, parée d’une cape de super-héroïne, affirme : « Dans le secteur minier, nous devons mettre fin aux stéréotypes, et moi, la youtubeuse minière, je m’engage à y mettre fin ! »

Représentation sélective

Si ces entreprises mettent en avant des employées qui se sentent épanouies, elles ne communiquent pas ou peu sur les discriminations sexistes et sexuelles que subissent d’autres employées. En 2022, une cheffe de chantier du Coastal Gas Link porte plainte contre TCEnergy pour agression sexuelle, citant un échec de la part de l’entreprise étant donné « l’isolement du lieu de travail et la fréquence des violences sexuelles sur ces lieux ». À Cerrejón, Hidanora Pérez, responsable de la branche santé du syndicat IndustriALL regroupant 50 millions de travailleur.euses des industries minières, énergétiques et industrielles, affirme que les employées ont été discriminées lors d’un licenciement massif en 2020, et soumises à des mutations lorsqu’elles se sont plaintes de ces discriminations.

Lors de la Journée internationale des femmes dans l’industrie minière célébrée le 15 juin, des intervenantes ont souligné des défis persistants. Un nuage de mots illustrent les domaines où elles souhaitent voir plus d’efforts de la part de l’industrie : congé maternité, travail émotionnel, égalité salariale, harcèlement, machisme, responsabilité des dirigeants… Curieusement, ces termes apparaissent en petits caractères dans l’illustration, limitant leur lisibilité. Une ambassadrice de l’IWiM, aujourd’hui directrice d’une mine en Afrique du Sud, mentionne aussi les efforts qu’elle a dû faire pour s’intégrer, et la difficulté à défendre son nouveau statut économique et social [8].

Ainsi, les « success stories » de quelques-unes, masquent la réalité collective de beaucoup d’autres. C’est ce que Rosie Walters appelle la représentation sélective ou selective disclosure [9]. C’est tout l’exercice d’illusion auquel se prête la RSE, « l’arbre qui cache la forêt » selon Kyra Grieco. « Ces interventions ponctuelles cachent des inégalités systémiques grandissantes. Quand on va regarder de près la trajectoire de ces femmes, ce n’est pas si simple : du fait de leur transgression (faire un métier « d’hommes ») elles sont souvent sujettes à des violences dans leur vie privée et professionnelle, qui ne sont rien d’autre que des rappels à l’ordre du genre. » La sociologue Delphine Lacombe parle quant à elle de « femmes vitrines » pour désigner ces opérations de communication désignée à masquer des inégalités structurelles en ne visibilisant que certains enjeux.

« Contrôle de leur vie »

En dehors des entreprises, le « gender-washing » se traduit par une mise en scène de l’« empowerment » (émancipation, autonomisation, renforcement des capacités...) que les entreprises extractivistes apporteraient aux femmes, en les aidant comme le prétend par exemple TotalEnergies à prendre « contrôle de leur vie ». Mais de quel contrôle parle-t-on, alors que les grands projets extractivistes se traduisent avant tout par la prise de possession brutale des territoires de vie ?

L’extractivisme, qu’il soit minier, gazier ou pétrolier, intensifie la répression et génère de nouvelles inégalités en renforçant le contrôle sur les corps et les vies des femmes. Comme nous l’avons vu, le déploiement sans avertissement d’une force de police spécialisée le long du tracé de l’oléoduc EACOP engendre, de nouveaux risques pour les femmes, qu’elles s’opposent ou non au projet de TotalEnergies.

La collaboration étroite des multinationales avec les forces armées menace aussi particulièrement les femmes qui s’opposent publiquement à l’extraction, ainsi que les défenseuses des peuples autochtones, en les exposant à davantage de violences sexistes et sexuelles. Le mouvement Sütsuin Jieyuu Wayúu (ou Fuerza de Mujeres Wayúu) dénonce ainsi depuis 2006 les impacts environnementaux de la mine Cerrejón et les disparitions alarmantes de femmes Wayúu – puisque la mine Cerrejón traverse les terres de peuples autochtones Wayúu, de communautés afro-colombiennes (protégées juridiquement en Colombie) et paysannes.

Hiérarchisation des femmes en territoires non-cédés

Au Canada, de nombreuses organisations ont documenté les controverses qui ont accompagné la construction du Coastal Gas Link, notamment celle de ne pas respecter le consentement libre, préalable et informé du peuple autochtone Wet’suwet’en dont le gazoduc traverse les territoires [10]. Ces controverses sont accompagnées du harcèlement qu’on subit les femmes Wet’suwet’en défendant leur droit à la souveraineté. « Presque toutes nos luttes de terrain sont dirigées par des femmes », affirme Sleydo’, cheffe de la maison Cas Yikh du peuple Wet’suwet’en, et médiatisée dans la lutte pour le respect de la souveraineté autochtone [11]. « Les personnes qui affrontent la police, les unités canines et les fusils militarisés de la CMP [Police montée canadienne], sont toutes des femmes de nos communautés. » Sleydo’ fait référence ici aux raids menés entre 2019 et 2023 pour expulser les communautés autochtones qui bloquaient le chantier, et qui ont été l’occasion de discours jugés « racistes, insultants, et déshumanisants » envers les activistes par la Cour suprême [12].

Pour délégitimer les résistances aux projets extractivistes, une entreprise comme TCEnergy s’approprie très sélectivement les revendications féministes, en communiquant sur trois employées issues de peuples autochtones différents. La représentation sélective de ces femmes s’articule autour de qualifiants qui font d’elles de bonnes employées et dresse ainsi le portrait désirable de femmes engagées qui ont brisé le plafond de verre [13] et les stéréotypes de genre.

Selon Karla Tait, membre du clan Gilseyhu du peuple Wet’suwet’en, cette stratégie « monte les gens les uns contre les autres au sein de nos communautés, en appliquant le ’diviser pour mieux régner’ à laquelle nous avons été confrontés à chaque étape depuis la colonisation ». Kyra Grieco ajoute « c’est d’ailleurs ça la base du patriarcat, de mettre les femmes en compétition sur la base de la beauté, du succès, ou autre ». TCEnergy bénéficie pour ce faire d’une équipe de communication à toute épreuve : l’entreprise a payé Meta à hauteur de 9500 dollars en seulement cinq semaines pour produire des publicités sur l’engagement de TCEnergy auprès des peuples autochtones.

Féminisme sélectif

Le « gender-washing » porte ainsi un discours selon lequel la seule possibilité de libération féministe est individuelle, jamais collective, et réservée aux femmes méritantes de ces entreprises. Il tend aussi à avoir une vision particulièrement restrictive et hétéronormative du genre, comme on l’a vu lorsque TotalEnergies s’est associée avec la « première dame » de l’Ouganda pour seize jours d’action contre les violences liées au genre, alors que le régime au pouvoir a adopté une des lois les plus rétrograde au monde envers la communauté queer, prévoyant jusqu’à la peine de mort pour les personnes LGBTQIA+.

Notons aussi qu’il ne peut pas y avoir de « féminisme » sur des territoires non-cédés, dans un continuum colonial. Laetitia Braconnier Moreno, docteure en droit public et présidente de la Commission justice transitionnelle de l’Association des juristes franco-colombiens explique que « selon la lecture de beaucoup de représentants autochtones, la fin du conflit armé sera quand toutes ces entreprises se retirent de leurs territoires, quand le droit à la consultation préalable est respecté ; quand les autorités autochtones récupèreront le contrôle sur leurs territoires et qu’il n’y aura plus d’acteurs armés ou d’acteurs privés présents sans leurs consentement ». En s’appropriant un langage progressiste sur l’égalité de genres, les multinationales tentent en réalité de dissimuler des pratiques illégales d’accaparement des terres et d’expulsions de communautés locales.

Trompeur, sélectif, discriminatoire, le « gender-washing » tel que le pratiquent les multinationales extractivistes a-t-il même un avenir ? De retour à la Maison Blanche, Donald Trump a lancé la guerre contre le « wokisme » en demandant aux entreprises d’effacer toute trace d’engagement environnemental ou social, aussi superficiel soit-il – ce que Chevron et ExxonMobil se sont empressés de faire. Le mot « femme » a même été interdit dans la recherche scientifique[[Voir les articles de Reporterre et de Mediapart].]. Ces changements politiques auront forcément des répercussions sur les stratégies RSE des entreprises dans le monde, ainsi que sur les femmes affectées de loin ou de près par leurs activités. Pourtant, certaines continuent à réutiliser un langage progressiste et féministe afin de le dévoyer de sa charge politique, ce dont témoigne à sa manière la mode du « gender-washing ». Comme le dit l’économiste Stéphanie Treillet, « on ne tente de récupérer que ce qui paraît menaçant ou subversif ».

Article publié par Agatha Allain

Notes

[1Voir par exemple cet article.

[2Voir par exemple ce rapport d’Oxfam.

[4-Voir notre enquête Survivre à EACOP et le rapport des Amis de la Terre.

[5Page 9 du rapport de Glencore 2023 Review of our direct and indirect advocacy.

[6Voir ici et .

[8Voir la vidéo (25.00).

[9-La chercheuse Rosie Walters, professeure en relations internationales à l’université Cardiff a publié sur les différentes stratégies de gender washing utilisées par les multinationales.

[10Certains chefs héréditaires Wet’suwet’en, protégés par le jugement de la Cour Suprême en 1997 leur conférant compétence sur leurs territoires, dénoncent ne pas avoir consenti à la construction du gazoduc. En 2023, le rapporteur des Nations Unies Francisco Cali alerte que le principe de consentement préalable, libre et éclairé n’est toujours pas respecté au Canada dans le cadre des projets d’extraction. Voir aussi « Discursive Infrastructures of Settler Colonialism : The Coastal Gaslink Pipeline, Indigenous Workers, and the Ongoing Promise of Integration » de Alana Lajoie-O’Malley

[11Propos recueillis dans l’entretien de Sleydo’ le 14 février 2022 par Cultural Survival Voir aussi ici. Et le documentaire YINTAH, qui retrace le combat du peuple Wet’suwet’en pour sa souveraineté.

[12Cette oppression s’inscrit plus largement dans une représentation sexiste et raciste du corps des femmes autochtones au Canada dont les multinationales se saisissent , comme l’explique l’anthropologue Audra Simpson. Voir « Mohawk Interruptus : Political Life Across the Borders of Settler States », où elle écrit sur la manière dont les structures politiques Canadiennes font du corps des femmes autochtones un terrain balisé et vulnérabilisé.

[13Voir le glossaire de La Déferlante sur la définition du plafond de verre : un concept sociologique qui désigne l’accès « élitiste » de quelques femmes à des postes de responsabilité, mais sans changement des conditions de travail pour les femmes des classes moyennes ou inférieures.

El apeadero (Boris Barnet, 1963)

 Argumento

Pavel Pavlovich, un científico de unos 60 años, va a pasar unas vacaciones en el campo, aconsejado por los médicos, a algún lugar apacible donde practicar su antigua pasión por la pintura. Pavlovich llega a un pequeño koljós llamado Beregovoy, donde ya están acostumbrados a recibir a pintores. El jefe del koljós, Gruboujov, le enseña la desvencijada casa donde Pavlovich se alojará, lugar ahora en que la abuela Tatyana guarda sus gallinas. Después de un pequeño incidente con un tractor, Pavlovich se dirige a la oficina donde va a pagar el alquiler de la casa. Allí le recibe la contable, Sima, después de haber discutido con su pequeño hermano Grishka y su novio Iván. La actividad artística de Pavlovich se verá una vez más interrumpida, cuando es perseguido por un toro hasta su misma casa.
El científico irá, poco a poco, conociendo a los habitantes del koljós, con los que trabará amistad y, en algunos casos, incluso cariño. Su relación será especial con dos niños, Grishka y Nyusa, la hija de Gruboujov. Ambos van a la casa de Pavlovich con la intención de construir un horno, pero la idea no es del agrado de éste. Pero los niños no cejan en su empeño, y Pavlovich accede finalmente a ayudarles. Pese al consejo médico de que descansará, Pavlovich se verá inmerso en un duro trabajo físico. Durante un descanso, la abuela Tatyana muestra a Pavlovich la colección de cuadros de los pintores que han pasado por el koljós le han ido regalando. Grishka aprovecha ese momento para intentar aprender como hacer el tiro de la chimenea.
Mientras hace unas compras en una tienda del pueblo, Pavlovich es invitado por la joven Klavka a ir a la velada de baile que tendrá lugar en el club. Durante la velada Pavlovich baila con Klavka, tanto que un terrible dolor en la espalda le obligará a volver a casa dolorido. A la mañana siguiente Pavlovich recibe las atenciones de sus amigos. Primero de la pequeña Nyusa, y luego de Klavka, que le llevan comida. Más tarde Grishka completa las atenciones, dando un masaje en la espalda a Pavlovich con un ungüento especial para el reumatismo. Una vez recuperado, Pavlovich y los dos niños inician la construcción del horno. La tarea se ve interrumpida cuando el científico recibe una llamada telefónica desde Alemania en la oficina del koljós.
Pavel Pavlovich, como especialista en tecnología, es requerido para distintos menesteres, por ejemplo, reparar la máquina de coser de la abuela Tatyana. Mientras, Grishka  confiesa a Pavlovich que no sabe como terminar el horno, pues no conoce el secreto para hacer el recodo de la chimenea. Eso no será obstáculo para que el científico y los dos niños terminen por construir el horno. Pavel Pavlovich continuará prestando ayuda a los habitantes en las distintas ocasiones que lo requieres, pero el momento de partir ha llegado para él. Pavlovich, reclamado desde Moscú, tiene que salir urgentemente, y no le es posible despedirse ni tan siquiera telefónicamente. En sus pensamientos Pavlovich imagina unas palabras de despedida de Grishka, que acaba con la frase: "Te queda mucho por hacer, y en eso, créeme, reside tu felicidad".


El director
Boris Barnet nació en 1902 en Moscú y falleció en 1965 en Riga (RSS de Letonia). En 1948 fue distinguido con el Premio Stalin. Estudia en la Excuela de Pintura, Escultura y Arquitectura de Moscú. En 1918 se une como voluntario al Ejército Rojo. En 1920 ingresa en la Escuela Técnica de Cinematografía y en 1924 debuta como actor protagonizando la comedia Необычайные приключения мистера Веста в стране большевиков (Las extraordinarias aventuras de Mr. West en el país de los bolcheviques), parodia sobre el viaje del presidente de la americana Unión de Jóvenes Cristianos a la Unión Soviética, cinta dirigida por Lev Luleshov. En 1926 debuta como director, codirigiendo con Fyodor Otsep y protagonizando Мисс Менд (Miss Mend), cinta de espionaje en tres partes sobre las aventuras de tres reporteros que intentan detener un ataque biológico en la URSS por parte de poderosos empresarios occidentales. Al año siguiente realiza su primera película en solitario, Девушка с коробкой (La chica de la sombrerera), comedia sobre una chica que vive con su abuelo en un piso alquilado y trabaja fabricando sombreros para la dueña del piso. En 1928 dirige la comedia satírica Дом на Трубной (La casa en la Trubnaya), cinta ambientada en los años de la Nueva Política Económica. En 1933 dirige Окраина (Suburbios), sobre la vida de la gente común en una pequeña población adonde ha llegado la Primera Guerra Mundial. En 1936 realiza el melodrama У самого синего моря (Junto al mar azul), sobre una pareja que es rescatada por unos pescadores de un naufragio en el Mar Caspio. En 1947 dirige Подвиг разведчика (La proeza del explorador), drama bélico sobre un agente de inteligencia soviético que parte hacia una ciudad ocupada por los alemanes para intentar intervenir la correspondencia con el cuartel general nazi. En 1957 concluye la dirección que inició Konstantin Yudin del drama Борец и клоун (El luchador y el payaso), historia basada en hechos reales sobre como una compañia de circo soporta la tiranía del gerente, y la entereza de un luchador que permite a la compañía emprender una carrera internacional. En 1961 dirige Алёнка (Alyonka), comedia sobre una niña de nueve años a la que sus padres envian a estudiar a la ciudad. En 1963 Barnet dirige su última película, la comedia El apeadero.

Los intérpretes

Vasili Merkuriev (Pavel Pavlovich) nació en 1904 en Ostrov y falleció en 1974 en Leningrado. Entre otros galardones fue distinguido con tres Premios Stalin en 1947, 1949 y 1952 y como Artista del Pueblo de la URSS en 1960. En 1926 concluye sus estudios en el Instituto de Artes Escénicas de Leningrado. En 1935 protagoniza Инженер Гоф (El ingeniero Gof), drama social sobre la lucha de clases en un pueblo bielorruso, cinta dirigida por Rashel Milman-Krimer. En 1937 participa en el drama histórico Возвращение Максима (El regreso de Maxim), sobre la lucha entre bolcheviques y mencheviques por la representación en la Duma durante 1914, cinta codirigida por Grigori Kozinstev y Leonid Trauberg. En 1946 interviene en Глинка (Glinka), cinta biográfica sobre el fundador de la música nacional rusa, Mijail Glinka, dirigida por Leo Arnshtam. En 1954 protagoniza la comedia Верные друзья (Amigos fieles), sobre tres amigos que se embarcan en un viaje fluvial por el Volga, cinta dirigida por Mijail Kalatozov. En 1957 vuelve a colaborar con Kalatozov en el drama bélico Летят журавли (Cuando pasan las cigüeñas), cinta ambientada durante la Gran Guerra Patria. En 1960 participa en el drama bélico Повесть пламенных лет (Crónica de los años ardientes), ambientado en los inicios de la Gran Guerra Patriótica, con la dirección de Yulia Solntseva. En 1962 interviene en la comedia musical Черёмушки (Cheryomushki), dirigida por Gerbert Rappaport, e insipirada en una opereta de Dmitri Shostakovich. Al año siguiente hace el papel de Pavel Pavlovich en la comedia El apeadero. En 1969 participa en el drama que adapta la obra de Ivan Turguenev Дворянское гнездо (Nido de nobleza), con la dirección de Andrei Konchalovski. En 1973 interviene en el melodrama Здесь наш дом (Aquí está nuestra casa), dirigido por Viktor Sokolov.

Ekaterina Mazurova (Abuela Tatyana) nació en Ivanovo-Voznesensk en 1900 y falleció en 1994 en Moscú. Dedica la primera parte de su carrera interpretativa al mundo teatral, y en 1958 participa en su primer papel cinematográfico acreditado, Дело было в Пенькове (Sucedió en Penkovo), melodrama dirigido por Stanislav Rostotski. En 1961 participa en Когда деревья были большими (Cuando los árboles eran altos), melodrama sobre un hombre alcoholizado dirigido por Lev Kulidzhanov. En 1963 hace el papel de la abuela Tatyana en la comedia El apeadero. Al año siguiente participa en la comedia Добро пожаловать, или Посторонним вход воспрещён (Bienvenido, o prohibido el paso al extraño), cinta dirigida por Elem Klimov ambientada en un campamento de pioneros. En 1970 interviene en Дядя Ваня (El tío Vanya), adaptación de la obra teatral de Anton Chejov dirigida por Andrei Konchalovski. En 1971 participa en la comedia Джентльмены удачи (Caballeros de fortuna), cinta dirigida por Alexander Serij sobre un profesor de escuela que colabora con la policía para detener a una banda de delincuentes. Al año siguiente colabora con un pequeño papel en Руслан и Людмила (Ruslan y Lyudmila), cuento dirigido por Alexander Ptushko que adapta el poema homónimo de Alexander Pushkin.

Nadezhda Rumyantseva (Sima) nació en 1930 en Potapovo y falleció en 2008 en Moscú. En 1991 fue distinguida como Artista Popular de la RSFSR. Debuta como actriz de cine en 1952, protagonizando Навстречу жизни (Al encuentro de la vida), comedia sobre las peripecias de una joven en una escuela laboral, cinta dirigida por Nikolai Lebedev. En 1955 interviene en el drama Мексиканец (El mexicano), adaptación del relato homónimo de Jack London dirigida por Vladimir Kaplunovski. En 1959 protagoniza la comedia Неподдающиеся (La indómita), sobre una muchacha que reeduca a dos antiguos compañeros de trabajo, cinta dirigida por Yuri Chulyukin. En 1961, de nuevo a las órdenes de este director, protagoniza probablemente su papel más famoso en Девчата (Chicas), historia sobre una muchacha que llega a trabajar como cocinera en un poblado maderero. En 1963 hace el papel de la contable Sima en El apeadero. Al año siguiente participa en la comedia satírica Лёгкая жизнь (Una vida fácil), cinta dirigida por Veniamin Dorman sobre un joven químico que al acabar sus estudios prefiere quedarse a trabajar en Moscú y no ir a un curso de postgrado en una provincia, algo de lo que luego se arrepentirá. En 1967 protagoniza Крепкий орешек (Duro de pelar), comedia bélica dirigida por Teodor Vulfovich. En las décadas siguientes se prodiga muy poco en el medio, hasta que en 2005 protagoniza Нечаянная радость (Alegría imprevista), comedia sobre dos ancianas que comparten un piso con una joven, cinta dirigida por Martitos Fanosyan.
Boris Novikov (Gruboujov) nació en 1925 en Ryazhsk y falleció en 1997 en Moscú. En 1994 fue distinguido como Artista Popular de la Federación Rusa. En 1948 acaba sus estudios en la Escuela-Estudio Zavadski y empieza a trabajar en el Teatro Mossoveta. Tras varios papeles no acreditados, en 1956 participa en el dueto de películas dirigidas por Vladimir Basov Первые радости (Las primeras alegrías) y Необыкновенное лето (Un verano extraordinario), adaptaciones de las obras homónimas de Konstantin Fedin ambientadas en el periodo de la Revolución Rusa. Al año siguiente participa con un pequeño papel en Тихий Дон (El Don apacible), adaptación de la obra homónima de Mijail Sholojov dirigida por Sergei Gerasimov. En 1963 hace el papel de Gruboujov, el jefe del koljós, en El apeadero. En 1964 participa en Донская повесть (Relato del Don), nueva adaptación de varios relatos de Mijail Sholojov dirigida por Vladimir Fetin. En 1971 participa en el serial televisivo Тени исчезают в полдень (Las sombras desaparecen a mediodía), historia de un pequeño pueblo siberiano durante los primeros setenta años del siglo XX, serial codirigido por Valeri Uskov y Vladimir Krasnopolski. En 1983 hace uno de los papeles principales en Белые росы (Rosas blancas), comedia dirigida por Igor Dobrolyubov. En 1991 interviene en Говорящая обезьяна (El mono parlante), comedia sobre un hombre que pide junto a la puerta de una iglesia, cinta dirigida por Georgi Ovrachenko.
Ada Berezovskaya (Klavka) hace el papel de la guapa ordeñadora causante de los celos entre Sima y su novio Ivan, en la que sería su única película, El apeadero.












Alexander Potapov (Ivan) nació en 1941 en Moscú. En 1989 fue distinguido como Artista del Pueblo de la RSFSR. En 1962 finaliza sus estudios en la Escuela Teatral Shchepkin y empieza a trabajar en la compañía del Teatro Maly. Tras varios papeles no acreditados en 1963 interviene en El apeadero, donde hace el papel del tractorista Ivan. En 1965 hace uno de los papeles principales en Верность (Fidelidad), drama sobre unos jóvenes enamorados que se separan al estallar la guerra, cinta dirigida por Pyotr Todorovski. En 1978 participa en la epopeya Сибириада (Siberiada), drama en cuatro episodios sobre dos familias enfrentadas desde los inicios del siglo XX, con realización de Andrei Konchalovski. En 1992 interviene en Игра всерьёз (Juego en serio), thriller sobre un detective que es readmitido en la policía después de haber sido despedido por abuso de autoridad, cinta dirigida por Anatoli Ivanov. Al año siguiente participa en Серые волки (Los lobos grises), drama político sobre un complot contra el presidente del secretario del Comité Central del PCUS, Nikita Khrushchyov, cinta dirigida por Igor Gostev. Potapov volverá a interpretar a este personaje en Чудо (Milagro), drama místico dirigido por Alexander Proshkin en 2009, y en 2011 en Жуков (Zhukov), biopic sobre la vida del mariscal del ejército soviético Georgi Zhukov, serial televisivo dirigido por Aleksei Pimanov.

Kolya Bogatiryov (Grishka) hace el papel del niño con el que traba gran amistad Pavel Pavlovich en El apeadero, único papel que interpretaría en el mundo del cine .












Comentarios

Considerado uno de los maestros soviéticos del género de la comedia, Boris Barnet cerró su carrera con El apeadero, una amable comedia sobre la amistad, y sobre la rápida aclimatación de un hombre de la ciudad a una comunidad con un ambiente muy diferente al suyo habitual. La previsible vida del científico requiere un giro, y lo encuentra en ese koljós que parece más bien una familia numerosa, con individuos con distintos carácteres que también tienen sus conflictos, pero que permanecen unidos.
En la película se resalta especialmente la amistad entre el científico y el niño, pero también destacan el interés (tal vez amor) que Pavlovich siente por la joven Klavka, o la eterna discusión entre la pareja de novios Sima e Iván a causa de los celos por la anterior. Interesante el momento en que la abuela Tatyana intenta averiguarle la vida al científico, y como éste deja sin respuesta la pregunta de si está casado. O los lamentos de Gruboujov, cuya mujer vive casi constamente de viaje por motivos profesionales, y él se tiene que hacer cargo del cuidado de la hija de ambos.
La primera vez que he visto esta película me ha recordado, por sus buenos sentimientos, por esa comunidad una tanto peculiar, a algunas comedias del americano Frank Capra, especialmente a You can't take it with you (Vive como quieras).



Enlaces

La película se puede bajar en descarga directa entrando en la siguiente página:
http://film.arjlover.net/info/polustanok.avi.html
y pinchando donde pone: polustanok.avi

Los subtítulos están disponibles en:
https://mega.nz/file/pokBHbjb#ULhsYOeFelwQ_s2DVWazjUnbTK3zRDEzTnHD9cINGSo

  En Daliymotion (sin subtítulos):

https://www.dailymotion.com/video/x16hsqa (Parte1)

https://dai.ly/x16hsrs (Parte2)